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Créer des expériences accessibles

Qui sont les voyageurs handicapés ?

Ce type de touristes ne constitue pas un groupe homogène, comme le soulignait d’entrée de jeu Bill Forrester, chez TravAbility, une organisation australienne qui se consacre au tourisme inclusif. En fait, ils appartiennent à toutes les classes de la société.

Le tourisme accessible doit être basé sur des expériences inclusives qui ravissent et captivent le visiteur handicapé.

L’énorme croissance de ce marché est également due aux baby-boomers, groupe aisé et exigeant qui exercera une influence sur le secteur des voyages au cours des 25 prochaines années. Ils s’attendront à une grande diversité de séjours, quelle que soit leur capacité physique. Selon monsieur Forrester, les membres de cette génération n’accepteront jamais de se considérer comme des personnes handicapées. De ce fait, ils voudront que les produits et les services dont ils ont besoin soient disponibles dans la filière touristique « traditionnelle ». Le tourisme accessible doit être basé sur des expériences inclusives qui ravissent et captivent le visiteur handicapé. Dès lors, comment créer des expériences touristiques inoubliables ? Lors du 2e Sommet mondial du tourisme accessible, plusieurs intervenants ont présenté des expériences inclusives inspirantes ; en voici quelques-unes.

L’aventure extrême

Poursuivant sur sa lancée, Bill Forrester a présenté une vidéo montrant comment on peut adapter l’équipement pour permettre la pratique d’activités de plein air aux personnes à mobilité réduite : fauteuils roulants tout-terrain TrailRider, vélos hors route, fauteuils de plage autopropulsés et tapis de plage, monte-escaliers, chaises sur ski, systèmes de guidage électroniques. Ces technologies procurent de nouvelles possibilités aux entreprises qui devraient les intégrer à leur offre afin d’en tirer parti pour créer des expériences intéressantes pour le voyageur handicapé. À cet effet, Making Trax, regroupement d’experts du handicap et du tourisme d’aventure, a amené des exploitants de descente de rivière à incorporer un siège sur leur canot pneumatique pour y accueillir une personne à mobilité réduite. Ils ont aussi incité une entreprise de parachutage à installer un système qui permet de retenir les jambes de la personne handicapée lors de l’atterrissage et plus encore. En adaptant le matériel, rien n’est impossible. Visionnez la vidéo ci-après à partir de la onzième minute pour vous en convaincre.

Source: YouTube

Le plein air et la nature pour tous

Éric Dubois, de l’association sans but lucratif Natagora qui se consacre à la protection de la nature dans les parties francophone et germanophone de la Belgique, a présenté le projet Nature pour tous. Initié en 2005, il vise à rendre la nature accessible aux personnes handicapées ainsi qu’à des publics marginalisés ou peu familiarisés avec elle. « Elle devient alors un vecteur de découvertes sensorielles, d’intégration sociale et de responsabilité citoyenne à travers une démarche de protection de l’environnement ». Pour ce faire, Nature pour tous conçoit et anime des activités, organise des journées de sensibilisation et des formations à la guidance, et crée des outils adaptés comme des objets en trois dimensions que l’individu aveugle ou malvoyant peut manipuler afin de s’en faire une représentation mentale (voir image ci-dessous).

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Source : Natagora 

Fondé en 2004, le parc national de l’Eifel, d’une superficie de 110 km2, est l’un des 16 parcs nationaux d’Allemagne. Depuis sa création, il s’engage à faire découvrir ses trésors naturels à tout le monde, incluant les personnes présentant divers handicaps physiques, grâce à un programme et à des infrastructures riches et variées comme le mentionnait Tobias Wiesen :

  • aucune marche dans tout le parc ;
  • système de guidance au sol ;
  • tablettes tactiles ;
  • modèles tridimensionnels ;
  • boucles à induction pour personnes malentendantes ;
  • informations sensorielles (braille, objets à manipuler, langue des signes allemande, etc.)
  • randonnées guidées en langue des signes ;
  • randonnées guidées en fauteuil roulant électrique.

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Source : Présentation de Tobias Wiesen

Pour réduire les barrières à la communication, les employés reçoivent de la formation continue sur la manière d’interagir avec les personnes en situation de handicap. De plus, sur la page d’accueil du site Web du parc national, il est naturellement possible de choisir la langue d’affichage, mais qui plus est, le menu propose de visualiser le site en langue « Facile à lire et à comprendre » ou en caractères plus grands. Il présente aussi des vidéos en langue des signes avec textes et images.

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Source : Parc national Eifel

Des outils de mise en accessibilité dans les institutions culturelles

Jérôme Duquesne, responsable de l’accessibilité à la Fédération Francophone des Sourds de Belgique, s’est entretenu sur l’accessibilité et l’inclusion dans un musée pour les personnes sourdes ou malentendantes (PSM) grâce au visioguide. Cette technologie permet de présenter des séquences vidéo exprimées en langue des signes. Depuis juin 2013, le musée Magritte, à Bruxelles, expose une sélection de 21 œuvres commentées en trois langues des signes : francophone belge (LSFB), néerlandophone (VGT) et internationale (ISL). En plus de fournir des informations sur René Magritte et ses tableaux, le guide mêle théâtre, poésie et histoire de l’art. Disponible sur une tablette tactile, ce visioguide favorise l’autonomie des PSM dans le musée. Les sous-titres en français, en néerlandais et en anglais constituent aussi une approche adéquate pour le grand public, tant pour les enfants, les adultes et les familles que pour les touristes.

Source : YouTube

D’autres musées ont plutôt recours à des outils tactiles pour favoriser une plus forte interaction avec les œuvres. Madame Dupuis Caillot, fondatrice de Polymorphe, une entreprise spécialisée dans l’accessibilité aux publics handicapés ou en situation de handicap, a présenté l’exemple du musée national du Prado à Madrid. Depuis janvier 2015, il invite les malvoyants à une exposition originale où ils peuvent ressentir, au toucher, des copies imprimées en 3D de célèbres tableaux, tels que la Joconde, de Léonard de Vinci, ou Goya, de Dürer. Cette technique permet d’obtenir des textures et un relief pouvant atteindre six millimètres de hauteur à partir d’une photo en haute résolution du tableau. Le choix des textures et des volumes s’avère primordial pour guider les mains de la personne malvoyante et lui permettre de capturer l’essence de l’œuvre.

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Source : Musée national du Prado

Ces exemples présentent plusieurs bonnes pratiques mises de l’avant pour offrir une expérience inclusive pour tous en tenant compte des handicaps, mais également de la perte d’autonomie liée à l’âge. Pour d’autres idées, vous pouvez consulter les actes du Sommet.

 

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L’industrie des attraits : portrait des Américains

PGAV Destinations, en collaboration avec H2R Market Research, a réalisé une étude auprès de 1500 voyageurs d’agrément américains qui ont visité au moins une attraction touristique en 2017 ou envisagent de le faire en 2018. Voici les faits saillants.

Principales attractions visitées

En 2017, les sites historiques, les musées, les zoos, les parcs à thème et les cinémas figuraient parmi les principaux types d’attraits visités (voir le graphique 1). Depuis 2015, la fréquentation des parcs aquatiques, des centres de divertissement familiaux, des aquariums et des zoos est en baisse.

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Les attraits sont principalement visités en été et en automne. Le taux de fréquentation est plus élevé pendant la période estivale pour les parcs aquatiques (57 %), les centres des sciences (54 %) et les maisons et demeures historiques (51 %). D’autres attraits tels que les galeries d’art (59 %), les cinémas de type IMAX (59 %) et les tours guidés (50 %) sont davantage fréquentés l’automne.

Milléniaux vs baby-boomers 

Le taux de fréquentation des attractions varie selon les générations. Les milléniaux ont visité davantage les zoos (44 %), les parcs à thème (43 %) et les musées (41 %) que les autres. Ils semblent moins attirés par les centres des sciences (17 %), les soupers spectacles/croisières (16 %) et les maisons et demeures historiques (11 %).

Quant aux baby-boomers, ils ont fréquenté les sites historiques (55 %), les musées (46 %) et les cinémas (33 %). Ils ont moins visité les centres de divertissement familiaux (26 %), les aquariums (26 %) et les parcs aquatiques (17 %) que les autres générations.

Les familles 

En 2017, les familles américaines représentaient une part majeure de la fréquentation de certains attraits. Elles comptent pour 88 % de la clientèle des centres de divertissement familiaux. Le graphique suivant illustre l’importance de cette clientèle.

Proportion_familles

Les cinémas (24 %), les jardins botaniques (20 %) et les tours brassicoles ou viticoles (6 %) constituent les attraits les moins populaires auprès des familles.

Les aquariums et les jardins botaniques accueillent des enfants plus jeunes que les autres attraits (6,5 ans et 6,2 ans respectivement en moyenne). L’âge moyen est plus élevé pour les enfants qui visitent les maisons et demeures historiques (12,8 ans) et les centres des sciences (10,9 ans). 

Sources de motivation et de satisfaction

Les principales sources de motivation pour visiter un attrait sont :

  • le désir d’avoir une expérience amusante (48 %) ;
  • l’occasion de passer du temps en famille ou entre amis (34 %) ;
  • le désir de s’éloigner du stress quotidien (28 %).

Les principales sources de satisfaction pour les visiteurs d’attraits sont :

  • l’accueil chaleureux des employés (81 %) ;
  • la variété des expériences et des activités proposées (79 %) ;
  • une expérience unique qui sort de l’ordinaire (75 %).

Ces sources de satisfaction sont comparables à celles des autres années, mais elles sont moins importantes qu’en 2015 (consultez l’analyse précédente). D’autres éléments tels que les rabais à l’entrée et la proximité de l’attraction exercent moins d’influence qu’avant sur la satisfaction.

Le degré de satisfaction des visiteurs lors de leur dernière visite d’un attrait fut évalué sur une échelle de 1 à 5. Les cinémas sont les plus appréciés (4,5) suivi des sites historiques (4,46), des tours guidés brassicoles ou viticoles (4,45) et des musées (4,42). Le degré satisfaction est moins élevé pour les centres des sciences (3,93) et les aquariums (3,87).

Prévisions 2018

Selon cette enquête, le taux de croissance de l’achalandage des attractions fréquentées par les Américains ne dépassera pas 2 % en 2018. La hausse touche principalement les aquariums, les galeries d’art, les jardins botaniques, les centres des sciences et les parcs aquatiques. Seuls les musées et les sites historiques subiront une diminution de leur achalandage (4 % et 2 % respectivement).

Près de 92 % des milléniaux prévoient visiter un attrait en 2018. Ils sont plus susceptibles de visiter des zoos (58 %), des centres de divertissement familiaux (57 %) et des parcs à thème (56 %). Quant aux baby-boomers, 88 % d’entre eux envisagent de visiter un attrait en 2018. Ils favoriseront les sites historiques (64 %), les musées (54 %) et les cinémas (47 %).

Destination_2018

Intentions de voyages internationaux

Parmi les voyageurs d’agrément américains interrogés, 43 % d’entre eux comptent effectuer un voyage au Canada en 2018. Le Mexique, le Royaume-Uni et l’Italie figurent également parmi les destinations les plus populaires (voir graphique 2).

Les milléniaux voyageront davantage à l’international que les boomers : 54 % d’entre eux prévoient un voyage à l’extérieur des États-Unis en 2018 comparativement à 45 % de leurs aînés.

Est-ce que les Américains sont une part importante de votre clientèle ?

 

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Comment voyagent les diverses générations

Cette analyse présente les habitudes de voyage des diverses générations européennes à partir des résultats de deux sondages. Le premier a été réalisé par One Poll pour eDreams, une agence de voyages en ligne, auprès de 13 000 répondants adultes du Royaume-Uni, de l’Espagne, de la France, de l’Allemagne, de la Suède, du Portugal, de l’Italie et des États-Unis. Le second par Expedia auprès de 3000 voyageurs britanniques, allemands et français au printemps dernier. Tous devaient avoir réservé un voyage en ligne au cours l’année précédente. Les globe-trotteurs ont ensuite été séparés en quatre groupes générationnels.

 On voyage de plus en plus jeune

Selon eDreams, les baby-boomers ont commencé à voyager à l’étranger à un âge plus avancé que ceux des générations suivantes, soit vers 19 ans. En effet, de nos jours, un enfant entreprend son premier voyage à l’âge de cinq ans en moyenne et plus du quart a voyagé à l’international avant l’âge de deux ans.

À 12 ans, les milléniaux ont déjà réalisé quatre séjours internationaux et à 18 ans, ils ont visité 6 pays différents

Quant aux milléniaux, ils ont effectué leur premier voyage à l’étranger à neuf ans en moyenne; à 12 ans, ils ont déjà réalisé quatre séjours internationaux et à 18 ans, ils ont visité 6 pays différents. Ces jeunes générations ont voyagé trois fois plus que leurs grands-parents.

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Source : eDreams

Cette tendance se reflète dans les voyages réalisés au cours de l’année 2016 par les trois groupes d’Européens sondés par Expedia. En effet, ce sont les milléniaux qui ont effectué le plus grand nombre de voyages, soit 4,3 en moyenne (tous buts de voyage confondus). Par contre, leurs voyages sont moins longs — 8,5 jours en moyenne comparativement à ceux des baby-boomers (10,5 jours) et des générations X et Y (9 jours).

Les destinations long-courriers ont la cote

Les voyages long-courriers sont de plus en plus populaires auprès des Européens depuis la dernière décennie

D’après eDreams, les voyages long-courriers sont de plus en plus populaires auprès des Européens depuis la dernière décennie. Les voyageurs se rendent à des destinations lointaines jusqu’à 55 % plus fréquemment que lorsqu’ils étaient enfants. L’Afrique du Nord, les îles des Caraïbes, l’Asie du Sud-Est et le Canada sont parmi les destinations les plus populaires pour les Européens, bien que les États-Unis, principalement New York, soient toujours le choix le plus répandu. Les séjours sur le continent européen connaissent également une hausse de 20 %, les destinations les plus fréquentées étant l’Espagne, l’Italie, la France, la Grèce et le Portugal. Expedia rapporte que toutes les générations aiment découvrir d’autres pays.

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Source : eDreams

Des habitudes de voyage différentes d’il y a dix ans

La part du budget de voyage dans leur revenu annuel s’élève à 16 %

Dans l’ensemble, plus de la moitié des personnes interrogées (51 %) par One Poll voyagent plus aujourd’hui qu’elles ne le faisaient il y a 10 ans compte tenu d’une accessibilité accrue et de l’augmentation de leur revenu disponible. La part du budget de voyage dans leur revenu annuel s’élève à 16 %, soit une augmentation de 5 % par rapport à 2007. Les Italiens sont ceux qui allouent la plus forte proportion de leur salaire annuel aux voyages (20 %). Pour les jeunes générations, le budget est un facteur primordial lors de la recherche et de la réservation de leur voyage, selon Expedia.

La popularité des agences en ligne 

Selon eDreams, les voyageurs réservent leur séjour majoritairement par l’entremise d’une agence de voyages en ligne (OTA). Ces réservations ont maintenant largement dépassé celles effectuées par l’intermédiaire d’une agence ayant pignon sur rue, dont la part est passée de 41 % à seulement 19 % au cours des 10 dernières années.

L’étude d’Expédia confirme l’importance des OTA pour la planification des voyages, surtout pour les baby-boomers et les X (voir le graphique 1). Ces générations se fient également plus que les autres aux commentaires d’autres voyageurs (39 % et 41 % respectivement). Pour les plus jeunes, ce sont les moteurs de recherche qui constituent la principale source d’information lors de la planification du séjour. En fait, ces derniers sont à la recherche de nouvelles idées de destination. Près des deux tiers d’entre eux affirment avoir besoin d’aide et d’inspiration lorsqu’ils amorcent la phase de planification. 

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Les modes de transport

Selon eDreams, le transport aérien a connu une légère croissance (6 %) alors que les déplacements en voiture de location ont augmenté de 25 %. Quant aux voyages en autocar, ils ont perdu de leur popularité, diminuant de 17 %. Expedia confirme que l’avion constitue le principal mode de déplacement pour toutes les générations, surtout pour les Z et les Y. Cela est probablement dû à la popularité des destinations long-courrier. Toutefois, l’automobile demeure le moyen de transport privilégié de près du tiers des baby-boomers (31 %) et des X (29 %).

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Source : eDreams

Mobilité et médias sociaux 

Selon Expedia, les photos de voyage publiées par des amis sur les médias sociaux influencent le choix de lieu de séjour des jeunes générations et plus du tiers (36 %) d’entre eux se disent également inspirés par des blogues ou des articles sur des destinations voyage. Pour les X et les baby-boomers, ce sont plutôt les promotions qui ont une incidence sur le choix du lieu de vacances.

Pour s’inspirer avant la réservation et pendant le voyage, les jeunes de la génération Z utilisent leur téléphone intelligent davantage que les plus âgés, suivis des milléniaux (voir le graphique 2) Toutefois, pendant les phases de recherche et de réservation proprement dites, l’ordinateur est de loin l’outil le plus populaire, et ce, pour toutes les générations, mais particulièrement pour les baby-boomers.

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Espérons que ces quelques informations concernant plusieurs marchés cibles outre-mer prioritaires pour le Québec vous aideront dans la planification de vos actions marketing.

 

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Ressources humaines

Comment cultiver la diversité en trois étapes

Plusieurs motifs incitent les organisations touristiques à intensifier l’embauche d’immigrants et d’employés appartenant à une minorité visible. Une main-d’œuvre hétérogène permet de s’adapter aux changements et de répondre aux besoins de la clientèle internationale. De bonnes pratiques de gestion de la diversité permettent donc de se positionner comme un employeur de choix, tout en assumant ses responsabilités sociales.

Recruter différemment

Les communautés ethniques constituent un bassin de candidats qualifiés et sous-utilisés et donc un potentiel de recrutement important. Dans un premier temps, les employeurs doivent se positionner et faire reconnaître leur culture et leurs valeurs inclusives. D’ailleurs, les chercheurs rapportent que les employeurs qui ont des pratiques reconnues en la matière profitent d’une meilleure réputation auprès de tous les chercheurs d’emplois.

Lors du recrutement, l’utilisation du storytelling (récit narratif) est très efficace pour attirer des candidats. Sur le portail Carrières de St-Hubert, on retrouve des portraits d’employés aux origines et trajectoires diversifiées. Les candidats peuvent ainsi s’identifier et facilement se projeter dans l’organisation.

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Source : http://www.st-hubert.com/emploi/carriere.fr.html

Pour élargir son bassin de candidats, l’employeur doit faire appel à des sources de recrutement non traditionnelles. Lorsque les employés sont très homogènes, le bouche à oreille et le référencement seront peu efficaces, car ils tendent à favoriser des candidats au profil relativement similaire. On utilisera plutôt les institutions scolaires, les journaux de quartier, les associations, et on affichera dans les commerces locaux.

Une fois les candidats interpellés, les méthodes de sélection doivent permettre l’égalité des chances. Les recruteurs doivent être à l’affût des stéréotypes et biais culturels qui sont susceptibles de nuire à l’évaluation du candidat.

En entrevue d’embauche, plusieurs signaux envoyés par le candidat peuvent être mal interprétés par un recruteur peu sensibilisé. Les salutations, les émotions, le langage non verbal et l’utilisation du temps de parole varient fortement d’une culture à l’autre. Et force est d’admettre que, pour l’exercice de plusieurs métiers, la vigueur de la poignée de main est souvent peu reliée à la performance en emploi.

Développer l’intelligence culturelle

Dans les hôtels de la chaîne Marriott, tous les employés reçoivent obligatoirement une formation en matière de diversité. Cadres, professionnels et employés de première ligne participent ainsi à différentes activités leur permettant de développer leurs compétences en communication et en résolution de conflits. D’ailleurs, selon l’étude Future Work Skills 2020, les compétences interculturelles font partie des dix compétences clés à maîtriser pour faire face aux défis à venir.

Pour les gestionnaires, il est essentiel de développer leur « intelligence culturelle » c’est-à-dire un répertoire de comportements leur permettant de s’adapter à la complexité des équipes. Parmi ces compétences, on retrouve au premier rang la connaissance et la maîtrise de soi, car il est essentiel de comprendre l’impact de sa propre culture dans ses pratiques de gestion.

Il faut susciter l’intérêt et la curiosité envers la différence chez les employés. Une grande place doit être accordée à l’écoute, à l’observation et à la compréhension avant de porter un jugement. Pour favoriser l’ouverture des employés, on les encourage à apprendre d’autres langues et à voyager ; cela permet évidemment d’améliorer le service à la clientèle, mais entraîne aussi une plus grande empathie.

Créer des espaces de rencontre et d’échange interculturel

Il ne suffit pas de rassembler un groupe d’employés hétéroclites pour devenir une organisation inclusive. Une culture fortement ouverte à la diversité est tributaire d’activités de sensibilisation et de consolidation. Une journée de la culture, des jeux-questionnaires dans l’intranet et des articles dans le journal de l’entreprise représentent autant d’activités qui permettent de mieux comprendre ses collègues. L’humain a naturellement peur de ce qu’il ne connaît pas, alors il faut favoriser les échanges et les rapprochements pour que les similarités émergent et que les différences soient mieux comprises. Lors de ces activités, il ne faut surtout pas omettre de présenter la culture majoritaire qui, elle aussi, doit être mieux comprise par les nouveaux arrivants.

Pour accueillir les nouveaux employés et faciliter leur intégration en poste, il est intéressant de procéder à un jumelage. Le parrainage par un employé d’une culture différente permet d’établir des liens de confiance et permet de briser les cloisonnements sur le plan social.

Au Ritz-Carlton de Montréal, le personnel est issu de près de 40 communautés culturelles différentes. Afin de favoriser les échanges entre les membres du personnel et dans le but de démystifier certains aspects ayant trait à la culture des coéquipiers, l’entreprise organise des dîners culturels. La nourriture est toujours un excellent prétexte à l’échange d’expériences et à la discussion. Cela permet à chacun de goûter à la culture de l’autre.

Lorsque les employés se sentent estimés et valorisés, leur motivation et leur rendement sont décuplés, et ça, c’est universel!

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Tendances

Le tourisme à l’aube de 2025

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, plus de 1,2 milliard de personnes ont effectué un voyage à l’international en 2015. Ce nombre devrait croître de 50 % pour atteindre plus de 1,8 milliard au cours de la prochaine décennie. Les dépenses augmenteront elles aussi de façon spectaculaire. Pour mieux cerner l’évolution de ces voyages internationaux au cours des dix prochaines années, Visa et Oxford Economics ont mené une étude dont nous présentons les principaux résultats dans cette analyse.

Une nouvelle classe de voyageurs

La hausse des revenus dans le monde entier crée une nouvelle classe de voyageurs. En 2025, la proportion des ménages gagnant 20 000 USD ou plus par année en provenance des marchés émergents (56 %) surpassera celle des pays développés (voir le graphique 1). Cette classe de voyageurs effectue à l’heure actuelle 90 % des dépenses de voyages internationaux et compte pour environ quatre arrivées internationales sur cinq. En extrapolant ce calcul, Visa estime que près de la moitié de tous les ménages à travers le monde seraient en mesure de se payer un voyage en 2025, mais seulement un sur huit voyagera réellement. Parmi eux, le tiers effectuera au moins un séjour à l’international par année au cours duquel il dépensera plus de 5 300 USD (en dollars d’aujourd’hui). Cette estimation inclut les dépenses faites au cours du voyage comme la nourriture ou l’hébergement, mais exclut celles faites avant le séjour comme l’achat des billets d’avion.

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La croissance des marchés émergents 

L’importante expansion de la classe moyenne, en particulier dans les pays en voie de développement, fait en sorte que de plus en plus de gens auront un plus grand pouvoir d’achat, un revenu discrétionnaire plus élevé et voyageront davantage. Leurs dépenses de voyage représenteront 45 % des 1,5 billion USD de revenus annuels liés au tourisme transfrontalier à l’échelle mondiale en 2025. Les Chinois, qui devraient presque doubler leurs dépenses de voyages internationaux, enregistreront les déboursés les plus élevés, soit 255 milliards USD, ce qui représentera près du sixième des dépenses mondiales de voyage en 2025 et une augmentation de leurs dépenses de 86 % par rapport à 2015 (voir le tableau 1). Les États-Unis se classeront au 2e rang, loin derrière la Chine avec des dépenses de 134 milliards USD. Le Canada se situera en 11e place avec des dépenses de 31 milliards.

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Le vieillissement de la population

La population mondiale vieillit. Dès lors, les voyageurs âgés de 65 ans et plus gagneront des parts de marché, tant et si bien qu’ils devraient représenter 13 % de tous les voyages internationaux en 2025. Même s’ils voyagent moins souvent que les autres segments d’âge, la durée de leur séjour est plus longue et ils dépensent davantage. Selon les estimations de Visa, les plus grands voyageurs âgés de 65 ans et plus proviendront de pays européens (voir le graphique 2); les aînés canadiens se classant au 4e rang.

Toutefois, leurs besoins et leurs préférences de voyage ne seront pas homogènes. Alors que certains chercheront à explorer le monde, surtout s’ils sont en bonne santé au cours de leurs années de retraite, d’autres, en moins bonne condition physique, voyageront plutôt à des fins médicales, faisant croître ce type de séjour.

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Vers un tourisme médical 

Il y a seulement quelques années, le tourisme médical était un élément négligeable des dépenses touristiques mondiales. Aujourd’hui, c’est une industrie de plusieurs milliards de dollars qui devrait augmenter de 25 % par année au cours de la prochaine décennie, selon Patients Beyond Borders, une importante source d’information sur les voyages à des fins médicales à travers le monde.

En examinant les dépenses transfrontalières pour des services médicaux dans plus de 176 pays à travers les transactions effectuées avec la carte Visa, l’entreprise a remarqué que les États-Unis sont la principale plaque tournante du tourisme médical. La Thaïlande, Singapour, l’Allemagne, la Corée et l’Espagne les rattrapent rapidement, attirant de plus en plus les visiteurs du monde entier.

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Une connectivité améliorée

Les forces conjuguées de la mondialisation et de la technologie ont pour effet de réduire les distances entre les destinations. En effet, les nouveaux avions sont construits avec une plus grande efficacité énergétique ce qui facilite les vols long-courriers. Alors qu’il fallait allouer plus d’une journée avec de nombreuses escales pour franchir la distance entre San Francisco et Singapour, le voyage de près de 22 000 kilomètres dure maintenant un peu plus de 16 heures sur un vol direct. De plus, au cours des cinq dernières années, plus de 2500 routes ont été créées et 340 nouveaux aéroports verront le jour d’ici 2025. Grâce à ces connexions améliorées, voyager devient plus facile que jamais, à un moindre coût.

La connectivité numérique s’accroît également et transforme la façon dont nous explorons le monde. L’accès amélioré à l’Internet, ainsi que la prolifération des téléphones intelligents et autres appareils mobiles facilitent le voyage et influencent nos choix de destinations. Bien que les agences de voyages, les guides touristiques et les parents et amis soient toujours d’importantes sources d’information, les ressources en ligne les surpassent, car elles favorisent une plus grande spontanéité et donnent accès à un plus large éventail d’options personnalisées.

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Il ne reste qu’à espérer que le Québec sache tirer parti de cette nouvelle manne de touristes internationaux!

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Produits et activités

Portrait de l’industrie des attraits

PGAV Destinations, en collaboration avec H2R Market Research et Blooloop, a réalisé une étude auprès d’un millier de visiteurs d’agrément américains qui ont visité au moins une attraction touristique en 2015 ou prévoient le faire en 2016. En voici les principales conclusions :

En 2015, les musées, les zoos, les théâtres, les sites historiques et les parcs à thème figuraient parmi les principaux types d’attraits visités (voir le graphique 1).

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Le tableau 1 présente le profil sociodémographique des visiteurs en fonction de chacune des attractions étudiées. Comme on peut s’y attendre, les diverses générations fréquentent des attraits différents :

  • les milléniaux et les X visitent plutôt les zoos, les parcs aquatiques ou à thème, les amphithéâtres, les aquariums, et les centres de science;
  • les boomers fréquentent les sites, les maisons et les demeures historiques, les centres de divertissement familiaux, les jardins botaniques et effectuent des tours guidés.

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Le visiteur type est une femme

Environ six visiteurs d’attractions sur dix appartiennent à la génération X âgée de moins de 51 ans ou à celle des milléniaux.

Environ six visiteurs d’attractions sur dix appartiennent à la génération X âgée de moins de 51 ans ou à celle des milléniaux. PGAV Destinations définit ainsi le portrait type du visiteur d’attraction:

  • Il s’agit d’une femme âgée de 41 ans et plus, sans diplôme universitaire, et disposant d’un revenu annuel supérieur à 50 000 dollars américains;
  • Elle navigue directement sur les sites Web des attraits pour planifier sa visite;
  • Elle utilise Facebook plus que tout autre média social;
  • Elle fréquente les attractions situées dans un rayon de plus de 80 kilomètres de sa résidence.

Le degré de satisfaction de la clientèle

Le degré de satisfaction des visiteurs est très élevé, allant de 4,17 (sur 5) pour les consommateurs ayant fréquenté un parc aquatique à 4,68 pour les amateurs de théâtre. Plus le client est âgé, plus son niveau d’appréciation est grand : 

  • 70 % chez les seniors;
  • 59 % chez les boomers;
  • 47 % chez les X;
  • 40 % chez les milléniaux.

Les principales sources de satisfaction pour les visiteurs d’attraits sont :

  • l’accueil chaleureux des employés (82 %);
  • la variété des expériences et des activités proposées (81 %);
  • une expérience unique qui sort de l’ordinaire (80 %).

Plus précisément, les visiteurs d’un zoo ou d’un parc animalier apprécient les expositions immersives et les options alimentaires de qualité. Ceux des parcs à thème recherchent plutôt des sensations fortes et des manèges pour la famille. Quant aux amateurs de musées et d’attraits historiques ou éducatifs, ils préfèrent les expositions et les activités interactives.

Ce qui les irrite le plus, c’est l’absence de Wi-Fi. Après tout, quoi de plus agaçant que d’essayer de tuer le temps dans la file d’attente en vérifiant ses courriels ou en naviguant sur les médias sociaux, pour finalement constater qu’il est impossible de se connecter? Les voyageurs s’attendent de plus en plus à rester connectés, peu importe où ils sont et ce qu’ils font.

L’indicateur de fidélité (Net Promoter Score), qui consiste à demander aux clients : « Quelle est la probabilité que vous recommandiez l’attraction à un ami ou à un collègue ? », varie de 50 % à 70 % (voir le graphique 2) selon l’attrait visité. Il varie aussi en fonction de l’âge des clients; il est plus élevé chez les seniors (70 %) et il baisse continuellement en fonction de l’âge pour atteindre 40 % chez les milléniaux.

Portrait de l’industrie des attraits grap.2

Prévisions de fréquentation

Les voyageurs interrogés prévoient accroître leurs visites d’attraits en 2016, principalement dans les centres de divertissement familiaux, les amphithéâtres, les aquariums et les maisons et demeures historiques;

Les voyageurs interrogés prévoient accroître leurs visites d’attraits en 2016…

seuls les musées subiront une diminution de leur achalandage (voir le graphique 3). Parmi ceux qui n’ont visité aucune attraction en 2015, plus de la moitié (59 %) prévoit se rendre au zoo cette année.

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Autres infos en vrac

Les informations qui suivent sont tirées du tableau 2 présenté ci-après.

  • Plus de la moitié des répondants ont mentionné que l’attraction visitée était située à plus de 80 kilomètres de leur domicile; plus des deux tiers en ce qui concerne ceux qui ont effectué un tour guidé ou visité une maison ou une demeure historique.
  • Les Américains fréquentent plusieurs fois la même attraction*. Cela est particulièrement vrai dans le cas des amateurs de zoos ou de parcs à thème; mais un peu moins pour ceux qui effectuent des tours guidés et des visites de musées, de sites et de maisons historiques.
  • Bien que les visiteurs recommanderaient la plupart des attractions à leurs parents et amis, les jardins botaniques, les aquariums et les amphithéâtres sont ceux qui reçoivent la meilleure appréciation, soit une note de plus de 4,5 sur une échelle de 5.

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Enfin, la majorité des répondants ont visité plusieurs types d’attraits au cours de l’année 2015. Ce sont les visiteurs des centres des sciences qui en ont visité le plus grand nombre. Ils ont également fréquenté un musée, un zoo, un site historique, un théâtre, un aquarium, un parc à thème et un centre de divertissement familial dans une proportion supérieure à 50 % pour chaque type d’attraction. Les visiteurs des jardins botaniques et des parcs aquatiques ont visité cinq autres catégories d’attraits dans une proportion supérieure à 50 % alors que les amateurs de zoos sont ceux qui en ont visité le moins (2).

 

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Les baby-boomers : de plus en plus libres de voyager

Ils ont de 54 à 69 ans, ou de 50 à 70 ans, selon les sources. Parfois, on les regroupe avec la « génération silencieuse » sous l’appellation des 55 ans et plus. Les baby-boomers sont pourtant bien différents de leurs aînés. Les plus jeunes s’avèrent souvent très actifs, en forme et en quête d’aventure. Mais avec une partie de sa cohorte déjà bien établie dans l’univers de la retraite, la génération du baby-boom a fait son entrée dans le segment des seniors, qu’elle le veuille ou non. Certains de ses représentants profitent pleinement de cette nouvelle liberté; pour ceux qui l’aborderont prochainement, les voyages demeurent au haut de la liste des activités prévues.

Un poids touristique considérable

Les 50 à 70 ans représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années.

Les 50 à 70 ans forment 29 % de la population canadienne. Le Conference Board du Canada prévoit qu’ils représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années avec des dépenses annuelles de 35 milliards de dollars.

Aux États-Unis, ce marché est évalué à plus de 111 milliards de dollars américains. Selon une étude publiée par U.S. News & World Report, environ 7 baby-boomers américains sur 10 feront un voyage d’agrément au cours des 12 prochains mois, et près de la moitié prévoient dépenser de 1000 à 5000 dollars pour ce séjour. L’enquête révèle également que :

  • les baby-boomers contrôlent 70 % du revenu discrétionnaire aux États-Unis;
  • tous secteurs d’activités confondus, 83 % des baby-boomers effectuent des recherches en ligne avant de faire des achats importants, qu’ils réaliseront majoritairement hors ligne;
  • quelque 45 % des baby-boomers ont l’intention de réaliser au moins un voyage à l’étranger;
  • environ 80 % des voyages de luxe sont réalisés par des baby-boomers.

Des tendances de voyage pour 2016

L’American Association of Retired Persons sondait les baby-boomers américains en septembre 2015 pour mieux comprendre leurs motivations et leurs intentions de voyage. Voici quelques faits saillants de cette enquête concernant leurs voyages pour 2016 :

  • Presque tous les voyageurs interrogés ont l’intention de partir en 2016.
  • Ils voyageront surtout pour :
    • passer du temps en famille;
    • relaxer et se ressourcer;
    • s’évader du quotidien.
  • Certains séjours prévus pour 2016 (12 %) étaient déjà réservés en septembre 2015.
  • Les baby-boomers cherchent et apprécient les bonnes affaires, mais le prix n’est pas une barrière.
  • Ils démontrent un intérêt pour les voyages internationaux de type bucket list, soit la liste des choses à faire dans une vie.
  • La gratuité de l’accès à Internet sans fil et l’inclusion du petit déjeuner figurent parmi les atouts qu’ils recherchent à l’hôtel.
  • Bien que les baby-boomers séjournent surtout en hôtellerie classique, les appartements et maisons loués entre particuliers (de type Airbnb) sont de plus en plus populaires auprès de ce marché.
  • L’Europe et les Caraïbes constituent des destinations clés.
  • Les villes, les plages et les croisières seront prisées.
  • Les voyages internationaux seront particulièrement populaires au printemps.
  • Les deux tiers des répondants affirment ne pas avoir l’intention de publier du contenu sur les médias sociaux durant leur séjour.
  • Les baby-boomers américains réaliseront des voyages multigénérationnels (au moins trois générations), surtout lors de longs week-ends.

Outre ces séjours familiaux, un tout autre phénomène se dessine en Europe : celui des voyages après la rentrée des classes. De nombreux nouveaux retraités s’impliquent dans la vie familiale de leurs enfants en offrant de leur temps, surtout en période de vacances scolaires. Selon une étude de l’agence Mintel sur la retraite, on observe une hausse des réservations de dernière minute dans les hôtels et les centres de villégiature de luxe par la clientèle des baby-boomers lors de la période correspondant à la rentrée des classes.

Et les baby-boomers québécois?

La plupart de ces tendances s’appliquent aussi au marché québécois. Comme l’illustre le graphique 1, on découvre que lorsque les baby-boomers québécois voyagent au Canada, ils visitent les sites touristiques, magasinent, vont à la plage, font de la randonnée, fréquentent les musées et s’adonnent à la chasse, à la pêche et au golf, et ce, dans une plus forte proportion que les autres segments d’âge. Ils pratiquent aussi des activités sportives, presque autant que l’ensemble de la population, mais davantage que les 65 ans et plus (2,1 %).

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Une étude réalisée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat nous permet aussi de discerner quelques traits caractéristiques des Québécois de 55 ans et plus. Par rapport aux autres segments d’âges, ils sont proportionnellement :

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Un groupe hétérogène

Notamment parce qu’une partie d’entre eux sont toujours très actifs et que les plus âgés le sont moins, les baby-boomers ont des profils très diversifiés. Qu’ils soient aventuriers, passifs, à la recherche d’expériences nouvelles ou simplement de moments de relaxation et de contemplation, les baby-boomers à la retraite, complète ou pas, promettent de voyager.

 

Image à la une : © Pexel

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Les habitudes de voyage des Américains de 50 ans et plus

Preferred Hotels & Resorts a effectué une enquête en ligne auprès de 592 boomers américains du 26 juin au 3 juillet 2014. Les données présentées dans la prochaine section sont tirées des résultats obtenus lors de ce sondage.

COMPORTEMENT DE VOYAGE

Les boomers ont effectué 4,4 voyages d’une moyenne de 5,4 nuits au cours des 12 derniers mois. Ils – 4 personnes sur 10 – ont dépensé de 1000 $ à 7499 $ en moyenne pour ces vacances annuelles, et plus du tiers (35 %) leur ont alloué 10 000 $ et plus.

La très grande majorité des boomers (88 %) ont voyagé avec leur conjoint; près de la moitié (48 %) l’ont fait avec leurs enfants et 20 % avec leur famille élargie. Le principal but de leur voyage était la visite de parents ou d’amis (52 %), suivi des visites touristiques, des vacances à la plage ou à la ville, des croisières et des visites de parcs thématiques (voir le tableau 1). Ainsi, le mode d’hébergement le plus populaire est l’hôtel ou le motel, suivi de la résidence de parents ou d’amis, du bateau de croisière et du complexe touristique. Dans le cas d’un hébergement hôtelier, l’emplacement (94 %) et la connexion gratuite au réseau sans fil (90 %) étaient les caractéristiques les plus importantes pour les boomers, suivies de loin par les chambres avec cuisine (60 %).

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Destinations visitées à l’international

Près de la moitié des boomers interrogés ont voyagé à l’international au cours de la dernière année, et près des deux tiers (62 %) prendront probablement ou très probablement des vacances à l’étranger au cours des deux prochaines années. L’Europe (19 %) et les Caraïbes (15 %) figurent en tête du palmarès des destinations visitées, alors que seulement 9 % des boomers ont séjourné au Canada au cours des 12 derniers mois, 29 % prévoyant le faire d’ici les 2 prochaines années. Parmi eux, 13 % visiteraient le Québec.

Planification du séjour

Lorsque les touristes planifient leur séjour, les sources d’information qu’ils utilisent pour choisir leur destination sont variées : parents et amis, moteurs de recherche, sites Web des destinations, guides touristiques imprimés, etc. (voir le graphique 2). En ce qui a trait au choix du fournisseur de services, les sources de renseignements consultées sont les moteurs de recherche, les promotions des hôteliers, les agences de voyages en ligne, les parents et amis, etc. (voir le tableau 2).

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Par la suite, les trois quarts d’entre eux ont utilisé Internet, principalement Expedia (51 %), Travelocity (46 %), TripAdvisor (46 %) et Hotels.com (40 %) pour obtenir des informations complémentaires, et 6 personnes sur 10 ont utilisé les services d’un agent de voyages traditionnel au cours des 12 derniers mois; seulement 30 % prévoient le faire au cours des 2 prochaines années.

Pour leurs réservations de voyages, la majorité (71 %) des répondants ont également utilisé Internet, en privilégiant cette fois-ci le site Web du fournisseur (60 %), puisqu’ils pensent y trouver les meilleurs prix. Près de la moitié (45 %) des boomers visitent les sites d’agences de voyages en ligne, et 32 % les comparateurs de prix tels que Kayak.com.

 QUELQUES GRANDES CONSIDÉRATIONS

Amadeus a interrogé des personnes âgées de 50 ans et plus, voyageant fréquemment et vivant en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et aux États-Unis, ce qui lui a permis de déterminer quatre grandes caractéristiques à prendre en considération pour satisfaire leurs besoins particuliers.

  1. Remettre en question les « idées toutes faites ». Les boomers se sentent jeunes de cœur et souhaitent découvrir de nouvelles cultures ainsi qu’expérimenter différentes activités.
  1. Être ou avoir. Cette génération ne mesure plus sa richesse en fonction des biens matériels qu’elle possède, mais plutôt en fonction de ce qu’elle vit. Elle préfère agir, apprendre, découvrir et profiter pleinement de nouvelles expériences.
  1.  Laisser un héritage. Les 50 ans et plus, mieux nantis que leurs enfants, veulent partager des expériences enrichissantes avec toute la famille en effectuant, entre autres, des voyages multigénérationnels. Ils recherchent des activités altruistes et perçoivent le « volontourisme », alliant bénévolat et tourisme, comme une manière de participer positivement à la vie en société.
  1. La place de la technologie. Dans un monde où la technologie domine, les 50 ans et plus la considèrent comme un moyen d’arriver à leurs fins plutôt que comme une fin en soi. Ils s’appuient sur des sources d’information traditionnelles, des avis d’experts et du contenu généré par les utilisateurs. Ils apprécient les contacts humains et estiment les professionnels du voyage, qui leur fournissent des services personnalisés et leur inspirent confiance. Ils ne sont pas pressés de prendre des décisions d’achat et souhaitent obtenir le meilleur rapport qualité-prix.

 ADAPTER SA STRATÉGIE

En tenant compte des considérations évoquées précédemment, voici quelques pistes offertes par Amadeus pour adapter votre marketing et votre distribution, et ainsi atteindre efficacement les 50 ans et plus.

  • Fournissez un contact humain, des services personnalisés, une assistance et un service de dépannage (numéro de téléphone sans frais, options de clavardage, etc.).
  • Utilisez une approche de type « faites-le vous-même » (Do it yourself) en les engageant dans le processus, et allouez suffisamment de temps de planification.
  • Mettez en évidence les conseils d’autres personnes qui ont fait le même voyage; demandez-leur de partager leurs commentaires en ligne.
  • Proposez des voyages en petits groupes ou subdivisez les grands groupes afin de favoriser les interactions entre les voyageurs et leur permettre de se sentir plus près des locaux.
  • Offrez des recommandations, des conseils et des communications personnalisés pour susciter un sentiment de loyauté et de confiance.
  • Proposez une certaine flexibilité pour leur permettre de voyager à leur propre rythme.
  • Fournissez des options de paiement simples.
  • Effectuez un suivi téléphonique ou organisez une rencontre en personne après le séjour. Cela vous permettra de discuter du voyage et de déterminer les améliorations souhaitables.

Avec le vieillissement de la population mondiale, mieux comprendre le comportement du voyageur de 50 ans et plus, ses goûts et ses habitudes et développer des produits et des services adaptés à ses besoins s’avère donc essentiel.

 

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Les voyages en petits groupes ont la cote!

Avec la popularité croissante du tourisme expérientiel, la demande pour des séjours authentiques en plus petits groupes prend le pas sur celle de la consommation de masse. Ces voyages permettent aux consommateurs de s’immerger dans une destination tout en rencontrant des personnes ayant des centres d’intérêt similaires.

 

 

Augmentation des voyageurs en solo et des baby-boomers

Les séjours en petits groupes sont particulièrement populaires auprès des gens qui ont déjà beaucoup voyagé et auprès des voyageurs en solo.

Les séjours en petits groupes sont particulièrement populaires auprès des gens qui ont déjà beaucoup voyagé et auprès des voyageurs en solo. Selon Kara O’Toole, directrice générale de Overseas Adventure Travel (OAT) et spécialiste des séjours en petits groupes, on assiste à une augmentation du pourcentage de voyageurs âgés de 50 ans ou plus qui voyagent seuls, indépendamment de leur statut matrimonial. Leur proportion est passée de 35 % en 2013 à 44 % en 2014 chez OAT, comparativement à 27 % en 2007. La majorité (80 %) des voyageurs sont des femmes. D’ailleurs, la Travel Industry Association estime que 32 millions de femmes américaines célibataires ont voyagé au moins une fois dans la dernière année, et environ 3 sur 10 ont effectué 5 voyages ou plus.

L’autre clientèle type des voyages en groupes restreints est celle des baby-boomers à la retraite, selon les voyagistes spécialisés dans ce marché. Ils sont généralement plus instruits et un peu plus riches que les clients habituels des grossistes. Ils sont à la recherche d’authenticité et espèrent vivre une expérience qu’ils ne pourraient pas obtenir en voyageant de manière indépendante. Selon Mark Yacker, directeur pour l’Amérique du Nord chez Travel Indochina, qui se spécialise dans des circuits pour 16 participants ou moins, la majorité des voyageurs sont dans la quarantaine, la cinquantaine ou la soixantaine et disposent d’un revenu qui leur permet de payer de 200 $ à 350 $ par nuit pour une expérience culturelle immersive avec un certain niveau de confort.

Les touristes qui voyagent en petits groupes sont également enclins à utiliser les services d’un agent de voyage pour la réservation de leur séjour. C’est ce qu’a démontré une étude de Foresight Research dans laquelle 70 % des répondants ont affirmé qu’ils se fieraient très certainement à un agent de voyage pour organiser leur séjour.

L’offre des voyagistes traditionnels

Les dix dernières années ont connu une baisse du tourisme de masse et une augmentation des personnes voyageant avec de petits exploitants.

Les dix dernières années ont connu une baisse du tourisme de masse et une augmentation des personnes voyageant avec de petits exploitants. Constatant l’engouement pour ce type de séjours, de plus en plus de voyagistes offrent davantage d’options pour de petits groupes en créant des produits personnalisés qui visent à attirer les consommateurs qui rejettent l’idée d’une visite de groupe traditionnelle. Depuis 2010, la gamme Explorations de Collette propose des circuits pour des groupes de 18 personnes ou moins. Conçus pour répondre à des voyageurs curieux, ils permettent une expérience plus immersive en ce qui a trait à la population, à son histoire et à sa culture : repas chez l’habitant, cours de cuisine avec un chef professionnel, nuitée dans un petit village de pêcheurs, dégustation de fromages et de vins dans une ferme locale, etc. Ce segment de produits est celui qui affiche le plus haut taux de croissance des ventes chez Collette.

Les petits groupes sont le cœur de l’offre d’Alexander+Roberts. Toutefois, pour répondre à la demande croissante pour des expériences encore plus intimistes et d’immersion, la gamme Original Events propose une série de départs ponctuels construits autour d’une thématique ou d’un événement culturel. Le premier aura lieu en octobre 2015 et sera axé sur l’héritage juif de Rome, de Florence et de petites villes médiévales dans la campagne italienne. Il s’adressera à des groupes de 8 à 16 participants maximum. D’autres voyages mettront en vedette une célébration de la tonte des moutons en Islande et le 50e anniversaire de l’incident du golfe du Tonkin au Vietnam.

Le tout dernier à entrer dans la danse, Trafalgar, a lancé sa collection de séjours spécialement conçus pour des groupes de 26 personnes ou moins. Hidden Journeys regroupe onze itinéraires qui permettront, dès le printemps 2015, de découvrir plus à fond les destinations déjà desservies par l’entreprise, mais qui mèneront les touristes dans des lieux différents pour y partager des expériences avec la population locale. Le nombre restreint de participants permet aussi d’offrir de l’hébergement dans des localités et des établissements plus petits – comme l’Albergo dell’Agenzia, hôtel piémontais de 47 chambres – et d’organiser des expériences qu’il serait difficile, voire impossible, de réaliser avec un grand groupe. Malgré leur coût 20 % plus élevé que celui d’un circuit traditionnel pour une cinquantaine de personnes, ces itinéraires rejoindront une clientèle qui n’aurait jamais pensé voyager en circuit accompagné, croit Paul Wiseman, président de Trafalgar.

Le fait que les grands voyagistes étendent leur offre de voyages en petits groupes aidera-t-il à stimuler la demande globale? Qu’en pensez-vous?

 

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Comportement des voyageurs LGBT américains

Les LGBT représentent entre 3 et 6% de la population américaine mais voyageant davantage que la moyenne et sont connus pour leurs revenus familiaux élevés; c’est pourquoi ils sont ciblés par de nombreux produits, services et destinations. Entre baby-boomers (1964-1946), membres de la génération X (1980-1965) et membres de la génération Y (1987-1981), les LGBT ont évolué dans des sphères où la tolérance et l’acceptation sociale étaient bien différentes. Quelles sont donc les caractéristiques et motivations de voyage des principales générations qui forment la communauté LGBT?

Depuis 15 ans, la firme de recherche Community Marketing & Insights, spécialisée dans le marché LGBT, organise annuellement une conférence internationale présentant divers aspects du tourisme lié à ce marché. Chaque année, un sondage est effectué aux États-Unis auprès des membres de cette communauté afin d’établir leurs habitudes de voyage. Les résultats de l’enquête 2014, à laquelle plus de 4000 répondants ont participé, ont été dévoilés lors de la conférence qui s’est déroulée à Las Vegas en décembre 2014. Voici quelques-unes des caractéristiques générationnelles qui y étaient mises en évidence.

Les facteurs qui motivent le choix d’une destination

En général, la communauté LGBT se démarque par une plus grande fidélité aux marques et aux destinations. Peu importe le segment générationnel, la première motivation expliquant le choix d’un voyage est le retour à une destination déjà visitée (voir le graphique 1). Profiter pleinement de la vie (42%) et de moments avec son partenaire (33%) sont aux deuxième et troisième rangs, ce qui dénote un intérêt marqué pour les voyages en couple.

Si la communauté LGBT est fidèle, elle est également influençable. Les résultats du sondage démontrent que de tous les segments, c’est celui de la génération Y qui compte les membres se laissant le plus influencer par les recommandations d’amis (gais ou non).

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Où séjourne la communauté LGBT?

Les voyageurs gais ou lesbiens ont souvent la réputation de préférer les forfaits luxueux. Or selon les résultats de l’enquête, un peu moins de 10% des baby-boomers et des membres de la génération X LGBT se considèrent comme étant des voyageurs optant pour le luxe. Plus de la moitié des baby-boomers (55%) et des X (52%) sont plutôt attirés par les options de voyage de gamme moyenne, alors que 54% des répondants de la génération Y favorisent un hébergement à plus bas prix.

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Environ le quart des voyageurs LGBT ont affirmé avoir réservé leur hébergement par un site de location de propriétés entre particuliers

Les membres de la communauté LGBT sont plus susceptibles de rester dans les hôtels de bannières reconnues (55%) et dans des établissements de taille moyenne (50%). Environ le quart des voyageurs LGBT ont affirmé avoir réservé leur hébergement par un site de location de propriétés entre particuliers (Airbnb, HomeAway, etc.). Les jeunes sont plus susceptibles d’utiliser ce genre de service (30%).

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Les répondants ayant séjourné dans un gîte ou une auberge n’ont pas donné priorité aux établissements spécifiquement destinés à la communauté LGBT. Ceci est d’autant plus vrai des Y, qui sont deux fois moins susceptibles que les baby-boomers de loger dans un établissement dédié aux gais ou aux lesbiennes.

Alors que la plupart des bannières hôtelières reconnues ont mis au point une stratégie de sensibilisation afin de rejoindre la communauté LGBT, les résultats du sondage démontrent que seul un tiers des LGBT choisit un hôtel en fonction de sa réputation d’ouverture aux minorités sexuelles (LGBT-friendly). Pour le reste de la communauté, ce sont avant tout la localisation et le rapport qualité/prix qui motivent le choix d’un hôtel.

Que ce soit pour l’achat de billets auprès des compagnies aériennes ou pour la réservation d’une option d’hébergement, les résultats du sondage démontrent que les baby-boomers LGBT ont davantage tendance à faire une réservation sur le site Web d’une marque. La génération Y préfère quant à elle faire affaire avec les sites des agences de voyages en ligne.

La mobilité et les médias sociaux

Plus de la moitié (58%) de la génération Y a utilisé un appareil mobile pour chercher des informations sur la scène LGBT locale

Tout comme c’est le cas dans la population en général, les membres de la communauté LGBT des générations X (86%) et Y (82%) ont tendance à utiliser davantage leurs appareils mobiles en voyage que le font les baby-boomers (67%). Plus de la moitié (58%) de la génération Y a utilisé un appareil mobile pour chercher des informations sur la scène LGBT locale, et près des deux tiers (61%) ont partagé leur expérience sur les médias sociaux (voir le graphique 4).

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La communauté LGBT âgée de 35 à 44 ans est particulièrement active sur Facebook, 62% des répondants ayant déjà «aimé» une entreprise sur le réseau social au cours des 7 jours précédant le sondage. Les 18-34 ans, quant à eux, sont ceux qui ont exprimé en plus grande proportion (41%) avoir vécu une expérience positive avec une marque ou un produit.

Choisir son segment pour se positionner

Le nombre de couples de même sexe ayant des enfants augmente de plus en plus aux États-Unis. La concentration est particulièrement élevée auprès des répondantes lesbiennes âgées de 30 à 44 ans (27%). Ce segment recherche donc des expériences de voyage et une offre d’hébergement axée sur la famille plutôt que des produits destinés aux minorités sexuelles.

Le marché LGBT est très large, et les attentes sont variées. Miser sur un segment en particulier (générationnel, géographique ou correspondant à un mode de vie ou un état civil) convenant à votre destination, produit ou service est une stratégie gagnante qui pourrait entraîner de meilleurs retours sur l’investissement.

 

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