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Vivifier les centres-villes à l’heure du télétravail

La pandémie a marqué un jalon important dans l’évolution des centres-villes, notamment en généralisant le télétravail. Qu’il soit total ou partiel, il exerce une forte influence sur le dynamisme urbain. Le haut taux d’inoccupation des commerces et des espaces de bureaux, dû aussi à la flambée des prix de l’immobilier et des loyers, mine également l’ambiance. Un centre-ville moins fréquenté peut jouer sur la perception de sécurité et dissuader les visiteurs d’aller y flâner, provoquant un effet domino. Les fermetures de bars et de restaurants bien implantés dans le paysage culturel et les difficultés financières de festivals reconnus pour leur animation de rue teinteront certainement l’atmosphère de certains milieux urbains. Ces enjeux touchent de nombreuses destinations à travers le monde, qu’il s’agisse de Montréal, de New York ou de Londres. 

Aller en ville pour se divertir

Malgré ces difficultés vécues dans plusieurs secteurs économiques, la désirabilité des centres-villes par les gens qui les habitent demeure bien présente. C’est ce que dévoile un sondage de la firme en architecture et planification urbaine Gensler réalisé en 2023 auprès de 26 000 résidants et travailleurs dans les centres-villes (quartiers d’affaires) de 53 villes à travers le monde (dont Toronto et Vancouver pour le Canada).  

Pour environ les ¾ des répondants, leur centre-ville est « super » ou formidable pour manger au restaurant, pour s’amuser, magasiner… et pour travailler. Ils sont aussi nombreux à le trouver formidable pour assister à des spectacles et des expositions et découvrir des nouveautés.  

Une autre preuve que l’attractivité urbaine semble toujours opérer : les 2/3 des travailleurs hybrides (partiellement en télétravail) trouvent des raisons d’aller en ville à d’autres moments que pour y travailler. Ce n’est donc pas surprenant de lire qu’ils désirent y trouver une offre intéressante de loisirs, de magasinage et de culture. Près de 9 travailleurs hybrides sur 10 affirment qu’ils visiteraient le quartier des affaires plus souvent si on y proposait davantage d’options de divertissement. 

Donner vie aux espaces publics

Pour maintenir et accentuer l’effervescence des centres-villes, l’une des avenues consiste à créer des lieux qui stimulent la fréquentation. Le monde attire le monde, et c’est d’autant plus vrai en milieu urbain.  

À l’occasion de l’édition 2024 du colloque de l’organisme Rues principales, Jérôme Barth, conseiller en urbanisme et fondateur de Belleville Placemaking, est venu présenter des cas d’animation d’espaces publics et des facteurs de réussite. L’approche qu’il préconise est la collaboration entre les milieux public et privé. Il considère que cette combinaison permet de poursuivre l’intérêt public, la vision à long terme des instances en place, tout en bénéficiant de l’agilité et de la rapidité du secteur privé pour aménager et programmer l’animation des lieux. 

Le placemaking ?

Les parcs et les places publiques sont au cœur de l’animation urbaine. Le type d’appropriation de ces lieux par la population dépendra de plusieurs facteurs. De superbes espaces peuvent être désertés par manque d’activités ou de connexions avec la trame commerciale (cafés/restaurant/bars) environnante. C’est là que le placemaking, soit l’art de créer des lieux vivants qui attirent les gens, prend toute son importance.  

Selon M. Barth, la programmation et les usages d’un lieu doivent être identifiés avant le design et l’aménagement. Pour y parvenir, la communauté doit être impliquée, les résidants comme les citoyens corporatifs, afin d’identifier les besoins, les désirs, mais aussi les possibilités de financement et le modèle d’affaires (ex. partenariats avec les restaurateurs environnants).  

Avoir une stratégie de programmation

L’accueil de grands événements et de festivals participe certainement à générer de l’affluence ponctuelle dans ces places publiques, mais selon Jérôme Barth, c’est l’animation quotidienne qui nécessite le plus de travail de la part des organismes gestionnaires des lieux. Il évoque l’idée de la pyramide où la base sera garante du succès de la place publique.  

Source: Jérome Barth pour Belleville Placemaking 

Connecter l’activité commerciale à l’espace public

« Il faut cesser, en Amérique du Nord, de créer des places publiques qui sont déconnectées de l’espace bâti. » Voilà une affirmation sur laquelle insiste M. Barth. Le parallèle avec les exemples européens l’illustre parfaitement. Sur le vieux continent, l’activité des cafés et des restaurants déborde bien souvent dans l’espace public, ce qui contribue à la vivacité du lieu, à une animation naturelle. Au Canada comme aux États-Unis, les squares, parcs et autres sites ouverts sont encadrés de rues, créant une barrière physique et empêchant la transmission de cette énergie vers la place.  

Pour connecter cette activité commerciale à l’espace public, il suggère deux approches. La première consiste simplement à fermer un axe de circulation secondaire pour relier la place publique au front bâti. La ville de New York l’a fait à de nombreux endroits grâce au NYC Plaza Program. Le processus de transformation passe d’abord par une période pilote où la voie de circulation est bloquée temporairement et pourvue de mobilier pour offrir un aperçu de l’expérience. Lorsque celle-ci est concluante, la Ville procède à un aménagement permanent.  

« Il faut cesser, en Amérique du Nord, de créer des places publiques qui sont déconnectées de l’espace bâti. » 

La seconde approche implique de réintroduire l’activité commerciale au sein de l’espace public. C’est cette alternative qui fut employée pour le Bryant Park, à New York.  

Source : Angelito Jusay Photography / Bryant Park  

Un exemple inspirant : Bryant Park

Le Bryant Park est situé en plein cœur de Manhattan et représente une illustration idéale de placemaking. Pour favoriser sa fréquentation continuelle, une programmation riche, variée, quotidienne et attractive est élaborée et révisée, selon les succès et les moins bons coups. Pour en faire un lieu de destination, une offre alimentaire diversifiée et de qualité s’est développée à différents endroits dans le parc. Des restaurants, des kiosques alimentaires, des cafés et des bars s’y côtoient. Le mobilier urbain y est très abondant. Quelque 3000 chaises mobiles sont à la disposition des visiteurs, leur offrant ainsi la liberté de s’installer au soleil ou à l’ombre, dans l’herbe ou sur une terrasse. Voici quelques composantes clés d’un espace public attrayant, selon M. Barth : 

  • Restauration, cafés, buvettes 
  • Événements musicaux 
  • Activités sportives de groupe (ex. Séances de yoga) 
  • Animation 4 saisons — aménagement estival/hivernal 
  • Espaces conviviaux, confortables, ombragés 
  • Toilettes 
  • Propreté 
  • Sentiment de sécurité 
  • Esthétisme 
  • Éclairage 
  • Communication (panneaux sur place, médias sociaux)  

Source: Jérôme Barth pour Belleville Placemaking 

Depuis 1980, c’est la société Bryant Park Corporation, un organisme privé à but non lucratif, qui gère le parc avec un budget annuel de 25 millions de dollars, entièrement autogénérés, soit 100 fois plus qu’à l’époque où il était géré par la Ville. Quelque huit millions de visiteurs le fréquentent chaque année pour assister à plus de 1000 événements.  

Le reflet de la destination

Ces espaces vibrants se font le reflet des activités d’une population, ainsi qu’une vitrine culturelle et artistique. Si les centres-villes sont moins associés au travail, ils prendront davantage le rôle de milieux de vie, de tiers-lieux, soit d’endroits entre le travail et la maison où il fait bon flâner et prendre part à cette effervescence qui caractérise depuis toujours les centres-villes. Les touristes à la recherche de lieux et d’activités authentiques fréquentés par la population locale se délectent de ces endroits. 

Image à la une : Bryant Park

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Performance

Un début d’année 2023 performant pour les entreprises touristiques

À chaque fin de trimestre, l’équipe de la Chaire mène, pour le compte du ministère du Tourisme, une enquête visant à mesurer et à suivre la performance de l’industrie touristique québécoise grâce à son panel La voix des pros. Les résultats clés de cette vague de l’étude sont présentés ici (de janvier à mars 2023). 

La reprise touristique continue de s’accélérer, et ses bénéfices ont été observés par les répondants lors de la saison touristique hivernale. Les visiteurs sont ainsi jugés plus nombreux qu’à l’hiver 2022 : plus des trois quarts des entreprises sondées (77 %) mentionnent un achalandage touristique plus élevé durant le premier trimestre de 2023. Les répondants remarquent d’ailleurs un retour progressif des visiteurs provenant des marchés éloignés : près d’une entreprise sur deux juge que les Français, les Américains et les Canadiens (hors Québec) sont plus nombreux qu’à l’hiver précédent. Cette tendance à la hausse se maintient depuis la dernière année ; elle a été observée à l’été comme à la fin de l’année 2022. 

La grande majorité des entreprises estime également que leur performance financière est plus appréciable qu’avant. Leur chiffre d’affaires est jugé à la hausse par 73 % d’entre elles, comparativement aux mois de janvier à mars 2022. Une proportion un peu plus faible (56 %) estime que les dépenses touristiques de leurs visiteurs ont augmenté, suggérant que l’inflation généralisée et la montée des prix ont pu contribuer elles aussi à l’augmentation du chiffre d’affaires des entreprises. Les données colligées lors de l’enquête n’informent toutefois pas sur l’état des marges bénéficiaires des entreprises.  

Sans doute de plus en plus confiantes envers la reprise touristique, plus de la moitié des entreprises (58 %) a toutefois indiqué avoir augmenté son budget d’investissement entre l’hiver 2022 et celui de 2023. 

À travers cette enquête, les panélistes ont également la chance de soumettre des questions à leurs pairs. Une question portant sur les pratiques durables et responsables déployées par l’industrie révèle que plus des deux tiers des répondants disent avoir intégré certains principes de développement durable au sein de leur organisation. Les actions de promotion et de marketing sont les plus populaires pour le moment, notamment la communication des bonnes pratiques adoptées (68 % des répondants). 

Les prévisions d’achalandage pour le 2e trimestre de 2023 sont positives : plus de la moitié des organisations sondées (60 %) entrevoient une hausse par rapport à 2022. 

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois de juillet. 

Image à la une : Création de l’auteure. 

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Marchés géographiques

Les intentions de voyage des Québécois à l’été 2023

Du 21 au 27 avril 2023, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 1 006 Québécois qui envisagent de séjourner au moins une nuitée hors de leur domicile à l’été 2023. L’objectif : connaître leurs intentions de voyage pour la saison estivale. Voici quelques faits saillants. 

Une forte envie de voyager

Les répondants québécois ont assurément envie de voyager. Bien que le Québec soit leur destination de prédilection, ils manifestent aussi de l’appétit pour des vacances estivales à l’extérieur de la province (lire aussi : Le Québec dans la mire des Canadiens et des voyageurs internationaux cet été).

Les expériences touristiques qu’ils prévoient vivre durant cette période sont nombreuses, voici leur Top10. 

Un intérêt pour le Québec qui s’essouffle un peu

Les Québécois représentent le principal marché ayant l’intention de visiter la province à l’été 2023. Cependant, ils manifestent moins d’enthousiasme pour le Québec qu’en 2022 (60 % contre 74 %). Voici les cinq principales raisons évoquées : 

  • Ils ont déjà assez visité le Québec : 35 % 
  • Ils recherchent une destination plus dépaysante : 31 % 
  • Ils considèrent les prix trop élevés au Québec : 21 % 
  • Ils jugent la température peu intéressante : 10 % 
  • Ils trouvent que l’offre touristique manque d’intérêt : 9 % 

Une clientèle sensible au prix

Nombreux sont les répondants québécois à mentionner que les coûts associés au voyage leurs semblent trop élevés au Québec. En comparant cette clientèle avec les autres marchés prioritaires de la province (les Ontariens, les Canadiens des provinces maritimes, les Américains du Nord-Est des États-Unis et les Français), elle s’avère l’une des plus sensible au prix. 

Séjour principal prévu au Québec à l’été 2023

Les répondants québécois envisagent de réaliser en moyenne 2,2 voyages dans la province. La durée de leur voyage principal au Québec sera en moyenne de quatre nuitées. Pour une bonne proportion de Québécois (41 %), celles-ci s’effectueront dans un hôtel ou un motel.  

En moyenne, les répondants québécois estiment le budget de leur voyage principal de quatre nuitées au Québec à 1 074 $. Près de la moitié (47 %) prévoit se déplacer en couple, le quart (24 %) en famille, 16 % en solo et 11 % avec des amis. 

Les destinations les plus prisées des Québécois 

Parmi toutes les régions considérées pour l’été 2023, Québec, Charlevoix, les Cantons-de-l’Est, le Bas-Saint-Laurent et les Laurentides se classent parmi les cinq premières. 

Les inondations causées par les hauts volumes de crues printanières pourraient compromettre les plans de certains Québécois, particulièrement ceux qui prévoyaient vivre leur séjour principal en mai (7 %) et en juin (12 %). Les périodes les plus propices aux vacances principales demeurent toutefois les mois de juillet (30 %) et d’août (33%). Lorsque sondés (entre le 21 et le 27 avril 2023), les répondants se trouvaient à différentes étapes de leur planification, ce qui laisse place à l’adaptation de leur plan. Le tableau suivant en dresse le portrait.  

Plusieurs Québécois, qui prévoient effectuer leur voyage principal dans la province (42 %), le font par raison d’habitude. Or, certains répondants (5 %) ont l’intention, pour la première fois de leur vie, de réaliser ce voyage principal dans la province. Espérons qu’ils en fassent ensuite une tradition !  

Image à la une : Pexels

Vous pouvez consulter les résultats détaillés de l’enquête sur le site du ministère du Tourisme.

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Marchés géographiques

Le Québec dans la mire des Canadiens et des voyageurs internationaux cet été 

Du 21 au 27 avril 2023, la Chaire de tourisme Transat a sondé, pour le compte du ministère du Tourisme, près de 4 000 personnes afin de connaître leurs intentions de voyages pour la saison estivale. Les répondants font partie des principaux marchés ciblés par les campagnes marketing de la destination québécoise, soit les Québécois, les Ontariens, les Canadiens des provinces maritimes, les Américains du Nord-Est des États-Unis et les Français. Voici un sommaire des résultats concernant les marchés hors Québec. Une autre analyse concerne plus spécifiquement les résultats du marché québécois (lire aussi : les intentions de voyage des Québécois à l’été 2023). 

Voyages en vue !

La destination québécoise figure à différents degrés dans les plans des marchés hors Québec interrogés par la Chaire. Près d’un Ontarien sondé sur cinq a l’intention de visiter le Québec cet été. Cette proportion s’élève à 8 % parmi les Canadiens originaires des provinces maritimes. Aussi, quelque 6 % des Américains du Nord-Est des États-Unis et 4 % des Français sondés comptent bien mettre les pieds dans la belle province durant la saison estivale 2023.  

Pourquoi au Québec ?

Les raisons qui motivent ce choix varient selon les marchés. Chez les Canadiens sondés, la visite de parents et d’amis est la plus répandue. Mais l’intérêt pour un attrait ou un événement précis constitue aussi une motivation pour une forte part d’entre eux. La sécurité de la destination figure, quant à elle, dans le top 3 des deux marchés internationaux sondés. Les attraits et les événements ainsi que les campagnes promotionnelles du Québec inspirent particulièrement les Américains. La majorité des Français sondés ayant l’intention de venir au Québec cet été sont motivés par le désir de visiter une nouvelle destination. Plusieurs sont aussi stimulés par les recommandations de parents et d’amis.   

Pas au Québec, pourquoi ?

Les Américains du Nord-Est (31 %) et les Français (24 %) mentionnent que c’est par une connaissance insuffisante de l’offre touristique qu’ils sont désintéressés de la destination.

Parce qu’ils ont déjà visité le Québec, voilà la principale raison qui pousse les Ontariens et les Canadiens des Maritimes à ne pas choisir la belle province pour leur voyage cet été (respectivement 35 %, 25 % de ceux qui privilégieront d’autres destinations). Les Américains du Nord-Est (31 %) et les Français (24 %) mentionnent plutôt que c’est par une connaissance insuffisante de l’offre touristique qu’ils sont désintéressés de la destination. L’industrie a certainement des moyens d’intervenir sur cette dernière mention. Mais le principal frein des Français demeure toutefois le coût d’un tel voyage, jugé comme étant trop élevé par près du tiers de ceux qui bouderont le Québec cet été. 

Des séjours urbains, mais aussi en nature

Globalement, le tourisme urbain interpelle les quatre marchés sondés, plus particulièrement les Français. Ils se distinguent d’ailleurs des autres marchés par leur intérêt quasiment tout autant marqué envers les séjours de nature (parcs nationaux, régionaux, etc.), signe que leur voyage au Québec combinera plusieurs types de séjours. 

Les Canadiens des Maritimes envisagent quant à eux largement la visite de parents et d’amis, et de façon plus modérée, des séjours axés sur la culture. Ces derniers sont aussi sur la liste de souhaits des Américains, constituant une des activités privilégiées par cette clientèle. La détente, par ailleurs, est au programme pour le tiers des Américains interrogés.  

Où dormiront-ils ? 

L’hôtel ou le motel constitue le choix le plus courant pour les marchés canadiens et américains sondés. Les Français interrogés affichent une préférence pour la location de type Airbnb. Dormir chez la famille et les amis fait aussi partie des principales options d’hébergement pour les Canadiens et les Américains. 

Où en sont-ils dans la planification du séjour ?

Au moment où ils ont été sondés (fin avril 2023), les Ontariens semblaient moins avancés dans leurs préparatifs quant à leur séjour au Québec que le reste des voyageurs interrogés. Environ la moitié d’entre eux avaient déjà réservé leur itinéraire, contre 22 % des Ontariens. La plupart des Américains et des Français en étaient à l’étape de planification et de réservation en matière d’hébergement, alors que plus du quart des Canadiens n’avaient encore entamé de démarches. Concernant la réservation de billets d’attractions, d’événements ou de spectacles, 40 % des Ontariens et le tiers des Canadiens des Maritimes n’avaient encore entrepris aucune démarche à cet égard. Les Américains semblaient être un peu plus avancés dans leur planification, et les Français, largement plus organisés (respectivement 20 % et 8 % n’ayant entrepris aucune démarche). 

Tout n’est donc pas encore joué. À vous de leur faire des offres qui les séduiront ! 

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Vous pouvez consulter les résultats détaillés de l’enquête sur le site du ministère du Tourisme.

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Gestion Performance

Faites entendre votre voix !

Vous êtes entrepreneur ou entrepreneuse, gestionnaire ou personne passionnée travaillant dans l’industrie touristique au Québec ? Nous souhaitons dialoguer avec vous ! 

Influencez les programmes d’aide et les politiques publiques en lien avec le tourisme ! Répondez à de courtes enquêtes, quelques fois par année.  

Pour chaque participation, vous recevrez du contenu exclusif relatif à ces études et vous courrez la chance de gagner de nombreux prix, dont notamment des accompagnements stratégiques personnalisés réalisés par les professionnelles et professionnels de la Chaire. 

En adhérant à La Voix des pros aujourd’hui, vous courez déjà la chance de remporter l’une des deux cartes cadeaux d’une valeur de 100 $ CA offertes par la Chaire (inscription requise avant le 24 avril 2023). 

Rejoignez-nous dès maintenant ! 

 

Pour toute question, communiquez avec nous : voixdespros@uqam.ca 

 

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Performance

Une fin d’année 2022 encourageante selon les entreprises touristiques

La vaste majorité des entreprises sondées estiment que le dernier trimestre de 2022 a été largement plus profitable que la fin d’année 2021. La hausse de l’achalandage touristique au 4e trimestre de 2022 par rapport à la même période en 2021 se reflète dans le chiffre d’affaires des entreprises. Cette tendance, déjà observée durant l’enquête à l’été 2022, se poursuit et témoigne de la relance de l’activité touristique. 

Pour la période des Fêtes précisément, le retour à la normale n’est pas encore complètement constaté. Près de la moitié des entrepreneurs sondés (45 %) constatent que l’affluence de visiteurs est demeurée en dessous des niveaux observés en 2019. Ils estiment néanmoins que les revenus générés sont au-delà de leurs attentes (à 48 %). 

Les enjeux de main-d’œuvre continuent à déstabiliser l’industrie. Au total, six entreprises sondées sur dix qui offrent des postes permanents ont déclaré en avoir au moins un de vacant. Près de quatre entreprises sur dix effectuant des embauches saisonnières avaient pour leur part au moins un poste hivernal vacant. Ces postes sont d’ailleurs en proportion plus difficiles à combler que les postes permanents. 

Enfin, les prévisions d’achalandage pour le 1er trimestre de 2023 sont largement positives ; plus de la moitié des organisations sondées envisagent une hausse par rapport à 2022.  

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois d’avril. 

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Quand le plaisir de voyager l’emporte sur les freins

Mais, au grand dam du célèbre séducteur, voyager exige plus d’efforts qu’avant ! C’est, du moins, l’avis de près des 2/3 des voyageurs québécois sondés par la Chaire de tourisme en novembre 2022. Les délais d’attente de plusieurs jours devant les bureaux de Passeport Canada à l’été 2022 ou encore la situation chaotique vécue à cette même période dans de nombreux aéroports à travers le monde en sont des exemples probants. 

Une reprise bien sentie

À l’automne 2022, Destination Canada estimait que le pays était en bonne posture pour que le tourisme d’agrément renoue, en 2024, avec les résultats de 2019. Ceux du marché intérieur devraient être atteints en 2023. Si la tendance se maintient, les dépenses des voyageurs américains au pays dépasseront celles de 2019 en 2024. Les revenus provenant des autres marchés étrangers pourraient tarder jusqu’en 2026 pour se rétablir complètement. Parmi les causes de ce retard anticipé, mentionnons, entre autres, la récession économique en Europe, les mesures particulières imposées aux Chinois pour entrer au Canada et les réticences de certains marchés asiatiques à reprendre les voyages à l’international.  

La firme en intelligence d’affaires Skift évalue aussi que la plupart des régions du monde sont en voie de retrouver les niveaux de performance de 2019, avec l’Amérique du Nord en tête et l’Asie-Pacifique en queue de peloton. Les secteurs d’activité qui s’en remettent le mieux sont ceux des locations de vacances et de l’hôtellerie. Le transport aérien peine toutefois à remonter la pente, notamment à cause de problèmes de logistique et de pénurie de main-d’œuvre. 

Sur le plan des voyages d’affaires, ce sont les petites et moyennes entreprises (PME) qui contribuent le plus à la reprise du secteur. La plus grande société en gestion de voyages d’affaires, Amex GBT, évalue que les réservations effectuées au 3e trimestre de 2022 par les PME représentaient 80 % de celles enregistrées en 2019, soit 19 points de pourcentage au-dessus de celles réalisées par les multinationales. 

Prix à la hausse

La majorité des voyageurs québécois sondés par la Chaire estiment que le contexte économique actuel représente un frein pour les voyages dans les années à venir.  

Bien que les restrictions de voyage soient pratiquement toutes levées et que la pandémie se résorbe à peu près partout sur la planète, d’autres facteurs pourraient restreindre l’envie de voyager. L’invasion russe en Ukraine crée des tensions géopolitiques et suscite des craintes quant à la stabilité de nombreux pays. Ce conflit a généré une forte augmentation des coûts de l’énergie et ainsi contribué à une inflation galopante.  

Au Canada, l’Indice des prix à la consommation a crû de 6,8 % durant l’année 2022. Il s’agit d’un sommet en 40 ans. À cela s’ajoutent les hausses successives des taux d’intérêt qui créent une forte pression sur les détenteurs de prêts hypothécaires. Cette augmentation du coût de la vie se reflète dans le budget discrétionnaire des ménages. Celui-ci s’érode, et des choix s’imposent quant aux façons de le dépenser. La majorité des voyageurs québécois sondés par la Chaire estiment d’ailleurs que le contexte économique actuel représente un frein pour les voyages dans les années à venir.  

Pénurie de main-d’œuvre

Les enjeux de main-d’œuvre apportent aussi leur lot d’inconvénients. De nombreux voyageurs québécois ont vécu des irritants liés à la pénurie de personnel durant leurs séjours dans la province à l’été 2022. Ces situations ont affecté la qualité de leurs expériences, du moins pour la forte majorité d’entre eux. Et cette problématique n’est pas sur le point de se résorber, compte tenu, entre autres, du départ massif à la retraite des baby-boomers au cours des prochaines années.  

Crise climatique

Huit milliards d’humains se partagent désormais la planète bleue et ses ressources. Ils sont nombreux à pouvoir témoigner de l’augmentation et de l’intensification des changements climatiques et des conséquences qui en résultent. 

Dans un tel contexte, les consommateurs, de plus en plus informés, ne peuvent faire fi de leur empreinte carbone et de leur impact sur le milieu d’accueil. En ce sens, seulement 26 % des voyageurs sondés par la Chaire mentionnent que les changements climatiques les poussent à changer leur façon de voyager. Voilà qui illustre la dichotomie du voyageur entre le bien de la planète et son propre bien-être. Cette donnée doit être incluse dans les réflexions sur la transition durable. 

Forte envie de voyager

Le désir de voyager surpasse les contraintes externes : quelque 89 % des voyageurs québécois envisagent d’effectuer au moins un séjour avec nuitée en 2023. Et cet appétit du voyage n’est pas exclusif aux Québécois. Une étude réalisée pour le compte du groupe Expedia auprès de 11 000 adultes provenant de 11 marchés géographiques, dont le Canada et les États-Unis, révèle que 46 % d’entre eux estiment que les voyages ont une plus grande importance qu’avant la pandémie. 

Source : Unsplash

La flexibilité que permet le télétravail ouvre également de belles possibilités de voyage jumelé à des déplacements professionnels. Il pourrait s’agir d’une avenue qui contribuera positivement aux retombées économiques du tourisme d’affaires.  

Au Québec, 19 % des voyageurs sondés par la Chaire ont effectué un déplacement professionnel d’au moins une nuitée au Québec entre novembre 2020 et 2022. De ce nombre, 34 % ont prolongé leur déplacement d’affaires dans la province pour des fins de loisirs ou d’agrément (bleisure). En 2023, la moitié de ces voyageurs d’affaires (52 %) projette de prolonger un voyage grâce au travail à distance. 

Se faire plaisir

Selon les données colligées par l’organisme Euromonitor International, les consommateurs en 2023 seront friands de nouvelles expériences et d’activités permettant des interactions sociales ; les voyages en font partie. Le concept de bien-être et l’idée de se faire plaisir, de prendre soin de soi et de profiter de la vie semble prendre de l’ampleur.   

Bien que 71 % des voyageurs québécois sondés par la Chaire aiment avant tout découvrir les attraits et activités incontournables, la plupart s’intéresse plus qu’avant aux voyages dans des endroits peu achalandés. La firme Skift souligne que de plus en plus de milléniaux chercheront des expériences de voyage que leurs proches ne connaissent pas. Et cette cohorte démographique, qui devient la plus importante aux États-Unis en termes de nombre et de pouvoir d’achat, exerce une forte influence sur les organisations. 

Source : Unsplash

2023 : un nouveau point de départ ?

Pour se positionner avantageusement, les entreprises touristiques doivent notamment déployer des actions qui montrent leur engagement à développer un tourisme plus durable et responsable sans trop de friction, à prendre soin de leurs employés comme de leur clientèle et à offrir un service impeccable en ligne comme sur place. Les collaborations seront de mise afin de répondre à ces différents impératifs. 

Les cinq grandes tendances formulées par l’équipe de la Chaire de tourisme illustrent les phénomènes observés et qui sont appelés à prendre de l’ampleur au cours des prochaines années. Issues, entre autres, de l’exercice de veille, elles sont aussi documentées par un sondage réalisé en novembre 2022 auprès d’un panel de voyageurs québécois. Ces données toutes fraîches permettent de cerner l’état d’esprit des voyageurs dans le contexte actuel. Et celui-ci se transforme rapidement. 

Dans ces circonstances, la reprise du rythme de croisière de 2019 est-elle l’idéal à atteindre ? Et si 2023 devenait un nouveau point de départ ?  

Image à la une : Unsplash

Les statistiques sur les voyageurs québécois présentées dans ce texte proviennent d’un sondage mené par la Chaire de tourisme Transat du 21 au 25 novembre 2022. 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Performance

L’été 2022 vu par les entreprises touristiques québécoises

L’achalandage touristique jugé à la hausse par rapport à l’été 2021 se reflète sur le chiffre d’affaires des entreprises.

La hausse des prix a eu un effet principalement favorable sur ce chiffre d’affaires, grugeant toutefois les bénéfices d’un peu moins de la moitié des répondants. 

 

 

Faits saillants de la performance des organisations touristiques pour le 3e trimestre de 2022 

 

Nous avons besoin de votre voix afin de poursuivre notre étude de la performance de l’industrie touristique du Québec! Rejoignez la Voix des pros, le nouveau panel virtuel créé à cet effet. Répondez à nos enquêtes, et courez la chance de remporter des prix de participation! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel en répondant dabord à ces quelques questions. 

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Les intentions de voyage des Québécois à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 1 110 voyageurs québécois afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Près de trois voyageurs québécois sur quatre (74 %) ont l’intention de visiter le Québec cet été. Les Québécois envisagent en moyenne 3,4 voyages dans l’année. Un nombre important de ces voyages, soit en moyenne 2,9 voyages dans l’année, aura pour destination une région du Québec. La ville de Québec (31 %), Charlevoix (25 %) et la Gaspésie (23 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Les Québécois cherchent principalement à vivre une expérience liée à la plage (49 %), au plein air sportif (46 %) et à la gastronomie (45 %). Il s’avère donc peu étonnant que cette clientèle planifie principalement des séjours en nature (30 %) et des séjours de détente (22 %). La visite de parents et amis occupe également une place non négligeable, puisque 27 % des répondants l’envisagent.

Au cours de leur séjour d’une durée moyenne de 5 nuitées, le tiers des Québécois passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux (34 %). L’hébergement collaboratif (Airbnb, chalets loués) figure également dans leurs plans (23 %).

La clientèle québécoise associe la destination du Québec à ses paysages variés (92 %), sa population locale accueillante (84 %) et à ses événements culturels intéressants (82 %), ce qui les motive à explorer la province. Quelque 39 % des répondants affirment avoir l’habitude de prendre des vacances au Québec. Les circonstances de la pandémie (25 %) représentent l’autre motivation la plus importante.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année (37 %) énoncent les raisons suivantes :

1.Ils ont déjà assez visité le Québec (30 %) ;

2.Ils recherchent une destination plus dépaysante (29 %) ;

3.Ils considèrent les prix trop élevés (27 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour une destination américaine ou internationale (26 %) et pour l’Ontario (21 %).

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

Image à la une : Pexels

Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des Ontariens à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 561 voyageurs ontariens afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de soulever plusieurs faits sur ce marché.

Plus du tiers des Ontariens a l’intention de visiter le Québec cet été. Ils envisagent en moyenne 3 voyages dans l’année. Une moyenne de 1,8 voyage aura pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (62 %) et de Québec (46 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Les Ontariens recherchent principalement à entreprendre un roadtrip (49 %), vivre une expérience liée à la baignade (47 %) et au plein air contemplatif (40 %). Cette clientèle planifie principalement des séjours urbains (36 %) et des séjours axés sur la culture (35 %).

Au cours de leur séjour au Québec, d’une durée moyenne de 5,6 nuitées, la moitié des Ontariens passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux. L’hébergement collaboratif est également dans leur plan (27 %), suivis des hébergements de petite taille (20 %).

La clientèle ontarienne perçoit le Québec comme une destination avec une culture francophone unique en Amérique du Nord (85 %), ce qui les motive à explorer la province. Quelque 27 % des répondants viennent y visiter de la famille et des amis. La sécurité de la destination (24 %) et une attraction ou un événement en particulier (20 %) représentent les deux autres motivations les plus évoquées.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année énoncent les raisons suivantes :

1.Ils ont déjà assez visité le Québec (23 %) ;

2.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (19 %) ;

3.Ils n’éprouvent aucune attirance pour la destination (16 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour une destination américaine (24 %) ou internationale et pour l’Ontario (62 %).

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

Image à la une : Pexels

Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat.