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Tendances tarification : la modulation a la cote

Les attractions et les festivals ajustent leurs stratégies de prix pour maximiser leurs revenus. Les ménages font face à des hausses importantes du coût de la vie en période inflationniste ; les approches doivent donc être ingénieuses pour améliorer ou simplement maintenir l’attractivité. Voici quelques tendances en matière de tarification issues du bilan de veille effectué pour Événements Attractions Québec en février 2024. 

Trois tendances

La firme Arival, en partenariat avec Go City, a publié un rapport illustrant les comportements et préférences des voyageurs américains en ce qui concerne l’achat de billets d’entrée dans les attractions. L’enquête a été réalisée au printemps 2023 auprès de 1 000 Américains. Les auteurs ont voulu tester trois tendances en matière de tarification auprès de leur panel.  

Tendance 1. Achat à l’avance

Le prix constitue un élément important dans le choix de visiter ou non une attraction. Pour certains répondants, il s’agit du premier critère. L’achat à l’avance (de 1 à 7 jours) avec rabais (10 à 15 %) récolte une forte majorité des voix — en comparaison avec l’achat sur place, au moment de la visite.  

Les répondants sont donc plus enclins à miser sur le prix plutôt que sur la flexibilité de décider à la dernière minute. À l’inverse, environ le quart des répondants vont se procurer leur billet le jour même, au tarif régulier, sur place.  

Tendance 2. Réservation d’une plage horaire

Proposer la réservation d’une plage horaire constitue maintenant une pratique courante. Le quart des répondants au sondage l’ont fait dans la dernière année. Il s’agit d’une stratégie efficace surtout pour les attractions très fréquentées. Cela permet de mieux prévoir et gérer l’achalandage, les besoins en ressources humaines et d’offrir, en fin de compte, une meilleure expérience. Mais cette approche convient moins aux clients qui accordent une grande importance à la flexibilité de leur horaire, qui souhaitent prendre des décisions de dernière minute. Cette souplesse a un prix. 

Tendance 3. Tarification variable et dynamique

La tarification variable et la tarification dynamique sont deux concepts distincts de modulation des prix. Voici comment ils se distinguent : 

Tarification variable

  • Ajustements de prix en fonction de certains facteurs prédéfinis. Ces ajustements sont relativement fixes et planifiés. 
  • Les facteurs prédéfinis peuvent inclure la saisonnalité, les jours de la semaine, les heures de la journée, les promotions, etc. 

Ce concept est plutôt courant. On le voit notamment avec certains spas qui proposent des tarifs réduits du lundi au mercredi ou encore en soirée pour accéder aux expériences thermales.  

Tarification dynamique

  • Ajustements des prix en temps réel en réponse à des conditions changeantes du marché, de l’offre et de la demande. 
  • Les prix reposent sur les données historiques et en temps réels, sur des algorithmes et des modèles prédictifs. 
  • Les critères utilisés peuvent inclure la demande, la disponibilité, la météo, les événements locaux, etc. 

Au Québec, le Super Aqua Club annonçait à l’été dernier qu’il appliquerait une tarification dynamique, grâce à un partenariat avec l’entreprise Connect & Go. L’objectif de cette approche consiste à inciter les gens à acheter leur billet à l’avance ou à choisir des journées moins fréquentées grâce à des propositions tarifaires réduites. 

Néanmoins, le recours à la tarification dynamique se fait encore rare dans les attractions. Ces dernières tendent plutôt à emprunter la voie de la tarification variable.  

Prix versus flexibilité

Le prix demeure l’élément qui compte le plus dans les critères de décisions, mais il n’est pas le seul. La flexibilité de l’accès, c’est-à-dire de prendre la décision de visiter ou non très peu de temps à l’avance ou le jour même, arrive en second lieu, suivie par la certitude de pouvoir visiter l’attraction. Par ailleurs, plus de la moitié des répondants au sondage d’Arival sont prêts à sacrifier une partie ou la totalité du rabais sur le prix pour plus de flexibilité. 

Au Parc Astérix, en France, la tarification est plutôt modulable selon la flexibilité associée au billet. Un accès « ouvert » pouvant être modifiable jusqu’à la veille de la visite sera plus cher qu’un billet fixe réservé au moins sept jours à l’avance (voir l’image ci-dessous). 

Source: Parc Astérix 

Un festival propose de « payez ce que vous pouvez » 

Dans un autre ordre d’idée, en réaction à la forte hausse du coût de la vie, les organisateurs du Greenbelt Festival au Royaume-Uni ont revu leur structure de tarification. Ils ont choisi de miser sur le principe « payez ce que vous pouvez » pour l’édition 2023.  

Les festivaliers avaient ainsi la possibilité de choisir de payer leur accès à leur convenance, à savoir :  

  • 150 £ : billet « subventionné » 
  • 190 £ : billet standard  
  • 230 £ : billet avec contribution aux billets subventionnés 

De plus, le paiement en plusieurs versements, sans intérêt, était également offert.  

La direction du festival affirme avoir été impressionnée par la générosité des festivaliers. Près de 20 % d’entre eux se sont procuré un billet à 230 £. La formule semble avoir porté fruit puisqu’elle est reprise pour l’édition 2024.    

Source: Greenbelt Festival  

Ces tendances tarifaires démontrent la pertinence d’offrir plusieurs options d’accès en tenant compte des priorités différentes selon les segments de clientèle. Qu’il s’agisse du prix, de la flexibilité ou encore… de l’altruisme, les motivations qui poussent à l’achat dépendent de chaque visiteur.  

Ce texte a été rédigé dans le cadre d’un partenariat de veille avec Événements Attractions Québec. La version originale est disponible sur le blogue d’EAQ.  Ce projet de collaboration est rendu possible grâce à la participation financière de

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L’intelligence artificielle dans l’industrie du tourisme : une révolution silencieuse (Partie 1)

Cet article a été rédigé en collaboration avec le MT Lab afin de documenter la tendance et de faire rayonner les avancées technologiques et les initiatives d’intelligence artificielle (IA) pertinentes pour les membres de l’industrie touristique du Québec. 

Utilisation de l’IA par les voyageurs

En novembre 2023, la Chaire de tourisme Transat a interrogé les voyageurs québécois à propos de leurs comportements de voyage. Ce sondage a permis de mesurer leur utilisation de l’IA. Voici ce que les données ont divulgué : 38 % des répondants ont eu recours à une plateforme d’intelligence artificielle en 2023, tous types d’utilisations confondus.  

Plus précisément, 6% des voyageurs québécois disent l’avoir utilisée dans le cadre de recherches pour planifier un séjour de voyage. 

Utilisation de l’IA par les entreprises

L’utilisation de l’IA par les entreprises touristiques québécoises demeure principalement non structurée.  

En janvier 2024, la Chaire de tourisme a également sondé des entreprises touristiques québécoises dans le cadre de son panel La Voix des pros afin de mettre en lumière leur usage de l’IA. Malgré le petit échantillonnage (76 entreprises ont répondu), il est possible d’observer quelques grandes tendances. Le principal constat est que l’utilisation actuelle de l’IA en entreprise demeure principalement non structurée. 

  • Un peu moins du tiers des répondants (31 %) déclare que leur entreprise pose des actions concrètes visant à favoriser l’utilisation de l’IA. 
  • Au total, un peu plus de quatre répondants sur dix (43 %) indiquent même que cette technologie n’est pas utilisée. 
  • Le principal frein mentionné est lié à un manque de connaissances de cet outil (73 % d’entre eux). La moitié (52 %) estime d’ailleurs manquer de temps pour s’y intéresser. 

Parmi les utilisateurs, l’aide à la rédaction est largement adoptée. 

  • Au total, un répondant sur deux (50 %) mentionne que l’IA est utilisée pour faciliter la rédaction (courriels, contenus pour les médias sociaux, etc.).  
  • Le tiers de l’échantillon (34 %) mentionne également lui confier des tâches de traduction.  
  • De façon moins courante, 14 % des répondants disent l’utiliser pour l’automatisation des échanges client, pour l’aide à l’analyse ou pour l’idéation. 

Le MT Lab et l’IA

Au sein du MT Lab, un incubateur et accélérateur de marché et de startups dédié au tourisme, à la culture et au divertissement, cette révolution est aussi prise très au sérieux. En effet, le MT Lab se positionne depuis longtemps à l’avant-garde de cette transformation, en soutenant activement des startups qui proposent des solutions innovantes basées sur l’intelligence artificielle. Il offre d’ailleurs un soutien logistique et stratégique au groupe de travail sur l’IA et le Tourisme initié par Pierre Bellerose, cofondateur du MT Lab. L’objectif de ce groupe de travail dédié à l’exploration de l’IA dans le tourisme est la sensibilisation, l’éducation et l’éveil des consciences sur les potentialités et les défis que l’IA représente pour l’industrie touristique et culturelle.  

Du concept à l’outil : une avancée graduelle

Dans un passé récent, l’IA était considérée comme l’innovation première et centrale d’une jeune pousse. Il était alors question d’une startup axée sur l’IA. Cependant, une tendance émerge, visant à la normaliser en tant qu’outil facilitant la solution plutôt que comme la solution elle-même. Aujourd’hui, on parle de startups qui utilisent l’IA. Cette évolution est similaire à celle de l’Internet, qui est passé d’une innovation révolutionnaire à un outil omniprésent dans notre quotidien. Ainsi, lIA est de moins en moins présentée comme une fin en soi, mais plutôt comme un moyen de faciliter des solutions innovantes dans le domaine du tourisme.

L’IA est de moins en moins présentée comme une fin en soi, mais plutôt comme un moyen de faciliter des solutions innovantes dans le domaine du tourisme.

Cela reflète une transition significative vers des systèmes d’IA applicativepermettant une meilleure analyse des activités de l’industrie touristique, plutôt qu’une technologie isolée. Cette évolution s’est produite rapidement parmi les incubés du MT Lab. Avant 2023, il y avait quelques pionniers, mais les premières startups spécialisées en IA sont arrivées dès 2023, et déjà celles de 2024 l’utilisent comme un outil au service de leurs solutions. Cela témoigne de l’accessibilité croissante de la technologie, qui émerge désormais des laboratoires pour répondre aux besoins des clients. 

La deuxième partie de cette analyse présente les jeunes pousses du MT Lab qui suivent cette tendance. Découvrez-les ici ! 

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L’intelligence artificielle dans l’industrie du tourisme : une révolution silencieuse (Partie 2)

Aperçu des initiatives des startups au MT Lab

Dans le cadre du programme Maillage du MT Lab, plusieurs startups ont émergé en proposant des solutions touristiques basées sur l’IA. Certaines des entreprises accompagnées n’ont pas intégré le Lab avec des solutions directement liées à l’IA, mais ont pu financer l’intégration totale ou partielle de l’intelligence artificielle dans leur offre grâce à des programmes spécifiques, notamment le programme Croissance. Voici un aperçu plus détaillé de quelques-unes de ces initiatives :  

AddAd Média (Cohorte9, Printemps2024): Cette entreprise propose une solution publicitaire novatrice basée sur lIA. En utilisant son expertise technologique, elle permet aux organisations de cibler efficacement leur public et de diffuser des messages publicitaires personnalisés dans des lieux stratégiques. Sa plateforme offre une flexibilité tarifaire basée sur lusage, ainsi quun réseau décrans publicitaires soigneusement sélectionnés pour maximiser limpact des campagnes. 

 

 

Élance (Cohorte9, Printemps2024): La startup Élance est spécialisée dans l’accompagnement pour créer des espaces de travail diversifiés, équitables et inclusifs (DEI), en exploitant le pouvoir de la technologie et des données. Pour personnaliser lexpérience de chaque utilisateur sur sa plateforme, Élance utilise le machine learning (ML) IA. Cette approche permet dadapter l’offre à chaque entreprise et à ses besoins spécifiques, offrant ainsi une personnalisation organisationnelle initiale. Par la suite, Élance développe une IA évolutive qui se personnalise pour chaque utilisateur, en tenant compte de leur identité, de leur expertise en DEI et de leurs responsabilités hiérarchiques. Cela permet de proposer des parcours individualisés pour chaque utilisateur. 

 

HiOTTO AI (Cohorte8, Automne2023): Cette startup utilise une technologie avancée de modélisation du langage pour créer des assistants virtuels personnalisés pour les organisateurs dévénements, de congrès et de réunion d’affaires (MICE). Ces assistants peuvent fournir des conseils personnalisés et proposer des promotions, entre autres choses. Le modèle tarifaire par abonnement offre une flexibilité aux clients, tandis que les options supplémentaires telles que lanalyse post-événementielle enrichissent lexpérience utilisateur. 

 

NURAU (Cohorte8, Automne2023): L’entreprise Nurau se concentre sur le coaching des gestionnaires, en utilisant des technologies de pointe telles que le Traitement du Langage Naturel pour fournir un soutien personnalisé et adaptatif. Son chatbot utilise des algorithmes danalyse des émotions et du comportement pour offrir un coaching individualisé, favorisant ainsi la croissance et la réussite professionnelle des gestionnaires. 

 

Bromont Campervan (Cohorte6, Automne2022): Bromont Campervan offre la location de vans aménagées, incluant depuis peu une flotte de véhicules électriques. Lan dernier, la startup s’est heurtée à un enjeu: plusieurs clients potentiels hésitaient à opter pour la location de vans électriques en raison des défis liés à la planification ditinéraires et à la recherche de bornes de recharge. Consciente de cette situation, léquipe a lancé un projet stratégique visant à développer un outil de planification de trajets sur le Web. Cette solution, exploitant lIA, passe par deux phases distinctes: dans un premier temps, un formulaire de sélection est utilisé pour créer des itinéraires tenant compte des attractions touristiques, de lautonomie des vans et de la localisation des bornes de recharge. Ensuite, une IA de langage naturel est intégrée pour retirer la section formulaire et permettre une sélection des attractions touristiques de manière intuitive et personnalisée pour le client, selon ses préférences et besoins. Cette initiative répond efficacement à la problématique rencontrée, tout en permettant un gain de temps pour les employés chargés dorganiser les parcours. En plus de faciliter la planification des voyages, cet outil contribue à encourager la conversion des clients vers lutilisation des vans électriques en renforçant leur confiance envers la disponibilité des bornes de recharge.  

 

TempIn (Cohorte6, Automne2022): Grâce au programme Momentum de la MAIN, TempIn développe actuellement un algorithme dIA visant à faciliter le jumelage entre employés et employeurs, tout en enrichissant le contenu de leur propre plateforme. Cet outil novateur de prédiction de rotation de personnel repose sur une analyse minutieuse de diverses données telles que la température, la saisonnalité et les événements passés, permettant ainsi de prévoir avec précision les besoins en main-dœuvre. De plus, lintégration dun chatbot dans lapplication vise à simplifier lexpérience utilisateur, offrant ainsi une solution complète et intuitive pour les acteurs du marché du travail. 

 

Dautres startups accompagnées par le MT Lab sengagent actuellement dans le développement de solutions basées sur lIA pour faciliter, améliorer ou élargir leurs offres. Que ce soit dans le cadre des programmes dincubation ou après leur participation, il est notable de constater que lintégration de lIA devient de plus en plus courante dans le secteur du tourisme. Cette évolution témoigne à la fois de limportance croissante de lIA et de sa consolidation en tant quoutil standard dans linnovation de lindustrie.  

Image à la une : Mt Lab

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Tendances

La quête du bonheur inspire à voyager

Quand le voyage fait du bien

Plusieurs liens entre le bonheur et le voyage sont documentés dans la littérature scientifique. Les bienfaits s’expriment en amont durant la période d’anticipation, sur place pendant le séjour ainsi qu’au retour en se remémorant ou en partageant des souvenirs. Selon différentes études, les dépenses associées à des expériences rendent également plus heureux que celles attribuées à des biens matériels. Ces constats affectent favorablement la demande pour les voyages et expliquent en partie l’intérêt soutenu des consommateurs pour le secteur du tourisme, même en période incertaine. 

D’après l’enquête menée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023, une majorité des voyageurs québécois pour qui le voyage joue un rôle important pour leur santé mentale affirment avoir envie de voyager malgré le contexte actuel (73 % d’entre eux, contre 38 % du reste des voyageurs sondés). La moitié déclare que le voyage demeure une dépense prioritaire dans leur budget, contre seulement 7 % de ceux qui n’associent pas le voyage à leur santé mentale. Une proportion similaire exprime son besoin de partir en réalisant plus d’un voyage par année (46 % contre 21 %).   

Parmi ces personnes, on retrouve un peu plus de femmes (58 % contre 47 % du reste de l’échantillon), de personnes âgées de 35 à 44 ans (20 % contre 14 %), ayant un diplôme universitaire (48 % contre 38 %), ou un revenu de ménage de 100 000 $ et plus (48 % contre 40 %).   

Le bien-être, un ingrédient qui contribue au bonheur

La quête du bien-être représente une tendance qui était déjà observée avant la pandémie. Or, force est de constater que, depuis cette période, de nouveaux comportements s’ancrent chez les consommateurs. De plus en plus préoccupés par leur santé et leur bien-être holistique (physique, mental, spirituel, émotionnel, social et environnemental), ils sont nombreux à adopter des modes de vie plus préventifs que réactifs.  

En voyage, cela se traduit par une volonté de maintenir ses bonnes habitudes, voire d’améliorer son état personnel. Selon la Global Wellness Institute (GWI), une organisation à but non lucratif reconnue mondialement pour ses recherches sur le sujet, le secteur comprend deux types de voyageurs : pour une majorité (88 %), les expériences de bien-être constituent une des composantes de leur voyage d’agrément, alors que pour 12 %, il s’agit de la principale motivation à partir et cela oriente tous les autres choix (destination, activités, etc.). Ce dernier segment aime notamment effectuer des retraites ou des séjours dans des établissements de spas.  

D’après le chercheur Edward F. Diener, sommité mondiale pour ses travaux portant sur le bien-être subjectif*, les activités qui sont intéressantes, engageantes et significatives contribuent à un sentiment accru de bonheur et de satisfaction dans la vie. Le voyage offre un contexte idéal à la réalisation de tout cela. 

Les actes de bonté qui propulsent le bonheur

Plusieurs grands constats sur le bonheur ressortent de différentes éditions du World Happiness Report**. Parmi eux se trouve la progression remarquable (hausse de plus de 25 % depuis 2019) de trois actes de bonté, soit : l’aide apportée à un inconnu, le bénévolat et les dons. Les auteurs observent que venir en aide apporte du bonheur tant à celui qui en bénéficie qu’à celui qui la procure.  

Dans un contexte touristique, il n’y a pas que les voyages à caractère humanitaire qui portent sur l’entraide. Par exemple, une tendance qui progresse dans le secteur des événements, réunions et congrès consiste à susciter un impact positif sur la destination et la communauté hôte. On retrouve ainsi des projets sociaux ou environnementaux dans la programmation ou en marge de l’événement qui contribuent favorablement au bien-être de la destination, voire aident à résoudre certains enjeux locaux. Il est aussi de plus en plus courant que des activités de team building prennent la forme d’actions bénévoles où tous les membres d’une équipe offrent du renfort en réalisant un projet commun. Dans ces deux cas, l’aide apportée est salutaire à celui qui la reçoit et aussi à ceux qui s’investissent dans l’activité, car faire du bien procure du bonheur collectivement et personnellement.  

Ce type de spirale vertueuse contribue à un tourisme plus régénératif. En intégrant des activités à impacts positifs à leur séjour, non seulement les voyageurs s’investissent dans leur propre bonheur, mais ils laissent aussi, dans une certaine mesure, la destination et sa communauté dans un meilleur état qu’ils les ont trouvées. 

Dans une optique d’intégrer une approche plus régénérative du tourisme, une main doit être tendue à cette niche de voyageurs qui souhaitent intégrer graduellement des activités vertueuses à leur déplacement, notamment par la forme d’implication bénévole ou de participation payante à des projets communautaires environnementaux ou sociaux. En plus d’avoir le sentiment de faire du bien, cela leur permet aussi de ressentir une connexion avec les résidants ou le territoire visité, de vivre une expérience significative et de laisser une trace positive de leur passage.   

Or, il convient d’accompagner les voyageurs afin qu’ils puissent accéder à des offres qui leur permettront de réellement vivre ce type d’expériences. Comment répondre aux divers besoins d’une communauté si ceux-ci ne sont pas communiqués ? La création de nouvelles propositions qui intègrent une vision régénératrice et l’adaptation de l’offre déjà existante deviennent synonymes de prospérité pour la destination. Cette approche du tourisme répond ainsi non seulement aux besoins de vitalité de la biodiversité, des communautés et des entreprises, mais également aux aspirations de bonheur de ses visiteurs.  

 

*Pour Ed Diener, le concept de bien-être subjectif consiste à ressentir un niveau élevé d’émotions agréables (joie, plaisir, gratitude, etc.) et un niveau faible d’affects désagréables (anxiété, colère, peur, etc.) ainsi qu’un sentiment élevé de satisfaction par rapport à sa propre vie.  

**Le World Happiness Report est produit à partir d’enquêtes effectuées dans plus de 150 pays sur la perception que les répondants ont de leur vie.  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Segments de clientèles Tendances

Les séjours hybrides des télétravailleurs

Une demande pour des séjours hybrides qui se stabilise

Le télétravail continue d’avoir un impact sur le mode de vie de nombreuses personnes. Cela a non seulement une incidence sur les dynamiques organisationnelles, mais également sur les déplacements de ces individus.   

D’après l’enquête menée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023, l’intérêt à combiner le travail avec les vacances semble se maintenir depuis les deux dernières années. Les données ont permis d’analyser l’évolution de trois types de voyage hybride, dont les deux premiers se traduisent par le même mot-valise, soit les travacances (workation) alors que le troisième est associé au terme bleisure. 

En 2023, les séjours de télétravail étaient principalement motivés par le désir de déconnecter de son quotidien (32 %), de visiter des parents ou des amis (27 %) et par l’envie de pratiquer une activité ou d’assister à un événement en particulier (20 %).   

De façon générale, les voyageurs québécois en situation de télétravail accordent beaucoup de valeur au voyage. D’ailleurs, il joue un rôle important pour la santé mentale d’une majorité d’entre eux (69 %). De plus, pour deux télétravailleurs sur cinq, le voyage demeure une dépense prioritaire de leur budget (40 %).  

Positionner la destination auprès des télétravailleurs étrangers

Au cours des dernières années, le nombre de pays offrant des visas aux nomades numériques a considérablement augmenté, d’après une récente étude de l’Organisation mondiale du tourisme. L’objectif est de permettre à ces voyageurs de travailler à l’étranger en toute légalité. La concurrence pour attirer ces visiteurs est maintenant bien réelle et les palmarès pour identifier les meilleures destinations pour ce type de tourisme abondent sur le Web. 

Visit Portugal accompagne les télétravailleurs en leur fournissant toutes les instructions nécessaires à l’obtention d’un visa de séjour temporaire, d’un permis de séjour pour professionnel (télétravailleur ou nomade numérique) ou du visa Portugal Startup destiné aux entrepreneurs. L’organisation de gestion de la destination souhaite séduire par son climat, son coût de la vie relativement faible, ses magnifiques paysages, son offre d’activités, sa gastronomie et sa culture accueillante. L’abondance d’espaces de co-working et la rapidité de son réseau Internet s’ajoutent aux attributs de la destination.  

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Intentions de séjours des télétravailleurs

Près d’un voyageur québécois sur trois (31 %) sera en situation de télétravail en 2024, dont 22 % en partie et 9 % en totalité. Lorsqu’interrogés sur leurs intentions de voyage, quelques répondants mentionnent le désir d’effectuer un voyage de type hybride en 2024. Les séjours de télétravail perdent un peu d’intérêt comparativement aux années précédentes, alors que les séjours d’agrément ou professionnel prolongés grâce au télétravail se maintiennent.   

Même si la taille de ce segment de voyageurs québécois est petite, il y a certes un intérêt à documenter le phénomène. En effet, les occasions d’affaires sont bien réelles, sans oublier que cette tendance s’observe aussi auprès des autres marchés prioritaires de la province.   

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Tendances Tourisme durable

2023 : une prémisse aux effets des changements climatiques ?

Le Québec a été particulièrement frappé par les événements météorologiques extrêmes en 2023 : feux de forêt, épisodes de pluie verglaçante, inondations, vagues de chaleur, tornades, etc. Ces phénomènes génèrent des coûts sociaux importants (dépression, perte d’emploi, stress financier, physique et psychologique, etc.). D’après le Baromètre de l’action climatique, près d’une personne sur trois (31%) déclare être « fatiguée d’entendre parler des changements climatiques ». Le Baromètre de la consommation responsable expose un constat semblable : les Québécois en ont assez d’entendre parler d’environnement. 

Cela dit, selon Philippe Gachon, directeur général du Réseau Inondations InterSectoriel du Québec (RIISQ), les événements météorologiques extrêmes ne feront qu’augmenter dans les années à venir. D’autres spécialistes, tels qu’Alain Bourque, directeur général du Consortium Ouranos et Yannick Hémond, professeur au Département de géographie de l’UQAM, mentionnent qu’ils seront plus fréquents et surtout plus forts, plus soudains et plus soutenus. 

Une enquête réalisée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023 montre que 10 % des voyageurs québécois ayant voyagé au Québec à l’été 2023 ont dû modifier un séjour en raison d’événements météorologiques extrêmes. L’évolution soutenue de la situation climatique porte à croire que ce type de comportement sera de plus en plus observé dans les années à venir. Ce contexte représente déjà un défi pour les prestataires touristiques. En effet, d’après l’enquête trimestrielle de performance de l’industrie effectuée par la Chaire pour le compte du ministère du Tourisme du Québec, quelque 58 % des entreprises touristiques québécoises sondées considèrent que les conditions météorologiques de l’été 2023 ont exercé une influence négative sur l’achalandage de leurs organisations. 

Comment, en tant qu’entreprise ou destination, accompagner les voyageurs à travers ce blizzard d’impondérables et limiter l’impact des changements climatiques sur le territoire et les communautés ?  

Offrir une protection météo

L’industrie touristique est très sensible à la météo ; le mauvais temps peut rapidement créer des déceptions chez les voyageurs. Parfois, certains raccourcissent même leur séjour lorsque celle-ci ne répond pas à leurs attentes. Il faut dire que la situation ne risque pas de s’améliorer avec la progression des effets des changements climatiques.  

Le Renwick Hotel à New York joue sur cet aspect pour attirer les clientèles dans son établissement. L’hôtel offre à ses clients une « assurance météo » grâce à un partenariat avec l’entreprise spécialisée en technologies climatiques, Sensible Weather. Lorsqu’ils réservent leur séjour, les voyageurs ont la possibilité d’ajouter la garantie (d’une vingtaine de dollars par jour) au montant de leur facture. En cas de pluie pendant plus de deux heures entre 9 heures et 19 heures, le coût total de la chambre leur est remboursé. Les clients reçoivent à cet effet un message texte les informant à la fois du mauvais temps et du montant de leur remboursement. Ils n’ont naturellement pas la possibilité d’annuler leur voyage à l’avance en se fiant aux prévisions météorologiques. Sensible Weather couvre plusieurs autres intempéries, tels que les vents violents, la mauvaise qualité de l’air ou les températures extrêmes et fait affaire avec diverses autres entreprises touristiques, dont Campsited, un réseau de distribution qui permet la réservation de séjours en camping. 

Source : Sensible Weather 

Déployer un plan de gestion des risques météorologiques et climatiques

L’objectif du plan 2017-2027 de l’Irlande est de surveiller, d’analyser et de prévoir l’évolution de la météo et du climat au sein du pays. Chapeautée par Met Éireann, le service météorologique de l’État, la stratégie se déploie en six axes, allant du soutien aux événements météorologiques à l’anticipation et à la prévention de certains phénomènes, comme les inondations. La réussite du plan est tributaire de la collaboration de plusieurs parties prenantes, dont des chercheurs et des intervenants des secteurs économiques dépendant de la météo, comme les transports, l’agriculture ou le tourisme. Plusieurs initiatives seront mises en place pendant ces dix années. En voici quatre :  

  • Construire un réseau de partenaires : faciliter l’échange continu de connaissances et l’apprentissage axé sur la façon dont les services météorologiques peuvent soutenir la prise de décision des entreprises. 
  • Produire des services météorologiques et climatiques adaptés à la demande et aux secteurs : simplifier la prise de décision en matière de planification et de gestion des risques. 
  • Fournir des informations sur le climat : par l’intermédiaire d’un portail qui propose un ensemble de services climatiques élaborés en partenariat avec des agences et des organisations nationales et internationales. 
  • Communiquer efficacement les alertes et les avertissements d’inondation : assurer une sensibilisation du public aux risques d’inondation et aux mesures d’atténuation appropriées.

Concevoir des mesures d’atténuation

L’Île-de-France, une région située dans le centre-nord de la France où se trouve notamment la ville de Paris, a lancé son Plan d’adaptation aux changements climatiques en 2022, une stratégie à hauteur d’un milliard d’euros, divisée en trois axes et s’échelonnant jusqu’en 2030. L’objectif est de répondre aux effets des changements climatiques sur les écosystèmes, l’économie et la santé globale de la population. Pour être efficace et intégrer tous les secteurs concernés, la région adopte une approche transversale allant au-delà du tourisme. Plusieurs acteurs ont donc été consultés, dont le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, la Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt, l’Agence régionale de santé, ainsi que la Fédération nationale des associations d’usagers des transports Île-de-France. 

Source : Pexels 

De nombreux projets sont en cours. À ce jour, 36 îlots de fraîcheur urbains ont été créés. La destination prévoit également d’installer « des abris climatiques », soit des fontaines, des brumisateurs, des points de rafraîchissement et des espaces verts ou d’ombre accessibles rapidement en cas de canicule. La région se mobilise aussi pour réouvrir l’accès à la Bièvre (une rivière de près de 35 km de long) à la baignade. Cette initiative permettrait la réappropriation des berges par la communauté et valoriserait le patrimoine culturel et paysager. Elle envisage de planter près de deux millions d’arbres d’ici 2030 et de verser un million d’euros pour l’adaptation des forêts aux changements climatiques. 

Les possibilités sont nombreuses et surtout variées. Quelles sont les mesures les plus appropriées pour vos entreprises ou vos territoires ?  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Tendances

L’appel du luxe en voyage

S’offrir un peu de luxe et se faire plaisir nourrit de plus en plus l’idée qu’on se fait d’une belle qualité de vie. Vivre une expérience gastronomique, faire du glamping, aller au spa, s’aventurer avec un petit groupe guidé en territoire éloigné, assister à un spectacle à grand déploiement ; la notion de « luxe » est très variable selon les points de vue. Le fait de voyager à l’étranger est aussi considéré par plusieurs consommateurs comme un luxe. 

Certains voyageurs québécois interrogés par la Chaire de tourisme Transat lors d’une enquête effectuée en novembre 2023 n’ont pas l’intention de mettre le couperet dans ces pratiques de luxe. En fait, 47 % des personnes sondées sont neutres ou ne se déclarent pas freinées par le contexte économique actuel. Elles sont d’ailleurs plus portées que les autres à ne pas chercher à adopter des comportements pour réduire le coût associé aux voyages (20 % c. 8 %). 

Près de la moitié des voyageurs québécois sondés par la Chaire de tourisme ne sont pas freinés ou sont neutres par rapport au contexte économique actuel. 

Se payer du « luxe » pour se faire du bien

Mais s’accorder du luxe n’est pas une exclusivité des plus fortunés. L’attrait des expériences exceptionnelles et mémorables se maintient alors que les consommateurs doivent faire face à des hausses de prix dans pratiquement tous les secteurs. Dans de nombreux cas, des compromis doivent être consentis sur d’autres dépenses, comme sur les biens matériels ou encore en choisissant de consommer des produits plus économiques au quotidien.  

Certains consommateurs chercheront à vivre des expériences mémorables, voire s’offrir du luxe, mais dans une formule plus abordable. Les attentes seront certainement élevées, compte tenu des sacrifices à faire.  

 Offrir l’aventure ++ aux 50 ans et plus

L’entreprise G Adventures développe une nouvelle série d’itinéraires guidés spécifiquement pour les adeptes de voyages d’aventure de 50 ans et plus à la recherche d’un certain confort, ou d’expériences plus luxueuses. Les composantes du séjour correspondent aussi aux valeurs associées à l’entreprise, c’est-à-dire de générer des retombées positives dans la communauté d’accueil, de bénéficier aux entrepreneurs locaux tout en minimisant l’impact environnemental. Il s’agit d’un positionnement qui contribue à sa renommée.  

La collection de séjours Geluxe propose ainsi aux voyageurs matures et actifs, la découverte de destinations par des activités d’aventure, des ateliers de cuisine locale, des séances de yoga dans des sites idylliques, le tout avec des hébergements d’expérience haut de gamme et de la restauration gastronomique. Évidemment, les tarifs sont fixés en conséquence. Cette nouvelle proposition prendra son envol dès mai 2024. Elle est issue d’une demande de la clientèle qui évolue avec l’entreprise, mais aussi du constat du vieillissement de la population et des attentes de celle-ci en matière d’expériences touristiques. G Adventures vient d’enregistrer sa meilleure performance financière depuis les 33 dernières années. 

Source : G Adventures 

Répondre aux attentes des clients qui choisissent la qualité avant le prix

Booking.com s’est penchée sur les attentes des clients « de luxe », soit ceux qui affirment choisir généralement des hébergements de qualité supérieure et dont le tarif occupe une importance secondaire. À cette fin, l’entreprise a réalisé un sondage auprès de 2795 de ses clients Premium résidant aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne. Voici comment valoriser les composantes recherchées.  

D’abord, la qualité doit percoler à travers trois volets : faire ressortir son classement par étoiles, traiter sérieusement les avis en ligne et mettre en valeur la qualité du restaurant ou de son chef. La localisation joue également un rôle très important. Du moins, le voyageur « de luxe » doit constater qu’il y a plusieurs lieux d’intérêt et des restaurants de qualité dans les environs. Les équipements de bien-être, comme un spa, une salle de sport et une piscine sont dans les bonnes grâces de cette clientèle. La vue, le niveau de bruit et la décoration moderne l’interpellent aussi. Les hébergements fraîchement rénovés suscitent leur intérêt. La surveillance 24 heures, une assurance d’intimité par des entrées indépendantes, par exemple, sont aussi des facteurs gagnants. Enfin, la qualité du service passe par l’excellence de la nourriture, par des prestations personnalisées et par un accueil exemplaire. Ce sont tous des atouts recherchés par cette clientèle exigeante, selon l’étude de Booking.com. 

Source : Pexels  

Proposer du luxe accessible

Des compagnies aériennes rendent disponibles des places en classe affaires à des tarifs spéciaux. Ces options, en nombre restreint, prennent l’appellation « Business Class Light ». À la différence de l’offre classique, la version allégée ne donne pas accès aux salons d’aéroport ou aux autres avantages habituellement octroyés. Ainsi, des transporteurs, comme Qatar Airways, Finnair, Air France et KLM ont ajouté des tarifs de classe affaires light à leur palette d’options pour les voyageurs recherchant plus de confort. Voilà une belle façon de combler ou même d’aller au-delà des attentes d’une clientèle qui souhaite s’accorder un certain niveau de luxe, tout en lui donnant l’occasion de faire un choix raisonnable ou qui correspond à son budget. 

Source : AdobeStock 

Créer des expériences qui font du bien

Cette tendance à s’offrir du luxe n’est pas étrangère à celle du bien-être qui véhicule l’idée de l’importance de se faire plaisir, de se faire du bien. Cette notion est extrêmement variable d’un individu à l’autre, d’un segment de marché à l’autre. Qu’est-ce qui permettrait à votre offre de générer ce petit plus qui susciterait de l’engouement parmi votre clientèle ? Ou même chez de nouveaux marchés ! Serait-ce un service complémentaire ? Une activité extravagante ? Une offre culinaire exclusive ? À vous de voir !  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Le voyage, envisagé malgré l’inflation

Près du trois quarts des Québécois observent une dégradation de leur pouvoir d’achat causée par l’inflation. C’est l’un des constats du Baromètre annuel de l’Observatoire de la consommation responsable (OCR) de l’ESG UQAM. Cette hausse du coût de la vie entraîne beaucoup de gens (près de 54 %) à repenser, voire à réduire leur consommation. D’après la firme Nielsen IQ, cela se traduit notamment par la diminution du budget attribué à l’épicerie. 

La pression économique actuelle représente un défi qui préoccupe de nombreuses personnes. Une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023 auprès de voyageurs québécois consolide ce constat. Plus de la moitié des répondants (54 %) admettent que le contexte économique actuel constitue un frein pour leurs voyages dans la prochaine année. Or, cette proportion est la même que celle obtenue l’année dernière à la même période, indiquant une stabilité dans les réponses. 

Les voyageurs continuent de privilégier les voyages par rapport à d’autres catégories de dépenses discrétionnaires. 

Cela dit, malgré le contexte inflationniste, les Québécois sont pourtant nombreux à ne pas vouloir se priver de voyager. Toujours selon le sondage de la Chaire, 84 % des répondants qui mentionnent que la situation économique actuelle représente un frein au voyage jugent tout de même probable d’effectuer un séjour d’agrément en 2024. Dans un rapport publié à l’automne 2023, Destination Canada dresse le même bilan ; les voyageurs continuent de privilégier les voyages par rapport à d’autres catégories de dépenses discrétionnaires. 

La sensibilité au coût, une influence sur le bien-être ?

L’argent ne fait pas le bonheur… mais il semble y contribuer. Les répondants les plus sensibles aux coûts (représentant 20% de l’échantillon) mentionnent avoir vécu plus fréquemment que les autres des sensations négatives (22% d’entre eux contre 13% du reste de l’échantillon), des choses désagréables (21% contre 12%) ou de la colère (19% contre 10%) dans les quatre semaines ayant précédé le sondage de la Chaire. On observe donc un niveau de bien-être moindre chez les personnes davantage touchées par l’inflation. Mais qui sont-elles plus précisément ? (Voir l’infographie). 

En 2024, il sera d’autant plus important pour les destinations et les organisations touristiques de songer à répondre aux besoins des voyageurs les plus touchés par le contexte inflationniste. 

Malgré tout, 82% des répondants plus sensibles aux coûts envisagent tout de même un séjour d’agrément d’au moins une nuitée en 2024. Il sera d’autant plus important pour les destinations et les organisations touristiques de songer à répondre aux besoins de ces personnes qui n’auront d’autre choix que de couper dans certaines dépenses si elles souhaitent continuer à voyager. Comment procéder ? 

Deux astuces : la forfaitisation et la bienveillance

D’après l’enquête de la Chaire de tourisme Transat, plus d’un voyageur québécois sur trois (36%) mentionne qu’il passera plus de temps à magasiner pour dénicher de bonnes affaires. Les forfaits ou les offres groupées sont des astuces qui peuvent faciliter la planification des séjours des consommateurs touchés par la hausse des prix. Certaines destinations misent davantage sur l’inclusivité et la bienveillance pour s’ouvrir à une clientèle élargie. 

Le réseau de distribution Odalys Vacances fait profiter les clients de tarifs avantageux en proposant des forfaits à prix gelés, soit au tarif de l’hiver 2023. Leur offre « anti-inflation » est valide sur les séjours d’au minimum sept nuitées et disponible sur une sélection de résidences de tourisme durant tout l’hiver, même pendant les vacances scolaires (c’était aussi le cas durant le temps des Fêtes). L’objectif est de permettre aux familles de préserver leur pouvoir d’achat et de continuer à s’évader, malgré le contexte économique difficile. 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Les six profils de voyageurs québécois de 2024

Le Cahier Tendances 2024 présente six tendances générales qui se déploient sous six profils de voyageurs. Il ne s’agit pas de persona ; chaque voyageur peut correspondre à plus d’un profil selon son enthousiasme face à l’intelligence artificielle ou selon les impacts de l’inflation sur son budget, par exemple. Ces profils doivent donc être perçus comme des indicateurs qui, ensemble, permettent d’effectuer une analyse globale du voyageur en 2024.  

 

Le voyageur bienheureux 

Même si visiter du pays n’est pas toujours reposant, cela lui fait du bien. D’ailleurs, juste l’idée de partir lui procure de la joie, de l’envie, de l’espoir. On dit de lui qu’il a la piqûre. Il qualifie le voyage de besoin. Il en retire des bienfaits qui le motivent à voyager un peu, beaucoup, énormément, à la folie. 

Le voyageur financièrement résistant 

 

Il ne s’empêche pas de voyager, son revenu discrétionnaire lui permet de le faire. Ses séjours font partie de son mode de vie. Il affiche une certaine résilience économique, mais ne lance pas son argent par les fenêtres pour autant. Il cherche les bonnes affaires, quitte à couper ailleurs pour se payer du luxe de temps à autre.

 

Le voyageur caméléon  

Une seule valise ne suffit pas pour contenir ses chaussures, car le sentier qu’il emprunte est éclectique. Il passe parfois sous le radar de ceux qui souhaitent le catégoriser. Pas surprenant, même lui ne sait pas tout à fait à quoi son profil correspond dans les cases qu’on lui propose. Que ce soit pour le travail ou pour l’agrément, il change les codes et demande à l’industrie touristique qu’elle s’adapte à ses couleurs.

 

Le voyageur bousculé 

Sa résilience et sa flexibilité ont été mises à rude épreuve depuis 2020. Aujourd’hui, il change ses plans selon les événements économiques et climatiques. Le contexte actuel comporte son lot d’embûches et le pousse à faire des compromis, à modifier ses projets de voyage ou à rechercher des aubaines. Tous les moyens sont bons pour assouvir son envie d’évasion !  

 

Le voyageur moderne

Il utilise régulièrement des outils numériques et est fort habile à s’en servir. On dit parfois de lui qu’il est avant-gardiste, sa curiosité le pousse à essayer les technologies émergentes comme l’intelligence artificielle pour planifier son voyage. Ses attentes envers les entreprises sont élevées et il s’interroge sur la protection de ses informations personnelles.

Le voyageur (ir)responsable

 

Il est sensible aux questions qui touchent l’avenir de notre planète. À l’affût des bonnes actions à poser, les changements climatiques le poussent à revoir certains de ses comportements. Pourtant, ses gestes ne traduisent pas toujours ses aspirations. Est-ce dû à un manque de volonté ? À une planification complexe, un manque d’offres cohérentes, des prix élevés ? 

 

L’équipe de la Chaire de tourisme Transat vous invite à parcourir son Cahier Tendances 2024  afin de mieux comprendre les particularités et le contexte dans lequel voyageront ces six profils de clientèle. 

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Les voyageurs québécois : où vont-ils et que font-ils ?

Depuis quelques années déjà, la Chaire de tourisme Transat sonde les voyageurs québécois à propos de sujets variés entourant leurs comportements en situation de voyage. Ces données permettent d’avoir une vision longitudinale de leurs déplacements, mais aussi de leurs préférences en matière d’activités.  

Voici donc certains éléments clés de l’évolution des comportements des voyageurs québécois dans le temps.  

Destinations de voyages

Le Québec demeure une destination de choix pour les Québécois, année après année. Les autres destinations, surtout hors Canada, regagnent en popularité. Quant à elles, les intentions de voyage pour 2024 s’apparentent aux comportements observés à l’été 2023. 

Base: totale.  Note: les chiffres colorés indiquent des variations significatives par rapport à l’année précédente (vert: positif; rouge: négatif). 

Expériences touristiques vécues

Le plein air occupe une place importante dans le cœur des Québécois lorsqu’ils voyagent pendant la saison estivale. Les expériences gourmandes ainsi que les activités culturelles, comme les festivals ou les événements, suivent de près. La proportion à la baisse enregistrée pour les visites agrotouristiques peut être expliquée par l’ajout de la catégorie « expérience gourmande » à l’édition 2023 de l’enquête. 

Base 1: a voyagé au Québec à l’été 2022.  Base 2: a voyagé au Québec à l’été 2023.  Note: les chiffres colorés indiquent des variations significatives par rapport à l’année précédente (vert: positif; rouge: négatif). 

 

Pour en connaître davantage sur les comportements des voyageurs québécois, l’équipe de la Chaire de tourisme Transat vous invite à prendre connaissance des six profils de voyageurs qui font écho aux grandes tendances de l’année et d’approfondir vos réflexions en consultant le Cahier Tendances 2024. 

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