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Performance

Portrait des emplois dans les secteurs touristiques en 2023

Le ministère du Tourisme du Québec dévoile un tableau de bord des emplois associés aux secteurs du tourisme pour 2023. Celui-ci offre un aperçu exhaustif des indicateurs clés relatifs à l’emploi dans les secteurs affiliés (divertissements et loisirs, hébergement, restauration, transport et voyages) ainsi que dans les différentes régions québécoises. Parmi les variables présentées, on retrouve notamment les suivantes :  

  • La tendance mensuelle de l’emploi ; 
  • La récupération des emplois depuis 2019 ; 
  • Les rémunérations moyennes ; 
  • La distribution géographique des emplois.

L’état des emplois dans les secteurs associés au tourisme 

En 2023, le nombre d’emplois a connu une croissance de près de 15 % (équivalent à 406 938 emplois) par rapport à 2022. Cette augmentation a été principalement observable en début d’année, avec un pic au premier trimestre, avant de diminuer peu à peu.  

Source : Statistique Canada, tiré du site du Gouvernement du Québec

Le nombre d’emplois s’est presque aligné sur celui de 2019, atteignant 99 % de ce dernier.  

Cependant, cette résurgence n’a pas été uniforme à travers la province ; six régions administratives se sont distinguées en surpassant les niveaux d’emploi de l’époque prépandémique de 2019. En effet, la Montérégie et Laval ont pris les devants avec une récupération de 110 %, suivies par Chaudière-Appalaches à 106 %, l’Outaouais à 105 %, Montréal à 104 %, et l’Estrie à 103 %. Ces chiffres témoignent d’une certaine vitalité et d’une adaptabilité des secteurs touristiques. 

Source : Statistique Canada, tiré du site du Gouvernement du Québec

 

Quelques 40 % des emplois dans les secteurs touristiques sont des postes à temps partiel 

Ce pourcentage équivaut à plus du double de celui observé dans l’ensemble des industries québécoises (19 %). Le secteur de la restauration compte pour plus de la moitié (55 %) de ses emplois à temps partiel. Les régions du Centre-du-Québec et de Chaudière-Appalaches présentent des proportions particulièrement élevées avec respectivement 59 % et 57 %.  

Les salaires augmentent, mais des disparités significatives persistent entre les différents secteurs touristiques et les régions 

Le salaire moyen des emplois dans les secteurs liés au tourisme a grimpé de manière continue depuis 2016, culminant à 24 $ de l’heure en moyenne en 2023. Montréal se démarque avec le salaire horaire moyen le plus élevé à 27 $, tandis que Chaudière-Appalaches présente le salaire moyen le plus modeste à 19 $ de l’heure.  

Qu’en est-il des postes vacants ?  

Le pourcentage de postes vacants passe de 8% au deuxième trimestre, à 5,8% au troisième trimestre de 2023. Cette diminution rapproche les secteurs du tourisme de la moyenne de l’ensemble des industries au Québec, qui est de 4,3%. Malgré cette amélioration, le taux de postes vacants demeure plus élevé que la moyenne annuelle de 2019, qui était de 4,8%. Le secteur des arts, spectacles et loisirs a le taux le plus bas avec 2,5% alors que celui de la restauration enregistre le taux de vacance de le plus élevé (7,1%). En effet, c’est huit postes sur 10 qui proviennent de ce secteur, illustrant une forte demande dans cette branche.  

Source : Statistique Canada, tiré du site du Gouvernement du Québec 

 

Les salaires proposés 

Une tendance positive se dégage : les salaires moyens proposés ont augmenté depuis 2019, passant de 15 $ à 19 $ de l’heure en 2023. Ceci reflète une croissance salariale malgré le contexte économique.  

Cependant, les salaires restent inférieurs de 6 $ à ceux offerts en moyenne dans l’ensemble des industries du Québec. Le secteur de la restauration propose, quant à lui, la rémunération moyenne la plus basse, s’élevant à 17 $ de l’heure (en incluant les postes où les pourboires sont courants).  

Pour plus d’informations et une compréhension approfondie de ces données, veuillez consulter le tableau de bord du ministère du Tourisme du Québec.  

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Performance Segments de clientèles

Intentions de voyage des Québécois à l’été 2021

Interrogés début avril lors d’une enquête en ligne menée par la Chaire de tourisme Transat pour le compte du ministère du Tourisme, 66 % des Québécois ont fait part de leur désir de voyager à l’été 2021 (de mai à octobre), peu importe la destination ou la forme du voyage (excursion d’une journée ou séjour avec nuitée(s)). La moitié (49 %) des Québécois prévoit de passer au moins une nuit hors de son domicile durant la saison estivale. Ces séjours seront en majorité effectués en sol québécois. Voici quelques-uns des plus grands constats de l’enquête en ligne réalisée auprès de 1269 voyageurs, laissant présager ce que l’on peut attendre de l’été touristique 2021.

3 VOYAGES HORS DOMICILE SONT PRÉVUS CET ÉTÉ

En moyenne, les voyageurs sondés estiment faire 3,0 voyages à l’été 2021, soit 2,3 escapades de 7 jours ou moins, et 0,6 vacances de plus de 7 jours (au Québec ou ailleurs). Cette proportion est légèrement inférieure à la moyenne des voyages déclarés à l’été 2019 (prépandémie), mais est somme toute comparable : 3,2 voyages, parmi lesquels 2,4 escapades et 0,8 séjour.

LE QUÉBEC, LA DESTINATION ESTIVALE DE PRÉDILECTION

On estime donc que plus de 2,8 millions de Québécois âgés de 18 ans et plus sillonneront les routes de la belle province cet été, dans le cadre d’un séjour touristique hors domicile.

On estime donc que plus de 2,8 millions de Québécois âgés de 18 ans et plus sillonneront les routes de la belle province cet été, dans le cadre d’un séjour touristique hors domicile. Ce bassin prévoit de se diriger principalement vers les régions de Charlevoix, de Québec, des Laurentides, des Cantons-de-l’Est et de la Gaspésie.​ Le tableau ci-dessous présente la proportion des voyageurs québécois qui planifient une visite dans ces régions pour un séjour d’au moins une nuit, ainsi que le volume estimé de visiteurs que cela représente.  

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UN ÉTÉ SOUS LE SIGNE DE LA NATURE

Les enquêtes visant à documenter les habitudes de voyage des Québécois sont consensuelles : la nature est au cœur de leurs intérêts ! Les vacances 2021 seront, elles aussi, sous le signe du plein air. Ainsi, les principales expériences touristiques recherchées à l’été seront les activités en nature (sportives ou contemplatives), la plage et la baignade, les roadtrips et les séjours en résidence secondaire (la sienne ou celle de parents/d’amis).

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LES CARACTÉRISTIQUES DU VOYAGE PRINCIPAL FAIT AU QUÉBEC

7 voyageurs québécois sur 10 ont mentionné que leur principal voyage estival (soit le plus long en termes de nuitées) se déroulera au Québec. Un total de 16 % des sondés se dirigeront plutôt vers le reste du Canada. Seuls 7 % voyageront hors du Canada.

7 voyageurs québécois sur 10 ont mentionné que leur principal voyage estival se déroulera au Québec.

Celles et ceux qui feront leur voyage principal au Québec prévoient d’effectuer un séjour d’une durée moyenne de 6,2 nuits. Les types de vacances les plus convoités sont les séjours en nature (36 %), de détente (30 %) ou d’aventure (27 %).Un voyageur sur quatre (24 %) rendra visite à de la famille ou à des amis dans le cadre de ce voyage. Les modes d’hébergement privilégiés sont la location de chalet ou de maison meublée (30 %), le camping et le prêt-à-camper (24 %), les grands établissements commerciaux (21 %) ainsi que la famille et les amis (20 %). Les dépenses moyennes estimées pour ce voyage sont de 1 181 $ par groupe, composé en moyenne de 2 adultes et de 0,4 enfant.

Pour plus de détails, consultez le recueil complet des intentions de voyage des Québécois  pour l’été 2021, préparé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. Vous y trouverez, entre autres, les spécificités des voyages principaux par région touristique.

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Tendances

Les grandes observations 2020 : l’économie

La crise de la COVID-19 plonge l’économie mondiale dans la pire récession depuis la Seconde Guerre, selon les informations transmises par la Banque mondiale. Les projections sont très difficiles à produire compte tenu de l’évolution rapide de la situation. En date du 7 décembre 2020, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) évalue le recul du PIB à 4,2 % pour 2020, mais prévoit une progression équivalente en 2021.

Au Canada, la baisse du PIB se chiffre plutôt à 5,4 % et la croissance prévue pour 2021 atteint seulement 3,5 %. Les pays les plus durement touchés par la pandémie sont ceux qui dépendent du commerce mondial, du tourisme, des exportations de produits de base et de financements extérieurs.

Le tourisme : l’un des secteurs les plus touchés par la crise

Le tourisme représente la troisième catégorie d’exportation au monde. En 2019, cette industrie comptait pour 7 % du commerce international. Il s’agit de l’un des secteurs les plus touchés par la pandémie. Le nombre d’arrivées touristiques internationales a chuté de 70 % de janvier à août 2020 par rapport à 2019. Ce déclin se traduit par 700 millions d’arrivées en moins, et une perte de 730 milliards de dollars américains en revenus d’exportation.

Quarante milliards de dollars en moins pour le Canada

L’économie canadienne n’est pas épargnée par la crise. Les pertes sur le plan des recettes touristiques (incluant celles du tourisme domestique) pour 2020 pourraient correspondre à une baisse de 61 % par rapport à 2019, soit près de 40 milliards de dollars canadiens en moins dans les coffres des entreprises du pays. Les deux secteurs économiques les plus touchés par la fermeture d’organisations sont issus de l’industrie touristique : les services d’hébergement et de restauration, ainsi que le milieu des arts, du divertissement et des loisirs.

Près de 40 milliards de dollars canadiens en moins dans les coffres des entreprises du pays

Durant le 2e trimestre de 2020, les transporteurs aériens canadiens ont déclaré des baisses de revenus de 95 %. Pour cette même période, le secteur de l’hébergement enregistrait des pertes de 74 %. Pour les événements d’affaires au pays, le constat est aussi troublant : un manque à gagner de 1,3 milliard de dollars en dépenses directes provoqués par l’annulation de 3 668 événements et l’absence de 1,5 million de délégués. 

Les entreprises du Québec sont inquiètes

Selon Statistique Canada, le Québec comptait 27 % moins d’entreprises en activité dans le secteur de l’hébergement et de la restauration et dans celui des arts, du divertissement et des loisirs pour la période de janvier à juin 2020.

Au printemps dernier, à l’occasion du sondage sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise*, 47 % des organisations sondées avaient vu leur situation financière se détériorer. Lors du coup de sonde suivant, réalisé à la fin du mois d’août, 45 % des entreprises interrogées jugeaient que leur sort s’était amélioré durant l’été. Néanmoins, les grands centres urbains ont été plus durement affectés par la crise. Plus de la moitié des répondants (57 %) situés dans les villes estimaient que malgré le déconfinement et les vacances d’été, leur situation financière s’était détériorée. Les pertes financières accumulées depuis le début de la crise soulèvent l’inquiétude de 60 % de l’ensemble des répondants.

Selon les données de Statistique Canada, la période estivale a pourtant permis un rebond de l’économie québécoise. Le taux de chômage, qui s’élevait à 9,1 % pour l’ensemble du Québec au mois d’août, est toutefois demeuré plus élevé dans l’industrie touristique, à 16,4 %. Par ailleurs, le Conference Board du Canada précise qu’avec la recrudescence de la COVID-19, les progrès économiques enregistrés à l’été au Québec se sont atténués en octobre, marqués par des pertes d’emplois dans les secteurs de l’hébergement et de la restauration.

Retour à la « normale »

Le lancement du processus de vaccination massive donne de l’espoir aux organisations touristiques.

Il laisse entrevoir la levée graduelle des restrictions de voyage, des mesures de distanciation et des protocoles sanitaires exceptionnels. Mais dans combien de temps ?

Destination Canada émet des scénarios de reprise. Selon l’organisme, une réouverture des frontières à l’ensemble des marchés en avril 2021 entraînerait un retour à la « normale » en 2025 alors qu’une réouverture en octobre 2021 repousserait à 2026 le rétablissement au niveau de 2019. Outre l’état des frontières et des restrictions de voyage, c’est surtout de la confiance des voyageurs dont dépendra la reprise.

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

*L’enquête portant sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise est une étude menée en trois volets d’avril à septembre 2020 par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations touristiques régionales et sectorielles.

 

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Enjeux Faits et chiffres

Performance touristique : un été à saveur rurale

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations régionales et sectorielles, a suivi de près les répercussions de la COVID-19 sur l’industrie touristique grâce à une série de trois enquêtes.

Les résultats présentés ci-après proviennent de la collecte en ligne réalisée du 14 au 24 août dernier auprès de 1 210 organisations touristiques québécoises.

 

Ils mettent en perspective la situation des répondants, tous secteurs confondus, dont les activités sont principalement basées :

  • en grand centre urbain (Montréal, Québec) ;
  • en milieu urbain, mais en région (Sherbrooke, Trois-Rivières, Chicoutimi, etc.) ;
  • en milieu rural.

Tous les milieux étaient prêts  

De la ville à la campagne, la majorité des organisations étaient prêtes pour la saison estivale. Les régions montraient toutefois une part plus importante d’entreprises en exploitation que les grandes villes.

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Une rétention d’employés variable par rapport à 2019

Globalement, les entreprises en activité cet été et ayant un bassin de ressources humaines ont assuré la rétention de 74 % de leurs employés, en moyenne. La répartition géographique dévoile toutefois certaines différences. Les répondants des grands centres urbains comptaient en moyenne 56 % de leur main-d’œuvre active par rapport à 2019 tandis que ces proportions sont plus élevées pour les villes en région (74 %) et le milieu rural (80 %).

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L’appel du grand air  

Le besoin de connexion à la nature était fort pour plusieurs Québécois en sortie de confinement et le milieu rural l’a bien ressenti. La majorité de ces entreprises (57 %) mentionnent que le nombre de visiteurs accueillis a dépassé les attentes anticipées et près d’un quart (23 %) indiquent avoir battu leurs statistiques de fréquentation de l’été 2019. Le tiers (33 %) envisagent même de faire des bénéfices, comparativement à 20 % des répondants situés dans une ville en région et seulement 7 % dans les grands centres.

En général, les entreprises estiment atteindre 63 % de leur chiffre d’affaires de 2019, en moyenne, pour l’été 2020. Par catégorie, les répondants situés en milieu rural ont empoché l’équivalent de 72 % de leurs revenus de la dernière saison estivale, comparativement à 59 % pour ceux des villes et 33 % pour les grands centres. Ces derniers subissent des pertes considérables ; 71 % mentionnent avoir réalisé moins de la moitié de leur chiffre d’affaires, dont 48 % qui ne dépassent pas le quart des ventes réalisées l’été dernier.

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La détresse financière dans les grands centres urbains

Environ 69 % des répondants des régions s’attendent à couvrir leurs frais ou faire des bénéfices à l’été 2020. À l’inverse, 65 % des organisations situées dans les grands centres urbains comptent opérer à perte cet été, parmi lesquels 27 % estiment le déficit à un million de dollars et plus.

Fait inquiétant, 83 % des répondants établis à Montréal ou à Québec, et qui bénéficient d’au moins un programme d’aide gouvernementale, craignent de faire face à une fermeture en l’absence d’aides supplémentaires. Cette proportion s’élève à 40 % en région.

Les préoccupations sont palpables dans tous les milieux. Les gestionnaires des grands centres sont toutefois plus nombreux à se soucier de leur situation financière (liquidités, endettement, pertes) que leurs pairs. Près de trois répondants des grandes villes sur cinq (57 %) mentionnent que la santé financière de leur organisation s’est détériorée depuis juin, comparativement à 29 % des répondants opérant en région.

Un avenir teinté par l’évolution de la situation ?

Les perspectives sont plutôt sombres du côté des grands centres urbains. Près de sept organisations sur dix (68 %) ne prévoient pas une reprise normale de leurs activités avant l’été 2022, comparativement à la même proportion en milieu rural qui anticipent un retour à la normale de leurs opérations d’ici un an.

Plusieurs difficultés guettent encore l’industrie. Toutefois, une partie de l’économie touristique a su tirer son épingle du jeu cet été. La (re)découverte du territoire par les Québécois aura permis de créer un réseau d’ambassadeurs, notamment pour les secteurs du plein air et de l’agrotourisme.

Pour en savoir plus, consultez les faits saillants du 3e volet de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. 

 

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Enjeux

Comment les entreprises abordent-elles l’été 2020 ?

Deuxième coup de sonde

À la suite d’une première enquête menée en avril, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, a procédé à une seconde vague de collecte de données afin de mesurer l’évolution des impacts de la COVID-19 sur le tourisme québécois. En tout, 921 organisations ayant participé à la première vague de l’étude ont complété le sondage qui s’est déroulé du 28 mai au 8 juin 2020. D’un point de vue régional et sectoriel, la répartition des répondants reflète bien le profil de l’industrie touristique québécoise.

Les résultats présentés ci-après dressent le portrait de la situation à cette période, soit juste avant l’annonce du gouvernement du Québec (11 juin) concernant l’aide financière de 753 millions de dollars pour l’industrie.

Ampleur des dégâts

Déjà, en avril dernier, les organisations touristiques émettaient plusieurs signaux de détresse. Le récent sondage indique que la majorité des entreprises sont toujours préoccupées par leurs finances. Près d’un répondant sur deux (48 %) souligne que la situation générale s’est détériorée.

Environ huit répondants sur dix s’inquiètent des pertes financières dues à la crise et 63 % craignent pour leurs liquidités (voir le graphique 1). Près du tiers appréhende même de faire faillite ou de devoir fermer. Grosso modo, la moitié des sondés estime que la situation s’avère tout aussi préoccupante qu’en avril. Mais des parts importantes d’organisations (de 28 % à 51 %, selon les sujets) sont davantage préoccupées qu’elles ne l’étaient lors de la première vague de l’enquête.

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Par ailleurs, la majorité des entreprises sondées (61 %) envisagent d’exploiter leur entreprise à perte cet été. Seulement 4 % prévoient de générer des profits alors que 35 % des répondants espèrent couvrir leurs frais.

Optimisme?

La possible réouverture de la frontière avec les États-Unis au 1er juillet ne semble pas réaliste aux yeux de plus de la moitié des organisations; quelque 12 % d’entre elles se montrent optimistes à cet égard. Par ailleurs, les répondants sont plus confiants en l’avenir que lors du sondage précédent quant à une augmentation de l’achalandage de visiteurs québécois (47 %) cet été; cette proportion s’élevait à 34 % au moment de la 1re enquête (voir le graphique 2).

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Une lente reprise

Depuis la première vague du sondage, le tiers des organisations sondées a reçu de nouvelles réservations pour l’été. D’après la majorité des répondants, la quantité totale de réservations réalisées correspond à moins de 25 % du volume enregistré à la même période l’année dernière. La reprise des activités normales prendra plus de six mois selon la majorité des entreprises interrogées, voire un an (37 %).

Prêt, pas prêt?

Les deux tiers des organisations touristiques participant à l’enquête se sentent prêtes à accueillir des visiteurs cet été. La plupart (81 %) estime pouvoir demeurer en affaires malgré les restrictions de deux mètres de distance ou encore le port du masque (83 %). Elles se disent confiantes de respecter les mesures sanitaires obligatoires (76 %). Mais la mise en place de celles-ci nécessite des efforts financiers considérables. La moitié des entreprises (49 %) débourseront plus de 5 000 $ pour ces ajustements.

L’infographie qui suit illustre les faits saillants de cette enquête.

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Consultez ici les faits saillants de la 2e vague de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises.

Image à la une : Chaire de tourisme Transat

 

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Marchés géographiques

Les projets de voyages des Canadiens à l’été 2019

Chaque printemps depuis quelques années, en mars, le Conference Board du Canada publie une étude sur les intentions de voyages des Canadiens pour l’été à venir. Les résultats de la dernière enquête montrent que quatre Canadiens sur cinq (79 %) prévoient réaliser un voyage ou plus d’au moins une nuitée pour des vacances ou à des fins de loisirs entre le 1er mai et le 31 octobre de cette année, soit une légère baisse de 0,9 % par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, la proportion de répondants ayant déclaré ne pas avoir l’intention de faire un séjour d’une nuit ou plus a augmenté faiblement, étant passée de 11 % en 2018 à 12 % en 2019.

Des intentions différentes selon les provinces de résidence

Une ventilation des intentions de voyages par région révèle des variations importantes à travers le Canada  : les plus élevées ont été observées chez les Ontariens (83 % comparativement à 81 % l’an dernier) et les Albertains; les plus basses, chez les répondants du Canada atlantique (72,5 %). Cette proportion correspond à une remarquable diminution de 11 points de pourcentage par rapport à 2018. La part de résidents de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de la Saskatchewan envisageant de voyager à l’été 2019 a également baissé, ce qui suggère que les perspectives économiques plus mitigées de ces provinces pourraient déjà peser sur les intentions de voyages de leurs populations. Quant aux projets de voyages des Québécois, ils demeurent relativement stables (77 %), mais légèrement en dessous de la moyenne canadienne (voir le graphique 1).

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Croissance du nombre de voyages internationaux

Bien que le Canada demeure la destination privilégiée de la majorité des Canadiens, une proportion plus élevée de répondants planifient voyager à l’extérieur du pays pour leurs plus longues vacances estivales cette année, soit 44 % comparativement à 41 % en 2018. En fait, dans toutes les régions, sauf dans le Canada atlantique, la part des Canadiens qui ont l’intention de partir à l’étranger est plus grande cette année qu’en 2018, y compris celle des Québécois. Les Ontariens et les Québécois comptent voyager outre-mer en plus grand nombre que leurs compatriotes, alors que les Britanno-Colombiens et les Albertains prévoient séjourner aux États-Unis dans une plus forte proportion que les autres voyageurs canadiens (voir le graphique 2).

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Un processus de planification déjà bien amorcé

Les résultats du dernier sondage suggèrent que les Canadiens en sont à une phase similaire dans leur processus de planification des voyages intérieurs par rapport à l’année dernière :

  • plus du tiers des répondants (34 %) ont déclaré être à l’étape de l’inspiration (33 % en 2018);
  • un Canadien sur cinq (21 %) en est à la collecte d’informations et réfléchit aux destinations potentielles (22 % en 2018);
  • quelque 28 % ont déjà établi un itinéraire, soit un pourcentage légèrement inférieur au précédent sondage (30,5 %);
  • près de 17 % des répondants ont terminé tous leurs arrangements de voyage (14,6 % en 2018).

Ces résultats suggèrent qu’une part plus élevée d’intentions de voyages intérieurs sera convertie en voyages réels cet été. En revanche, les Canadiens ayant l’intention de séjourner à l’extérieur du Canada au cours de la saison estivale sont un peu plus en retard dans la planification de leurs projets de voyages par rapport à la même période l’an dernier.

Les activités urbaines gagnent en popularité

Parmi les personnes ayant l’intention de rester au Canada lors de leurs plus longs voyages d’été, l’activité la plus populaire est la visite de parents ou d’amis (57 %), suivie du magasinage (37 %) et des visites touristiques (35 %). Bien que les proportions de répondants soient semblables à celles de 2018 en ce qui a trait à ces deux dernières activités, le magasinage s’est hissé du 7e au 2e rang et les visites touristiques, de la 6e à la 3e position. La baignade, qui se situait au 2e rang en 2018, glisse au 4e rang cette année, alors que la visite de parcs nationaux passe du 3e au 5e rang (voir le graphique 3). Ces résultats suggèrent que les activités urbaines semblent être plus populaires que celles basées sur la nature.

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Compétitivité du Canada

Les résultats de l’enquête du Conference Board ont également permis de mieux connaître les perceptions des Canadiens envers le Canada comme destination touristique par rapport aux destinations étrangères. Pour ce faire, les répondants ont évalué divers attributs sur une échelle allant de 1 (faible) à 5 (excellent). Les différences entre les deux évaluations ont été calculées pour chaque élément. Les valeurs positives impliquent que les répondants attribuent une note plus élevée au Canada qu’aux destinations étrangères pour cette caractéristique, alors que les valeurs négatives révèlent une faiblesse du pays par rapport à ses compétiteurs.

 

Conformément aux résultats de l’année dernière, la comparaison montre que le Canada est perçu comme une destination sécuritaire pour les touristes et qu’il se positionne bien sur cet élément par rapport à ses concurrents internationaux. Le pays a également reçu une note positive en ce qui concerne le rapport qualité-prix, ce qui n’est pas surprenant compte tenu du taux de change actuel du huard par rapport au dollar américain et à d’autres monnaies étrangères.

Parmi les autres attributs pour lesquels le Canada a obtenu un score nettement plus élevé que les destinations internationales, citons la gamme d’attractions naturelles à visiter et l’amabilité des habitants. Toutefois, la comparaison a révélé certaines caractéristiques où le Canada est à la traîne par rapport à ses concurrents, soit les expériences de tourisme culturel, de vie nocturne et de divertissement, les options culinaires, le magasinage et le climat (voir le graphique 4). Que ces perceptions soient justifiées ou non, elles indiquent des domaines où le Canada doit s’améliorer pour maintenir sa compétitivité.

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Il reste à voir si ces intentions de voyages se concrétiseront. Le gouvernement fédéral a récemment reconnu le tourisme comme un secteur à forte croissance et à fort potentiel, pour lequel il a inclus de nouvelles mesures dans le budget de 2019 afin de stimuler les perspectives de croissance. Ces efforts sont nécessaires pour que l’industrie touristique canadienne continue de croître dans les prochaines années.

 

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Marchés géographiques

Portrait des touristes allemands

Contexte socioéconomique

L’Allemagne constitue l’une des principales économies européennes et la quatrième puissance économique mondiale. Cela se répercute sur le consommateur allemand qui anticipe des revenus records ; revenus qui sont d’ailleurs considérablement plus élevés dans l’ouest du pays que dans sa partie orientale. De plus, la population allemande vieillit. La proportion des Allemands âgés de plus de 65 ans est estimée à 22 % en 2018 par Destatis, l’office allemand de statistiques. À moins de facteurs imprévus majeurs ou d’une immigration extrêmement forte, cette tendance se poursuivra. Ces consommateurs plus âgés connaissent également une croissance rapide de leur richesse qui, combinée à plus de temps libre, sera favorable aux voyages.

Les touristes allemands dans le monde

L’Allemagne est le deuxième plus grand pays émetteur de touristes au monde derrière les États-Unis, selon l’Organisation mondiale du tourisme. Les Allemands effectuent trois voyages d’agrément par année ; la durée moyenne de leur dernier séjour était de 9,8 jours. Selon les données partagées par le voyagiste TUI, les voyageurs âgés sont les plus susceptibles de réaliser des séjours de deux semaines ou plus.

Les Allemands effectuent trois voyages d’agrément par année

En 2017, 70,9 millions d’entre eux ont réalisé 88 millions de voyages à l’étranger, soit une augmentation de 15,5 % du nombre de séjours hors Allemagne par rapport à 2012, selon Euromonitor International (voir le tableau 1). Un peu plus d’un voyage sur quatre s’effectue en couple.

En 2016, les dépenses directes des voyageurs allemands, toutes destinations confondues, se sont élevées à 130 milliards d’euros, dont 80 milliards à l’international au cours de leurs 771 millions de nuitées.

Les destinations court-courriers représentent plus de 90 % des séjours à l’étranger. L’Espagne et l’Italie constituent les destinations préférées des Allemands qui voyagent surtout pour le soleil et la détente. En ce qui a trait aux voyages long-courriers, les États-Unis arrivent en tête des pays visités, suivis de loin par la Thaïlande, la Chine, les Émirats arabes unis et le Canada (voir le graphique 1). Bien que leur part soit relativement faible dans le volume total des départs, au cours des dix dernières années, les voyages long-courriers, plus particulièrement ceux vers l’Asie, ont crû à un rythme plus rapide que ceux de courte distance. À long terme, l’intérêt de cette population pour les séjours internationaux devrait continuer d’augmenter.

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Parmi les principaux facteurs qui incitent les Allemands à choisir une destination de voyage, mentionnons, entre autres, l’accueil de la population, la beauté des paysages, la possibilité de se détendre, d’explorer et de se plonger dans l’atmosphère des lieux, l’observation de la faune dans son habitat naturel.

Les touristes allemands au Canada

Destination Canada (DC) évalue la taille du marché potentiel pour le pays à 12 millions, et à 5,1 millions le nombre de touristes allemands qui visiteront certainement le Canada au cours des deux prochaines années ou qui sont susceptibles de le faire. Le Québec occupe le troisième rang de ce marché potentiel immédiatement derrière l’Ontario et la Colombie-Britannique avec une proportion de 49 % (44 % en 2016), soit 2,5 millions de visiteurs potentiels.

Toutefois, nous sommes encore bien loin du compte malgré l’appréciation de l’euro par rapport au dollar canadien qui a contribué à une augmentation du nombre d’arrivées au Canada depuis 2014. En 2017, le Canada a accueilli 388 000 visiteurs allemands et le Québec un peu moins de 132 000, soit 34 % des arrivées canadiennes comparativement à 28 % en 2015. En 2018, DC prévoit une croissance de 2,8 %.

Les touristes allemands qui ont visité le Canada sont âgés de 18 à 54 ans (72 %) et voyagent surtout avec leur conjoint (60 %). En 2017, ils ont dépensé plus de 1 700 $ en moyenne par séjour d’une durée d’environ 15 jours et ils débourseront 734 millions de dollars au total en 2018, soit une augmentation de 3 % par rapport à 2017. L’hôtel ou le motel à prix moyen représente leur principal mode d’hébergement (voir le graphique 2).

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Les guides de voyage (36 %), les brochures d’une agence de voyages ou d’un voyagiste (26 %), les articles de magazines ou de journaux (23 %), les moteurs de recherche généraux (22 %) et les amis et membres de la famille (21 %) constituent leurs principales sources d’information à l’étape de la planification d’un itinéraire détaillé au Canada. En ce qui a trait aux préparatifs relatifs au transport et à l’hébergement, ce sont plutôt les moteurs de recherche et les parents ou les amis qui sont les plus populaires.

Recours au réseau de distribution

Plus de la moitié des voyageurs allemands (55 %) ont consulté un agent de voyages ou un voyagiste pour la planification ou la réservation de leur plus récent voyage long-courrier ; 60 % dans le cas d’un séjour au Canada. En ce qui a trait à leurs habitudes en matière de réservation des vols et d’hébergement, on constate (voir le graphique 3) :

  • le recours à un agent de voyages ou à un voyagiste en personne ou en ligne ;
  • l’utilisation de services de réservation en ligne (24 %) ;
  • la réservation directe auprès des compagnies aériennes (21 %).

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Comportement numérique

Les Allemands ne sont pas aussi connectés à l’économie numérique que dans les autres pays hautement développés, entre autres, à cause de leur population vieillissante qui favorise les technologies traditionnelles et d’un sous-investissement dans l’infrastructure technologique. Environ trois personnes sur cinq utilisent principalement des ordinateurs portables et de bureau pour effectuer des recherches sur leur voyage. Ceux-ci représentent d’ailleurs les moyens les plus populaires pour réserver un hébergement et des vols, suivis des réservations en face à face, des tablettes et des téléphones intelligents, selon un sondage d’EyeForTravel. Par ailleurs, ils accèdent moins souvent aux sites de médias sociaux que les pays comparables et quand ils le font, ils préfèrent les applications de messagerie privées.

Le Québec fait bonne figure parmi les destinations canadiennes préférées des touristes allemands et sa part de marché continue de croître. Le contexte socioéconomique de l’Allemagne demeurera favorable aux départs en voyage. Espérons que le Québec continue de tirer parti de la situation.

 

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Intentions de voyage des Canadiens pour l’été 2018

Les voyages intérieurs continueront de croître en 2018, quoiqu’à un rythme plus modeste qu’au cours des dernières années, selon une publication du Conference Board du Canada sur les perspectives des marchés parue à l’automne 2017. Ces prévisions se basent en grande partie sur des hypothèses de croissance économique plus faibles et des préoccupations financières grandissantes pour les ménages canadiens.

 

Les intentions de départ

Malgré cette toile de fond plus sombre, les résultats de la dernière enquête sur les intentions de voyage réalisée en mars 2018 montrent que quatre Canadiens sur cinq (80 %) envisagent un voyage entre le 1er mai et le 31 octobre, soit une hausse de 3 % par rapport à l’an dernier. Comme par les années passées, ce sont les Britanno-Colombiens qui sont les plus susceptibles de prendre des vacances cet été toutes destinations confondues et les Québécois ferment la marche (voir le graphique 1).

4 Canadiens sur 5 prévoient de voyager cet été

Notons que dans toutes les régions, sauf en Alberta, une plus forte proportion de répondants qu’en 2017 a mentionné avoir l’intention de voyager pendant la saison estivale. Ceci est particulièrement le cas des habitants des provinces de l’Atlantique. 

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Au Canada ou à l’international ?

Après avoir bondi respectivement de 6 % et de 12 % entre 2015-2016 et 2016-2017, la proportion de répondants qui planifient voyager au Canada pour leurs plus longues vacances estivales demeure inchangée par rapport à l’année dernière, soit un peu plus de la moitié d’entre eux (54 %).

Quant aux Québécois, ils sont plus indécis que les autres Canadiens en ce qui a trait à leur destination de voyage estival.

Les résidents du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et des provinces de l’Atlantique comptent voyager au Canada dans une plus grande proportion que leurs compatriotes canadiens. Au contraire, les Ontariens envisagent plutôt de voyager outre-mer ou aux États-Unis cet été (voir le graphique 2).

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Une planification plus hâtive

Les résultats du sondage du Conference Board du Canada montrent que les Canadiens sont plus avancés qu’ils ne l’étaient l’année dernière en ce qui a trait à la planification de leurs voyages intérieurs :

  • (31 %) des répondants avaient déjà planifié leur itinéraire (28 % en 2017) ;
  • 15 % avaient achevé tous leurs préparatifs de voyage (14 % en 2017) ;
  • 33 % des sondés ont déclaré être à l’étape de l’inspiration, soit une baisse de 3 % par rapport à 2017 et de 7 % comparativement à 2016 ;
  • 22 % des personnes interrogées ont mentionné en être à la cueillette d’informations

Ces résultats sont positifs, car ils suggèrent qu’un pourcentage plus élevé d’intentions de voyages intérieurs sera converti en voyages réels cet été. 

Les activités planifiées

Parmi les personnes ayant l’intention de voyager au Canada cet été, la majorité (51 %) visitera des amis et des parents et quatre Canadiens sur dix iront à la plage ou se baigner, visiter un parc national ou une réserve naturelle. Ces résultats sont comparables à ceux de l’année dernière sauf dans le cas des parcs nationaux, où l’entrée était libre l’année dernière dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire du Canada. Il n’est donc pas surprenant de constater que moins de répondants comptent visiter cette catégorie d’attrait cet été. De même, la proportion de répondants qui prévoient de faire du camping ou de la randonnée a légèrement diminué par rapport à l’année dernière (voir le graphique 3). 

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Comment le Canada est-il perçu ?

Afin de connaître les perceptions des Canadiens envers le Canada comme destination touristique par rapport aux destinations étrangères, les répondants ont dû évaluer divers attributs touristiques sur une échelle allant de 1 (faible) à 5 (excellent), tant pour le Canada que pour les destinations internationales. Les différences entre les deux évaluations ont été calculées pour chaque élément. Les valeurs positives impliquent que les répondants attribuent une note plus élevée au Canada qu’aux destinations étrangères pour cette caractéristique, alors que les valeurs négatives révèlent une faiblesse du Canada par rapport à ses compétiteurs.

Le Canada est perçu comme une destination sécuritaire pour les touristes et il se positionne bien sur cet élément par rapport à ses concurrents internationaux. Bien que cela pourrait constituer un avantage concurrentiel, le récent attentat à la camionnette à Toronto laisse présager de nouvelles préoccupations en ce qui a trait à la sécurité lors de voyages au pays (voir le graphique 4).

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Le Canada a également reçu une note positive en ce qui concerne le rapport qualité-prix, ce qui n’est pas surprenant compte tenu de la valeur actuelle du huard par rapport au dollar américain et aux autres devises. Sur les plans de l’amabilité des gens, la variété des attraits naturels, la gamme d’activités sportives ou récréatives, l’acceptation des autres cultures et la qualité de l’hébergement, le Canada obtient également une note plus favorable que les destinations internationales.

Le pays se classe moins bien que les destinations étrangères en ce qui a trait à la variété des expériences nocturnes et de divertissement, au climat favorable, à la diversité des expériences culturelles, au magasinage, à la qualité des transports et aux choix des options culinaires. Bien que ces perceptions puissent être justifiées ou non, elles indiquent des domaines où la compétitivité du Canada est manifestement inférieure à celle d’autres destinations.

Donc, malgré l’absence de certains grands événements tels que le 150e anniversaire de la Confédération et le 375e anniversaire de Montréal, il semble que la dynamique de croissance de ces dernières années se poursuivra encore à l’été 2018.

 

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