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Faits et chiffres

Le Réseau de veille en tourisme veut vous entendre !

La pandémie a mis en lumière la réactivité et la créativité de l’industrie touristique. Les restrictions causées par les mesures sanitaires et l’absence de la clientèle internationale ont poussé les organisations à penser en dehors de la boîte.

Merci de bien vouloir partager vos bonnes pratiques ici. 

Vos réponses pourraient alimenter les contenus du Réseau de veille et inspirer les organisations en ces temps particulièrement difficiles. 

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Enjeux Faits et chiffres

Performance touristique : un été à saveur rurale

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations régionales et sectorielles, a suivi de près les répercussions de la COVID-19 sur l’industrie touristique grâce à une série de trois enquêtes.

Les résultats présentés ci-après proviennent de la collecte en ligne réalisée du 14 au 24 août dernier auprès de 1 210 organisations touristiques québécoises.

 

Ils mettent en perspective la situation des répondants, tous secteurs confondus, dont les activités sont principalement basées :

  • en grand centre urbain (Montréal, Québec) ;
  • en milieu urbain, mais en région (Sherbrooke, Trois-Rivières, Chicoutimi, etc.) ;
  • en milieu rural.

Tous les milieux étaient prêts  

De la ville à la campagne, la majorité des organisations étaient prêtes pour la saison estivale. Les régions montraient toutefois une part plus importante d’entreprises en exploitation que les grandes villes.

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Une rétention d’employés variable par rapport à 2019

Globalement, les entreprises en activité cet été et ayant un bassin de ressources humaines ont assuré la rétention de 74 % de leurs employés, en moyenne. La répartition géographique dévoile toutefois certaines différences. Les répondants des grands centres urbains comptaient en moyenne 56 % de leur main-d’œuvre active par rapport à 2019 tandis que ces proportions sont plus élevées pour les villes en région (74 %) et le milieu rural (80 %).

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L’appel du grand air  

Le besoin de connexion à la nature était fort pour plusieurs Québécois en sortie de confinement et le milieu rural l’a bien ressenti. La majorité de ces entreprises (57 %) mentionnent que le nombre de visiteurs accueillis a dépassé les attentes anticipées et près d’un quart (23 %) indiquent avoir battu leurs statistiques de fréquentation de l’été 2019. Le tiers (33 %) envisagent même de faire des bénéfices, comparativement à 20 % des répondants situés dans une ville en région et seulement 7 % dans les grands centres.

En général, les entreprises estiment atteindre 63 % de leur chiffre d’affaires de 2019, en moyenne, pour l’été 2020. Par catégorie, les répondants situés en milieu rural ont empoché l’équivalent de 72 % de leurs revenus de la dernière saison estivale, comparativement à 59 % pour ceux des villes et 33 % pour les grands centres. Ces derniers subissent des pertes considérables ; 71 % mentionnent avoir réalisé moins de la moitié de leur chiffre d’affaires, dont 48 % qui ne dépassent pas le quart des ventes réalisées l’été dernier.

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La détresse financière dans les grands centres urbains

Environ 69 % des répondants des régions s’attendent à couvrir leurs frais ou faire des bénéfices à l’été 2020. À l’inverse, 65 % des organisations situées dans les grands centres urbains comptent opérer à perte cet été, parmi lesquels 27 % estiment le déficit à un million de dollars et plus.

Fait inquiétant, 83 % des répondants établis à Montréal ou à Québec, et qui bénéficient d’au moins un programme d’aide gouvernementale, craignent de faire face à une fermeture en l’absence d’aides supplémentaires. Cette proportion s’élève à 40 % en région.

Les préoccupations sont palpables dans tous les milieux. Les gestionnaires des grands centres sont toutefois plus nombreux à se soucier de leur situation financière (liquidités, endettement, pertes) que leurs pairs. Près de trois répondants des grandes villes sur cinq (57 %) mentionnent que la santé financière de leur organisation s’est détériorée depuis juin, comparativement à 29 % des répondants opérant en région.

Un avenir teinté par l’évolution de la situation ?

Les perspectives sont plutôt sombres du côté des grands centres urbains. Près de sept organisations sur dix (68 %) ne prévoient pas une reprise normale de leurs activités avant l’été 2022, comparativement à la même proportion en milieu rural qui anticipent un retour à la normale de leurs opérations d’ici un an.

Plusieurs difficultés guettent encore l’industrie. Toutefois, une partie de l’économie touristique a su tirer son épingle du jeu cet été. La (re)découverte du territoire par les Québécois aura permis de créer un réseau d’ambassadeurs, notamment pour les secteurs du plein air et de l’agrotourisme.

Pour en savoir plus, consultez les faits saillants du 3e volet de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. 

 

Image à la une : Pexels

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Faits et chiffres

Une saison touristique estivale polarisée, mais encourageante malgré le contexte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis mars 2020le ministère du Tourisme et la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations régionales et sectorielles, se sont hautement intéressés aux répercussions de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. Après avoir documenté les premiers impacts de la crise en avril dernier, puis sondé l’évolution de la situation à l’aube de l’été 2020, le troisième volet de cette étude provinciale a voulu dresser un portrait hâtif de la saison estivale. Un sondage en ligne mené du 14 au 24 août dernier a permis de sonder 1 210 organisations touristiques québécoises  

Malgré une fébrilité et une anticipation certaine en début de saisonle bilan révèle que la moitié des répondants (51 %) se disent plutôt satisfaits de leur étéparticulièrement ceux situés en périphérie des grands centresCe sentiment est toutefois partagécar le tiers des organisations se déclarent plutôt insatisfaites de la tournure de l’été.  

Comparé à la saison estivale 2019, les répondants jugent en moyenne avoir obtenu 70 % de leur achalandage et enregistré 63 % de leur chiffre d’affaires. Les enjeux financiers sont toujours préoccupants, mais 65 % de l’ensemble des répondants constatent une stabilisation ou une amélioration de leur santé financière comparativement au début de l’été. En juin dernier, seulement 4 % des entreprises en opération estimaient pouvoir générer des profits au terme de la saison. Cette proportion s’élève maintenant à 26 %. 

La prestation canadienne d’urgence est jugée avoir compliqué les opérations de nombreuses entreprises. Ainsi, 61 % de celles qui se sont prononcées sur des enjeux liés aux ressources humaines disent avoir été préoccupées par le recrutement de personnel dans ce contexte, et 52 % par la rétention de leur main-d’œuvre.  

Grâce à la générosité des organisations ayant partagé leurs impressionsles informations recueillies permettront d’alimenter la réflexion liée aux prochaines actions. 

Pour en savoir plus, consultez les faits saillants du 3volet de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. 

 

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Le tourisme au sein des communautés anglophones du Québec

Afin de contribuer à la reconnaissance du tourisme dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM), Industrie Canada a confié à la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM le mandat de brosser un portrait de l’offre touristique des 33 MRC dans lesquelles plus de 5% de la population est anglophone.

Profil touristique des MRC ayant un caractère anglophone

Adapté des travaux du Comité performance de l’industrie touristique, le tableau 1 présente d’abord la répartition des MRC à l’étude, selon leur catégorie.

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Le profil touristique des MRC a ensuite été défini à partir des trois dimensions suivantes:

  • le portrait de l’offre touristique, soit l’hébergement, les produits d’appel et la masse critique d’activités;
  • la performance, soit le volume de touristes et leurs dépenses;
  • les possibilités d’avenir, soit la promotion et les investissements en tourisme, l’économie et la population locale.

Afin que leur potentiel touristique soit établi, un indice composite a été créé par l’attribution d’un poids relatif à chacune de ces dimensions. Les résultats indiquent que près du tiers de ces territoires ont un potentiel touristique élevé ou très élevé (voir le tableau 2).

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Qu’en pensent les associations touristiques régionales?

Une évaluation de l’offre et de la performance touristiques des MRC par les associations touristiques régionales (ATR) concernées a ensuite été réalisée. Les organismes avaient à se prononcer pour chaque MRC de leur territoire sur:

  • les principaux produits et entreprises touristiques;
  • leur potentiel de développement;
  • le diagnostic et la performance touristiques;
  • la place de la communauté anglophone sur le plan touristique.

Selon les ATR consultées, la majorité des MRC à l’étude (24) devraient connaître une croissance touristique au cours des cinq prochaines années. La bonne performance de certains territoires est principalement attribuable à l’offre de produits touristiques de qualité, au caractère unique de leurs ressources naturelles et à la présence de produits d’appel de forte notoriété. La proximité de certains marchés touristiques et la compétence des gestionnaires en place sont aussi garantes de leur succès.

Des entreprises touristiques issues d’initiatives de la communauté anglophone ont pu être identifiées dans plus de la moitié (18) des MRC à l’étude. La majorité d’entre elles travaillent conjointement avec leur ATR respective et contribuent activement au développement touristique de leur MRC. Selon les ATR, les trois principales manières dont les MRC peuvent tirer profit de la présence de leur communauté anglophone en tourisme sont:

  • développer des services de guides dans les deux langues officielles du Canada;
  • miser sur la présence d’une communauté anglophone dans leur promotion hors Québec;
  • cibler de nouveaux segments de marché.

Quelques bonnes pratiques

Dans le but d’alimenter la créativité des chefs de file et des entrepreneurs en tourisme de ces communautés, quatre études de cas sont présentées, chacune dans un contexte régional particulier.

1-   Région métropolitaine: Le Festival international de musique POP Montréal

Événement culturel soutenant les artistes émergents à travers le monde, POP Montréal reflète bien les volets artistique et multiculturel souvent associés à la métropole. Ce festival international de musique encourage la découverte des quartiers de la ville ainsi que la participation citoyenne par le bénévolat. Au fil des années, l’adaptation de sa promotion, le renouvellement de son offre et le développement de partenariats avec des organismes provenant des différentes communautés culturelles de Montréal sont devenus les principaux critères de succès du festival. POP Montréal a aussi développé une application mobile bilingue, en plus d’être très actif sur les médias sociaux dans les deux langues.

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Source: lisiSoft

2-   Pôle urbain: La microbrasserie les Brasseurs du Temps

Située à Gatineau, la microbrasserie les Brasseurs du Temps (BDT) propose un concept qui intègre la gastronomie, la culture et le patrimoine brassicole de la région, grandement lié à l’histoire de la communauté anglophone de la MRC. Que ce soit par le développement de recettes mettant en valeur les produits de la région ou par l’adaptation de son offre culturelle (spectacles et conférences dans les deux langues officielles, musée du patrimoine brassicole), les BDT ont su profiter de la présence des communautés anglophone et francophone des environs. Les gestionnaires font d’ailleurs autant de promotion dans le marché québécois qu’ontarien, en plus de favoriser l’embauche de main-d’œuvre bilingue. 

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Source: Les Brasseurs du Temps

3-   Région centrale: La station de montagne Au Diable Vert

Localisée dans les Cantons-de-l’Est, la station de montagne Au Diable Vert a développé une expérience originale, diversifiée et répondant aux particularités linguistiques de ses clientèles. En effet, en plus de son offre d’hébergement variée et écotouristique (camping rustique, auberge, maison dans les arbres, etc.), l’entreprise propose plusieurs activités d’interprétation guidées dans les deux langues. Les employés se doivent aussi d’être bilingues, afin de faciliter la communication avec leurs partenaires et leurs clientèles.

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Source: Au Diable Vert. Crédit photo: Romy Zeitlinger.

4-     Région périphérique: La communauté anglophone de Grosse-Île (Îles-de-la-Madeleine)

Dans le but de diversifier l’économie et de faire connaître la culture, l’histoire et les ressources naturelles de la communauté anglophone de Grosse-Île, le Conseil des Madelinots anglophones (CAMI) a réalisé un plan de développement touristique. Bien qu’elle soit toujours dans sa phase de mise en œuvre, cette initiative est principalement intéressante en ce qui a trait à la mobilisation de la communauté dans le projet et au nombre de partenaires qui y ont contribué.

Et vous, que pensez-vous de cette démarche? Quel est l’apport de la communauté anglophone de votre territoire, en matière de tourisme?

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Pleins feux sur le marché ontarien

Cette analyse se base sur les données issues de l’Enquête sur les voyages des résidents du Canada (EVRC) menée par Statistique Canada. Ce sondage a fait l’objet d’un remaniement en 2011. Les changements méthodologiques apportés sont d’une telle ampleur qu’ils entraînent une discontinuité dans les séries chronologiques. C’est pourquoi les données de l’EVRC de 2011 ne sont pas comparables avec les données historiques de l’enquête. Nous avons donc choisi de présenter un portrait global des voyageurs en 2010.

Propension à voyager… vers les États-Unis

Les Ontariens voyagent beaucoup à l’étranger, principalement aux États-Unis, où ils ont effectué près de 9 millions de visites d’une nuit ou plus en 2010. Ils ont aussi réalisé 3,7 millions de séjours touristiques dans des destinations outre-mer (hors Canada et États-Unis) et 4 millions de visites au Canada. Les prévisions laissent présager qu’au fil des ans, les Ontariens voyageront de plus en plus vers les destinations d’outre-mer (voir le tableau 1).

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Dans les prochaines sections, nous présentons les caractéristiques des voyageurs ontariens au Québec issus des régions métropolitaines d’Ottawa et de Toronto, ainsi que des régions du Sud-Est de l’Ontario, de York, Durham et Hills of Headwaters, et des hautes-terres d’Haliburton à la vallée de l’Outaouais.

Croissance du nombre de voyages au Québec

L’Ontario constitue le principal marché pour le Québec en ce qui a trait aux voyageurs en provenance des autres provinces canadiennes. Entre 2006 et 2010, le nombre de voyages d’agrément des Ontariens au Québec a crû de 35%, malgré des baisses successives en 2008 et en 2009 (voir le graphique 1). La remontée s’est amorcée dès 2010, où le nombre de visites-province a atteint 1,5 million (+50% par rapport à 2009). Les dépenses se sont cette année-là élevées à 643,7 millions de dollars.

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Leurs caractéristiques sociodémographiques

Les voyageurs ontariens au Québec proviennent principalement d’Ottawa et sa campagne (42%), de Toronto et du Grand Toronto (39%). Ils sont jeunes: près du tiers appartiennent à la génération Y, c’est-à-dire qu’ils sont âgés de 25 à 34 ans (voir le graphique 2). Ils disposent d’un revenu familial annuel supérieur à 75 000$ (64%); la moitié gagne des revenus dépassant les 100 000$. D’ailleurs, ces deux segments de clientèle ont connu une croissance respective de 105% et de 33% entre 2006 et 2010.

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Les couples, mariés ou vivant en union libre, sont responsables de 60% des voyages d’une nuit ou plus des Ontariens au Québec (voir le graphique 3). D’ailleurs, les touristes vivant en union libre voyagent de plus en plus dans la province. Entre 2006 et 2010, on a enregistré une croissance de 274% du volume de cette clientèle. Les célibataires représentent également un segment important, avec plus du tiers des voyages effectués par cette catégorie de voyageurs.

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Des voyages en automobile, de courte durée, réalisés en été

Ce sont les adultes voyageant à deux (45%) ou seuls (41%) qui constituent le cœur de la demande actuelle. Les voyages en famille ne représentent que 13% du marché. Ils se déplacent largement en automobile (82%) et séjournent en moyenne trois nuits et moins au Québec (82% des visites), principalement pendant la période estivale (52%). Le mois de septembre fait très bonne figure (voir le graphique 4), particulièrement auprès des gens des régions de Toronto et de York, Durham et Hills of Headwaters. Ce sont également eux qui voyagent le plus au Québec en janvier; ils représentent 69% de toutes les visites-province réalisées durant ce mois par les Ontariens.

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L’hôtel et le chalet privé ont la cote

L’hôtel est le mode d’hébergement privilégié par les touristes ontariens (voir le graphique 5). Le chalet privé et la maison de villégiature arrivent en deuxième place, et sont les préférés de la clientèle en provenance d’Ottawa et de sa campagne. On trouve relativement peu de touristes ontariens qui logent chez des parents ou des amis dans le cadre d’un voyage d’agrément.

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La culture et le plein air se partagent l’horaire des touristes

Les Ontariens sont amateurs d’activités de toutes sortes. Hormis la visite de musées ou de galeries d’art, qui se classe au premier rang, les activités de plein air comme l’observation de la faune ou des oiseaux, les excursions ou la randonnée pédestre, le canot ou le kayak ainsi que le bateau de plaisance sont les plus fréquemment pratiquées par les touristes ontariens pendant leurs voyages au Québec, principalement par les voyageurs en provenance d’Ottawa et de sa campagne (voir le graphique 6). Aller à la plage, visiter un parc ou faire du camping font aussi partie des activités privilégiées par les voyageurs ontariens. Parmi ceux qui ont fréquenté un casino, plus de la moitié (53%) proviennent de la région de York, Durham et Hills of Headwaters.

Un sondage réalisé par Tourisme aérien Laurentides auprès des voyageurs en provenance de Toronto à l’Aéroport International de Mont-Tremblant révèle que le ski, les repas au restaurant, le magasinage, les spas et la visite du casino sont les principales activités pratiquées dans la région. De plus, près d’un voyageur sur deux (47%) manifeste de l’intérêt pour une visite automnale et 32% durant l’été afin de s’adonner à des sports nautiques, à la randonnée pédestre, au vélo, au golf ou pour visiter un spa.

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Montréal, chouchou des Ontariens

Montréal arrive en tête des destinations de voyages d’une nuit et plus effectués par les touristes ontariens dans la province (46%). Étant donné l’importance de la clientèle en provenance d’Ottawa et de sa campagne qui possède une résidence secondaire au Québec, on constate une grande part de séjours en Outaouais, soit 24% des visites (voir le graphique 7). Enfin, les Laurentides arrivent en troisième place, avec 9% des voyages. On remarque que les régions les plus à l’est du Québec sont fort peu fréquentées par les Ontariens.

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Le contexte économique actuel et la concurrence de plus en plus féroce des destinations internationales obligeront le Québec touristique à faire preuve d’imagination et de créativité pour conserver ses parts de ce marché primaire de proximité. Comment pourrait-on attirer un plus grand nombre d’Ontariens dans la belle province? Avez-vous des idées?

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Prévisions de croissance pour l’industrie touristique canadienne

Au printemps dernier, le Conference Board du Canada a mis à jour ses estimations et prévisions concernant la fréquentation touristique au Canada dans les provinces et les neuf régions métropolitaines, pour la période 2012-2017. Il s’est penché sur les perspectives de croissance pour le marché domestique d’une part (voyageurs d’affaires et d’agrément), et les marchés internationaux d’autre part (États-Unis et outre-mer).

Une certaine réserve doit être émise à la lecture de ces données, puisque de nombreux facteurs imprévisibles (financiers, climatiques, politiques, sociaux, etc.) influenceront la prise de décision des voyageurs et, donc, la fréquentation réelle.

Les prévisions de croissance sur fond d’incertitude

Selon les estimations du Conference Board, la fréquentation touristique au Canada, tous marchés confondus, a augmenté de 1,6% en 2012 (voir le tableau 1). Cette croissance devrait s’accélérer en 2013 à un taux hypothétique de 1,9%, reflétant la faible confiance des consommateurs et les incertitudes persistantes à propos de l’économie mondiale.

Par conséquent, les prévisions jusqu’en 2017 sont relativement modestes, mais elles se maintiendront grâce à une amélioration attendue de l’économie avec un taux annuel moyen de 2,3%. La firme prévoit que les dépenses touristiques augmenteront plus rapidement que le nombre de voyages, affichant des taux allant jusqu’à 5,3%.

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La croissance fluctuante du marché intérieur

Plus de 113 millions de voyages seront réalisés par les Canadiens en 2013, soit une hausse de 1,8% comparativement à 2012. Cette faible augmentation est due au ralentissement de la croissance des revenus des ménages, à leur endettement et à leurs préoccupations quant aux perspectives d’emploi. Selon des données récentes de l’organisme OAG Aviation, la capacité de sièges sur les vols directs à l’intérieur du pays augmentera de 1% cette année.

La croissance du tourisme d’affaires sera plus forte que celle du tourisme d’agrément jusqu’en 2014, et ralentira à partir de 2015. Ce dernier devrait alors rattraper son retard et ne subir qu’une seule baisse annuelle de son taux en 2016.

La croissance du marché des États-Unis fléchit

Les signes de la reprise économique aux États-Unis ont entraîné une réévaluation à la hausse des prévisions pour 2013. En effet, leur produit intérieur brut devrait croître de 2,5% cette année − alors que les prévisions au dernier trimestre 2012 annonçaient une faible croissance de 0,4% −, et leur taux de chômage est descendu à 7,5% en avril dernier, soit le plus bas enregistré depuis décembre 2008.

Ainsi, ces voyageurs réaliseront près de 13 millions de visites d’au moins une nuit sur le sol canadien, ce qui représente une hausse de 1,8%. Malgré cela, les perspectives de croissance d’ici 2017 sont les plus faibles de toutes.

Parmi les modes de transport utilisés par les voyageurs pour se rendre des États-Unis au Canada, l’avion gagnera en popularité à moyen terme (4,1% de croissance en 2015 et en 2016). À l’inverse, l’automobile séduira un moins grand nombre d’entre eux à court terme (-0,5% en 2013). Par ailleurs, les augmentations anticipées au cours de la période visée ne dépassent pas 0,9%, ce qui s’explique par les prévisions à la hausse du prix des carburants et de la vigueur du dollar canadien à moyen terme.

Le marché d’outre-mer gagne du terrain

Le Conference Board prévoit des hausses allant jusqu’à 4,3% pour le marché d’outre-mer, principalement attribuables aux pays émergents tels que la Chine (+19% en 2014), l’Inde et le Brésil (voir le tableau 2). Ces accroissements atténueront les effets d’un ralentissement de la croissance des marchés européens. Cependant, à partir de 2015, l’amélioration de la situation économique dans la zone euro contribuera à l’augmentation des visites au Canada.

 

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Quelques faits pour le Québec

Le Conference Board prévoit plus de 29 millions de voyages au Québec en 2013, soit une augmentation de 1,4% comparativement aux estimations de 2012. La plus forte hausse est attribuée au marché des États-Unis (1,7%), mais celui d’outre-mer le surpassera à partir de 2014 et ne cessera de croître par la suite.

En 2013, la croissance des voyages d’affaires des Canadiens au Québec affichera son meilleur taux de la période 2012-2017 (3,2%), contrairement à celle des voyages d’agrément, qui plafonnera à 1,5%. La croissance de l’ensemble des marchés s’améliorera sur le long terme (2,6% en 2017), en même temps que la situation économique mondiale.

État des lieux des régions métropolitaines de Montréal et de Québec

Dans la région de Montréal, la croissance des voyages s’annonce meilleure pour les années à venir qu’elle l’était dans un passé proche. L’année 2013 pourrait compter plus de 8,5 millions de voyages, ceux des Canadiens représentant la plus forte augmentation par rapport à 2012. Le marché national regroupe plus de 1,4 million de voyages d’agrément, mais ce sont les déplacements d’affaires qui ont le plus fortement progressé (4,6%). Concernant les prévisions à long terme, les taux de croissance sont à la hausse pour tous les marchés, en raison notamment des célébrations du 375e anniversaire de la ville en 2017.

L’industrie touristique de la région de Québec générera plus de 5 millions de visites en 2013, et sa croissance pour les quatre années suivantes sera stable (entre 1,8 et 2% par année). Les rénovations majeures de l’hôtel Le Château Frontenac et l’ouverture de l’amphithéâtre multifonctionnel pourraient influencer positivement les prévisions à moyen et à long termes.

Les mesures d’austérité mises en place par les différents gouvernements canadiens devraient limiter la croissance du tourisme à court et à moyen termes, mais les prévisions à long terme sont toutefois encourageantes. Au Québec, 2017 sera la seule année de la période de prévision où le taux de croissance de la fréquentation sera plus élevé qu’en Ontario (2,6% comparativement à 2,3%).

Pensez-vous que ces prévisions sont réalistes?

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Faits et chiffres Hébergement

Comment se porte le marché hôtelier canadien?

Comment se classe le marché hôtelier québécois, par rapport aux autres provinces canadiennes? Plusieurs indicateurs permettent la comparaison de leurs performances, que ce soit le taux d’occupation, le revenu par chambre disponible ou encore le volume de transactions (lire aussi: Le «Revenue Management» pour les hôteliers indépendants).

Les firmes Smith Travel Research (STR) et HVS Canada publient périodiquement les rapports intitulés «Canadian Lodging Outlook», faisant état de la performance du marché hôtelier des provinces canadiennes. Les données, collectées par STR, proviennent d’un échantillon d’établissements indépendants ou appartenant à une chaîne; ce recensement n’est donc pas représentatif du nombre réel d’hôtels, mais permet une comparaison entre le Québec et le reste du Canada (hormis les territoires).

Nombre de chambres disponibles

Plus de 424 500 chambres étaient disponibles à travers le Canada en 2012, soit 8 300 unités de moins qu’en 2010 (voir le tableau 1). Pratiquement toutes les provinces ont vu leur parc hôtelier diminuer, en particulier la Nouvelle-Écosse (-15%). Près du tiers des chambres étaient regroupées en Ontario, ce qui représente la plus forte proportion, suivie de la Colombie-Britannique (20%) et du Québec (18%). Le nombre d’unités disponibles dans les villes de Toronto, de Vancouver et de Montréal est resté relativement stable depuis 2010.

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Taux d’occupation

En 2012, le taux d’occupation moyen des hôtels du Canada était de 62%, et le taux le plus élevé a été atteint par Terre-Neuve-et-Labrador (près de 74%). Avec l’Alberta, cette province est celle qui a connu la plus importante hausse depuis 2009, soit près de 10% (voir le graphique 1). Le Québec se situe à la médiane, légèrement au-dessus de la moyenne nationale.

L’occupation hôtelière de la Belle Province a enregistré une croissance d’environ 9% depuis 2009

L’occupation hôtelière de la Belle Province a enregistré une croissance d’environ 9% depuis 2009, mais accusé une baisse de près de 1% en 2012.

Le marché montréalais affiche une bonne performance depuis 2009, puisque l’occupation hôtelière a augmenté de 11% (comparativement à 8,5% à Toronto). Malgré cela, cette dernière est la moins élevée des trois villes, avec un taux de 64,2% en 2012, celles de Toronto et de Vancouver étant respectivement de 67,4% et de 66,6%.

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Indicateurs financiers: tarif moyen journalier et revenu par chambre disponible

En 2012, le tarif moyen journalier du Québec était parmi les plus hauts du Canada, et de 10$ plus élevé qu’en Ontario (135$ comparativement à 125$). Depuis 2009, c’est Terre-Neuve-et-Labrador qui a connu la plus forte hausse (11%), alors que l’Île-du-Prince-Édouard s’est classée en dernière position avec une diminution de 6,5% (voir le graphique 2). L’Alberta mène la course grâce à un tarif moyen de 139,80$ par nuitée.

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Le revenu par chambre disponible (RevPAR) – que l’on obtient en multipliant le taux d’occupation par le tarif moyen journalier – a augmenté de 9% entre 2009 et 2012 pour l’ensemble du Canada (voir le graphique 3). Terre-Neuve-et-Labrador, qui affichait le RevPAR le plus élevé de toutes les provinces en 2012 (102$), a aussi connu la plus forte hausse (+21%), suivie du Québec (+14%), tandis que l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick se classaient derniers (baisse respective de -5% et -4%).

Le RevPAR de Montréal a affiché une croissance de 16% depuis 2009 et s’élevait en 2012 à 86$. Mais une fois encore, la performance de la ville n’égale pas celles de Toronto et de Vancouver, puisque son revenu par chambre disponible est nettement plus bas que le leur (92$). Pour 2013, la firme PKF Consulting prévoit une augmentation de 3,8% à l’échelle du pays.

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Quelques comparaisons entre provinces

L’industrie hôtelière des provinces de l’Atlantique, à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador, atteste d’une performance des moins enviables. Son nombre de chambres disponibles s’est considérablement réduit depuis 2010 (baisses de 8% pour le Nouveau-Brunswick, de 15% pour la Nouvelle-Écosse et de près de 9% pour l’Île-du-Prince-Édouard), et les autres indicateurs du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard sont les plus bas du pays.

Même si son parc hôtelier ne représente qu’un peu plus de la moitié de celui de l’Ontario, le Québec remplit davantage ses hôtels, vend ses chambres plus cher et génère des revenus plus importants par unité disponible que son voisin de l’Ouest.

Les transactions hôtelières

Les ventes d’hôtels au Canada se sont chiffrées à près de 1,2 milliard de dollars en 2012, en hausse pour une troisième année consécutive.

Néanmoins, ces montants sont loin d’égaler les 4,5 milliards de dollars investis en 2007. Sur les 97 transactions, la moitié ont été réalisées en Ontario et seulement 7 au Québec (4 à Montréal), pour une valeur supérieure de 24% à celle de 2011, soit 114 millions de dollars. L’Hôtel de la Montagne, vendu pour 39 millions de dollars, a constitué la quatrième plus importante vente du pays.

Un parc hôtelier grandissant

En 2012, 37 établissements se sont ajoutés au parc hôtelier canadien. C’est le segment milieu de gamme supérieur (Upper Midscale) qui comptabilise le plus grand nombre d’ajouts (12), suivi du haut de gamme (7). En 2013, 55 propriétés totalisant plus de 5 600 chambres devraient ouvrir.

En mai 2013, la Corporation de l’industrie touristique du Québec comptabilisait 1 688 établissements hôteliers. D’après une enquête réalisée fin 2010 par l’Association des hôteliers du Québec auprès des associations touristiques régionales, il y avait 24 projets de nouveaux établissements hôteliers et résidences de tourisme, et plus de 30 projets d’agrandissement ou de rénovation prévus ou planifiés au cours des prochaines années. Leur réalisation améliorera la compétitivité du parc hôtelier et profitera à l’ensemble de l’industrie touristique québécoise.

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Connaissez-vous les campeurs québécois?

La majorité d’entre eux ont adopté des pratiques écoresponsables en camping, possèdent un appareil mobile et utilisent les médias sociaux. Le prêt-à-camper semble séduire même ceux qui disposent de leur propre équipement. Voici le portrait du campeur québécois.

Le Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires – Camping Québec et la Fédération québécoise de camping et de caravaning – ont mandaté la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM pour réaliser une étude sur le camping au Québec en 2012, afin de mieux connaître la clientèle. Dans ce cadre, 989 campeurs québécois ont été sondés par panel Web en octobre 2012.

Saisonniers ou voyageurs, VR ou tente: qui fait quoi?

Les saisonniers, ceux qui s’installent sur un terrain pour la saison, représentent 20% des campeurs; 75% sont plutôt nomades ou voyageurs alors que 5% ont un comportement hybride. L’équipement le plus utilisé est la tente (39%). Les véhicules récréatifs (VR) se subdivisent en plusieurs catégories. La caravane (incluant les modèles à sellette et portée) est utilisée par 32% des campeurs; environ 13% campent dans une autocaravane et 12% sous la tente-caravane (voir le graphique 1).

 Campeurs_quebecois_graphique1

Quand, à quelle fréquence et dans combien de campings?

Les campeurs de type «voyageur» ont réalisé en moyenne six séjours en 2012. Les voyageurs en VR s’adonnent globalement au camping de façon plus intensive que ceux qui dorment sous la tente. Comme l’illustre le tableau 1, ils voyagent plus, font de plus longs séjours et fréquentent davantage de terrains de camping. Les saisonniers, quant à eux, ont campé en moyenne 40 nuits durant l’année 2012. Ils ont davantage tendance que les autres à en faire en dehors des mois de juillet et d’août.

Campeurs_quebecois_tableau1

Où, avec qui et pourquoi?

Pour obtenir le profil d’un séjour type de camping au Québec, on a demandé aux répondants du sondage de se référer à leur plus récent voyage de camping, avant septembre 2012, lorsque c’était possible. Ce sont les saisonniers qui enregistrent le plus long séjour moyen, avec 12 nuitées. Les voyageurs en VR ont plutôt effectué des séjours de 4 nuits et ceux en tente, de 3 nuits. La région des Laurentides arrive au premier rang des destinations; 16% des campeurs y sont allés pour leur plus récent séjour.

Les Québécois ont fait du camping principalement en couple (70%), en partie avec des enfants (38%) et des amis (25%). Dans l’ensemble, ils formaient des groupes de quatre personnes. Ceux qui utilisent la tente et les jeunes de 18 à 34 ans sont plus portés à pratiquer cette activité avec des amis que les autres campeurs. Les feux de camp, la marche et la baignade dans des plans d’eau s’avèrent les activités les plus populaires; mais d’autres loisirs ressortent selon le type de campeurs, comme l’indique le tableau 2.

 Campeurs_quebecois_tableau2

Combien dépensent-ils en camping?

Lors de leur plus récent séjour, les campeurs voyageurs ont dépensé, en moyenne, environ 115$ par nuitée, pour eux et leur groupe. Dans le cas des saisonniers, lorsque l’on répartit les frais de location sur l’ensemble des nuitées réalisées pendant l’année, la dépense moyenne par nuitée s’élève à 55$. Le tableau 3 illustre la répartition de ces dépenses par groupe moyen. La Chaire de tourisme Transat estime qu’en tout, les campeurs québécois ont dépensé en 2012, lors de leurs séjours en camping, l’équivalent de 530 millions de dollars.

Campeurs_quebecois_tableau3

Plus des deux tiers des campeurs recyclent, lorsque des bacs sont mis à leur disposition. La majorité recourent aux sacs réutilisables, et évitent le gaspillage d’eau et d’énergie. Les campeurs en tente sont les plus enclins (52%) à utiliser des bouteilles d’eau réutilisables et à choisir des produits nettoyants biodégradables. Près de la moitié des campeurs se disent prêts à payer plus cher pour aller dans un camping écoresponsable.

Plus de la moitié des campeurs possèdent un téléphone intelligent ou une tablette numérique, comparativement à 36% de la population adulte québécoise. De plus, quelque 63% des campeurs fréquentent les médias sociaux. La majorité (54%) ont utilisé leur appareil mobile en camping et près de la moitié ont partagé des photos ou publié des commentaires sur un média social à la suite d’un séjour.

Le prêt-à-camper fait des heureux

Bien que seulement 4% à 5% des campeurs aient eu recours au prêt-à-camper comme principal équipement en 2012, près d’un sur cinq (19%) a déjà fait l’expérience de cette formule au Québec, et la plupart seraient prêts à la réitérer. Seulement 14% de ceux qui se sont adonnés à cette forme de camping ne possèdent pas d’équipement. La simplicité de ce mode d’hébergement en comparaison au camping traditionnel ainsi que le confort qu’il procure sont les premières raisons évoquées. Il s’agit donc d’une possibilité envisageable même pour les campeurs équipés.

Enfin, 25% de la population adulte québécoise s’adonne au camping. Voilà un grand marché qui cherche le repos, la nature et la possibilité de socialiser dans un bel environnement tranquille, propre et sécuritaire.

 

Source:

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «La pratique du camping au Québec en 2012», Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires, février 2013.

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Faits et chiffres Produits et activités

Culture un jour, culture toujours

Les personnes qui participent à une activité culturelle ont tendance à prendre part à d’autres activités de même nature. Pour plusieurs lieux artistiques, il importe de ne pas se restreindre aux caractéristiques démographiques pour définir et comprendre la clientèle. D’autres éléments semblent prédominants, notamment les facteurs de chevauchement entre les diverses activités culturelles.

Cette analyse se base sur les résultats de l’étude «Facteurs dans la fréquentation des activités artistiques par les Canadiens en 2010», réalisée par la firme Hill Strategies Research Inc. Il est important de préciser que les données de cette étude proviennent de l’Enquête sociale générale de 2010 de Statistique Canada. Pour être qualifiés au sondage, les répondants canadiens devaient être âgés de 15 ans et plus, et avoir participé à des activités artistiques au pays ou à l’étranger, et ce, au cours des 12 mois précédant l’enquête. Mentionnons enfin que l’étude a tenu compte de 12 facteurs démographiques et de 18 facteurs de chevauchement culturel.

Des liens à faire entre diverses activités culturelles 

En 2010, près de la moitié (44%) des Canadiens de 15 ans et plus ont assisté à au moins un spectacle de théâtre, incluant les comédies musicales, les soupers-théâtres et les pièces proprement dites (voir le graphique 1).

Bien que moins nombreux, les Canadiens qui ont assisté à un concert de musique classique (13%) semblent également s’adonner à plusieurs autres activités culturelles (voir le tableau 1). En effet, 78% d’entre eux ont également pris part à un spectacle de théâtre, 70% ont visité une galerie d’art, 65% ont fréquenté un festival culturel et 60% ont assisté à un spectacle de musique populaire. Cependant, 25% et moins de ces amateurs d’activités culturelles ont inclus un concert de musique classique à leur agenda.

Parmi les facteurs démographiques qui ont la plus grande incidence sur la participation à des activités culturelles, mentionnons particulièrement le revenu des ménages de plus de 100 000 dollars et le niveau de scolarité universitaire.

Les loisirs culturels

D’autres facteurs définissent les intérêts des participants aux cinq activités artistiques étudiées, notamment, leurs loisirs culturels. Par exemple, les personnes qui écoutent de la musique téléchargée sur un ordinateur, MP3 ou autre équipement ont tendance à assister à un spectacle de musique populaire (49%) et à aller au théâtre (49%) (voir le tableau 2). Les amateurs de cinéma, quant à eux, assistent davantage à des spectacles de musique populaire (48%) ou à des festivals culturels (45%).

À la lumière de cette étude, il semble que les organismes culturels et les entreprises qui œuvrent dans cette industrie auraient avantage à s’allier pour séduire leurs publics, élaborer des promotions, définir certaines stratégies de commercialisation et finalement, mettre en valeur la culture sous toutes ses dimensions.

 

Source:

  • Hill Strategies Research Inc. «Facteurs dans la fréquentation des activités artistiques par les Canadiens en 2010», Regards statistiques sur les arts, vol. 11, no 1, septembre 2012.

 

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Faits et chiffres Produits et activités

La randonnée en raquettes séduit de plus en plus

La pratique de la raquette gagne en popularité depuis quelque temps. En fait, la majorité des raquetteurs ont été conquis par cette activité au cours des cinq dernières années. Les jeunes adultes (18 à 24 ans) sont nombreux à n’avoir qu’un an ou deux d’expérience et l’activité semble être l’occasion pour socialiser avec des parents ou des amis. Le raquetteur a de nombreux intérêts et a soif de découvertes! Voici son profil.

Méthodologie

La Chaire de tourisme Transat, la Sépaq et certaines associations touristiques régionales et sectorielles ont récemment mené une enquête sur les habitudes de pratique et comportements de voyage des fondeurs et raquetteurs. Les données qui suivent s’appuient sur un échantillon de 373 répondants ayant fréquenté les sentiers de raquettes du Québec au cours de l’hiver 2011-2012. Parmi eux, 95% habitaient la province. Dans certains cas, une comparaison avec le profil des fondeurs s’avère intéressante.

Prendre l’air en couple ou entre amis

La pratique de la raquette attire surtout les personnes de 45 à 54 ans (voir le graphique 1), mais elle est aussi populaire chez les jeunes femmes âgées de 25 à 34 ans (26%).

 

Bien que le quart des répondants s’adonnent à la randonnée en raquettes depuis deux ans ou moins, près du tiers pratiquent ce loisir depuis au moins dix ans. La plupart sortent habituellement entre trois et neuf fois par année (53%), mais presqu’un tiers (32%) chaussent leurs raquettes plus de 10 fois, voire 20 fois durant l’hiver (graphique 2).

 

Plus de la moitié des répondants sont habituellement accompagnés de leur conjoint(e) (concentration plus élevée chez les 45 ans et plus) et 50% de leurs amis. Chez les jeunes âgés de 25 à 34 ans, 63% pratiquent la raquette surtout entre amis (graphique 3).

 

La qualité des paysages et l’espace environnant comptent beaucoup pour ces randonneurs à l’allure plus lente (graphique 4). Découvrir de nouvelles régions occupe chez eux une place importante (50% comparativement à 37% pour les fondeurs) tout comme le fait de pouvoir interagir avec leurs amis ou leurs proches (47% contre 35% chez les fondeurs).

 

La marche hivernale, le patin à glace, le ski de fond et le ski alpin sont les autres activités que les raquetteurs aiment pratiquer l’hiver. Cependant, un quart d’entre eux préfèrent se consacrer uniquement à la randonnée en raquettes (graphique 5).

Le comportement des raquetteurs par rapport à la dernière excursion réalisée

La région de Québec a attiré une proportion élevée de raquetteurs (soit 29% des répondants qui ont choisi de fouler ses sentiers), suivie des Cantons-de-l’Est (20%) et des Laurentides (18%). Voir le graphique 6.

Lors de cette plus récente excursion, plus d’un raquetteur sur quatre (26%) découvrait la région pour la première fois, ce qui laisse présager une clientèle plus ou moins fidèle.

Interrogés sur leur dernière excursion en raquettes, plus de la moitié des randonneurs (56%) affirmaient déjà connaître la destination. Ensuite, 38% ont demandé conseil à leur entourage ou consulté l’Internet, à parts égales. Leur premier réflexe a été de prendre connaissance de l’offre des sentiers et des services qu’offrent les parcs nationaux (62%) puis d’aller sur les moteurs de recherche généraux (graphique 7).

 

Parmi les raquetteurs qui ont glané le Web, la majorité ont cherché des renseignements pratiques (cartes des sentiers, localisation, services) avant de s’intéresser aux attraits et activités environnants (graphique 8). Contrairement aux fondeurs, une sortie dépendra davantage des offres promotionnelles (41%) et de la diversité d’expériences offertes sur le site.

 

Près d’un répondant sur deux (47%) a choisi un site proche de son domicile en parcourant une courte distance (jusqu’à 40 km) pour se rendre sur les lieux. Cependant, plus d’un sur quatre a réalisé plus de 100 km (graphique 9). Avec une distance moyenne d’environ 73 km effectués pour se rendre au départ de la randonnée, les raquetteurs semblent faire preuve d’une certaine mobilité.

 

Lors de la dernière excursion, la plupart des répondants se sont adonnés à la raquette pendant trois heures ou moins, mais 43% y ont tout de même consacré plus de trois heures, voire cinq heures (graphique 10). À l’instar du marcheur, le raquetteur est enclin à prendre son temps et à flâner sur le site, ce qui est propice à l’observation de la nature et au partage des expériences avec son entourage.

 

Par ailleurs, les répondants ont largement opté pour une virée à deux (43%), mais la sortie de groupe a aussi été populaire. Un randonneur sur trois était accompagné de deux à quatre personnes (34%) tandis qu’un sur sept faisait partie d’une équipe de plus de cinq personnes (14%).

Comment attirer ces visiteurs sur son site?

Les raquetteurs ont manifesté clairement un intérêt pour les critères suivants:

  1. Un imposant réseau de sentiers disponibles. Ils se montrent avant tout très sensibles à la diversité des terrains offerts;
  2. Les rabais à destination ou les forfaits sur le site. Les incitatifs pourraient par exemple concerner l’offre après raquettes, les droits d’entrée, la restauration ou encore les produits récréatifs aux alentours. Les raquetteurs semblent rechercher un produit global;
  3. La présence de forfaits intéressants favorisant l’accès à plusieurs sites de raquettes. Prêts à voyager pour découvrir d’autres régions, les raquetteurs recherchent davantage de flexibilité dans les forfaits;
  4. Pouvoir se changer, se restaurer, se reposer ou simplement organiser sa sortie à l’abri des intempéries dans des infrastructures adaptées;
  5. Une offre d’hébergement et de restauration variée. Un avantage pour les auberges, hôtels, gîtes et autres, qui auraient tout intérêt à travailler leur visibilité afin d’attirer une clientèle accessible et influençable;
  6. Des outils d’interprétation disponibles dans les sentiers. Un excellent moyen de retenir la clientèle et de bonifier son expérience sur le site.

À la recherche d’activités multiples

Plus de deux raquetteurs sur cinq (42%) profiteraient également d’autres activités et environ la même proportion (40%) seraient susceptible de prolonger leur visite s’ils pouvaient manger sur le site. Aussi, les animations en soirée semblent attirer les raquetteurs (36%) plus encore que les fondeurs (27%) de même que les visites guidées (23% comparativement à 17%).

Une clientèle aux attentes diverses et un loisir en plein essor; voilà une opportunité à saisir pour qui souhaite améliorer son offre, la diversifier et la complémenter. Êtes-vous prêts à les accueillir cet hiver?

 

Source :

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Étude de la clientèle pratiquant le ski de fond et la raquette, et analyse des enjeux dans une perspective touristique» – Sondage Ipsos Décarie, Juillet 2012.