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Segments de clientèles

Le voyage : une dépense prioritaire ?

Selon les informations récoltées par Destination Canada, les consommateurs à l’échelle mondiale accordent une part grandissante de leur budget aux expériences. En mars 2023, les dépenses associées à celles-ci avaient crû de 65 % par rapport à 2019 alors que celles dédiées aux biens enregistraient une hausse de 12 %. Par ailleurs, l’organisation de gestion de la destination soutient que pour 48 % de la population canadienne, les dépenses liées aux voyages constituent une priorité. Ainsi, malgré le ralentissement économique annoncé, une part élevée de voyageurs d’ici et d’ailleurs est déterminée à vivre des expériences touristiques. 

Des voyageurs financièrement résistants

Au Québec, les personnes pour qui les voyages comptent parmi les dépenses prioritaires représentent 34 % des voyageurs sondés par la Chaire de tourisme Transat en novembre 2023. Ils ont tendance à voyager plus souvent et à aller davantage à l’étranger que les autres. La plupart sont même d’avis que voyager joue un rôle important pour leur santé mentale.

Selon MMGY, le Canada figure en haut de la liste des destinations pressenties par ce segment de clientèle chez les Américains.  

Une étude menée par la firme MMGY à propos des voyageurs américains révèle aussi un segment caractérisé par une certaine résilience financière face à l’augmentation du coût de la vie. Ce marché, qui bénéficie de revenus plus élevés que la moyenne, compte tout faire pour ne pas sacrifier une activité qui figure au premier rang de ses préférences : le voyage. Selon l’enquête de MMGY, les voyageurs américains résilients financièrement font jusqu’à six voyages par année et dépensent plus de 300 $ US par jour par personne. Ils démontrent une ouverture d’esprit, sont passionnés par la découverte des cultures étrangères et sont habiles avec les technologies.  

Dépenser intelligemment

Si le contexte économique actuel n’est pas un frein à voyager pour la majorité de ces consommateurs, c’est aussi parce qu’ils prennent des décisions financières réfléchies. Selon l’étude américaine, ces voyageurs sont prêts à investir de l’énergie et du temps afin de dénicher des rabais. Ils adhèrent aux programmes de fidélité pour profiter des offres avantageuses. Ils ont aussi tendance à retourner vers les marques et les entreprises auxquelles ils font confiance.  

Ces voyageurs sont prêts à investir de l’énergie et du temps afin de dénicher des rabais. 

Les données de l’enquête réalisée par la Chaire auprès des Québécois indiquent des comportements similaires de la part des voyageurs résistants financièrement. En regard des voyages envisagés en 2024, une bonne part de ces résilients (42 %) mentionnent qu’ils seront plus flexibles quant à leurs dates de voyage ou encore qu’ils passeront plus de temps à magasiner pour dénicher de bonnes affaires (41 %). 

Comblés par la vie

Les Québécois qui correspondent à ce segment se distinguent des autres à plusieurs égards. La majorité d’entre eux sont des universitaires (55 % c. 39 %) avec un revenu par ménage de 100 000 $ et plus (53 % c. 41 %). Une forte proportion d’entre eux est âgée de 55 ans et plus (43 % c. 35 %), et est en couple sans enfant à la maison (46 % c. 38 %). Dans de plus fortes proportions que les autres Québécois sondés, ceux qui accordent une priorité aux voyages dans leur budget considèrent que leur vie correspond de près à leurs idéaux (79 % c. 65 %), qu’ils sont contents de leur vie, et que leurs conditions sont excellentes (84 % c. 71 %). Bref, ce sont des gens comblés. 

Voyager rend-il heureux ? Il semble y contribuer selon le segment des voyageurs résistants financièrement. La destination québécoise peut certainement s’inscrire dans cette prémisse, en tenant compte des attentes de cette clientèle exigeante. 

Image à la une : Adobe Stock 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Performance

Un été 2023 oscillant entre stabilité touristique et défis économiques

À chaque fin de trimestre, l’équipe de la Chaire de tourisme Transat mène, pour le compte du ministère du Tourisme, une enquête visant à mesurer et à suivre la performance de l’industrie touristique québécoise grâce à son panel La voix des pros. Les résultats clés de cette vague de l’étude (couvrant la période de juillet à septembre 2023) sont présentés ici. Ils suggèrent un maintien de l’achalandage touristique estival par rapport à l’été 2022, malgré un contexte inflationniste, un certain effacement de la clientèle québécoise, ainsi que des défis météorologiques et de main-d’œuvre. 

En comparaison avec l’année précédente, la moitié des entreprises sondées ont observé une hausse de l’achalandage estival (50 %), alors qu’un tiers constatent plutôt une baisse de celui-ci. Les répondants témoignent d’une disparité des observations concernant la clientèle québécoise : le tiers des participants rapportent chacun des mouvements contradictoires (en baisse : 33 % ; stable : 32 % ; en hausse : 35 %). La clientèle française se fait quant à elle plus remarquer, avec 42 % des entreprises signalant une augmentation de celle-ci. 

Les réservations de dernière minute s’affichent plus fréquentes qu’à l’été 2022. En effet, la moitié des répondants ont constaté une augmentation de celles-ci. Par ailleurs, 58 % estiment que les conditions météorologiques ont eu un effet négatif sur l’achalandage. 

Le quart des répondants qui offraient des postes saisonniers estivaux n’ont pas réussi à tous les combler.  

La hausse du chiffre d’affaires chez la moitié des entreprises sondées (49 %) est contrebalancée par l’augmentation significative des coûts d’opération (81 %) et des salaires (89 %), en résultant une réduction des marges bénéficiaires pour 56 % d’entre elles. Cette situation témoigne de l’inflation généralisée, poussant les entreprises à augmenter leurs tarifs (69 % d’entre elles).

En ce qui concerne le prochain trimestre, près de la moitié des répondants (45 %) s’attendent à un niveau d’achalandage similaire à celui de la fin de 2022, 30 % anticipent une diminution, et 25 % prévoient une augmentation. L’enthousiasme limité des entreprises peut être attribuable à une forme d’incertitude économique, ainsi qu’à une prudence générale face à la variabilité de l’achalandage observée. Ces résultats suggèrent que les entreprises doivent naviguer dans un environnement où la flexibilité et l’adaptation sont cruciales pour maintenir la rentabilité face à des facteurs externes fluctuants comme les conditions météorologiques et l’inflation.  

Source: création en interne 

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique !  

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes. Vous courrez la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue au mois de janvier 2024. 

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Destinations Marchés géographiques

Quelles sont les préférences d’accueil des voyageurs ?

Quelles sont les véritables préférences d’accueil des visiteurs au Québec ? Décryptage d’une étude menée par la Chaire de tourisme Transat pour le ministère du Tourisme sur la perception de l’accueil numérique, les sources d’information privilégiées, et les méthodes de planification des visiteurs en général. 

Les données relatives aux préférences d’accueil sont peu nombreuses et parfois ambivalentes. C’est dans cette perspective qu’en 2022, la Chaire de tourisme Transat s’est vu confier la responsabilité de mener une enquête auprès de quatre marchés clés : le Québec, l’Ontario, le Nord-Est des États-Unis et la France (1 205 répondants au total). Lors du sondage, les répondants ont dû indiquer leurs préférences quant à certains moments clés d’un voyage, grâce à des échelles polarisées à quatre points. Les points un et quatre comportaient des énoncés opposés. 

Numérique pour réserver, humain à l’arrivée !

Quand il s’agit de procéder à des réservations pour un voyage, la tendance penche vers le numérique. En effet, une grande partie des voyageurs, quel que soit leur marché d’origine, privilégie la réservation en ligne (59 % de l’ensemble de l’échantillon) plutôt qu’en personne ou par téléphone. Cette tendance est encore plus prononcée chez les visiteurs ontariens, avec un taux qui grimpe à 71 %.  

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Toutefois, à leur arrivée, 65 % des voyageurs préfèrent être accueillis par le personnel de l’établissement plutôt que de bénéficier d’une arrivée autonome sans interaction humaine, cela, sans égard au marché d’origine.  

Où les voyageurs trouvent-ils leurs informations une fois sur place ?

L’accueil à destination se manifeste sous différentes dimensions et implique une multitude d’acteurs, du personnel hôtelier aux guides touristiques, en passant par les commerçants locaux. Toutefois, les recherches en ligne demeurent de précieux alliés durant le séjour. En effet, 55 % des voyageurs les privilégient tandis que le reste de l’échantillon préfère trouver l’information désirée grâce au personnel d’hébergement, à la population locale ou aux autres voyageurs. Les Américains sont légèrement plus enclins à solliciter l’appui des personnes sur place, 50 % d’entre eux préférant cette méthode. Ces données traduisent une diversité dans les modes de recherche d’information lors d’un voyage. Cette variété pourrait suggérer que, bien qu’Internet joue un rôle prépondérant, l’interaction humaine de proximité demeure importante pour bon nombre de voyageurs. 

Concernant la recherche de recommandations sur place (choix de restaurants, activités, etc.) les résultats sont également partagés. La moitié des répondants (52 %) dit préférer se fier à celles qui sont recueillies sur place, tandis que l’autre moitié privilégie les recommandations trouvées en ligne. Les Ontariens sont quant à eux légèrement plus nombreux à se fier aux sources de recommandation en ligne (56 % d’entre eux) contre 46 % des Québécois et des Américains, et 49 % des Français. 

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Papier vs numérique : comment les voyageurs gèrent-ils leurs documents de voyage ? 

La dichotomie se poursuit dans la gestion des documents de voyage (billets d’avion, réservations, etc.). Alors que 51 % des voyageurs penchent pour la version papier, 49 % privilégient une approche numérique. Chez les Québécois, la tendance est légèrement plus marquée pour la version papier, 56 % étant en faveur de cette méthode.  

En quête de tranquillité ?

Quelque 6 répondants sur 10 disent préférer un hébergement leur offrant tranquillité et intimité, plutôt qu’un cadre dynamique. 

Lorsqu’il s’agit de choisir un hébergement, la majorité des visiteurs sondés (61 %) préfèrent les établissements offrant tranquillité et intimité. Les voyageurs québécois se distinguent particulièrement sur ce point. En effet, 73 % d’entre eux favorisent un hébergement plus tranquille. Les Ontariens et les Français se situent respectivement à 64 % et 59 % optant pour la tranquillité. 58 % des Américains sondés ont une préférence pour un environnement plus dynamique offrant des activités et événements spéciaux. 

Le numérique offre de nombreux avantages, cependant, une numérisation accrue peut exclure une clientèle moins à laise avec la technologie, compromettant linclusion dans lindustrie du tourisme. Laccueil humain ne doit pas être sous-estimé, car il contribue de manière significative à lexpérience de voyage en apportant un charme unique et une chaleur authentique à la destination. Les chiffres démontrent quil faut trouver un équilibre entre le numérique et lhumain, en veillant à ce que chaque voyageur, quelle que soit sa préférence, puisse profiter pleinement de son expérience.  

 

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Performance

Un début d’année 2023 performant pour les entreprises touristiques

À chaque fin de trimestre, l’équipe de la Chaire mène, pour le compte du ministère du Tourisme, une enquête visant à mesurer et à suivre la performance de l’industrie touristique québécoise grâce à son panel La voix des pros. Les résultats clés de cette vague de l’étude sont présentés ici (de janvier à mars 2023). 

La reprise touristique continue de s’accélérer, et ses bénéfices ont été observés par les répondants lors de la saison touristique hivernale. Les visiteurs sont ainsi jugés plus nombreux qu’à l’hiver 2022 : plus des trois quarts des entreprises sondées (77 %) mentionnent un achalandage touristique plus élevé durant le premier trimestre de 2023. Les répondants remarquent d’ailleurs un retour progressif des visiteurs provenant des marchés éloignés : près d’une entreprise sur deux juge que les Français, les Américains et les Canadiens (hors Québec) sont plus nombreux qu’à l’hiver précédent. Cette tendance à la hausse se maintient depuis la dernière année ; elle a été observée à l’été comme à la fin de l’année 2022. 

La grande majorité des entreprises estime également que leur performance financière est plus appréciable qu’avant. Leur chiffre d’affaires est jugé à la hausse par 73 % d’entre elles, comparativement aux mois de janvier à mars 2022. Une proportion un peu plus faible (56 %) estime que les dépenses touristiques de leurs visiteurs ont augmenté, suggérant que l’inflation généralisée et la montée des prix ont pu contribuer elles aussi à l’augmentation du chiffre d’affaires des entreprises. Les données colligées lors de l’enquête n’informent toutefois pas sur l’état des marges bénéficiaires des entreprises.  

Sans doute de plus en plus confiantes envers la reprise touristique, plus de la moitié des entreprises (58 %) a toutefois indiqué avoir augmenté son budget d’investissement entre l’hiver 2022 et celui de 2023. 

À travers cette enquête, les panélistes ont également la chance de soumettre des questions à leurs pairs. Une question portant sur les pratiques durables et responsables déployées par l’industrie révèle que plus des deux tiers des répondants disent avoir intégré certains principes de développement durable au sein de leur organisation. Les actions de promotion et de marketing sont les plus populaires pour le moment, notamment la communication des bonnes pratiques adoptées (68 % des répondants). 

Les prévisions d’achalandage pour le 2e trimestre de 2023 sont positives : plus de la moitié des organisations sondées (60 %) entrevoient une hausse par rapport à 2022. 

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois de juillet. 

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Produits et activités Segments de clientèles

Quatre tendances en camping

L’entreprise de terrains de camping KOA publiait récemment les résultats de la vaste enquête annuelle menée par Cairn Consulting Group sur la pratique de cette activité. En tout, 4100 ménages (2900 américains et 1200 canadiens) ont été interrogés sur leurs comportements de pratique en 2022 et à propos de leurs intentions pour 2023. Voici quatre tendances inspirées des constats énoncés dans ce rapport, et formulées également en regard d’autres études et données sur le sujet. 

1.Une clientèle qui se diversifie

Le camping a gagné de nouveaux adeptes depuis la pandémie. Les bénéfices qu’il procure, dont la connexion avec la nature et le sentiment de liberté, se sont révélés extrêmement séduisants, particulièrement durant les périodes de confinement et de restrictions de voyage. Une bonne part de ces nouveaux adeptes sont tombés sous le charme et comptent bien intégrer le camping à leurs traditions. 

De nouveaux adeptes

Selon les données de KOA, le nombre de nouveaux adeptes était en baisse de 2017 à 2019, passant de 2,8 millions à 1,7 millions de ménages américains respectivement. Mais le contexte particulier de 2020 a incité plus de 10 millions de ménages américains à essayer le camping. D’autres se sont ajoutés en 2021 et 2022.   

Pour le Canada et les États-Unis regroupés, le nombre de ménages qui s’identifient comme « campeur », qui campent à l’occasion, si ce n’est pas chaque année, est passé de 82 millions (2019) à 92 millions en 2022. Il est même monté à près de 94 millions en 2021. On explique cette légère diminution par le retour aux habitudes prépandémiques (séjours à l’hôtel ou encore voyages internationaux) qui aurait causé une désaffection d’une certaine part des nouveaux campeurs. 

La majorité de ceux qui sont les plus enclins à poursuivre la pratique : 

  • Ont essayé un VR pour la première fois (58 %) ; 
  • Ont fait du télétravail en camping (57 %) ; 
  • Aiment passer du temps dehors (54 %) ; 
  • Font partie de la génération des millénariaux (nés entre 1981 et 1996) (53 %).

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La génération Z 

Parmi ces nouveaux ménages de campeurs, les 2/3 comprennent un individu de moins de 42 ans et le tiers inclut au moins une personne âgée entre 18 et 25 ans. Au Canada spécifiquement, la génération Z (âgés entre 12 et 25 ans) forme 18 % des campeurs (contre 8 % en 2021). 

Pour le Canada et les États-Unis réunis, près de la moitié des jeunes de la génération Z qui campent au moins trois fois par année estiment que d’avoir fait du camping durant leur adolescence leur a appris à apprécier le temps passé en famille et avec des amis en plein air.  

Les « urbains » 

Au cours des trois années de pandémie, un grand nombre de ménages habitant en milieu urbain se sont mis au camping. Ceux-ci ont adopté cette activité et planifient en faire davantage en 2023. Ils dépensent plus que les autres lorsqu’à destination et reconnaissent les bénéfices sur leur santé mentale. Les voilà convaincus. 

Les communautés culturelles 

Plus de la moitié des nouveaux ménages de campeurs, tels qu’identifiés par KOA, sont issus des communautés hispanophone, noire, asiatique ou d’autres origines ethniques. Mais ceux-ci sont à risque de décrocher (entre 38 % et 53 %), pour diverses raisons. Le premier obstacle constitue le sentiment d’insécurité en camping (33 % parmi les hispanophones et 37 % chez les campeurs noirs). Un autre élément qui pourrait nuire au retour de ces campeurs est le fait d’avoir expérimenté de l’inconfort en plein air. Une majorité de campeurs noirs, et près de la moitié de ceux d’origine hispanique et asiatique ont vécu une expérience inconfortable ou même dangereuse pendant qu’ils étaient en plein air.  

Il y a donc lieu de prendre en compte ces facteurs pour mieux accueillir et informer ces clientèles afin qu’elles bénéficient d’expériences positives. L’initiation au camping à un jeune âge favorise la pratique à plus long terme. Les enfants de ces nouveaux pratiquants constituent donc une relève à considérer. 

2.Une multiplication des types de pratiques

Aux types de pratique traditionnelle que sont la tente et le VR, s’ajoute chaque année depuis au moins 15 ans une déclinaison d’offres de glamping, soit du prêt-à-camper et du camping en cabines et en hébergement insolite. Plus récemment, la vanlife a suscité l’intérêt de nouveaux adeptes. Dormir à la belle étoile dans un hamac rejoint aussi de plus en plus de campeurs, plus aventuriers et minimalistes. Aujourd’hui, l’expéditionnisme (overlanding), soit le camping en autonomie, sans service, en véhicule utilitaire sport, se répand, surtout aux États-Unis. Les plus friands de nouvelles expériences sont tentés d’essayer l’une ou l’autre de ces différentes approches du camping. 

Forte poussée du glamping

Au cours des trois dernières années, 28 % des campeurs sondés par KOA ont fait du glamping. Ils sont près de 40 % à souhaiter s’y adonner en 2023 (versus 25 % l’année dernière). Au Québec, cette forme d’hébergement est aussi en forte progression. Selon les données de Camping Québec, le nombre d’unités de prêt-à-camper* a crû de 130 % depuis 2016, passant de 1 767 à 4 069 unités. Les données du ministère du Tourisme recueillies par l’Institut de la statistique du Québec indiquent elles aussi un fort engouement pour ce mode d’hébergement. En cinq ans, alors que l’offre disponible en juillet a crû de 54 %, la fréquentation, elle, a augmenté de 63 %. Donc les options se multiplient, ainsi que la demande (voir le graphique ci-dessous).  

*Un prêt-à-camper, comme considéré par Camping Québec, consiste en une structure installée sur plateforme, sur roues ou directement au sol, et pourvue de l’équipement nécessaire pour y séjourner, incluant un service d’autocuisine. 

En quête d’expériences hors des sentiers battus 

Dans un autre registre, de nombreux campeurs sont interpellés par des aventures en milieu éloigné. Au cours des trois dernières années, 20 % des répondants à l’enquête de KOA ont fait de l’expéditionnisme (overlanding). Près d’un campeur sur trois souhaite l’essayer en 2023 (comparativement à 23 % l’année dernière). Ce phénomène semble véritablement l’ampleur et s’observe notamment par lintérêt porté pour des équipements tels que les tentes de toit

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3.Du WiFi et du télétravail en camping

La moitié (!) des campeurs canadiens sondés par KOA indique avoir télétravaillé durant leur séjour en camping ; 44 % dans le cas des Américains. Une connexion fiable permet de rester en contact et de voir à ses obligations, le cas échéant. Globalement, 40 % des répondants estiment qu’un bon accès au WiFi les influence à camper davantage. Cette proportion a gagné 19 points de pourcentage par rapport à 2017. 

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4.À la recherche de nouvelles expériences et de bonne bouffe !

Pour 2023, les campeurs ont soif de découvertes. Il peut s’agir de tester un nouveau type de camping ou d’essayer une activité. En moyenne, les répondants de KOA espèrent vivre trois nouvelles expériences. Les plus convoitées sont : 

  • Assister à un événement naturel unique (ex. éclipse, migration d’animaux, pluie d’étoiles filantes.) : 40 % 
  • Prendre part à des expériences culinaires, faire du tourisme gastronomique : 36 % 
  • Visiter de petites villes : 31 % 

L’attrait de la nourriture interpelle un grand nombre de campeurs. Plus de quatre répondants sur dix de l’étude de KOA estiment important qu’un camping aménagé offre un service de restauration. Plus de la moitié s’attendent à ce que celui-ci soit de qualité dans le cas où ils s’adonnent au glamping. Sinon, un accès à de bons produits alimentaires locaux constitue déjà une base qui saura séduire les campeurs gourmands qui cuisinent à leur emplacement.  

Le camping, c’est sacré

La majorité des campeurs sondés par KOA estiment que le camping constitue une façon peu coûteuse de voyager dans un contexte économique défavorable. Quelque 38 % mentionnent que même si la situation se dégrade, ils vont continuer à camper et plutôt couper dans d’autres types de séjours.  

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Marchés géographiques

Le Québec dans la mire des Canadiens et des voyageurs internationaux cet été 

Du 21 au 27 avril 2023, la Chaire de tourisme Transat a sondé, pour le compte du ministère du Tourisme, près de 4 000 personnes afin de connaître leurs intentions de voyages pour la saison estivale. Les répondants font partie des principaux marchés ciblés par les campagnes marketing de la destination québécoise, soit les Québécois, les Ontariens, les Canadiens des provinces maritimes, les Américains du Nord-Est des États-Unis et les Français. Voici un sommaire des résultats concernant les marchés hors Québec. Une autre analyse concerne plus spécifiquement les résultats du marché québécois (lire aussi : les intentions de voyage des Québécois à l’été 2023). 

Voyages en vue !

La destination québécoise figure à différents degrés dans les plans des marchés hors Québec interrogés par la Chaire. Près d’un Ontarien sondé sur cinq a l’intention de visiter le Québec cet été. Cette proportion s’élève à 8 % parmi les Canadiens originaires des provinces maritimes. Aussi, quelque 6 % des Américains du Nord-Est des États-Unis et 4 % des Français sondés comptent bien mettre les pieds dans la belle province durant la saison estivale 2023.  

Pourquoi au Québec ?

Les raisons qui motivent ce choix varient selon les marchés. Chez les Canadiens sondés, la visite de parents et d’amis est la plus répandue. Mais l’intérêt pour un attrait ou un événement précis constitue aussi une motivation pour une forte part d’entre eux. La sécurité de la destination figure, quant à elle, dans le top 3 des deux marchés internationaux sondés. Les attraits et les événements ainsi que les campagnes promotionnelles du Québec inspirent particulièrement les Américains. La majorité des Français sondés ayant l’intention de venir au Québec cet été sont motivés par le désir de visiter une nouvelle destination. Plusieurs sont aussi stimulés par les recommandations de parents et d’amis.   

Pas au Québec, pourquoi ?

Les Américains du Nord-Est (31 %) et les Français (24 %) mentionnent que c’est par une connaissance insuffisante de l’offre touristique qu’ils sont désintéressés de la destination.

Parce qu’ils ont déjà visité le Québec, voilà la principale raison qui pousse les Ontariens et les Canadiens des Maritimes à ne pas choisir la belle province pour leur voyage cet été (respectivement 35 %, 25 % de ceux qui privilégieront d’autres destinations). Les Américains du Nord-Est (31 %) et les Français (24 %) mentionnent plutôt que c’est par une connaissance insuffisante de l’offre touristique qu’ils sont désintéressés de la destination. L’industrie a certainement des moyens d’intervenir sur cette dernière mention. Mais le principal frein des Français demeure toutefois le coût d’un tel voyage, jugé comme étant trop élevé par près du tiers de ceux qui bouderont le Québec cet été. 

Des séjours urbains, mais aussi en nature

Globalement, le tourisme urbain interpelle les quatre marchés sondés, plus particulièrement les Français. Ils se distinguent d’ailleurs des autres marchés par leur intérêt quasiment tout autant marqué envers les séjours de nature (parcs nationaux, régionaux, etc.), signe que leur voyage au Québec combinera plusieurs types de séjours. 

Les Canadiens des Maritimes envisagent quant à eux largement la visite de parents et d’amis, et de façon plus modérée, des séjours axés sur la culture. Ces derniers sont aussi sur la liste de souhaits des Américains, constituant une des activités privilégiées par cette clientèle. La détente, par ailleurs, est au programme pour le tiers des Américains interrogés.  

Où dormiront-ils ? 

L’hôtel ou le motel constitue le choix le plus courant pour les marchés canadiens et américains sondés. Les Français interrogés affichent une préférence pour la location de type Airbnb. Dormir chez la famille et les amis fait aussi partie des principales options d’hébergement pour les Canadiens et les Américains. 

Où en sont-ils dans la planification du séjour ?

Au moment où ils ont été sondés (fin avril 2023), les Ontariens semblaient moins avancés dans leurs préparatifs quant à leur séjour au Québec que le reste des voyageurs interrogés. Environ la moitié d’entre eux avaient déjà réservé leur itinéraire, contre 22 % des Ontariens. La plupart des Américains et des Français en étaient à l’étape de planification et de réservation en matière d’hébergement, alors que plus du quart des Canadiens n’avaient encore entamé de démarches. Concernant la réservation de billets d’attractions, d’événements ou de spectacles, 40 % des Ontariens et le tiers des Canadiens des Maritimes n’avaient encore entrepris aucune démarche à cet égard. Les Américains semblaient être un peu plus avancés dans leur planification, et les Français, largement plus organisés (respectivement 20 % et 8 % n’ayant entrepris aucune démarche). 

Tout n’est donc pas encore joué. À vous de leur faire des offres qui les séduiront ! 

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Vous pouvez consulter les résultats détaillés de l’enquête sur le site du ministère du Tourisme.

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Destinations Marchés géographiques

Le retour des Américains au Canada… et à l’international

Il est intéressant de suivre le marché touristique américain en raison de son attrait connu pour le voyage d’agrément et de son ouverture aux destinations étrangères. De plus, il représenterait un marché géographique d’importance considéré comme l’un des bons indicateurs de la reprise des voyages à l’international.

Un intérêt renouvelé pour le Canada

Les Américains ont un intérêt réel et historique à séjourner au Canada. Selon Statistique Canada, plus de 4,1 millions de résidants des États-Unis sont arrivés au pays par automobile à l’été 2019 (juin, juillet et août). Cette tendance a malheureusement été freinée, voire momentanément arrêtée, durant les étés de pandémie de COVID-19. Cependant, une hausse remarquable à l’été 2022 laisse présager une reprise ! Un peu plus de la moitié (52,4 %) des 7,8 millions de visiteurs de l’été 2019 s’est rendue au Canada à l’été 2022. Cette reprise marque-t-elle les prémices d’un retour de l’enthousiasme américain envers les séjours à l’étranger ?

Que réserve 2023 ?

85 % des Américains se disent emballés à l’idée de faire un séjour d’agrément au cours de l’année 2023.

Une enquête menée par Destination Analysts rapporte en effet un bel engouement des voyageurs américains envers le voyage. En effet, 85 % des répondants se disent emballés à l’idée de faire un séjour d’agrément au cours de l’année 2023. Ce chiffre est d’ailleurs en légère hausse par rapport à l’année 2022, alors que cette proportion s’élevait à 77 %. Près de 30 % des Américains pensent même effectuer un séjour à l’étranger. Les destinations les plus convoitées étant l’Italie, le Canada, le Royaume-Uni, le Mexique, la France et le Japon.

Néanmoins, les voyageurs américains ne sont pas insensibles à la situation de leur pays et restent prudents quant aux prochaines fluctuations économiques. Quelque 62 % des sondés surveillent leurs dépenses, car ils sont inquiets d’une éventuelle récession.

Le contexte économique n’est pas favorable au marché américain. Un répondant sur trois (33 %) pense que ce n’est actuellement pas le bon moment pour voyager. Cependant un peu plus de la moitié des personnes sondées (56 %) considèrent le voyage comme une dépense prioritaire. Entre crainte et envie, quel sentiment prendra le dessus ?

Et les Québécois ?

Le contexte économique incertain pourrait être une raison qui freine les Québécois ayant l’envie de voyager à l’étranger.

En comparaison, les voyageurs québécois sont une majorité (53 %) à penser que ce n’est pas un moment opportun économiquement pour voyager, alors qu’un sur trois (33 %) estime cette dépense prioritaire. Ces chiffres dénotent un comportement un peu moins fougueux chez les voyageurs québécois que les Américains pour la prochaine année.

Quelques neuf voyageurs québécois sur dix (89 %) jugent probable de faire un voyage d’agrément en 2023. Cette tendance suit celle de 2022 (93 % jugeaient cette éventualité probable). Cependant, seulement 44 % souhaitent voyager à l’étranger en 2023. Cette tendance est tout de même en hausse depuis 2022, alors que 34 % des voyageurs québécois souhaitaient partir à l’étranger. Les États-Unis attirent près d’un quart (25 %) d’entre eux et l’intérêt pour les destinations européennes demeure (20 %). Le contexte économique incertain pourrait être une raison qui freine les Québécois ayant l’envie de voyager à l’étranger. L’industrie touristique du Québec devrait alors miser sur les voyageurs qui souhaitent s’évader tout en restant dans la province.

Les Américains et les Québécois montrent un engouement certain envers les voyages d’agrément en 2023. Les intentions de voyage à l’étranger sont freinées par des raisons économiques, mais une reprise des séjours au Québec est visible chez les Américains comme chez les Québécois. La Belle Province a donc une carte à jouer pour attirer ces voyageurs en quête d’évasion. Comment prévoyez-vous les séduire ?

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Performance

Une fin d’année 2022 encourageante selon les entreprises touristiques

La vaste majorité des entreprises sondées estiment que le dernier trimestre de 2022 a été largement plus profitable que la fin d’année 2021. La hausse de l’achalandage touristique au 4e trimestre de 2022 par rapport à la même période en 2021 se reflète dans le chiffre d’affaires des entreprises. Cette tendance, déjà observée durant l’enquête à l’été 2022, se poursuit et témoigne de la relance de l’activité touristique. 

Pour la période des Fêtes précisément, le retour à la normale n’est pas encore complètement constaté. Près de la moitié des entrepreneurs sondés (45 %) constatent que l’affluence de visiteurs est demeurée en dessous des niveaux observés en 2019. Ils estiment néanmoins que les revenus générés sont au-delà de leurs attentes (à 48 %). 

Les enjeux de main-d’œuvre continuent à déstabiliser l’industrie. Au total, six entreprises sondées sur dix qui offrent des postes permanents ont déclaré en avoir au moins un de vacant. Près de quatre entreprises sur dix effectuant des embauches saisonnières avaient pour leur part au moins un poste hivernal vacant. Ces postes sont d’ailleurs en proportion plus difficiles à combler que les postes permanents. 

Enfin, les prévisions d’achalandage pour le 1er trimestre de 2023 sont largement positives ; plus de la moitié des organisations sondées envisagent une hausse par rapport à 2022.  

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

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Performance

L’été 2022 vu par les entreprises touristiques québécoises

L’achalandage touristique jugé à la hausse par rapport à l’été 2021 se reflète sur le chiffre d’affaires des entreprises.

La hausse des prix a eu un effet principalement favorable sur ce chiffre d’affaires, grugeant toutefois les bénéfices d’un peu moins de la moitié des répondants. 

 

 

Faits saillants de la performance des organisations touristiques pour le 3e trimestre de 2022 

 

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Les intentions de voyage des Américains à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 1 183 voyageurs originaires du Nord-Est des États-Unis afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Plus du quart (28 %) des Américains interrogés a l’intention de visiter le Québec au cours des deux prochaines années. Ils prévoient en moyenne 4 voyages dans l’année, dont 3,1 voyages auront pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (43 %) et de Québec (40 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Voilà un présage à une belle reprise des activités touristiques dans les milieux urbains. En effet cette clientèle planifie principalement des séjours axés sur la culture (41 %) et plus du tiers, des séjours urbains (36 %). Ceux de détente sont également envisagés (30 %). Les Américains du Nord-Est des États-Unis cherchent principalement à vivre une expérience liée à la baignade (57 %), à entreprendre un roadtrip (47 %) et à profiter de la gastronomie (45 %).

Au cours de leur séjour au Québec d’une durée moyenne de 5,9 nuitées, plus de la moitié des Américains passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux. L’hébergement collaboratif (Airbnb, chalets locatifs) est également dans leurs plans (31 %), de même que les établissements de petite taille (24 %).

Parmi la clientèle en provenance du Nord-Est des États-Unis, quelque 46 % évoquent le désir de visiter une nouvelle destination comme principale motivation. La sécurité de la destination (37 %) et la recommandation de proches (36 %) représentent les deux autres raisons les plus mentionnées.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année mentionnent deux raisons principales :

1.Ils ne connaissent pas suffisamment l’offre de la destination (25 %) ;

2.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (19 %).

Ces voyageurs visiteront plutôt leur propre pays.

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat.