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Au tour des escales de croisières de suivre la vague techno

Une escale de croisière est d’abord et avant tout une destination touristique, où les voyageurs convergent aussi par voies terrestre et aérienne. Dans la majorité des cas, les outils technologiques développés s’adressent donc à l’ensemble de cette clientèle. Cependant, il existe certaines exceptions pour les passagers de croisière, dont l’application mobile du French Riviera Cruise Club (FRCC), dédiée aux passagers en escale dans les villes de Nice, de Cannes et de Villefranche-sur-Mer. Voyons comment la mobilité, la géolocalisation, la réalité augmentée et les réseaux sociaux sont utilisés par les destinations pour faciliter la découverte et l’expérience des visiteurs.

Le Web et les appareils mobiles

Dans l’industrie des croisières, le développement d’une stratégie Web pour une escale comporte deux objectifs: amener les futurs passagers à choisir cette destination lors de leur processus de planification et les inciter, une fois en voyage, à descendre du navire pour entreprendre une visite.

Selon PhoCusWright, neuf voyageurs sur dix consulteraient Internet avant de réserver leur croisière. Les réseaux sociaux et le Web mobile seraient aussi de plus en plus consultés, et ce, à chacune des étapes du processus du voyage. La Cruise Line International Association (CLIA) mentionne aussi que pour 39% de la clientèle, le site Web de la destination est le facteur qui influe le plus sur le choix de la future croisière. Ajoutons que le taux de pénétration des téléphones intelligents parmi les voyageurs n’est pas négligeable. En 2010, IPK International estimait que 40% des voyageurs internationaux possédaient un tel type d’appareil et que plus du tiers l’utilisait dans les différents aspects du voyage: la réservation, l’achat en ligne, l’enregistrement, la recherche d’informations, etc.

La mobilité dédiée aux passagers de croisières

Le FRCC, un organisme qui regroupe les escales de la région des Alpes-Maritimes et de la principauté de Monaco, a mis sur pied une application mobile spécialement pour les passagers de croisières. Conçue en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur, les offices de tourisme membres du FRCC et le comité régional de tourisme, cette application est offerte en cinq langues. Les utilisateurs peuvent obtenir trois versions différentes, soit les guides de Nice, de Cannes et de Villefranche-sur-Mer. Cette application permet entre autres de localiser les attraits, les restaurants et les boutiques, et d’obtenir leur description respective. Les voyageurs ont aussi accès à des réductions exclusives. Fait intéressant, on a créé des circuits touristiques d’une durée prédéterminée afin de permettre aux passagers de découvrir les attraits de la ville, et ce, au départ du terminal de croisières. Grâce à la géolocalisation, l’usager peut suivre en temps réel l’évolution du trajet.

Une section comporte également des vidéos, des photos et des informations générales sur la ville et sur les différents services qui y sont offerts. Finalement, un onglet permet de recueillir les taux de satisfaction et les commentaires de la clientèle.

Source: iTunes

Du côté de l’Atlantique

Les provinces maritimes ont elles aussi suivi le virage technologique. Mentionnons la présence sur Facebook et Twitter de la majorité des associations liées au secteur des croisières, dont Cruise Atlantic Canada, Cruise Canada New England, Cruise St-John et Cruise Newfoundland and Labrador. Au Québec, l’Association des Croisières du Saint-Laurent possède également sa page fan Facebook.

Source: Twitter                                                              Source: Facebook

Halifax et l’Île-du-Prince-Édouard vont plus loin grâce à une application mobile gratuite développée par les DMO. Visit, de Destination Halifax, permet à l’utilisateur de trouver les informations nécessaires à son voyage, en proposant une offre touristique complète, incluant l’hébergement, la restauration, les événements, les attractions, les boutiques et le transport. De plus, un lien vers Google Map permet d’obtenir l’itinéraire vers un lieu donné. Des réductions promotionnelles sont également disponibles. On peut même y consulter la météo.

Du côté de Tourism Prince Edward Island, l’application développée pour les passagers de croisières est plus sommaire, mais inclut une fonctionnalité liée à la réalité augmentée (lire aussi: La réalité augmentée au service de l’expérience client).

 

Source: iTunes

Il est important de se rappeler que les compagnies de croisières ont déjà adapté leurs produits en fonction de cette nouvelle réalité technologique depuis un bon moment. Par exemple, des iPads sont maintenant disponibles en libre-service à bord des navires, notamment dans certaines cabines. La plupart des compagnies possèdent leur application et lancent hebdomadairement des promotions et des concours sur leurs pages Facebook et Twitter. Rappelons aussi le lancement et la construction en direct sur le Web des navires Oasis et Allure of the Seas, ainsi que le réseau Vacationner de Norwegian Cruise, conçu en partenariat avec YouTube. Ces exemples ne représentent qu’une infime partie des initiatives mises de l’avant par les compagnies de croisières, mais démontrent à quel point ce phénomène est bien implanté dans l’industrie.

L’essentiel est de réaliser que les clientèles qui utilisent ces outils technologiques sont exactement les mêmes que celles qui débarqueront et visiteront une destination lors de l’escale. Alors pourquoi ne pas arrimer le plus possible les stratégies Web d’une destination à celles proposées en mer?

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Sources:

2011 CLIA Cruise MarketOverview, Cruise Lines International Association, 2011.

– ITB World Travel Trends Report 2010/2011, IPK International pour ITB Berlin, 2011, 30 p.

iTunes

French Riviera Cruise Club

– U.S. Online TravelOverviewTenth Edition: Cruise, PhoCusWright, novembre 2010, 30 p.

 

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Produits et activités

L’industrie nautique lorgne les touristes

 

Au Québec, le tourisme nautique regroupe une multitude d’intervenants et d’activités sur l’ensemble du territoire et a le potentiel d’intéresser diverses clientèles. Certaines stations nautiques tentent d’ailleurs de réinventer leur offre pour séduire de plus en plus de touristes. Festivals, journées familiales, défilé de voiliers, toutes les excuses sont bonnes pour aller jouer dans l’eau! Voici un rapide survol de l’offre et de la demande d’un secteur plus que prometteur.

Une industrie qui se prend en main

Afin de favoriser la concertation des intervenants du secteur nautique au Québec et dans le but de promouvoir les activités auprès d’un plus large public, l’Association maritime du Québec (AMQ) a mis de l’avant plusieurs initiatives. Mentionnons l’instauration de Québec Stations Nautiques, de la certification Éco-marina et du programme d’évaluation de la qualité des marinas. (Lire aussi: C’est le temps de naviguer)

Québec Stations Nautiques

Le concept de Québec Stations Nautiques s’inspire du réseau France Stations Nautiques. Implanté dans la province Tourisme_nautique_image1depuis 2007, ce programme permet de regrouper l’ensemble des fournisseurs de services et des produits nautiques. En se dotant d’une image commune, les entreprises et organismes augmentent ainsi leur portée promotionnelle. L’objectif ultime est d’augmenter la notoriété du secteur, tant auprès de la population locale que de la clientèle touristique. À ce jour, huit stations nautiques ont été créées sur le territoire québécois et d’autres sont présentement en processus de développement.

Certaines stations nautiques ont tenté d’instaurer une offre touristique innovante. En voici d’ailleurs quelques exemples.

La Station nautique Rive-Sud, réseau de navigation de plaisance situé entre Sainte-Catherine et Verchères, organise en ce moment une journée d’activités rassemblant tous les types d’embarcation (à rames, à voile ou à moteur). Ce concept s’inspire de la grande Vogalonga en Italie, qui tenait sa 37e édition en 2011. Cette fête maritime italienne a rassemblé quelque 6000 rameurs dans près de 1650 embarcations.

 

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Source: Venicexplorer

Par la mise sur pied d’un événement similaire, la Station nautique Rive-Sud souhaite promouvoir les différents fournisseurs de services nautiques de son territoire, augmenter la notoriété des activités nautiques auprès d’un plus grand nombre de personnes et amener la population à se réapproprier les plans d’eau. Ce projet, encore embryonnaire, devrait voir le jour en 2012.

À l’occasion des célébrations de Lévis en 2011, la Station nautique Québec-Lévis a tenu l’événement Prends la vague. La programmation de la journée était axée sur des activités nautiques pour une clientèle familiale: course de voiliers téléguidés, cours d’initiation à la voile, course à obstacles pour bateaux à moteur, tours de voiliers pour les enfants, etc. Le clou de l’événement était sans aucun doute la parade des flambeaux, où 60 voiliers ont illuminé les rives entre le parc Saint-Laurent et la traverse de Lévis.

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Source : Lévis Célébration 2011

En Montérégie, la journée Les îles à la rame est le plus important rassemblement de canots, de kayaks et de rabaska au Québec. Accompagné de musiciens, on y explore les Cent Îles du Lac Saint-Pierre à travers un parcours de 16 kilomètres. Cette activité se veut une promotion de la pratique d’activités nautiques ayant peu d’incidence sur l’environnement et s’adresse aux pagayeurs de tous les niveaux. Selon les organisateurs de l’évènement, 750 personnes y participent en moyenne chaque année.

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Source : Sorel Tracy Magazine

La marina du Club nautique de La Tuque, en Mauricie, organise chaque été quelques activités centrées sur le nautisme: tournoi de pêche, course de canots et, depuis 2008, parade de bateaux illuminés. C’est à l’occasion du traditionnel Noël du campeur que le club nautique invite les plaisanciers à décorer leur embarcation et à participer à cette parade, qui se termine autour d’un feu de camp accompagné de musique festive.

La Ville de Comox, en Colombie-Britannique, organise chaque année un festival nautique autour de sa marina. Ce festival de trois jours a lieu lors de la longue fin de semaine de la fête de la Colombie-Britannique. Pouvant plaire à une clientèle familiale, cet événement offre des activités variées: pêche de la barbotte, joute sur canoë, concours de construction de petitsnavires, course de bateaux-dragons, mascottes, magiciens, maquillage, parade d’animaux artisanat et feux d’artifice.

Du côté de la demande

Selon les données du Print Measurement Bureau (2011), près de 10% de la population québécoise a fait une excursion en canot au moins une fois dans les 12 derniers mois, soit 684 000 personnes. Cette activité aurait été plus populaire auprès des Québécois que le bateau à moteur (631 000), l’aviron (49 000), la voile (168 000) et la planche à voile (61 000). Pour les usagers ayant pratiqué l’activité plus de trois fois au cours des 12 derniers mois, il est intéressant de constater que le canot et le bateau à moteur récoltent respectivement 4,3% et 4,7% d’adeptes québécois.

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À l’été 2011, l’AMQ a réalisé une étude afin de déterminer le profil des plaisanciers en visite dans les marinas. Malgré le petit échantillon de cette étude, on peut en dégager certaines observations. En effet, plus de la moitié de cette clientèle, presque exclusivement québécoise, a participé à des activités touristiques, telles que des visites culturelles ou des activités de plein air, et a passé au moins une nuit à la marina.

Bien que le Québec possède près d’un demi-million de lacs, des milliers de rivières et l’un des plus majestueux fleuves au monde, le tourisme nautique demeure à ce jour une activité de niche. Les efforts réalisés par les différents fournisseurs de services pour structurer cette industrie porteront sans doute leurs fruits. Soulignons que parallèlement à ces initiatives, les travaux du comité performance permettront de faire connaître le fleuve Saint-Laurent à l’échelle internationale. Dans ce cas-ci, il y a gros à parier que le passé ne sera pas garant du futur!

 

Sources :

Association maritime du Québec

Célébrations Lévis 2011

Comox Nautical Days

Fête du nautisme

Îles à la rame

– Paquin, Pierre-Louis, «Des bateaux colorés pour le Noël du campeur», L’Écho de La Tuque, 25 juillet 2010.

Ministère des Ressources naturelles et de la Faune

– Print Measurement Bureau, 2010 et 2011

Québec Stations Nautiques

Station Nautique Rive-Sud

– SorelTracy Magazine, «Les îles à la rame fêtent leur 10e anniversaire le 26 juin», Sorel Tracy Magazine, 6 juin 2011.

– Tourisme au Québec, Étude sur les marchés potentiels, Association maritime du Québec, août 2011.

– Tourisme Sorel-Tracy, Les Îles à la rame, consulté le 3 février 2012.

Vogalonga

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Produits et activités Transport

L’accueil des passagers de croisière en escale: des exemples inspirants

Vous n’aurez jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression! Cet adage prend tout son sens lorsque vient le moment d’accueillir des passagers de croisière. Au Québec, le temps passé par ceux-ci sur la terre ferme lors d’une escale est d’environ six heures, ce qui est très court. Puisque 78% de ces passagers visitent le Québec pour la première fois, il s’avère primordial pour les destinations de développer une stratégie d’accueil bien ficelée, d’autant plus qu’elle pourrait être payante à long terme! À l’heure actuelle, 39% des passagers souhaitent revenir au Québec d’ici les trois prochaines années.

Selon un sondage réalisé par Doxa Focus pour le ministère du Tourisme du Québec à l’été 2009, le taux de débarquement moyen observé lors de six escales choisies au hasard dans les villes de Québec, de Montréal et de Saguenay était de 86%. Toujours selon Doxa Focus, mais cette fois en 2010, 49% de ces passagers prenaient part à une excursion. Du reste, 72% affirmaient avoir tout de même participé à une activité de façon indépendante (promenade dans la ville, magasinage, etc.). L’accueil d’un navire de croisière est complexe: un grand nombre de visiteurs débarquent simultanément et nécessitent des services de nature diverse, tels que des informations touristiques ou des services de transport, et ce, pour un éventail d’activités différentes, qu’elles soient organisées ou non. Quel défi!

Certaines destinations ou entreprises ont su trouver des méthodes inspirantes pour satisfaire les exigences élevées de la clientèle et des compagnies de croisière. Que ce soit par des programmes de formation, des stratégies d’accueil ou par un service de navette, chacun des exemples présentés ci-dessous répond aux besoins des passagers.

Aquila Tours: Former pour atteindre l’excellence

Créée en 1982 au Nouveau-Brunswick et spécialisée dans les excursions terrestres pour les passagers de croisière, l’entreprise Aquila Tours est aujourd’hui la plus importante agence réceptive de Saint-John. Elle offre de 15 à 20 excursions différentes, répondant aux attentes de divers types de clientèle. Aquila s’est bâti, au fil des ans, une solide réputation. Motivée par les encouragements et les bons mots des dirigeants des grandes compagnies de croisière, l’entreprise fonde le Aquila’s Center for Cruise Excellence. Ce centre offre des programmes de formation aux voyagistes et aux destinations de croisière qui souhaitent atteindre l’excellence. Ainsi, Aquila leur montre, notamment, comment commercialiser leurs produits auprès des compagnies de croisière.

Plus récemment, l’entreprise a conçu un programme de formation en ligne s’adressant aux guides. Ces derniers comptent pour beaucoup dans la qualité de l’expérience terrestre. Cette formation couvre de nombreux aspects comme l’accueil et l’excellence dans le service, les types de connaissance à acquérir et les outils pour y arriver, la façon de se présenter et de communiquer avec les voyageurs en excursion terrestre ou encore la gestion du risque et des situations problématiques. On trouve aussi des exemples de bonnes pratiques, un forum de discussion entre les membres et des vidéos présentant des guides et leurs trucs du métier. Les participants à cette formation doivent réussir un test pour recevoir l’International Certification in Tour Guide Excellence of Aquila.

Source: Aquila’s Center for Cruise Excellence

Cruise Copenhagen Network: Développer une stratégie d’accueil

La capitale danoise, Copenhague, a reçu plus de 660 000 passagers de croisière en 2010, soit 307 navires appartenant aux plus grandes lignes. Le regroupement Cruise Copenhagen Network, créé en 1992, rassemble les joueurs clés de l’industrie des croisières du Danemark. Avec leur nouvelle stratégie mise en place en 2010, l’organisme compte sur un accueil chaleureux dès l’arrivée des passagers sur le quai. On y prévoit, entre autres, des unités mobiles d’informations touristiques par le biais des fameux vélos triporteurs Christiania, typiques de Copenhague, pour de multiples usages. Des préposés peuvent ainsi donner de l’information et de la documentation touristiques, à même le chariot du vélo, directement au quai. Voilà une initiative à la fois originale et authentique! La capitale du vélo met également des bicyclettes en libre-service à la disposition des passagers au terminal portuaire.

Source: Christiania Bikes

De plus, une section entière du site Web officiel de la destination est consacrée à l’industrie des croisières. On y trouve notamment l’information nécessaire au visiteur en escale, comme les moyens de se rendre au centre-ville à partir du terminal portuaire, un condensé des principaux attraits, une liste des meilleurs lieux pour le magasinage ou encore des suggestions pour un séjour de 24 heures ou de 48 heures. Bref, les croisiéristes qui s’arrêtent à Copenhague sont bien servis.

 

Source : Copenhague Cruise

Une autre destination, cette fois au Québec, a créé un service de navette qui répond non seulement aux besoins des passagers de croisière, mais aussi à ceux de l’ensemble des visiteurs de la région. Promotion Saguenay a mis sur pied une navette touristique qui permet aux usagers de monter à bord et d’en descendre à leur guise le long des trois circuits proposés. L’un d’eux relie le quai de croisières de La Baie au centre-ville de Saguenay.

Source: Promotion Saguenay

La créativité et l’innovation semblent être le moteur de développement de l’accueil des passagers de croisière. Signe que les efforts vont dans la bonne voie, «la gentillesse et l’accueil de la population» figurent au troisième rang des facteurs d’appréciation pendant le séjour au Québec, derrière l’architecture des bâtiments et les paysages. Ne sous-estimons pas l’importance d’un accueil professionnel!

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Analyse rédigée en collaboration avec Claudine Barry, analyste au Réseau de veille

 

Sources:

– Mathisen, Angela Reale et Oivind Mathisen. «˝Excellence˝ in Shore Excursions», Cruise Industry news Quaterly magazine, automne 2010.

– Sarna, Heidi. «Guiding light», Seatrade Insider daily news www.cruise-community.com, consulté le 12 septembre 2011.

– Sondage auprès des croisiéristes et des membres d’équipage des navires de croisières dans les ports du Saint-Laurent, Doxa Focus, septembre 2011.

– Spinter research Ltd. «Challenges and Future Trends: Ports and Passengers in Europe – The Baltic Range», octobre 2007.

– Wonderful Copenhagen. «Cruise Copenhagen Network has the wind in its sails», www.wonderfulcopenhagen.dk , consulté le 26 septembre 2011.

 

Sites Internet

Aquila

Cruise Copenhagen

Promotion Saguenay

 

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Produits et activités

Les traversiers: plus qu’un simple moyen de transport!

Partout à travers le monde, de nombreux traversiers assurent le transport quotidien de passagers et de marchandises entre deux rives. Puisqu’ils sont devenus, au fil du temps, un moyen de transport utilisé par les touristes, les compagnies ont développé leurs produits en conséquence. L’offre prend plusieurs formes: mise sur pied de forfaits, création d’itinéraires sur la terre ferme, droits de passage adaptés, participation à des événements locaux… Jetons un coup d’œil sur quelques exemples innovants d’ici et d’ailleurs.

Cape May – Lewes aux États-Unis

Administrée entièrement par la Delaware River & Bay Authority, cette liaison relie sur une base annuelle Cape May, au New Jersey, et Lewes, au Delaware. Un élément intéressant de ce traversier réside dans la présence d’un programme varié d’événements ponctuels ou récurrents, qui divertissent les passagers à terre ou en mer. Parmi ces activités, on compte de l’animation par des guides naturalistes en collaboration avec le Wetlands Institute, un organisme de protection des milieux humides et riverains situé au New Jersey. Ils offrent aux passagers la possibilité d’entrer en contact avec des espèces animales de la région et de connaître leurs spécificités.

 

Source : Cape May-Lewes Ferry

Soulignons également le partenariat établi avec la Garden State Wine Growers Association, qui permet la tenue d’un festival annuel des vins sur le site même de la gare maritime du traversier. De plus, un marché public met en valeur les produits des artisans et des maraîchers de la région chaque samedi de l’été. Une attention spéciale a aussi été portée aux familles: sur certains trajets prédéterminés, une mascotte, des magiciens et des musiciens divertissent les enfants à bord. Suivant encore cette approche touristique, la Delaware River & Bay Authority a prévu des navettes qui relient directement les gares maritimes de chacune des deux rives et leur centre-ville respectif. Finalement, afin de bénéficier de l’affluence générée par les casinos d’Atlantic City, l’entreprise offre un rabais à ses clients qui désirent séjourner au Tropicana Casino Resort.

Caledonian MacBrayne en Écosse

Cette compagnie écossaise, propriété gouvernementale, dessert 24 destinations sur la côte ouest de l’Écosse entre les îles d’Aran et l’île Lewis. Elle gère 29 traversiers parcourant 25 routes différentes. Pour l’année financière 2009-2010, elle a transporté quelque 4,8 millions de passagers.

Source: Caledonian MacBrayne

D’un point de vue touristique, la compagnie propose différents itinéraires combinant des excursions à terre. Elle a produit des brochures, accessibles en ligne, pour chacune des principales régions desservies. Afin de satisfaire les touristes qui souhaitent découvrir l’Écosse par ce moyen de transport, la société a mis sur pied un droit de passage mensuel nommé Island Hopping, qui permet au détenteur d’embarquer à bord du traversier et d’en débarquer à sa guise le long des différents trajets. Autre innovation, elle a aussi choisi de miser sur l’attractivité du fameux whisky écossais pour attirer la clientèle. Elle propose sur son site Internet plusieurs trajets intitulés Whisky Hopscotch, conçus de concert avec les distilleries de la région.

Source: Caledonian MacBrayne

Northumberland Ferries Limited (NFL) dans les provinces maritimes

La compagnie canadienne Northumberland Ferries Limited (NFL) relie les villes de Caribou, en Nouvelle-Écosse, et de Woods Islands, à l’Île-du-Prince-Édouard, de mai à décembre. Environ 475 000 personnes utilisent annuellement cette liaison. En haute saison, on dénombre jusqu’à neuf traversées par jour.

NFL s’implique dans le développement touristique de sa région de façon innovante. À l’occasion de la programmation de 2011 du Fall Flavours, le festival culinaire annuel de l’Île-du-Prince-Édouard, la compagnie a organisé un repas croisière mettant à l’honneur la célèbre chef Lyne Crawford de Food Network et d’autres chefs de la région. Ceux-ci avaient pour mission de concocter un festin en valorisant les produits du terroir. Les convives pouvaient aussi compter sur la présence d’un groupe de musiciens locaux pour créer l’ambiance.

 

Source: Northumberland Ferries Limited

BC Ferries en Colombie-Britannique

Cette compagnie privée britanno-colombienne offre des liaisons hebdomadaires dans cinq régions différentes, divisées en une vingtaine de trajets et reliant le continent et les îles de Vancouver et d’Haida Gwaii.

Son service de voyages, BC ferries Vacations, offre différents choix de forfaits vacances sur son site Internet. Les internautes ont accès à une carte qui utilise l’application de Google Maps, à des informations, à des photographies et à des options d’hébergement pour chacune des destinations desservies par les traversiers. De plus, la compagnie a récemment inauguré un centre de réservation au centre-ville de Vancouver. Sur place, on fournit aux visiteurs des outils interactifs, dont un écran géant (voir l’image ci-dessous), afin de leur faciliter la tâche dans la planification de leurs vacances.

 

Source: BC Ferries

Ces exemples variés et innovants démontrent à quel point les sociétés ou compagnies de traversiers peuvent contribuer à développer l’offre touristique d’une région. Un véritable vent de fraîcheur pour un secteur qui n’a traditionnellement pas l’habitude de jouer ce rôle. Au Québec, les 13 traversiers qui desservent des régions à fort potentiel regorgent d’une multitude d’attraits en tout genre!

 

Sources:

BC Ferries

–  Caledonian MacBrayne

–  Cape May – Lewes

–  Northumberland Ferries Limited

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Les croisières de luxe… une classe à part!

Constituant un produit unique pour une clientèle particulière, les croisières de luxe se caractérisent par un long itinéraire et l’importance accordée à la découverte d’une destination. Les passagers, en nombre restreint (400 en moyenne), recherchent l’exclusivité du produit et une atmosphère plutôt formelle. Plus petits et arborant un style sophistiqué, les navires exposent des collections d’œuvres d’art et proposent un éventail de services.

Le b. a.-ba de l’offre

Tout comme dans le secteur hôtelier, il existe des catégories dans celui des croisières. Ainsi, les croisières contemporaines seraient équivalentes à un hôtel trois étoiles, la classe premium à un quatre étoiles, et les croisières de luxe, elles, à un cinq étoiles. Parmi les compagnies qui se spécialisent dans ce créneau, soulignons Crystal Cruise, Regent Seven Seas, Seabourn Cruise Line, sans oublier la plus connue, la Cunard Cruise Line.

Au sein des membres affiliés à la Cruise Lines International Association (CLIA), la capacité totale en nombre de lits associée à la catégorie des croisières de luxe est de 18 700, ce qui est bien en deçà des 293 131 lits disponibles dans les autres classes de l’industrie (premium, contemporaine et fluviale).

Selon l’étude Cruising at the Crossroads, du spécialiste Tony Peisley, le prix moyen du billet par jour est de 500 $ US, soit trois à quatre fois celui demandé par les compagnies de croisières contemporaines. Autre différence importante, le forfait inclut habituellement tous les frais, y compris le transport, les excursions et les consommations d’alcool. Les taux d’occupation se situent entre 80% et 90%, alors que le taux moyen de l’industrie en 2010 s’élevait à 103,2% (voir la note à la fin de l’analyse).

Les compagnies n’hésitent pas à établir des itinéraires dans les coins les plus reculés de la planète afin de séduire une clientèle avide de découvertes. La mer Noire, l’Argentine ou la Norvège en sont des exemples. On conçoit les itinéraires pour que les passagers puissent rester plus longtemps à terre lors des escales.

 

Source: Oceania Cruises (Oceania Marina)

La crise économique de 2009 et ses répercussions

Le secteur des croisières de luxe a été grandement touché par la récente crise économique. Plus que dans les autres secteurs de l’industrie, les compagnies ont dû offrir des rabais substantiels afin de stimuler la demande devenue très sensible au prix des forfaits. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette situation aura rendu le produit accessible à une nouvelle clientèle. Ainsi, grâce à la baisse importante des prix (-65%) de Seabourn Cruise Line lors du lancement inaugural du navire Seabourn Odyssey, l’âge moyen des passagers était de 45 ans, une nette diminution par rapport à la moyenne habituelle de la compagnie qui est de 55 ans.

Depuis la reprise, on remarque que la façon de consommer le voyage a changé chez les clientèles (lire aussi: Le tourisme de luxe de l’après-crise: des comportements qui sont là pour durer). Plus que jamais, les consommateurs recherchent le meilleur rapport qualité-prix, et la clientèle de luxe n’y fait pas exception.

Pour tout savoir sur cette clientèle

Réalisé en 2011 par la firme TNS pour la CLIA, un récent sondage cible une série de facteurs qui ont influencé des passagers américains dans le choix de leur dernière croisière. Les répondants devaient donner pour chacun des critères une note de 1 à 10 (1 équivalant à un facteur qui n’a aucune influence et 10 à celui qui en a le plus). Ainsi, on remarque que pour les consommateurs de croisières de luxe, la destination, le choix du compagnon de voyage ainsi que le prix figurent parmi les facteurs les plus influents, mais sans présenter de distinction importante par rapport à l’ensemble (voir graphique1).

 

 

Cette clientèle tend également à utiliser davantage les services d’un agent de voyages pour la réservation du forfait (89%) comparativement au segment des croisières contemporaines (68%). La moitié des passagers sont âgés de 45 à 55 ans, et le prix total moyen dépensé par voyage se situe entre 5000$ et 10 000$ US (41%).

Les répondants étant de grands consommateurs de voyage (tous types confondus), 53% d’entre eux réservent d’autres formes de vacances au cours de l’année (voir graphique 2).

Comme le démontre le graphique 1, la destination visitée joue un rôle prépondérant dans le choix de la croisière. Ainsi, les régions du monde qui détiennent le plus fort pouvoir attractif auprès des passagers de croisières de luxe sont les Caraïbes, le Mexique et l’Europe. La destination Canada et Nouvelle-Angleterre sort tout de même son épingle du jeu en arrivant au sixième rang, non loin derrière la Méditerranée, les Îles grecques et la Turquie (voir graphique 3).

Fait intéressant, 62% de cette clientèle est retournée dans une destination préalablement visitée lors d’une croisière de luxe; la plus haute proportion de l’industrie. Ce résultat démontre à quel point une destination a tout intérêt à tenter d’attirer ce type de navires.

De façon générale, les destinations choisies attirent les voyageurs par leur exotisme, leur unicité et leur authenticité. Ces caractéristiques se comparent à l’expérience proposée sur le fleuve Saint-Laurent. D’ailleurs, le Québec a reçu une reconnaissance importante de la part de Condé Nast Traveller. Dans une liste des itinéraires rêvés pour 2012, le premier rang a été octroyé à la croisière de sept nuits du Crystal Symphony entre Montréal et Saint-Pierre-et-Miquelon. L’authenticité, la culture francophone, la nourriture et la beauté des paysages ont su rivaliser avec les charmes de destinations incontournables, dont Istanbul, Copenhague, Mumbai et Bali.

Note :

Les taux d’occupation dans le secteur des croisières sont supérieurs à 100%, puisque les chambres sont comptabilisées avec une capacité de deux personnes. À partir du moment où une troisième ou quatrième personne occupe la chambre (par exemple les enfants), le taux d’occupation progresse au-delà de la limite.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Sources:

2011 CLIA Cruise Market Overview, Cruise Lines International Association, 2011

Cruise Critic

– Jainchill, Johanna. Lower prices, new ships lure younger cruisers to luxury lines, TravelWeekly.com, 11 novembre 2009.

– Perrin, Wendy, Dream Cruise Itineraries for 2012, concierge.com, août 2011.

– Peisley, Tony. «Cruising at the Crossroads: Could regulators succeed where the global economic crisis failed and put an end to growth», Éditions Sea Trade Communications, 2010, 301 p.

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Produits et activités

Un autobus aux premières loges des spectacles de rue

Difficile de réinventer les visites guidées en autobus. On peut y intégrer des thématiques originales, engager des guides-animateurs époustouflants, mais comment innover concrètement le produit? New York nous fait une proposition à la hauteur de sa réputation!

La compagnie THE RIDE a trouvé une nouvelle façon de faire visiter la ville de New York. Elle a entièrement réaménagé un autobus à la manière d’un théâtre : les passagers font face aux trottoirs et profitent d’un système stéréophonique et d’éclairages sophistiqués.

Tout au long d’un circuit de près de sept kilomètres, de nombreux arrêts transforment les rues de New York en véritables scènes urbaines. Artistes, comédiens et danseurs se succèdent dans de courtes apparitions pour divertir les passagers et interagir avec les passants.

Envie de joindre la RIDE ?

Source: THE RIDE

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Réseaux de distribution

Les agences de voyages traditionnelles ont encore la cote pour les croisières!

Dans l’industrie des croisières, le réseau de distribution joue un rôle primordial et le taux de pénétration des réservations en ligne est plutôt faible comparativement aux autres secteurs du voyage. L’arrivée d’Internet a changé la donne, mais sans révolutionner les façons de faire. Si bien qu’en 2010, seulement 9% des revenus totaux liés au produit croisière étaient attribuables aux ventes en ligne. Les agences traditionnelles conservent une position de force, ayant généré 72% de l’ensemble des ventes de croisières aux États-Unis.

Qui sont les joueurs concernés?

De nombreux acteurs prennent part à la vente de ce produit auprès des clientèles. Prenons d’abord les agences traditionnelles qui récoltent la plus importante part de marché. Certaines gèrent des sites Web tels qu’Omega World Travel et son portail Cruise.com. S’ajoutent également les grandes agences en ligne telles Expedia et Travelocity ainsi que les agences plus spécialisées, dont World Travel Holdings qui exploite CruiseOnly, Cruises.com et CruiseOne.

 

Source : Cruiseone.com                                                               Source : Voyagesbergeron.com

Finalement, les compagnies de croisières effectuent elles aussi des ventes directement auprès de leur clientèle. Cette proportion varie selon le type (luxe ou contemporain) et les stratégies de la compagnie (quant à sa volonté de consentir des efforts dans la vente directe sur le Web au détriment du réseau de distribution traditionnel).

Le consommateur a donc l’embarras du choix lorsque vient le temps de réserver son forfait. Selon les prévisions établies pour 2012, les agences traditionnelles conserveront une part importante du marché en récoltant 70 % des ventes, une baisse de 2 % par rapport à 2010 (voir graphique 1).

Les réservations en ligne par rapport à celles effectuées dans les agences traditionnelles

L’utilisation d’Internet dans le processus de réservation des voyageurs (tous secteurs confondus) est plus généralisée aux États-Unis et au Canada qu’ailleurs dans le monde. Selon PhoCusWright, les taux de pénétration des réservations en ligne pour ces deux pays sont respectivement de 38% et 35%. Bien que l’Europe ait pris un peu de retard, la croissance prévue d’ici 2012 devrait être deux fois plus rapide que celle observée aux États-Unis et atteindre un taux de pénétration de 36%.

Du point de vue des secteurs de l’industrie du voyage, on remarque que la situation est différente dans l’industrie des croisières (voir graphique 2). En effet, les revenus générés par les réservations en ligne ne représentaient que 9% des revenus totaux en 2010 et devraient atteindre 10% d’ici 2012. Parmi les ventes réalisées en ligne, 44% ont été effectuées sur le site Web des compagnies.

La complexité du produit croisière amène la clientèle à préférer le contact direct avec un agent de voyages. La moitié des ventes réalisées par les agences en ligne se concluent d’ailleurs au téléphone. Malgré ces résultats, Internet joue un rôle capital auprès du consommateur lorsque vient le moment de planifier son voyage. Environ neuf voyageurs sur dix s’informent en ligne avant de choisir leur destination et la compagnie de croisière. Voici donc la raison pour laquelle les compagnies investissent massivement dans le développement de leurs plateformes Web et sont très présentes sur les réseaux sociaux.

L’industrie investit dans la formation

Étant donné l’importance du rôle du réseau de distribution, il n’est pas surprenant de voir les associations professionnelles et les destinations d’accueil multiplier les initiatives afin d’informer et d’outiller les agents de voyages. La Cruise Line International Association (CLIA) est particulièrement active dans ce domaine. Elle regroupe quelque 16 000 agences américaines et canadiennes et offre une certification spécifique au produit croisière. Ainsi, elle conçoit sur une base annuelle des webinaires, des formations, en plus d’organiser une foire commerciale (cruise3sixty) où les agents ont l’occasion de rencontrer les représentants des escales et des compagnies. Ces programmes de formation offrent aux agents une meilleure connaissance des techniques de vente du produit et de la spécificité de la clientèle.

Les associations représentant les destinations d’accueil créent elles aussi des programmes de sensibilisation. Ainsi, Cruise Atlantic Canada organise des tournées de familiarisation avec les agents. Cruise Baltic a mis sur pied deux programmes de formation: l’un dédié au réseau de distribution américain, l’autre à celui du Royaume-Uni. L’association a également conçu des outils de vente, dont de courtes vidéos et des brochures présentant chacune des escales. Plus près de chez nous, l’Association des croisières du Saint-Laurent a également conçu des outils, dont une carte géographique interactive. Elle participe aussi aux événements de la CLIA et à des ateliers, en collaboration avec des représentants de la destination Canada – Nouvelle-Angleterre.

Source: Cruise Baltic.

Les compagnies de croisières investissent également dans la formation des agents de voyages. Notons l’exemple de Royal Caribbean qui a développé un programme appelé l’Université du Wow, une formation offerte aux agents de voyages américains.

L’avenir serait ainsi composé de cet équilibre entre agences de voyages traditionnelles, agences en ligne et compagnies de croisières. Selon PhoCusWright, la part de marché des agences traditionnelles devrait diminuer légèrement d’ici 2012, notamment au profit des réservations en ligne de plus en plus populaire auprès des habitués du produit. N’oublions pas le désir de certaines compagnies de croisières d’augmenter leur part de ventes directes. Quoiqu’il en soit, le réseau de distribution demeure un joueur essentiel dans cette industrie, ne serait-ce qu’en raison de sa proximité et de sa connaissance de la clientèle.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Sources:

Association des croisières du Saint-Laurent

Cruise Atlantic Canada

Cruise Baltic

– U.S. Online Travel Overview Tenth Edition: Cruise, PhoCusWright, novembre 2010, 30 p.

– Robidoux, Anne, «Quand RCI convoque les agents à l’University of Wow!», Tourisme plus, 22 avril 2011, p. 4

 

 

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Segments de clientèles

Qui sont ces voyageurs qui envahissent les mers?

Saviez-vous que les passagers de navires de croisières sont d’abord et avant tout des voyageurs chevronnés? En effet, ils partent annuellement en voyage 39% plus souvent que le voyageur moyen, le quart de ces voyages sont des croisières. Ils dépenseraient en moyenne 50% de plus par séjour que ceux qui ne pratiquent pas cette activité. Qu’ont en commun les passagers canadiens, américains et britanniques? Soulignons qu’ils représentent les deux tiers du marché mondial.

Les Américains, une forte majorité

Selon le dernier sondage de la Cruise Line International Association (CLIA) effectué en 2008 auprès des passagers américains, 45% d’entre eux étaient des premiers usagers, signe que ce produit réussit à attirer de nouvelles clientèles. L’étude révélait aussi que 34 millions d’Américains de 25 ans et plus, disposant d’un revenu familial de plus de 40 000 USD, avaient l’intention de partir en croisière d’ici les trois prochaines années. Bien que la récente crise économique ait quelque peu mis en doute ces intentions, la reprise actuelle permet de considérer positivement le potentiel de développement de nouveaux marchés.

Parmi les destinations considérées comme les plus attrayantes pour faire une croisière, notons les Caraïbes (43%), l’Alaska (25%), les Bahamas (25%), la Méditerranée (14%) et le reste de l’Europe (9%). Les Américains effectuent de plus en plus leur croisière en famille (25% de la clientèle en 2008 comparativement à 13% en 2002) et dépensent en moyenne 1880 USD pour leur voyage.

Pendant la crise économique, le délai de réservation des voyageurs était d’environ quatre mois et demi. Les prévisions pour 2011 correspondent au seuil habituel, soit un peu plus de cinq mois. Spécifions que la majorité des réservations (74%) s’effectue par le biais du réseau de distribution.

Par ailleurs, les plus grands amateurs de croisières aux États-Unis résident en Floride (25%), en Californie (11%) et au Texas (10%) (voir tableau 1).

Tableau 1 : Répartition des passagers américains selon leur État de résidence (2009)

Croisieristes_tabl1

La grande classe britannique

Fière d’une longue tradition alimentée en grande partie par la célèbre compagnie Cunard Cruise Line et ses fameuses traversées transatlantiques, l’activité croisière est importante pour cette nation. Les Britanniques étaient 1,53 million à monter à bord d’un navire de croisière en 2009, une croissance de 3,8% par rapport à 2008. Bien que la majorité (61%) ait choisi une ville de départ à l’extérieur du pays, on constate l’émergence d’une nouvelle tendance, soit l’embarquement à proximité du lieu de résidence. À cet effet, Carnival UK rapportait une augmentation de 10% des départs du port de Southampton.

En 2009, 49% des itinéraires choisis étaient d’une durée de 8 à 14 jours. Les Britanniques semblent utiliser le réseau de distribution dans une plus grande proportion (81%) que les Américains (74%) pour effectuer leur réservation. Le choix de la prochaine croisière est déterminé à 67% par l’itinéraire Finalement, il s’agit d’une clientèle assez assidue, car près de la moitié (42%) a effectué plus d’une croisière en 2009 (voir graphique 1).

 Graphique 1 : Fréquence des croisières effectuées par les passagers britanniques

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Les Canadiens, de plus en plus importants

Les Canadiens âgés de 12 ans et plus qui sont partis en croisière au cours des trois dernières années représentent 6,6% de la population totale du Canada, soit environ 1,93 million de personnes. Près du quart d’entre eux (24%) ont 65 ans et plus; les deux tiers (67%) sont mariés. Beaucoup résident en Ontario (44%), d’autres en Colombie-Britannique (19%) et au Québec (18%). De plus, 41% des passagers canadiens habitent dans les zones urbaines de Montréal, de Toronto ou de Vancouver. Environ la moitié des croisières qu’ils effectuent sont d’une durée de plus d’une semaine (48%) ou de deux semaines (37%) (voir tableau 2).

Tableau 2 : Durée de la croisière des passagers canadiens selon leur province de résidence

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Les variables utilisées ci-dessous (voir graphique 2) sont calculées à partir d’un indice 100, qui reflète la moyenne nationale des Canadiens qui ont effectué une croisière au cours des trois dernières années. Plus l’indice surpasse 100, plus la tendance à pratiquer l’activité est élevée. En observant plus attentivement les activités réalisées par ces voyageurs et en les classant selon leur province de résidence, on remarque que leurs intérêts varient sensiblement. En effet, les Ontariens pratiquent plus que la moyenne l’observation d’oiseaux et le curling. Les Britanno-Colombiens quant à eux font de l’aérobie, du ski de fond et suivent plus de cours de cuisine, alors que les Québécois jouent plus souvent au badminton, pratiquent davantage la motoneige, le vélo et la voile.

 Graphique 2 : Indice 100 – Propension des passagers canadiens à réaliser certaines activités

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*Il convient de considérer ces résultats à titre indicatif seulement en raison du faible échantillonnage de certaines catégories.

D’un point de vue global, on peut affirmer que sans tenir compte de sa nationalité, un passager d’un navire de croisière est habituellement âgé de plus de 40 ans, est marié et réalise la croisière en couple. Il effectue plusieurs voyages par année (tous types confondus) et possède un revenu familial annuel de plus de 100 000 USD. La destination visitée constitue un facteur déterminant dans le choix de la croisière. Malgré toutes ces ressemblances, il convient d’adapter le message en fonction des différents publics si l’on veut réussir à susciter l’enthousiasme et l’intérêt de futurs visiteurs.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Sources:

– «Cruise Lines International Association 2008 Cruise Market Profil Study», TNS, 2008, 53 p.

– Données de PMB, Sondage PMB Automne sur 2 ans, 2010

– Peisley, Tony. «Cruising at the Crossroads: Could regulators succeed where the global economic crisis failed and put an end to growth», Éditions Sea Trade Communications, 2010, 301 p.

Sites Web:

Cruise Line International Association

 

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Produits et activités

La demande vogue à une bonne vitesse de croisière

L’industrie des croisières est probablement le seul secteur touristique qui peut se vanter d’avoir affiché une progression de sa clientèle au cours des trois dernières décennies, et ce, même lors des crises ponctuelles (11 septembre 2001, récession, SRAS, etc.). Tous les indicateurs le confirment, cette croissance se poursuivra, bien qu’à un rythme plus modéré. Fait intéressant: les Américains ne sont plus les seuls à envahir les mers; les regards sont maintenant tournés vers les Européens.

Portrait mondial

Dans son étude intitulée «Cruising at the Crossroads», Tony Peisley établit à 31,6 millions le nombre annuel de passagers d’ici 2025, avec un taux de croissance annuel moyen de 3,7%. Notons qu’en 2009, ce nombre atteignait 17,8 millions.

Tableau 1: Nombre de passagers de croisières par pays d’origine, de 2005 à 2009 (en milliers)

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Comme le démontre le tableau 1, le marché nord-américain est d’une importance capitale pour cette industrie. Toutefois, en 2009, la croissance du nombre de passagers européens (15,8%) surpasse nettement celle observée en Amérique du Nord (1%) par rapport à 2008.

Les fortes augmentations prévues pour certains marchés s’expliquent notamment par les faibles taux de pénétration vis-à-vis le produit croisière (graphique 1). On remarque en effet que le taux de pénétration est beaucoup plus fort aux États-Unis (3,4%) qu’en France (0,6%) ou au Japon (0,2%). C’est pourquoi les grandes compagnies de croisières réalisent des investissements promotionnels importants en Europe ou en Asie et qu’elles y développent de nouveaux itinéraires.

Graphique 1: Taux de pénétration du secteur des croisières par pays en 2009 (en %)

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Amérique du Nord: maturité

Dans les années 2000, l’industrie des croisières a connu une croissance importante. En effet, selon la Cruise Lines International Association (CLIA), le taux de croissance annuel depuis 1990 s’élève à 7,2%. Environ 68% du nombre total de passagers généré de 1980 à 2009 est attribuable aux dix dernières années.

La part de marché des passagers nord-américains tend à stagner depuis quelques années; ceux-ci perdent du terrain au profit des Européens (tableau 2). D’après les experts, cette situation prendra de plus en plus d’ampleur avec le temps.

Tableau 2: Répartition de la demande mondiale, de 2005 à 2010 (en milliers)

Demande_croisieres_tabl2

Europe en croissance

Comme il a été mentionné précédemment, le nombre de passagers européens croît actuellement à un rythme accéléré et leurs besoins et leurs façons de voyager diffèrent de ceux des Nord-Américains. Ainsi, les compagnies qui ciblaient traditionnellement les clientèles nord-américaines doivent modifier certaines caractéristiques de leur produit (restauration, excursions, divertissement, etc.) pour attirer cette nouvelle clientèle.

La Méditerranée demeure la destination la plus populaire pour les Européens, mais la croissance remarquée (20%) des itinéraires en Europe du Nord laisse entrevoir un avenir intéressant pour cette région (tableau 3).

Tableau 3: Répartition de la demande européenne par destination croisière, de 2005 à 2009 (en milliers)

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Par ailleurs, l’intérêt pour une destination croisière varie aussi en fonction de la nationalité des voyageurs. Par exemple, les Allemands préfèreront l’Europe du Nord dans une plus large proportion (25%) que les Italiens (7%) (graphique 2).

Graphique 2: Destinations de croisières choisies par les Européens en fonction de leur pays d’origine en 2008 (en %)

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Asie-Pacifique en émergence

Le futur laisse également entrevoir un développement important des marchés asiatique et australien. Le président de la Singapore Cruise Center annonçait récemment qu’en 2015, il y aurait sept millions de passagers asiatiques, soit trois fois plus que les prévisions originales. Le marché australien devrait lui aussi connaître une forte progression, principalement en raison du développement important de l’offre à la destination. Par exemple, en 2012, Carnival Cruise Lines assignera un navire sur une base annuelle en Australie, une première pour cette compagnie. D’ailleurs, les dirigeants de la Cruise Down Under y prévoient une augmentation de 20% du nombre d’escales pour la saison 2011-2012.

Ainsi, l’avenir s’annonce prometteur quant à l’augmentation du nombre de passagers dans l’industrie des croisières. Traditionnellement nord-américaines, les clientèles seront amenées à changer et à se diversifier au cours des années. Le vrai défi pour les compagnies et les destinations sera donc de trouver des moyens de s’adapter rapidement à ces nouveaux visiteurs et à leurs besoins.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.


Sources:

– Global Travel Industry News, «Asian cruise industry may net 7 million passengers a year by 2015», eturbonews.com, 13 décembre 2010.

European Cruise Council

– Jainchill Johanna. «Australia deployment a strategy shift for Carnival Cruise Lines», Travelweekly.com, 25 janvier 2011.

– The Overview, 2010 CLIA Cruise Market Overview, Cruise Lines International Association inc.

– PeisleyTony. «Cruising at the Crossroads», Sea Trade Communications Ltd, 2010.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

La course autour du monde… les compagnies de croisières diversifient leurs itinéraires

L’offre mondiale des compagnies de croisières ne cesse de se diversifier et rejoint maintenant la plupart des régions du monde. L’Europe réussit toutefois à se démarquer grâce à la création d’itinéraires et à une forte demande de la clientèle européenne. Non seulement les dernières générations de navires bonifient l’expérience, mais elles permettent aussi de nouveaux axes de développement. Les prévisions indiquent une croissance globale de la capacité, et ce, d’ici à 2025. Que nous réserve l’avenir? Quelles sont les stratégies de déploiement utilisées par les compagnies?

L’Europe en vedette

L’Amérique du Nord est depuis plusieurs années la destination croisière la plus populaire, notamment grâce aux itinéraires dans les Caraïbes, en Alaska et au Mexique. Or, la clientèle manifeste un intérêt grandissant pour les itinéraires européens (Méditerranée, mer Baltique et Europe du Nord), non seulement les Américains, à la recherche de nouvelles destinations, mais également les Européens, de plus en plus nombreux à prendre la mer. Carnival Corporation*, la plus importante compagnie de croisières au monde, diminuera sa capacité en Amérique du Nord d’ici 2012, au profit d’une présence accrue en Europe (tableau 1).

Tableau 1 – Part de marché en fonction de la capacité de Carnival Corporation en Amérique du Nord et en Europe de 2009 à 2012 par rapport à la capacité mondiale

* Carnival Corporation est propriétaire d’Aida, de Carnival Cruise Lines, de Costa Cruises, de Cunard Line, de Holland America, d’Ibero Cruceros, d’Ocean Village Holidays, de P&O Cruises, de P&O Cruises Australia, de Princess Cruises et de Seabourn Cruise Line.

Carnival Corporation n’est pas la seule compagnie de croisières à bonifier son programme d’itinéraires européens pour l’année 2011. En voici d’autres.

  • Norwegian Cruise Line y enverra sa plus récente acquisition, le Norwegian Epic, entre les mois de mai et d’octobre.
  • Princess Cruises y déploiera sept navires; une première pour cette compagnie.
  • Holland America programmera aussi sept navires, un de plus qu’en 2010.
  • Royal Caribbean adopte la même stratégie en y proposant 11 de ses 22 navires.

Ces exemples démontrent qu’il ne s’agit pas d’une stratégie unique mise de l’avant par une compagnie, mais bien d’une tendance qui touche toute l’industrie.

Que nous réserve l’avenir?

Tony Peisley, auteur de l’étude Cruising at the Crossroads parue en mai 2010, a établi des prévisions jusqu’en 2025 en ce qui a trait au nombre de lits disponibles et au nombre de passagers (tableau 2).

Tableau 2 – Prévisions mondiales du nombre de lits disponibles et du nombre de passagers de 2009 à 2025.


Selon ces prévisions, on remarque que les taux de croissance de l’offre et de la demande auront tendance à demeurer en deçà de ce qu’ils étaient dans les années précédentes, soit entre 7% et 8%.

Le développement de la flotte

Les nouvelles générations de navires sont venues bonifier l’offre globale. Que l’on pense à la classe Oasis de Royal Caribbean, au Norwegian Epic de NCL ou à la classe Solstice de Celebrity, ces navires redéfinissent complètement le produit. La proposition variée de restaurants, de bars et de lieux de divertissement, de glissades d’eau, de comédies musicales, l’alliance avec les productions Dreamworks, la présence de boutiques Apple ou de Starbucks en sont des exemples.

On assiste également à la création de sections exclusives à l’intérieur d’un navire. Cette pratique nommée, en anglais, a ship within a ship, consiste pour les compagnies, dites contemporaines, à créer des sections plus luxueuses avec un accès restreint. Ainsi, des espaces sont réservés aux clients qui auront acheté une croisière de catégorie supérieure, qui comprend même parfois une section exclusive de la plage lors de l’escale.

D’ici les prochaines années, Peisley affirme qu’il serait surprenant de revoir la commande de navires de type Oasis, pouvant recevoir plus de 5400 passagers, principalement en raison des limites que posent ces paquebots lors du développement des itinéraires. En effet, la plupart des installations portuaires en Europe ne sont pas en mesure de recevoir ces géants des mers. Sans compter que le financement des nouvelles constructions devient un enjeu de plus en plus important et qu’il est difficile de financer ces navires de plus d’un milliard de dollars américains.

À la lumière des différents carnets de commandes des compagnies, on observe que les navires dédiés aux catégories contemporaines et prémiums dominent les réservations. Ceux-ci contiennent 3000 passagers en moyenne.

Les stratégies de déploiement

Chaque compagnie agit différemment sur la scène internationale. Traditionnellement, Carnival Cruise Lines privilégie l’Amérique du Nord. Elle y déploie d’ailleurs actuellement 19 de ses 22 navires. À l’inverse, Royal Caribbean a choisi une stratégie plus globale.

Lors de la conférence Sea Trade Med, tenue à Cannes en décembre 2010, John Tercek, vice-président du développement commercial chez Royal Caribbean, donnait un exemple intéressant de la stratégie de déploiement utilisée.

L’arrivée d’une nouvelle classe de navires influe sur la planification des itinéraires comme le démontre le schéma ci-dessous.

Figure 1 – Stratégie de déploiement, Royal Caribbean

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Il y a dix ans, le déploiement des navires influençait la demande, aujourd’hui on assiste à la situation inverse. L’augmentation importante de la demande européenne incite les compagnies à y enrichir leur programmation. À titre d’exemple, le marché voit de plus en plus en saison hivernale des navires sur la Méditerranée.

Historiquement, les courts itinéraires (3 à 5 jours) étaient offerts en majorité dans la région des Caraïbes; les Américains ayant moins de vacances que les Européens, le produit était ainsi mieux adapté à leurs besoins. Cependant, la moyenne de la durée des croisières en Europe tend à diminuer avec le temps, preuve que les compagnies veulent diversifier leurs produits. Par ailleurs, la durée d’un itinéraire influe considérablement sur le coût du carburant utilisé. Pour cette raison, Celebrity Cruise a modifié la durée de ses itinéraires au Royaume-Uni, les faisant passer de 16 à 12 jours.

L’ouverture des Européens pour le produit croisière est récente, de nombreux spécialistes comparent la situation actuelle à celle des États-Unis dans les années 1980 et 1990. Est-ce une menace pour le Québec? La diminution du nombre d’itinéraires en Amérique du Nord pourrait en être une. Or, l’intérêt croissant des Européens pour les croisières (principalement les Français, les Allemands, les Britanniques, les Italiens et les Espagnols) pourrait également représenter une opportunité, car ils aiment déjà le produit touristique québécois. Comme la notoriété des croisières est encore faible dans cette région du monde, il reste encore beaucoup à faire pour y vendre le fleuve Saint-Laurent en tant que destination.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Sources:

– BOND Mary, Still Growing, Mediterranean Overview, Seatrade Cruise Review, décembre 2010, p. 51.

– 2010 CLIA Cruise Market Overview, Cruise Line International Association, inc.

– PEISLEY Tony, Cruise at the Crossroads: Could regulators succeed where the global economic crisis failed and put an end to growth, Seatrade Communications Ltd, mai 2010.

– TEREK John, Port Development, présentation réalisée dans le cadre de Sea Trade Med, Cannes, 30 novembre 2010.