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Produits et activités

Écouter avec son corps : une approche audio immersive

L’ostéophonie, ou conduction osseuse se définit comme le phénomène de propagation du son jusqu’à l’oreille interne via les os du crâne. Cette approche n’est pas nouvelle. Les plus mélomanes d’entre nous peuvent se rappeler que le compositeur Ludwig Van Beethoven a pu continuer à pratiquer son art, malgré sa surdité, grâce à ce principe. L’utilisation de l’ostéophonie a bien évolué depuis. Elle se retrouve désormais au service du milieu muséal et culturel. 

La startup française Losonnante propose un autre rapport au son en utilisant l’ostéophonie pour ses bornes d’écoute. Le visiteur est plongé dans une expérience auditive immersive favorisant l’attention et la perception différente aux sons. Pour entendre le contenu audio de la borne, l’utilisateur doit y déposer ses coudes, puis mettre ses mains sur ses oreilles (voir photo).  

Crédit photo: Utopik Photos   

Bien que la surprise prime aux premières secondes d’écoute, le visiteur se concentre rapidement sur le discours. Le concept va au-delà de la simple narration, il peut s’agir de musique, de texte, de sons, etc. L’objectif n’est pas de se substituer aux audioguides, mais d’offrir une expérience complémentaire dans différents espaces, intérieurs comme extérieurs. Ce qui requiert du participant qu’il s’implique physiquement et s’ouvre à une nouvelle formule d’écoute immersive. 

Losonnante s’implante peu à peu dans le paysage français. Par exemple, le parc zoologique de Paris y a recours pour faire écouter des cris d’animaux méconnus. À la Cité des Bateliers, la borne a permis de renouveler la mise en scène existante en proposant d’écouter les bruits de moteurs de péniche à différentes époques. Dans la région alsacienne, le centre d’animation scientifique Le Vaisseau donne la parole à l’un des personnages de son exposition dédiée aux enfants. À l’occasion du festival Yggdrasil, les visiteurs ont été transportés dans une aventure spatiale en écoutant Neil Armstrong mettre les pieds sur la lune. 

S’arrêter, prendre une pause et écouter différemment, voilà ce que demande ce dispositif. Les sujets inspirants ne manquent pas non plus au Québec. Que pourrions-nous écouter ?

Image à la une : Utopik Photos

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Hébergement

Comment les Québécois réservent-ils leur chambre d’hôtel ?

Dans le confort de son foyer, le voyageur a tendance à réserver en ligne : activités, billets d’avion, restaurants, etc. L’hébergement ne fait pas exception. C’est une démarche qui s’est tranquillement implantée avec les années et qui est maintenant davantage ancrée dans les habitudes de la plupart des Québécois. Selon une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023 auprès de voyageurs québécois, 58 % des répondants ayant passé une nuitée au Québec à l’été 2023 disent avoir séjourné dans un établissement hôtelier.  

À l’été 2023, 60 % des voyageurs québécois disent avoir réservé au moins un type d’hébergement en ligne, directement auprès de l’établissement.

Parmi eux, 60 % mentionnent avoir réservé au moins un type d’hébergement en ligne, directement sur le site Web de l’établissement. Comparativement aux données colligées à l’été 2022 (49 %), cette proportion s’affiche en légère hausse, sans que l’on puisse toutefois supporter cette tendance à l’aide de données confirmatoires. Les plateformes de réservation en ligne comme Hotels.com ou Booking constituent quant à elles le choix de 37 % des répondants. Le téléphone ou le courriel de l’établissement demeurent aussi des options de réservation pour une certaine part des Québécois sondés ; un voyageur sur cinq ayant séjourné à l’hôtel dit avoir utilisé ce type de moyen pour effectuer sa réservation. 

Quelque 81 % des sondés ayant réservé en ligne directement auprès de l’établissement en 2023 envisagent un voyage d’agrément au Québec d’au moins une nuitée en 2024. À la lumière de cette information, détenir un site Web transactionnel devient essentiel pour capter cette clientèle. Notons aussi que l’impossibilité de réserver en ligne constitue encore un irritant vécu par les voyageurs québécois.  

Comment attirer les réservations directes, sans intermédiaire ? 

Comme le rappelle une précédente analyse du Réseau de veille en tourisme, le site Web de l’établissement constitue sa principale vitrine, sa porte sur le monde. Un site trop lent ou trop chargé décourage l’internaute, qui sera alors tenté de consulter d’autres pages Web plus agréables et inspirantes. Certains aspects doivent être privilégiés dont : 

  • Un design esthétique, intuitif et performant ; 
  • La compatibilité avec les petits appareils (tablettes, cellulaires) ; 
  • L’inclusion d’outils de réservation simples, rapides et efficaces. 

Le client a fait une réservation directe ? Il existe quelques astuces pour renforcer cette bonne habitude. 

  • Misez sur l’anticipation par une communication pré-séjour : valorisez la décision du client d’avoir réservé en direct par courriel avant son arrivée avec un ou des messages lui permettant de préparer son séjour. 
  • Offrez une expérience personnalisée et de qualité : un client satisfait et charmé par son séjour a beaucoup plus de chance de revenir et de bâtir une relation de confiance avec un hôtel. On remarque même que de plus en plus de clients se déclarent sensibles à la réservation directe afin d’apporter leur soutien aux établissements hôteliers indépendants face aux géants du Web. 
  • Ne laissez pas votre client satisfait sans nouvelles : il est nécessaire de garder contact avec lui. Par exemple, automatisez vos envois de courriels marketing pour souhaiter un bon anniversaire, souligner les fêtes importantes, etc., et offrez-lui des codes promotionnels à partager avec ses amis. 

Tous ces efforts favoriseront les réservations en direct. Ces actions devraient accroître le trafic sur le site Web et générer des données précieuses sur la clientèle, qui en bénéficiera en retour par un contact et un service encore plus personnalisé. 

Image à la une : Pexels

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Produits et activités Technologies

L’intelligence artificielle s’immisce dans le parcours client

L’omniprésence des technologies a redéfini la manière dont les voyageurs obtiennent les informations et les services touristiques. Les nouveaux outils accompagnent et guident les consommateurs, influençant leurs décisions et modifiant leurs attentes envers les entreprises. Pratiquement tout se trouve désormais à portée de main des clients. Ils espèrent que la technologie soit intuitive et qu’elle bonifie l’expérience tout au long du parcours, de la planification jusqu’au retour à la maison.  

Selon la firme Amadeus, l’intelligence artificielle générative (IAG), à l’image de ChatGPT, apporte une valeur significative à l’expérience de planification de voyages en ligne pour les consommateurs. Cela se traduit par une personnalisation accrue et une approche plus sensible de la recherche et des conseils. Au lieu d’utiliser des filtres pour affiner leurs demandes sur un site ou auprès d’une agence, les voyageurs peuvent simplement exprimer leurs besoins à un agent conversationnel (chatbot), de la même manière qu’ils le feraient avec un conseiller humain.  

La future génération de services à la clientèle exploitant l’IAG sera caractérisée par une approche plus patiente et empathique. Cela permettra d’alléger la charge de travail des employés responsables du service après-vente et de la gestion des commentaires clients, tout en leur offrant l’opportunité d’apporter une dimension humaine à des questions plus spécifiques. 

Selon la société de conseil en gestion Oliver Wyman, 81 % des voyageurs d’agrément seraient prêts à réserver un voyage sur la base des recommandations de l’IAG. 

La société de conseil en gestion Oliver Wyman a interrogé plus de 1000 voyageurs aux États-Unis et au Canada en août 2023 pour en savoir plus sur l’attitude des consommateurs à l’égard de l’IAG. L’étude a révélé que 54 % des voyageurs d’agrément font déjà confiance à l’IAG pour s’inspirer et planifier leur voyage, et 81 % d’entre eux ont déclaré qu’ils seraient prêts à réserver sur la base de ses recommandations. 

Cet engouement de la part des voyageurs pousse certaines entreprises et destinations à avoir recourt à l’IA pour optimiser l’expérience client offerte. Voici deux exemples.  

Découvrir des musées selon ses goûts artistiques

L’application mobile I-Muse offre des visites personnalisées des huit principaux musées de la ville de Turin en Italie. L’outil crée des connexions entre les œuvres des différentes institutions muséales. L’IA propose ainsi des itinéraires inter-musées personnalisés en fonction des goûts des utilisateurs et la possibilité de découvrir à la fois les œuvres exposées et celles stockées dans les entrepôts et les archives. Le visiteur peut également sélectionner ses œuvres favorites en scannant le code QR associé. Son profil sera dessiné par l’IA, qui adapte alors la visite, selon ses préférences. Cette collecte de données optimise l’expérience du visiteur, qui suit un itinéraire établi en fonction de ses goûts et affinités en matière d’art. 

Source de l’image : Google Play 

Offrir un accueil dans la langue parlée par les visiteurs

En vue des Jeux olympiques d’été de 2024, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) propose une application de traduction instantanée en 16 langues pour ses 6000 agents : TRAD.IV.IA. La RATP a fourni à une entreprise technologique un corpus de données, soit 50 000 messages à traduire, à adapter et à valider ainsi que cinq heures d’enregistrements sonores. Ce corpus a permis d’entraîner un moteur de traduction unique et conçu sur mesure, entièrement spécifique au domaine de la mobilité de voyageurs. Désormais, lorsqu’un agent émet un message en français, celui-ci est immédiatement converti en texte, puis traduit en plusieurs langues. Au besoin, le message peut être reconverti en voix synthétique et diffusé en temps réel sur une tablette électronique.  

Cette solution facilite la gestion des flux des voyageurs dans un réseau qui sera fortement mis sous pression avec 15 millions de spectateurs attendus pour les Jeux olympiques et paralympiques. En plus de favoriser l’accessibilité et l’inclusion des voyageurs internationaux, ce type d’application peut se transposer dans différents contextes et lieux comme des hôtels, des offices de tourisme ou des attraits. 

Saurez-vous intégrer l’IA à vos activités ?  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

Image à la une : Adobe Stock 

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Gestion Technologies

Intégrer l’intelligence artificielle dans le quotidien : entre révolution et éthique

De nombreux spécialistes estiment que l’industrie touristique se situe dans la première phase de progrès avec l’IA. Un changement de paradigme propulsera le secteur vers le prochain stade de développement et d’innovation. Comme le mentionne Rafat Ali, co-fondateur et PDG de Skift, cela pourrait changer la donne quant à la façon dont nous accédons aux voyages : du processus de réservation jusqu’à la manière dont les agences de voyages utilisent l’IA pour accroître leur efficacité.  

Les entreprises de voyage qui utilisent les données collectées par l’IA pourront développer un profil très précis de leur clientèle et seront en mesure de proposer une personnalisation accrue, d’offrir un meilleur service et de favoriser sa fidélité. Cela dit, le chemin vers l’adoption de l’IA ne se déploiera pas sans heurts. 

Le prix de la personnalisation

L’utilisation de l’IA fait naître des préoccupations majeures concernant la vie privée des clients. Aux États-Unis, par exemple, l’intérêt pour l’IA a augmenté de 36 % en un an (2023), tandis que les inquiétudes ont doublé au cours de cette même période, selon la firme de recherche marketing GWI. Les spécialistes d’Euromonitor International abondent dans le même sens. Ils estiment que la grande question est de savoir dans quelle mesure les consommateurs adopteront l’IA et adhéreront au partage croissant de leurs données privées pour permettre une véritable personnalisation.  

D’après Euromonitor, 45 % des consommateurs admettent qu’ils sont préoccupés par la quantité de données que les entreprises détiennent sur eux. 

Selon une étude de la firme de recherche effectuée auprès de 20 000 participants en avril 2023, une résistance se fait déjà sentir : 45 % des consommateurs admettent qu’ils sont préoccupés par la quantité de données que les entreprises détiennent sur eux, tandis que seulement 23 % se sentent maîtres de leurs données et près de 22 % ne seraient pas du tout disposés à partager des informations personnelles. 

L’essor de diverses technologies qui utilisent l’IA force les voyageurs à partager beaucoup d’informations sur eux-mêmes. Les entreprises disposent donc désormais de données très riches. Elles peuvent les regrouper avec des sources tierces pour créer une image complète du client. Bien qu’il s’agisse d’une opportunité d’hyperpersonnalisation sans précédent, cela pose de nombreux enjeux en matière de cybersécurité et de protection des données. 

Par où commencer ?

Savoir se défendre contre les cyberattaques nécessite une préparation, une planification et une collaboration des différentes équipes de travail. Il s’agit d’une démarche holistique impliquant l’ensemble des membres du personnel. Choisir des outils de sécurité capables de détecter les menaces générées par l’IA et détenir un pare-feu qui protège le réseau contre les tentatives d’intrusion externes permet de reconnaître les brèches (lire aussi : La cybersécurité des hébergements touristiques : un indispensable). 

Apprivoiser l’IA dans les processus internes peut aider au développement de réflexes numériques en matière de gestion et d’optimisation des données, mais aussi à l’identification des menaces potentielles. Cette démarche représente certainement un premier pas vers la sécurisation des opérations. 

Source de l’image : Pexels 

Voici quelques exemples d’application de l’IA en entreprise (lire aussi : ChatGPT : comment en faire son allié ?) :  

  • Les séances de brainstorm  
  • La rédaction de réponses d’avis en ligne ;  
  • Le formatage d’un texte pour un public spécifique ;  
  • La traduction de certains contenus ;  
  • La rédaction de contenus pour les réseaux sociaux ou les sites Web ;  
  • La rédaction de communiqués de presse, etc. 

Et pour la suite ?

Plusieurs experts s’interrogent sur le potentiel transformatif de l’IA et sur l’importance de réfléchir aux manières dont nous pouvons l’intégrer de façon éthique et responsable. Entre réticence et curiosité, l’utilisation de l’intelligence artificielle engendre un questionnement dans plusieurs sphères de la société. En 2024, la question ne sera pas QUAND les entreprises vont-elles l’intégrer, mais bien COMMENT vont-elles l’utiliser ? Tout comme le voyage lui-même, le chemin de l’intégration de l’IA sera rempli de découvertes, d’apprentissages et d’adaptations. 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Tourisme durable

Virage durable en pourvoiries: entre attentes et prix

Les nouveaux propriétaires de la pourvoirie de La Doré, dans la région du Lac-Saint-Jean, ont décidé d’investir récemment plus de 400 000 $ dans un parc solaire produisant 40 kW. Cette initiative, couvrant 90 % de leurs besoins énergétiques, leur permettra de réduire leur consommation de mazout de plus de 50 000 litres par an, tout en économisant près de 80 000 dollars annuellement. Ce projet d’une ampleur significative prévoit un retour sur investissement en seulement deux ans. Avec sa superficie totale de 2304 pieds carrés, il s’agit d’un des plus gros parcs solaires hors réseau au Québec.  

Le virage énergétique répond aux attentes de la clientèle, en plus de réduire la pollution sonore. Selon les propriétaires des lieux, les visiteurs européens recherchent une offre plus respectueuse de l’environnement. Avec ce virage, l’objectif est d’attirer ce segment de marché. 

Source : Le Quotidien 

La perception du rapport qualité-prix des projets durables

Outre la notion de prix, la notoriété, le produit, l’expérience client et le positionnement face à la concurrence font partie du concept de « rapport qualité-prix ». Le projet de la pourvoirie de La Doré touche ces cinq concepts. En effet, le changement a eu un impact sur la qualité du produit offert, la notoriété (par les articles, la diffusion de la nouvelle), le positionnement (se distingue des concurrents qui carburent encore au mazout) et l’expérience client (moins de bruit, par exemple). Ainsi, la pourvoirie est désormais en meilleure position pour justifier son prix.  

La pourvoirie représente un exemple intéressant d’entreprise qui réussit à rejoindre les valeurs et les attentes des consommateurs et à changer la perception d’une possible hausse de prix reliée à son investissement. 

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Technologies

Les irritants numériques des voyageurs québécois

Selon le rapportsur l’expérience numérique dans l’industrie des voyages et de l’hôtellerie réalisé en 2023 par la société d’analyse Contentsquare, un voyageur sur trois est frustré lorsqu’il essaie de rechercher et de réserver des vols, des hôtels, des croisières et des vacances en ligne. L’étude se base sur l’analyse de 20,6 milliards de pages vues et 3,8 milliards de sessions sur 106 sites web liés à des secteurs tels que les agences et services de voyages, les hôtels et centres de villégiature, les transports, ainsi que les divertissements et les restaurants. 

La principale raison de cette déception repose sur les attentes élevées des consommateurs en matière de performances de sites web. Ce déséquilibre entre l’offre numérique et les attentes provoque un désengagement et entraîne une baisse des taux de conversion. L’étude de Contentsquare observe que certains éléments sont particulièrement irritants pour les voyageurs, tels que le chargement lent des pages et les éléments (boutons, image, icônes) qui ne s’ouvrent pas après au moins trois clics. 

Irritants des voyageurs québécois

D’après l’enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023, des voyageurs québécois ont vécu des irritants en ligne lors de la planification de séjours ou d’activités au Québec. Certaines fonctionnalités, considérées aujourd’hui par bien des voyageurs comme des attributs de base, sont apparues comme déficientes pour une part des voyageurs québécois. En effet, 15 % répondent qu’ils ont trouvé un établissement fermé alors qu’ils en avaient été informés autrement, quelque 12 % affirment ne pas avoir pu réserver en ligne vu l’absence de cette option ; et près d’un répondant sur dix n’a pas trouvé le site web de l’organisation touristique convoitée.  

 

Dans le contexte économique actuel, l’expérience numérique des clients peut faire une grande différence dans les résultats financiers d’une entreprise. Malgré les avancées technologiques rapides, les déceptions des usagers ne doivent pas être prises à la légère. 

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Produits et activités

Des festivals d’hiver insolites

Les festivals d’hiver enrichissent la vie des villes nordiques, mettant en lumière leur identité culturelle, leur histoire et leur patrimoine. Ils offrent également l’occasion de réunir les résidants et les visiteurs dans une atmosphère festive et chaleureuse, contribuant ainsi à l’économie régionale. Les thématiques des festivals varient considérablement. Toutefois, ils ont tous l’objectif de répandre de la chaleur, de la joie et un sentiment de convivialité en temps froid, que ce soit en milieu urbain ou rural. Voici quelques exemples insolites de festivals hivernaux à travers le monde.  

Vibrer au son de la glace

Créé en 2006, le Ice Music Festival de Norvège propose un concept unique avec la neige et la glace comme matières premières. Les instruments de musique et les œuvres d’art présentés dans le cadre de la programmation sont entièrement sculptés dans la glace ou la neige. Des discussions et présentations de scientifiques à propos des changements climatiques figurent aussi au programme.  

Source: Rainbow lifestyle magazine 

Quand un fait divers devient un festival

Un festival aux origines plutôt surprenantes se déroule chaque hiver au Colorado. En 1989, un Norvégien nommé Bredo Morstoel est décédé d’une maladie cardiaque. Son corps a été placé dans un centre de cryogénie à Oakland, en Californie, pendant quatre ans avant d’être transféré dans un hangar près de la ville de montagne de Nederland, au Colorado, où il se trouve encore aujourd’hui dans l’espoir que des avancées scientifiques puissent le ramener à la vie. Mais l’histoire ne se termine pas là.  

Inspiré par ce fait divers, la communauté de Nederland a lancé en 1995 The Frozen Dead Guy Days. Depuis, la célébration de la vie de Morstoel se poursuit chaque hiver. Pendant trois jours, le festival propose des concerts de musique sous des tentes chauffées, des courses de cercueils, un plongeon polaire costumé, des concours de t-shirts glacés, un défilé de corbillards, un jeu de quilles de dindes congelées sur glace, un spectacle de slam, un lancer de saumon glacé, etc. L’office de tourisme de Estes Park, où se tient l’événement, a produit un documentaire sur ce festival qui ne laisse personne de glace! (Voir le lien vidéo) 

Entre histoires et légendes

Les festivités Busó de Mohács, dans le sud de la Hongrie, marquent la fin de l’hiver. Le nom provient des « ’busó, » des personnes (traditionnellement des hommes) en costumes effrayants portant des masques en bois et de grands manteaux de laine. Ces personnages défilent dans des chaloupes sur le Danube pour ensuite parcourir la ville. Le défilé se termine par la mise à feu d’un cercueil symbolisant l’hiver. La vidéo suivante présente un bref résumé des festivités.

 

Si à l’origine la tradition fut créée par la minorité croate de Mohács, elle représente aujourd’hui un emblème pour la ville et une commémoration des grands événements de son histoire. Selon les responsables de l’événement, les festivités jouent un rôle social important en donnant la possibilité à chacun de s’exprimer au sein de la communauté. Les expressions artistiques qui en découlent sont préservées, dont un grand nombre de techniques de sculpture de masques. Ces festivités traditionnelles sont inscrites sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis 2009. 

Petit ver va loin

Nommé d’après un minuscule ver qui prospère dans les écosystèmes glaciaires, le Cordova Iceworm Festival a été lancé en 1961 dans la ville du même nom en Alaska.  La pièce maîtresse de cette célébration hivernale de 10 jours est la parade des vers, mettant en vedette un énorme asticot de glace. Les autres attractions comprennent un feu d’artifice, des courses de combinaisons de survie dans l’eau vive, un concours d’avions en papier, une chasse au trésor, un spectacle de variétés, entre autres choses. Bien que certains événements soient organisés par l’Iceworm Board, la majorité d’entre eux sont mis sur pied par des entreprises et des résidants. Voilà un bel exemple qui fédère l’ensemble de la communauté d’une petite localité à partir d’une caractéristique originale de la région. 

Source : Instagram 

Les festivals d’hiver s’avèrent la démonstration de la résilience et de la créativité des communautés nordiques. Parfois uniques et insolites, ils constituent indéniablement une tapisserie diversifiée et dynamique de célébrations culturelles, saisonnières et communautaires.

 

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Segments de clientèles Tendances

Est-ce que les Québécois voyagent hors des périodes touristiques ? 

Les périodes de vacances habituelles, soit les mois d’été, la relâche scolaire et Noël, constituent les moments phares de l’industrie touristique. Au Québec, comme ailleurs, on observe aussi un intérêt pour les voyages hors de ces périodes. Selon l’enquête en ligne menée du 30 octobre au 6 novembre 2023 par la Chaire de tourisme Transat, 59 % des répondants ont voyagé en dehors des périodes de vacances habituelles en 2023. 

Parmi les répondants qui voyagent à l’occasion ou souvent en dehors des périodes de vacances habituelles, un certain profil de voyageurs se démarque. Voici quelques-unes de ses particularités.   

  • Ils voyagent plus fréquemment que les autres : 45 % disent voyager au moins chaque 6 mois (contre 26 % du reste de l’échantillon) ;  
  • Ils sont plus nombreux à être âgés de 55 ans et plus comparativement à ceux qui ne voyagent pas en dehors des périodes de vacances habituelles (43 % contre 30 %) ;   
  • Ils sont plus nombreux à être à la retraite comparativement aux autres (27 % contre 16 %).  
  • Ils sont en couple sans enfant à la maison (47 %) dans une plus forte proportion que les autres (33 %)  

Le choix de voyager hors des saisons hautes s’explique par divers facteurs et comporte plusieurs avantages, notamment d’éviter les foules et de profiter d’offres plus abordables sur le transport, l’hébergement et certaines activités Un peu plus du quart des répondants (27 %) qui voyagent à l’occasion ou souvent en dehors des périodes de pointe mentionnent que les changements climatiques les poussent à modifier leur façon de voyager. Leur flexibilité leur permettrait-elle de choisir des destinations et des périodes moins vulnérables aux effets des changements climatiques ? 

Fenêtre d’occasions pour le voyage hors saison

Certains segments de clientèle ne sont pas freinés par les responsabilités professionnelles ou même familiales ou peuvent plus facilement jongler avec celles-ci. Ils jouissent d’une liberté qui leur permet de s’évader hors des périodes plus achalandées. C’est le cas d’au moins trois voyageurs sur dix qui affirment qu’il serait tout à fait possible pour eux de voyager au Québec en dehors des périodes de vacances habituelles (voir infographie). 

Avec le beau temps qui prolonge la saison estivale, une tendance à la hausse des séjours automnaux est observée ces dernières années au Québec et aussi ailleurs dans le monde. Bien que ce phénomène soit de bon augure, le défi est de maintenir une offre d’activités et de services qui permettra à ces visiteurs de vivre des expériences positives et mémorables.  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Marketing Technologies

Des campagnes marketing qui osent l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle (IA) amène de nouvelles possibilités dans la manière de commercialiser ou de promouvoir une destination. Comme le souligne cette analyse, ChatGPT, par exemple, facilite le travail des équipes marketing, principalement pour générer des idées de contenu promotionnel. Certains l’emploient même pour rédiger des textes destinés aux médias sociaux qu’ils bonifient par la suite. Voici des exemples d’organisations de gestion des destinations (OGD) qui utilisent l’IA de différentes manières en marketing. 

Vienne : une idée « Chat-mante »

L’Office de Tourisme de la capitale viennoise a dévoilé en 2023 sa campagne #UnartificialArt, afin de présenter des œuvres d’art autrichiennes emblématiques. L’objectif est de montrer aux visiteurs potentiels l’art autrichien à travers l’IA. L’OGD apporte une touche d’humour en intégrant la présence de chats dans diverses œuvres grâce à l’intelligence artificielle. 

Chamonix : parlez-en bien, parlez-en mal… 

L’office de tourisme de Chamonix-Mont-Blanc a produit quatre nouvelles affiches pour sa campagne promotionnelle 2023-2024. L’IA fut utilisée dans les différentes étapes de la construction de la campagne pour brainstormer sur des idées, pour affiner la stratégie et aussi pour créer des images mettant en scène la destination. À cet effet, la mention « image générée par AI, sublimée par l’homme » est placée au bas des différentes affiches pour faire le lien avec le slogan « Reconnecter à la nature » (voir l’image).  

Si l’approche de l’OGD semble originale, elle est toutefois critiquée sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes reprochent l’utilisation de cette technologie pour faire la promotion d’un site naturel et déplorent les répercussions négatives que cela engendre pour le milieu artistique. Le directeur de l’office de tourisme, Nicolas Durochat, a dû expliquer le processus publiquement. Un graphiste aurait ainsi intégré des images de personnes et d’animaux aux photos originales, à l’aide du logiciel de création d’illustrations MidJourney. Malgré cette polémique, le directeur de l’office du tourisme de Chamonix-Mont-Blanc, Nicolas Durochat, se félicite du buzz créé sur les médias sociaux et ne s’interdit pas d’utiliser à nouveau l’IA puisqu’il s’agit, selon lui, d’une manière de se distinguer des autres stations.  

Source : Office de Tourisme Vallée de Chamonix Mont Blanc 

Danemark : l’IA aux commandes

Visit Denmark a expérimenté ChatGPT pour écrire le scénario de sa campagne promotionnelle. L’intelligence artificielle a également servi à générer les images et les voix de tableaux et de statues connues, tels que La Joconde de De Vinci, Le Cri d’Edvard Munch ou la Statue de la Liberté. Dans une vidéo, ces personnages invitent les spectateurs à se rendre au Danemark pour un séjour hors des sentiers battus, loin des foules. L’OGD n’a apporté aucune modification à la publicité générée et se déclare relativement satisfaite du résultat.  

Grande-Bretagne : pour accentuer le jeu

La campagne de VisitBritain, Fake (Br)it till you make it, met en scène un jeu qui vise à tester les connaissances des visiteurs potentiels sur les accents britanniques. L’OGD invite le visiteur de sa plateforme à imiter chaque accent pour ensuite recevoir une note sur sa performance. Celle-ci est décernée par l’intelligence artificielle. Le participant est ensuite invité à la partager sur les médias sociaux et à en savoir davantage sur la destination en cliquant sur les compléments d’information. 

Source : Visit Britain 

Groenland : offrir sa propre vision de l’IA

Dans un monde de plus en plus influencé par l’IA, Visit Greenland invite les voyageurs à plonger dans « l’intelligence authentique » du Groenland et à découvrir le pays au-delà des algorithmes. La campagne promotionnelle vise à célébrer la simplicité de la destination, sa culture, sa nature, ses habitants et ses traditions. Pour soutenir cette initiative, Visit Greenland a produit une courte vidéo promotionnelle, dans laquelle elle invite les visiteurs à se laisser guider non pas par l’IA, mais par la connaissance locale de ses habitants. 

IA or not AI, telle est la question !

Grâce à l’intelligence artificielle, les entreprises gagnent un temps précieux qu’elles peuvent désormais consacrer au développement de leur stratégie marketing, à l’édition du contenu et à sa distribution. Plusieurs experts s’interrogent encore sur son potentiel transformatif et sur l’importance de réfléchir aux manières dont nous pouvons l’intégrer de façon éthique et responsable. Entre réticence et curiosité, l’utilisation de l’intelligence artificielle engendre un questionnement dans plusieurs sphères de la société. 

Image à la une : Pexels

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Produits et activités Technologies

Les NFT au service des compétitions sportives

Le Web 3.0 a la particularité d’interconnecter les données entre elles de manière décentralisée. Ces dernières années, les consommateurs comme les entreprises y font leurs premiers pas en expérimentant de nouvelles opportunités. Les NFT (Non-fungible token, ou jeton non fongible en français) consistent en un objet numérique (image, contenu vidéo ou audio) unique et authentique. L’information de cet objet est cryptée sur la blockchain sous forme de jeton. Un client peut acheter des NFT (avec ou sans cryptomonnaie) et obtenir des privilèges à titre de détenteur. Si cette technologie semble encore un produit de niche, certaines organisations de gestion de la destination (OGD) n’hésitent pas à l’utiliser pour créer de nouveaux liens avec les publics. 

À l’occasion de la coupe du monde de kitesurf freestyle en août 2023, l’OGD a mis en vente une collection de 20 NFT en collaboration avec l’agence Wytland et l’artiste Mikko Umi. Sous le thème du vent, ce fut l’occasion de valoriser son offre de nautisme et de plaisance.  

Au coût de 59 euros (environ 85 dollars canadiens), les NFT sont divisés en quatre catégories. Chacun donne au propriétaire l’accès à différents services et expériences exclusifs sur le territoire pendant la coupe du monde. Les voici :  

  • Les NFT oranges et bleus : permettent d’accéder à une activité nautique ainsi qu’à des offres d’hébergement et de restauration ;
  • Les NFT verts, dits « VIP » : donnent accès à plusieurs activités, à des locations, à des réductions et à des entrées dans des lieux culturels en plus d’offres sur l’hôtellerie et la restauration ;
  • L’unique NFT rose, aussi intitulé « le NFT légendaire » : offre à son acquéreur de passer une nuit dans un hôtel 4 étoiles de Malo-les-Bains, ainsi qu’un accès privilégié à la compétition en suivant les participants en zodiac au moment du championnat.  

L’ensemble des NFT donne également un accès exclusif à l’un des concerts durant la période de compétition. 

Source : Office de tourisme et des congrès de Dunkerque 

Les 20 NFT ont trouvé preneurs en moins de 72 heures. Les responsables de l’OGD se réjouissent de l’engouement. Cela leur démontre l’intérêt du public pour ces nouveaux outils et les motivent à continuer leur réflexion autour du Web 3.0.  

Le Québec regorge de compétitions sportives de différents niveaux. Il s’agit d’une manière intéressante d’explorer le Web 3.0 tout en permettant de créer et d’engager une communauté envers un événement.  

Image à la une : Instagram – @mikko_umi