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Technologies Tendances

L’intelligence artificielle dans l’industrie du tourisme : une révolution silencieuse (Partie 1)

Cet article a été rédigé en collaboration avec le MT Lab afin de documenter la tendance et de faire rayonner les avancées technologiques et les initiatives d’intelligence artificielle (IA) pertinentes pour les membres de l’industrie touristique du Québec. 

Utilisation de l’IA par les voyageurs

En novembre 2023, la Chaire de tourisme Transat a interrogé les voyageurs québécois à propos de leurs comportements de voyage. Ce sondage a permis de mesurer leur utilisation de l’IA. Voici ce que les données ont divulgué : 38 % des répondants ont eu recours à une plateforme d’intelligence artificielle en 2023, tous types d’utilisations confondus.  

Plus précisément, 6% des voyageurs québécois disent l’avoir utilisée dans le cadre de recherches pour planifier un séjour de voyage. 

Utilisation de l’IA par les entreprises

L’utilisation de l’IA par les entreprises touristiques québécoises demeure principalement non structurée.  

En janvier 2024, la Chaire de tourisme a également sondé des entreprises touristiques québécoises dans le cadre de son panel La Voix des pros afin de mettre en lumière leur usage de l’IA. Malgré le petit échantillonnage (76 entreprises ont répondu), il est possible d’observer quelques grandes tendances. Le principal constat est que l’utilisation actuelle de l’IA en entreprise demeure principalement non structurée. 

  • Un peu moins du tiers des répondants (31 %) déclare que leur entreprise pose des actions concrètes visant à favoriser l’utilisation de l’IA. 
  • Au total, un peu plus de quatre répondants sur dix (43 %) indiquent même que cette technologie n’est pas utilisée. 
  • Le principal frein mentionné est lié à un manque de connaissances de cet outil (73 % d’entre eux). La moitié (52 %) estime d’ailleurs manquer de temps pour s’y intéresser. 

Parmi les utilisateurs, l’aide à la rédaction est largement adoptée. 

  • Au total, un répondant sur deux (50 %) mentionne que l’IA est utilisée pour faciliter la rédaction (courriels, contenus pour les médias sociaux, etc.).  
  • Le tiers de l’échantillon (34 %) mentionne également lui confier des tâches de traduction.  
  • De façon moins courante, 14 % des répondants disent l’utiliser pour l’automatisation des échanges client, pour l’aide à l’analyse ou pour l’idéation. 

Le MT Lab et l’IA

Au sein du MT Lab, un incubateur et accélérateur de marché et de startups dédié au tourisme, à la culture et au divertissement, cette révolution est aussi prise très au sérieux. En effet, le MT Lab se positionne depuis longtemps à l’avant-garde de cette transformation, en soutenant activement des startups qui proposent des solutions innovantes basées sur l’intelligence artificielle. Il offre d’ailleurs un soutien logistique et stratégique au groupe de travail sur l’IA et le Tourisme initié par Pierre Bellerose, cofondateur du MT Lab. L’objectif de ce groupe de travail dédié à l’exploration de l’IA dans le tourisme est la sensibilisation, l’éducation et l’éveil des consciences sur les potentialités et les défis que l’IA représente pour l’industrie touristique et culturelle.  

Du concept à l’outil : une avancée graduelle

Dans un passé récent, l’IA était considérée comme l’innovation première et centrale d’une jeune pousse. Il était alors question d’une startup axée sur l’IA. Cependant, une tendance émerge, visant à la normaliser en tant qu’outil facilitant la solution plutôt que comme la solution elle-même. Aujourd’hui, on parle de startups qui utilisent l’IA. Cette évolution est similaire à celle de l’Internet, qui est passé d’une innovation révolutionnaire à un outil omniprésent dans notre quotidien. Ainsi, lIA est de moins en moins présentée comme une fin en soi, mais plutôt comme un moyen de faciliter des solutions innovantes dans le domaine du tourisme.

L’IA est de moins en moins présentée comme une fin en soi, mais plutôt comme un moyen de faciliter des solutions innovantes dans le domaine du tourisme.

Cela reflète une transition significative vers des systèmes d’IA applicativepermettant une meilleure analyse des activités de l’industrie touristique, plutôt qu’une technologie isolée. Cette évolution s’est produite rapidement parmi les incubés du MT Lab. Avant 2023, il y avait quelques pionniers, mais les premières startups spécialisées en IA sont arrivées dès 2023, et déjà celles de 2024 l’utilisent comme un outil au service de leurs solutions. Cela témoigne de l’accessibilité croissante de la technologie, qui émerge désormais des laboratoires pour répondre aux besoins des clients. 

La deuxième partie de cette analyse présente les jeunes pousses du MT Lab qui suivent cette tendance. Découvrez-les ici ! 

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Segments de clientèles Tendances

Les six profils de voyageurs québécois de 2024

Le Cahier Tendances 2024 présente six tendances générales qui se déploient sous six profils de voyageurs. Il ne s’agit pas de persona ; chaque voyageur peut correspondre à plus d’un profil selon son enthousiasme face à l’intelligence artificielle ou selon les impacts de l’inflation sur son budget, par exemple. Ces profils doivent donc être perçus comme des indicateurs qui, ensemble, permettent d’effectuer une analyse globale du voyageur en 2024.  

 

Le voyageur bienheureux 

Même si visiter du pays n’est pas toujours reposant, cela lui fait du bien. D’ailleurs, juste l’idée de partir lui procure de la joie, de l’envie, de l’espoir. On dit de lui qu’il a la piqûre. Il qualifie le voyage de besoin. Il en retire des bienfaits qui le motivent à voyager un peu, beaucoup, énormément, à la folie. 

Le voyageur financièrement résistant 

 

Il ne s’empêche pas de voyager, son revenu discrétionnaire lui permet de le faire. Ses séjours font partie de son mode de vie. Il affiche une certaine résilience économique, mais ne lance pas son argent par les fenêtres pour autant. Il cherche les bonnes affaires, quitte à couper ailleurs pour se payer du luxe de temps à autre.

 

Le voyageur caméléon  

Une seule valise ne suffit pas pour contenir ses chaussures, car le sentier qu’il emprunte est éclectique. Il passe parfois sous le radar de ceux qui souhaitent le catégoriser. Pas surprenant, même lui ne sait pas tout à fait à quoi son profil correspond dans les cases qu’on lui propose. Que ce soit pour le travail ou pour l’agrément, il change les codes et demande à l’industrie touristique qu’elle s’adapte à ses couleurs.

 

Le voyageur bousculé 

Sa résilience et sa flexibilité ont été mises à rude épreuve depuis 2020. Aujourd’hui, il change ses plans selon les événements économiques et climatiques. Le contexte actuel comporte son lot d’embûches et le pousse à faire des compromis, à modifier ses projets de voyage ou à rechercher des aubaines. Tous les moyens sont bons pour assouvir son envie d’évasion !  

 

Le voyageur moderne

Il utilise régulièrement des outils numériques et est fort habile à s’en servir. On dit parfois de lui qu’il est avant-gardiste, sa curiosité le pousse à essayer les technologies émergentes comme l’intelligence artificielle pour planifier son voyage. Ses attentes envers les entreprises sont élevées et il s’interroge sur la protection de ses informations personnelles.

Le voyageur (ir)responsable

 

Il est sensible aux questions qui touchent l’avenir de notre planète. À l’affût des bonnes actions à poser, les changements climatiques le poussent à revoir certains de ses comportements. Pourtant, ses gestes ne traduisent pas toujours ses aspirations. Est-ce dû à un manque de volonté ? À une planification complexe, un manque d’offres cohérentes, des prix élevés ? 

 

L’équipe de la Chaire de tourisme Transat vous invite à parcourir son Cahier Tendances 2024  afin de mieux comprendre les particularités et le contexte dans lequel voyageront ces six profils de clientèle. 

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Gestion Performance

Faites entendre votre voix !

Vous êtes entrepreneur ou entrepreneuse, gestionnaire ou personne passionnée travaillant dans l’industrie touristique au Québec ? Nous souhaitons dialoguer avec vous ! 

Influencez les programmes d’aide et les politiques publiques en lien avec le tourisme ! Répondez à de courtes enquêtes, quelques fois par année.  

Pour chaque participation, vous recevrez du contenu exclusif relatif à ces études et vous courrez la chance de gagner de nombreux prix, dont notamment des accompagnements stratégiques personnalisés réalisés par les professionnelles et professionnels de la Chaire. 

En adhérant à La Voix des pros aujourd’hui, vous courez déjà la chance de remporter l’une des deux cartes cadeaux d’une valeur de 100 $ CA offertes par la Chaire (inscription requise avant le 24 avril 2023). 

Rejoignez-nous dès maintenant ! 

 

Pour toute question, communiquez avec nous : voixdespros@uqam.ca 

 

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Tendances

S’élever grâce à la synergie

En gestion, la synergie signifie un rendement supérieur résultant de la mise en commun de plusieurs actions. En développement durable, elle renvoie à un réseau dorganisations et de collectivités engagées dans une dynamique déchange inspirée du fonctionnement des écosystèmes.  

Les notions de collaboration et de coopétition telles qu’on les connaît doivent être mises au service d’une économie qui tend vers la circularité, la résilience et la profitabilité des partenaires, de la collectivité et de la planète.

Accélérer la cadence, ensemble

Certains grands défis ne peuvent être relevés seuls. Des occasions d’affaires gagnent aussi à être saisies en équipe. Il faut savoir s’entourer et s’allier de compétences et de talents complémentaires pour être plus fort, plus agile. Les intervenants d’un même, voire de plusieurs secteurs d’activités, doivent se mobiliser et collaborer à la mise en commun de leur expertise. Les occasions de partenariats et de maillage sont diversifiées : activités promotionnelles ciblées, expérience client bonifiée, initiatives écoresponsables ou en économie circulaire, partage de données pour augmenter sa connaissance client, structuration de l’offre, optimisation des pratiques de gestion et des processus, etc.  

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Un effort commun pour le climat 

La transition climatique s’avère un enjeu global qui mobilise tous les secteurs. Il est primordial d’éviter le clivage qui pourrait se creuser entre les entreprises qui passent à l’action et celles qui stagnent devant les changements à effectuer pour mener à bien cette transition. Les grands joueurs de l’industrie assument de plus en plus leur rôle de leader pour que tous accélèrent ensemble, maintenant et pour les années à venir.  

Partager pour s’élever comme industrie

Apprendre des succès et des échecs de ses pairs permet d’avancer comme industrie et de déployer des solutions significatives face aux enjeux. Par exemple, le mentorat, qu’il soit entre organisations ou entre individus, permet de hausser le niveau de qualité globale d’un secteur, contribue à améliorer les façons de faire d’une industrie connexe ou encore à assurer la transmission des savoirs. Des approches plus traditionnelles comme la coopétition nécessitent également un partage de connaissances et une certaine transparence pour assurer la réussite d’un tel partenariat. Des destinations ont déjà réussi ce pari en matière de promotion en mutualisant des actifs et des ressources marketing.  

De nouvelles approches sont à prévoir pour accélérer le transfert de bonnes pratiques, le partage de ressources, d’expertises et d’outils. 

Faire des résidants des alliés 

Selon un sondage mené par la Chaire de tourisme Transat, le tiers des voyageurs québécois ont fait un voyage d’au moins une nuitée dans leur région respective de mai à novembre 2022. Le résidant constitue ainsi une clientèle qui gagne à être reconnue et incluse dans les stratégies marketing. Porte-parole de la culture et des valeurs locales, tant chéries par les visiteurs, ambassadeur du territoire et protecteur de sa qualité de vie ; il occupe aussi un rôle important dans l’écosystème touristique. Développer une approche pour l’impliquer et entendre sa voix devient une pratique gagnante pour construire une offre touristique durable. Les destinations en particulier doivent tendre vers un leadership collaboratif et inclusif. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Se connecter… avec ou sans technologie

Cette propension à vouloir vivre pleinement certains moments s’inscrit notamment dans une quête qui a pris de l’ampleur au cours des dernières années : le bien-être. La connexion s’exprime aussi par le désir de vivre des expériences significatives, porteuses de sens, après une période qui nous en a privés.  

Dans une perspective touristique, ce phénomène passe, entre autres, par des expériences d’immersion, réelles ou virtuelles. Celles-ci permettent de capter la dynamique qui anime une destination en voyageant plus lentement, d’expérimenter des savoir-faire plutôt que de les observer, de resserrer les liens avec ses proches par l’intensité d’une activité, de donner un sens au lieu et même, parfois, d’en revenir grandi. Les types de connexion sont donc multiples, d’autant plus qu’elles varient selon les clientèles.  

De leur côté, des entreprises touristiques cherchent à créer, dès le premier contact avec le client, une expérience de connexion sans friction, positive, qu’elle se produise en ligne ou par l’entremise d’un employé. Elles misent également sur une connaissance poussée de leur clientèle afin d’adopter une approche personnalisée et ainsi d’établir une relation. Les entreprises touristiques ont tout avantage à tirer profit des occasions de connexion avec leurs clients, en ligne comme sur place. 

Des expériences de connexion…

  • Avec la nature 

Les bienfaits de la connexion à la nature sur l’être humain ont été démontrés. Les activités en plein air, dont la popularité ne baisse pas, constituent la façon la plus probante de créer cette connexion. À cet égard, 59 % des voyageurs québécois ayant visité le Québec en 2022 ont participé à une activité de plein air*. La multiplication de l’offre d’hébergement en nature, dont le design valorise le paysage et favorise l’immersion dans l’environnement, laisse aussi entendre que la tendance ne s’essouffle pas. 

  • Avec le territoire 

L’intérêt pour le tourisme lent (slow travel) s’inscrit tout à fait dans cet esprit d’établir un contact profond avec la destination. L’appétit des voyageurs pour l’agrotourisme et l’intérêt des Québécois pour des expériences autochtones sous-tendent aussi ce désir de connexion au territoire par le biais des gens qui l’habitent.  

  • Avec les attraits et les activités 

Les expériences immersives, souvent propulsées par des outils technologiques comme la réalité virtuelle ou des projections spectaculaires, se multiplient. Qu’il s’agisse d’expositions au musée ou encore d’activités dans un parc thématique, elles sont recherchées, car elles peuvent créer des moments de connexion mémorables. 

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  • Avec soi-même  

62 % des voyageurs québécois estiment que le voyage est important pour leur santé mentale.

Pour certains consommateurs, la période pandémique fut l’occasion de s’interroger sur ses priorités, sur son travail, sur ce qui compte vraiment. On observe aussi une demande accrue pour des activités relatives au bien-être, à la santé physique et psychologique. Le voyage en fait partie. En fait, 62 % des voyageurs québécois estiment que le voyage est important pour leur santé mentale*.  

  • Avec les autres 

La vie a repris son cours et l’heure est aux retrouvailles, de petite comme de grande envergure. Les séjours entre amis, en famille élargie, les festivals, les congrès ou même les grands événements font le bonheur de nombreux voyageurs. 

Ce besoin de connexion s’exprime aussi dans les milieux de travail. Les activités de teambuilding ou encore les retraites d’équipe en plein air s’avèrent d’autant plus intéressantes pour créer des connexions entre les membres, surtout dans les milieux où le télétravail domine. 

Des entreprises connectées à leurs clients

Depuis trois ans, les consommateurs ont développé des réflexes numériques pour effectuer leurs activités quotidiennes. Habitués de transiger efficacement sur de grands sites de commerce de détail, ils souhaitent retrouver cette même intuitivité, fluidité et rapidité pour magasiner leur voyage et leurs activités. Le premier contact doit donc être à la hauteur pour qu’une connexion avec le client se crée et que la relation passe du format virtuel au mode réel. Les médias sociaux représentent un important canal de connexion. Quelque 40 % des voyageurs québécois y ont eu recours pour s’inspirer ou planifier un voyage au cours des 12 derniers mois*. 

Les précieuses ressources humaines constituent la pierre angulaire de cette connexion avec l’entreprise. Mais la qualité de la relation se voit menacée par les enjeux de personnel. En effet, la moitié des voyageurs québécois mentionnent avoir vécu des situations liées au manque de main-d’œuvre. Parmi ceux-ci, 81 % jugent que la pénurie a affecté leur expérience touristique*. Un mauvais service ou un manque de fluidité génère un bris de connexion dans l’expérience du visiteur, voire une déconnexion.  

Une des façons de favoriser cette connexion consiste à bien connaître les habitudes et les comportements de sa clientèle. La collecte et l’analyse de données sur celle-ci sont incontournables pour déployer une offre personnalisée. Certaines entreprises, surtout celles qui déploient une offre haut de gamme, pavent la voie à l’hyper personnalisation grâce à ces informations habilement exploitées. L’hôtellerie et le réseau de distribution sont particulièrement actifs dans ce domaine. 

 * Tiré de : Chaire de tourisme Transat. Enquête portant sur le comportement des voyageurs québécois, décembre 2022.  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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L’heure est à la responsabilisation !

La société est aujourd’hui plus informée que jamais. Avec l’étendue de ces connaissances viennent des obligations, tant pour les consommateurs que pour les organisations. Dans ce contexte, endosser des comportements ou mécanismes qui vont à l’encontre de ce qui est acceptable, d’un point de vue social comme environnemental, tend à être révolu.   

La crise climatique actuelle force chaque partie prenante à accélérer la mise en place de mesures concrètes et efficaces à long terme. Les inégalités sociales et économiques placent sous les projecteurs les autres dimensions du développement durable ; jamais n’a-t-on autant parlé d’équité, de diversité et d’inclusion. Acteurs touristiques et voyageurs doivent regarder dans la même direction et prendre part à un tourisme plus conscientisé et respectueux 

Des consommateurs peu actifs, mais informés

Les voyageurs québécois souhaitent voyager de façon plus responsable. Cependant, peu d’entre eux choisissent un hébergement ou un attrait en raison de leur orientation durable (22 %) ou payent pour compenser les émissions de gaz à effet de serre émises lors de leurs déplacements (10 %).  

Cette situation est similaire au niveau international. Selon une étude menée par Booking, un peu plus de 70 % des voyageurs interrogés désirent faire plus d’efforts pour voyager de manière responsable en 2023. Il existe encore toutefois des écarts importants entre leurs intentions et leurs comportements. Par exemple, une minorité d’entre eux recherchent activement des hébergements durables ou des transports moins polluants lors de leur planification de voyage.  

Cela dit, les clientèles qui souhaitent réellement modifier leurs habitudes pour adopter des comportements plus responsables sont de plus en plus outillées pour le faire. De nombreuses organisations facilitent les démarches des consommateurs, que ce soit à l’étape de l’inspiration, de la planification ou de la réservation. Maintenant qu’elles pavent la voie, il devient de plus en plus facile pour les clients de passer à l’action et de faire preuve de responsabilisation, même s’il reste encore beaucoup à accomplir. 

Des organisations multiresponsables

Un peu plus de 90 % des entreprises touristiques québécoises qui s’intéressent au développement durable ont implanté des pratiques responsables au sein de leur organisation par conviction personnelle. 

La responsabilité sociale et environnementale des entreprises est de plus en plus importante ; les gestionnaires perçoivent un intérêt clair de leur clientèle envers des produits et des services durables. Ces dernières s’attendent ainsi à ce que les organisations offrent des options durables, fassent preuve de transparence, soient inclusives, proposent une expérience candidat et employé irréprochable, tout cela, en conservant un service à la clientèle impeccable. En somme, les attentes des consommateurs n’ont jamais été aussi élevées. 

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En ce sens, la bienveillance, le respect et l’accueil de la différence font partie des valeurs clés véhiculées par les organisations responsables. La pénurie de main-d’œuvre incite les employeurs à adopter un style de gestion qui place l’humain au cœur des décisions. De plus, nombreuses sont les entreprises qui accordent la priorité à des campagnes marketing inclusives et qui proposent des expériences adaptées à une clientèle élargie. Pour d’autres, cela se traduit par l’adoption d’initiatives responsables au sein des opérations, à travers la sensibilisation de la clientèle ou par l’adaptation des orientations de l’organisation, par exemple.  

Bien que le développement durable fasse partie intégrante des priorités opérationnelles des organisations québécoises, son intégration n’est pas encore clairement définie. Les plans d’action demeurent abstraits, voire absents. Le secteur continue ainsi de faire face à des défis de structuration importants. 

La destination de l’avenir : informée, mobilisatrice et responsable

Le rôle des organisations de gestion de la destination (OGD) évolue de manière à redonner à la communauté et à l’environnement naturel, qui constitue d’ailleurs bien souvent l’une des principales motivations de voyage. Réelle plaque tournante de la connaissance, l’OGD acquiert et fait circuler l’information pertinente aux visiteurs, comme aux entreprises. Elle devient experte dans l’utilisation de données au service de la clientèle, par exemple en personnalisant des offres basées sur des profils dominants ou en suggérant des activités alternatives. Elle se sert également des données pour guider les membres vers un développement plus durable (meilleure gestion des flux touristiques, protection des milieux sensibles) et créer un réel avantage concurrentiel.  

Les OGD, en plus d’assumer leur rôle marketing, assurent un développement conscient du territoire qu’elles représentent. Les fonctions de ces organisations tendent à se diversifier et le touriste n’y tient plus le premier rôle. Désormais, les enjeux de durabilité, de changements climatiques, d’inclusion ou de la place des communautés s’invitent dans les entreprises et interpellent un grand nombre d’acteurs qui gravitent autour de la sphère touristique. Les indicateurs de succès d’une destination se diversifient pour inclure ces nouveaux facteurs. Visionnaire, facilitatrice, collaboratrice, coordonnatrice ; l’OGD assume tous ces chapeaux de concert avec les acteurs publics, privés et les résidants. La flexibilité et l’innovation sont de mise. Avec ces nouveaux enjeux et responsabilités, il faut s’attendre à voir émerger de nouveaux modèles d’affaires et de financement afin que les destinations deviennent de réels catalyseurs de changements dans leur milieu. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

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Expérimenter pour trouver les meilleures solutions

Alors que le monde semble reprendre son souffle, l’heure est à l’expérimentation pour les entreprises et les territoires. Chacun cherche à comprendre si certaines solutions mises de l’avant durant la pandémie devraient être maintenues à plus long terme et si certains comportements observés depuis 2020 deviendront la norme chez les consommateurs de demain. Dans une société qui évolue rapidement, l’expérimentation s’intensifie et s’impose dans tous les champs d’activités. 

Plusieurs concepts devront être éprouvés pour qu’on songe ensuite à les consolider, mais jusqu’à quel point les solutions demeureront en place ou nécessiteront des compromis ? Mèneront-elles à d’autres solutions ? Par exemple, est-il concevable d’exiger le retour des employés au bureau ou préférable d’opter pour des modèles hybrides et flexibles ? Est-ce que les organisations miseront sur les échanges commerciaux virtuels ou retourneront-elles sur la route comme dans le passé ? Les choix retenus seront guidés par les valeurs et priorités post-covid des décideurs et l’adoption de la clientèle. Les entreprises résilientes et innovantes devront se donner encore le droit à l’erreur et à une période d’ajustements. 

L’exploration au profit de l’expérience humaine

Les entreprises qui incluront leurs employés dans cette expérimentation en les considérant comme de véritables partenaires de réussite s’engagent vers la voie du succès dans les années à venir.

Le travailleur a changé. La pandémie l’a fait réfléchir et a provoqué une transformation de son mode de vie. Il s’interroge sur l’utilisation de son temps et l’importance qu’il accorde à son emploi, évalue ses conditions de travail et dans certains cas, revoit son choix de carrière. Cette remise en question engendre de grands bouleversements organisationnels, particulièrement en cette période de pénurie de main-d’œuvre, où les entreprises n’ont d’autre choix que de remettre l’humain au centre de leurs priorités.  

Les organisations s’adaptent en testant de nouvelles approches liées notamment aux modalités de travail, au style de leadership et aux processus (équipes autonomes, ludification et agilité). Elles cherchent à offrir une meilleure expérience en mettant en place des politiques internes revisitées, plus inclusives qui visent le bien-être de chacun. La manière de recruter fait place à la créativité en plaçant l’expérience candidat au premier plan et en innovant pour attirer la relève. Enfin, les entreprises sont prêtes à essayer diverses technologies numériques pour soulager leurs effectifs.  

Les entreprises qui incluront leurs employés dans cette expérimentation en les considérant comme de véritables partenaires de réussite s’engagent vers la voie du succès dans les années à venir.

La ville comme laboratoire vivant

Le tourisme urbain deviendra la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. 

La ville est constamment en mouvement, elle se redessine au rythme des crises et des nouveaux comportements. Cet écosystème complexe et fragilisé cherche à retrouver son équilibre en testant de nouvelles propositions qui s’arriment aux besoins de ses usagers et à sa vocation de lieu social et de rencontres.  

Pour améliorer la qualité de vie des résidants, on assiste à de nombreux projets-pilotes teintés d’idées créatives et innovantes, notamment en lien avec la mobilité active ou encore avec la transformation des espaces publics. Certains projets s’avèrent concluants et s’insèrent de façon permanente dans le paysage urbain, pour le bien-être et la santé des utilisateurs. Toutefois, la vocation de certains lieux est remise en question. 

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L’avenir semble encourageant pour les milieux urbains. D’après le dernier rapport du World Travel & Tourism Council, le tourisme urbain devrait croître plus rapidement que tous les autres secteurs, il deviendrait ainsi la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. Les acteurs des centres urbains devront donc tester de nouvelles façons de tirer leur épingle du jeu en proposant des expériences et des célébrations inoubliables.  

Le tourisme urbain deviendra la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. 

L’agilité, gage de résilience

La crise sanitaire a forcé les organisations à penser autrement et à mettre en pratique de nouvelles façons de faire. Elles ont dû s’adapter, s’ajuster et se réinventer.  

Une entreprise agile effectue le développement et la livraison de sa solution en mode itératif. Les startups sont des championnes de l’expérimentation, puisqu’elles testent bien souvent de nouveaux types de solutions. Les entreprises de toutes tailles gagnent à s’inspirer de cet état d’esprit, d’ouverture et d’exploration où l’erreur est permise. 

Les données jouent un rôle crucial dans les organisations. Elles permettent d’appuyer ou d’infirmer certaines intuitions et ainsi de mesurer le succès des expérimentations ou des projets-pilotes. Une fois validés, ces tests améliorent l’offre et l’expérience client. Cet aspect est d’autant plus important dans un contexte où les consommateurs développent de nouvelles habitudes et recherchent une plus grande personnalisation des expériences. 

Les entreprises agiles qui prennent des décisions basées sur les données auront tous les atouts en main pour incarner un tourisme intelligent dans les années à venir. Dans le contexte d’incertitude économique et géopolitique actuel, cela leur permettra certainement de mieux faire face aux futurs défis.  

Le Web 3.0  

La 3e génération d’Internet, le Web 3.0, a la particularité d’interconnecter les données entre elles de manière décentralisée. Grâce aux technologies comme la blockchain et l’intelligence artificielle, elle offre aux utilisateurs une expérience plus rapide, personnalisée et sécurisée. Les consommateurs comme les organisations y font leurs premiers pas en expérimentant les nouvelles opportunités. Si certains ont une longueur d’avance résultant de leur adhésion précoce, d’autres les observent pour analyser et comprendre leur utilisation. 

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Le métavers peut transporter les voyageurs dans de nouveaux espaces et a le potentiel de devenir un outil marketing pour de nombreux secteurs, dont le tourisme de réunion et de congrès. Certaines entreprises touristiques offrent la possibilité de payer en crypto-monnaies aux clients qui en possèdent. De leur côté, les NFT poussent plus loin l’exclusivité et les privilèges dans les secteurs de la culture, du plein air et du luxe. Ces technologies resteront-elles des produits de niche ou seront-elles adoptées par une forte proportion de consommateurs et d’entreprises ?  

Est-ce que les expérimentations actuelles dans le domaine du Web 3.0 sont une prémisse au voyage de demain ? Les prochaines années détermineront si le retour sur investissement pour les entreprises est concluant et si le jeu en valait la chandelle.  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Tendances

Hybridation : un peu, beaucoup, passionnément

Mis en lumière il y a plus d’une décennie, il se définissait principalement par des espaces qui changent de fonction ou qui en cumulent de nouvelles. Le secteur de l’hôtellerie, avec ses salles à vocation multiples ou encore les stations de ski qui diversifient leur offre d’activités, illustre bien ce à quoi le phénomène a d’abord été associé. Cette tendance possède de nombreuses déclinaisons, telles que l’hybridation…   

des lieux

Depuis quelque temps, on assiste au foisonnement de lieux multifonctions. En France, on parle de tiers lieux pour décrire ce phénomène qui se caractérise par des bâtiments aux espaces évolutifs et à usages multiples. Ancrés dans leur territoire, ces lieux disposent d’une offre d’activités et de services qui s’articulent autour des besoins des populations locales, mais aussi de citoyens temporaires, tels que les voyageurs. Au Québec, le concept adopte différentes formes, celle notamment d’églises converties qui conservent leur vocation rassembleuse en proposant des zones de loisirs, de restauration, de co-working et de spectacles. 

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Les espaces qui permettent une mixité d’usages dans certains établissements ou lieux extérieurs (musées, centres de congrès, parcs, etc.) continuent de représenter un terreau fertile d’opportunités. En plus d’attirer de nouvelles clientèles, cette avenue permet de diversifier les sources de revenus ; une voie salutaire, particulièrement en période creuse. Désormais, tous les secteurs s’adonnent à la tendance, faisant ainsi briller des idées innovantes !  

des comportements

Le workation est une contraction des mots anglais work(travail) et vacation (vacances) et se caractérise par des séjours qui combinent l’agrément et le télétravail. 

 

Le bleisure est une contraction des mots anglais business (affaires) et leisure (agrément) et fait référence aux voyageurs d’affaires qui prolongent un déplacement professionnel pour des raisons d’agrément. 

La pandémie de COVID-19 a marqué un tournant sur le plan des modalités de travail pour un bon nombre d’individus. Le télétravail a changé le cours du quotidien des employés de bureau et ce phénomène se reflète sur les modes de vie qui en ont découlé. Certains misent sur les bienfaits et les possibilités multiples qu’offre cette nouvelle flexibilité et en profitent pour combiner le travail aux vacances (workation ou bleisure).  

Les voyageurs hybrides ne laissent ni les destinations ni les entreprises touristiques indifférentes. Se positionner auprès des travailleurs à distance devient incontournable considérant le potentiel qu’ils représentent, tant par leur nombre (clientèle locale et internationale) que par leur flexibilité qui contribue d’ailleurs à déjouer la saisonnalité, à allonger les séjours et à en créer de toutes pièces.  

Près d’un voyageur québécois sur trois (28 %) estime qu’il sera en situation de télétravail en 2023 (9 % en totalité et 19 % en partie). De ce nombre, 15 % comptent faire un séjour pour travailler à distance, 17 % envisagent de prolonger un séjour d’agrément grâce au télétravail et 10 % s’attendent à prolonger un déplacement professionnel.

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des compétences

La pénurie de main-d’œuvre pousse les entreprises à maximiser le plein potentiel de leurs troupes. Par conséquent, la polyvalence de chacun devient un atout pour un fonctionnement plus efficace. Investir dans la formation des effectifs s’avère fondamental pour accompagner le personnel vers des rôles multi-tâches et multi-responsabilités. Les employés hybrides sont ceux qui occupent plus d’une fonction pour un même employeur, un phénomène aussi connu sous le terme de polycompétence. 

L’avenir est-il hybride ?

Le milieu du travail, les rassemblements d’affaires, l’offre culturelle ont tous goûté au mode virtuel, puis hybride durant la pandémie. Qu’est-ce qui perdurera ou disparaîtra ? Plusieurs s’interrogent. Chose certaine, l’hybridation a favorisé l’accessibilité, notamment des clientèles qui peinent à se déplacer, par incapacité physique ou encore financière. Dans ce contexte d’inclusivité, il ne serait pas surprenant de voir perdurer la tendance dans les années à venir !   

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Cet article se retrouve dans le  Cahier Tendances 2023  réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Marchés géographiques

Les intentions de voyage des Québécois à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 1 110 voyageurs québécois afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Près de trois voyageurs québécois sur quatre (74 %) ont l’intention de visiter le Québec cet été. Les Québécois envisagent en moyenne 3,4 voyages dans l’année. Un nombre important de ces voyages, soit en moyenne 2,9 voyages dans l’année, aura pour destination une région du Québec. La ville de Québec (31 %), Charlevoix (25 %) et la Gaspésie (23 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Les Québécois cherchent principalement à vivre une expérience liée à la plage (49 %), au plein air sportif (46 %) et à la gastronomie (45 %). Il s’avère donc peu étonnant que cette clientèle planifie principalement des séjours en nature (30 %) et des séjours de détente (22 %). La visite de parents et amis occupe également une place non négligeable, puisque 27 % des répondants l’envisagent.

Au cours de leur séjour d’une durée moyenne de 5 nuitées, le tiers des Québécois passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux (34 %). L’hébergement collaboratif (Airbnb, chalets loués) figure également dans leurs plans (23 %).

La clientèle québécoise associe la destination du Québec à ses paysages variés (92 %), sa population locale accueillante (84 %) et à ses événements culturels intéressants (82 %), ce qui les motive à explorer la province. Quelque 39 % des répondants affirment avoir l’habitude de prendre des vacances au Québec. Les circonstances de la pandémie (25 %) représentent l’autre motivation la plus importante.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année (37 %) énoncent les raisons suivantes :

1.Ils ont déjà assez visité le Québec (30 %) ;

2.Ils recherchent une destination plus dépaysante (29 %) ;

3.Ils considèrent les prix trop élevés (27 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour une destination américaine ou internationale (26 %) et pour l’Ontario (21 %).

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

Image à la une : Pexels

Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des Ontariens à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 561 voyageurs ontariens afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de soulever plusieurs faits sur ce marché.

Plus du tiers des Ontariens a l’intention de visiter le Québec cet été. Ils envisagent en moyenne 3 voyages dans l’année. Une moyenne de 1,8 voyage aura pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (62 %) et de Québec (46 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Les Ontariens recherchent principalement à entreprendre un roadtrip (49 %), vivre une expérience liée à la baignade (47 %) et au plein air contemplatif (40 %). Cette clientèle planifie principalement des séjours urbains (36 %) et des séjours axés sur la culture (35 %).

Au cours de leur séjour au Québec, d’une durée moyenne de 5,6 nuitées, la moitié des Ontariens passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux. L’hébergement collaboratif est également dans leur plan (27 %), suivis des hébergements de petite taille (20 %).

La clientèle ontarienne perçoit le Québec comme une destination avec une culture francophone unique en Amérique du Nord (85 %), ce qui les motive à explorer la province. Quelque 27 % des répondants viennent y visiter de la famille et des amis. La sécurité de la destination (24 %) et une attraction ou un événement en particulier (20 %) représentent les deux autres motivations les plus évoquées.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année énoncent les raisons suivantes :

1.Ils ont déjà assez visité le Québec (23 %) ;

2.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (19 %) ;

3.Ils n’éprouvent aucune attirance pour la destination (16 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour une destination américaine (24 %) ou internationale et pour l’Ontario (62 %).

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

Image à la une : Pexels

Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat.