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Ressources humaines

Éviter que les candidats disparaissent durant le processus d’embauche

Le ghosting professionnel dans le contexte de recrutement désigne le comportement d’un candidat qui décide de s’absenter de son entrevue d’embauche ou de mettre fin à une formation sans en aviser les principaux intéressés. Le phénomène est aussi associé aux employés qui cessent de se présenter au travail, sans préavis. L’absentéisme a lieu sans que l’employé ne communique ses intentions à l’employeur, le laissant dans un flou quant à sa présence future. Ce comportement durant le processus d’embauche ou à l’entrée en poste engendre une perte de temps et d’argent aux entreprises concernées. Selon un sondage réalisé par la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI), près de 53 % des propriétaires d’entreprise du Canada ont été victimes de ghosting de la part de candidats ou de nouvelles recrues au cours de l’année 2022.  

Une tendance en hausse

Bien de nouvelles recrues se voient actuellement dans une position avantageuse sur le marché du travail. Dans plusieurs domaines sur lesquels plane la pénurie de main-d’œuvre, les candidats reçoivent plusieurs offres d’emploi. Le secteur touristique n’est pas épargné, son contexte étant souvent saisonnier et sa main-d’œuvre polyvalente apte à travailler dans d’autres domaines concurrents. Certains candidats se permettent donc de se retirer d’un processus d’embauche avancé sans laisser de traces, au grand désespoir de certains recruteurs.  

Dans une enquête de 2023 menée par Indeed en collaboration avec Censuswide, 77 % des employés canadiens interrogés ont déclaré avoir ghosté entre un et quatre employeurs au cours de la dernière année. Le rapport mentionne que 35 % des sondés disent avoir procédé ainsi, car ils estimaient que le poste n’était pas le bon pour eux. Notons que seulement 29 % des répondants mentionnent s’être toujours présentés au premier jour d’un nouvel emploi.   

Des façons d’éviter le ghosting

Bien qu’il soit difficile d’enrayer complètement ce phénomène, certaines mesures peuvent contribuer à motiver le candidat et à réduire les risques de le voir disparaître en cours de processus d’embauche ou durant sa formation.   

1. Communication et transparence

L’un des principaux facteurs du ghosting est l’incertitude. La transparence est donc de mise quant aux étapes et au poste à combler. Ainsi, informer les participants du temps qu’il faudra pour que leur candidature soit analysée et des délais de réponse auxquels ils doivent s’attendre peut s’avérer une pratique bénéfique. Si un candidat estime que les échéanciers sont trop longs, il se retirera avant d’être contacté pour un entretien, laissant la place aux personnes intéressées uniquement. Des suivis fréquents lors des différentes étapes peuvent permettre de garder un lien de communication et d’éviter un désistement.

2. Processus de recrutement accéléré

Selon une étude réalisée par l’entreprise de recrutement Greenhouse auprès de 1 500 répondants, 58 % des candidats sondés s’attendent à recevoir une réponse de l’entreprise dans les 7 jours suivant leur application. Minimiser les délais lors du recrutement permet de profiter de l’impulsion du moment. Par exemple, rien n’empêche le recruteur de communiquer avec le détenteur d’un dossier de candidature particulièrement intéressant avant la fin du processus de réception des CV. 

3. Mettre en valeur le poste et l’entreprise  

Comme le candidat a parfois plus d’une proposition d’emploi, les conditions de travail avantageuses seront considérées dans le processus décisionnel. Il est primordial de montrer les atouts du poste et de l’entreprise tout en demeurant honnête sur les défis ou les embûches qu’il comporte. Le contraire pourrait avoir l’effet inverse et conduire à un désengagement progressif en cours de formation ou même à titre d’employé.  

4. Faire un diagnostic des pratiques en recrutement

Dans le cas d’un taux particulièrement élevé de ghosting, le processus de recrutement doit être révisé afin de le rendre le plus simple et efficace possible. Dans cette optique, recueillir les commentaires des employés actuels contribue à cerner les étapes problématiques. Ce diagnostic permet d’identifier les moments clés où les candidats interrompent la relation. Des pistes de solutions peuvent ensuite être mises en place. Un sondage anonyme interne peut être suffisant pour évaluer les besoins. 

Une relation de respect mutuel

Plusieurs employeurs ne sont pas sans taches quant aux pratiques de ghosting. Selon l’étude de Greenhouse réalisée en 2022, 75 % des employés ont déjà été ghostés par une entreprise après un entretien d’embauche. Un sondage Indeed réalisé en 2022 révèle que les employeurs reconnaissent ouvertement qu’ils le font. Selon la même publication, seuls 27 % des employeurs américains interrogés ont déclaré qu’ils n’avaient pas ghosté de candidat au cours de l’année 2022. Il semble important d’adopter un respect mutuel entre employés et employeurs.  

Devant le changement de paradigme récent dans la relation employeur et employé, l’image véhiculée lors du processus d’embauche est souvent le reflet des valeurs et du fonctionnement de l’entreprise. Il est donc essentiel de mettre en place un processus de recrutement transparent en continuité avec le respect auquel ont droit les employés. Ces efforts pourraient permettre un meilleur engagement de nouvelles recrues qui se sentiront valorisées par les méthodes et surtout, d’ajouter des candidats talentueux à votre équipe ! 

Image à la une : Pixabay

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Gestion Tourisme durable

Stratégies pour mesurer la fréquentation d’un site touristique

Selon ONU Tourisme (nouvelle appellation de l’Organisation mondiale du tourisme – OMT), les arrivées de voyageurs internationaux augmenteront de 3,3 % par an d’ici 2030. Cet afflux serait relativement facile à absorber si tous les touristes se répartissaient équitablement à destination, mais ce n’est pas le cas ; certains sites sont convoités et attirent un plus grand nombre de personnes. La saisonnalité, les événements météo extrêmes ou l’instabilité politique sont d’autres conditions pouvant entraîner des débalancements.  

La gestion des flux touristiques représente ainsi un enjeu de taille, tant pour les destinations que pour les attraits. Comment identifier les zones les plus sensibles ?  

Évaluer la capacité d’accueil d’un site

D’après ONU Tourisme, la capacité d’accueil (aussi appelée capacité de charge touristique) réfère au nombre maximal de personnes qui peuvent visiter un lieu en même temps, sans provoquer la destruction de l’environnement physique, économique et socioculturel ou diminuer la satisfaction des visiteurs. Il n’existe pas d’approche universelle pour évaluer la capacité d’accueil d’un attrait ou d’une destination. Néanmoins, certains types d’indicateurs peuvent aider à estimer la charge touristique d’un lieu : 

  • Territoriaux : la dimension du lieu, son degré de congestion et le ratio résidants/visiteurs ; 
  • Politiques : l’accessibilité du lieu, les mesures d’urgence et les outils de gestion de crise en place ; 
  • Économiques : les retombées économiques du tourisme pour la destination, les possibilités d’emplois, la rentabilité et la compétitivité des entreprises ;  
  • Sociaux : le degré de satisfaction des visiteurs, la pression sur la population locale, le sentiment de sécurité au sein du lieu ;  
  • Environnementaux : l’impact des activités sur l’environnement (dommages causés aux plantes, au sol, à l’eau, à la faune, etc.), les émissions de gaz à effet de serre.  

Bref, on peut s’intéresser à la capacité d’accueil d’un site en tenant compte de plusieurs dimensions. Pour respecter les communautés, désengorger les infrastructures, offrir une expérience client agréable et préserver le patrimoine naturel, culturel et bâti, les destinations sont de plus en plus nombreuses à mesurer la fréquentation de certains sites. Il est d’abord essentiel d’établir un dialogue avec les communautés résidentes pour mettre en place une stratégie de mesure adaptée à la réalité locale. Cette démarche permet de jauger ce que représente un nombre acceptable de visiteurs. 

Mesurer la fréquentation d’un site permet de jauger ce que représente un nombre acceptable de visiteurs. 

Mesurer la fréquentation d’un site

Mesurer la fréquentation d’un site passe par le suivi des données d’achalandage. Une fois recueillies, ces informations permettent d’évaluer la pression exercée sur le lieu, de rediriger les clientèles vers des endroits moins achalandés s’il y a lieu, ou même, de les inciter à planifier leur visite en dehors des heures de pointe. Il existe différentes méthodes de collecte de données. En voici quelques-unes.  

Le comptage manuel

Le comptage manuel est une méthode terrain généralement utilisée pour évaluer l’achalandage à petite échelle. Cette technique permet aussi de collecter des informations qui peuvent servir à qualifier l’échantillon, tels que l’âge ou le sexe. 

À titre d’exemple, The People Mooving Count, issu du programme CIVITAS développé par la Commission européenne, propose une méthode permettant de calculer le nombre de personnes qui se déplacent dans un espace et par quels moyens. Ces informations donnent une idée de la fréquentation d’un lieu à différents moments de la journée et de son accessibilité par divers modes de transport. Cette méthode de comptage peut être utilisée pour mesurer l’efficacité d’un nouveau passage piéton, la popularité d’un festival ou l’attractivité d’un parc, par exemple.  

La ville de Copenhague, au Danemark, l’applique pour calculer les déplacements et habitudes de la population. Les chiffres recueillis représentent un atout pour les différents niveaux de gouvernance impliqués dans la planification des transports et la gestion des flux touristiques (lire aussi : La mobilité comme service, les bénéfices pour l’industrie touristique). 

Les progrès technologiques permettent une variété de méthodes de collecte qui requièrent moins d’efforts et de ressources, tout en produisant un plus grand volume de données. 

Les applications mobiles

Depuis 2016 en Australie, l’État de la Tasmanie, en collaboration avec l’Université de la Tasmanie, recueille les données des voyageurs via une application mobile qui enregistre leurs déplacements en temps réel, à la fois à l’échelle de la destination et des attraits. L’outil génère également de courtes enquêtes qui colligent des informations à propos, entre autres, de la provenance et de l’âge des voyageurs ainsi que de leur objectif de visite et des réseaux sociaux utilisés pendant leur séjour. 

Ces données sont ensuite regroupées dans un tableau de bord, le Tourism Tracer, disponible en ligne. Le niveau de détail du Tourism Tracer permet de connaître, notamment, la durée pendant laquelle une personne s’arrête à un belvédère, traverse un parc national ou parcourt une galerie d’art.  

Source de l’image :  Tourism Tracer

En Nouvelle-Aquitaine, en France, l’application mobile Maplage.info permet aux sauveteurs de saisir en temps réel certaines données relatives à l’occupation des plages qu’ils surveillent, soit l’affluence sur le sable ainsi que dans la zone de baignade, les services et équipements disponibles, laccessibilité du lieu, les conditions de baignade, la température de l’eau et la météo. Ces informations sont ensuite mises à disposition des offices de tourisme et des prestataires touristiques de la région pour diffusion. Le tout est également disponible sur une plateforme qui permet aux voyageurs de planifier leur visite selon ces avis ou de se diriger vers les emplacements les moins achalandés. 

Source de l’image: MaPlage.info 

Les capteurs et compteurs

En Islande, Visit Iceland donne accès aux données de fréquentation touristique des sites naturels particulièrement achalandés. Ces informations sont récupérées par des capteurs infrarouges placés stratégiquement sur le territoire. Les données de passage des visiteurs sont collectées pour être ensuite analysées et présentées dans un tableau de bord accessible aux voyageurs comme aux opérateurs touristiques. L’objectif est d’assurer un suivi de la fréquentation de certains sites et d’inciter à la planification de visite en dehors des périodes les plus achalandées.  

Source de l’image: Visit Iceland 

En France, certains lieux culturels, comme le musée du Louvre, le Centre Pompidou et le muséum d’histoire naturelle du Havre, collaborent avec la solution technologique Affluences. Cette dernière utilise des capteurs et des compteurs permettant de visualiser les zones les plus fréquentées, de contrôler la capacité d’accueil en configurant des «alertes de dépassement de visiteurs» et de calculer le temps d’attente à l’accueil ou dans certains points d’intérêt, comme l’aire de restauration. Ces renseignements permettent de rediriger les clientèles vers les zones les moins fréquentées ou les files d’attente les plus courtes, tout en garantissant leur sécurité et leur confort 

Source de l’image: Affluences  

La gestion des flux, une nécessité

Les visiteurs participent à la dégradation de l’environnement naturel d’une destination ou d’un attrait sous plusieurs formes. Une forte concentration de touristes engendre de facto des émissions de gaz à effet de serre plus élevées, en plus de créer une pression sur les infrastructures et le patrimoine bâti.  

Dans certains cas, l’expérience client est affectée en raison des longues files d’attente, des embouteillages qui compliquent les déplacements, du bruit, de la lenteur des services, des prix exorbitants et de la propreté de certains lieux. La progression des déplacements touristiques mondiaux nécessitera des attraits et des destinations qu’ils mesurent et gèrent leur achalandage.  

Image à la une : Pexels 

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Gestion Hébergement

Phénomènes météo extrêmes : comment se préparer en tant qu’hôtelier ?

Selon un communiqué publié en décembre dernier par le Bureau d’assurance du Canada (BAC), les événements météorologiques extrêmes ayant frappé le Québec en 2023 ont entraîné des dommages assurés atteignant 680 millions de dollars. En 2022, ce montant s’élevait à 580 millions de dollars, faisant de 2023 l’année la plus coûteuse pour les assureurs au Québec depuis la crise du verglas de 1998.  

Ces chiffrent mettent en lumière l’importance de renforcer la résilience climatique des destinations et des prestataires touristiques, d’autant plus que des spécialistes en la matière (environnementalistes, professeurs, etc.) soutiennent que des phénomènes comme les tempêtes de verglas, les feux de forêt, les tornades ou les inondations seront plus fréquents et surtout plus forts, plus soudains et plus soutenus dans les années à venir (lire aussi : 2023 : une prémisse aux effets des changements climatiques ?).  

Être prêt à réagir rapidement

Il est impossible d’éviter l’inévitable. Certains phénomènes météorologiques sont quasi imprévisibles. En cas de crise soudaine, les hôteliers doivent réagir rapidement pour tenter de limiter les dégâts matériels et minimiser la perturbation des opérations. Cela dit, il s’agit avant tout d’assurer la sécurité des employés et des clientèles sur place. Notons qu’une réaction tardive peut rapidement atteindre la notoriété d’un établissement.  

Il s’avère ainsi judicieux de mener des évaluations des risques pour identifier les menaces qui planent sur la région dans laquelle l’hôtel est situé. Documenter les événements météorologiques passés est une démarche qui permet d’anticiper la venue de catastrophes futures.  

Un plan de gestion des risques doit anticiper les dangers et permettre de coordonner toutes les actions à entreprendre.  

Il est donc essentiel de créer un plan de gestion des risques qui documente les dangers et la série d’actions à entreprendre, le cas échéant. Selon l’Asian American Hotel Owners Association (AAHOA), voici, entre autres, ce qui peut s’y trouver :  

  • Un plan d’évacuation identifiant les sorties de secours et les points de rassemblements ; 
  • Une procédure de sécurisation des infrastructures et des lieux (par ex. prévoir où ranger les articles extérieurs qui pourraient devenir des projectiles ou être endommagés par de forts vents) ; 
  • Une procédure de sauvegarde de certains fichiers clés ; 
  • Le rôle des différents départements (permettant d’éviter la confusion et de déterminer qui fait quoi et où en cas de crise).  
  • Un plan de rétablissement comprenant les étapes à suivre pour reprendre les activités le plus rapidement possible. 

À noter que le processus de formation devrait informer les nouveaux employés de leur rôle en cas d’événements pareil. Des rappels ou des mises en situation peuvent être effectués lors de nouvelles menaces ou d’alertes météo préoccupantes.  

L’île de Crète, en Grèce, a entrepris une telle démarche en collaboration avec plusieurs prestataires touristiques du coin. Rappelons que la destination avait été forcée d’évacuer plusieurs milliers de touristes lors d’incendies dévastateurs à l’été 2023. À cet effet, un exercice de trois jours a eu lieu en avril dernier avec comme objectif de mieux préparer la destination aux incendies, aux séismes et aux tsunamis. Plus de 160 000 résidants y ont participé, dont environ 80 000 enfants. De nombreux hôtels du secteur et les touristes qui y séjournaient ont aussi pris part à la démarche.  

Source de l’image: Reuters 

Miser sur une communication transparente

Il convient de préparer à l’avance une stratégie de communication. Cette dernière doit d’abord identifier les canaux à prioriser (publications sur les médias sociaux, appels téléphoniques, courriels, etc.) pour rejoindre les clients. Connaître les risques prévalents dans la région est une astuce pour planifier les propos des messages clés à diffuser.  

La gestion des relations publiques est un incontournable en cas de crise. Il s’agit avant tout de maîtriser le discours et d’informer de manière transparente et honnête sur la progression de la situation. Voilà qui peut contribuer à limiter la désinformation et la dramatisation du phénomène dans les médias.  

Lorsque le degré de risque est nul pour la région dans laquelle l’hôtel est situé, il s’avère essentiel de rassurer les clientèles qui pourraient être tentées d’annuler leur réservation ou de changer leur destination de voyage. En cas contraire, l’établissement doit accompagner le client dans le report de son séjour ou le diriger vers un autre hébergement limitrophe. L’hôtellerie est un secteur reconnu pour sa bienveillance. La stratégie doit donc démontrer un engagement envers la satisfaction du client et traiter les préoccupations de manière compatissante et empathique.  

Faire partie de la solution  

Il arrive que les événements météo extrêmes ne touchent pas directement les activités d’un hôtel, mais demandent tout de même l’évacuation des populations avoisinantes par précaution. À cet effet, certains établissements peuvent se positionner comme des points de rassemblement pour accueillir les résidants touchés par la catastrophe.

Source de l’image: BC Hotel Association   

En réponse aux feux de forêt ayant ravagé certaines régions de la Colombie-Britannique en 2023, le ministère du Tourisme, des Arts, de la Culture et du Sport, ainsi que le ministère de la Gestion des Urgences et de la Préparation au Changement Climatique, en collaboration avec l’Association des hôtels de la province, ont récemment déployé un projet pilote visant à aider les personnes contraintes de quitter leur domicile en raison de situations extrêmes, telles qu’un incendie ou des inondations, par exemple.  

À partir du mois de juin 2024, les employés des services de soutien d’urgence pourront accéder à un système de réservation en ligne qui affichera en temps réel la disponibilité des hébergements prêts à recevoir les évacués. La plateforme centralisée a pour objectif de faciliter et d’accélérer leurs tâches, en plus de soulager les résidants ou le personnel d’urgence à la recherche d’un hébergement temporaire. Les voyageurs touchés par la crise pourront aussi profiter de ce service. Le projet pilote débutera à Kelowna, Kamloops et Prince George et prévoit s’étendre ensuite à travers la province.  

Les événements météorologiques extrêmes continueront d’impacter les activités touristiques dans les années à venir ; le secteur de l’hôtellerie n’y échappera pas. Quelles actions emploierez-vous ?  

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Gestion Technologies

Intégrer l’intelligence artificielle dans le quotidien : entre révolution et éthique

De nombreux spécialistes estiment que l’industrie touristique se situe dans la première phase de progrès avec l’IA. Un changement de paradigme propulsera le secteur vers le prochain stade de développement et d’innovation. Comme le mentionne Rafat Ali, co-fondateur et PDG de Skift, cela pourrait changer la donne quant à la façon dont nous accédons aux voyages : du processus de réservation jusqu’à la manière dont les agences de voyages utilisent l’IA pour accroître leur efficacité.  

Les entreprises de voyage qui utilisent les données collectées par l’IA pourront développer un profil très précis de leur clientèle et seront en mesure de proposer une personnalisation accrue, d’offrir un meilleur service et de favoriser sa fidélité. Cela dit, le chemin vers l’adoption de l’IA ne se déploiera pas sans heurts. 

Le prix de la personnalisation

L’utilisation de l’IA fait naître des préoccupations majeures concernant la vie privée des clients. Aux États-Unis, par exemple, l’intérêt pour l’IA a augmenté de 36 % en un an (2023), tandis que les inquiétudes ont doublé au cours de cette même période, selon la firme de recherche marketing GWI. Les spécialistes d’Euromonitor International abondent dans le même sens. Ils estiment que la grande question est de savoir dans quelle mesure les consommateurs adopteront l’IA et adhéreront au partage croissant de leurs données privées pour permettre une véritable personnalisation.  

D’après Euromonitor, 45 % des consommateurs admettent qu’ils sont préoccupés par la quantité de données que les entreprises détiennent sur eux. 

Selon une étude de la firme de recherche effectuée auprès de 20 000 participants en avril 2023, une résistance se fait déjà sentir : 45 % des consommateurs admettent qu’ils sont préoccupés par la quantité de données que les entreprises détiennent sur eux, tandis que seulement 23 % se sentent maîtres de leurs données et près de 22 % ne seraient pas du tout disposés à partager des informations personnelles. 

L’essor de diverses technologies qui utilisent l’IA force les voyageurs à partager beaucoup d’informations sur eux-mêmes. Les entreprises disposent donc désormais de données très riches. Elles peuvent les regrouper avec des sources tierces pour créer une image complète du client. Bien qu’il s’agisse d’une opportunité d’hyperpersonnalisation sans précédent, cela pose de nombreux enjeux en matière de cybersécurité et de protection des données. 

Par où commencer ?

Savoir se défendre contre les cyberattaques nécessite une préparation, une planification et une collaboration des différentes équipes de travail. Il s’agit d’une démarche holistique impliquant l’ensemble des membres du personnel. Choisir des outils de sécurité capables de détecter les menaces générées par l’IA et détenir un pare-feu qui protège le réseau contre les tentatives d’intrusion externes permet de reconnaître les brèches (lire aussi : La cybersécurité des hébergements touristiques : un indispensable). 

Apprivoiser l’IA dans les processus internes peut aider au développement de réflexes numériques en matière de gestion et d’optimisation des données, mais aussi à l’identification des menaces potentielles. Cette démarche représente certainement un premier pas vers la sécurisation des opérations. 

Source de l’image : Pexels 

Voici quelques exemples d’application de l’IA en entreprise (lire aussi : ChatGPT : comment en faire son allié ?) :  

  • Les séances de brainstorm  
  • La rédaction de réponses d’avis en ligne ;  
  • Le formatage d’un texte pour un public spécifique ;  
  • La traduction de certains contenus ;  
  • La rédaction de contenus pour les réseaux sociaux ou les sites Web ;  
  • La rédaction de communiqués de presse, etc. 

Et pour la suite ?

Plusieurs experts s’interrogent sur le potentiel transformatif de l’IA et sur l’importance de réfléchir aux manières dont nous pouvons l’intégrer de façon éthique et responsable. Entre réticence et curiosité, l’utilisation de l’intelligence artificielle engendre un questionnement dans plusieurs sphères de la société. En 2024, la question ne sera pas QUAND les entreprises vont-elles l’intégrer, mais bien COMMENT vont-elles l’utiliser ? Tout comme le voyage lui-même, le chemin de l’intégration de l’IA sera rempli de découvertes, d’apprentissages et d’adaptations. 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Gestion Ressources humaines

Bien gérer la participation de ses bénévoles

Le Wildflower! Arts and Music Festival (WF!) a fait ses débuts en 1993 dans la ville de Richardson au Texas. Produit par le service des parcs et des loisirs de la municipalité, l’événement de trois jours se tient chaque année au cours de la troisième fin de semaine du mois de mai. Sa programmation comprend, entre autres, des spectacles de musique ainsi que des performances artistiques. Il met également en valeur des artisans locaux ainsi que la relève à travers des concours de talent. 

Le festival est devenu un événement phare pour la ville de Richardson et attire plus de 60000 visiteurs chaque année. Depuis sa création, les bénévoles ont joué un rôle clé dans le succès du festival. Leur engagement se manifeste non seulement durant l’événement, mais aussi dans les mois qui le précèdent. Les organisateurs estiment que sans ce soutien, WF! ne pourrait être ce qu’il est aujourd’hui. 

Source : Page Facebook de l’événement 

Encadrement des bénévoles  

Les bénévoles sont bien accompagnés et guidés tout au long de leur implication. Répartis en six groupes et gérés par un coordonnateur, ils contribuent au festival de la manière suivante : 

1. Le comité exécutif de pilotage est formé de huit bénévoles sélectionnés pour veiller à la bonne gestion de certaines composantes du festival, telles que les concours de talents. Tout au long de l’année, ce comité se réunit sous la supervision du directeur du festival. Chaque bénévole travaille en étroite collaboration avec un membre du personnel désigné. 

2.Les ambassadeurs des commanditaires jouent un rôle de conciergerie auprès des commanditaires, les assistent dans l’installation de leur kiosque et veillent à leur offrir un service à la clientèle hors pair tout au long de l’événement.  

3.Le consortium des commerçants regroupe des partenaires à but non lucratif. Il se compose, entre autres, de représentants de services sociaux et de diverses organisations civiques de Richardson qui viennent mettre la main à la pâte de façon bénévole. Ils s’occupent des kiosques de boissons alcoolisées du festival et ont la possibilité d’empocher un pourcentage des profits, de même que les pourboires, afin de collecter des fonds pour financer les activités de leurs organisations respectives. 

4.Les superviseurs des bénévoles sont affectés à des zones spécifiques du festival. Durant l’événement, ils supervisent deux groupes : les responsables des bénévoles et les bénévoles généralistes. 

5.Les responsables des bénévoles gèrent les bénévoles généralistes dans leur zone d’affectation et aide au recrutement de bénévoles. 

6.Les bénévoles généralistes se font assigner différentes tâches et responsabilités (distribuer des programmes du festival aux visiteurs, assembler du matériel promotionnel, etc.) et apportent un soutien dans les équipes qui ont besoin d’aide.  

Recrutement

Le coordonnateur des bénévoles veille à maintenir une bonne communication avec les bénévoles récurrents, tout au long de l’année. Même si l’événement se déroule en mai, il entre en contact avec eux dès le mois de septembre afin de confirmer leur présence pour l’édition suivante. Avec l’aide des responsables des bénévoles, le coordonnateur s’occupe aussi de contacter les organisations civiques et les commanditaires afin de compléter certaines affectations. 

À partir de janvier, le coordonnateur effectue une campagne de promotion sur les médias sociaux et distribue des dépliants dans divers locaux de la ville pour attirer les bénévoles supplémentaires. 

Source : Page Facebook de l’événement 

Avantages et rétention

Les bénévoles peuvent profiter de certains avantages dont deux billets gratuits pour le festival et un laissez-passer pour le stationnement. Ils reçoivent aussi des collations et des boissons tout au long de la fin de semaine. 

À la fin de l’événement, chaque bénévole reçoit un courriel personnel ou un appel téléphonique le remerciant de sa participation. Cette communication est également le moment de recueillir des commentaires et des suggestions afin de continuellement améliorer l’expérience des bénévoles. 

Quatre semaines après le festival, une fête est organisée afin de souligner la contribution des bénévoles. Tous ceux et celles qui ont travaillé plus de douze heures durant la fin de semaine du Wildflower ! Arts and Music Festival y sont invités et peuvent être accompagnés. L’événement comprend un repas, de la boisson et de l’animation.

Source : Page Facebook de l’événement 

Avec son programme, le festival a su fidéliser de nombreux bénévoles, plusieurs font même partie du festival depuis plus de cinq ans. Cette gestion rigoureuse à même permis au WF ! de remporter le prix Pinnacle Or en 2018 et 2019 dans la catégorie « Best Volunteer Program », un prix décerné par l’International Festivals and Events Association. 

Image à la une : Pexels

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Performance

Un début d’année 2023 performant pour les entreprises touristiques

À chaque fin de trimestre, l’équipe de la Chaire mène, pour le compte du ministère du Tourisme, une enquête visant à mesurer et à suivre la performance de l’industrie touristique québécoise grâce à son panel La voix des pros. Les résultats clés de cette vague de l’étude sont présentés ici (de janvier à mars 2023). 

La reprise touristique continue de s’accélérer, et ses bénéfices ont été observés par les répondants lors de la saison touristique hivernale. Les visiteurs sont ainsi jugés plus nombreux qu’à l’hiver 2022 : plus des trois quarts des entreprises sondées (77 %) mentionnent un achalandage touristique plus élevé durant le premier trimestre de 2023. Les répondants remarquent d’ailleurs un retour progressif des visiteurs provenant des marchés éloignés : près d’une entreprise sur deux juge que les Français, les Américains et les Canadiens (hors Québec) sont plus nombreux qu’à l’hiver précédent. Cette tendance à la hausse se maintient depuis la dernière année ; elle a été observée à l’été comme à la fin de l’année 2022. 

La grande majorité des entreprises estime également que leur performance financière est plus appréciable qu’avant. Leur chiffre d’affaires est jugé à la hausse par 73 % d’entre elles, comparativement aux mois de janvier à mars 2022. Une proportion un peu plus faible (56 %) estime que les dépenses touristiques de leurs visiteurs ont augmenté, suggérant que l’inflation généralisée et la montée des prix ont pu contribuer elles aussi à l’augmentation du chiffre d’affaires des entreprises. Les données colligées lors de l’enquête n’informent toutefois pas sur l’état des marges bénéficiaires des entreprises.  

Sans doute de plus en plus confiantes envers la reprise touristique, plus de la moitié des entreprises (58 %) a toutefois indiqué avoir augmenté son budget d’investissement entre l’hiver 2022 et celui de 2023. 

À travers cette enquête, les panélistes ont également la chance de soumettre des questions à leurs pairs. Une question portant sur les pratiques durables et responsables déployées par l’industrie révèle que plus des deux tiers des répondants disent avoir intégré certains principes de développement durable au sein de leur organisation. Les actions de promotion et de marketing sont les plus populaires pour le moment, notamment la communication des bonnes pratiques adoptées (68 % des répondants). 

Les prévisions d’achalandage pour le 2e trimestre de 2023 sont positives : plus de la moitié des organisations sondées (60 %) entrevoient une hausse par rapport à 2022. 

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois de juillet. 

Image à la une : Création de l’auteure. 

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Technologies

ChatGPT : comment en faire son allié ?

Depuis le début de l’année 2023, ChatGPT ou Generative Pre-Trained Transformer change peu à peu les façons de faire. Comment tirer profit de son potentiel sans mettre l’humain de côté ? Des experts se penchent sur la question et relèvent des exemples d’applications pour l’industrie touristique. De leur côté, des agences de voyages en ligne, des destinations et des hébergements l’adoptent pour optimiser les tâches liées notamment au service à la clientèle, ainsi qu’au marketing.    

Une IA spécialisée dans le dialogue

ChatGPT est une intelligence artificielle (IA) spécialisée dans le dialogue et lancée en novembre 2022 par la société américaine OpenAI. Ce prototype appartient à la catégorie des LLM (Large Language Models), aussi appelée Generative AI. Pour débuter un échange, l’utilisateur écrit sa requête (aussi appelée prompt) dans la boîte de dialogue de l’outil. Il s’agit de la consigne précise donnée à l’IA afin d’orienter son travail génératif. Le système répond ensuite à la requête sous forme de texte en s’appuyant sur une grande quantité de données provenant d’Internet.  

Voici quelques techniques efficaces pour formuler des prompts qui permettent d’obtenir des réponses pertinentes, claires et précises.

  • Expliquer au maximum le contexte de votre demande au moment de démarrer la conversation ;
  • Diviser les requêtes en plusieurs sous-questions. ChatGPT les traite une à une, offrant ainsi un retour plus étoffé ;
  • Demander à ChatGPT de préciser sa réponse. En effet, il dispose d’une excellente mémoire et utilise les requêtes passées pour améliorer son résultat ;
  • Ordonner à ChatGPT de vous poser une question pour affiner son champ de recherche après avoir analysé la requête initiale ;
  • Imposer à ChatGPT de fournir un nombre précis d’options de réponses. Cela permet d’explorer la problématique soumise sous plusieurs angles ;
  • Demander plusieurs points de vue à ChatGPT au moment de fournir sa réponse, en se plaçant dans la peau de différentes personnes ou parties prenantes ;
  • Exiger que ChatGPT décortique ses explications étape par étape lorsque la requête s’avère complexe. Cela facilite la compréhension du lecteur, en plus de démontrer le raisonnement de ChatGPT.  

Un outil pour gagner en productivité

Les employés qui utilisent des outils comme ChatGPT seraient beaucoup plus productifs au quotidien.

Une récente étude du MIT dévoile que les employés qui utilisent des outils comme ChatGPT seraient beaucoup plus productifs au quotidien. Ce gain en productivité peut atteindre jusqu’à 50 % pour certaines tâches. Par exemple, ChatGPT peut les aider à structurer leur journée de travail en sous-tâches pour répondre aux attentes de l’organisation. Des employeurs s’en servent également pour rédiger des descriptions de postes attrayantes en indiquant seulement à l’outil les qualifications et compétences requises. Les gestionnaires profitent de l’esprit de synthèse de l’IA pour obtenir rapidement les faits saillants d’un rapport, nécessaires à la prise de décisions stratégiques.  

ChatGPT présente cependant quelques limites : sa base de données s’arrête aux contenus de 2021, l’utilisateur doit valider les sources, les textes générés sont souvent impersonnels et sa notion de droits d’auteur demeure ambiguë.   

Un assistant au service à la clientèle

ChatGPT se révèle utile pour soutenir le service à la clientèle en contexte de pénurie de main-d’œuvre. Des hébergements et des agences de voyages en ligne en font déjà l’expérience. Voici quelques applications possibles :  

  • Gérer les demandes d’informations récurrentes plus rapidement avant le séjour  
    • À ce titre, le logiciel Hospitable aide les propriétaires de résidences de tourisme à répondre aux messages de leur clientèle. Dès qu’il reçoit un courriel, le gestionnaire appuie sur un simple bouton présent dans sa boîte de messagerie. L’historique du client, ses informations de réservation et le contexte de la conversation sont automatiquement envoyés à ChatGPT qui génère une réponse. Le gestionnaire la valide et l’envoie.  
  • Accompagner la clientèle en cours de séjour en cas de questions ou d’imprévus  
    • La startup Turneo a développé un concierge virtuel qui utilise ChatGPT : Le Marco AI Chatbot. Cette solution destinée aux hôteliers suggère aux clients des activités touristiques à faire au cours de leur séjour à l’hôtel en plus de réserver pour eux.   
  • Répondre aux commentaires en ligne après le séjour  
    • ChatGPT peut être utilisé pour rédiger des réponses aux nombreux avis en ligne laissés sur les plateformes telles que TripAdvisor, Google ou Booking.com. Il peut également indiquer les points forts et ceux à améliorer de l’entreprise à partir du contenu des commentaires. Cette vidéo explique les étapes à suivre.  

L’agence de voyage en ligne Expédia a récemment développé une extension qui relie son agent de voyage virtuel et sa base de données à la version payante de ChatGPT. Cet ajout aux services d’Expédia simplifie la planification et la réservation de voyages. Les utilisateurs sélectionnent l’extension Expédia et reçoivent des recommandations d’itinéraires personnalisés. Ils sont ensuite redirigés sur le site Internet d’Expédia pour finaliser la réservation. Au cours du voyage, l’agent virtuel accompagne les clients en tout temps en cas de changements ou d’imprévus. Selon la direction, cette collaboration a permis de répondre virtuellement à plus de 30 millions de clients et d’économiser huit millions d’heures de travail.  

Un appui aux opérations marketing

ChatGPT facilite aussi le travail des équipes marketing, principalement pour générer des idées de contenu promotionnel. Certains l’utilisent même pour rédiger des textes destinés aux médias sociaux qu’ils bonifient par la suite. Le logiciel peut également dresser une liste de mots-clés pour optimiser le référencement SEO. Les entreprises gagnent ainsi un temps précieux qu’elles peuvent désormais consacrer au développement de leur stratégie marketing, à l’édition du contenu et à sa distribution.  

Lavinia Botez, co-fondatrice chez Bubbly, conseille aux entreprises de fournir de bonnes consignes  de départ à ChatGPT en incluant ces éléments : 

1. Le mandat et le type de contenu ;

2. La plateforme de diffusion ;

3. Le nombre de mots et de paragraphes ;

4. Un objectif de communication précis ;

5. Des informations clés sur la clientèle cible ; 

6. Le ton et le style d’écriture ; 

7. Les mots-clés à intégrer pour le SEO.  

Visit Denmark a récemment expérimenté ChatGPT pour écrire le script de sa campagne promotionnelle. L’intelligence artificielle a également servi à générer les images et les voix. L’OGD n’a apporté aucune modification à la publicité générée et se déclare relativement satisfaite du résultat.  

Et la suite ?

Ce n’est que le début de l’ère IA et les experts sont unanimes : la créativité humaine demeurera la clé pour se différencier des compétiteurs.  

L’arrivée de l’intelligence artificielle représente-t-elle une menace pour le marché du travail en tourisme ? A priori, elle servira à automatiser des tâches afin que l’humain puisse se concentrer sur des projets à valeur ajoutée et ainsi mieux contribuer au développement stratégique de l’entreprise. Cette nouvelle technologie a donc le potentiel de renforcer le rôle de l’humain au sein des organisations touristiques. Ce n’est que le début de l’ère IA et les experts sont unanimes : la créativité humaine demeurera la clé pour se différencier des compétiteurs.  

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Hébergement

Gîtes et auberges : sur quoi miser ?

Les gîtes et les auberges ont plusieurs atouts (lire aussi : Les gîtes : comment mettre en valeur vos atouts) qui les différencient des hébergements collaboratifs, leurs grands rivaux. Cependant, leur présence en ligne demeure un défi majeur à ne pas négliger.  

Une enquête menée par la Chaire de tourisme Transat en novembre dernier révèle que 66 % des voyageurs québécois, ayant effectué un séjour d’une nuitée au Québec à l’été 2022, ont séjourné dans un établissement hôtelier (hôtel, motel, auberge ou gîte). Parmi ces répondants, près de 50 % ont réservé leur nuitée directement sur le site Web de l’établissement, tandis que 39 % ont utilisé une plateforme de réservation en ligne, comme Booking.com.  

Les hôtes auraient donc tout intérêt à être agiles sur le Web, notamment pour attirer une clientèle élargie, mais aussi pour se faire remarquer. Cela dit, dans une ère où les consommateurs sont exigeants et où la personnalisation du service prend de l’ampleur, il est judicieux d’innover pour se démarquer, tout en s’appuyant sur ce qu’on fait de meilleur.  

L’authenticité… un gage de réussite 

Les clientèles sont de plus en plus à la recherche d’expériences ancrées dans le territoire : elles veulent connaître les spécialités du coin ainsi que la communauté locale et ses coups de cœur. Cet aspect concorde avec la montée en popularité du tourisme lent (lire au si : L’évolution du Slow Travel ) : les voyageurs souhaitent aller à la rencontre des résidants, comprendre leur mode de vie et même nouer des liens avec eux. 

L’implication de l’hôte concorde avec cette quête ; son rôle d’ambassadeur de la destination lui permet de conseiller des lieux moins connus ou des activités authentiques et d’ainsi participer au développement touristique de sa région.  

Le cas de la Route des Pingouins 

La Route des Pingouins est un regroupement de gîtes et d’hôtels restaurants à prix abordables, longeant la Côte nord Finistère et les îles de Molènes et d’Ouessant, en Bretagne. Les hébergements sont situés dans d’anciens lieux patrimoniaux ou municipaux, valorisant ainsi l’identité bretonne. » 

L’objectif du fondateur était de redynamiser la côte en aménageant des lieux au profit des habitants et des touristes, en créant des emplois et en bâtissant des partenariats avec les entreprises limitrophes.   

Plusieurs établissements ont une vocation pédagogique permettant aux visiteurs d’en apprendre plus sur les savoir-faire régionaux. Par exemple, les chambres du gîte Les Pingouins du Phare, une ancienne école de pêche entièrement restaurée, ont été décorées avec l’aide du musée de Plouguerneau. Elles font revivre la vocation initiale du lieu en mettant en scène les métiers de pêcheur et de goémonier (personne spécialisée dans la récolte des algues marines).  

Source: La Route des Pingouins 

Le plein air… encore et toujours

Être implanté en milieu rural ou à proximité d’espaces naturels est un atout pour attirer les clientèles de plein air.

L’enquête de la Chaire de tourisme Transat révèle que 59 % des voyageurs québécois ont participé à une activité de plein air à l’été 2022. Être implanté en milieu rural ou à proximité d’espaces naturels est donc un atout pour attirer ce type de clientèle. Voici quelques astuces pour séduire les amateurs de tourisme de nature : 

– Travailler de pair avec les prestataires d’activités de plein air ou les parcs avoisinants pour proposer une offre complémentaire ;  

– S’intégrer dans des circuits ou des routes (longue randonnée, vélo…) (lire aussi : La randonnée de longue distance gagne du terrain) 

– Offrir, ou s’affilier à un organisme qui offre le prêt ou la location d’équipements de plein air (vélo, ski de fond, raquette…) ; 

– S’afficher auprès des clientèles de plein air. Par exemple, adhérer à la certification Bienvenue cyclistes ! ou Bienvenue randonneurs (pour les établissements des Cantons-de-l’Est et des Îles-de-la-Madeleine). 

Le cas de Destination Parcs 

Destination Parcs est une nouvelle plateforme développée par la Fédération des parcs naturels régionaux de France, en partenariat avec l’opérateur Odysway et l’incubateur Slow Tourism Lab. Elle permet la visualisation et la réservation de voyages en immersion dans la nature et valorise le patrimoine immatériel du territoire. Les expériences proposées sont jumelées à un gîte ou une auberge. Une description de l’hôte, de l’hébergement et des services offerts est fournie aux voyageurs.   

Source: Destination Parcs 

L’achat local… un intérêt grandissant

L’enthousiasme pour les produits locaux ne dérougit pas. Depuis 2020, les marques québécoises ont enregistré une hausse de 17 % des ventes en supermarché, selon un rapport de NielsenIQ publié en mai 2022. Par ailleurs, l’étude de la Chaire indique que plus du quart (28 %) des voyageurs québécois ont effectué une visite agrotouristique (ferme, marché de producteurs, autocueillette…) à l’été 2022.  

Comment les petits hébergements peuvent-ils profiter de cet engouement et potentiellement se positionner comme une adresse gourmande ? Voici quelques astuces : 

– Établir des partenariats avec les producteurs du coin (proposition d’expériences mixtes ou de forfaits) ; 

– Valoriser des aliments frais, locaux et de saison au menu du restaurant de l’établissement ;  

– Vendre certains produits provenant des récoltes des agriculteurs de la région ou ses propres créations culinaires (confitures, pains…). 

Le développement durable… évidemment  

Les clients s’informent et s’interrogent de plus en plus face aux démarches durables mises en place dans les lieux qu’ils fréquentent. En ce sens, il est nécessaire de bien communiquer (lire aussi : Comment communiquer ses actions responsables ses clients ?) ses actions aux clientèles via un médium accessible, soit un site Web ou directement sur place à l’oral ou au moyen d’affiches. Lorsque bien établies, ces stratégies peuvent aider à se différencier de la compétition, à fidéliser des clientèles ainsi qu’à améliorer son image, sa réputation et sa compétitivité.  

Par ailleurs, diverses plateformes alternatives aux grands réseaux de distribution voient le jour et mettent en valeur les plus petits joueurs ayant des visées environnementales. C’est notamment le cas de MooVert qui indique aux voyageurs le niveau d’écoresponsabilité, d’authenticité, de contribution au développement local et patrimonial, de confort et de services des établissements affichés sur l’interface.    

Source: MooVert 

Les gîtes et les auberges sont en mesure de répondre à un besoin qui prend de l’ampleur ; celui de vivre des expériences authentiques et porteuses de sens après une période qui nous en a privés (lire aussi : Cahier Tendances 2023) 

Saurez-vous miser sur l’une ou l’autre de ses démarches au sein de vos opérations ?  

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Destinations Gestion

Berlin fait appel aux résidants

L’implication des résidants dans les stratégies touristiques d’une destination est une démarche connue et de plus en plus répandue. Un rapport publié en 2022 par Skift le confirme ; les communautés locales s’engageront davantage dans l’avenir de leur région. Elles cesseront de n’être que spectatrices du tourisme sur leur territoire pour participer à la mise en œuvre d’une destination qui leur correspond.  

Cela dit, l’engagement citoyen prend un tout autre sens lorsque les résidants ont une voix équivalente à celle des responsables touristiques. Cela leur permet de sortir du cadre plus familier d’ambassadeur (lire aussi : Shawinigan 100 % accueillant). En ce sens, Berlin est précurseur dans le domaine. En effet, les Berlinois peuvent désormais s’exprimer sur le développement touristique de leur ville grâce à l’initiative Citizens’ Advisory Council. Deux membres de la communauté sont sélectionnés dans chacun des 12 districts de Berlin pour former un conseil indépendant qui se réunira quelques fois par année. Leur mandat est de conseiller l’organisation de gestion de la destination (OGD) pour assurer un développement qui soit durable, qui les respecte et qui protège le caractère unique de l’endroit.  

Le conseil accompagnera également l’OGD dans l’orientation des futurs plans marketing. Les représentants peuvent aussi donner leur avis sur les segments de clientèles à cibler et ont leur mot à dire sur la façon dont les quartiers sont présentés dans les communications.  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Technologies Tendances

Quelles tendances animent les startups en 2023 ?

Chaque année, depuis 2017, les grands partenaires du MT Lab identifient des thématiques d’innovation prioritaires à partir desquelles ils s’appuient pour sélectionner les startups de l’incubateur. Ce processus permet de déceler les enjeux et les tendances prédominants selon ces acteurs. Voici quelques grands courants qui se démarquent, à la lumière des choix qui ont guidé le repêchage de la cohorte hiver 2023. 

Mobilité durable, un incontournable pour réduire les GES

Par sa nature, le tourisme engendre de nombreux déplacements, ce qui induit d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES). Le devoir de se tourner vers des transports actifs (marche, vélo), collectifs (autobus, train, métro) et d’augmenter la cadence de l’électrification des véhicules n’est plus à prouver. 

La mobilité partagée 

Selon l’analyse faite par McKinsey sur le secteur, la mobilité partagée pourrait augmenter rapidement au cours de la prochaine décennie.  

La mobilité partagée (ex. Covoiturage) devient également une option intéressante dans un contexte de réduction des GES. D’après le cabinet-conseil McKinsey & Company, les trois tendances sur lesquelles s’appuie la mobilité partagée sont : 

  • L’intérêt pour des propositions abordables (partage de la facture par plusieurs personnes) et pratiques (un service porte à porte) ;  
  • L’avènement des véhicules autonomes, qui consiste, pour le consommateur, à passer d’un mode conducteur à celui de passager. Dans un contexte de véhicule partagé, le cabinet-conseil mentionne l’arrivée de robots taxis et de robots-navettes; 
  • La volonté de se tourner vers la micromobilité pour faire face aux enjeux de congestion routière.  

Au MT Lab, une jeune pousse ajoute une solution dans le champ des possibilités des transports partagés. Il s’agit de Taxy Match qui, tel que son nom l’indique, permet le partage d’un taxi avec des personnes qui effectuent un trajet similaire.  

Source : Taxy Match 

Expériences sensorielles, pour mieux se connecter

L’envie et le besoin des voyageurs de se connecter à eux-mêmes, aux autres, à la nature, à un lieu et sa culture, ont fait l’objet d’une section entière du Cahier tendance 2023 de la Chaire de tourisme Transat. Au MT Lab, cela se traduit par la sélection de quatre startups qui gravitent autour de ce courant. 

Le bien-être, une tendance forte 

De nombreux rapports (Booking, Expedia, Hotels.com et Vrbo, American Express, etc.), annonçant les tendances de 2023, ont mentionné le grand intérêt des voyageurs pour des expériences qui favorisent divers types de connexions, dans une optique de bien-être. Selon le Global Wellness Institute, ce type de tourisme devrait croître en moyenne de 21 % par an jusqu’en 2025.​ 

La définition du bien-être évolue et la manière dont les consommateurs l’expérimentent prend aussi diverses formes et laisse place à une multitude de possibilités pour les entreprises qui désirent se positionner dans cet axe. Voici deux exemples de jeunes pousses qui s’illustrent dans le secteur. 

Paysages est un studio de création multimédia spécialisé en expériences immersives et contemplatives. Son offre consiste à rehausser l’atmosphère ambiante d’un lieu en créant des effets visuels et sonores qui génèrent un sentiment d’apaisement et d’harmonie auprès de son auditoire. La vidéo suivante présente un projet réalisé pour le Monastère des Augustines, soit une œuvre vidéo contemplative qui invite à ralentir et à s’imprégner de l’esprit du lieu.  

De son côté, Sérénité sonore allie la musique et le bien-être. L’entreprise propose des concerts dans des chaises suspendues dans une salle atypique à Montréal et aussi en forêt, sous les étoiles. La startup a également conçu un parcours numérique, déployé notamment au parc Marie-Victorin à Longueuil, composé de six haltes sonores comportant trois installations musicales distinctes : arbre-lyres, arbre-xylo et banc rythmé. À travers une application, les utilisateurs sont guidés par la voix et la harpe de l’artiste Annabelle Renzo.  

Source : Page Facebook de Sérénité sonore 

L’immersion, appuyée par la technologie

Depuis plus d’une décennie, la réalité augmentée (RA) est bien intégrée dans le milieu du divertissement et des attraits. Mais l’intérêt pour cette technologie s’est graduellement effrité. L’arrivée du métavers a secoué l’univers de la réalité mixte (réalité virtuelle (RV) et RA) et a eu pour conséquence de réactiver l’intérêt pour des expériences immersives numériques, et dans ce cas-ci, la RA. Son avantage : elle ne nécessite pas l’usage de casque de RV, ce qui la rend plus accessible.  

Avec sa solution 360 ELYSIUM, la startup MYTHOLOGI permet à ses utilisateurs de créer et de participer à des expériences de RA interactives. Sa technologie favorise la connexion au lieu et aux autres par la découverte et le jeu social. Il peut s’agir d’incorporer la ludification (gamification) dans le parcours d’une visite touristique, de créer des zones d’activation VIP en RA lors de festivals ou encore de mettre en place des ateliers collaboratifs à partir de tableau en RA lors de conférences ou congrès d’affaires.  

Source : MYTHOLOGI 

Le storytelling, pour s’imprégner du lieu 

Le storytelling demeure un outil puissant pour connecter les visiteurs avec la destination, son histoire, son territoire et ses habitants. 

À l’aide de la technologie (plateforme Web et application mobile) Mia fait connaître l’histoire des communautés en créant une expérience immersive pour les utilisateurs. Avec des codes QR, les voyageurs peuvent accéder à des contenus sur place et s’imprégner des lieux qu’ils traversent. 

Source : Mia 

Optimisation de la présence en ligne, toujours un défi !

Assurer une présence en ligne est depuis longtemps une nécessité pour les entreprises touristiques. Cependant, une grande proportion d’organisations québécoises n’arrive toujours pas à rattraper son retard numérique et à gérer sa présence sur différents canaux (site Web, médias sociaux, profil sur des sites externes, etc.).  

C’est ici que se positionne la solution de Dahub, une plateforme d’optimisation de la présence en ligne, qui permet de maintenir à jour toutes les données d’une entreprise sur le Web. Son service centralise les informations puis s’occupe d’actualiser automatiquement les données sur les canaux utilisés par l’organisation.  

Source : dahub.io 

Marketing, les beaux jours de la vidéo se poursuivent !

Selon une enquête effectuée par Statista en novembre 2022 auprès de spécialistes en marketing, une grande proportion de répondants diffusent des vidéos sur YouTube (90 %), Facebook (86 %) et TikTok (35 %). L’influence de ce dernier devrait continuer de générer de l’intérêt pour les vidéos de courte durée en 2023. 

Yiqqi est une solution collaborative qui facilite la création de vidéos. Le producteur (par exemple une entreprise) élabore d’abord son scénario, puis y insère la musique et les effets spéciaux désirés. Par la suite, il invite le public à participer en ajoutant sa propre vidéo dans la scène appropriée. Une fois le contenu validé par le producteur, Yiqqi s’assure de générer une ou des vidéos.

Source : Yiqqi 

Agence réceptive : renouveler la mise en marché des expériences locales

Proposer des offres plus nichées, personnalisées et hors des sentiers battus s’avère une des tendances observées dans le secteur des agences de voyages ces dernières années. En constante compétition avec les propositions disponibles sur le Web, elles misent sur les bonnes relations qu’elles ont su développer avec leurs clients et aussi sur les aspects « clé en main » et « sans souci » dont ils bénéficient. 

Voyages latitude est une agence réceptive qui se spécialise dans la création et l’offre d’expériences locales. Elle propose des produits clés en main, standards ou à la carte, tels que des tours guidés, des microaventures et des forfaits. Ses escapades mystères constituent un concept unique au Québec, qui favorise la découverte d’entreprises touristiques moins connues du public et la réalisation de micro-expériences locales. 

Source : voyageslatitude.com 

L’expérimentation s’inscrit dans l’ADN des startups. C’est avec beaucoup de créativité et d’agilité qu’elles innovent pour faire face aux enjeux et répondre aux tendances d’aujourd’hui et de demain ! 

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