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Produits et activités Segments de clientèles

Chasse et pêche : faciliter l’inclusion des femmes

La difficulté de recrutement des femmes dans les activités de chasse et pêche est attribuable, en grande partie, au manque de représentation de celles-ci sur le terrain et dans les médias, ainsi qu’au manque de lieux d’affirmation où elles peuvent se sentir en confiance de pratiquer ces activités. 

Créé en 2017 par dix femmes, le programme Artemis, vise à favoriser davantage leur inclusion dans les activités de prélèvement et de conservation de la nature aux États-Unis. 

Pour répondre aux défis actuels, Artemis met sur pied plusieurs initiatives, en commençant par la représentation dans les médias. En partageant du contenu généré par les membres, l’objectif est de mettre de l’avant de bons modèles à suivre. 

Source : Artemis

Artemis a aussi un balado et une série vidéo YouTube offrant conseils, astuces et histoires de chasse et de pêche pour favoriser la transmission des connaissances et promouvoir la réalité des femmes dans ce milieu. 

L’organisation utilise également un modèle de gestion par ambassadeurs ; ces femmes deviennent donc des mentores pour les nouvelles membres et une voix auprès des instances gouvernementales pour la protection du sport qu’elles pratiquent. Ces mêmes ambassadrices s’occupent d’organiser des événements de chasse et de pêche pour rassembler les plus expérimentées et les débutantes lors de journées d’initiation qui permettent l’échange de connaissances et de techniques dans un environnement sécuritaire et respectueux. 

Faire preuve d’inclusion est une bonne façon d’augmenter la participation de clientèles moins représentées dans un cadre de confiance.  

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Produits et activités Tourisme durable

L’agrotourisme des mers

L’agrotourisme au Québec est en pleine croissance. L’engouement envers ce secteur a un fort potentiel d’exploitation et devient un produit d’appel pour plusieurs régions. Il permet aux agriculteurs de diversifier leur revenu, de contribuer au développement territorial, de répondre à une attente des visiteurs ; soit les rapprocher du producteur.

Est-il possible d’exporter le concept sur l’eau et de diversifier ce faisant les activités reliant la pêche et le tourisme ?

Le pescatourisme : l’agrotourisme de la mer 

Développé depuis quelques années à l’échelle mondiale, le pescatourisme est une forme de tourisme qui unit la découverte de la mer, le métier de la pêche et le savoir-faire des pêcheurs.

Cette activité donne la possibilité à des pêcheurs professionnels d’accueillir à bord de leur embarcation un certain nombre de personnes (outre les membres de l’équipage) auxquelles ils expliquent leur activité quotidienne. La participation des visiteurs peut varier d’un pays à l’autre selon la règlementation en vigueur et les exigences des assureurs. Dans la majorité des cas, le touriste agit en tant que spectateur. L’objectif du pêcheur est de partager ses connaissances sur le milieu marin, son métier, ses produits afin de valoriser sa production.

Le pescatourisme permet de créer un lien de proximité entre le pêcheur et le touriste qui est souvent peu au fait des réalités de la profession. Cela est d’autant plus important pour la valorisation du métier et de l’image des pêcheurs auprès de l’opinion publique, à une époque qui accorde une grande importance à la protection des ressources et du milieu marin.

Ohé du bateau !

En France 

Dans le secteur de la ville côtière de Guilvinec, Tourisme Bretagne a développé un projet de pescatourisme pour faire vivre une expérience typiquement bretonne. Les visiteurs peuvent réserver en ligne et devenir pêcheurs d’un jour en accompagnant des professionnels dans leur routine quotidienne (voir la vidéo).

Source : YouTube

Toujours à Guilnivec, certains pêcheurs se sont associés à Haliotika — La Cité de la pêche. Ce centre offre une panoplie d’activités liées au monde marin. En plus de pouvoir assister à des cours de cuisine et visiter des criées (lieux de vente aux enchères des poissons), le touriste peut réserver en ligne sa visite sur un chalutier. Les intéressés quittent le port entre 2 h et 5 h du matin, selon la température, et passent la journée à échanger avec l’équipage.

Le pescatourisme est aussi présent dans la région du bassin d’Arcachon près de Bordeaux. Environ 10 pêcheurs et 18 ostréiculteurs professionnels proposent d’embarquer des visiteurs. Selon eux, cet accès privilégié permet une meilleure compréhension de la valeur du produit et du travail. De plus, les visiteurs réalisent que le bassin d’Arcachon est bien plus qu’un site touristique.

Source : YouTube

Le secteur de la Méditerranée n’est pas en reste en ce qui a trait à cette activité jumelant la pêche et le tourisme. Les organisations professionnelles, avec l’appui des populations locales dans les régions des Bouches-du-Rhône et du Var (entre Marseille et Cannes), ont mis en place une action collective de pescatourisme. Plus de dix ports offrent des sorties en mer de trois à six heures pour découvrir les différentes espèces de poissons et les techniques de pêche. Dans l’Hérault (près de Montpellier), 28 pêcheurs proposent des activités pescatouristiques.

Conscients du potentiel de cette activité touristique, plusieurs pêcheurs de la Corse sont regroupés sous le projet « Pescaturisimu ». Développé par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins, il est financé par les Fonds européens pour la Pêche avec l’Office de l’Environnement de la Corse. L’Agence du Tourisme de la Corse est aussi l’un des partenaires du projet. Pour connaître la démarche et les motivations des pêcheurs en Corse pour le pescatourisme, un petit documentaire a été produit par le regroupement.

Au Québec 

Peu connu sous le terme pescatourisme, ce type d’activité s’implante quelque peu au Québec. Par exemple, l’entreprise Les cultures du large, aux Îles-de-la-Madeleine, propose aux touristes de suivre des mariculteurs pour connaître le processus d’élevage des moules et des huîtres. En Gaspésie, l’entreprise En mer avec les pêcheurs côtiers pratique la pêche commerciale de certaines espèces, notamment le homard et le crabe. D’avril à septembre, les lève-tôt (le départ se fait à 4 h du matin) peuvent suivre l’équipage dans ses tâches quotidiennes. Il est aussi possible pour les clients de passer la nuit chez l’un des capitaines pour vivre une expérience complète de la vie d’un pêcheur. Des visites d’un atelier de fabrication de bijoux confectionnés à partir des produits de la mer sont également proposées.

Les bénéfices

Marie Lesueur, de l’équipe de la Cellule d’Études et Transfert du Pôle halieutique en France, explique que le développement de la synergie entre la pêche et le tourisme entraîne des bénéfices à trois niveaux.

  1. Pour un territoire, il s’agit de promouvoir le secteur par ses produits et ses activités, d’augmenter son attractivité, de maintenir sa vitalité économique et de créer de nouveaux partenariats.
  2. Pour la pêche, cette synergie favorise l’obtention de revenus complémentaires, la création de marchés et l’élargissement de la clientèle pour mieux valoriser la ressource.
  3. Pour le tourisme, elle permet de renouveler ses activités, de diversifier l’offre et de répondre à de nouvelles demandes.

Tout comme dans les pays européens, les pêcheurs côtiers canadiens sont soumis à une règlementation stricte pour le transport et la sécurité des passagers. Toutefois, cet « agrotourisme des mers » est une façon originale de participer à la pêche côtière tout en valorisant la ressource et le métier du pêcheur.

Que pensez-vous  de cette tendance ?

 

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Produits et activités

Aventures urbaines

L’édition de novembre-décembre 2017 de la revue française Espaces présente un dossier sur le sport extrême et le tourisme. Monsieur Florian Lebreton s’est penché plus spécifiquement sur la relation entre la ville et les activités d’aventure. Son article a inspiré cette analyse.

Des activités d’aventure autrefois exclusives aux milieux ruraux sont importées chez les urbains qui s’y adonnent pour s’activer sans devoir quitter la ville, ou encore pour la découvrir sous un angle inhabituel. Le caractère insolite de la pratique en pleine ville ajoute à l’intérêt. C’est le cas, entre autres, du camping urbain. Aussi, les villes inspirent la création de nouvelles activités à sensation qui ne stimulent qu’une poignée d’adeptes, mais contribuent tout de même à l’animation urbaine.

Sur et sous l’eau

Beaucoup de villes sont érigées sur le bord de cours d’eau, historiquement pour des raisons de transport et de commerce. Souvent, les rives ont été investies par les milieux industriels.

L’aménagement de parcs riverains favorise le développement d’activités de plein air, dont celles qui se pratiquent sur l’eau

Depuis quelques décennies, des villes entreprennent de revitaliser certaines berges afin de redonner aux citoyens l’accès à ces cours d’eau. L’aménagement de parcs riverains favorise le développement d’activités de plein air, dont celles qui se pratiquent sur l’eau. Il est ainsi possible de faire du kayak à New York, à partir de Brooklyn Bridge Park. À Minneapolis, les visiteurs comme les résidents peuvent louer une embarcation dans les stations disposées le long de la rivière Mississippi grâce à un système de kayaks en libre-service.

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Source : Brooklyn Bridge Park Boathouse

La popularité de la planche à pagaie, ou SUP pour Stand Up Paddle, se répercute jusque sur les cours d’eau urbains. Plutôt que de faire un tour guidé en bateau, pourquoi ne pas visiter tout en pagayant debout sur les canaux d’Amsterdam, de Venise, de San Antonio ou de Montréal ?

Les adeptes de la pêche à la truite et au saumon peuvent s’y adonner en plein centre-ville de Stockholm en se joignant à un groupe guidé. La pêche sur glace se développe également, dans le Vieux Port de Montréal et dans le Port de Québec, entre autres. À Chicago, des sorties de plongée permettent d’explorer les fonds du Lac Michigan où de nombreux bateaux ont péri au plus fort des activités portuaires, fin 1800 début 1900, laissant aux plongeurs des trésors de découverte.

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Source : YouTube

À vélo, au pas de course, sur les toits

Les activités d’aventure s’avèrent un moyen actif pour découvrir la ville ; le vélo, notamment, est de plus en plus répandu. Plus rapide que la marche, il permet aussi de se mêler à la population locale et de couvrir un grand territoire. De ce fait, les tours guidés à vélo sont devenus monnaie courante.

Certains hôtels proposent un concierge de course pour aider les clients dans leur entraînement. Des établissements de la chaîne Westin suggèrent aussi des trajets de course qui sillonnent des secteurs d’intérêt de la ville. Les joggeurs peuvent même prendre part à des tours guidés, comme c’est le cas à Québec et à Montréal, et profiter d’une visite touristique tout en s’entraînant.

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Source : Starwood Hotels

Les grimpeurs trouveront leur bonheur à Stockholm, à Sydney et même dans quelques villes du Québec. Dans le premier cas, on offre un parcours sur les toitures de la vieille ville où les participants sont encordés et accompagnés d’un guide touristique. La ville australienne propose aux visiteurs une excursion sur la structure du pont iconique Sydney Harbour pour un point de vue unique sur la ville. L’entreprise québécoise Décalade offre des descentes de parois verticales, tant en milieu naturel qu’urbain, face au sol.visite-toits-stockholm 

Source : Takvandring

Imprégné d’énergie urbaine

L’environnement urbain stimule la créativité et donne naissance à des pratiques uniques

L’environnement urbain stimule la créativité et donne naissance à des pratiques uniques. Le parkour en fait partie. Cette activité, qui consiste à se mouvoir dans la ville en franchissant des obstacles par des mouvements acrobatiques, prend de l’ampleur depuis déjà plusieurs années. Comme le relate M. Florian Lebreton dans son article intitulé « La ville en quête de sensations ! », des offices de tourisme français tirent profit du parkour en s’associant à des regroupements qui le pratiquent pour animer des tours guidés. À Clermont-L’Hérault, des visiteurs ont pu participer à Parkour Artistik, un circuit de découverte du patrimoine agrémenté d’une chorégraphie de traceurs, ces acrobates urbains qui entrent en relation avec les éléments bâtis et formulent une nouvelle façon d’aborder la ville. L’office de tourisme de Roubaix propose un circuit similaire avec le groupe Parkour59.

parkour59-aventures-urbaines Source : Facebook

La multiplication des parcours aériens et de tyroliennes dans les centres-villes démontre aussi cette soif de sensations fortes à même le décor de la ville. Les parcs d’aventure ou la transformation de certains lieux en véritables terrains de jeu contribuent à cette tendance. À cet effet, l’événement Urban Elements qui se déroule annuellement à Marseille depuis 2014 déploie des installations pour la pratique d’activités d’aventure en plein air. Un mur d’escalade où les grimpeurs sans corde tombent à l’eau en cas de chute, et la slackline (sangle élastique suspendue sur laquelle il faut marcher en équilibre) y sont notamment à l’honneur.

marseille-urban-elements Source : Urban Elements Series

Des activités signatures

D’autres activités qui ciblent plutôt une clientèle de niche contribuent à la diversité et à l’image que reflète une ville. C’est le cas du surf à Montréal ou encore de la tradition du Zoobomb à Portland, où chaque dimanche soir, tous ceux qui le veulent descendent à vélo d’enfant une côte de la ville à toute allure.

L’aventure appelle de plus en plus les voyageurs qui souhaitent vivre des moments uniques et mémorables. La quête de sensations et d’expériences nouvelles s’inscrit tout à fait dans cette propension à vouloir découvrir la ville autrement, à s’activer dans ce décor sans cesse en mouvement.

 

Image à la une : M&M Stand Up Paddling Amsterdam

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Segments de clientèles

Les voyages entre copines

Un marché florissant

Bien que nous n’ayons pas trouvé de données statistiques récentes sur les voyages des femmes, déjà en 2013, le nombre de voyages entre amies ou parentes atteignait un chiffre record, selon une enquête d’American Express. L’étude rapportait que 56 % des voyageuses avaient déjà effectué un séjour entre « femmes seulement ».

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement, entre 2008 et 2014 aux États-Unis, selon Marybeth Bond, auteur du blogue Gutsy Traveler et spécialiste des voyages des femmes.

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement

Même si Intrepid Travel, expert du voyage responsable en petits groupes, rapporte que 63 % des 100 000 réservations effectuées sur son site Web en 2012 provenaient de femmes âgées de 25 à 39 ans, celles de 60 ans et plus constituent une énorme proportion de voyageuses. Maintenant retraitées, elles voyagent parce qu’elles en ont le temps et les ressources.

Selon Kelly Lewis, fondatrice et éditrice des Go! Girl Guides, des publications destinées aux voyageuses, les femmes recherchent des expériences de voyage plus actives ou philanthropiques. Toutefois, la santé et la sécurité demeurent au cœur de leurs préoccupations. Voyons comment l’industrie touristique tente de s’adapter à ce lucratif marché.

L’offre hôtelière pour copines

Plusieurs forfaits hôteliers offerts dans le cadre de séjours entre filles proposent les traditionnelles séances de spa et massage comme celui de l’Auberge Godefroy à Bécancour, de l’Hôtel Spa Watel à Sainte-Agathe-des-Monts, ou de l’Auberge de la Montagne Coupée dans Lanaudière. L’Auberge et Spa West Brome ajoute à son escapade de filles, un film de filles et un popcorn! D’autres forfaits comme ceux de l’hôtel Niagara Falls de la chaîne Courtyard de Marriott et du Andrew Pinckney Inn, sont plutôt axés sur le magasinage et la gastronomie.

Un peu moins traditionnel, le forfait Couette et espadrilles à Charlevoix de l’hôtel Le Germain à Baie-Saint-Paul, invitait les filles à sillonner au pas de course les sentiers environnants pendant un weekend d’automne. Au programme : yoga, course à pied, expérience thermale et conférence sur la nutrition.

Un peu d’aventure et de divertissement peut-être? C’est ce que proposent plusieurs centres de villégiature membres de l’association Resorts of Ontario : leçons de poker, cours de mixologie ou de joaillerie, courses extrêmes, paintball, randonnées et vélo de montagne.

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Source : Resorts of Ontario

Le réseau de distribution courtise-t-il les copines?

Pas spécifiquement. Plutôt les groupes de femmes qui partagent les mêmes intérêts comme les activités de plein air ou d’aventure. Wild Women Expeditions s’adresse aux femmes depuis plus de 25 ans avec sa pléiade d’activités de plein air telles que le canot, le kayak, le rafting, le vélo, la randonnée ou l’équitation, entres autres, sur presque tous les continents.

World Expeditions, qui se spécialise dans le tourisme d’aventure en petits groupes, a vu le nombre de ses clientes augmenter considérablement au cours des 20 dernières années, passant de 38 % en 1996 à 54 % en 2016. Même sur les itinéraires les plus difficiles, proposant notamment l’alpinisme ou la longue randonnée en montagne, les femmes représentent maintenant 30 % du groupe. C’est pourquoi le voyagiste a mis sur pied une toute nouvelle gamme d’activités d’aventure pour femmes seulement. Elle verra le jour en 2017.

Des destinations qui affichent leurs weekends de filles

L’office de tourisme et des congrès de Chattanooga a commencé à commercialiser des forfaits destinés spécifiquement aux femmes en 2010, un an après que l’État du Tennessee ait lancé sa campagne de promotion pour les touristes de la gent féminine. Ses escapades entre amies incluent des soins de spa, la fabrication de bijoux, des visites de vignobles, des repas dans les restaurants locaux et bien sûr… du magasinage, mais avec un volet « dans les coulisses » pour offrir un élément de découverte.

Seetorontonow, le site Web de Tourisme Toronto, annonce clairement ses weekends de filles en leur proposant cinq circuits incluant luxe, spa, gastronomie, magasinage, musées et divertissement.

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Source : Tourisme Toronto

Un voyage de pêche entre copines, pourquoi pas?

Afin de promouvoir les activités de chasse et de pêche auprès de la gent féminine urbaine, l’Association des pourvoiries de la Mauricie lançait la campagne « o » qui s’est déroulée sur les ondes de la radio du 29 février au 11 mars 2016. Les auditrices devaient répondre à des questions sur la faune pour être admissibles au concours permettant de gagner un forfait pour quatre personnes à la pourvoirie La Seigneurie du Triton.

Orvis, détaillant de produits de pêche et d’équipement de plein air du Vermont exploite aussi une école et organise des voyages. Célébrant le 50e anniversaire de son institution cette année, Orvis propose un voyage de pêche à la mouche exclusivement réservé aux femmes, sur la plus grande île du Belize.

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Source: Pourvoiries Mauricie

Et même l’économie collaborative s’en mêle

Issu de l’économie collaborative, le site Web Copines de voyage publie chaque semaine de nouvelles offres auxquelles adhèrent des intéressées qui peuvent échanger et discuter d’un voyage avant même d’effectuer leur réservation. Dès que le nombre minimum de participantes est atteint, le voyage est confirmé.

En 2015, près de deux millions de Canadiennes âgées de 18 ans et plus ont voyagé au Québec. Pourquoi ne pas s’y intéresser de plus près en leur offrant une gamme de produits et services variés, dont des escapades entre filles. Tentez le coup et voyez ce qu’il advient!

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Produits et activités

Les Mancations, l’univers masculin du voyage

De nos jours, de plus en plus d’hommes troquent pour quelque temps leurs obligations familiales et professionnelles contre des vacances entre hommes, des mancations ou des brocations. Du traditionnel voyage de golf ou de pêche, l’offre a évolué et s’est diversifiée en fonction des besoins de la clientèle masculine.

De métrosexuel à lumbersexuel, qui est le mancationer moderne?    

Au cours des dix dernières années, le rôle des hommes dans la société a évolué sur divers plans : travail, couple, famille. On a assisté à l’émergence du métrosexuel, cet urbain branché, soucieux de son image et intéressé par les produits axés sur le bien-être, la santé et l’esthétisme. Celui-ci cède doucement la place au lumbersexuel. Avec sa barbe fournie, ses bottes et sa chemise à carreaux, le lumbersexuel semble sortir tout droit du bois. Et pourtant! Il travaille dans l’univers des nouvelles technologies, aime la cuisine maison réconfortante, préfère aller camper plutôt que de flâner dans les boutiques comme le métrosexuel aimait si bien le faire. Le type d’hommes dans le groupe de voyageurs influencera grandement le genre de mancation; en voici d’autres :

  • Les amateurs de luxe – Ces hommes aiment les plaisirs de la vie, la gastronomie, le bon vin, les suites d’hôtels haut de gamme. Ils disposent d’un budget important pour leur séjour de type mancation. Des hôtels ciblent cette clientèle avec des offres personnalisées. Par exemple, The Crawford Hotel, situé à l’intérieur de la gare Union récemment rénovée, a établi un partenariat avec un des plus grands fabricants de vins et spiritueux indépendants de l’État, Stranahan’s Colorado Whiskey, pour offrir un forfait exclusif « Stranahan’s Curated». Ce dernier inclut la visite de la distillerie, une dégustation, une bouteille de whisky et des verres;
  • Les boys – L’aspect le plus important pour ce groupe de mancationers c’est le groupe lui-même et non le lieu ou même le type d’activité. Ils se laisseront donc guider beaucoup plus par le prix que par n’importe quoi d’autre;
  • Les aventuriers – Ils rêvent d’adrénaline, recherchent les émotions fortes et le danger. Pour leur mancation, rien de connu et surtout plein d’aventure! Voici l’exemple de l’Hotel Viking à Newport au Rhode Island qui, en association avec l’entreprise 12 Meter, propose à ses clients de participer à une course à bord d’un yacht de 12 mètres de l’America’s Cup. L’expérience d’une durée de 3 heures promet des sensations fortes tout comme cet autre forfait de l’établissement qui invite les groupes à apprendre les rudiments du polo pour ensuite concourir amicalement;
  • Les gars de party – Ils se mettent sur leur 36 (ou leur 31, c’est selon!) et sortent en ville. Leur voyage sera urbain avec une bonne dose de divertissement.

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Source : pexel.com

L’offre s’organise. Vraiment?

Bien qu’il soit encore difficile de trouver une offre bien structurée pour les voyages de type mancation, le Réseau de veille en tourisme a déniché quelques exemples, tels l’agence de voyages en ligne Expedia qui dédie une section de son site aux vacances entre hommes. Sans vraiment mettre de l’avant des forfaits particuliers, elle suggère plutôt des destinations et des hôtels en fonction du type de mancation recherché. Par exemple, Las Vegas pour les boîtes de nuit et les spectacles osés, la Nouvelle-Orléans pour l’ambiance de fête qui dure toute la nuit, l’Alaska ou le Wyoming pour un voyage de chasse ou pêche ou encore la ville d’Anchorage, en Alaska, pour les plaisirs urbains et le retour à la nature. Vacances Signature, quant à elle, met l’accent sur les centres de villégiature.

Le blogue spécialisé mantripping propose des destinations, des forfaits, des idées de mancations, allant du traditionnel voyage de golf à une virée des casinos, en passant par un séjour de randonnée en montagne; tout y passe ou à peu près.

Weekend de gars (WDG) est un site Web québécois construit par des gars, pour des gars. Il présente des séjours organisés de chasse (sept espèces et safari en Afrique) et de pêche, mais également des forfaits pour amateurs de sensations fortes comme du parachutisme, du rafting, du bateau à propulsion hydraulique (jet boat), de la luge de rivière et même de la survie en forêt.

Du côté des DMO, notons que le Wisconsin répertorie des escapades entre hommes; au menu : pêche, golf, tour guidé de brasseries et VTT pour n’en nommer que quelques-uns. Kamloops en Colombie-Britannique présente un exemple d’escapades entre hommes où il est question de golf, de randonnée, de vélo de montagne, de paintball, de parachutisme, de boîte de nuit et de… spa. Visit Belmont, en Caroline du Nord, souhaite briser son image de ville ennuyeuse et mise sur le plaisir à profusion (nourriture, boisson et plein air) à coût abordable.

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Source : Travel Wisconsin

Une manne pour l’industrie touristique?

Les mancations peuvent apporter un flux régulier de vacanciers. Pour créer de bons forfaits pour ces séjours, il n’existe pas de solution ou de recette unique, mais plutôt une multitude d’options en fonction de votre emplacement, de vos équipements et des attractions locales situées à proximité. Plusieurs activités et produits touristiques sont susceptibles de plaire à ce groupe de voyageurs en plus de la chasse, de la pêche et du golf. Comme l’offre semble peu structurée à l’heure actuelle, pourquoi ne pas être parmi les premiers à plonger dans l’univers masculin du voyage et à concocter des forfaits axés sur le tourisme d’apprentissage, l’aventure, le plein air, le divertissement et même le bien-être?

 

Source de l’image à la une : pexels.com

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Connaissez-vous le prêt-à-pêcher?

Depuis 2014, la SÉPAQ offre un forfait de pêche tout inclus dans onze réserves fauniques et quatre parcs nationaux du Québec, comprenant l’équipement de pêche à la truite mouchetée (cannes à pêche, coffre et leurres), les droits d’accès pour la pêche et une embarcation. Plusieurs combinaisons de services incluant l’hébergement sont également offertes. Une bonne manière de recruter de nouveaux adeptes et de former la relève! Pour lire au sujet d’autres exemples de renouvellement de la clientèle, consultez cette analyse.

 

Source de l’image à la une : ©Sépaq

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Renouveler sa clientèle chasse, pêche et piégeage par la familiarisation

En prévision de la rédaction du premier Plan pour la relève en matière de chasse, de pêche et de piégeage (CPP), le secteur de la faune du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs a mandaté en 2014 la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM afin qu’elle réalise la revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention qui ont été développées dans les autres provinces du Canada et aux États-Unis. Voici quelques données et exemples liés aux divers programmes de familiarisation.

 

En général, les programmes visent à informer et à initier de nouveaux adeptes ou ceux ayant peu d’expérience de pratique d’activités de plein air de manière ludique. Ils prennent principalement la forme de camps de vacances, d’événements ciblant différents segments de marché, de compétitions, de séminaires ou d’activités pédagogiques en classe. Ces initiatives combinent normalement un volet éducatif à une expérience sur le terrain.

5 facteurs de succès importants à considérer

1. Atteindre les adeptes potentiels dans leur milieu de vie 

Plusieurs initiatives ont pour but de rejoindre et d’intéresser des adeptes potentiels directement dans leur milieu de vie. On répond ainsi aux contraintes de temps et d’argent de certains groupes éducatifs, culturels ou de loisirs qui n’auraient pas la chance de participer à d’autres activités de recrutement de CPP. Ces programmes ciblent principalement les jeunes dans les écoles, les camps de vacances et les maisons des jeunes.

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2. Mettre de l’avant les valeurs familiales et l’aspect social de l’activité 

Le fait de n’avoir personne avec qui pratiquer les activités de CPP constitue l’un des principaux freins à la pratique de celles-ci pour plusieurs segments de marché. Que ce soit des camps de vacances, des événements ou des journées sur le terrain, les programmes de familiarisation doivent donner l’occasion aux participants de rencontrer de nouvelles personnes, d’interagir avec leurs parents et amis et de socialiser entre eux. À cet égard, les actions de communication devraient mettre l’accent sur la cohésion familiale, le développement de liens familiaux, l’occasion de passer du temps avec ses enfants en plein air, ou encore la chance pour les familles et les amis d’acquérir ensemble de nouvelles compétences.

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3. Miser sur des initiatives globales où les participants peuvent choisir les activités selon leurs centres d’intérêt

Plusieurs initiatives recensées misent sur une approche plus globale du plein air, laissant aux participants le choix des activités qu’ils souhaitent pratiquer. Les personnes qui ont déjà de l’intérêt pour le plein air sont d’ailleurs plus susceptibles d’adhérer à celles de CPP.

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4. Briser les barrières liées aux armes à feu et au manque de connaissances techniques 

Plusieurs segments de marché ont affiché certaines craintes liées au maniement des armes à feu et à la sécurité en situation de chasse. Ils ont souligné que le manque de connaissances techniques constituait un frein à la pratique des activités de chasse. Certains programmes sont donc directement créés afin de familiariser les participants avec le maniement des armes à feu, le volet sécurité et éthique en situation de chasse et aussi différentes techniques de chasse.

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5. Cibler les publics moins traditionnels à fort potentiel de développement 

Les programmes qui tentent de répondre aux besoins d’un trop grand éventail de clientèles risquent de nuire à l’initiation ou à la rétention de certains segments. Le but est plutôt de familiariser des personnes qui connaissent peu ces loisirs, mais qui démontrent de l’intérêt à les pratiquer. Les jeunes enfants, les femmes, les jeunes professionnels, les retraités et les personnes à capacité physique restreinte sont des exemples de clientèles qui répondront différemment aux techniques d’enseignement, aux formations et aux activités présentées.

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Pour obtenir plus d’information sur d’autres programmes portant sur le mentorat ou la formation, consultez la Revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention de la clientèle chasse, pêche et piégeage en Amérique du Nord, réalisée par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM.

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Produits et activités

Facteurs de succès pour la chasse, la pêche et le piégeage

En prévision de la rédaction du premier Plan pour la relève en matière de chasse, de pêche et de piégeage (CPP), le secteur de la faune du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs a mandaté en 2014 la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM afin qu’elle réalise la revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention qui ont été développées dans les autres provinces du Canada et aux États-Unis. Cette recherche a permis de faire ressortir quelques facteurs globaux de succès.

Miser sur un environnement sécuritaire et contrôlé

Plusieurs segments de marché sont préoccupés par la sécurité lors de la pratique de la CPP. Bien que ces freins soient plus présents pour les activités de chasse, les programmes de pêche doivent également fournir un environnement sécuritaire et contrôlé, particulièrement lorsque l’activité a lieu dans une embarcation ou près d’un plan d’eau. La présence de professionnels provenant d’agences fauniques reconnues et l’inclusion d’un volet éducatif sont les principaux moyens utilisés pour y parvenir.

Mettre en valeur la pratique éthique des activités 

Les comportements non éthiques de certains participants constituent l’un des principaux freins à la pratique de la CPP. Instaurer des notions d’éthique chez les nouveaux adeptes, principalement pour les segments plus jeunes et les adeptes actifs, peut contribuer à la pratique plus responsable des activités de CPP. Cela peut également susciter un effet positif sur l’image et la perception de ces loisirs chez la population en général.

Assurer la formation efficace des instructeurs

Les participants qui désirent en apprendre davantage sur un sujet ou simplement développer leurs compétences souhaitent obtenir de l’information d’un instructeur compétent. La sélection et la formation des instructeurs sont donc des processus essentiels afin d’assurer un enseignement efficace à l’aide de techniques fiables et éprouvées. Le développement de normes relatives à l’enseignement et à l’évaluation des instructeurs sont des moyens utilisés afin de s’assurer que l’enseignement répond aux objectifs et à l’orientation du programme.

Le tableau suivant présente les meilleures pratiques de planification, de sélection, de développement et d’évaluation des instructeurs pour des programmes d’initiation aux activités de CPP.

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage3Source : Take Me Fishing, 2010

Assurer l’accessibilité aux différents programmes

Afin de rejoindre une majorité d’adeptes potentiels et de briser les freins liés au coût de l’activité, il est nécessaire de faciliter l’accès aux programmes de recrutement et de rétention, par exemple en offrant des événements gratuits ou en fournissant l’équipement et la nourriture aux participants. En Nouvelle-Écosse, les Free Sportfishing Weekends permettent aux pêcheurs de s’initier à la pêche estivale et hivernale sans  avoir à se munir d’un permis de pêche provincial alors qu’au Manitoba, la gratuité des permis de chasse et de pêche pour les jeunes a eu une influence positive sur le recrutement et la rétention des chasseurs.

D’autres programmes offrent des bourses permettant à un ou plusieurs jeunes de participer sans avoir à défrayer les coûts liés à l’inscription. C’est le cas du Mentored Outdoor Experience, où certains participants peuvent chasser gratuitement le cerf de Virginie grâce à une bourse qu’ils recevront après avoir rédigé un texte de 125 mots exprimant les raisons pour lesquelles ils souhaitent apprendre à chasser le cerf dans l’État de l’Iowa.

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage1Source : Mentored Outdoor Experience

 Accompagner les organisateurs

Certains programmes nationaux ont créé des outils pour accompagner les organisateurs dans la mise en place et le déroulement de leur événement. Cela favorise le développement d’initiatives régionales, en plus d’assurer la qualité et l’uniformité des expériences vécues et du message véhiculé sur le territoire.

À la suite de la création de la « Journée de la chasse pour les jeunes », le ministère des Ressources naturelles de l’Ontario a développé une plateforme Web, Youth Hunting Day Planning Toolkit, visant à outiller et à accompagner les organisateurs d’événements sur le territoire. Les informations, les idées et les conseils présentés sont basés sur les dix éditions précédentes. Il est considéré comme un outil de planification utile aux organisations.  

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage2Source : Youth Hunting Day Planning Toolkit

Mettre en place des systèmes d’évaluation de la performance

La mise en place de systèmes de mesure et d’évaluation des programmes de recrutement et de la rétention des chasseurs, pêcheurs et piégeurs est un moyen efficace de déterminer les initiatives les plus performantes. Ces systèmes peuvent par exemple prendre la forme de sondages de satisfaction ou d’entrevues des participants. Les résultats de ces outils d’évaluation peuvent ensuite être utilisés afin d’effectuer les ajustements nécessaires au succès de l’initiative, ou afin de valider son intérêt auprès des partenaires.

 Bien qu’il s’avère difficile de prendre en considération chacun de ces facteurs dans le cadre d’une seule initiative, il est essentiel de les garder bien en tête afin de développer des programmes plus performants, et ainsi assurer la pérennité des activités de chasse, de pêche et de piégeage au Québec.

 

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Valoriser une destination grâce aux activités fauniques

 

 

Pour respecter les principes du développement durable, l’offre proposée en tourisme de nature doit s’organiser en concertation avec les adeptes d’activités fauniques, les professionnels du tourisme, la population locale, les instances gouvernementales et les environnementalistes.

 

Qui pratique la chasse, la pêche et l’observation de la faune?

Selon le ministère du Tourisme du Québec, pour le tourisme de nature, le milieu naturel constitue la motivation principale à la visite. Les activités proposées peuvent inclure un prélèvement faunique (chasse et pêche) ou non (observation de la faune).

Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) de 2014, 5% des Canadiens qui ont effectué un voyage au Canada ont pratiqué la chasse ou la pêche durant leur séjour. Les hommes représentent 62% de cette clientèle. Les deux tiers des chasseurs ou pêcheurs ont moins de 50 ans. Le PMB ne fournit pas de données concernant l’observation de la faune, mais 8% des Canadiens ayant effectué un voyage au Canada ont visité un parc national ou provincial. Cette fois-ci, ce sont les femmes qui sont légèrement plus présentes, avec 52% de participation.

Les enjeux liés au tourisme de nature

D’un point de vue économique, le tourisme de nature permet d’assurer une meilleure répartition des bénéfices du tourisme sur l’ensemble du territoire, de maintenir le dynamisme économique hors des grands centres et de valoriser la main-d’œuvre locale. Si certaines régions, comme les Laurentides, se démarquent déjà sur la scène internationale, d’autres s’affairent progressivement à mettre en place une offre exclusive (régions du nord du Québec). Voici quelques données en vrac:

  • Les dépenses effectuées dans le réseau Parcs Canada contribuent au produit intérieur brut (PIB) à hauteur de près de 3 milliards de dollars;
  • D’après la Sépaq, 15$ sont générés localement pour chaque dollar dépensé dans un parc national;
  • Les zones d’exploitation contrôlée (zecs) assurent directement le maintien de plus de 600 emplois en région;
  • Les pourvoiries accueillent tous les ans 420 000 touristes et emploient 2500 personnes.

Un des enjeux majeurs du tourisme de nature concerne son impact sur l’environnement. En effet, les professionnels doivent encourager la venue de visiteurs, tout en respectant le seuil de tolérance du milieu afin de ne pas abîmer la ressource, motivation première du voyage. Les acteurs du tourisme de nature, de plus en plus conscients de cette réalité, encadrent le comportement de leur clientèle, notamment par des règlements et des chartes de bonne conduite.CD_Valoriser_Destination_activites_fauniques_image1

Source: Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs

Pour éviter les conflits entre les usagers (population locale, forestiers, touristes, environnementalistes, agriculteurs, etc.), les politiques gouvernementales de gestion du tourisme de nature sont développées en concertation avec les différentes parties prenantes.

Les bonnes pratiques durables

La chasse pour réguler la population faunique

Le développement intensif de l’urbanisation, la déforestation et les changements climatiques exercent une pression sur l’environnement qui n’est pas sans conséquence (diminution des prédateurs, perturbation du cycle alimentaire animalier, etc.). Sur l’île d’Anticosti, la surpopulation de chevreuils crée un déséquilibre environnemental qui a des répercussions sur l’écosystème et l’agriculture. Une des solutions de régulation adoptée fait appel à la chasse touristique afin de minimiser les déséquilibres.

Dans le Parc national de la Pendjari, au Bénin, la surpopulation de gros gibiers (lions, buffles, hippopotames, antilopes, etc.) menace l’agriculture et la sécurité des locaux. Afin de pallier ce problème, les chasseurs se voient proposer deux alternatives:

  • Faire appel à des guides privés qui organiseront leur séjour de chasse et verseront 30% des redevances perçues aux riverains de la réserve ; 
  • Choisir de chasser sur les terres des villages environnants, en passant directement par une association de villageois.

Dans les deux cas, l’intégralité de la viande est remise aux populations locales. L’initiative permet de faire participer les communautés, d’assurer une meilleure répartition des revenus touristiques, de valoriser les connaissances des locaux, de limiter la rancœur des villageois envers les animaux sauvages et de lutter contre le braconnage.

La pêche pour attirer les visiteurs

Plusieurs destinations misent sur leur diversité faunique pour se distinguer. Conscient de l’opportunité que représente la pêche sportive, le Pays de Galles a lancé le programme Wild Fishing Wales afin d’améliorer son offre. Ainsi, ce sont 71 km de sentiers, 86 km d’accès aux points d’eau et 18 cours d’eau qui ont pu être réhabilités.

Afin d’aider les pêcheurs à trouver les meilleurs emplacements pour pratiquer leur loisir, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs a créé une carte d’accès aux plans d’eau pour l’ensemble de la province. En Gaspésie, les acteurs ont profité de cette initiative pour recenser et caractériser les plans d’eau, ainsi que les ressources marines. En Colombie-Britannique, le projet Family Fishing Water répertorie les emplacements de pêche accessibles en famille.

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Source: Allons pêcher

Aux Îles-de-la-Madeleine, Les Trésors de la Lagune proposent une excursion pour aller pêcher les coques et initier les visiteurs aux traditions culinaires et maritimes des Madelinots.

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Source: Les Trésors de la Lagune

L’observation de la faune et la sensibilisation

En Suède, les visiteurs peuvent être hébergés dans le Kolarbyn Ecolodge, une hutte rustique située au milieu des bois. Des guides entraînent ces touristes qui sont en immersion totale pendant trois jours sur la trace des élans, des castors, des baies sauvages et des champignons. Ce séjour relativement peu invasif est adapté aux familles et permet au visiteur de se fondre dans l’espace à observer en devenant une espèce parmi d’autres.

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Source: Wild Sweden

Convaincu que la conservation passe par l’éducation, le Réseau d’observation des mammifères marins (ROMM) a mis en place une série d’initiatives pour transformer les visiteurs sensibilisés en «ambassadeurs dans la conservation et la protection du Saint-Laurent». Afin de faire progresser les connaissances de la faune du fleuve, les locaux et les touristes sont ainsi invités à partager leurs observations de celle-ci avec une application mobile.

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Source: ROMM

Lorsqu’il est abordé de façon intégrée, le tourisme de nature permet de valoriser l’environnement et les cultures locales, mais il contribue également à l’enrichissement des connaissances et à la protection du milieu.

 

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Visionnez la vidéo réalisée par l’organisme:

Image à la une: © BY SA NC Steve Wall

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Pêche touristique au Québec: des chiffres qui inquiètent

Que ce soit en pourvoirie, en réserve faunique, sur une rivière à saumon ou lors d’une escapade urbaine, le Québec propose une variété d’offres de qualité aux pêcheurs. Pourtant, on constate un certain désintérêt de la part de la clientèle américaine pour ce produit touristique. Voici l’état de la situation des pêcheurs québécois et provenant de l’extérieur de la province.

Les Québécois «mordus» de la pêche

La pêche est un loisir prisé par de nombreux Québécois. Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) de 2013, quelque 14% des 12 ans et plus (955 000 personnes) ont pratiqué la pêche au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Bien qu’il s’agisse en majorité de pêcheurs occasionnels (50% d’entre eux pratiquent la pêche une ou deux fois par année), 190 000 Québécois s’y adonnent plus de 10 fois annuellement (voir le graphique 1). Toutefois, ce segment est plutôt vieillissant: 64% des pêcheurs assidus ont plus de 44 ans.

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Les données PMB de 2013 nous dévoilent également quelques informations sur le profil des pêcheurs québécois:

  • Sept pêcheurs sur dix sont des hommes;
  • 42% sont âgés de 35 à 54 ans, le tiers de 55 ans et plus, et 25% de 12 à 34 ans;
  • Environ un pêcheur sur trois dispose d’un revenu personnel annuel de plus de 50 000$.

Indicateur de la variation de la popularité de l’activité, les données sur les ventes de permis de pêche du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) démontrent que plus de 709 000 permis de pêche ont été vendus aux Québécois en 2012, ce qui représente une augmentation de 3% par rapport à 2002 (voir le graphique 2). L’écart entre les données PMB et celles des ventes de permis pour 2012 peut s’expliquer par le fait que certaines personnes (conjoints, enfants de moins de 18 ans, etc.) ont la possibilité de pêcher en utilisant le permis d’un autre, et aussi parce que certains pratiquent cette activité à l’extérieur de la province. Les résultats démontrent également que, malgré une baisse de 2% des ventes depuis 2009, les quatre dernières années présentent des chiffres records de la décennie écoulée.

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Les pêcheurs non résidents délaissent le Québec

Produit touristique de calibre international pour le Québec, la pêche est cependant un marché de plus en plus concurrentiel. La vente de permis aux pêcheurs non résidents a ainsi connu une baisse de 27% depuis 2002, passant de 63 000 permis vendus cette année-là à quelque 46 000 en 2012 (voir le graphique 3).

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le nombre d’Américains ayant pratiqué cette activité lors d’un voyage d’une nuit ou plus au Québec s’est réduit de près de 30% entre 2006 et 2011

Les données de Statistique Canada relatives à la pratique de la pêche lors d’un voyage d’un jour ou plus au Québec démontrent que cette diminution est principalement attribuable au marché des États-Unis. En effet, le nombre d’Américains ayant pratiqué cette activité lors d’un voyage d’une nuit ou plus au Québec s’est réduit de près de 30% entre 2006 et 2011 (voir le graphique 4). Cette baisse a suivi une tendance similaire à celle du nombre total de touristes d’agrément américains ayant visité le Québec sur cette même période. Il est à noter que les données de Statistique Canada correspondent au nombre de visites et peuvent dépasser les chiffres de vente de permis.

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Le marché américain, un potentiel indéniable

Le marché des pêcheurs américains démontre tout de même un potentiel à ne pas négliger lors de la promotion de l’activité. Selon l’Outdoor Recreation Participation Report de 2012, plus de 16% des Américains ont pratiqué la pêche au moins une fois en 2011, ce qui représente un marché de plus de 46 millions de pêcheurs. Une étude de la Commission canadienne du tourisme sur le marché touristique d’agrément des États-Unis réalisée en 2009 indique également que les Américains classent le Canada au premier rang par rapport à la concurrence sur le plan de la chasse et de la pêche. De plus, selon Statistique Canada, les pêcheurs américains sont des voyageurs à haut rendement, c’est-à-dire qu’ils séjournent plus longtemps que l’Américain moyen en visite au pays.

Une initiative afin d’attirer les pêcheurs

Selon une enquête sur les pêcheurs américains au Manitoba réalisée en 2012, ce marché semble accorder davantage d’importance à la quantité de poissons, à la présence de poissons-trophées et à la variété d’espèces sur un territoire qu’à la qualité du service ou au confort de l’hébergement. Afin de mettre de l’avant ses atouts, la province du Manitoba a créé le programme Master Angler Awards. Cette initiative vise la reconnaissance des pêcheurs qui capturent, puis remettent à l’eau des spécimens de différentes espèces. Pour son accomplissement, le touriste se voit ainsi décerner un certificat de reconnaissance et sa photo est publiée en ligne sur le site Web du programme. En plus de contribuer à la conservation de la ressource, cette initiative constitue une occasion pour la province d’exposer la variété des espèces disponibles sur le territoire et de démontrer la présence de poissons-trophées. De plus, cela favorise la pratique de la pêche durable par les résidents et encourage la fidélisation des touristes internationaux. Un programme de reconnaissance pour les jeunes de moins de 12 ans a également été conçu afin de souligner leur première prise de chaque espèce.

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Source : Master Angler Awards

Bien que la qualité de la pêche soit un élément déclencheur dans le choix d’une destination pour les pêcheurs américains, le gestionnaire se doit de tout mettre en œuvre afin d’assurer une expérience de qualité à sa clientèle. Qu’en pensez-vous?