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Un pub «pop-up» pour rattraper le temps perdu

Les projets éphémères (ou pop-up) permettent aux visiteurs et aux résidents de vivre des expériences uniques et inusitées. La particularité et la diversité des emplacements n’ont de limite que l’imagination de leurs créateurs. Comme l’expliquait une analyse du Réseau de veille : « C’est une façon surprenante et originale de vendre un produit ou un service, pendant une durée limitée (quelques jours ou plusieurs mois), dans le but de générer un engouement positif, de développer la notoriété de la marque et, espérons-le, d’accroître le chiffre d’affaires ». Dans le contexte actuel du déconfinement, il s’agit d’une bonne stratégie pour animer une ville et attirer l’attention.

En Nouvelle-Zélande, la brasserie Emerson a voulu redonner le goût à la population de se rencontrer et de discuter autour d’une pinte de bière avec le bar éphémère le Tiny Pub. Seulement deux personnes et un barman peuvent rentrer dans l’espace de 10 m2 décoré à l’ancienne avec un petit piano et un mini jeu de fléchettes (voir la vidéo suivante).

Source : YouTube

Le pub s’est déplacé dans tout le pays pendant plus d’un mois durant la saison estivale. À chaque arrêt, les clients pouvaient réserver une plage horaire de 27 minutes pour savourer l’une des bières de la brasserie, durée jugée idéale pour boire une pinte au bar d’après les instigateurs du projet.

Le Québec regorge d’excellentes microbrasseries. Cette initiative peut s’avérer une solution originale pour rattraper le temps perdu avec nos amis et apprécier les produits houblonnés d’ici.

Par Julie Payeur

Julie détient un baccalauréat en sciences historiques et études patrimoniales de l’Université Laval et une maîtrise en développement du tourisme à l’ESG UQAM. Œuvrant plus de 10 ans dans le domaine culturel, elle a développé son expérience grâce à de nombreux projets de médiation et d’interprétation du patrimoine en plus de déployer des stratégies et des formations pour le milieu muséal.

Depuis 2017 à la Chaire, Julie se spécialise en veille stratégique, en développement et en accompagnement d’entreprises québécoises. Elle a écrit plus d’une centaine d’analyses pour le Réseau de veille en tourisme, notamment en gestion, en ressources humaines et en culture. Elle a aussi collaboré à divers mandats d’envergure pour le ministère du Tourisme du Québec.

Ses habiletés en vulgarisation l’amènent à animer des ateliers et à donner des conférences à travers la province afin d’outiller et d’informer l’industrie touristique. Elle s’implique également auprès de la relève et commente certains sujets touchant l’industrie du voyage dans les médias.

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