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Vivifier les centres-villes à l’heure du télétravail

La pandémie a marqué un jalon important dans l’évolution des centres-villes, notamment en généralisant le télétravail. Qu’il soit total ou partiel, il exerce une forte influence sur le dynamisme urbain. Le haut taux d’inoccupation des commerces et des espaces de bureaux, dû aussi à la flambée des prix de l’immobilier et des loyers, mine également l’ambiance. Un centre-ville moins fréquenté peut jouer sur la perception de sécurité et dissuader les visiteurs d’aller y flâner, provoquant un effet domino. Les fermetures de bars et de restaurants bien implantés dans le paysage culturel et les difficultés financières de festivals reconnus pour leur animation de rue teinteront certainement l’atmosphère de certains milieux urbains. Ces enjeux touchent de nombreuses destinations à travers le monde, qu’il s’agisse de Montréal, de New York ou de Londres. 

Aller en ville pour se divertir

Malgré ces difficultés vécues dans plusieurs secteurs économiques, la désirabilité des centres-villes par les gens qui les habitent demeure bien présente. C’est ce que dévoile un sondage de la firme en architecture et planification urbaine Gensler réalisé en 2023 auprès de 26 000 résidants et travailleurs dans les centres-villes (quartiers d’affaires) de 53 villes à travers le monde (dont Toronto et Vancouver pour le Canada).  

Pour environ les ¾ des répondants, leur centre-ville est « super » ou formidable pour manger au restaurant, pour s’amuser, magasiner… et pour travailler. Ils sont aussi nombreux à le trouver formidable pour assister à des spectacles et des expositions et découvrir des nouveautés.  

Une autre preuve que l’attractivité urbaine semble toujours opérer : les 2/3 des travailleurs hybrides (partiellement en télétravail) trouvent des raisons d’aller en ville à d’autres moments que pour y travailler. Ce n’est donc pas surprenant de lire qu’ils désirent y trouver une offre intéressante de loisirs, de magasinage et de culture. Près de 9 travailleurs hybrides sur 10 affirment qu’ils visiteraient le quartier des affaires plus souvent si on y proposait davantage d’options de divertissement. 

Donner vie aux espaces publics

Pour maintenir et accentuer l’effervescence des centres-villes, l’une des avenues consiste à créer des lieux qui stimulent la fréquentation. Le monde attire le monde, et c’est d’autant plus vrai en milieu urbain.  

À l’occasion de l’édition 2024 du colloque de l’organisme Rues principales, Jérôme Barth, conseiller en urbanisme et fondateur de Belleville Placemaking, est venu présenter des cas d’animation d’espaces publics et des facteurs de réussite. L’approche qu’il préconise est la collaboration entre les milieux public et privé. Il considère que cette combinaison permet de poursuivre l’intérêt public, la vision à long terme des instances en place, tout en bénéficiant de l’agilité et de la rapidité du secteur privé pour aménager et programmer l’animation des lieux. 

Le placemaking ?

Les parcs et les places publiques sont au cœur de l’animation urbaine. Le type d’appropriation de ces lieux par la population dépendra de plusieurs facteurs. De superbes espaces peuvent être désertés par manque d’activités ou de connexions avec la trame commerciale (cafés/restaurant/bars) environnante. C’est là que le placemaking, soit l’art de créer des lieux vivants qui attirent les gens, prend toute son importance.  

Selon M. Barth, la programmation et les usages d’un lieu doivent être identifiés avant le design et l’aménagement. Pour y parvenir, la communauté doit être impliquée, les résidants comme les citoyens corporatifs, afin d’identifier les besoins, les désirs, mais aussi les possibilités de financement et le modèle d’affaires (ex. partenariats avec les restaurateurs environnants).  

Avoir une stratégie de programmation

L’accueil de grands événements et de festivals participe certainement à générer de l’affluence ponctuelle dans ces places publiques, mais selon Jérôme Barth, c’est l’animation quotidienne qui nécessite le plus de travail de la part des organismes gestionnaires des lieux. Il évoque l’idée de la pyramide où la base sera garante du succès de la place publique.  

Source : Jérome Barth pour Belleville Placemaking 

Connecter l’activité commerciale à l’espace public

« Il faut cesser, en Amérique du Nord, de créer des places publiques qui sont déconnectées de l’espace bâti. » Voilà une affirmation sur laquelle insiste M. Barth. Le parallèle avec les exemples européens l’illustre parfaitement. Sur le vieux continent, l’activité des cafés et des restaurants déborde bien souvent dans l’espace public, ce qui contribue à la vivacité du lieu, à une animation naturelle. Au Canada comme aux États-Unis, les squares, parcs et autres sites ouverts sont encadrés de rues, créant une barrière physique et empêchant la transmission de cette énergie vers la place.  

Pour connecter cette activité commerciale à l’espace public, il suggère deux approches. La première consiste simplement à fermer un axe de circulation secondaire pour relier la place publique au front bâti. La ville de New York l’a fait à de nombreux endroits grâce au NYC Plaza Program. Le processus de transformation passe d’abord par une période pilote où la voie de circulation est bloquée temporairement et pourvue de mobilier pour offrir un aperçu de l’expérience. Lorsque celle-ci est concluante, la Ville procède à un aménagement permanent.  

« Il faut cesser, en Amérique du Nord, de créer des places publiques qui sont déconnectées de l’espace bâti. » 

La seconde approche implique de réintroduire l’activité commerciale au sein de l’espace public. C’est cette alternative qui fut employée pour le Bryant Park, à New York.  

Source : Angelito Jusay Photography / Bryant Park  

Un exemple inspirant : Bryant Park

Le Bryant Park est situé en plein cœur de Manhattan et représente une illustration idéale de placemaking. Pour favoriser sa fréquentation continuelle, une programmation riche, variée, quotidienne et attractive est élaborée et révisée, selon les succès et les moins bons coups. Pour en faire un lieu de destination, une offre alimentaire diversifiée et de qualité s’est développée à différents endroits dans le parc. Des restaurants, des kiosques alimentaires, des cafés et des bars s’y côtoient. Le mobilier urbain y est très abondant. Quelque 3000 chaises mobiles sont à la disposition des visiteurs, leur offrant ainsi la liberté de s’installer au soleil ou à l’ombre, dans l’herbe ou sur une terrasse. Voici quelques composantes clés d’un espace public attrayant, selon M. Barth : 

  • Restauration, cafés, buvettes 
  • Événements musicaux 
  • Activités sportives de groupe (ex. Séances de yoga) 
  • Animation 4 saisons — aménagement estival/hivernal 
  • Espaces conviviaux, confortables, ombragés 
  • Toilettes 
  • Propreté 
  • Sentiment de sécurité 
  • Esthétisme 
  • Éclairage 
  • Communication (panneaux sur place, médias sociaux)  

Source : Jérôme Barth pour Belleville Placemaking 

Depuis 1980, c’est la société Bryant Park Corporation, un organisme privé à but non lucratif, qui gère le parc avec un budget annuel de 25 millions de dollars, entièrement autogénérés, soit 100 fois plus qu’à l’époque où il était géré par la Ville. Quelque huit millions de visiteurs le fréquentent chaque année pour assister à plus de 1000 événements.  

Le reflet de la destination

Ces espaces vibrants se font le reflet des activités d’une population, ainsi qu’une vitrine culturelle et artistique. Si les centres-villes sont moins associés au travail, ils prendront davantage le rôle de milieux de vie, de tiers-lieux, soit d’endroits entre le travail et la maison où il fait bon flâner et prendre part à cette effervescence qui caractérise depuis toujours les centres-villes. Les touristes à la recherche de lieux et d’activités authentiques fréquentés par la population locale se délectent de ces endroits. 

Image à la une : Bryant Park

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Hébergement

Comment les Québécois réservent-ils leur chambre d’hôtel ?

Dans le confort de son foyer, le voyageur a tendance à réserver en ligne : activités, billets d’avion, restaurants, etc. L’hébergement ne fait pas exception. C’est une démarche qui s’est tranquillement implantée avec les années et qui est maintenant davantage ancrée dans les habitudes de la plupart des Québécois. Selon une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023 auprès de voyageurs québécois, 58 % des répondants ayant passé une nuitée au Québec à l’été 2023 disent avoir séjourné dans un établissement hôtelier.  

À l’été 2023, 60 % des voyageurs québécois disent avoir réservé au moins un type d’hébergement en ligne, directement auprès de l’établissement.

Parmi eux, 60 % mentionnent avoir réservé au moins un type d’hébergement en ligne, directement sur le site Web de l’établissement. Comparativement aux données colligées à l’été 2022 (49 %), cette proportion s’affiche en légère hausse, sans que l’on puisse toutefois supporter cette tendance à l’aide de données confirmatoires. Les plateformes de réservation en ligne comme Hotels.com ou Booking constituent quant à elles le choix de 37 % des répondants. Le téléphone ou le courriel de l’établissement demeurent aussi des options de réservation pour une certaine part des Québécois sondés ; un voyageur sur cinq ayant séjourné à l’hôtel dit avoir utilisé ce type de moyen pour effectuer sa réservation. 

Quelque 81 % des sondés ayant réservé en ligne directement auprès de l’établissement en 2023 envisagent un voyage d’agrément au Québec d’au moins une nuitée en 2024. À la lumière de cette information, détenir un site Web transactionnel devient essentiel pour capter cette clientèle. Notons aussi que l’impossibilité de réserver en ligne constitue encore un irritant vécu par les voyageurs québécois.  

Comment attirer les réservations directes, sans intermédiaire ? 

Comme le rappelle une précédente analyse du Réseau de veille en tourisme, le site Web de l’établissement constitue sa principale vitrine, sa porte sur le monde. Un site trop lent ou trop chargé décourage l’internaute, qui sera alors tenté de consulter d’autres pages Web plus agréables et inspirantes. Certains aspects doivent être privilégiés dont : 

  • Un design esthétique, intuitif et performant ; 
  • La compatibilité avec les petits appareils (tablettes, cellulaires) ; 
  • L’inclusion d’outils de réservation simples, rapides et efficaces. 

Le client a fait une réservation directe ? Il existe quelques astuces pour renforcer cette bonne habitude. 

  • Misez sur l’anticipation par une communication pré-séjour : valorisez la décision du client d’avoir réservé en direct par courriel avant son arrivée avec un ou des messages lui permettant de préparer son séjour. 
  • Offrez une expérience personnalisée et de qualité : un client satisfait et charmé par son séjour a beaucoup plus de chance de revenir et de bâtir une relation de confiance avec un hôtel. On remarque même que de plus en plus de clients se déclarent sensibles à la réservation directe afin d’apporter leur soutien aux établissements hôteliers indépendants face aux géants du Web. 
  • Ne laissez pas votre client satisfait sans nouvelles : il est nécessaire de garder contact avec lui. Par exemple, automatisez vos envois de courriels marketing pour souhaiter un bon anniversaire, souligner les fêtes importantes, etc., et offrez-lui des codes promotionnels à partager avec ses amis. 

Tous ces efforts favoriseront les réservations en direct. Ces actions devraient accroître le trafic sur le site Web et générer des données précieuses sur la clientèle, qui en bénéficiera en retour par un contact et un service encore plus personnalisé. 

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Segments de clientèles

Intentions des voyageurs financièrement plus résistants

Pour mieux comprendre les comportements de voyage, la Chaire de tourisme Transat a mené une enquête en ligne auprès de 1002 voyageurs québécois du 30 octobre au 6 novembre 2023. Près de la moitié (47 %) des personnes sondées sont neutres ou ne se déclarent pas freinées par le contexte économique actuel. Aussi, plus du tiers (34 %) affirment que le voyage demeure une dépense prioritaire de leur budget.  

Ces voyageurs, que l’on peut qualifier de financièrement résistants, figurent tout naturellement parmi les plus positifs quant aux intentions de séjours pour 2024, du moins, en ce qui a trait aux déplacements en dehors de la province. Le sondage réalisé par la Chaire de tourisme Transat permet de cerner les intentions touristiques des voyageurs québécois. Qu’il s’agisse de ceux qui considèrent le voyage comme une dépense prioritaire ou des répondants qui affirment ne pas être freinés par le contexte économique actuel, le portrait est assez similaire. Dans les deux cas, ils enregistrent des proportions plus élevées que les autres voyageurs pour de nombreux éléments liés à leurs futurs déplacements. Ils ont notamment l’intention d’augmenter la part de leur budget consacrée aux voyages en 2024. 

Voyager plus

Globalement, la considération à l’égard des destinations varie. Bien que le Québec fasse partie des choix envisagés par les répondants pour lesquels le voyage est une dépense prioritaire (76 %), il l’est moins que pour les autres voyageurs (88 %). Voici d’autres éléments sur lesquels ces répondants se distinguent.  

Ils sont plus enclins que les autres à envisager un voyage d’agrément aux États-Unis en 2024 (37 % c. 17 % parmi ceux pour lesquels le voyage n’est pas une dépense prioritaire) ou encore à planifier un voyage d’agrément ailleurs au Canada en 2024 (32 % c. 26 %). 

L’infographie suivante illustre qu’une bonne part des voyageurs qui ne se sentent pas freinés par le contexte économique actuel ont l’intention de voyager davantage en 2024.  

Voyager au Québec : s’offrir un luxe accessible ?

Les voyageurs des marchés internationaux plus résistants aux fluctuations économiques trouveront certainement leur compte au Québec. Ces voyageurs à la recherche d’une culture riche et unique, d’expériences mémorables et de produits de qualité seront en effet bien servis. De plus, le taux de change avantageux constitue certainement une plus-value en contexte inflationniste. Les efforts marketing et les propositions séduisantes pour le marché québécois du segment des voyageurs plus résistants financièrement doivent être orientés vers la qualité des prestations et des expériences, vers les possibilités de dépaysement et d’enchantement ainsi que vers des offres avantageuses hors saison. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Segments de clientèles

Les voyageurs québécois face au contexte économique et climatique

Le contexte inflationniste qui tend à se poursuivre en 2024 poussera certaines personnes qui souhaitent continuer de voyager à réagir et à trouver des alternatives. C’est le cas pour les voyageurs québécois ayant mentionné à la Chaire de tourisme Transat lors d’un sondage effectué en novembre 2023 que le contexte économique représentera un frein pour leurs voyages en 2024. Ils seront nombreux à chercher des solutions et à faire des compromis pour être en mesure de continuer à s’évader (voir l’infographie). 

Des comportements plus économes pourraient donc être observés chez ces personnes. Par exemple, 50 % des sondés envisagent choisir des hébergements et des restaurants plus abordables qu’à l’habitude (contre 30 % du reste de l’échantillon). Une part semblable de répondants songe limiter les repas au restaurant lorsqu’ils seront en voyage (contre 27 %) alors que 40 % passeront plus de temps à magasiner pour dénicher de bonnes affaires (contre 32 %).  

Les forfaits, les offres groupées ou les programmes de fidélisation offrant des rabais et des avantages sont des astuces qui peuvent soulager les consommateurs touchés par la hausse des prix. 

L’influence des événements météorologiques extrêmes

Le même sondage effectué par le Chaire de tourisme Transat en novembre dernier révèle que 36 % des voyageurs québécois considèrent que les événements météorologiques de la dernière année influenceront la planification de leurs voyages en 2024. Mais comment ?  

Deux scénarios sont envisageables. D’un côté, il pourrait être possible de constater une montée des réservations de dernière minute. C’est d’ailleurs un comportement déjà observé par les organisations touristiques. L’enquête trimestrielle effectuée par la Chaire de tourisme Transat pour le compte du ministère du Tourisme du Québec montre que 50 % des entreprises touristiques québécoises considèrent que les réservations de dernière minute (sept jours et moins) étaient en hausse à l’été 2023 par rapport au trimestre précédent. D’un autre côté, certaines personnes envisageront peut-être les voyages hors saison pour éviter les fortes chaleurs ou les feux de forêt de plus en plus présents l’été. À cet effet, 35 % des voyageurs québécois sondés par la Chaire prévoient être davantage flexibles par rapport à leurs dates de voyage en 2024.  

Avec la croissance des effets des changements climatiques, les réservations de dernière minute et les vacances hors saison s’insèreront-elles de plus en plus dans les habitudes des voyageurs québécois ?  

Il va sans dire que le voyageur est bousculé ; la situation économique le force à faire des compromis et à rechercher des aubaines, tandis que le contexte climatique lui demande d’être réactif et de modifier ses projets de voyage, voire sa façon de voyager. Ces circonstances obligeront les prestataires touristiques, ainsi que les destinations, à être imaginatifs et conciliants. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

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Segments de clientèles

Le voyage : une dépense prioritaire ?

Selon les informations récoltées par Destination Canada, les consommateurs à l’échelle mondiale accordent une part grandissante de leur budget aux expériences. En mars 2023, les dépenses associées à celles-ci avaient crû de 65 % par rapport à 2019 alors que celles dédiées aux biens enregistraient une hausse de 12 %. Par ailleurs, l’organisation de gestion de la destination soutient que pour 48 % de la population canadienne, les dépenses liées aux voyages constituent une priorité. Ainsi, malgré le ralentissement économique annoncé, une part élevée de voyageurs d’ici et d’ailleurs est déterminée à vivre des expériences touristiques. 

Des voyageurs financièrement résistants

Au Québec, les personnes pour qui les voyages comptent parmi les dépenses prioritaires représentent 34 % des voyageurs sondés par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023. Ils ont tendance à voyager plus souvent et à aller davantage à l’étranger que les autres. La plupart sont même d’avis que voyager joue un rôle important pour leur santé mentale.

Selon MMGY, le Canada figure en haut de la liste des destinations pressenties par ce segment de clientèle chez les Américains.  

Une étude menée par la firme MMGY à propos des voyageurs américains révèle aussi un segment caractérisé par une certaine résilience financière face à l’augmentation du coût de la vie. Ce marché, qui bénéficie de revenus plus élevés que la moyenne, compte tout faire pour ne pas sacrifier une activité qui figure au premier rang de ses préférences : le voyage. Selon l’enquête de MMGY, les voyageurs américains résilients financièrement font jusqu’à six voyages par année et dépensent plus de 300 $ US par jour par personne. Ils démontrent une ouverture d’esprit, sont passionnés par la découverte des cultures étrangères et sont habiles avec les technologies.  

Dépenser intelligemment

Si le contexte économique actuel n’est pas un frein à voyager pour la majorité de ces consommateurs, c’est aussi parce qu’ils prennent des décisions financières réfléchies. Selon l’étude américaine, ces voyageurs sont prêts à investir de l’énergie et du temps afin de dénicher des rabais. Ils adhèrent aux programmes de fidélité pour profiter des offres avantageuses. Ils ont aussi tendance à retourner vers les marques et les entreprises auxquelles ils font confiance.  

Ces voyageurs sont prêts à investir de l’énergie et du temps afin de dénicher des rabais. 

Les données de l’enquête réalisée par la Chaire auprès des Québécois indiquent des comportements similaires de la part des voyageurs résistants financièrement. En regard des voyages envisagés en 2024, une bonne part de ces résilients (42 %) mentionnent qu’ils seront plus flexibles quant à leurs dates de voyage ou encore qu’ils passeront plus de temps à magasiner pour dénicher de bonnes affaires (41 %). 

Comblés par la vie

Les Québécois qui correspondent à ce segment se distinguent des autres à plusieurs égards. La majorité d’entre eux sont des universitaires (55 % c. 39 %) avec un revenu par ménage de 100 000 $ et plus (53 % c. 41 %). Une forte proportion d’entre eux est âgée de 55 ans et plus (43 % c. 35 %), et est en couple sans enfant à la maison (46 % c. 38 %). Dans de plus fortes proportions que les autres Québécois sondés, ceux qui accordent une priorité aux voyages dans leur budget considèrent que leur vie correspond de près à leurs idéaux (79 % c. 65 %), qu’ils sont contents de leur vie, et que leurs conditions sont excellentes (84 % c. 71 %). Bref, ce sont des gens comblés. 

Voyager rend-il heureux ? Il semble y contribuer selon le segment des voyageurs résistants financièrement. La destination québécoise peut certainement s’inscrire dans cette prémisse, en tenant compte des attentes de cette clientèle exigeante. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Segments de clientèles Tendances

Les séjours hybrides des télétravailleurs

Une demande pour des séjours hybrides qui se stabilise

Le télétravail continue d’avoir un impact sur le mode de vie de nombreuses personnes. Cela a non seulement une incidence sur les dynamiques organisationnelles, mais également sur les déplacements de ces individus.   

D’après l’enquête menée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023, l’intérêt à combiner le travail avec les vacances semble se maintenir depuis les deux dernières années. Les données ont permis d’analyser l’évolution de trois types de voyage hybride, dont les deux premiers se traduisent par le même mot-valise, soit les travacances (workation) alors que le troisième est associé au terme bleisure. 

En 2023, les séjours de télétravail étaient principalement motivés par le désir de déconnecter de son quotidien (32 %), de visiter des parents ou des amis (27 %) et par l’envie de pratiquer une activité ou d’assister à un événement en particulier (20 %).    

De façon générale, les voyageurs québécois en situation de télétravail accordent beaucoup de valeur au voyage. D’ailleurs, il joue un rôle important pour la santé mentale d’une majorité d’entre eux (69 %). De plus, pour deux télétravailleurs sur cinq, le voyage demeure une dépense prioritaire de leur budget (40 %).  

Positionner la destination auprès des télétravailleurs étrangers

Au cours des dernières années, le nombre de pays offrant des visas aux nomades numériques a considérablement augmenté, d’après une récente étude de l’Organisation mondiale du tourisme. L’objectif est de permettre à ces voyageurs de travailler à l’étranger en toute légalité. La concurrence pour attirer ces visiteurs est maintenant bien réelle et les palmarès pour identifier les meilleures destinations pour ce type de tourisme abondent sur le Web.  

Visit Portugal accompagne les télétravailleurs en leur fournissant toutes les instructions nécessaires à l’obtention d’un visa de séjour temporaire, d’un permis de séjour pour professionnel (télétravailleur ou nomade numérique) ou du visa Portugal Startup destiné aux entrepreneurs. L’organisation de gestion de la destination souhaite séduire par son climat, son coût de la vie relativement faible, ses magnifiques paysages, son offre d’activités, sa gastronomie et sa culture accueillante. L’abondance d’espaces de co-working et la rapidité de son réseau Internet s’ajoutent aux attributs de la destination.   

Source photo : Pexels 

Intentions de séjours des télétravailleurs

Près d’un voyageur québécois sur trois (31 %) sera en situation de télétravail en 2024, dont 22 % en partie et 9 % en totalité. Lorsqu’interrogés sur leurs intentions de voyage, quelques répondants mentionnent le désir d’effectuer un voyage de type hybride en 2024. Les séjours de télétravail perdent un peu d’intérêt comparativement aux années précédentes, alors que les séjours d’agrément ou professionnel prolongés grâce au télétravail se maintiennent.   

Même si la taille de ce segment de voyageurs québécois est petite, il y a certes un intérêt à documenter le phénomène. En effet, les occasions d’affaires sont bien réelles, sans oublier que cette tendance s’observe aussi auprès des autres marchés prioritaires de la province.   

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Segments de clientèles Tourisme durable

Des comportements écoresponsables décortiqués (partie 1)

La Chaire de tourisme Transat analyse plusieurs comportements des voyageurs québécois à l’aide de données issues de ses enquêtes annuelles. Voici un aperçu des comportements guidés par des intentions écoresponsables tirés de la dernière enquête.  

Les voyageurs qui comptent diminuer leurs déplacements aériens

La mobilité des voyageurs est au cœur de l’expérience touristique, mais aussi des préoccupations en matière d’augmentation des gaz à effet de serre (GES). Près de la moitié des voyageurs québécois (48 %) jugent probable de diminuer leurs déplacements en avion dans le futur. Actuellement, il est à noter que seulement 13 % ont déjà renoncé volontairement à faire un voyage qui nécessitait un trajet aérien.  

Parmi les répondants au sondage mené par la Chaire, 80 % ont fait un voyage d’agrément au Québec entre mai et novembre 2023.

Les voyageurs considérant diminuer leurs déplacements aériens sont plus nombreux à privilégier le Québec comme destination, ils se déplacent moins fréquemment que les autres et sont moins enclins à voyager ailleurs au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Ils sont toutefois légèrement sous-représentés parmi les 18 à 34 ans ainsi que chez les ménages ayant un revenu annuel de 200 000 $ et plus.  

Ces voyageurs pratiquent généralement les mêmes activités touristiques que les autres. Ils sont toutefois plus nombreux à avoir adopté au moins une fois les comportements écoresponsables suivants :  

  • Choisir un hébergement ou un attrait en raison de son orientation durable ou responsable (30 % contre 19 % de ceux qui jugent peu probable de diminuer leurs futurs déplacements aériens) ;  
  • Volontairement remplacer l’avion par un autre mode de transport (30 % contre 11 %) ;  
  • Volontairement limiter le nombre de voyages par année (29 % contre 8 %) ;  
  • Volontairement renoncer à faire un voyage qui nécessite un déplacement en avion (22 % contre 5 %).  

La diminution de la fréquence des voyages en avion est un objectif louable en matière d’actions responsables considérant les émissions de GES qui y sont générés. Est-ce que ce choix est réellement guidé par des raisons environnementales ? D’autres motifs pourraient aussi expliquer ce paradigme.   

Les facteurs d’influence

De façon générale, ce sont les facteurs environnementaux, mais aussi économiques qui influencent le plus les comportements de voyage de ce type de personnes. Lorsque sondés par la Chaire à propos des actions qu’ils adopteraient lors de leurs séjours en 2024, les répondants envisageaient :  

  • Limiter les repas au restaurant en voyage (48 % contre 32 % de ceux qui jugent peu probable de diminuer leurs futurs déplacements aériens) ;  
  • Choisir des hébergements ou des restaurants plus abordables qu’à l’habitude (47 % contre 35 %) ;  
  • Privilégier des destinations plus proches de chez eux (33 % contre 11 %) ;  
  • Diminuer les attractions payantes visitées (32 % contre 24 %) ;  
  • Privilégier des destinations où ils ont de la famille et des amis (32 % contre 18 %).  

Les voyageurs qui jugent probable de diminuer leurs déplacements en avion dans le futur accordent moins d’importance aux voyages dans leur équilibre mental que les autres répondants (53 % contre 73 %). Cette dépense est également moins prioritaire pour ce segment (22 % contre 44 %).  

Ce marché demeure intéressant, considérant que 82 % d’entre eux planifient un voyage au Québec en 2024. Alors, comment séduire cette clientèle qui correspond à près de la moitié des voyageurs québécois ? Leurs habitudes de consommation en matière d’hébergements et d’activités ne se différenciant pas de l’ensemble des répondants, faire valoir des propositions abordables et de proximité serait un bon point de départ afin de montrer la diversité et l’accessibilité de l’offre touristique québécoise.   

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Segments de clientèles Tourisme durable

Des comportements écoresponsables décortiqués (partie 2)

D’après l’enquête menée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023, le quart des voyageurs québécois rapportent avoir déjà choisi un hébergement ou un attrait en raison de son orientation durable ou responsable. Sur le plan sociodémographique, ce qui les distingue des voyageurs n’ayant jamais choisi ce type d’hébergement ou d’attrait est leur formation universitaire (54 % contre 41 %) et le fait qu’ils soient en couple sans enfant à la maison (50 % contre 38 %). Ils aiment voyager, d’ailleurs plus de quatre personnes sur dix affirment le faire plus d’une fois par année.  

En matière d’hébergement, ils ont tendance à réserver davantage directement auprès de l’établissement (33 % contre 18 %). À l’été 2023, ils sont aussi plus nombreux à avoir séjourné dans un hébergement collaboratif (29 % contre 20 %).   

Lors de leur séjour au Québec à l’été 2023, ce segment de voyageurs s’est adonné plus significativement que les autres à des activités de plein air, des expériences gourmandes, des visites culturelles et des visites agrotouristiques.  

Des voyageurs plus enclins à réduire leurs émissions de GES

Le trois quarts de ces voyageurs qui affirment avoir déjà choisi un hébergement ou un attrait responsable portent beaucoup attention à l’information concernant les changements climatiques. Pour la moitié (48 %) d’entre eux, cet enjeu les pousserait même à changer leur façon de voyager (comparativement à 18 % des autres voyageurs).  

Ces personnes adoptent aussi plus souvent que les autres des comportements qui permettent de réduire les émissions de GES liées à leur voyage. Ci-dessous les gestes qui ont été adoptés au moins une fois par ces répondants :  

  • remplacer l’avion par un autre mode de transport (46 % contre 12 % de ceux n’ayant jamais choisi un hébergement ou un attrait pour son orientation durable) ;  
  • volontairement limiter le nombre de voyages par année (39 % contre 12 %) ;  
  • renoncer à un voyage qui nécessitait un déplacement en avion (29 % contre 8 %) ;  
  • payer pour compenser les GES émis par leurs déplacements de voyage (27 % contre 6 %).  

Les bénéfices économiques, sociaux et environnementaux que les régions pourraient tirer de ce groupe de voyageurs sont réels. La structuration claire d’expériences touristiques durables attractives permettrait de stimuler encore plus leur appétit pour des séjours qui satisfont leur fibre responsable.  

D’autres comportements dans notre radar

Deux nouvelles actions ont été ajoutées à l’édition 2023 de l’enquête de la Chaire : 

  • limiter volontairement le nombre de voyages par année pour des raisons environnementales (18% des répondants disent l’avoir fait).  
  • utiliser une voiture 100 % électrique comme mode de transport principal lors d’un séjour (9 % des voyageurs qui ont visité le Québec à l’été 2023 rapportent l’avoir fait). 

Bien que le nombre de voyageurs québécois ayant porté des actions dites responsables stagne, il faut demeurer confiant pour le futur et démocratiser rapidement l’accès aux propositions durables. Ferez-vous partie de cette offre?  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Tendances

L’appel du luxe en voyage

S’offrir un peu de luxe et se faire plaisir nourrit de plus en plus l’idée qu’on se fait d’une belle qualité de vie. Vivre une expérience gastronomique, faire du glamping, aller au spa, s’aventurer avec un petit groupe guidé en territoire éloigné, assister à un spectacle à grand déploiement ; la notion de « luxe » est très variable selon les points de vue. Le fait de voyager à l’étranger est aussi considéré par plusieurs consommateurs comme un luxe. 

Certains voyageurs québécois interrogés par la Chaire de tourisme Transat lors d’une enquête effectuée en novembre 2023 n’ont pas l’intention de mettre le couperet dans ces pratiques de luxe. En fait, 47 % des personnes sondées sont neutres ou ne se déclarent pas freinées par le contexte économique actuel. Elles sont d’ailleurs plus portées que les autres à ne pas chercher à adopter des comportements pour réduire le coût associé aux voyages (20 % c. 8 %). 

Près de la moitié des voyageurs québécois sondés par la Chaire de tourisme ne sont pas freinés ou sont neutres par rapport au contexte économique actuel. 

Se payer du « luxe » pour se faire du bien

Mais s’accorder du luxe n’est pas une exclusivité des plus fortunés. L’attrait des expériences exceptionnelles et mémorables se maintient alors que les consommateurs doivent faire face à des hausses de prix dans pratiquement tous les secteurs. Dans de nombreux cas, des compromis doivent être consentis sur d’autres dépenses, comme sur les biens matériels ou encore en choisissant de consommer des produits plus économiques au quotidien.  

Certains consommateurs chercheront à vivre des expériences mémorables, voire s’offrir du luxe, mais dans une formule plus abordable. Les attentes seront certainement élevées, compte tenu des sacrifices à faire.  

 Offrir l’aventure ++ aux 50 ans et plus

L’entreprise G Adventures développe une nouvelle série d’itinéraires guidés spécifiquement pour les adeptes de voyages d’aventure de 50 ans et plus à la recherche d’un certain confort, ou d’expériences plus luxueuses. Les composantes du séjour correspondent aussi aux valeurs associées à l’entreprise, c’est-à-dire de générer des retombées positives dans la communauté d’accueil, de bénéficier aux entrepreneurs locaux tout en minimisant l’impact environnemental. Il s’agit d’un positionnement qui contribue à sa renommée.  

La collection de séjours Geluxe propose ainsi aux voyageurs matures et actifs, la découverte de destinations par des activités d’aventure, des ateliers de cuisine locale, des séances de yoga dans des sites idylliques, le tout avec des hébergements d’expérience haut de gamme et de la restauration gastronomique. Évidemment, les tarifs sont fixés en conséquence. Cette nouvelle proposition prendra son envol dès mai 2024. Elle est issue d’une demande de la clientèle qui évolue avec l’entreprise, mais aussi du constat du vieillissement de la population et des attentes de celle-ci en matière d’expériences touristiques. G Adventures vient d’enregistrer sa meilleure performance financière depuis les 33 dernières années. 

Source : G Adventures 

Répondre aux attentes des clients qui choisissent la qualité avant le prix

Booking.com s’est penchée sur les attentes des clients « de luxe », soit ceux qui affirment choisir généralement des hébergements de qualité supérieure et dont le tarif occupe une importance secondaire. À cette fin, l’entreprise a réalisé un sondage auprès de 2795 de ses clients Premium résidant aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne. Voici comment valoriser les composantes recherchées.  

D’abord, la qualité doit percoler à travers trois volets : faire ressortir son classement par étoiles, traiter sérieusement les avis en ligne et mettre en valeur la qualité du restaurant ou de son chef. La localisation joue également un rôle très important. Du moins, le voyageur « de luxe » doit constater qu’il y a plusieurs lieux d’intérêt et des restaurants de qualité dans les environs. Les équipements de bien-être, comme un spa, une salle de sport et une piscine sont dans les bonnes grâces de cette clientèle. La vue, le niveau de bruit et la décoration moderne l’interpellent aussi. Les hébergements fraîchement rénovés suscitent leur intérêt. La surveillance 24 heures, une assurance d’intimité par des entrées indépendantes, par exemple, sont aussi des facteurs gagnants. Enfin, la qualité du service passe par l’excellence de la nourriture, par des prestations personnalisées et par un accueil exemplaire. Ce sont tous des atouts recherchés par cette clientèle exigeante, selon l’étude de Booking.com. 

Source : Pexels  

Proposer du luxe accessible

Des compagnies aériennes rendent disponibles des places en classe affaires à des tarifs spéciaux. Ces options, en nombre restreint, prennent l’appellation « Business Class Light ». À la différence de l’offre classique, la version allégée ne donne pas accès aux salons d’aéroport ou aux autres avantages habituellement octroyés. Ainsi, des transporteurs, comme Qatar Airways, Finnair, Air France et KLM ont ajouté des tarifs de classe affaires light à leur palette d’options pour les voyageurs recherchant plus de confort. Voilà une belle façon de combler ou même d’aller au-delà des attentes d’une clientèle qui souhaite s’accorder un certain niveau de luxe, tout en lui donnant l’occasion de faire un choix raisonnable ou qui correspond à son budget. 

Source : AdobeStock 

Créer des expériences qui font du bien

Cette tendance à s’offrir du luxe n’est pas étrangère à celle du bien-être qui véhicule l’idée de l’importance de se faire plaisir, de se faire du bien. Cette notion est extrêmement variable d’un individu à l’autre, d’un segment de marché à l’autre. Qu’est-ce qui permettrait à votre offre de générer ce petit plus qui susciterait de l’engouement parmi votre clientèle ? Ou même chez de nouveaux marchés ! Serait-ce un service complémentaire ? Une activité extravagante ? Une offre culinaire exclusive ? À vous de voir !  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

Image à la une : Unsplash 

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Le voyage, envisagé malgré l’inflation

Près du trois quarts des Québécois observent une dégradation de leur pouvoir d’achat causée par l’inflation. C’est l’un des constats du Baromètre annuel de l’Observatoire de la consommation responsable (OCR) de l’ESG UQAM. Cette hausse du coût de la vie entraîne beaucoup de gens (près de 54 %) à repenser, voire à réduire leur consommation. D’après la firme Nielsen IQ, cela se traduit notamment par la diminution du budget attribué à l’épicerie. 

La pression économique actuelle représente un défi qui préoccupe de nombreuses personnes. Une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023 auprès de voyageurs québécois consolide ce constat. Plus de la moitié des répondants (54 %) admettent que le contexte économique actuel constitue un frein pour leurs voyages dans la prochaine année. Or, cette proportion est la même que celle obtenue l’année dernière à la même période, indiquant une stabilité dans les réponses. 

Les voyageurs continuent de privilégier les voyages par rapport à d’autres catégories de dépenses discrétionnaires. 

Cela dit, malgré le contexte inflationniste, les Québécois sont pourtant nombreux à ne pas vouloir se priver de voyager. Toujours selon le sondage de la Chaire, 84 % des répondants qui mentionnent que la situation économique actuelle représente un frein au voyage jugent tout de même probable d’effectuer un séjour d’agrément en 2024. Dans un rapport publié à l’automne 2023, Destination Canada dresse le même bilan ; les voyageurs continuent de privilégier les voyages par rapport à d’autres catégories de dépenses discrétionnaires. 

La sensibilité au coût, une influence sur le bien-être ?

L’argent ne fait pas le bonheur… mais il semble y contribuer. Les répondants les plus sensibles aux coûts (représentant 20% de l’échantillon) mentionnent avoir vécu plus fréquemment que les autres des sensations négatives (22% d’entre eux contre 13% du reste de l’échantillon), des choses désagréables (21% contre 12%) ou de la colère (19% contre 10%) dans les quatre semaines ayant précédé le sondage de la Chaire. On observe donc un niveau de bien-être moindre chez les personnes davantage touchées par l’inflation. Mais qui sont-elles plus précisément ? (Voir l’infographie). 

En 2024, il sera d’autant plus important pour les destinations et les organisations touristiques de songer à répondre aux besoins des voyageurs les plus touchés par le contexte inflationniste. 

Malgré tout, 82% des répondants plus sensibles aux coûts envisagent tout de même un séjour d’agrément d’au moins une nuitée en 2024. Il sera d’autant plus important pour les destinations et les organisations touristiques de songer à répondre aux besoins de ces personnes qui n’auront d’autre choix que de couper dans certaines dépenses si elles souhaitent continuer à voyager. Comment procéder ? 

Deux astuces : la forfaitisation et la bienveillance

D’après l’enquête de la Chaire de tourisme Transat, plus d’un voyageur québécois sur trois (36%) mentionne qu’il passera plus de temps à magasiner pour dénicher de bonnes affaires. Les forfaits ou les offres groupées sont des astuces qui peuvent faciliter la planification des séjours des consommateurs touchés par la hausse des prix. Certaines destinations misent davantage sur l’inclusivité et la bienveillance pour s’ouvrir à une clientèle élargie. 

Le réseau de distribution Odalys Vacances fait profiter les clients de tarifs avantageux en proposant des forfaits à prix gelés, soit au tarif de l’hiver 2023. Leur offre « anti-inflation » est valide sur les séjours d’au minimum sept nuitées et disponible sur une sélection de résidences de tourisme durant tout l’hiver, même pendant les vacances scolaires (c’était aussi le cas durant le temps des Fêtes). L’objectif est de permettre aux familles de préserver leur pouvoir d’achat et de continuer à s’évader, malgré le contexte économique difficile. 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

Image à la une : Pexels