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De l’équipement nautique en libre-service

Des stations de location de planches à pagaie se déploient sur les plages du lac Léman, en Suisse. Les deux premières installations, conçues par la startup Equip, comportent chacune 6 embarcations offertes gratuitement par les villes de Gland et de Rolle. 

Comment ça marche ?

L’usager doit d’abord télécharger l’application Equip, puis y effectuer une réservation. Par mesure de sécurité, une carte de crédit est requise, mais la location est gratuite. Il peut ensuite déverrouiller un casier à l’aide de son téléphone et accéder à une planche, une pagaie et deux vestes de flottaison. Le contenant comprend également un panier dans lequel l’utilisateur peut laisser ses effets personnels.  

Plusieurs types d’équipement

D’autres stations de planches à pagaie, mais aussi d’autres équipements sportifs, sont prévus sur les berges du lac. Par ailleurs, la ville de Gland compte déjà un module pour le prêt de jeux de pétanque, de spikeball et de tennis de plage. Voilà qui permet d’alléger le balluchon du visiteur ou encore de l’initier à la pratique de nouvelles activités. 

La sécurité avant tout

Néanmoins, l’absence de personnel ou d’outils de communication (affiches, vidéos, etc.) prodiguant des consignes de sécurité et des conseils sur l’utilisation adéquate de l’embarcation et de la veste de flottaison pose un certain défi en matière de prévention des noyades. La transmission de ces informations est primordiale, qu’on s’adresse aux néophytes ou aux utilisateurs expérimentés. Une approche en libre-service ne doit pas compromettre la sécurité des visiteurs.

 

Image à la une : Equip/Vimeo 

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Popularité en hausse des plans d’eau : qui sont les nouveaux plaisanciers ?

Au cours de la dernière année, un tiers des Québécois (32 %) indiquent avoir fait l’acquisition de matériel de sport d’été ou de plein air. Parmi ceux-ci, 14 % ont acheté de l’équipement nautique non motorisé et 4 % des appareils motorisés, selon une étude réalisée par la Chaire de tourisme Transat auprès de 1 269 voyageurs québécois. De plus, ces dépenses exercent une influence sur les intentions de séjours. Les trois quarts des acheteurs d’équipement nautique non motorisé (75 %) et 59 % des acheteurs d’équipement nautique motorisé déclaraient que ces achats allaient avoir un impact sur leurs voyages de l’été 2021, tant dans le type de séjour que dans la destination.

Il convient donc de s’intéresser à ces nouveaux plaisanciers en analysant leur comportement nautique et le profil de leur pratique, afin de comprendre leurs besoins et d’y répondre au mieux.

Portrait des nouveaux pratiquants

Selon une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec Nautisme Québec auprès de 1 054 adeptes de plaisance au Québec, le nautisme séduit de nouvelles sphères de la population active. Ces nouveaux pratiquants sont plus jeunes, ont des enfants et ont davantage poursuivi un cursus universitaire que les plaisanciers habituels. Portrait de leurs caractéristiques sociodémographiques dans l’infographie ci-dessous.

portrait_nouveaux_adeptes_nautisme

Une initiation au nautisme grâce aux petites embarcations

Un peu plus d’un plaisancier sur 10 (13 %) déclare être devenu un nouvel adepte d’une activité nautique ou de plaisance depuis le début de la pandémie. Généralement, l’introduction au nautisme passe par les petites embarcations, non motorisées pour la majorité, avant de migrer vers de plus grands gabarits. En effet, parmi les embarcations déclarées à usage principal, 22 % des nouveaux adeptes utilisent un bateau à moteur ou un wakeboard, 19 % une planche à pagaie/à prône, un surf ou un kitesurf et 16 % un canot ou un kayak.

En phase avec leurs embarcations favorites, les nouveaux adeptes priorisent la pratique de leur activité nautique sur les divers lacs (48 %, contre (c.) 34 %) et rivières (28 %, c. 14 %) du Québec, au contraire des habitués de nautisme qui ont un penchant pour le fleuve Saint-Laurent (57 % des habitués, c. 46 %), plus périlleux dans sa navigation. Les nouveaux usagers déclarent davantage utiliser les rampes d’accès gratuites (57 %) et les plages et les berges (28 %) pour se jeter à l’eau que les autres plaisanciers. Fait notoire, ils confient aussi recourir légèrement plus que les habitués de nautisme (5 %) aux accès informels et aux terrains non balisés (11 %). Sensibiliser les nouveaux adeptes aux conséquences de ce genre de pratique peut s’avérer important, afin de limiter les comportements nocifs vis-à-vis de l’environnement et des riverains.

Avec en moyenne 22 jours sur l’eau à l’été 2020 contre 32 jours pour les habitués, ces adeptes sont encore timides dans leur nouveau passe-temps. Les régions où ils ont le plus déclaré avoir pratiqué leur activité se situent toutes à proximité de Montréal, soit 26 % en Montérégie, 22 % à Montréal, 19 % dans les Cantons-de-l’Est, 18 % dans les Laurentides et 12 % dans Lanaudière. Enfin, concernant les dépenses déclarées lors d’une sortie typique, ces dernières sont moins élevées que pour les pratiquants habituels, avec une médiane de 125 $ contre 200 $. Ce comportement n’est pas surprenant, puisque relié à une pratique plus récente et à des embarcations non motorisées souvent moins coûteuses.

Des pratiquants encore à fidéliser

Interrogés sur leurs connaissances en matière de sécurité nautique, les nouveaux adeptes déclarent moins maitriser la lecture d’une carte marine (20 % n’y sont pas familiers ), le respect des nuisances sonores (18 %), les limitations de vitesse (11 %) ainsi que les obligations en matière de permis et d’immatriculation d’embarcation (7 %). Toutefois, 47 % des nouveaux adeptes jugent les exigences actuelles suffisantes en matière de compétence et de formation, proportion plus élevée que parmi les habitués de plaisance (37 %). De ce fait, conscients de leurs lacunes, la moitié des nouveaux initiés sont ouverts à payer pour la formation liée à leur embarcation principale, proportion plus élevée que chez les habitués (43 %). Des cours ou des formations pratiques pourraient donc être développés afin de compléter les connaissances des nouveaux plaisanciers et par la même occasion, les séduire pour les convertir en pratiquants plus assidus.

Enfin, sondés sur leurs intentions de pratique à l’été 2021, 2 nouveaux adeptes sur 3 souhaitaient effectuer des sorties de plaisance d’une journée complète ou d’une demi-journée (68 % et 67 % respectivement), et 1 sur 3 avait l’intention de faire des sorties d’une nuit, 31 % de 2 à 6 nuits et 22 % de 7 nuits et plus. Ces nouveaux adeptes étaient par ailleurs plus enclins que les habitués à faire des sorties avec nuitées.  Avec la réouverture progressive des frontières et le retour des vacances à l’étranger, il est de mise de fidéliser et de convaincre ces nouveaux pratiquants de poursuivre leur activité nautique au Québec, en facilitant l’accès aux plans d’eau et en leur proposant de nouvelles activités.

 

Image à la une : Pexels.

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Une route balisée pour les pagayeurs

Le projet Paddled Vestfold and Telemark consiste en un réseau de sentiers fluviaux longeant la côte. Celui-ci peut être emprunté de façon autonome grâce au balisage et à la signalisation. Les itinéraires sont cartographiés et peuvent être téléchargés sur un microsite Web de l’organisation de gestion de la destination de la Norvège (en norvégien avec résumés en anglais). En plus de documenter les circuits, ces cartes permettent de repérer les points d’eau potable, les toilettes, les stationnements et les aires de repos, entre autres.

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Source : UT.no

Les haltes, mises sur pied expressément pour les pagayeurs dans chacune des municipalités du parcours, disposent de quelques abris pour accueillir plus d’un groupe à la fois. Bien que rudimentaires, ces refuges qui s’intègrent harmonieusement au paysage ont été conçus pour pouvoir y passer la nuit.

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Source : Frank Tindvik /Facebook/Padleled Vestfold og Telemark

Ce déploiement consiste à inciter les Norvégiens à pratiquer une activité physique soutenue tout en profitant de la nature environnante. Ce projet s’inscrit aussi favorablement dans la politique de développement durable des municipalités concernées et contribue à l’attractivité de celles-ci, autant pour les résidents potentiels que pour les voyageurs des régions avoisinantes.

Inaugurée en 2018, la route sera composée de nouveaux itinéraires au cours de l’année 2021 grâce à l’ajout d’autres municipalités au projet.

Un concept pour le Québec ?

Un tel concept pourrait-il voir le jour au Québec ? Est-ce que nos rivières permettent une navigation suffisamment sécuritaire pour déployer des circuits en autonomie ? Serait-il possible d’intégrer une section du fleuve dans cet itinéraire ? Un projet comme celui-ci suscite bien des questionnements. Mais l’idée de découvrir nos régions par les nombreux cours d’eau qui les sillonnent est emballante.

 

Image à la une : Facebook/Padleled Vestfold og Telemark

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Zoom sur le profil des plaisanciers au Québec

Un sondage en ligne non représentatif mené par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2018 auprès de 629 plaisanciers québécois avait déjà révélé que les utilisateurs d’embarcations sans moteur portent plus fréquemment leur vêtement de flottaison individuel (VFI) que les adeptes de bateaux motorisés. Cette étude réalisée pour Nautisme Québec et soutenue par Transports Canada souligne aussi des différences importantes entre les profils sociodémographiques et les pratiques nautiques de ces deux groupes de plaisanciers.

Les infographies ci-dessous illustrent quelques-unes des tendances révélées par cette étude.

Note : les usagers des embarcations à moteur sont les répondants ayant mentionné utiliser le plus fréquemment un bateau de pêche, un ponton ou tout autre bateau à moteur. Les usagers d’embarcations sans moteur sont les utilisateurs de voilier, de chaloupe, de canot, de kayak et de planche à pagaie.

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Source Images à la une : Pexels

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Vigilance lors des sorties de plaisance

Depuis 2017, la Chaire de tourisme Transat et Nautisme Québec, soutenus par Transports Canada, collaborent à une étude sur les pratiques des plaisanciers au Québec, dont un volet est consacré à la sécurité nautique. Selon le dernier sondage en ligne réalisé à l’automne 2018 auprès de 629 plaisanciers membres de Nautisme Québec, les deux tiers des répondants jugent avoir une très bonne ou même une excellente connaissance des lois et des règlements entourant le vêtement de flottaison individuel (VFI). La quasi-totalité des répondants (97 %) indiquent également vérifier si leurs gilets de sauvetage sont de la bonne taille et en bon état pour tous les passagers avant de partir sur l’eau.

Pourtant, dans la pratique, une proportion élevée de plaisanciers adultes mentionne adopter des comportements plutôt laxistes à cet égard : seuls 41 % mentionnent porter toujours ou souvent leur VFI à bord de leur embarcation principale. Plus alarmant encore, 40 % déclarent le porter rarement ou jamais. Les utilisateurs d’embarcations sans moteur tels que voiliers, chaloupes, canots, kayaks et planches à pagaie semblent plus assidus dans le port du VFI que leurs pairs privilégiant les embarcations à moteur. En effet, plus de la moitié d’entre eux (61 %) indiquent porter fréquemment leur VFI, contre seulement 30 % des utilisateurs d’embarcations à moteur.comportements_vfi_nautisme

Source de l’image : Chaire de tourisme Transat

Augmentation du nombre de noyades

Alors que l’été 2019 bat son plein, le nombre de noyades au Québec ne cesse d’augmenter. Au 31 juillet, on recensait déjà 42 noyades au Québec, contre 37 à ce même moment en 2018. Selon le Centre canadien de recherche sur la prévention de la noyade, les activités les plus à risque sont les activités aquatiques (27 % des noyades), suivies de la navigation de plaisance (24 %), où plus de la moitié (52 %) des noyades sont occasionnées lors de sorties en bateau à moteur. Toujours selon ce rapport, l’absence du port du VFI et la consommation d’alcool sont les facteurs de risque de noyade les plus fréquents. Lors de sorties de plaisance, l’absence du port du VFI représente un facteur de risque à 75 %, et l’alcool, à 31 %.

Dans le cadre de la Semaine nationale de prévention de la noyade, qui se déroule chaque année la dernière semaine de juillet, la Société de sauvetage a multiplié ses actions de prévention afin de sensibiliser toujours plus les vacanciers. Le port du VFI se situe au cœur de la campagne.

Source : chaîne YouTube, Société de sauvetage

Ces actions sont des plus pertinentes et trouvent même leur légitimité dans la voix des plaisanciers. En effet, toujours selon l’étude de la Chaire, sept répondants sur dix estiment que les exigences imposées aux plaisanciers en matière de compétences et de formation sont insuffisantes.

Afin de vivre une bonne saison touristique, il est important de poursuivre les efforts de formation à la sécurité nautique et d’effectuer un entretien régulier et rigoureux des vestes de flottaison. Parce que passer un bel été, c’est avant tout passer un été en sécurité!

 

Source de l’image à la une : photo par Oleksandr Pidvalnyi, sur Pexels

 

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Trois tendances pour le tourisme maritime et fluvial

Le Réseau de veille en tourisme (RVT) produit depuis plusieurs années le bulletin de veille touristique sur le Saint-Laurent pour le ministère du Tourisme du Québec. Cet exercice permet d’informer les intervenants des produits en lien avec la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique. Le RVT a passé en revue les bulletins des deux dernières années pour en faire ressortir trois tendances observées au Québec et dans ses marchés concurrents.

 

Les croisières expéditions, un créneau en vogue

Selon la Cruise Lines International Association (CLIA), la popularité croissante des destinations nordiques figure parmi les grandes tendances de l’industrie des croisières. La clientèle, attirée par l’expérience nordique, recherche des croisières d’aventures, voire de l’extrême. Lors de la dernière édition du plus grand événement annuel organisé par l’industrie, Seatrade Cruise Global, les compagnies ont annoncé une hausse importante de la demande pour les croisières expéditions.

Mêlant aventure, découverte et apprentissage, celles-ci s’effectuent à bord de navires plus petits que leurs cousins océaniques. Elles accostent dans des ports de moindre taille, situés dans des régions hors des sentiers battus, telles que l’Arctique canadien, le Groenland ou encore l’Alaska. Cette offre séduit une part croissante de voyageurs aisés, soucieux de l’environnement et en quête de voyages transformationnels et expérientiels, comme le constate la CLIA.

Pour répondre à la demande, 26 navires sont en cours de construction, selon Cruise Industry News, tant pour les compagnies déjà établies que pour de nouveaux joueurs, les plus connues étant Celebrity Cruises, Silversea, Hurtigruten, Quark Expeditions ou encore Ponant. Cette dernière envisage de doubler sa flotte d’ici 2021, pour disposer de 12 navires d’expédition, dont le premier brise-glace de luxe au monde. Quant à Hurtigruten, une compagnie présente sur le fleuve Saint-Laurent, elle lancera en 2019 les deux premiers navires hybrides d’une nouvelle génération (voir image ci-dessous), qui seront considérés parmi les plus respectueux de l’environnement.

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Source : Hurtigruten

Parmi les destinations, l’Alaska suscite un fort engouement chez la clientèle et les compagnies depuis plusieurs années. Visitée non seulement par des bateaux d’expédition, mais aussi par des méganavires pouvant transporter jusqu’à 5000 passagers, la région a accueilli un nombre record de 41 navires et plus de 995 000 passagers en 2017. Une popularité qui pourrait très bien se propager à d’autres destinations nordiques.

Les destinations améliorent l’accueil des passagers en escale

Les autorités portuaires et les villes d’accueil accentuent leurs efforts pour améliorer l’expérience des passagers en visite dans leur destination. Partant du constat que les employés des navires de croisières sont régulièrement sollicités par leur clientèle pour connaître l’offre touristique de la ville norvégienne d’Oslo, l’organisme Oslo Cruise Partners a produit un manuel à leur intention. L’imprimé inclut des renseignements pratiques, des coupons de réduction ainsi que des gratuités, afin d’améliorer l’expérience de visite tant des passagers que des membres d’équipage qui souhaitent explorer la ville.

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Crédit photo : VisitOSLO/Tord Baklund; source : VisitOSLO

Le port d’Aarhus, au Danemark, a quant à lui choisi d’accueillir les croisiéristes avec une équipe de 1300 hôtes locaux bénévoles. Vêtus d’un chandail bleu et d’un badge présentant l’inscription Ask me (Demandez-moi), ces résidents guident les croisiéristes à travers la ville et assistent avec eux à des événements culturels.

L’autorité portuaire de Nanaimo, sur l’île de Vancouver, a instauré une politique d’accueil similaire pour les passagers de croisières, le White Glove Service, afin d’éliminer les irritants lors de leur visite. Par exemple, un service de voiturettes de golf transporte les personnes à mobilité réduite jusqu’au terminal où ils traversent la douane. Une navette gratuite, offerte aux passagers et aux membres des équipages, circule en continu tout au long de la journée et s’arrête à quatre lieux d’intérêt. Des bénévoles, portant des vêtements identifiables, sont présents le long de la route empruntée par la navette pour répondre aux questions et faire des recommandations de visites. Selon l’autorité portuaire, les nouveaux standards d’accueil reposent sur la qualité du service des bénévoles, fiers ambassadeurs de leur communauté et de leur région.

Au Québec, l’accueil des résidents dans les escales du Saint-Laurent est le principal facteur de satisfaction des passagers, selon une étude du ministère du Tourisme publiée en 2017. Mais l’accueil est également un enjeu bien présent, en raison du manque de financement des activités et de la pénurie de main-d’œuvre.

La mise en valeur récréotouristique des cours d’eau

En Amérique du Nord comme en Europe, les villes et les territoires ont à cœur la revitalisation touristique de leurs cours d’eau et de leurs rives. Ils adoptent une approche collaborative afin de favoriser l’émergence de projets innovants. L’État de New York a lancé au printemps dernier le concours « Réimaginons le canal » (Reimagine the Canals Competition) afin de transformer de manière visionnaire le réseau de canaux de l’État pour en faire une source de développement économique et touristique. Parmi les projets sélectionnés en mai dernier, Go the Distance vise à aménager des lieux d’hébergement pour les plaisanciers, Canal Winterlocks permettra d’organiser des activités hivernales sur le canal Érié et Intra-Works proposera des installations d’art et de sculpture visant à forger une identité culturelle pour le réseau de canaux.

En France, l’organisme responsable du développement touristique et culturel de l’estuaire du fleuve de la Loire a créé la marque Terre d’estuaire, la Loire de tous les sens, au printemps dernier. Cette initiative a vu le jour afin de valoriser 60 kilomètres de rives et de regrouper les offres touristiques et culturelles de la destination au sein de forfaits thématiques.

La Ville de Québec a lancé son futur plan d’aménagement des principales rivières de son territoire par un concours international d’idées, en mai 2017. Le plan servira entre autres à mettre en valeur des activités récréotouristiques tout au long de l’année sur les rivières du Cap Rouge, Saint-Charles, Beauport et Montmorency. Les projets des trois lauréats du concours Rêvons nos rivières vont guider les autorités municipales dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan directeur permettant l’atteinte de plusieurs objectifs, notamment :

  • Améliorer l’accessibilité aux rivières, tout en préservant leur qualité;
  • Dépasser les limites récréatives et profiter des quatre saisons;
  • Renforcer le sentiment d’appropriation des citoyens envers les rivières et leurs milieux environnants;
  • Relier les équipements récréotouristiques existants et à venir;
  • Mettre en valeur la culture et le patrimoine.

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Source : Rêvons nos rivières

Ces tendances mondiales, présentes tant au Québec qu’à l’international, démontrent l’importance des secteurs maritime et fluvial au sein de l’industrie touristique. Pour en apprendre davantage, consultez l’ensemble des bulletins de veille ou abonnez-vous* pour recevoir les prochains.

Source de l’image à la une : © Jean-François Frenette/Québec Original

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Produits et activités Tendances

Animer un fleuve, plus qu’une histoire de bateau

 

La Direction générale des entreprises (DGE) et le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) ont publié une étude sur les meilleures pratiques internationales du tourisme fluvial. Une partie importante du document se consacre à la thématique de l’innovation. Celle-ci se décline en fonction de plusieurs sujets tels que les modes de consommation, l’aménagement des berges et la protection de l’environnement. Il est également démontré que le tourisme fluvial peut innover en s’inspirant des secteurs maritimes et nautiques. Voici quelques-unes des suggestions et des exemples du rapport du DGE et du Réseau de veille.

De nouveaux modes de consommation

L’économie collaborative se développe et le tourisme fluvial n’y échappe pas. Plusieurs compagnies offrent désormais aux emprunteurs de louer des produits ou des services plutôt que de les acheter.

L’entreprise Uber commercialise un nouveau service de transport sur l’eau. UberBOAT permet à un utilisateur de contacter un capitaine par son téléphone intelligent et d’effectuer un trajet à moindre coût. D’abord testé lors d’évènements ponctuels, tels que le Festival de Cannes, le service est officiellement offert depuis juin 2017. Pour l’instant, la Croatie est l’unique destination desservie (voir la vidéo suivante).

Source : YouTube

Développé depuis quelques années, le boat-club offre de consommer les activités nautiques d’une nouvelle façon. Par un abonnement annuel, un membre accède à plusieurs sites et aux bateaux s’y trouvant. Le concept est présent aux États-Unis et il permet une augmentation du nombre d’adeptes en rejoignant une clientèle qui ne souhaite pas nécessairement devenir propriétaire d’un bateau. Cette formule se développe également en France. Dans ce pays, elle est majoritairement présente le long du littoral comme le propose le Bénéteau Boat Club.

Les plateformes collaboratives apparaissent au rythme des changements dans les modes de consommation. Les sites tels que Boatsetter, Click & Boat et Hey Capitain constituent des services de location de navires. Ils mettent en relation les propriétaires et les clients désirant pratiquer des activités telles que la pêche, une croisière ou des sports nautiques, seuls ou accompagnés du capitaine. Tous les exemples peuvent se reproduire dans le tourisme fluvial dans le cas de territoires où la plaisance privée est développée.

La valorisation d’un cours d’eau

L’aménagement des voies navigables possède de nombreux avantages. En plus d’inciter à la réappropriation des berges et des plans d’eau, cela apporte une attractivité supplémentaire et l’exploitation de secteurs sous-estimés (lire : La reconquête touristique des berges fluviales).

Les baignades urbaines 

Les baignades dans les cours d’eau urbains ont mauvaise réputation en raison d’aspects liés à la sécurité et des dangers sanitaires. Toutefois, cela tend à changer depuis quelques années grâce à de nombreux efforts de dépollution. Plusieurs grandes villes, notamment Copenhague, Berlin et Zurich, possèdent leur espace de baignade dans leur voie navigable. Dans le cas de Paris, la Ville souhaite rendre officiellement accessible la baignade dans la Seine en 2024, juste à temps pour les Jeux olympiques. D’ailleurs, le cinéaste Wilfrid Duval d’Urbaparis a réalisé une courte vidéo expliquant les enjeux d’un tel projet. 

Il existe également un concept des piscines flottantes. Il s’agit de structures installées sur un plan d’eau permettant une baignade propre et sécuritaire. Dans plusieurs cas, elles sont démontables et peuvent être déplacées selon les saisons ou les conditions météorologiques. C’est le cas des piscines Mobipool comme l’illustre l’image suivante.

piscine_flottante_tourisme_fluvial Source : Youtube

Hôtels flottants

Certains hôtels sont aménagés directement sur l’eau. En Norvège, l’Arctic Bath Hotel & Spa ouvrira bientôt ses portes et sera situé directement sur la rivière Lule. Au Québec, un nouveau projet d’hôtel flottant verra le jour à l’été 2018 à Salaberry-de-Valleyfield. L’entreprise Flotel s’installera dans la baie Saint-François. La structure écoresponsable disposera de six chambres réparties sur trois plateformes indépendantes, mais reliées entre elles. Elles seront dotées d’une terrasse privée avec fauteuils et foyer, d’un grand lit et d’une salle d’eau

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Source : Flotel

Marché urbain

Depuis 2012, l’Association le Marché de l’Eau offre aux Parisiens la possibilité d’acheter des fruits et des légumes biologiques acheminés par bateau. Les consommateurs doivent s’abonner au service et récupérer leur panier de denrées aux points de relais. Cette activité s’inscrit directement dans les tendances du slow food et du bien-être. 

La protection de l’environnement

Plusieurs enjeux environnementaux affectent le tourisme fluvial, dont le besoin de réduire ses impacts sur le milieu naturel. De nombreuses compagnies optent pour des navires avec un type de propulsion hybride ou 100 % électrique.

Des outils développés par le secteur nautique présentent un fort potentiel pour les territoires ayant des activités fluviales. C’est le cas du projet C’mon spot de l’Agence des Aires Marines Protégées. Le portail Web sensibilise de manière ludique et pédagogique aux enjeux environnementaux des sites de pratiques des activités nautiques le long du littoral breton. Il fournit également des informations sur les interdictions et les diverses précautions à prendre selon le site fréquenté. 

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Source : C’mon spot

En plus d’être des éléments importants de l’offre fluviale, ce type d’installations et d’activités participe au dynamisme des milieux urbains en animant et en valorisant les voies navigables des villes.

Qu’en pensez-vous ?

 

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Produits et activités Tourisme durable

L’agrotourisme des mers

L’agrotourisme au Québec est en pleine croissance. L’engouement envers ce secteur a un fort potentiel d’exploitation et devient un produit d’appel pour plusieurs régions. Il permet aux agriculteurs de diversifier leur revenu, de contribuer au développement territorial, de répondre à une attente des visiteurs ; soit les rapprocher du producteur.

Est-il possible d’exporter le concept sur l’eau et de diversifier ce faisant les activités reliant la pêche et le tourisme ?

Le pescatourisme : l’agrotourisme de la mer 

Développé depuis quelques années à l’échelle mondiale, le pescatourisme est une forme de tourisme qui unit la découverte de la mer, le métier de la pêche et le savoir-faire des pêcheurs.

Cette activité donne la possibilité à des pêcheurs professionnels d’accueillir à bord de leur embarcation un certain nombre de personnes (outre les membres de l’équipage) auxquelles ils expliquent leur activité quotidienne. La participation des visiteurs peut varier d’un pays à l’autre selon la règlementation en vigueur et les exigences des assureurs. Dans la majorité des cas, le touriste agit en tant que spectateur. L’objectif du pêcheur est de partager ses connaissances sur le milieu marin, son métier, ses produits afin de valoriser sa production.

Le pescatourisme permet de créer un lien de proximité entre le pêcheur et le touriste qui est souvent peu au fait des réalités de la profession. Cela est d’autant plus important pour la valorisation du métier et de l’image des pêcheurs auprès de l’opinion publique, à une époque qui accorde une grande importance à la protection des ressources et du milieu marin.

Ohé du bateau !

En France 

Dans le secteur de la ville côtière de Guilvinec, Tourisme Bretagne a développé un projet de pescatourisme pour faire vivre une expérience typiquement bretonne. Les visiteurs peuvent réserver en ligne et devenir pêcheurs d’un jour en accompagnant des professionnels dans leur routine quotidienne (voir la vidéo).

Source : YouTube

Toujours à Guilnivec, certains pêcheurs se sont associés à Haliotika — La Cité de la pêche. Ce centre offre une panoplie d’activités liées au monde marin. En plus de pouvoir assister à des cours de cuisine et visiter des criées (lieux de vente aux enchères des poissons), le touriste peut réserver en ligne sa visite sur un chalutier. Les intéressés quittent le port entre 2 h et 5 h du matin, selon la température, et passent la journée à échanger avec l’équipage.

Le pescatourisme est aussi présent dans la région du bassin d’Arcachon près de Bordeaux. Environ 10 pêcheurs et 18 ostréiculteurs professionnels proposent d’embarquer des visiteurs. Selon eux, cet accès privilégié permet une meilleure compréhension de la valeur du produit et du travail. De plus, les visiteurs réalisent que le bassin d’Arcachon est bien plus qu’un site touristique.

Source : YouTube

Le secteur de la Méditerranée n’est pas en reste en ce qui a trait à cette activité jumelant la pêche et le tourisme. Les organisations professionnelles, avec l’appui des populations locales dans les régions des Bouches-du-Rhône et du Var (entre Marseille et Cannes), ont mis en place une action collective de pescatourisme. Plus de dix ports offrent des sorties en mer de trois à six heures pour découvrir les différentes espèces de poissons et les techniques de pêche. Dans l’Hérault (près de Montpellier), 28 pêcheurs proposent des activités pescatouristiques.

Conscients du potentiel de cette activité touristique, plusieurs pêcheurs de la Corse sont regroupés sous le projet « Pescaturisimu ». Développé par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins, il est financé par les Fonds européens pour la Pêche avec l’Office de l’Environnement de la Corse. L’Agence du Tourisme de la Corse est aussi l’un des partenaires du projet. Pour connaître la démarche et les motivations des pêcheurs en Corse pour le pescatourisme, un petit documentaire a été produit par le regroupement.

Au Québec 

Peu connu sous le terme pescatourisme, ce type d’activité s’implante quelque peu au Québec. Par exemple, l’entreprise Les cultures du large, aux Îles-de-la-Madeleine, propose aux touristes de suivre des mariculteurs pour connaître le processus d’élevage des moules et des huîtres. En Gaspésie, l’entreprise En mer avec les pêcheurs côtiers pratique la pêche commerciale de certaines espèces, notamment le homard et le crabe. D’avril à septembre, les lève-tôt (le départ se fait à 4 h du matin) peuvent suivre l’équipage dans ses tâches quotidiennes. Il est aussi possible pour les clients de passer la nuit chez l’un des capitaines pour vivre une expérience complète de la vie d’un pêcheur. Des visites d’un atelier de fabrication de bijoux confectionnés à partir des produits de la mer sont également proposées.

Les bénéfices

Marie Lesueur, de l’équipe de la Cellule d’Études et Transfert du Pôle halieutique en France, explique que le développement de la synergie entre la pêche et le tourisme entraîne des bénéfices à trois niveaux.

  1. Pour un territoire, il s’agit de promouvoir le secteur par ses produits et ses activités, d’augmenter son attractivité, de maintenir sa vitalité économique et de créer de nouveaux partenariats.
  2. Pour la pêche, cette synergie favorise l’obtention de revenus complémentaires, la création de marchés et l’élargissement de la clientèle pour mieux valoriser la ressource.
  3. Pour le tourisme, elle permet de renouveler ses activités, de diversifier l’offre et de répondre à de nouvelles demandes.

Tout comme dans les pays européens, les pêcheurs côtiers canadiens sont soumis à une règlementation stricte pour le transport et la sécurité des passagers. Toutefois, cet « agrotourisme des mers » est une façon originale de participer à la pêche côtière tout en valorisant la ressource et le métier du pêcheur.

Que pensez-vous  de cette tendance ?

 

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Produits et activités

Aventures urbaines

L’édition de novembre-décembre 2017 de la revue française Espaces présente un dossier sur le sport extrême et le tourisme. Monsieur Florian Lebreton s’est penché plus spécifiquement sur la relation entre la ville et les activités d’aventure. Son article a inspiré cette analyse.

Des activités d’aventure autrefois exclusives aux milieux ruraux sont importées chez les urbains qui s’y adonnent pour s’activer sans devoir quitter la ville, ou encore pour la découvrir sous un angle inhabituel. Le caractère insolite de la pratique en pleine ville ajoute à l’intérêt. C’est le cas, entre autres, du camping urbain. Aussi, les villes inspirent la création de nouvelles activités à sensation qui ne stimulent qu’une poignée d’adeptes, mais contribuent tout de même à l’animation urbaine.

Sur et sous l’eau

Beaucoup de villes sont érigées sur le bord de cours d’eau, historiquement pour des raisons de transport et de commerce. Souvent, les rives ont été investies par les milieux industriels.

L’aménagement de parcs riverains favorise le développement d’activités de plein air, dont celles qui se pratiquent sur l’eau

Depuis quelques décennies, des villes entreprennent de revitaliser certaines berges afin de redonner aux citoyens l’accès à ces cours d’eau. L’aménagement de parcs riverains favorise le développement d’activités de plein air, dont celles qui se pratiquent sur l’eau. Il est ainsi possible de faire du kayak à New York, à partir de Brooklyn Bridge Park. À Minneapolis, les visiteurs comme les résidents peuvent louer une embarcation dans les stations disposées le long de la rivière Mississippi grâce à un système de kayaks en libre-service.

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Source : Brooklyn Bridge Park Boathouse

La popularité de la planche à pagaie, ou SUP pour Stand Up Paddle, se répercute jusque sur les cours d’eau urbains. Plutôt que de faire un tour guidé en bateau, pourquoi ne pas visiter tout en pagayant debout sur les canaux d’Amsterdam, de Venise, de San Antonio ou de Montréal ?

Les adeptes de la pêche à la truite et au saumon peuvent s’y adonner en plein centre-ville de Stockholm en se joignant à un groupe guidé. La pêche sur glace se développe également, dans le Vieux Port de Montréal et dans le Port de Québec, entre autres. À Chicago, des sorties de plongée permettent d’explorer les fonds du Lac Michigan où de nombreux bateaux ont péri au plus fort des activités portuaires, fin 1800 début 1900, laissant aux plongeurs des trésors de découverte.

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Source : YouTube

À vélo, au pas de course, sur les toits

Les activités d’aventure s’avèrent un moyen actif pour découvrir la ville ; le vélo, notamment, est de plus en plus répandu. Plus rapide que la marche, il permet aussi de se mêler à la population locale et de couvrir un grand territoire. De ce fait, les tours guidés à vélo sont devenus monnaie courante.

Certains hôtels proposent un concierge de course pour aider les clients dans leur entraînement. Des établissements de la chaîne Westin suggèrent aussi des trajets de course qui sillonnent des secteurs d’intérêt de la ville. Les joggeurs peuvent même prendre part à des tours guidés, comme c’est le cas à Québec et à Montréal, et profiter d’une visite touristique tout en s’entraînant.

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Source : Starwood Hotels

Les grimpeurs trouveront leur bonheur à Stockholm, à Sydney et même dans quelques villes du Québec. Dans le premier cas, on offre un parcours sur les toitures de la vieille ville où les participants sont encordés et accompagnés d’un guide touristique. La ville australienne propose aux visiteurs une excursion sur la structure du pont iconique Sydney Harbour pour un point de vue unique sur la ville. L’entreprise québécoise Décalade offre des descentes de parois verticales, tant en milieu naturel qu’urbain, face au sol.visite-toits-stockholm 

Source : Takvandring

Imprégné d’énergie urbaine

L’environnement urbain stimule la créativité et donne naissance à des pratiques uniques

L’environnement urbain stimule la créativité et donne naissance à des pratiques uniques. Le parkour en fait partie. Cette activité, qui consiste à se mouvoir dans la ville en franchissant des obstacles par des mouvements acrobatiques, prend de l’ampleur depuis déjà plusieurs années. Comme le relate M. Florian Lebreton dans son article intitulé « La ville en quête de sensations ! », des offices de tourisme français tirent profit du parkour en s’associant à des regroupements qui le pratiquent pour animer des tours guidés. À Clermont-L’Hérault, des visiteurs ont pu participer à Parkour Artistik, un circuit de découverte du patrimoine agrémenté d’une chorégraphie de traceurs, ces acrobates urbains qui entrent en relation avec les éléments bâtis et formulent une nouvelle façon d’aborder la ville. L’office de tourisme de Roubaix propose un circuit similaire avec le groupe Parkour59.

parkour59-aventures-urbaines Source : Facebook

La multiplication des parcours aériens et de tyroliennes dans les centres-villes démontre aussi cette soif de sensations fortes à même le décor de la ville. Les parcs d’aventure ou la transformation de certains lieux en véritables terrains de jeu contribuent à cette tendance. À cet effet, l’événement Urban Elements qui se déroule annuellement à Marseille depuis 2014 déploie des installations pour la pratique d’activités d’aventure en plein air. Un mur d’escalade où les grimpeurs sans corde tombent à l’eau en cas de chute, et la slackline (sangle élastique suspendue sur laquelle il faut marcher en équilibre) y sont notamment à l’honneur.

marseille-urban-elements Source : Urban Elements Series

Des activités signatures

D’autres activités qui ciblent plutôt une clientèle de niche contribuent à la diversité et à l’image que reflète une ville. C’est le cas du surf à Montréal ou encore de la tradition du Zoobomb à Portland, où chaque dimanche soir, tous ceux qui le veulent descendent à vélo d’enfant une côte de la ville à toute allure.

L’aventure appelle de plus en plus les voyageurs qui souhaitent vivre des moments uniques et mémorables. La quête de sensations et d’expériences nouvelles s’inscrit tout à fait dans cette propension à vouloir découvrir la ville autrement, à s’activer dans ce décor sans cesse en mouvement.

 

Image à la une : M&M Stand Up Paddling Amsterdam

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Coup d’œil sur les Québécois adeptes d’activités nautiques

La Chaire de tourisme Transat a réalisé pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et de nombreux autres partenaires (voir au bas de l’analyse), une vaste étude auprès de plus de 3 000 Québécois, afin de cerner leur profil et leur comportement par rapport aux activités physiques de plein air.

Cette analyse s’intéresse aux sports nautiques pratiqués au moins une fois au cours des trois dernières années par 353 répondants. Cela inclut deux catégories d’activités : le canot et le kayak (265 répondants) et la voile et les sports aérotractés (sports de glisse où les adeptes utilisent la traction d’un cerf-volant pour se déplacer ; 88 répondants). Voici en détail les comportements liés aux activités suivantes :canot-kayak

Popularité du canot/kayak d’eau calme

Le canot et le kayak récréatif d’eau calme sont les activités nautiques les plus populaires

Le canot et le kayak récréatif d’eau calme sont les activités nautiques les plus populaires des adeptes québécois de plein air. Les autres sports ont un taux de pratique allant de 3 à 8 % (voir le graphique 1).

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Activité sporadique ou régulière ?

Alors que le canot d’eau calme est l’activité la plus répandue (voir le graphique 1), seulement 6 % des initiés en font 10 fois ou plus par année selon le graphique ci-dessous. À l’inverse, les sports aérotractés sont les moins populaires, mais constituent l’activité la plus souvent pratiquée par les adeptes (21 % en font 10 fois et plus).

Adeptes-quebecois-nautisme

De manière générale, le canot et le kayak sont pratiqués sporadiquement durant l’année, alors que la voile et les sports aérotractés attirent un plus grand nombre de sportifs passionnés. Il est à noter toutefois qu’une faible part des répondants sont membres d’un club ou d’une fédération de canot/kayak ou de voile (respectivement 4 et 5 %).

Priorité aux paysages et aux qualités techniques du lieu

Les répondants étaient invités à noter les critères d’importance dans le choix du lieu de pratique de l’activité sur une échelle de 1 à 5 ; 1 étant « pas du tout important » et 5 « extrêmement important ». Le tableau ci-dessous reprend le classement des critères ayant récolté le plus de notes « 4 » et « 5 ».

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La beauté des paysages et l’environnement ainsi que l’accessibilité (mise à l’eau, stationnement, etc.) sont les principaux critères de choix du lieu pour les adeptes du canot/kayak, suivi du coût pour y accéder. Selon les Québécois qui consacrent du temps à la voile ou à un sport aérotracté, les qualités techniques de l’endroit ont priorité sur la beauté du site et sur les services disponibles sur place. Leur choix est moins influencé par le facteur coût que pour les fervents de canot/kayak. Au-delà des principaux critères du tableau, les services à proximité, tels que les attraits touristiques, les restaurants et l’hébergement suscitent moins d’attention de la part des adeptes de canot/kayak (46 %) que de ceux de voile et de sports aérotractés (53 %).

Dépenses dédiées aux activités nautiques

Les adeptes de voile et de sports aérotractés ont dépensé en moyenne 1854 $ au cours de la dernière année, soit près du triple des dépenses des adeptes de canot/kayak. Cela se justifie, entre autres, par un plus faible taux de pratique de ces derniers. Pour l’ensemble de ces répondants, les principaux postes de dépense sont l’hébergement, le transport, l’achat de matériel et d’équipement et la restauration.

Depenses-moyennes-activites-nautiques

Améliorer l’accessibilité des sites et de l’information

Selon les personnes qui s’adonnent au canot/kayak, l’accessibilité des plans d’eau et des rivières au Québec devrait être la principale priorité pour rendre la pratique plus favorable. Offrir davantage d’information à propos des lieux (sites Web, cartes marines, etc.) et plus de services sur place (quais, toilettes, eau potable, etc.) sont les autres améliorations suggérées. Les mordus de voile et de sports aérotractés souhaiteraient avant tout disposer de plus d’informations, autant techniques que touristiques, sur les lieux de pratique et d’une meilleure signalisation des zones à risque.

Séduire les voyageurs

Les entreprises d’activités nautiques ont tout avantage à valoriser leur région dans leurs communications, car les adeptes québécois sont aussi de fervents voyageurs. Les deux tiers des amoureux du canot/kayak ont effectué au moins un voyage touristique incluant la pratique de l’activité au cours d’une saison. La durée habituelle de leur séjour est d’une ou deux nuitées (49 %). Les personnes qui pratiquent la voile et les sports aérotractés réalisent des voyages dans une proportion encore plus élevée (83 %) et sur une durée plus longue puisque 66 séjournent plus de deux nuitées au cours de la saison.

 

Ce portrait est-il fidèle à ce que vous observez ? Vos commentaires nous intéressent, partagez-les ci-dessous.

*Les partenaires du sondage pour les activités nautiques sont la Fédération québécoise du canot et du kayak, Eau vive Québec et Voile Québec.

 

Source de l’image à la une : © Québec Original/Matthew Clark