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L’intelligence artificielle dans l’industrie du tourisme : une révolution silencieuse (Partie 1)

Cet article a été rédigé en collaboration avec le MT Lab afin de documenter la tendance et de faire rayonner les avancées technologiques et les initiatives d’intelligence artificielle (IA) pertinentes pour les membres de l’industrie touristique du Québec. 

Utilisation de l’IA par les voyageurs

En novembre 2023, la Chaire de tourisme Transat a interrogé les voyageurs québécois à propos de leurs comportements de voyage. Ce sondage a permis de mesurer leur utilisation de l’IA. Voici ce que les données ont divulgué : 38 % des répondants ont eu recours à une plateforme d’intelligence artificielle en 2023, tous types d’utilisations confondus.  

Plus précisément, 6% des voyageurs québécois disent l’avoir utilisée dans le cadre de recherches pour planifier un séjour de voyage. 

Utilisation de l’IA par les entreprises

L’utilisation de l’IA par les entreprises touristiques québécoises demeure principalement non structurée.  

En janvier 2024, la Chaire de tourisme a également sondé des entreprises touristiques québécoises dans le cadre de son panel La Voix des pros afin de mettre en lumière leur usage de l’IA. Malgré le petit échantillonnage (76 entreprises ont répondu), il est possible d’observer quelques grandes tendances. Le principal constat est que l’utilisation actuelle de l’IA en entreprise demeure principalement non structurée. 

  • Un peu moins du tiers des répondants (31 %) déclare que leur entreprise pose des actions concrètes visant à favoriser l’utilisation de l’IA. 
  • Au total, un peu plus de quatre répondants sur dix (43 %) indiquent même que cette technologie n’est pas utilisée. 
  • Le principal frein mentionné est lié à un manque de connaissances de cet outil (73 % d’entre eux). La moitié (52 %) estime d’ailleurs manquer de temps pour s’y intéresser. 

Parmi les utilisateurs, l’aide à la rédaction est largement adoptée. 

  • Au total, un répondant sur deux (50 %) mentionne que l’IA est utilisée pour faciliter la rédaction (courriels, contenus pour les médias sociaux, etc.).  
  • Le tiers de l’échantillon (34 %) mentionne également lui confier des tâches de traduction.  
  • De façon moins courante, 14 % des répondants disent l’utiliser pour l’automatisation des échanges client, pour l’aide à l’analyse ou pour l’idéation. 

Le MT Lab et l’IA

Au sein du MT Lab, un incubateur et accélérateur de marché et de startups dédié au tourisme, à la culture et au divertissement, cette révolution est aussi prise très au sérieux. En effet, le MT Lab se positionne depuis longtemps à l’avant-garde de cette transformation, en soutenant activement des startups qui proposent des solutions innovantes basées sur l’intelligence artificielle. Il offre d’ailleurs un soutien logistique et stratégique au groupe de travail sur l’IA et le Tourisme initié par Pierre Bellerose, cofondateur du MT Lab. L’objectif de ce groupe de travail dédié à l’exploration de l’IA dans le tourisme est la sensibilisation, l’éducation et l’éveil des consciences sur les potentialités et les défis que l’IA représente pour l’industrie touristique et culturelle.  

Du concept à l’outil : une avancée graduelle

Dans un passé récent, l’IA était considérée comme l’innovation première et centrale d’une jeune pousse. Il était alors question d’une startup axée sur l’IA. Cependant, une tendance émerge, visant à la normaliser en tant qu’outil facilitant la solution plutôt que comme la solution elle-même. Aujourd’hui, on parle de startups qui utilisent l’IA. Cette évolution est similaire à celle de l’Internet, qui est passé d’une innovation révolutionnaire à un outil omniprésent dans notre quotidien. Ainsi, lIA est de moins en moins présentée comme une fin en soi, mais plutôt comme un moyen de faciliter des solutions innovantes dans le domaine du tourisme.

L’IA est de moins en moins présentée comme une fin en soi, mais plutôt comme un moyen de faciliter des solutions innovantes dans le domaine du tourisme.

Cela reflète une transition significative vers des systèmes d’IA applicativepermettant une meilleure analyse des activités de l’industrie touristique, plutôt qu’une technologie isolée. Cette évolution s’est produite rapidement parmi les incubés du MT Lab. Avant 2023, il y avait quelques pionniers, mais les premières startups spécialisées en IA sont arrivées dès 2023, et déjà celles de 2024 l’utilisent comme un outil au service de leurs solutions. Cela témoigne de l’accessibilité croissante de la technologie, qui émerge désormais des laboratoires pour répondre aux besoins des clients. 

La deuxième partie de cette analyse présente les jeunes pousses du MT Lab qui suivent cette tendance. Découvrez-les ici ! 

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L’intelligence artificielle dans l’industrie du tourisme : une révolution silencieuse (Partie 2)

Aperçu des initiatives des startups au MT Lab

Dans le cadre du programme Maillage du MT Lab, plusieurs startups ont émergé en proposant des solutions touristiques basées sur l’IA. Certaines des entreprises accompagnées n’ont pas intégré le Lab avec des solutions directement liées à l’IA, mais ont pu financer l’intégration totale ou partielle de l’intelligence artificielle dans leur offre grâce à des programmes spécifiques, notamment le programme Croissance. Voici un aperçu plus détaillé de quelques-unes de ces initiatives :  

AddAd Média (Cohorte9, Printemps2024): Cette entreprise propose une solution publicitaire novatrice basée sur lIA. En utilisant son expertise technologique, elle permet aux organisations de cibler efficacement leur public et de diffuser des messages publicitaires personnalisés dans des lieux stratégiques. Sa plateforme offre une flexibilité tarifaire basée sur lusage, ainsi quun réseau décrans publicitaires soigneusement sélectionnés pour maximiser limpact des campagnes. 

 

 

Élance (Cohorte9, Printemps2024): La startup Élance est spécialisée dans l’accompagnement pour créer des espaces de travail diversifiés, équitables et inclusifs (DEI), en exploitant le pouvoir de la technologie et des données. Pour personnaliser lexpérience de chaque utilisateur sur sa plateforme, Élance utilise le machine learning (ML) IA. Cette approche permet dadapter l’offre à chaque entreprise et à ses besoins spécifiques, offrant ainsi une personnalisation organisationnelle initiale. Par la suite, Élance développe une IA évolutive qui se personnalise pour chaque utilisateur, en tenant compte de leur identité, de leur expertise en DEI et de leurs responsabilités hiérarchiques. Cela permet de proposer des parcours individualisés pour chaque utilisateur. 

 

HiOTTO AI (Cohorte8, Automne2023): Cette startup utilise une technologie avancée de modélisation du langage pour créer des assistants virtuels personnalisés pour les organisateurs dévénements, de congrès et de réunion d’affaires (MICE). Ces assistants peuvent fournir des conseils personnalisés et proposer des promotions, entre autres choses. Le modèle tarifaire par abonnement offre une flexibilité aux clients, tandis que les options supplémentaires telles que lanalyse post-événementielle enrichissent lexpérience utilisateur. 

 

NURAU (Cohorte8, Automne2023): L’entreprise Nurau se concentre sur le coaching des gestionnaires, en utilisant des technologies de pointe telles que le Traitement du Langage Naturel pour fournir un soutien personnalisé et adaptatif. Son chatbot utilise des algorithmes danalyse des émotions et du comportement pour offrir un coaching individualisé, favorisant ainsi la croissance et la réussite professionnelle des gestionnaires. 

 

Bromont Campervan (Cohorte6, Automne2022): Bromont Campervan offre la location de vans aménagées, incluant depuis peu une flotte de véhicules électriques. Lan dernier, la startup s’est heurtée à un enjeu: plusieurs clients potentiels hésitaient à opter pour la location de vans électriques en raison des défis liés à la planification ditinéraires et à la recherche de bornes de recharge. Consciente de cette situation, léquipe a lancé un projet stratégique visant à développer un outil de planification de trajets sur le Web. Cette solution, exploitant lIA, passe par deux phases distinctes: dans un premier temps, un formulaire de sélection est utilisé pour créer des itinéraires tenant compte des attractions touristiques, de lautonomie des vans et de la localisation des bornes de recharge. Ensuite, une IA de langage naturel est intégrée pour retirer la section formulaire et permettre une sélection des attractions touristiques de manière intuitive et personnalisée pour le client, selon ses préférences et besoins. Cette initiative répond efficacement à la problématique rencontrée, tout en permettant un gain de temps pour les employés chargés dorganiser les parcours. En plus de faciliter la planification des voyages, cet outil contribue à encourager la conversion des clients vers lutilisation des vans électriques en renforçant leur confiance envers la disponibilité des bornes de recharge.  

 

TempIn (Cohorte6, Automne2022): Grâce au programme Momentum de la MAIN, TempIn développe actuellement un algorithme dIA visant à faciliter le jumelage entre employés et employeurs, tout en enrichissant le contenu de leur propre plateforme. Cet outil novateur de prédiction de rotation de personnel repose sur une analyse minutieuse de diverses données telles que la température, la saisonnalité et les événements passés, permettant ainsi de prévoir avec précision les besoins en main-dœuvre. De plus, lintégration dun chatbot dans lapplication vise à simplifier lexpérience utilisateur, offrant ainsi une solution complète et intuitive pour les acteurs du marché du travail. 

 

Dautres startups accompagnées par le MT Lab sengagent actuellement dans le développement de solutions basées sur lIA pour faciliter, améliorer ou élargir leurs offres. Que ce soit dans le cadre des programmes dincubation ou après leur participation, il est notable de constater que lintégration de lIA devient de plus en plus courante dans le secteur du tourisme. Cette évolution témoigne à la fois de limportance croissante de lIA et de sa consolidation en tant quoutil standard dans linnovation de lindustrie.  

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La quête du bonheur inspire à voyager

Quand le voyage fait du bien

Plusieurs liens entre le bonheur et le voyage sont documentés dans la littérature scientifique. Les bienfaits s’expriment en amont durant la période d’anticipation, sur place pendant le séjour ainsi qu’au retour en se remémorant ou en partageant des souvenirs. Selon différentes études, les dépenses associées à des expériences rendent également plus heureux que celles attribuées à des biens matériels. Ces constats affectent favorablement la demande pour les voyages et expliquent en partie l’intérêt soutenu des consommateurs pour le secteur du tourisme, même en période incertaine. 

D’après l’enquête menée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023, une majorité des voyageurs québécois pour qui le voyage joue un rôle important pour leur santé mentale affirment avoir envie de voyager malgré le contexte actuel (73 % d’entre eux, contre 38 % du reste des voyageurs sondés). La moitié déclare que le voyage demeure une dépense prioritaire dans leur budget, contre seulement 7 % de ceux qui n’associent pas le voyage à leur santé mentale. Une proportion similaire exprime son besoin de partir en réalisant plus d’un voyage par année (46 % contre 21 %).   

Parmi ces personnes, on retrouve un peu plus de femmes (58 % contre 47 % du reste de l’échantillon), de personnes âgées de 35 à 44 ans (20 % contre 14 %), ayant un diplôme universitaire (48 % contre 38 %), ou un revenu de ménage de 100 000 $ et plus (48 % contre 40 %).   

Le bien-être, un ingrédient qui contribue au bonheur

La quête du bien-être représente une tendance qui était déjà observée avant la pandémie. Or, force est de constater que, depuis cette période, de nouveaux comportements s’ancrent chez les consommateurs. De plus en plus préoccupés par leur santé et leur bien-être holistique (physique, mental, spirituel, émotionnel, social et environnemental), ils sont nombreux à adopter des modes de vie plus préventifs que réactifs.  

En voyage, cela se traduit par une volonté de maintenir ses bonnes habitudes, voire d’améliorer son état personnel. Selon la Global Wellness Institute (GWI), une organisation à but non lucratif reconnue mondialement pour ses recherches sur le sujet, le secteur comprend deux types de voyageurs : pour une majorité (88 %), les expériences de bien-être constituent une des composantes de leur voyage d’agrément, alors que pour 12 %, il s’agit de la principale motivation à partir et cela oriente tous les autres choix (destination, activités, etc.). Ce dernier segment aime notamment effectuer des retraites ou des séjours dans des établissements de spas.  

D’après le chercheur Edward F. Diener, sommité mondiale pour ses travaux portant sur le bien-être subjectif*, les activités qui sont intéressantes, engageantes et significatives contribuent à un sentiment accru de bonheur et de satisfaction dans la vie. Le voyage offre un contexte idéal à la réalisation de tout cela. 

Les actes de bonté qui propulsent le bonheur

Plusieurs grands constats sur le bonheur ressortent de différentes éditions du World Happiness Report**. Parmi eux se trouve la progression remarquable (hausse de plus de 25 % depuis 2019) de trois actes de bonté, soit : l’aide apportée à un inconnu, le bénévolat et les dons. Les auteurs observent que venir en aide apporte du bonheur tant à celui qui en bénéficie qu’à celui qui la procure.  

Dans un contexte touristique, il n’y a pas que les voyages à caractère humanitaire qui portent sur l’entraide. Par exemple, une tendance qui progresse dans le secteur des événements, réunions et congrès consiste à susciter un impact positif sur la destination et la communauté hôte. On retrouve ainsi des projets sociaux ou environnementaux dans la programmation ou en marge de l’événement qui contribuent favorablement au bien-être de la destination, voire aident à résoudre certains enjeux locaux. Il est aussi de plus en plus courant que des activités de team building prennent la forme d’actions bénévoles où tous les membres d’une équipe offrent du renfort en réalisant un projet commun. Dans ces deux cas, l’aide apportée est salutaire à celui qui la reçoit et aussi à ceux qui s’investissent dans l’activité, car faire du bien procure du bonheur collectivement et personnellement.  

Ce type de spirale vertueuse contribue à un tourisme plus régénératif. En intégrant des activités à impacts positifs à leur séjour, non seulement les voyageurs s’investissent dans leur propre bonheur, mais ils laissent aussi, dans une certaine mesure, la destination et sa communauté dans un meilleur état qu’ils les ont trouvées. 

Dans une optique d’intégrer une approche plus régénérative du tourisme, une main doit être tendue à cette niche de voyageurs qui souhaitent intégrer graduellement des activités vertueuses à leur déplacement, notamment par la forme d’implication bénévole ou de participation payante à des projets communautaires environnementaux ou sociaux. En plus d’avoir le sentiment de faire du bien, cela leur permet aussi de ressentir une connexion avec les résidants ou le territoire visité, de vivre une expérience significative et de laisser une trace positive de leur passage.   

Or, il convient d’accompagner les voyageurs afin qu’ils puissent accéder à des offres qui leur permettront de réellement vivre ce type d’expériences. Comment répondre aux divers besoins d’une communauté si ceux-ci ne sont pas communiqués ? La création de nouvelles propositions qui intègrent une vision régénératrice et l’adaptation de l’offre déjà existante deviennent synonymes de prospérité pour la destination. Cette approche du tourisme répond ainsi non seulement aux besoins de vitalité de la biodiversité, des communautés et des entreprises, mais également aux aspirations de bonheur de ses visiteurs.  

 

*Pour Ed Diener, le concept de bien-être subjectif consiste à ressentir un niveau élevé d’émotions agréables (joie, plaisir, gratitude, etc.) et un niveau faible d’affects désagréables (anxiété, colère, peur, etc.) ainsi qu’un sentiment élevé de satisfaction par rapport à sa propre vie.  

**Le World Happiness Report est produit à partir d’enquêtes effectuées dans plus de 150 pays sur la perception que les répondants ont de leur vie.  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Performance

Portrait des emplois dans les secteurs touristiques en 2023

Le ministère du Tourisme du Québec dévoile un tableau de bord des emplois associés aux secteurs du tourisme pour 2023. Celui-ci offre un aperçu exhaustif des indicateurs clés relatifs à l’emploi dans les secteurs affiliés (divertissements et loisirs, hébergement, restauration, transport et voyages) ainsi que dans les différentes régions québécoises. Parmi les variables présentées, on retrouve notamment les suivantes :  

  • La tendance mensuelle de l’emploi ; 
  • La récupération des emplois depuis 2019 ; 
  • Les rémunérations moyennes ; 
  • La distribution géographique des emplois.

L’état des emplois dans les secteurs associés au tourisme 

En 2023, le nombre d’emplois a connu une croissance de près de 15 % (équivalent à 406 938 emplois) par rapport à 2022. Cette augmentation a été principalement observable en début d’année, avec un pic au premier trimestre, avant de diminuer peu à peu.  

Source : Statistique Canada, tiré du site du Gouvernement du Québec

Le nombre d’emplois s’est presque aligné sur celui de 2019, atteignant 99 % de ce dernier.  

Cependant, cette résurgence n’a pas été uniforme à travers la province ; six régions administratives se sont distinguées en surpassant les niveaux d’emploi de l’époque prépandémique de 2019. En effet, la Montérégie et Laval ont pris les devants avec une récupération de 110 %, suivies par Chaudière-Appalaches à 106 %, l’Outaouais à 105 %, Montréal à 104 %, et l’Estrie à 103 %. Ces chiffres témoignent d’une certaine vitalité et d’une adaptabilité des secteurs touristiques. 

Source : Statistique Canada, tiré du site du Gouvernement du Québec

 

Quelques 40 % des emplois dans les secteurs touristiques sont des postes à temps partiel 

Ce pourcentage équivaut à plus du double de celui observé dans l’ensemble des industries québécoises (19 %). Le secteur de la restauration compte pour plus de la moitié (55 %) de ses emplois à temps partiel. Les régions du Centre-du-Québec et de Chaudière-Appalaches présentent des proportions particulièrement élevées avec respectivement 59 % et 57 %.  

Les salaires augmentent, mais des disparités significatives persistent entre les différents secteurs touristiques et les régions 

Le salaire moyen des emplois dans les secteurs liés au tourisme a grimpé de manière continue depuis 2016, culminant à 24 $ de l’heure en moyenne en 2023. Montréal se démarque avec le salaire horaire moyen le plus élevé à 27 $, tandis que Chaudière-Appalaches présente le salaire moyen le plus modeste à 19 $ de l’heure.  

Qu’en est-il des postes vacants ?  

Le pourcentage de postes vacants passe de 8% au deuxième trimestre, à 5,8% au troisième trimestre de 2023. Cette diminution rapproche les secteurs du tourisme de la moyenne de l’ensemble des industries au Québec, qui est de 4,3%. Malgré cette amélioration, le taux de postes vacants demeure plus élevé que la moyenne annuelle de 2019, qui était de 4,8%. Le secteur des arts, spectacles et loisirs a le taux le plus bas avec 2,5% alors que celui de la restauration enregistre le taux de vacance de le plus élevé (7,1%). En effet, c’est huit postes sur 10 qui proviennent de ce secteur, illustrant une forte demande dans cette branche.  

Source : Statistique Canada, tiré du site du Gouvernement du Québec 

 

Les salaires proposés 

Une tendance positive se dégage : les salaires moyens proposés ont augmenté depuis 2019, passant de 15 $ à 19 $ de l’heure en 2023. Ceci reflète une croissance salariale malgré le contexte économique.  

Cependant, les salaires restent inférieurs de 6 $ à ceux offerts en moyenne dans l’ensemble des industries du Québec. Le secteur de la restauration propose, quant à lui, la rémunération moyenne la plus basse, s’élevant à 17 $ de l’heure (en incluant les postes où les pourboires sont courants).  

Pour plus d’informations et une compréhension approfondie de ces données, veuillez consulter le tableau de bord du ministère du Tourisme du Québec.  

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Les séjours hybrides des télétravailleurs

Une demande pour des séjours hybrides qui se stabilise

Le télétravail continue d’avoir un impact sur le mode de vie de nombreuses personnes. Cela a non seulement une incidence sur les dynamiques organisationnelles, mais également sur les déplacements de ces individus.   

D’après l’enquête menée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023, l’intérêt à combiner le travail avec les vacances semble se maintenir depuis les deux dernières années. Les données ont permis d’analyser l’évolution de trois types de voyage hybride, dont les deux premiers se traduisent par le même mot-valise, soit les travacances (workation) alors que le troisième est associé au terme bleisure. 

En 2023, les séjours de télétravail étaient principalement motivés par le désir de déconnecter de son quotidien (32 %), de visiter des parents ou des amis (27 %) et par l’envie de pratiquer une activité ou d’assister à un événement en particulier (20 %).   

De façon générale, les voyageurs québécois en situation de télétravail accordent beaucoup de valeur au voyage. D’ailleurs, il joue un rôle important pour la santé mentale d’une majorité d’entre eux (69 %). De plus, pour deux télétravailleurs sur cinq, le voyage demeure une dépense prioritaire de leur budget (40 %).  

Positionner la destination auprès des télétravailleurs étrangers

Au cours des dernières années, le nombre de pays offrant des visas aux nomades numériques a considérablement augmenté, d’après une récente étude de l’Organisation mondiale du tourisme. L’objectif est de permettre à ces voyageurs de travailler à l’étranger en toute légalité. La concurrence pour attirer ces visiteurs est maintenant bien réelle et les palmarès pour identifier les meilleures destinations pour ce type de tourisme abondent sur le Web. 

Visit Portugal accompagne les télétravailleurs en leur fournissant toutes les instructions nécessaires à l’obtention d’un visa de séjour temporaire, d’un permis de séjour pour professionnel (télétravailleur ou nomade numérique) ou du visa Portugal Startup destiné aux entrepreneurs. L’organisation de gestion de la destination souhaite séduire par son climat, son coût de la vie relativement faible, ses magnifiques paysages, son offre d’activités, sa gastronomie et sa culture accueillante. L’abondance d’espaces de co-working et la rapidité de son réseau Internet s’ajoutent aux attributs de la destination.  

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Intentions de séjours des télétravailleurs

Près d’un voyageur québécois sur trois (31 %) sera en situation de télétravail en 2024, dont 22 % en partie et 9 % en totalité. Lorsqu’interrogés sur leurs intentions de voyage, quelques répondants mentionnent le désir d’effectuer un voyage de type hybride en 2024. Les séjours de télétravail perdent un peu d’intérêt comparativement aux années précédentes, alors que les séjours d’agrément ou professionnel prolongés grâce au télétravail se maintiennent.   

Même si la taille de ce segment de voyageurs québécois est petite, il y a certes un intérêt à documenter le phénomène. En effet, les occasions d’affaires sont bien réelles, sans oublier que cette tendance s’observe aussi auprès des autres marchés prioritaires de la province.   

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Les irritants numériques des voyageurs québécois

Selon le rapportsur l’expérience numérique dans l’industrie des voyages et de l’hôtellerie réalisé en 2023 par la société d’analyse Contentsquare, un voyageur sur trois est frustré lorsqu’il essaie de rechercher et de réserver des vols, des hôtels, des croisières et des vacances en ligne. L’étude se base sur l’analyse de 20,6 milliards de pages vues et 3,8 milliards de sessions sur 106 sites web liés à des secteurs tels que les agences et services de voyages, les hôtels et centres de villégiature, les transports, ainsi que les divertissements et les restaurants. 

La principale raison de cette déception repose sur les attentes élevées des consommateurs en matière de performances de sites web. Ce déséquilibre entre l’offre numérique et les attentes provoque un désengagement et entraîne une baisse des taux de conversion. L’étude de Contentsquare observe que certains éléments sont particulièrement irritants pour les voyageurs, tels que le chargement lent des pages et les éléments (boutons, image, icônes) qui ne s’ouvrent pas après au moins trois clics. 

Irritants des voyageurs québécois

D’après l’enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023, des voyageurs québécois ont vécu des irritants en ligne lors de la planification de séjours ou d’activités au Québec. Certaines fonctionnalités, considérées aujourd’hui par bien des voyageurs comme des attributs de base, sont apparues comme déficientes pour une part des voyageurs québécois. En effet, 15 % répondent qu’ils ont trouvé un établissement fermé alors qu’ils en avaient été informés autrement, quelque 12 % affirment ne pas avoir pu réserver en ligne vu l’absence de cette option ; et près d’un répondant sur dix n’a pas trouvé le site web de l’organisation touristique convoitée.  

 

Dans le contexte économique actuel, l’expérience numérique des clients peut faire une grande différence dans les résultats financiers d’une entreprise. Malgré les avancées technologiques rapides, les déceptions des usagers ne doivent pas être prises à la légère. 

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Le voyage, envisagé malgré l’inflation

Près du trois quarts des Québécois observent une dégradation de leur pouvoir d’achat causée par l’inflation. C’est l’un des constats du Baromètre annuel de l’Observatoire de la consommation responsable (OCR) de l’ESG UQAM. Cette hausse du coût de la vie entraîne beaucoup de gens (près de 54 %) à repenser, voire à réduire leur consommation. D’après la firme Nielsen IQ, cela se traduit notamment par la diminution du budget attribué à l’épicerie. 

La pression économique actuelle représente un défi qui préoccupe de nombreuses personnes. Une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023 auprès de voyageurs québécois consolide ce constat. Plus de la moitié des répondants (54 %) admettent que le contexte économique actuel constitue un frein pour leurs voyages dans la prochaine année. Or, cette proportion est la même que celle obtenue l’année dernière à la même période, indiquant une stabilité dans les réponses. 

Les voyageurs continuent de privilégier les voyages par rapport à d’autres catégories de dépenses discrétionnaires. 

Cela dit, malgré le contexte inflationniste, les Québécois sont pourtant nombreux à ne pas vouloir se priver de voyager. Toujours selon le sondage de la Chaire, 84 % des répondants qui mentionnent que la situation économique actuelle représente un frein au voyage jugent tout de même probable d’effectuer un séjour d’agrément en 2024. Dans un rapport publié à l’automne 2023, Destination Canada dresse le même bilan ; les voyageurs continuent de privilégier les voyages par rapport à d’autres catégories de dépenses discrétionnaires. 

La sensibilité au coût, une influence sur le bien-être ?

L’argent ne fait pas le bonheur… mais il semble y contribuer. Les répondants les plus sensibles aux coûts (représentant 20% de l’échantillon) mentionnent avoir vécu plus fréquemment que les autres des sensations négatives (22% d’entre eux contre 13% du reste de l’échantillon), des choses désagréables (21% contre 12%) ou de la colère (19% contre 10%) dans les quatre semaines ayant précédé le sondage de la Chaire. On observe donc un niveau de bien-être moindre chez les personnes davantage touchées par l’inflation. Mais qui sont-elles plus précisément ? (Voir l’infographie). 

En 2024, il sera d’autant plus important pour les destinations et les organisations touristiques de songer à répondre aux besoins des voyageurs les plus touchés par le contexte inflationniste. 

Malgré tout, 82% des répondants plus sensibles aux coûts envisagent tout de même un séjour d’agrément d’au moins une nuitée en 2024. Il sera d’autant plus important pour les destinations et les organisations touristiques de songer à répondre aux besoins de ces personnes qui n’auront d’autre choix que de couper dans certaines dépenses si elles souhaitent continuer à voyager. Comment procéder ? 

Deux astuces : la forfaitisation et la bienveillance

D’après l’enquête de la Chaire de tourisme Transat, plus d’un voyageur québécois sur trois (36%) mentionne qu’il passera plus de temps à magasiner pour dénicher de bonnes affaires. Les forfaits ou les offres groupées sont des astuces qui peuvent faciliter la planification des séjours des consommateurs touchés par la hausse des prix. Certaines destinations misent davantage sur l’inclusivité et la bienveillance pour s’ouvrir à une clientèle élargie. 

Le réseau de distribution Odalys Vacances fait profiter les clients de tarifs avantageux en proposant des forfaits à prix gelés, soit au tarif de l’hiver 2023. Leur offre « anti-inflation » est valide sur les séjours d’au minimum sept nuitées et disponible sur une sélection de résidences de tourisme durant tout l’hiver, même pendant les vacances scolaires (c’était aussi le cas durant le temps des Fêtes). L’objectif est de permettre aux familles de préserver leur pouvoir d’achat et de continuer à s’évader, malgré le contexte économique difficile. 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Les six profils de voyageurs québécois de 2024

Le Cahier Tendances 2024 présente six tendances générales qui se déploient sous six profils de voyageurs. Il ne s’agit pas de persona ; chaque voyageur peut correspondre à plus d’un profil selon son enthousiasme face à l’intelligence artificielle ou selon les impacts de l’inflation sur son budget, par exemple. Ces profils doivent donc être perçus comme des indicateurs qui, ensemble, permettent d’effectuer une analyse globale du voyageur en 2024.  

 

Le voyageur bienheureux 

Même si visiter du pays n’est pas toujours reposant, cela lui fait du bien. D’ailleurs, juste l’idée de partir lui procure de la joie, de l’envie, de l’espoir. On dit de lui qu’il a la piqûre. Il qualifie le voyage de besoin. Il en retire des bienfaits qui le motivent à voyager un peu, beaucoup, énormément, à la folie. 

Le voyageur financièrement résistant 

 

Il ne s’empêche pas de voyager, son revenu discrétionnaire lui permet de le faire. Ses séjours font partie de son mode de vie. Il affiche une certaine résilience économique, mais ne lance pas son argent par les fenêtres pour autant. Il cherche les bonnes affaires, quitte à couper ailleurs pour se payer du luxe de temps à autre.

 

Le voyageur caméléon  

Une seule valise ne suffit pas pour contenir ses chaussures, car le sentier qu’il emprunte est éclectique. Il passe parfois sous le radar de ceux qui souhaitent le catégoriser. Pas surprenant, même lui ne sait pas tout à fait à quoi son profil correspond dans les cases qu’on lui propose. Que ce soit pour le travail ou pour l’agrément, il change les codes et demande à l’industrie touristique qu’elle s’adapte à ses couleurs.

 

Le voyageur bousculé 

Sa résilience et sa flexibilité ont été mises à rude épreuve depuis 2020. Aujourd’hui, il change ses plans selon les événements économiques et climatiques. Le contexte actuel comporte son lot d’embûches et le pousse à faire des compromis, à modifier ses projets de voyage ou à rechercher des aubaines. Tous les moyens sont bons pour assouvir son envie d’évasion !  

 

Le voyageur moderne

Il utilise régulièrement des outils numériques et est fort habile à s’en servir. On dit parfois de lui qu’il est avant-gardiste, sa curiosité le pousse à essayer les technologies émergentes comme l’intelligence artificielle pour planifier son voyage. Ses attentes envers les entreprises sont élevées et il s’interroge sur la protection de ses informations personnelles.

Le voyageur (ir)responsable

 

Il est sensible aux questions qui touchent l’avenir de notre planète. À l’affût des bonnes actions à poser, les changements climatiques le poussent à revoir certains de ses comportements. Pourtant, ses gestes ne traduisent pas toujours ses aspirations. Est-ce dû à un manque de volonté ? À une planification complexe, un manque d’offres cohérentes, des prix élevés ? 

 

L’équipe de la Chaire de tourisme Transat vous invite à parcourir son Cahier Tendances 2024  afin de mieux comprendre les particularités et le contexte dans lequel voyageront ces six profils de clientèle. 

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Réunir les équipes de télétravailleurs, une tendance qui se poursuit

Le télétravail, plus qu’une situation passagère

Les données sur les voyageurs québécois sondés par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023 confirment que le télétravail demeure une pratique courante pour un peu plus d’un répondant sur trois (36 %). À titre comparatif, les plus récentes données de Statistique Canada sur le sujet indiquent qu’un Canadien sur cinq (20 %) se trouvait en situation de télétravail en novembre 2023. Cette proportion se situait à 7 % en janvier 2020, juste avant le début de la pandémie, et à 40 % en avril 2020, au plus fort du confinement.

Ce contexte de travail s’ancre désormais dans le mode de vie d’un segment de la population. La question à se poser n’est donc plus si le télétravail perdurera ou non, mais plutôt dans quelle mesure il s’exercera en totalité ou en partie et quelles en seront les répercussions sur le tourisme.  

Le télétravail engendre de nouveaux déplacements

Depuis la dernière année, les organisations continuent à consolider leurs politiques de travail, ce qui offre une certaine prévisibilité qui facilite la gestion de l’horaire des employés. Aujourd’hui, plus expérimentés à travailler hors du bureau, ces télétravailleurs modifient certains comportements, notamment en exerçant leur profession à l’extérieur de la maison, un phénomène qui se maintient, et semble même s’être accentué en 2023. 

Cette clientèle voyage davantage par affaires que les autres répondants de l’enquête.

Dans la dernière année, près du tiers s’est déplacé au Québec (31 % des télétravailleurs, contre 9 % de ceux qui ne l’étaient pas) et 15 % à l’extérieur de la province (contre 2 %). Les deux principaux motifs évoqués, qui distinguent cette clientèle des autres personnes sondées, sont : 

  • La participation à une réunion d’affaires avec des collègues (41 % contre 16 %) ; 
  • La participation à une activité d’équipe hors du bureau – teambuilding (26 % contre 6 %). 

Rassembler les troupes et consolider les liens entre chacun devient indispensable pour les équipes qui travaillent à distance et cela se répercute positivement sur le secteur du tourisme d’affaires. 

Développer des offres pour les télétravailleurs à la recherche d’équilibre

Plusieurs stations de France Montagnes élaborent des forfaits à l’attention des télétravailleurs. D’abord, une portion des offres des stations met l’accent sur la reconnexion entre les membres des équipes qui travaillent à distance. Ici, le teambuilding s’effectue à travers une multitude d’activités telles que des sports de montagne, des jeux rassembleurs, des soirées thématiques ou encore des olympiades ludiques. 

Ensuite, il y a les offres destinées aux professionnels qui désirent faire un séjour en solo ou accompagné de proches et d’amis. Ce type de propositions met l’accent sur la convivialité des lieux, les occasions de sortir de l’isolement en travaillant dans des espaces de co-working ou encore sur la stimulation de la créativité grâce à l’inspiration qu’offre la montagne. Certaines stations misent aussi sur des installations de travail de haute performance, notamment avec des bureaux ergonomiques, une connexion Internet à haute vitesse, l’accès à des imprimantes et salles de réunion. Enfin, la montagne est mise de l’avant pour l’adrénaline comme pour la détente, un positionnement en phase avec la tendance du bien-être.  

Que réserve 2024?

L’offre d’activités de teambuilding est abondante au Québec et pourrait bien prendre de l’ampleur au cours des prochaines années. Expériences culinaires, sportives ou de bien-être, activités communautaires, d’entraide ou de bénévolat, sorties en plein air, à la ferme ou au musée ; les propositions sont diverses et se modulent selon les besoins des organisations. 

D’après l’enquête de la Chaire de tourisme Transat, près d’un voyageur québécois sur trois (31 %) sera en situation de télétravail en 2024, dont 22 % en partie et 9 % en totalité. En 2024, que proposerez-vous à cette clientèle ?  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Segments de clientèles Tendances

Est-ce que les Québécois voyagent hors des périodes touristiques ? 

Les périodes de vacances habituelles, soit les mois d’été, la relâche scolaire et Noël, constituent les moments phares de l’industrie touristique. Au Québec, comme ailleurs, on observe aussi un intérêt pour les voyages hors de ces périodes. Selon l’enquête en ligne menée du 30 octobre au 6 novembre 2023 par la Chaire de tourisme Transat, 59 % des répondants ont voyagé en dehors des périodes de vacances habituelles en 2023. 

Parmi les répondants qui voyagent à l’occasion ou souvent en dehors des périodes de vacances habituelles, un certain profil de voyageurs se démarque. Voici quelques-unes de ses particularités.   

  • Ils voyagent plus fréquemment que les autres : 45 % disent voyager au moins chaque 6 mois (contre 26 % du reste de l’échantillon) ;  
  • Ils sont plus nombreux à être âgés de 55 ans et plus comparativement à ceux qui ne voyagent pas en dehors des périodes de vacances habituelles (43 % contre 30 %) ;   
  • Ils sont plus nombreux à être à la retraite comparativement aux autres (27 % contre 16 %).  
  • Ils sont en couple sans enfant à la maison (47 %) dans une plus forte proportion que les autres (33 %)  

Le choix de voyager hors des saisons hautes s’explique par divers facteurs et comporte plusieurs avantages, notamment d’éviter les foules et de profiter d’offres plus abordables sur le transport, l’hébergement et certaines activités Un peu plus du quart des répondants (27 %) qui voyagent à l’occasion ou souvent en dehors des périodes de pointe mentionnent que les changements climatiques les poussent à modifier leur façon de voyager. Leur flexibilité leur permettrait-elle de choisir des destinations et des périodes moins vulnérables aux effets des changements climatiques ? 

Fenêtre d’occasions pour le voyage hors saison

Certains segments de clientèle ne sont pas freinés par les responsabilités professionnelles ou même familiales ou peuvent plus facilement jongler avec celles-ci. Ils jouissent d’une liberté qui leur permet de s’évader hors des périodes plus achalandées. C’est le cas d’au moins trois voyageurs sur dix qui affirment qu’il serait tout à fait possible pour eux de voyager au Québec en dehors des périodes de vacances habituelles (voir infographie). 

Avec le beau temps qui prolonge la saison estivale, une tendance à la hausse des séjours automnaux est observée ces dernières années au Québec et aussi ailleurs dans le monde. Bien que ce phénomène soit de bon augure, le défi est de maintenir une offre d’activités et de services qui permettra à ces visiteurs de vivre des expériences positives et mémorables.  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

Image à la une : Pexels