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Un été 2023 oscillant entre stabilité touristique et défis économiques

À chaque fin de trimestre, l’équipe de la Chaire de tourisme Transat mène, pour le compte du ministère du Tourisme, une enquête visant à mesurer et à suivre la performance de l’industrie touristique québécoise grâce à son panel La voix des pros. Les résultats clés de cette vague de l’étude (couvrant la période de juillet à septembre 2023) sont présentés ici. Ils suggèrent un maintien de l’achalandage touristique estival par rapport à l’été 2022, malgré un contexte inflationniste, un certain effacement de la clientèle québécoise, ainsi que des défis météorologiques et de main-d’œuvre. 

En comparaison avec l’année précédente, la moitié des entreprises sondées ont observé une hausse de l’achalandage estival (50 %), alors qu’un tiers constatent plutôt une baisse de celui-ci. Les répondants témoignent d’une disparité des observations concernant la clientèle québécoise : le tiers des participants rapportent chacun des mouvements contradictoires (en baisse : 33 % ; stable : 32 % ; en hausse : 35 %). La clientèle française se fait quant à elle plus remarquer, avec 42 % des entreprises signalant une augmentation de celle-ci. 

Les réservations de dernière minute s’affichent plus fréquentes qu’à l’été 2022. En effet, la moitié des répondants ont constaté une augmentation de celles-ci. Par ailleurs, 58 % estiment que les conditions météorologiques ont eu un effet négatif sur l’achalandage. 

Le quart des répondants qui offraient des postes saisonniers estivaux n’ont pas réussi à tous les combler.  

La hausse du chiffre d’affaires chez la moitié des entreprises sondées (49 %) est contrebalancée par l’augmentation significative des coûts d’opération (81 %) et des salaires (89 %), en résultant une réduction des marges bénéficiaires pour 56 % d’entre elles. Cette situation témoigne de l’inflation généralisée, poussant les entreprises à augmenter leurs tarifs (69 % d’entre elles).

En ce qui concerne le prochain trimestre, près de la moitié des répondants (45 %) s’attendent à un niveau d’achalandage similaire à celui de la fin de 2022, 30 % anticipent une diminution, et 25 % prévoient une augmentation. L’enthousiasme limité des entreprises peut être attribuable à une forme d’incertitude économique, ainsi qu’à une prudence générale face à la variabilité de l’achalandage observée. Ces résultats suggèrent que les entreprises doivent naviguer dans un environnement où la flexibilité et l’adaptation sont cruciales pour maintenir la rentabilité face à des facteurs externes fluctuants comme les conditions météorologiques et l’inflation.  

Source: création en interne 

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique !  

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes. Vous courrez la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue au mois de janvier 2024. 

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Quelles sont les préférences d’accueil des voyageurs ?

Quelles sont les véritables préférences d’accueil des visiteurs au Québec ? Décryptage d’une étude menée par la Chaire de tourisme Transat pour le ministère du Tourisme sur la perception de l’accueil numérique, les sources d’information privilégiées, et les méthodes de planification des visiteurs en général. 

Les données relatives aux préférences d’accueil sont peu nombreuses et parfois ambivalentes. C’est dans cette perspective qu’en 2022, la Chaire de tourisme Transat s’est vu confier la responsabilité de mener une enquête auprès de quatre marchés clés : le Québec, l’Ontario, le Nord-Est des États-Unis et la France (1 205 répondants au total). Lors du sondage, les répondants ont dû indiquer leurs préférences quant à certains moments clés d’un voyage, grâce à des échelles polarisées à quatre points. Les points un et quatre comportaient des énoncés opposés. 

Numérique pour réserver, humain à l’arrivée !

Quand il s’agit de procéder à des réservations pour un voyage, la tendance penche vers le numérique. En effet, une grande partie des voyageurs, quel que soit leur marché d’origine, privilégie la réservation en ligne (59 % de l’ensemble de l’échantillon) plutôt qu’en personne ou par téléphone. Cette tendance est encore plus prononcée chez les visiteurs ontariens, avec un taux qui grimpe à 71 %.  

Source : Pexels

Toutefois, à leur arrivée, 65 % des voyageurs préfèrent être accueillis par le personnel de l’établissement plutôt que de bénéficier d’une arrivée autonome sans interaction humaine, cela, sans égard au marché d’origine.  

Où les voyageurs trouvent-ils leurs informations une fois sur place ?

L’accueil à destination se manifeste sous différentes dimensions et implique une multitude d’acteurs, du personnel hôtelier aux guides touristiques, en passant par les commerçants locaux. Toutefois, les recherches en ligne demeurent de précieux alliés durant le séjour. En effet, 55 % des voyageurs les privilégient tandis que le reste de l’échantillon préfère trouver l’information désirée grâce au personnel d’hébergement, à la population locale ou aux autres voyageurs. Les Américains sont légèrement plus enclins à solliciter l’appui des personnes sur place, 50 % d’entre eux préférant cette méthode. Ces données traduisent une diversité dans les modes de recherche d’information lors d’un voyage. Cette variété pourrait suggérer que, bien qu’Internet joue un rôle prépondérant, l’interaction humaine de proximité demeure importante pour bon nombre de voyageurs. 

Concernant la recherche de recommandations sur place (choix de restaurants, activités, etc.) les résultats sont également partagés. La moitié des répondants (52 %) dit préférer se fier à celles qui sont recueillies sur place, tandis que l’autre moitié privilégie les recommandations trouvées en ligne. Les Ontariens sont quant à eux légèrement plus nombreux à se fier aux sources de recommandation en ligne (56 % d’entre eux) contre 46 % des Québécois et des Américains, et 49 % des Français. 

Source : Pexels

Papier vs numérique : comment les voyageurs gèrent-ils leurs documents de voyage ? 

La dichotomie se poursuit dans la gestion des documents de voyage (billets d’avion, réservations, etc.). Alors que 51 % des voyageurs penchent pour la version papier, 49 % privilégient une approche numérique. Chez les Québécois, la tendance est légèrement plus marquée pour la version papier, 56 % étant en faveur de cette méthode.  

En quête de tranquillité ?

Quelque 6 répondants sur 10 disent préférer un hébergement leur offrant tranquillité et intimité, plutôt qu’un cadre dynamique. 

Lorsqu’il s’agit de choisir un hébergement, la majorité des visiteurs sondés (61 %) préfèrent les établissements offrant tranquillité et intimité. Les voyageurs québécois se distinguent particulièrement sur ce point. En effet, 73 % d’entre eux favorisent un hébergement plus tranquille. Les Ontariens et les Français se situent respectivement à 64 % et 59 % optant pour la tranquillité. 58 % des Américains sondés ont une préférence pour un environnement plus dynamique offrant des activités et événements spéciaux. 

Le numérique offre de nombreux avantages, cependant, une numérisation accrue peut exclure une clientèle moins à laise avec la technologie, compromettant linclusion dans lindustrie du tourisme. Laccueil humain ne doit pas être sous-estimé, car il contribue de manière significative à lexpérience de voyage en apportant un charme unique et une chaleur authentique à la destination. Les chiffres démontrent quil faut trouver un équilibre entre le numérique et lhumain, en veillant à ce que chaque voyageur, quelle que soit sa préférence, puisse profiter pleinement de son expérience.  

 

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Performance

Un début d’année 2023 performant pour les entreprises touristiques

À chaque fin de trimestre, l’équipe de la Chaire mène, pour le compte du ministère du Tourisme, une enquête visant à mesurer et à suivre la performance de l’industrie touristique québécoise grâce à son panel La voix des pros. Les résultats clés de cette vague de l’étude sont présentés ici (de janvier à mars 2023). 

La reprise touristique continue de s’accélérer, et ses bénéfices ont été observés par les répondants lors de la saison touristique hivernale. Les visiteurs sont ainsi jugés plus nombreux qu’à l’hiver 2022 : plus des trois quarts des entreprises sondées (77 %) mentionnent un achalandage touristique plus élevé durant le premier trimestre de 2023. Les répondants remarquent d’ailleurs un retour progressif des visiteurs provenant des marchés éloignés : près d’une entreprise sur deux juge que les Français, les Américains et les Canadiens (hors Québec) sont plus nombreux qu’à l’hiver précédent. Cette tendance à la hausse se maintient depuis la dernière année ; elle a été observée à l’été comme à la fin de l’année 2022. 

La grande majorité des entreprises estime également que leur performance financière est plus appréciable qu’avant. Leur chiffre d’affaires est jugé à la hausse par 73 % d’entre elles, comparativement aux mois de janvier à mars 2022. Une proportion un peu plus faible (56 %) estime que les dépenses touristiques de leurs visiteurs ont augmenté, suggérant que l’inflation généralisée et la montée des prix ont pu contribuer elles aussi à l’augmentation du chiffre d’affaires des entreprises. Les données colligées lors de l’enquête n’informent toutefois pas sur l’état des marges bénéficiaires des entreprises.  

Sans doute de plus en plus confiantes envers la reprise touristique, plus de la moitié des entreprises (58 %) a toutefois indiqué avoir augmenté son budget d’investissement entre l’hiver 2022 et celui de 2023. 

À travers cette enquête, les panélistes ont également la chance de soumettre des questions à leurs pairs. Une question portant sur les pratiques durables et responsables déployées par l’industrie révèle que plus des deux tiers des répondants disent avoir intégré certains principes de développement durable au sein de leur organisation. Les actions de promotion et de marketing sont les plus populaires pour le moment, notamment la communication des bonnes pratiques adoptées (68 % des répondants). 

Les prévisions d’achalandage pour le 2e trimestre de 2023 sont positives : plus de la moitié des organisations sondées (60 %) entrevoient une hausse par rapport à 2022. 

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

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Marchés géographiques

Le Québec dans la mire des Canadiens et des voyageurs internationaux cet été 

Du 21 au 27 avril 2023, la Chaire de tourisme Transat a sondé, pour le compte du ministère du Tourisme, près de 4 000 personnes afin de connaître leurs intentions de voyages pour la saison estivale. Les répondants font partie des principaux marchés ciblés par les campagnes marketing de la destination québécoise, soit les Québécois, les Ontariens, les Canadiens des provinces maritimes, les Américains du Nord-Est des États-Unis et les Français. Voici un sommaire des résultats concernant les marchés hors Québec. Une autre analyse concerne plus spécifiquement les résultats du marché québécois (lire aussi : les intentions de voyage des Québécois à l’été 2023). 

Voyages en vue !

La destination québécoise figure à différents degrés dans les plans des marchés hors Québec interrogés par la Chaire. Près d’un Ontarien sondé sur cinq a l’intention de visiter le Québec cet été. Cette proportion s’élève à 8 % parmi les Canadiens originaires des provinces maritimes. Aussi, quelque 6 % des Américains du Nord-Est des États-Unis et 4 % des Français sondés comptent bien mettre les pieds dans la belle province durant la saison estivale 2023.  

Pourquoi au Québec ?

Les raisons qui motivent ce choix varient selon les marchés. Chez les Canadiens sondés, la visite de parents et d’amis est la plus répandue. Mais l’intérêt pour un attrait ou un événement précis constitue aussi une motivation pour une forte part d’entre eux. La sécurité de la destination figure, quant à elle, dans le top 3 des deux marchés internationaux sondés. Les attraits et les événements ainsi que les campagnes promotionnelles du Québec inspirent particulièrement les Américains. La majorité des Français sondés ayant l’intention de venir au Québec cet été sont motivés par le désir de visiter une nouvelle destination. Plusieurs sont aussi stimulés par les recommandations de parents et d’amis.   

Pas au Québec, pourquoi ?

Les Américains du Nord-Est (31 %) et les Français (24 %) mentionnent que c’est par une connaissance insuffisante de l’offre touristique qu’ils sont désintéressés de la destination.

Parce qu’ils ont déjà visité le Québec, voilà la principale raison qui pousse les Ontariens et les Canadiens des Maritimes à ne pas choisir la belle province pour leur voyage cet été (respectivement 35 %, 25 % de ceux qui privilégieront d’autres destinations). Les Américains du Nord-Est (31 %) et les Français (24 %) mentionnent plutôt que c’est par une connaissance insuffisante de l’offre touristique qu’ils sont désintéressés de la destination. L’industrie a certainement des moyens d’intervenir sur cette dernière mention. Mais le principal frein des Français demeure toutefois le coût d’un tel voyage, jugé comme étant trop élevé par près du tiers de ceux qui bouderont le Québec cet été. 

Des séjours urbains, mais aussi en nature

Globalement, le tourisme urbain interpelle les quatre marchés sondés, plus particulièrement les Français. Ils se distinguent d’ailleurs des autres marchés par leur intérêt quasiment tout autant marqué envers les séjours de nature (parcs nationaux, régionaux, etc.), signe que leur voyage au Québec combinera plusieurs types de séjours. 

Les Canadiens des Maritimes envisagent quant à eux largement la visite de parents et d’amis, et de façon plus modérée, des séjours axés sur la culture. Ces derniers sont aussi sur la liste de souhaits des Américains, constituant une des activités privilégiées par cette clientèle. La détente, par ailleurs, est au programme pour le tiers des Américains interrogés.  

Où dormiront-ils ? 

L’hôtel ou le motel constitue le choix le plus courant pour les marchés canadiens et américains sondés. Les Français interrogés affichent une préférence pour la location de type Airbnb. Dormir chez la famille et les amis fait aussi partie des principales options d’hébergement pour les Canadiens et les Américains. 

Où en sont-ils dans la planification du séjour ?

Au moment où ils ont été sondés (fin avril 2023), les Ontariens semblaient moins avancés dans leurs préparatifs quant à leur séjour au Québec que le reste des voyageurs interrogés. Environ la moitié d’entre eux avaient déjà réservé leur itinéraire, contre 22 % des Ontariens. La plupart des Américains et des Français en étaient à l’étape de planification et de réservation en matière d’hébergement, alors que plus du quart des Canadiens n’avaient encore entamé de démarches. Concernant la réservation de billets d’attractions, d’événements ou de spectacles, 40 % des Ontariens et le tiers des Canadiens des Maritimes n’avaient encore entrepris aucune démarche à cet égard. Les Américains semblaient être un peu plus avancés dans leur planification, et les Français, largement plus organisés (respectivement 20 % et 8 % n’ayant entrepris aucune démarche). 

Tout n’est donc pas encore joué. À vous de leur faire des offres qui les séduiront ! 

Image à la une : Unsplash 

Vous pouvez consulter les résultats détaillés de l’enquête sur le site du ministère du Tourisme.

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Performance

Une fin d’année 2022 encourageante selon les entreprises touristiques

La vaste majorité des entreprises sondées estiment que le dernier trimestre de 2022 a été largement plus profitable que la fin d’année 2021. La hausse de l’achalandage touristique au 4e trimestre de 2022 par rapport à la même période en 2021 se reflète dans le chiffre d’affaires des entreprises. Cette tendance, déjà observée durant l’enquête à l’été 2022, se poursuit et témoigne de la relance de l’activité touristique. 

Pour la période des Fêtes précisément, le retour à la normale n’est pas encore complètement constaté. Près de la moitié des entrepreneurs sondés (45 %) constatent que l’affluence de visiteurs est demeurée en dessous des niveaux observés en 2019. Ils estiment néanmoins que les revenus générés sont au-delà de leurs attentes (à 48 %). 

Les enjeux de main-d’œuvre continuent à déstabiliser l’industrie. Au total, six entreprises sondées sur dix qui offrent des postes permanents ont déclaré en avoir au moins un de vacant. Près de quatre entreprises sur dix effectuant des embauches saisonnières avaient pour leur part au moins un poste hivernal vacant. Ces postes sont d’ailleurs en proportion plus difficiles à combler que les postes permanents. 

Enfin, les prévisions d’achalandage pour le 1er trimestre de 2023 sont largement positives ; plus de la moitié des organisations sondées envisagent une hausse par rapport à 2022.  

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois d’avril. 

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Performance

L’été 2022 vu par les entreprises touristiques québécoises

L’achalandage touristique jugé à la hausse par rapport à l’été 2021 se reflète sur le chiffre d’affaires des entreprises.

La hausse des prix a eu un effet principalement favorable sur ce chiffre d’affaires, grugeant toutefois les bénéfices d’un peu moins de la moitié des répondants. 

 

 

Faits saillants de la performance des organisations touristiques pour le 3e trimestre de 2022 

 

Nous avons besoin de votre voix afin de poursuivre notre étude de la performance de l’industrie touristique du Québec! Rejoignez la Voix des pros, le nouveau panel virtuel créé à cet effet. Répondez à nos enquêtes, et courez la chance de remporter des prix de participation! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel en répondant dabord à ces quelques questions. 

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Marchés géographiques

Les intentions de voyage des Français à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du tourisme auprès de 546 voyageurs français afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Plus d’un Français sur trois (38 %) a l’intention de visiter le Québec au cours des deux prochaines années. Ils envisagent en moyenne 3,4 voyages dans l’année. Un peu plus du tiers des voyages prévus au cours de l’été auront pour destination le Québec. Les villes de Québec (52 %) et de Montréal (47 %) figurent parmi les plus convoitées par cette clientèle cet été. Voilà un présage à une belle reprise des activités touristiques dans les milieux urbains. En effet, cette clientèle planifie principalement des séjours en nature (47 %) et plus du tiers, des séjours urbains (43 %). Les séjours de nature et d’aventure sont également envisagés (30 %). Plus de la moitié cherchent à vivre une expérience liée à la baignade (57 %), au plein air sportif (51 %) ou à la gastronomie (51 %).

Au cours de leur séjour au Québec d’une durée moyenne de 11 nuitées, 40 % des Français passeront la nuit dans de grands hébergements commerciaux. Les établissements de petite taille (38 %) et l’hébergement collaboratif comme Airbnb (26 %) figurent également dans leurs plans.

La clientèle française perçoit favorablement le Québec. Elle est plus encline que les autres marchés à associer la destination québécoise à une population accueillante, à des paysages variés et des événements culturels intéressants. Quelque 63 % éprouvent le désir de visiter une nouvelle destination. Quelque 40 % des répondants viendront sous recommandation de parents et amis. Finalement, près du tiers mentionne la sécurité de la destination.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année énoncent les raisons suivantes :

1.Les prix trop élevés (27 %) ;

2.Ils ne connaissent pas suffisamment l’offre de la destination (22 %) ;

3.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (20 %).

 

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

Note méthodologique : Les intentions de visite obtenues envers le Québec par les visiteurs français sont hautement enthousiastes : au total, 39 % des voyageurs sondés sur ce marché ont indiqué considérer faire un voyage au Québec, entre mai et octobre. Or, une proportion élevée de ces répondants n’avaient entrepris aucune démarche à ce sujet, ou n’avaient pas manifesté d’intérêt élevé face au Québec dans la section du questionnaire portant sur la considération du Québec d’ici les deux prochaines années. Ces données sont à interpréter avec prudence.

Un filtre restrictif a été appliqué pour le marché français afin de ne considérer que les voyageurs qui semblaient « sérieux » dans leurs démarches, ce qui représente plutôt 17 % de ce marché.

Image à la une : Pexels

Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Tendances

Les tendances touristiques racontées

Cette année, l’équipe de la Chaire a collaboré avec le bédéiste Cyril Doisneau pour mettre en scène certaines tendances décortiquées dans le cahier Perspectives touristiques2022. Nous vous invitons à les découvrir à travers l’histoire de nos deux voyageurs afin de déceler des opportunités ou des défis qui pourraient se présenter au cours des prochains mois. Bonne lecture! 

Image à la une : Cyril Doisneau

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Tourisme durable

Tourisme durable : comportements et attentes des touristes internationaux

Dans le cadre de son rapport sur les enjeux du tourisme durable, l’Observatoire Valaisan du Tourisme (Tourobs) a mené une grande enquête sur les comportements et les attentes des voyageurs en matière de tourisme durable.  L’enquête a été administrée en ligne auprès d’un panel de 594 répondants provenant de Suisse, d’Allemagne, de France, d’Italie, d’Autriche, de Belgique, des Pays-Bas, de Pologne et des États-Unis. Le choix de l’échantillon étudié a en partie été déterminé sur la base des marchés représentatifs des nuitées hôtelières en Suisse sur la période de janvier 2021 à septembre 2021. La période d’administration du questionnaire s’est étalée du 18 octobre 2021 au 1er novembre 2021.  

La durabilité : un critère considéré dans le choix du voyage

Pour près d’un tiers des répondants (37 %), la durabilité est un aspect considéré parmi d’autres lors de la conception du voyage. Pour 23 %, elle est un critère décisif permettant de départager des offres équivalentes. Une personne sondée sur cinq (20 %) estime que la durabilité est un critère central dans leur choix de voyage. La même proportion déclare, à l’inverse, que la durabilité n’a aucune importance dans sa décision de voyage.

Le site Internet des destinations comme référence d’informations

Pour planifier et/ou réserver un séjour de tourisme durable, le site Web officiel de la ou des destinations (48 %) constitue la source d’informations privilégiée, suivie du site Internet de l’hébergeur (38 %). De manière plus relative, le bouche-à-oreille (34 %) et les sites Web d’agences de voyages en ligne (32 %) représentent également des sources d’informations utiles pour les répondants. En revanche, la consultation de sites Internet spécialisés dans le tourisme durable ne relève pas vraiment d’une démarche spontanée. Seuls 17 % des répondants disent utiliser cette source.   

L’engagement des prestataires touristiques est attendu

Les répondants sont presque unanimes (80 %) sur le fait que l’engagement en développement durable du prestataire touristique constitue une vraie valeur. Nombreux (64 %) seraient disposés à payer davantage pour soutenir les prestataires touristiques qui agissent en ce sens.  

Lorsqu’ils recherchent un hébergement qui s’inscrit dans une démarche de durabilité, les répondants s’attendent d’abord à ce que l’hébergeur mette de l’avant les produits locaux (62 %), ou qu’il prenne des engagements en faveur d’une diminution de ses déchets (57 %). La réduction de la consommation énergétique est également un engagement fort pour la moitié des répondants (51 %). Ces derniers sont en revanche moins sensibles à d’éventuelles initiatives de compensations carbones prises par les hébergements (20 %).  

Une conception du tourisme durable associée à la nature, à la communauté d’accueil et aux aspects énergétiques

Ce qu’associent en premier lieu les répondants au tourisme durable, c’est bien ce qui a trait aux aspects de protection de la nature (64 %). Viennent ensuite le soutien apporté à la région de villégiature (43 %) et les aspects énergétiques (39 %).  

Étonnamment, les éléments qui relèvent des transports sont les moins associés au tourisme durable. Ces aspects ne sont cités que par 20 % des répondants.  

La majorité (77 %) souhaite d’abord pouvoir expérimenter les traditions et l’artisanat locaux durant leur voyage. Les répondants accordent également une grande importance au fait de pouvoir acheter des produits locaux directement chez le producteur (74 %). Profiter du cadre naturel du lieu de vacances est aussi essentiel. En effet, deux tiers (66 %) veulent vivre des expériences avec le monde animal et végétal, sans nuire à la nature.  

Impacts négatifs du tourisme : le patrimoine naturel et culturel à préserver

La dégradation des sites naturels ou culturels est l’une des conséquences du tourisme qui préoccupe le plus les répondants (73 %), devant la surfréquentation des attractions touristiques (72 %) et la pollution atmosphérique (63 %). Bien qu’ils soient concernés directement, l’hostilité des résidents envers les visiteurs est l’une des conséquences dont se soucient le moins les répondants (49 %).  

Une forte proportion de répondants pense que les limitations permettent de protéger des éléments naturels menacés (91 %). Ils sont également majoritairement d’accord avec le fait que les limitations renforcent la qualité de la visite touristique elle-même (88%) et préservent la qualité de vie des autochtones (86%).  

Les avis sont plus nuancés quant aux conséquences des limitations sur l’organisation et l’activité économique. Pour 50 % des répondants, les limitations ne complexifient pas pour autant la gestion des flux touristiques. De même, pour 57 %, elles n’engendrent pas non plus un désintérêt pour le site. Enfin, plus de la moitié (53 %) sont d’accord avec le fait qu’elles limitations nuisent au développement de l’économie touristique.  

La voiture, le train et l’avion comme moyens de transport privilégiés

Le véhicule individuel motorisé est le moyen de transport le plus adopté. Lors de leur dernier séjour, deux tiers (66%) des répondants ont rejoint leur destination en voiture. Ceux qui ont utilisé un autre moyen de transport citent le train (52 %) et l’avion (31 %). Enfin, 56 % déclarent avoir utilisé les transports publics sur leur lieu de vacances.   

La dimension financière reste l’élément décisif pour départager plusieurs modes de déplacement. À même la destination, la majorité déclare privilégier d’abord le mode de déplacement le plus économique (63 %), devant celui le plus rapide (59 %) et celui le plus écologique, cité à hauteur de 40 % par les répondants.  

La réservation d’offres durables encore à la peine

Seul un tiers (34%) des répondants déclare avoir déjà réservé une offre durable. De ceux-ci, plus de la moitié (52 %) en ont déjà fait l’expérience en Suisse, s’agissant surtout de Suisses (44 %).    

La plupart des répondants n’ont jamais rencontré d’obstacles majeurs pour réserver une offre durable (43 %). Ce chiffre s’explique surtout parce qu’une majorité n’a jamais réservé une offre durable. Parmi ceux qui ont été confrontés à des difficultés, 21 % stipulent qu’ils auraient aimé pouvoir réserver une offre durable, mais qu’ils n’ont pas pu le faire, car l’investissement nécessaire pour trouver ce qu’ils cherchaient les a découragés. Un répondant sur cinq (20 %) aurait également réservé une offre durable, mais aucune proposition ne correspondait à leurs attentes. Enfin, 16 % ne sont pas allés jusqu’au bout du processus, car il leur manquait des informations pour évaluer la durabilité des offres de voyages.   

Le frein financier reste le plus important pour près de la moitié des répondants. En effet, 47 % souhaiteraient rendre leurs voyages plus durables si aucun coût supplémentaire n’y était associé. L’incompréhension de l’offre est également perçue comme un obstacle. Le fait d’avoir plus d’informations à ce sujet ou un label de qualité clair les aideraient à rendre leurs voyages plus durables, respectivement à hauteur de 37 % et 32 %.   

Pour obtenir plus de détails à propos de l’enquête de l’Observatoire Valaisan du Tourisme (Tourobs) sur les comportements et les attentes des voyageurs en matière de tourisme durable, nous vous invitons à télécharger le rapport 

Image à la une : Kasuma de Pexels

Cet article a été intégralement rédigé par nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme.

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Marchés géographiques

Quel est l’état d’esprit des voyageurs?

L’automne 2021 a laissé croire qu’un semblant de vie normale allait reprendre. Les voyages non essentiels étaient à nouveau envisageables et l’industrie touristique se préparait, optimiste, à de jours meilleurs. Puis le vent a tourné.  

La confiance des consommateurs mise à rude épreuve

Avec la vague Omicron qui déferle sur le pays en ce début d’année 2022, la confiance des consommateurs s’effrite. Le Conference Board du Canada, qui élabore le Consumer Confidence Index des Canadiens depuis 2014, dévoile que cet indice est au plus bas depuis les huit derniers mois. Il a perdu 7 points en décembre puis 0,6 autre point en janvier pour se situer à 100,7 (l’année de référence étant 2014 = 100). Depuis le début de la pandémie, juillet 2021 a enregistré l’indice de confiance le plus élevé avec 121,24.  

Les données du sondage menant à cet indice révèlent que 16,1 % des Canadiens interrogés en janvier estiment qu’il s’agit d’un bon moment pour procéder à des achats importants. À titre de comparaison, cette proportion s’élevait en moyenne à 31 % en 2019. Parmi les répondants québécois, seulement 14,4 % pensent qu’il s’agit d’un bon temps pour faire de telles dépenses.   

Une épargne consistante, des prix à la hausse

Globalement, les finances personnelles des Canadiens semblent plutôt bien se porter. La BDC estimait en décembre 2021 à près de 300 milliards de dollars leur épargne excédentaire accumulée depuis le début de la pandémie. Cela représente plus de 10 % du PIB. Il s’agit d’une somme colossale qui pourrait laisser entrevoir de nombreuses possibilités pour les entreprises d’ici. Les analystes de la BDC craignent toutefois que cette épargne constitue un risque pour l’inflation, puisque la pression est déjà forte sur l’offre qui peine à répondre à la demande. Par ailleurs, la hausse des prix observée ces derniers mois pourrait affecter la confiance des consommateurs dans la première partie de 2022.    

Des Canadiens à l’aise avec les voyages au pays

Malgré les incertitudes, l’idée de voyager ne semble pas être déstabilisante pour une forte proportion de résidents. D’après les résultats du 25 janvier 2022 du sondage hebdomadaire réalisé par Destination Canada visant à connaître l’opinion des Canadiens par rapport aux voyages, la majorité des répondants se sentent à l’aise de voyager au pays, à l’extérieur de leur province/territoire. C’est le cas de 61 % des Québécois et des Ontariens et de 45 % des résidents des provinces de l’Atlantique. Quelque 37 % des Québécois se sentent à l’aise de voyager aux États-Unis et seulement 30 % dans d’autres pays. Rappelons qu’à l’heure actuelle, le gouvernement canadien recommande d’éviter les voyages non essentiels à l’extérieur du pays.    

Aussi, la majorité des Canadiens sondés révèlent être en accord avec l’accueil de visiteurs provenant d’autres provinces/territoires. Quelque 62 % des Québécois sont à l’aise de recevoir des touristes canadiens. Ils se sentent toutefois moins confortables à l’idée d’accueillir des voyageurs provenant de l’extérieur du pays, bien qu’ils s’ouvrent de plus en plus à cette idée. En fait, 38 % des Québécois se disent à l’aise que la province reçoive des visiteurs américains (comparativement à 28 % lors du sondage du 11 janvier dernier). Cette proportion s’élève à 35 % en ce qui concerne l’accueil de voyageurs provenant d’autres pays.      

L’enthousiasme du marché américain

46 % des Américains sondés qui sont actifs sur le marché du travail affirment être intéressés par un séjour de workation en 2022. 

Le variant Omicron crée un stress supplémentaire chez les voyageurs américains, mais sans pour autant les empêcher de planifier des séjours. Les données recueillies par Destination Analysts du 12 au 14 janvier 2022 indiquent que près de 80 % des voyageurs américains sondés ont programmé des déplacements pour 2022. Dans la seule semaine précédant le sondage, plus de 70 % des répondants affirment avoir pensé à un voyage ou même en avoir organisé un. L’enthousiasme général pour les séjours d’agrément et leur nombre anticipé pour 2022 sont à leur plus haut depuis le début de la vague Omicron. La majorité des Américains sondés mentionnent que les voyages constitueront une dépense prioritaire au cours des 3 prochains mois.  

Les types de séjours qui suscitent le plus d’excitation parmi les répondants sont les voyages en famille et les escapades romantiques. Ils rechercheront principalement de beaux paysages, des activités de plein air dans un climat chaud, des road trips, des repas au restaurant, la visite de sites historiques et la découverte de la cuisine de rue. Le coup de sonde précédent (26 au 28 décembre 2021) de cette même firme indiquait que 46 % des répondants qui sont actifs sur le marché du travail affirment être intéressés par un séjour de workation en 2022.    

Et les voyageurs français?

Une enquête réalisée par le site de voyages en ligne Tourlane auprès de 600 Français donne quelques indications pertinentes quant aux intérêts actuels de ce marché. Ainsi, 3 répondants sur 4 désirent voyager en 2022. Mais la flexibilité quant aux conditions de réservation et d’annulation constitue un critère très important. Pouvoir passer du temps à l’extérieur représente aussi un facteur de décision majeur. Après avoir voyagé localement pendant près de 2 ans, 43 % des répondants veulent sortir de l’Europe. Et qu’est-ce qui apparaît en haut de la liste de souhaits? Le Canada.  

La fatigue pandémique semble provoquer une forte envie de découverte. La vaccination de masse et l’adaptation aux mesures sanitaires devenues usuelles contribuent certainement à l’apprivoisement du virus et à cet appétit pour les voyages.  

Image à la une : Blake Guidry de Unsplash