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Tourisme durable

Tourisme durable : comportements et attentes des touristes internationaux

Dans le cadre de son rapport sur les enjeux du tourisme durable, l’Observatoire Valaisan du Tourisme (Tourobs) a mené une grande enquête sur les comportements et les attentes des voyageurs en matière de tourisme durable.  L’enquête a été administrée en ligne auprès d’un panel de 594 répondants provenant de Suisse, d’Allemagne, de France, d’Italie, d’Autriche, de Belgique, des Pays-Bas, de Pologne et des États-Unis. Le choix de l’échantillon étudié a en partie été déterminé sur la base des marchés représentatifs des nuitées hôtelières en Suisse sur la période de janvier 2021 à septembre 2021. La période d’administration du questionnaire s’est étalée du 18 octobre 2021 au 1er novembre 2021.  

La durabilité : un critère considéré dans le choix du voyage

Pour près d’un tiers des répondants (37 %), la durabilité est un aspect considéré parmi d’autres lors de la conception du voyage. Pour 23 %, elle est un critère décisif permettant de départager des offres équivalentes. Une personne sondée sur cinq (20 %) estime que la durabilité est un critère central dans leur choix de voyage. La même proportion déclare, à l’inverse, que la durabilité n’a aucune importance dans sa décision de voyage.

Le site Internet des destinations comme référence d’informations

Pour planifier et/ou réserver un séjour de tourisme durable, le site Web officiel de la ou des destinations (48 %) constitue la source d’informations privilégiée, suivie du site Internet de l’hébergeur (38 %). De manière plus relative, le bouche-à-oreille (34 %) et les sites Web d’agences de voyages en ligne (32 %) représentent également des sources d’informations utiles pour les répondants. En revanche, la consultation de sites Internet spécialisés dans le tourisme durable ne relève pas vraiment d’une démarche spontanée. Seuls 17 % des répondants disent utiliser cette source.   

L’engagement des prestataires touristiques est attendu

Les répondants sont presque unanimes (80 %) sur le fait que l’engagement en développement durable du prestataire touristique constitue une vraie valeur. Nombreux (64 %) seraient disposés à payer davantage pour soutenir les prestataires touristiques qui agissent en ce sens.  

Lorsqu’ils recherchent un hébergement qui s’inscrit dans une démarche de durabilité, les répondants s’attendent d’abord à ce que l’hébergeur mette de l’avant les produits locaux (62 %), ou qu’il prenne des engagements en faveur d’une diminution de ses déchets (57 %). La réduction de la consommation énergétique est également un engagement fort pour la moitié des répondants (51 %). Ces derniers sont en revanche moins sensibles à d’éventuelles initiatives de compensations carbones prises par les hébergements (20 %).  

Une conception du tourisme durable associée à la nature, à la communauté d’accueil et aux aspects énergétiques

Ce qu’associent en premier lieu les répondants au tourisme durable, c’est bien ce qui a trait aux aspects de protection de la nature (64 %). Viennent ensuite le soutien apporté à la région de villégiature (43 %) et les aspects énergétiques (39 %).  

Étonnamment, les éléments qui relèvent des transports sont les moins associés au tourisme durable. Ces aspects ne sont cités que par 20 % des répondants.  

La majorité (77 %) souhaite d’abord pouvoir expérimenter les traditions et l’artisanat locaux durant leur voyage. Les répondants accordent également une grande importance au fait de pouvoir acheter des produits locaux directement chez le producteur (74 %). Profiter du cadre naturel du lieu de vacances est aussi essentiel. En effet, deux tiers (66 %) veulent vivre des expériences avec le monde animal et végétal, sans nuire à la nature.  

Impacts négatifs du tourisme : le patrimoine naturel et culturel à préserver

La dégradation des sites naturels ou culturels est l’une des conséquences du tourisme qui préoccupe le plus les répondants (73 %), devant la surfréquentation des attractions touristiques (72 %) et la pollution atmosphérique (63 %). Bien qu’ils soient concernés directement, l’hostilité des résidents envers les visiteurs est l’une des conséquences dont se soucient le moins les répondants (49 %).  

Une forte proportion de répondants pense que les limitations permettent de protéger des éléments naturels menacés (91 %). Ils sont également majoritairement d’accord avec le fait que les limitations renforcent la qualité de la visite touristique elle-même (88%) et préservent la qualité de vie des autochtones (86%).  

Les avis sont plus nuancés quant aux conséquences des limitations sur l’organisation et l’activité économique. Pour 50 % des répondants, les limitations ne complexifient pas pour autant la gestion des flux touristiques. De même, pour 57 %, elles n’engendrent pas non plus un désintérêt pour le site. Enfin, plus de la moitié (53 %) sont d’accord avec le fait qu’elles limitations nuisent au développement de l’économie touristique.  

La voiture, le train et l’avion comme moyens de transport privilégiés

Le véhicule individuel motorisé est le moyen de transport le plus adopté. Lors de leur dernier séjour, deux tiers (66%) des répondants ont rejoint leur destination en voiture. Ceux qui ont utilisé un autre moyen de transport citent le train (52 %) et l’avion (31 %). Enfin, 56 % déclarent avoir utilisé les transports publics sur leur lieu de vacances.   

La dimension financière reste l’élément décisif pour départager plusieurs modes de déplacement. À même la destination, la majorité déclare privilégier d’abord le mode de déplacement le plus économique (63 %), devant celui le plus rapide (59 %) et celui le plus écologique, cité à hauteur de 40 % par les répondants.  

La réservation d’offres durables encore à la peine

Seul un tiers (34%) des répondants déclare avoir déjà réservé une offre durable. De ceux-ci, plus de la moitié (52 %) en ont déjà fait l’expérience en Suisse, s’agissant surtout de Suisses (44 %).    

La plupart des répondants n’ont jamais rencontré d’obstacles majeurs pour réserver une offre durable (43 %). Ce chiffre s’explique surtout parce qu’une majorité n’a jamais réservé une offre durable. Parmi ceux qui ont été confrontés à des difficultés, 21 % stipulent qu’ils auraient aimé pouvoir réserver une offre durable, mais qu’ils n’ont pas pu le faire, car l’investissement nécessaire pour trouver ce qu’ils cherchaient les a découragés. Un répondant sur cinq (20 %) aurait également réservé une offre durable, mais aucune proposition ne correspondait à leurs attentes. Enfin, 16 % ne sont pas allés jusqu’au bout du processus, car il leur manquait des informations pour évaluer la durabilité des offres de voyages.   

Le frein financier reste le plus important pour près de la moitié des répondants. En effet, 47 % souhaiteraient rendre leurs voyages plus durables si aucun coût supplémentaire n’y était associé. L’incompréhension de l’offre est également perçue comme un obstacle. Le fait d’avoir plus d’informations à ce sujet ou un label de qualité clair les aideraient à rendre leurs voyages plus durables, respectivement à hauteur de 37 % et 32 %.   

Pour obtenir plus de détails à propos de l’enquête de l’Observatoire Valaisan du Tourisme (Tourobs) sur les comportements et les attentes des voyageurs en matière de tourisme durable, nous vous invitons à télécharger le rapport 

Image à la une : Kasuma de Pexels

Cet article a été intégralement rédigé par nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme.

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Marchés géographiques

Cinq marchés étrangers comparés

L’enquête annuelle de la Veille touristique mondiale de Destination Canada permet de suivre l’évolution de onze marchés cibles du pays. Cette analyse présente des renseignements sur les cinq principaux marchés internationaux du Québec en ce qui a trait au volume de touristes, en excluant les États-Unis.

Les voyageurs considèrent-ils spontanément le Canada comme destination? Connaissent-ils les possibilités de voyage au Canada? Quelles sont les destinations concurrentes? Est-ce que cette clientèle pourrait contribuer à atténuer les effets de la saisonnalité?

Les infographies qui suivent présentent des éléments de réponses sur les comportements des voyageurs long-courriers de cinq pays.

 

cinq marchés comparés

Les touristes au rendez-vous

À l’exception du Royaume-Uni, dont la fréquentation est stable depuis les deux dernières années, les arrivées au pays des autres marchés sont en croissance. La popularité du Canada chez nos cousins français ne s’essouffle pas; 2018 a même atteint un record et les prévisions pour 2019 semblent optimistes. Les visites des Mexicains affichent une forte hausse depuis l’abolition du visa en 2016. La Chine se classe au sommet des marchés émetteurs au monde et le Canada en retire sa part de marché.

Un potentiel d’environ 15 millions de personnes en provenance des cinq marchés ayant l’intention de venir au Canada au cours des deux prochaines années souhaitent visiter le Québec. La province comptabilisait 800 000 visites réelles de ce bassin en 2016. Le Canada réussit à rester dans les premières positions dans la considération spontanée pour un voyage long-courrier, mais certains pays, comme le Japon, prennent une place de plus en plus importante dans l’esprit des voyageurs.

Les voyageurs de plus en plus informés

La prise de connaissance des possibilités de voyages pour une destination s’avère l’une des premières étapes menant à l’achat. La position du Canada peut fluctuer grandement d’une année à l’autre par rapport à ses concurrents. Par exemple, 23 % des voyageurs chinois long-courriers ayant l’intention de faire un voyage d’ici 2020 mentionnent avoir une excellente ou une bonne connaissance des possibilités de voyages au Canada, le classant en 13e position en 2018 (7e en 2017). En d’autres mots, 12 destinations ont devancé le Canada en ce qui a trait à l’information sur le produit et l’expérience offerte en 2018. L’effet opposé s’est produit pour les Mexicains : le Canada se classe 2e en 2018 (5e en 2017). Bonne nouvelle, le Canada protège sa première position depuis les deux dernières années auprès des Français.

Destination Canada étudie l’ensemble du cheminement du client potentiel, de la prise de connaissance au rêve, à la création d’un scénario de voyage et à la planification détaillée et, enfin, à l’achat. Par exemple, les Chinois qui planifiaient activement un séjour au Canada en 2018, c’est-à-dire qui ont minimalement collecté de l’information sur le pays en prévision de leurs vacances, considéraient également les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Il devient alors essentiel d’exercer une influence au bon moment.

Un été achalandé, les autres saisons populaires

Les mois de juillet et août attirent le plus grand volume de touristes (de 27 % à 32 %), et ce, pour les cinq marchés. Lors de l’enquête, le printemps et l’automne semblaient attrayants pour certains marchés, mais cet attrait ne s’est pas concrétisé en arrivées réelles. Quelque 20 % des Mexicains envisageaient de visiter le Canada en novembre ou décembre, malgré leur réticence au froid (16 % sont réellement venus à cette période).

 

Marchés saisons

 

cinq marchés québec

Selon le Conference Board du Canada, la clientèle d’outremer devrait augmenter de 4,8 % annuellement, de 2018 à 2022, au Québec. Est-ce que ces touristes profiteront des quatre saisons de la province?

 

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Marchés géographiques

Portrait des touristes allemands

Contexte socioéconomique

L’Allemagne constitue l’une des principales économies européennes et la quatrième puissance économique mondiale. Cela se répercute sur le consommateur allemand qui anticipe des revenus records ; revenus qui sont d’ailleurs considérablement plus élevés dans l’ouest du pays que dans sa partie orientale. De plus, la population allemande vieillit. La proportion des Allemands âgés de plus de 65 ans est estimée à 22 % en 2018 par Destatis, l’office allemand de statistiques. À moins de facteurs imprévus majeurs ou d’une immigration extrêmement forte, cette tendance se poursuivra. Ces consommateurs plus âgés connaissent également une croissance rapide de leur richesse qui, combinée à plus de temps libre, sera favorable aux voyages.

Les touristes allemands dans le monde

L’Allemagne est le deuxième plus grand pays émetteur de touristes au monde derrière les États-Unis, selon l’Organisation mondiale du tourisme. Les Allemands effectuent trois voyages d’agrément par année ; la durée moyenne de leur dernier séjour était de 9,8 jours. Selon les données partagées par le voyagiste TUI, les voyageurs âgés sont les plus susceptibles de réaliser des séjours de deux semaines ou plus.

Les Allemands effectuent trois voyages d’agrément par année

En 2017, 70,9 millions d’entre eux ont réalisé 88 millions de voyages à l’étranger, soit une augmentation de 15,5 % du nombre de séjours hors Allemagne par rapport à 2012, selon Euromonitor International (voir le tableau 1). Un peu plus d’un voyage sur quatre s’effectue en couple.

En 2016, les dépenses directes des voyageurs allemands, toutes destinations confondues, se sont élevées à 130 milliards d’euros, dont 80 milliards à l’international au cours de leurs 771 millions de nuitées.

Les destinations court-courriers représentent plus de 90 % des séjours à l’étranger. L’Espagne et l’Italie constituent les destinations préférées des Allemands qui voyagent surtout pour le soleil et la détente. En ce qui a trait aux voyages long-courriers, les États-Unis arrivent en tête des pays visités, suivis de loin par la Thaïlande, la Chine, les Émirats arabes unis et le Canada (voir le graphique 1). Bien que leur part soit relativement faible dans le volume total des départs, au cours des dix dernières années, les voyages long-courriers, plus particulièrement ceux vers l’Asie, ont crû à un rythme plus rapide que ceux de courte distance. À long terme, l’intérêt de cette population pour les séjours internationaux devrait continuer d’augmenter.

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Parmi les principaux facteurs qui incitent les Allemands à choisir une destination de voyage, mentionnons, entre autres, l’accueil de la population, la beauté des paysages, la possibilité de se détendre, d’explorer et de se plonger dans l’atmosphère des lieux, l’observation de la faune dans son habitat naturel.

Les touristes allemands au Canada

Destination Canada (DC) évalue la taille du marché potentiel pour le pays à 12 millions, et à 5,1 millions le nombre de touristes allemands qui visiteront certainement le Canada au cours des deux prochaines années ou qui sont susceptibles de le faire. Le Québec occupe le troisième rang de ce marché potentiel immédiatement derrière l’Ontario et la Colombie-Britannique avec une proportion de 49 % (44 % en 2016), soit 2,5 millions de visiteurs potentiels.

Toutefois, nous sommes encore bien loin du compte malgré l’appréciation de l’euro par rapport au dollar canadien qui a contribué à une augmentation du nombre d’arrivées au Canada depuis 2014. En 2017, le Canada a accueilli 388 000 visiteurs allemands et le Québec un peu moins de 132 000, soit 34 % des arrivées canadiennes comparativement à 28 % en 2015. En 2018, DC prévoit une croissance de 2,8 %.

Les touristes allemands qui ont visité le Canada sont âgés de 18 à 54 ans (72 %) et voyagent surtout avec leur conjoint (60 %). En 2017, ils ont dépensé plus de 1 700 $ en moyenne par séjour d’une durée d’environ 15 jours et ils débourseront 734 millions de dollars au total en 2018, soit une augmentation de 3 % par rapport à 2017. L’hôtel ou le motel à prix moyen représente leur principal mode d’hébergement (voir le graphique 2).

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Les guides de voyage (36 %), les brochures d’une agence de voyages ou d’un voyagiste (26 %), les articles de magazines ou de journaux (23 %), les moteurs de recherche généraux (22 %) et les amis et membres de la famille (21 %) constituent leurs principales sources d’information à l’étape de la planification d’un itinéraire détaillé au Canada. En ce qui a trait aux préparatifs relatifs au transport et à l’hébergement, ce sont plutôt les moteurs de recherche et les parents ou les amis qui sont les plus populaires.

Recours au réseau de distribution

Plus de la moitié des voyageurs allemands (55 %) ont consulté un agent de voyages ou un voyagiste pour la planification ou la réservation de leur plus récent voyage long-courrier ; 60 % dans le cas d’un séjour au Canada. En ce qui a trait à leurs habitudes en matière de réservation des vols et d’hébergement, on constate (voir le graphique 3) :

  • le recours à un agent de voyages ou à un voyagiste en personne ou en ligne ;
  • l’utilisation de services de réservation en ligne (24 %) ;
  • la réservation directe auprès des compagnies aériennes (21 %).

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Comportement numérique

Les Allemands ne sont pas aussi connectés à l’économie numérique que dans les autres pays hautement développés, entre autres, à cause de leur population vieillissante qui favorise les technologies traditionnelles et d’un sous-investissement dans l’infrastructure technologique. Environ trois personnes sur cinq utilisent principalement des ordinateurs portables et de bureau pour effectuer des recherches sur leur voyage. Ceux-ci représentent d’ailleurs les moyens les plus populaires pour réserver un hébergement et des vols, suivis des réservations en face à face, des tablettes et des téléphones intelligents, selon un sondage d’EyeForTravel. Par ailleurs, ils accèdent moins souvent aux sites de médias sociaux que les pays comparables et quand ils le font, ils préfèrent les applications de messagerie privées.

Le Québec fait bonne figure parmi les destinations canadiennes préférées des touristes allemands et sa part de marché continue de croître. Le contexte socioéconomique de l’Allemagne demeurera favorable aux départs en voyage. Espérons que le Québec continue de tirer parti de la situation.

 

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Segments de clientèles

Comment voyagent les diverses générations

Cette analyse présente les habitudes de voyage des diverses générations européennes à partir des résultats de deux sondages. Le premier a été réalisé par One Poll pour eDreams, une agence de voyages en ligne, auprès de 13 000 répondants adultes du Royaume-Uni, de l’Espagne, de la France, de l’Allemagne, de la Suède, du Portugal, de l’Italie et des États-Unis. Le second par Expedia auprès de 3000 voyageurs britanniques, allemands et français au printemps dernier. Tous devaient avoir réservé un voyage en ligne au cours l’année précédente. Les globe-trotteurs ont ensuite été séparés en quatre groupes générationnels.

 On voyage de plus en plus jeune

Selon eDreams, les baby-boomers ont commencé à voyager à l’étranger à un âge plus avancé que ceux des générations suivantes, soit vers 19 ans. En effet, de nos jours, un enfant entreprend son premier voyage à l’âge de cinq ans en moyenne et plus du quart a voyagé à l’international avant l’âge de deux ans.

À 12 ans, les milléniaux ont déjà réalisé quatre séjours internationaux et à 18 ans, ils ont visité 6 pays différents

Quant aux milléniaux, ils ont effectué leur premier voyage à l’étranger à neuf ans en moyenne; à 12 ans, ils ont déjà réalisé quatre séjours internationaux et à 18 ans, ils ont visité 6 pays différents. Ces jeunes générations ont voyagé trois fois plus que leurs grands-parents.

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Source : eDreams

Cette tendance se reflète dans les voyages réalisés au cours de l’année 2016 par les trois groupes d’Européens sondés par Expedia. En effet, ce sont les milléniaux qui ont effectué le plus grand nombre de voyages, soit 4,3 en moyenne (tous buts de voyage confondus). Par contre, leurs voyages sont moins longs — 8,5 jours en moyenne comparativement à ceux des baby-boomers (10,5 jours) et des générations X et Y (9 jours).

Les destinations long-courriers ont la cote

Les voyages long-courriers sont de plus en plus populaires auprès des Européens depuis la dernière décennie

D’après eDreams, les voyages long-courriers sont de plus en plus populaires auprès des Européens depuis la dernière décennie. Les voyageurs se rendent à des destinations lointaines jusqu’à 55 % plus fréquemment que lorsqu’ils étaient enfants. L’Afrique du Nord, les îles des Caraïbes, l’Asie du Sud-Est et le Canada sont parmi les destinations les plus populaires pour les Européens, bien que les États-Unis, principalement New York, soient toujours le choix le plus répandu. Les séjours sur le continent européen connaissent également une hausse de 20 %, les destinations les plus fréquentées étant l’Espagne, l’Italie, la France, la Grèce et le Portugal. Expedia rapporte que toutes les générations aiment découvrir d’autres pays.

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Source : eDreams

Des habitudes de voyage différentes d’il y a dix ans

La part du budget de voyage dans leur revenu annuel s’élève à 16 %

Dans l’ensemble, plus de la moitié des personnes interrogées (51 %) par One Poll voyagent plus aujourd’hui qu’elles ne le faisaient il y a 10 ans compte tenu d’une accessibilité accrue et de l’augmentation de leur revenu disponible. La part du budget de voyage dans leur revenu annuel s’élève à 16 %, soit une augmentation de 5 % par rapport à 2007. Les Italiens sont ceux qui allouent la plus forte proportion de leur salaire annuel aux voyages (20 %). Pour les jeunes générations, le budget est un facteur primordial lors de la recherche et de la réservation de leur voyage, selon Expedia.

La popularité des agences en ligne 

Selon eDreams, les voyageurs réservent leur séjour majoritairement par l’entremise d’une agence de voyages en ligne (OTA). Ces réservations ont maintenant largement dépassé celles effectuées par l’intermédiaire d’une agence ayant pignon sur rue, dont la part est passée de 41 % à seulement 19 % au cours des 10 dernières années.

L’étude d’Expédia confirme l’importance des OTA pour la planification des voyages, surtout pour les baby-boomers et les X (voir le graphique 1). Ces générations se fient également plus que les autres aux commentaires d’autres voyageurs (39 % et 41 % respectivement). Pour les plus jeunes, ce sont les moteurs de recherche qui constituent la principale source d’information lors de la planification du séjour. En fait, ces derniers sont à la recherche de nouvelles idées de destination. Près des deux tiers d’entre eux affirment avoir besoin d’aide et d’inspiration lorsqu’ils amorcent la phase de planification. 

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Les modes de transport

Selon eDreams, le transport aérien a connu une légère croissance (6 %) alors que les déplacements en voiture de location ont augmenté de 25 %. Quant aux voyages en autocar, ils ont perdu de leur popularité, diminuant de 17 %. Expedia confirme que l’avion constitue le principal mode de déplacement pour toutes les générations, surtout pour les Z et les Y. Cela est probablement dû à la popularité des destinations long-courrier. Toutefois, l’automobile demeure le moyen de transport privilégié de près du tiers des baby-boomers (31 %) et des X (29 %).

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Source : eDreams

Mobilité et médias sociaux 

Selon Expedia, les photos de voyage publiées par des amis sur les médias sociaux influencent le choix de lieu de séjour des jeunes générations et plus du tiers (36 %) d’entre eux se disent également inspirés par des blogues ou des articles sur des destinations voyage. Pour les X et les baby-boomers, ce sont plutôt les promotions qui ont une incidence sur le choix du lieu de vacances.

Pour s’inspirer avant la réservation et pendant le voyage, les jeunes de la génération Z utilisent leur téléphone intelligent davantage que les plus âgés, suivis des milléniaux (voir le graphique 2) Toutefois, pendant les phases de recherche et de réservation proprement dites, l’ordinateur est de loin l’outil le plus populaire, et ce, pour toutes les générations, mais particulièrement pour les baby-boomers.

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Espérons que ces quelques informations concernant plusieurs marchés cibles outre-mer prioritaires pour le Québec vous aideront dans la planification de vos actions marketing.

 

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Ailleurs dans le monde Marchés géographiques

Le marché des jeunes dans la mire des Allemands

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Source: Youth HotSpots in Germany

Pourquoi le marché des jeunes? En 2011, un tiers des voyageurs européens qui visitaient l’Allemagne étaient âgés de moins de 35 ans. Les brefs séjours urbains, appelés city breaks, ont la cote auprès de ce groupe d’individus; 33% des jeunes visiteurs en profitent pour découvrir les principaux attraits de la ville, apprécier son atmosphère, magasiner, manger au restaurant et sortir prendre un verre.

Destination Germany, l’organisation de gestion de la destination (DMO) qui a élaboré cette stratégie de marketing adaptée à ce marché branché, a détecté les tendances suivantes chez les jeunes touristes:

  • 76% utilisent Internet pour collecter de l’information en vue de leur voyage;
  • 34% se fient aux recommandations de leur famille et de leurs amis;
  • 74% ont réservé leur voyage et 83% l’ont fait en ligne;
  • 34% partagent leur expérience sur les réseaux sociaux.

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Source: Deutschland Das Reiseland

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Marchés géographiques

Davantage de voyageurs d’outre-mer au Québec en 2011: les Chinois et les Allemands se distinguent

En 2011, le Québec a connu les meilleurs résultats des cinq dernières années en termes d’arrivées de voyageurs d’outre-mer. Les marchés chinois et allemand ont affiché les plus importantes hausses de l’année, soit 26% et 25% respectivement. Bien que leur croissance soit d’ordre plus modeste (près de 8%), les Français triomphent toujours au palmarès des arrivées avec plus de 315 000 visiteurs et représentent ainsi près de 30% de tous les voyageurs d’outre-mer de la province.

Cette analyse s’appuie sur des données issues d’un traitement spécial effectué à partir de l’Enquête sur les voyages internationaux de Statistique Canada. Elle se concentre sur les visites-province provenant de 13 marchés d’importance au Québec.

Variation et répartition des voyageurs d’outre-mer

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, le nombre d’arrivées de touristes internationaux dans le monde a joui d’une croissance de près de 5% en 2011. Pour cette même période, au Québec, ce sont près de 1 137 000 touristes d’outre-mer qui ont été accueillis, soit une augmentation de 9% par rapport à 2010 (voir le graphique 1).

Des 13 pays à l’étude, neuf affichent une croissance des arrivées dans la province par rapport à l’an dernier. De surcroît, quatre des cinq principaux marchés d’outre-mer pour le Québec atteignent le plus important nombre d’arrivées des cinq dernières années: la France, l’Allemagne, la Suisse et la Chine.

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Les Allemands, résidants de la plus grande puissance économique de l’Union européenne, n’ont jamais autant voyagé et dépensé à l’étranger qu’en 2011. Selon ReiseAnalyse, ils ont effectué près de 70 millions de voyages et dépensé plus de 60 milliards d’euros au cours de l’année. Au Québec, cette euphorie allemande se traduit par une hausse importante de 25% des arrivées. Il est toutefois surprenant qu’au cours de cette même période, le nombre d’entrées directes au Québec ait diminué de 5,72%. Durant leur visite, d’une durée moyenne de 7,47 nuitées, ils ont dépensé 732$ dans la province. Au cours de cette même période, on note une diminution de 8% de voyageurs allemands au Canada et une croissance de 6% aux États-Unis.

Le marché chinois gravit encore une fois les échelons, passant du 8e au 5e rang en seulement un an. Un peu plus de 40 000 Chinois ont voyagé seuls (58,5%) ou accompagnés d’une autre personne (33,9%) dans la province. Ils passent en moyenne quatre nuitées et dépensent près de 460$ au cours de leur visite. La croissance de ce marché se perçoit également dans le reste du Canada. Le pays enregistre une hausse de 22% par rapport à 2010, une augmentation légèrement plus faible que celle du Québec, mais tout de même la plus haute de tous les autres marchés cibles de la Commission canadienne du tourisme. Au cours de cette même période, les États-Unis connaissent une progression impressionnante de 36% vis-à-vis ce marché.

 

La baisse la plus significative est celle du marché italien (-29,2% par rapport à 2010); l’Italie glisse ainsi du 4e au 6e rang. La fragilité de l’économie italienne et la force du dollar canadien pourraient en partie expliquer cette diminution.

Indicateurs selon le but du voyage

Les voyageurs d’outre-mer choisissent principalement le Québec pour des raisons d’agrément (voir le graphique 4). On remarque une croissance de chaque segment de voyageurs, tous buts de voyage confondus. L’augmentation la plus importante consiste en les visites de parents et d’amis (11,6%). Malgré une hausse des voyageurs d’agrément, les résultats de l’année 2011 n’atteignent toujours pas ceux de 2007 et de 2008.

 

Les touristes d’outre-mer voyagent généralement seuls (42,5%) ou à deux (35,7%) et demeurent en moyenne 8 jours (affaires), 11 jours (agrément) et 18 jours (parents et amis). Bien qu’ils séjournent dans la province pour une plus courte période, les voyageurs d’affaires dépensent plus que les autres au cours de leur passage (1288$).

 

Fréquentation des régions

Les deux régions qui connaissent les plus importantes hausses de visiteurs d’outre-mer par rapport à l’année 2010 sont le Bas-Saint-Laurent (40%) et l’Outaouais (47%). À l’inverse, celles qui affichent les plus imposantes baisses s’avèrent Charlevoix (-41%) et Laval (-39%).

 

Montréal connaît une très bonne année 2011 avec une hausse de 8,1% de voyageurs d’outre-mer (voir le graphique 6). Porte d’entrée pour une majorité de visiteurs, plusieurs s’y attardent avant de se diriger vers d’autres régions, mais sont aussi nombreux ceux qui la perçoivent comme unique destination. Ainsi, la métropole est fréquentée par 78,2% des touristes d’outre-mer.

 

Québec, quant à elle, profite d’une hausse de fréquentation (14,5%) encore plus importante que celle de Montréal, lui permettant de retrouver une popularité allant même au-delà de celle éprouvée lors des célébrations de son 400e anniversaire en 2008. Mentionnons enfin que près d’un voyageur d’outre-mer sur deux (45,2%) l’a visitée lors de son séjour dans la province.

 

Saisonnalité

Parmi les marchés non européens, les Australiens et les Mexicains visitent davantage le Québec au printemps alors que les Brésiliens, les Chinois et les Japonais choisissent l’été (voir le graphique 8).

 

Les voyageurs européens profitent davantage de l’été pour venir au Québec (voir le graphique 9). Au total, 305 700 d’entre-eux sillonnaient la province au cours de cette période, alors qu’ils étaient 86 500 durant l’hiver, 173 800 au printemps et 100 800 à l’automne.

 

En somme, le Québec a bien performé sur ses principaux marchés d’outre-mer en 2011. Même s’il importe de courtiser les nouveaux marchés porteurs tels que la Chine, il ne faut pas minimiser nos efforts envers ceux plus traditionnels comme la France, car ils demeurent très dynamiques et enregistrent de bonnes performances. Rappelons-nous que dans le contexte actuel, où règne une très forte concurrence, rien n’est assuré pour les prochaines années.

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Tourisme en bref, bilan de l’année 2011», 6e édition.

– Organisation mondiale du tourisme. «UNWTO world tourism barometer». Volume 10, juillet 2012.

ReiseAnalyse 2012

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2010.