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Marchés géographiques

Cinq marchés étrangers comparés

L’enquête annuelle de la Veille touristique mondiale de Destination Canada permet de suivre l’évolution de onze marchés cibles du pays. Cette analyse présente des renseignements sur les cinq principaux marchés internationaux du Québec en ce qui a trait au volume de touristes, en excluant les États-Unis.

Les voyageurs considèrent-ils spontanément le Canada comme destination? Connaissent-ils les possibilités de voyage au Canada? Quelles sont les destinations concurrentes? Est-ce que cette clientèle pourrait contribuer à atténuer les effets de la saisonnalité?

Les infographies qui suivent présentent des éléments de réponses sur les comportements des voyageurs long-courriers de cinq pays.

 

cinq marchés comparés

Les touristes au rendez-vous

À l’exception du Royaume-Uni, dont la fréquentation est stable depuis les deux dernières années, les arrivées au pays des autres marchés sont en croissance. La popularité du Canada chez nos cousins français ne s’essouffle pas; 2018 a même atteint un record et les prévisions pour 2019 semblent optimistes. Les visites des Mexicains affichent une forte hausse depuis l’abolition du visa en 2016. La Chine se classe au sommet des marchés émetteurs au monde et le Canada en retire sa part de marché.

Un potentiel d’environ 15 millions de personnes en provenance des cinq marchés ayant l’intention de venir au Canada au cours des deux prochaines années souhaitent visiter le Québec. La province comptabilisait 800 000 visites réelles de ce bassin en 2016. Le Canada réussit à rester dans les premières positions dans la considération spontanée pour un voyage long-courrier, mais certains pays, comme le Japon, prennent une place de plus en plus importante dans l’esprit des voyageurs.

Les voyageurs de plus en plus informés

La prise de connaissance des possibilités de voyages pour une destination s’avère l’une des premières étapes menant à l’achat. La position du Canada peut fluctuer grandement d’une année à l’autre par rapport à ses concurrents. Par exemple, 23 % des voyageurs chinois long-courriers ayant l’intention de faire un voyage d’ici 2020 mentionnent avoir une excellente ou une bonne connaissance des possibilités de voyages au Canada, le classant en 13e position en 2018 (7e en 2017). En d’autres mots, 12 destinations ont devancé le Canada en ce qui a trait à l’information sur le produit et l’expérience offerte en 2018. L’effet opposé s’est produit pour les Mexicains : le Canada se classe 2e en 2018 (5e en 2017). Bonne nouvelle, le Canada protège sa première position depuis les deux dernières années auprès des Français.

Destination Canada étudie l’ensemble du cheminement du client potentiel, de la prise de connaissance au rêve, à la création d’un scénario de voyage et à la planification détaillée et, enfin, à l’achat. Par exemple, les Chinois qui planifiaient activement un séjour au Canada en 2018, c’est-à-dire qui ont minimalement collecté de l’information sur le pays en prévision de leurs vacances, considéraient également les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Il devient alors essentiel d’exercer une influence au bon moment.

Un été achalandé, les autres saisons populaires

Les mois de juillet et août attirent le plus grand volume de touristes (de 27 % à 32 %), et ce, pour les cinq marchés. Lors de l’enquête, le printemps et l’automne semblaient attrayants pour certains marchés, mais cet attrait ne s’est pas concrétisé en arrivées réelles. Quelque 20 % des Mexicains envisageaient de visiter le Canada en novembre ou décembre, malgré leur réticence au froid (16 % sont réellement venus à cette période).

 

Marchés saisons

 

cinq marchés québec

Selon le Conference Board du Canada, la clientèle d’outremer devrait augmenter de 4,8 % annuellement, de 2018 à 2022, au Québec. Est-ce que ces touristes profiteront des quatre saisons de la province?

 

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Segments de clientèles

Comment voyagent les diverses générations

Cette analyse présente les habitudes de voyage des diverses générations européennes à partir des résultats de deux sondages. Le premier a été réalisé par One Poll pour eDreams, une agence de voyages en ligne, auprès de 13 000 répondants adultes du Royaume-Uni, de l’Espagne, de la France, de l’Allemagne, de la Suède, du Portugal, de l’Italie et des États-Unis. Le second par Expedia auprès de 3000 voyageurs britanniques, allemands et français au printemps dernier. Tous devaient avoir réservé un voyage en ligne au cours l’année précédente. Les globe-trotteurs ont ensuite été séparés en quatre groupes générationnels.

 On voyage de plus en plus jeune

Selon eDreams, les baby-boomers ont commencé à voyager à l’étranger à un âge plus avancé que ceux des générations suivantes, soit vers 19 ans. En effet, de nos jours, un enfant entreprend son premier voyage à l’âge de cinq ans en moyenne et plus du quart a voyagé à l’international avant l’âge de deux ans.

À 12 ans, les milléniaux ont déjà réalisé quatre séjours internationaux et à 18 ans, ils ont visité 6 pays différents

Quant aux milléniaux, ils ont effectué leur premier voyage à l’étranger à neuf ans en moyenne; à 12 ans, ils ont déjà réalisé quatre séjours internationaux et à 18 ans, ils ont visité 6 pays différents. Ces jeunes générations ont voyagé trois fois plus que leurs grands-parents.

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Source : eDreams

Cette tendance se reflète dans les voyages réalisés au cours de l’année 2016 par les trois groupes d’Européens sondés par Expedia. En effet, ce sont les milléniaux qui ont effectué le plus grand nombre de voyages, soit 4,3 en moyenne (tous buts de voyage confondus). Par contre, leurs voyages sont moins longs — 8,5 jours en moyenne comparativement à ceux des baby-boomers (10,5 jours) et des générations X et Y (9 jours).

Les destinations long-courriers ont la cote

Les voyages long-courriers sont de plus en plus populaires auprès des Européens depuis la dernière décennie

D’après eDreams, les voyages long-courriers sont de plus en plus populaires auprès des Européens depuis la dernière décennie. Les voyageurs se rendent à des destinations lointaines jusqu’à 55 % plus fréquemment que lorsqu’ils étaient enfants. L’Afrique du Nord, les îles des Caraïbes, l’Asie du Sud-Est et le Canada sont parmi les destinations les plus populaires pour les Européens, bien que les États-Unis, principalement New York, soient toujours le choix le plus répandu. Les séjours sur le continent européen connaissent également une hausse de 20 %, les destinations les plus fréquentées étant l’Espagne, l’Italie, la France, la Grèce et le Portugal. Expedia rapporte que toutes les générations aiment découvrir d’autres pays.

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Source : eDreams

Des habitudes de voyage différentes d’il y a dix ans

La part du budget de voyage dans leur revenu annuel s’élève à 16 %

Dans l’ensemble, plus de la moitié des personnes interrogées (51 %) par One Poll voyagent plus aujourd’hui qu’elles ne le faisaient il y a 10 ans compte tenu d’une accessibilité accrue et de l’augmentation de leur revenu disponible. La part du budget de voyage dans leur revenu annuel s’élève à 16 %, soit une augmentation de 5 % par rapport à 2007. Les Italiens sont ceux qui allouent la plus forte proportion de leur salaire annuel aux voyages (20 %). Pour les jeunes générations, le budget est un facteur primordial lors de la recherche et de la réservation de leur voyage, selon Expedia.

La popularité des agences en ligne 

Selon eDreams, les voyageurs réservent leur séjour majoritairement par l’entremise d’une agence de voyages en ligne (OTA). Ces réservations ont maintenant largement dépassé celles effectuées par l’intermédiaire d’une agence ayant pignon sur rue, dont la part est passée de 41 % à seulement 19 % au cours des 10 dernières années.

L’étude d’Expédia confirme l’importance des OTA pour la planification des voyages, surtout pour les baby-boomers et les X (voir le graphique 1). Ces générations se fient également plus que les autres aux commentaires d’autres voyageurs (39 % et 41 % respectivement). Pour les plus jeunes, ce sont les moteurs de recherche qui constituent la principale source d’information lors de la planification du séjour. En fait, ces derniers sont à la recherche de nouvelles idées de destination. Près des deux tiers d’entre eux affirment avoir besoin d’aide et d’inspiration lorsqu’ils amorcent la phase de planification. 

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Les modes de transport

Selon eDreams, le transport aérien a connu une légère croissance (6 %) alors que les déplacements en voiture de location ont augmenté de 25 %. Quant aux voyages en autocar, ils ont perdu de leur popularité, diminuant de 17 %. Expedia confirme que l’avion constitue le principal mode de déplacement pour toutes les générations, surtout pour les Z et les Y. Cela est probablement dû à la popularité des destinations long-courrier. Toutefois, l’automobile demeure le moyen de transport privilégié de près du tiers des baby-boomers (31 %) et des X (29 %).

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Source : eDreams

Mobilité et médias sociaux 

Selon Expedia, les photos de voyage publiées par des amis sur les médias sociaux influencent le choix de lieu de séjour des jeunes générations et plus du tiers (36 %) d’entre eux se disent également inspirés par des blogues ou des articles sur des destinations voyage. Pour les X et les baby-boomers, ce sont plutôt les promotions qui ont une incidence sur le choix du lieu de vacances.

Pour s’inspirer avant la réservation et pendant le voyage, les jeunes de la génération Z utilisent leur téléphone intelligent davantage que les plus âgés, suivis des milléniaux (voir le graphique 2) Toutefois, pendant les phases de recherche et de réservation proprement dites, l’ordinateur est de loin l’outil le plus populaire, et ce, pour toutes les générations, mais particulièrement pour les baby-boomers.

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Espérons que ces quelques informations concernant plusieurs marchés cibles outre-mer prioritaires pour le Québec vous aideront dans la planification de vos actions marketing.

 

Source de l’image à la une: Unsplash

 

 

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Tendances

Enjeux touristiques au World Travel Market 2016

Parmi les 50 000 acteurs de l’industrie touristique participant au World Travel Market 2016 à Londres, plus de 2000 se sont prononcés sur leur vision des tendances affectant le tourisme d’aujourd’hui et de demain. Cette enquête inclut également un sondage auprès de 1145 touristes d’agrément du Royaume-Uni. Voici quelques éléments clés.

Nous sommes à Londres : un mot sur le Brexit

Près de la moitié (47 %) des professionnels touristiques sondés estiment que le Brexit aura un impact négatif sur l’industrie touristique. Quelque 42 % d’entre eux évoquent des difficultés de recrutement. Bien que la dépréciation attendue de la livre sterling incite les voyageurs internationaux à visiter le Royaume-Uni, la desserte aérienne pourrait diminuer, quelques compagnies ayant déjà réduit leur présence en territoire britannique. Le tourisme intérieur sera favorisé.

ChIIC : 4 destinations émergentes

Tant les professionnels de l’industrie que les touristes anglais ont souligné la popularité croissante de la Chine, de l’Islande, de l’Inde et de Cuba. L’Inde a notamment investi plus de 300 millions de dollars américains pour développer ses infrastructures afin d’attirer 13 millions de visiteurs d’ici 2020.

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Limiter le tourisme

Parmi les répondants, 75 % affirment « qu’imposer des limites au tourisme est une solution pratique pour les problèmes de surfréquentation » (graphique 1). L’an passé, ce taux était de 65 %. Cette hausse reflète un enjeu grandissant auquel font face des territoires ou des attraits victimes de leur succès. Voici quelques exemples de destinations ayant limité le tourisme :      

  • La Thaïlande a interdit l’accès aux visiteurs sur quatre îles afin de préserver les récifs coralliens de dommages permanents ;
  • La région des Cinq Terres, en Italie, diminuera l’accès sur son territoire en limitant le nombre de visiteurs à 1,5 million plutôt que 2,5 millions annuellement ;
  • L’Islande vit une augmentation fulgurante du nombre de visiteurs. Le pays, dont la population est de 335 000 habitants, s’attend à recevoir 1,6 million de visiteurs en 2016, une hausse de 29 % par rapport à 2015. Deux millions de touristes sont estimés pour 2017. Un trop grand volume de visiteurs compromet la promesse de livrer une expérience agréable et authentique. Les gestionnaires de la destination tentent de favoriser les voyageurs davantage soucieux du respect de l’environnement et de la société, allant jusqu’à lancer un guide de l’étiquette.

Avec l’augmentation constante du nombre de voyages, la surfréquentation est certainement un enjeu pour certaines destinations ou certains attraits. Outre les cas où elle peut affecter l’environnement ou la population locale, le simple fait de faire la queue trop longtemps pour visiter un lieu peut nuire grandement à la satisfaction du visiteur.

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À qui revient la responsabilité d’un tourisme durable ?

Près de 6 vacanciers anglais sur 10 estiment qu’il est du devoir de l’industrie touristique de rendre le tourisme plus responsable. Quelque 25 % pensent que c’est plutôt le gouvernement qui devrait être dans le siège du conducteur. Plus spécifiquement, 55 % des répondants croient que l’industrie touristique a la plus grande responsabilité d’agir pour faire face aux changements climatiques*. Ils reconnaissent cependant (70 %) que celle-ci est plus engagée dans cette voie qu’il y a 10 ans.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report

Quant à leur propre comportement, 75 % des répondants affirment que l’environnement et le tourisme durable sont d’importantes considérations dans leur choix de destination (61 % en 2015). Cependant, seuls 4 % compensent systématiquement les émissions de leurs vols. Il s’agit de proportions semblables aux années passées.

Les professionnels interrogés affirment que le tourisme durable est important pour leur organisation (90 % versus 80 % en 2015) et 28 % ont une politique de réduction des émissions de carbone.

Le WTM à la veille des élections américaines

Le candidat élu donnera-t-il raison au pressentiment des participants au WTM? Interrogés à savoir lequel des deux candidats aurait un meilleur effet sur l’industrie touristique, 60 % préféraient Hilary Clinton contre 7 % pour Donald Trump, malgré sa forte implication dans l’industrie hôtelière et du divertissement.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report 

L’économie collaborative

L’industrie touristique est divisée quant à l’impact de l’économie collaborative sur leur organisation; 47 % des professionnels affirment ne pas être affectés (58 % en 2015). Parmi les répondants notant un impact, 32 % le qualifient de négatif et 21 %, de positif. En comparant avec les résultats de l’an passé, on constate que l’économie collaborative gagne en influence. 

Des ombres au tableau

Le terrorisme est la première préoccupation des voyageurs d’agrément anglais sondés. Du côté des professionnels du tourisme, 76 % d’entre eux affirment que le terrorisme a eu un impact sur leurs affaires au cours de la dernière année (impact significatif, 33 % et impact modéré, 43 %). La crise des réfugiés ainsi que le virus Zika sont également des préoccupations.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report

L’optimisme était présent lors de cette grande rencontre, 68 % estiment que le tourisme connaîtra une croissance en 2017. Visionnez cette vidéo pour un aperçu de l’ampleur de l’événement.

Source de l’image à la une : World Travel Market 2016

 

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Marchés géographiques

Portrait des voyageurs d’outre-mer au Québec en 2012

Cette analyse s’appuie notamment sur des données de l’Enquête sur les voyages internationaux de Statistique Canada. Elle se concentre sur les visites-province provenant de 13 marchés d’outre-mer d’importance au Québec.

Variation et répartition des voyageurs d’outre-mer

le Québec a accueilli environ 1,1 million de voyageurs d’outre-mer … soit une diminution de 4% par rapport à 2011

En 2012, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) indiquait que le nombre d’arrivées de touristes internationaux a augmenté de près de 4% mondialement. De son côté, le Québec a accueilli environ 1,1 million de voyageurs d’outre-mer (tous buts confondus), soit une diminution de 4% par rapport à 2011 (voir le graphique 1).

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Malgré un recul d’environ 3% en 2012, la France occupe toujours la première place des marchés d’outre-mer du Québec (30%), suivie par le Royaume-Uni (9%), l’Allemagne (6%), la Chine (5%) et la Suisse (4%) (voir le graphique 2).

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Parmi les 13 pays à l’étude, seuls 4 affichent une croissance des arrivées dans la province par rapport à 2011: le Brésil (44%), la Chine (23%), la Belgique (20%) et le Mexique (2%). Outre le marché mexicain, ces segments ont réalisé en 2012 leurs meilleurs résultats des cinq dernières années en nombre de visites-province. Inversement, ce sont les Espagnols (-59%) et les Japonais (-53%) qui enregistrent les plus fortes baisses dans la dernière année.

Les marchés européens en perte de vitesse

Si l’on exclut la Belgique — dont la hausse est principalement attribuable au segment des touristes d’agrément —, le nombre de visites-province provenant des marchés européens a diminué en 2012. C’est notamment le cas de l’Allemagne (-22%), de la France (-3%) et de la Suisse (-3%), qui avaient connu leurs meilleurs résultats des cinq dernières années en 2011. Globalement, les résidents de ces marchés sont affectés par l’incertitude économique qui règne en Europe et sont donc enclins à voyager dans des destinations de proximité.

Les marchés émergents en progression

Après une forte diminution des voyageurs mexicains due à l’imposition d’un visa en 2009, on observe une certaine reprise depuis 2010, qui se traduit par une hausse de 16% des arrivées au Québec. Les Mexicains ont d’ailleurs voyagé plus à l’étranger en 2012 qu’en 2011, ce qui est principalement attribuable à la baisse du taux de chômage et à l’augmentation de la confiance des consommateurs.

Le marché brésilien connaît également une croissance fulgurante au Québec, avec une hausse de 44% du nombre de visites-province en 2012. Ce segment constitue d’ailleurs un marché à fort potentiel, puisque les dépenses moyennes des Brésiliens par visite s’élèvent à 1 226$ (par rapport à 942$ pour la moyenne outre-mer) et la durée moyenne de leur voyage à 12 jours.

Pour sa part, le marché chinois est en constante progression depuis 2008. Le nombre d’arrivées en provenance de la Chine a effectivement plus que triplé sur cette période, passant de quelque 14 000 visites-province en 2008 à plus de 50 000 en 2012 (voir le graphique 3). À titre comparatif, le Canada a enregistré une progression légèrement plus faible sur ce marché, soit 16% sur la même période, alors que les États-Unis ont connu une impressionnante augmentation de 35%, selon l’Enquête sur les voyages internationaux de Statistique Canada.

 

 

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Indicateurs selon le but de voyage

Après deux années de hausse en 2010 et en 2011, tous les segments ont diminué en 2012 (voir le graphique 4). La plus importante baisse concerne les voyages d’agrément (-7%), suivis des visites de parents et d’amis (-1,8%) et des voyages d’affaires (-0,6%).

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Bien qu’ils aient la durée moyenne de visite la plus courte (10 jours), les touristes d’affaires constituent le segment le plus lucratif pour le Québec, avec près de 1 400$ par visite

Environ 46% des touristes d’outre-mer voyagent seuls, alors qu’un touriste sur trois est accompagné d’une personne. Bien qu’ils aient la durée moyenne de visite la plus courte (10 jours), les touristes d’affaires constituent le segment le plus lucratif pour le Québec, avec près de 1 400$ par visite (voir le tableau 1).

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Coup d’œil sur la fréquentation des régions

Sans surprise, ce sont les deux portes d’entrée, Montréal et Québec, qui comptent le plus de visites-province de la part des marchés d’outre-mer. La Capitale nationale a cependant connu une baisse de 11% du nombre d’arrivées de ces touristes depuis 2008, comparativement à une diminution de 2% pour la métropole (voir le graphique 5).

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Ce sont les régions du Centre-du-Québec (88%), du Bas-Saint-Laurent (45%), de la Mauricie (20%), des Cantons-de-l’Est (19%) et du Saguenay–Lac-Saint-Jean (15%) qui ont connu les plus importantes hausses de visiteurs d’outre-mer depuis 2008 (voir le graphique 6). À l’inverse, les plus imposantes baisses ont pu être observées dans les régions de Charlevoix (-42%), de Laval (-23%) et de Lanaudière (-22%).

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La saisonnalité

Outre les Espagnols, qui semblent favoriser le printemps pour venir au Québec, tous les autres marchés européens privilégient la période estivale (voir le graphique 7). Au total, 286 200 voyageurs européens ont parcouru la province au cours de l’été, comparativement à 150 000 au printemps, 108 400 à l’automne et 82 800 en hiver.

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Parmi les marchés non européens, la Chine, le Brésil et le Mexique ciblent principalement la période estivale, alors que les Australiens et les Japonais choisissent davantage le Québec pour la saison automnale (voir le graphique 8).

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Dans un contexte où la concurrence internationale est de plus en plus forte, le Québec doit continuer de se démarquer auprès de certains marchés émergents et, surtout, ne pas négliger ses marchés traditionnels.

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Marketing

Jeunes couples britanniques recherchés

Les voyageurs du Royaume-Uni se rendent de moins en moins à Orlando, leur nombre étant passé de 959 000 en 2008 à 730 000 en 2012. Ajoutons à cela de récents changements apportés à leur système éducatif qui pourraient réduire encore la présence des familles britanniques en dehors de la saison forte. En effet, le gouvernement a annulé le droit pour les élèves de s’absenter des cours à des fins de voyages en famille.

Leur liberté de voyager en dehors des vacances scolaires constitue un argument supplémentaire pour convaincre les compagnies aériennes d’augmenter leurs lignes régulières

Dans le but d’anticiper une nouvelle diminution de fréquentation, Visit Orlando, l’organisme de gestion de la destination (DMO), a lancé une campagne de promotion pour séduire les couples britanniques sans enfant des générations X et Y. Leur liberté de voyager en dehors des vacances scolaires constitue un argument supplémentaire pour convaincre les compagnies aériennes d’augmenter leurs lignes régulières, explique Danielle Courtenay, responsable marketing pour le DMO.

La campagne publicitaire intitulée «Step Out of the Ordinary and Into Orlando» (voir la vidéo ci-dessous) est diffusée à la télévision britannique. De plus, des taxis londoniens revêtiront prochainement des affiches de Visit Orlando. Enfin, le DMO a convié des célébrités à découvrir la destination afin de la promouvoir à leur retour au Royaume-Uni.

De plus, une nouvelle page de son site Web met l’accent sur les activités et les offres attrayantes pour cette clientèle.

 

Le DMO mise sur les aspects «chaleureux, amusant et romantique» d’Orlando pour attirer ce segment de clientèle durant la saison basse.

 

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Comment les Américains et les Européens choisissent-ils leur destination de voyage?

Le voyageur qui a la liberté de choisir sa destination, c’est-à-dire sans l’incitatif de visiter des parents ou des amis, d’assister à un événement spécial comme un mariage ou encore de se rendre à une résidence secondaire, est la cible idéale pour les organisations de gestion de la destination (DMO). En 2011, 78% des voyageurs allemands et 58% des touristes américains ont ainsi choisi leur destination. Quel est le processus décisionnel de ces clients convoités? Quelles sont les sources d’influence dans leur choix? Comment peut-on maximiser les chances de faire partie des destinations prisées? La firme PhoCusWright s’est penchée sur la question et a dévoilé des résultats d’enquêtes menées auprès des quatre premiers marchés internationaux du Québec, soit les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Les répondants du sondage en ligne devaient avoir réalisé au moins un voyage d’agrément comprenant une nuitée dans un établissement hôtelier ou un déplacement en avion, ou en train dans le cas des répondants européens.

Voyages choisis librement

L’incidence des voyages d’agrément, dont la destination a été choisie de façon indépendante, a augmenté en 2011, surtout chez les Européens. Les voyageurs allemands arrivent en tête: 78% d’entre eux ont effectué ce type de voyage en 2011. Les voyageurs américains sont les moins enclins, parmi les marchés à l’étude, à choisir leur destination de cette façon, avec une incidence de 58%. Les Américains ont davantage tendance que les Européens à sélectionner un endroit dans le but d’aller visiter des amis ou de la famille. Mais les séjours choisis librement, sans contraintes, constituent tout de même la plus grande part des voyages pour les quatre marchés (voir le graphique 1).

Profil des voyageurs indépendants

Parce qu’ils choisissent leur destination de voyage et que ce choix n’est pas dirigé par la famille ou les amis, les voyageurs indépendants, appelons-les ainsi, représentent un marché qui réagit aux stratégies marketing et aux efforts promotionnels des DMO. En outre, ces visiteurs potentiels voyagent plus souvent que la moyenne, dépensent davantage et sont plus enclins à sortir de leur pays (voir le tableau 1).

Sources d’influence dans le choix de la destination

Les facteurs ayant influé sur le choix de la destination dans le cas des voyageurs indépendants varient d’un marché à l’autre. Sondés sur leur dernier voyage choisi librement au cours de l’année 2011, les répondants des quatre marchés ont mentionné en très grand nombre le facteur «souhait personnel de visiter la destination» comme une influence dans leur choix. Le climat, le prix de l’hébergement et les expériences antérieures sont des critères qu’ils évoquent aussi (voir le graphique 2).

Des quatre marchés, ce sont les Américains qui sont les plus enclins à choisir une destination en fonction d’une expérience passée (destination déjà visitée), avec une incidence de 35%. Les Français optent plutôt pour de nouvelles destinations, puisque seulement 20% sont retournés au même endroit. Les voyageurs allemands et britanniques sont influencés par les établissements hôteliers dans des proportions respectives de 27% et 24%. Les Américains considèrent plus que les autres voyageurs les activités disponibles (23%) et les événements spéciaux (14%).

 

Processus de choix de la destination

La majorité des répondants des quatre marchés considéraient déjà une destination précise avant de planifier leur dernier voyage choisi de façon indépendante. En fait, le désir de voir la destination justifie le voyage, surtout dans le cas des Britanniques (64%) et des Allemands (56%). La deuxième façon la plus courante de procéder est de choisir une destination parmi celles qu’on envisage. La proportion d’Américains ayant agi ainsi a plus que doublé en 2011 par rapport à 2010, alors qu’elle a décliné dans le cas des voyageurs qui avaient une seule destination en tête (voir le graphique 3).

 

Les DMO qui souhaitent séduire les voyageurs alors qu’ils ont entamé le processus de planification doivent être très persuasifs pour se positionner favorablement, s’ils ne font pas déjà partie des destinations envisagées par les voyageurs. En effet, lors de leur dernier séjour choisi de façon indépendante, moins de 10% des répondants, tous marchés confondus, ont considéré de nouvelles options une fois qu’ils ont entamé le processus de planification. Néanmoins, la même proportion a commencé sa planification de voyage sans avoir de destination précise en tête. De plus, quelque 8% des voyageurs français n’avaient pas prévu de voyage, mais ont profité d’une promotion; cette proportion est de moins de 5% pour les autres marchés.

Toutefois, la probabilité qu’une organisation de gestion de la destination influence un voyageur à l’étape de la planification s’accroît substantiellement si la destination fait déjà partie de celles qu’il souhaite voir un jour. L’étude avance ici que l’approche la plus efficace pour augmenter le nombre de visiteurs doit être développée à long terme afin de susciter, au fil du temps, le désir de visiter la région ou le pays.

Internet, toujours un peu plus!

Internet, encore un peu plus que l’année dernière, joue un rôle majeur à chacune des étapes du processus de planification. Selon les marchés, au moins 74% des voyageurs sondés ont visité, au minimum, un site Web au moment de la sélection de la destination. Lorsque vient le temps de comparer les offres, cette proportion grimpe à 86%. Les réservations en ligne sont réalisées par au moins 73% d’entre eux et par 83% des voyageurs britanniques. Le partage d’expériences et de commentaires de voyage sur le Web est en croissance, surtout chez les voyageurs allemands, qui sont 60% à l’avoir fait en 2011.

Les outils sur le Web, surtout les cartes interactives, les avis des voyageurs sur les sites d’agence en ligne, les images professionnelles et les visites virtuelles, les photos partagées par les voyageurs ainsi que les avis de professionnels de voyages diffusés en ligne exercent une influence sur une bonne part des visiteurs potentiels (voir le graphique 4).

 

Enfin, les recommandations de parents et d’amis arrivent au premier rang des sources d’information hors ligne utilisées pour la sélection d’une destination. Les publications imprimées, comme les guides de voyages, les articles ou les brochures, font toujours partie des médias consultés (entre 13% et 23% des répondants, selon les marchés). D’où l’importance de développer une stratégie marketing composée de multiples facettes afin de s’illustrer, de se démarquer et, surtout, d’accroître l’intérêt pour la destination.

 

 

Source:

– PhoCusWright Inc. «PhoCusWright’s Destination Unknown: How U.S. and European Travelers Decide Where to Go 2011», novembre 2011.

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Segments de clientèles

Quel est l’avenir des touristes britanniques au Québec?

Le marché britannique constitue le premier marché d’outre-mer en importance pour le Canada et le deuxième pour le Québec. Malgré une diminution importante du nombre de séjours depuis cinq ans, la part du Québec dans les intentions de visite des voyageurs britanniques, quoique faible, augmente graduellement depuis 2007.

Les voyages avec vols long-courriers demeurent à la baisse

Selon l’Eurobaromètre 2011, près de deux résidents du Royaume-Uni sur trois (63%) sont partis en vacances en 2010, soit un peu plus que la moyenne européenne (56%). Ceux qui ne sont pas partis en vacances invoquent principalement des considérations financières (41%) ou personnelles (21%).

Compte tenu de la morosité de l’économie, les voyageurs les moins fortunés évitent les vols long-courriers et ceux qui ont plus de moyens revoient à la baisse leurs projets de voyage. C’est ainsi qu’entre 2008 et 2009, le nombre de voyages avec vols long-courriers effectués par des Britanniques a diminué partout et principalement en Nouvelle-Zélande et au Canada. Malgré cette baisse, le Royaume-Uni demeure l’un des marchés touristiques majeurs pour le Canada après les États-Unis.

L’évolution des voyages au Canada et au Québec

En mars 2011, le nombre total d’arrivées de voyageurs ayant séjourné une nuit ou plus au Canada en provenance du Royaume-Uni avait baissé de 20% par rapport à la même période en 2010, poursuivant ainsi sa dégringolade. En effet, à l’exception d’une remontée en 2007, le nombre de séjours d’une nuit ou plus a connu une baisse importante de 18% en 2009 et de 22% de 2006 à 2010 (voir tableau 1). Les dépenses ont chuté encore plus brutalement au cours de la même période (30%).

 

De moindre importance pour le Québec, les voyageurs du Royaume-Uni se classent tout de même au deuxième rang derrière la France (30%). Ils représentent 8% des visites-provinces enregistrées au Québec en 2010 par les touristes internationaux provenant d’autres pays que les États-Unis.

Les Britanniques ont effectué 86 000 séjours au Québec en 2010, ce qui représente une faible diminution de 1% par rapport à 2009, mais une baisse de 35% par rapport à 2006 (voir tableau 2). Malgré cette sévère chute du nombre de séjours en cinq ans, les nuitées ont diminué de seulement 8% au cours de cette même période.

En 2010, les Britanniques en vacances au Québec ont dépensé 942$ en moyenne par séjour, soit une hausse de 6% par rapport à 2009 et de 9% comparativement à 2006. Quant aux recettes totales, après une dégringolade abrupte en 2009 (-40%), elles ont remonté doucement la pente en 2010. Le Québec a tout de même enregistré une diminution de près du tiers de ses recettes attribuables aux voyageurs britanniques depuis cinq ans.

Bien que la durée de séjour s’allonge continuellement, les touristes en provenance du Royaume-Uni n’ont pas encore rattrapé les visiteurs d’outre-mer (toutes origines confondues) en ce qui a trait à la durée moyenne des séjours, qui s’élevait à 12,5 nuits en 2010.

Contrairement au Canada, où la visite de parents et d’amis constitue le principal but de voyage, au Québec, près de la moitié des touristes ont effectué un séjour d’agrément et un peu plus du tiers ont visité des parents et des amis. Par contre, depuis 2008, la proportion des voyages d’agrément perd du terrain au profit de la visite de parents et d’amis (voir graphique 1).

Un intérêt à visiter le Canada

Les informations contenues dans cette section sont tirées d’un sondage réalisé par la Commission canadienne du tourisme en 2010 auprès de 1505 voyageurs britanniques d’agrément ayant fait des vols long-courriers — dont 304 personnes ont visité le Canada récemment. Ces personnes, âgées de 18 ans ou plus, ont effectué un voyage d’agrément et séjourné une nuit ou plus dans un établissement d’hébergement payant au cours des trois dernières années, ou projettent de le faire d’ici deux ans.

Dans l’ensemble, en 2009, près du quart (24%) des voyageurs ont affirmé qu’ils visiteront certainement ou fort probablement le Canada au cours des deux prochaines années, toutes durées confondues, ce qui représente une hausse par rapport à 2007 (21%).

Tandis que la probabilité d’effectuer un long séjour au Canada est demeurée stable, celle concernant les courts séjours (une à trois nuits) a crû de 5% de 2008 à 2009, passant de 13 % à 18 % (voir graphique 2). Cette hausse est peut-être attribuable à l’intérêt accru des voyageurs britanniques pour les États-Unis, étant donné qu’une certaine partie des séjours de courte durée vient sûrement se greffer à des voyages chez nos voisins du Sud.

La part du Québec dans ces intentions de visite ne cesse d’augmenter depuis 2007, même si elle demeure bien inférieure à celles de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. Ainsi, parmi les voyageurs susceptibles de séjourner au Canada dans les deux prochaines années, ou qui ont déjà réservé un séjour, seulement 7% envisagent de visiter le Québec (voir graphique 3).

Les produits recherchés

De nombreux voyageurs britanniques souhaitent découvrir la nature et la culture des destinations qu’ils visitent (voir graphique 4), ce qui comprend les modes de vie régionaux et à caractère unique ainsi que les saveurs régionales. Étant donné l’intérêt élevé pour la nature et la culture, près des trois quarts des voyageurs désirent combiner les deux en optant pour l’exploration des villes à proximité de la nature. Les visites guidées exercent moins d’attrait sur les Britanniques (32%). Il en va de même pour les activités de plein air — voyages d’exploration sur la terre et sur l’eau — ou hivernales, incluant le ski et la planche à neige.

Les perspectives de croissance des voyages au Canada et au Québec

L’évolution des déplacements internationaux des Britanniques est intimement liée au développement des liaisons aériennes directes, qui créent une concurrence impitoyable au Canada et au Québec (lire aussi: Aucune croissance du marché britannique au Canada pour les cinq prochaines années). En effet, ceux-ci perdent des parts de marché au profit de destinations du Moyen-Orient, dont la Turquie. C’est ainsi que la capacité aérienne vers les États-Unis, le Canada et l’Asie a perdu 1,5 million de sièges depuis 2007, alors que celle vers le Moyen-Orient, l’Afrique, les Caraïbes, l’Amérique du Sud et le Mexique en a gagné 2,9 millions. En 2011, on ne compte plus que huit destinations canadiennes, six aéroports et quatre transporteurs offrant des vols depuis le Royaume-Uni, soit deux destinations, six aéroports et trois transporteurs de moins qu’en 2007.

Espérons que le récent séjour du prince William et de Kate Middleton au Québec aura suffi à créer un engouement pour la belle province et que la pression de leurs concitoyens aura pour conséquence de faire augmenter la capacité aérienne à plus ou moins court terme.

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Regard approfondi sur le marché du Royaume-Uni, 2010».

– Commission canadienne du tourisme. «Veille touristique mondiale 2010, Royaume-Uni».

– European Commision. «Survey on the attitudes of Europeans towards tourism, Analytical report, Wave 3», Eurobarometer, 13 mai 2011, 13 mai 2011.

– Ministère du Tourisme. «Les plus récentes données sur le tourisme au Québec», 26 juillet 2011.

– Statistique Canada, «Enquête sur les voyages internationaux, 2006, 2007, 2008, 2009».

 

 

 

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Segments de clientèles

Qui sont ces voyageurs qui envahissent les mers?

Saviez-vous que les passagers de navires de croisières sont d’abord et avant tout des voyageurs chevronnés? En effet, ils partent annuellement en voyage 39% plus souvent que le voyageur moyen, le quart de ces voyages sont des croisières. Ils dépenseraient en moyenne 50% de plus par séjour que ceux qui ne pratiquent pas cette activité. Qu’ont en commun les passagers canadiens, américains et britanniques? Soulignons qu’ils représentent les deux tiers du marché mondial.

Les Américains, une forte majorité

Selon le dernier sondage de la Cruise Line International Association (CLIA) effectué en 2008 auprès des passagers américains, 45% d’entre eux étaient des premiers usagers, signe que ce produit réussit à attirer de nouvelles clientèles. L’étude révélait aussi que 34 millions d’Américains de 25 ans et plus, disposant d’un revenu familial de plus de 40 000 USD, avaient l’intention de partir en croisière d’ici les trois prochaines années. Bien que la récente crise économique ait quelque peu mis en doute ces intentions, la reprise actuelle permet de considérer positivement le potentiel de développement de nouveaux marchés.

Parmi les destinations considérées comme les plus attrayantes pour faire une croisière, notons les Caraïbes (43%), l’Alaska (25%), les Bahamas (25%), la Méditerranée (14%) et le reste de l’Europe (9%). Les Américains effectuent de plus en plus leur croisière en famille (25% de la clientèle en 2008 comparativement à 13% en 2002) et dépensent en moyenne 1880 USD pour leur voyage.

Pendant la crise économique, le délai de réservation des voyageurs était d’environ quatre mois et demi. Les prévisions pour 2011 correspondent au seuil habituel, soit un peu plus de cinq mois. Spécifions que la majorité des réservations (74%) s’effectue par le biais du réseau de distribution.

Par ailleurs, les plus grands amateurs de croisières aux États-Unis résident en Floride (25%), en Californie (11%) et au Texas (10%) (voir tableau 1).

Tableau 1 : Répartition des passagers américains selon leur État de résidence (2009)

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La grande classe britannique

Fière d’une longue tradition alimentée en grande partie par la célèbre compagnie Cunard Cruise Line et ses fameuses traversées transatlantiques, l’activité croisière est importante pour cette nation. Les Britanniques étaient 1,53 million à monter à bord d’un navire de croisière en 2009, une croissance de 3,8% par rapport à 2008. Bien que la majorité (61%) ait choisi une ville de départ à l’extérieur du pays, on constate l’émergence d’une nouvelle tendance, soit l’embarquement à proximité du lieu de résidence. À cet effet, Carnival UK rapportait une augmentation de 10% des départs du port de Southampton.

En 2009, 49% des itinéraires choisis étaient d’une durée de 8 à 14 jours. Les Britanniques semblent utiliser le réseau de distribution dans une plus grande proportion (81%) que les Américains (74%) pour effectuer leur réservation. Le choix de la prochaine croisière est déterminé à 67% par l’itinéraire Finalement, il s’agit d’une clientèle assez assidue, car près de la moitié (42%) a effectué plus d’une croisière en 2009 (voir graphique 1).

 Graphique 1 : Fréquence des croisières effectuées par les passagers britanniques

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Les Canadiens, de plus en plus importants

Les Canadiens âgés de 12 ans et plus qui sont partis en croisière au cours des trois dernières années représentent 6,6% de la population totale du Canada, soit environ 1,93 million de personnes. Près du quart d’entre eux (24%) ont 65 ans et plus; les deux tiers (67%) sont mariés. Beaucoup résident en Ontario (44%), d’autres en Colombie-Britannique (19%) et au Québec (18%). De plus, 41% des passagers canadiens habitent dans les zones urbaines de Montréal, de Toronto ou de Vancouver. Environ la moitié des croisières qu’ils effectuent sont d’une durée de plus d’une semaine (48%) ou de deux semaines (37%) (voir tableau 2).

Tableau 2 : Durée de la croisière des passagers canadiens selon leur province de résidence

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Les variables utilisées ci-dessous (voir graphique 2) sont calculées à partir d’un indice 100, qui reflète la moyenne nationale des Canadiens qui ont effectué une croisière au cours des trois dernières années. Plus l’indice surpasse 100, plus la tendance à pratiquer l’activité est élevée. En observant plus attentivement les activités réalisées par ces voyageurs et en les classant selon leur province de résidence, on remarque que leurs intérêts varient sensiblement. En effet, les Ontariens pratiquent plus que la moyenne l’observation d’oiseaux et le curling. Les Britanno-Colombiens quant à eux font de l’aérobie, du ski de fond et suivent plus de cours de cuisine, alors que les Québécois jouent plus souvent au badminton, pratiquent davantage la motoneige, le vélo et la voile.

 Graphique 2 : Indice 100 – Propension des passagers canadiens à réaliser certaines activités

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*Il convient de considérer ces résultats à titre indicatif seulement en raison du faible échantillonnage de certaines catégories.

D’un point de vue global, on peut affirmer que sans tenir compte de sa nationalité, un passager d’un navire de croisière est habituellement âgé de plus de 40 ans, est marié et réalise la croisière en couple. Il effectue plusieurs voyages par année (tous types confondus) et possède un revenu familial annuel de plus de 100 000 USD. La destination visitée constitue un facteur déterminant dans le choix de la croisière. Malgré toutes ces ressemblances, il convient d’adapter le message en fonction des différents publics si l’on veut réussir à susciter l’enthousiasme et l’intérêt de futurs visiteurs.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Sources:

– «Cruise Lines International Association 2008 Cruise Market Profil Study», TNS, 2008, 53 p.

– Données de PMB, Sondage PMB Automne sur 2 ans, 2010

– Peisley, Tony. «Cruising at the Crossroads: Could regulators succeed where the global economic crisis failed and put an end to growth», Éditions Sea Trade Communications, 2010, 301 p.

Sites Web:

Cruise Line International Association

 

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Marchés géographiques Segments de clientèles

Marché FIT: mieux connaître cette clientèle autonome

La présence d’un voyageur plus expérimenté combinée à la disponibilité d’une panoplie d’outils de planification a créé des conditions favorables à l’essor du marché des voyageurs indépendants. Mieux connus sous le nom de FIT (Free Independent Travellers), les voyageurs indépendants évitent le tourisme de masse et favorisent une approche plus individualiste du voyage. Environ 60% des voyageurs choisissent leur destination sans l’aide d’une agence de voyages.

Qui sont les FIT?

Les FIT sont des voyageurs d’agrément qui choisissent leur destination et qui s’organisent de façon indépendante tout au long de leur séjour. Deux segments de clientèle les caractérisent: les voyageurs disposant d’un budget restreint, dont les routards, et les voyageurs possédant un revenu assez élevé. Ces derniers aiment voyager en petits groupes ou en couple et préfèrent consulter un agent de voyages qui leur proposera des forfaits «à la carte» ou «sur mesure».

Les voyagistes s’intéressent de plus en plus au segment des FIT. C’est le cas, par exemple, de Jonview pour qui ce segment représente maintenant 47% de la clientèle issue du marché français. Ce voyagiste réceptif offre des forfaits à la carte et des autotours permettant aux visiteurs de partir eux-mêmes à la découverte d’une destination à l’aide d’itinéraires à réaliser en voiture.

Quant au forfait sur mesure, aussi appelé bespoke package, il est créé à partir des demandes spécifiques du client et correspond généralement à un produit haut de gamme. Contrairement au forfait à la carte conçu à l’avance et vendu à plusieurs clients, le produit sur mesure est unique.

Quels sont leurs comportements?

Une étude de PhoCusWright réalisée en 2010 analyse le comportement des voyageurs américains, britanniques, allemands et français qui ont joué un rôle actif dans l’organisation de leur voyage. La visite de parents ou d’amis et la participation à un évènement (p. ex. un mariage ou une réunion) motivent le plus souvent le choix de leur destination. Certains facteurs influent grandement sur leur décision: le coût de l’hébergement, le climat et l’expérience personnelle antérieure pèsent lourd dans la balance des voyageurs indépendants américains et français (graphique 1).

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Ce sont les Allemands qui se montrent les plus sensibles (43%) au prix de l’hébergement, alors que les Français sont ceux qui accordent le plus d’importance au prix du billet d’avion (graphique 2).

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Les Européens planifient leurs voyages moins à l’avance que les Américains, même pour les vols long-courriers. Seulement 4% des Français ainsi que 12% des Allemands et des Britanniques achètent leurs voyages hors de l’Europe au moins six mois à l’avance, comparativement à 27% des Américains lorsqu’ils sortent du pays. Voici un résumé des particularités pour chacun des marchés.

 

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Les outils de planification

Pour les voyageurs indépendants, Internet joue un rôle primordial dans le processus de sélection de la destination. Il existe d’ailleurs une grande variété de sites Internet dédiés aux voyageurs indépendants, particulièrement pour ceux disposant d’un budget modeste (voir sources). La majorité des Français et des Américains ont consulté le Web sur un ordinateur en vue de choisir leur destination (graphique 3). Internet exerce aussi une influence importante sur d’autres plans, soit par la publicité en ligne ou par le biais d’appareils mobiles.

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Les moteurs de recherche généraux tels que Google figurent parmi les types de sites Web les plus utilisés pour les quatre marchés (graphique 4). Les Américains se servent davantage des agences en ligne (46%), des portails de destination (26%) et des métamoteurs de recherche de voyage comme Kayak (19%).

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Les applications mobiles entrent en jeu

Selon une étude de Ypartnership, deux voyageurs américains sur dix ont téléchargé une application touristique sur leur téléphone intelligent en 2010. De plus en plus, la mobilité contribuera à rendre le voyageur plus autonome à destination en l’informant en temps réel sur les produits et services touristiques (p. ex. l’heure d’ouverture des boutiques, l’offre de restauration, les types de bars dans les environs). L’application mTrip, par exemple, propose des itinéraires conçus à partir des critères du voyageur (voir image ci-dessous).

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Certaines destinations ont entrepris de courtiser les voyageurs indépendants. C’est le cas de l’Afrique du Sud qui a créé sa propre application afin de mieux outiller les voyageurs en quête d’autonomie (voir image ci-dessous).

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Quelques stratégies

Voici quelques pistes à envisager afin de mieux cibler vos actions à l’endroit de la clientèle des voyageurs indépendants.

Marketing

  • N’hésitez pas à utiliser le terme «voyageur indépendant» dans vos messages.
  • Faites la promotion d’un Québec «facile à voyager».
  • Misez sur les concepts de valeur, d’authenticité et d’accessibilité.
  • Intégrez la promotion des campings, très prisés notamment pour la découverte des parcs.
  • Prenez part aux communautés virtuelles de voyageurs telles que Wayn ou Virtual Tourist.

Produits

  • Associez-vous au réseau des auberges de jeunesse internationales ou d’autres hôtels à bas prix, type «no frills-chic».
  • Misez sur la différence avec des produits de niche (terroir, musique, religion, histoire, arts, etc.) et sur des produits d’appel de nature ou d’aventure.
  • Faites connaître les moyens de transport alternatifs tels que Allostop ou Amigo Express.
  • Proposez des endroits hors des sentiers battus.
  • Favorisez les rencontres entre les voyageurs et la population locale.

Distribution

  • Collaborez avec des agences et des sites spécialisés sur les voyages indépendants.
  • Suggérez des circuits autonomes pour les guider sur ce qui est réalisable pour une durée donnée.
  • Voyez à la pertinence de créer une application mobile pour la conception d’itinéraires selon les critères du voyageur.

Contrairement aux circuits de groupes, les voyageurs indépendants ont tendance à contribuer davantage au développement économique local. Plus flexibles, ils optent habituellement pour des voyages en périodes de basse saison et se montrent aussi plus actifs à destination. Avez-vous fait le plein de FIT?

En collaboration avec Aude Lenoir.

Sources:

– Caruana, Robert, Andrew Crane et James A. Fitchett. «Paradoxes of consumer independence: a critical discourse analysis of the independent traveller», Marketing Theory, 2008.
– Mintel. «Bespoke Holiday Packages – International, Travel & Tourism Analyst, no 16, septembre 2010.
– Rheem, Carroll. «How US and Europeans decide where to go», PhoCusWright, octobre 2010.
– Thompson, Martin. «Advantages of Independent Traveller», Articlespheres.com.
- Travel2World. «C’est quoi un voyageur indépendant?», juillet 2004.
– Yesawich, Peter. «Going Mobile – Insights August 2010», Ypartnership, 31 août 2010.

Lire aussi:
Sur la route des circuits touristiques
La démocratisation des audioguides: l’ère du numérique
La réalité augmentée au service de l’expérience client
Les «mutations génétiques» du code-barres traditionnel ouvrent des horizons au tourisme

Sur le Web:
independenttraveler.com
travelindependent.info
doityourself.com
travelmag.co.uk
responsibletravel.com
independenttraveller.com
funkytraveller.com

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Perspectives

Aucune croissance du marché britannique au Canada pour les cinq prochaines années

Le marché britannique représente le premier marché d’outre-mer en importance pour le Canada, le deuxième pour le Québec.  Malheureusement, il semble qu’à court terme, nous pourrons difficilement  compter sur ce marché pour relancer la croissance du tourisme international. On anticipe même une baisse d’achalandage de 6,7% pour l’année 2011. Globalement, le volume touristique des départs à l’étranger des Britanniques stagnera en 2009 mais affichera une lente reprise de 3% de 2010 à 2013.

Une croissance qui se fait attendre

Selon les dernières prévisions d’Euromonitor International, les perspectives touristiques pour les voyages vers le Canada d’ici 2013 s’avèrent plutôt ternes (graphique 1).  Les années 2010 et 2011 seront marquées par des baisses du nombre d’arrivées et il faudra attendre 2013 pour atteindre à nouveau le seuil de l’année 2009.

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Après une croissance de 2,4% en 2009, Euromonitor prévoit une baisse combinée de plus de 9% pour 2010 et 2011 (graphique 2). D’ailleurs, c’est le Canada qui subira la plus forte baisse au cours des deux prochaines années sur le marché britannique. Heureusement, on s’attend à une croissance supérieure à la moyenne internationale pour les années 2012 (+5,3%) et 2013 (3,9%).

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L’Espagne constitue la destination principale des Britanniques avec 14 millions de voyages en 2008. L’évolution des déplacements internationaux de ce marché est intimement liée au développement des liaisons aériennes low cost.  La Turquie a enregistré les meilleurs taux de croissance au cours des dernières années pour les voyages en provenance du Royaume-Uni. En 2008, cette destination montre un gain spectaculaire de 11% par rapport à l’année précédente.

La concurrence des destinations émergentes se fait de plus en plus sentir grâce à l’ajout de nouvelles liaisons aériennes à bas prix. C’est le cas par exemple de l’Ukraine qui a récemment bénéficié de nouveaux vols en provenance du Royaume-Uni. Même constat du côté de la région du Moyen-Orient qui exerce, elle aussi, une attraction grandissante au cours des dernières années auprès de ce marché. Les grands gagnants, particulièrement durant les mois d’hiver, sont Israël, l’Égypte et Dubaï.

Source:
-Euromonitor International. «Tourism Flows Outbound – United Kingdom», Country Sector Briefing, août 2009.