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Entre l’histoire et la généalogie : le cas des circuits du Kamouraska

Quelles familles ont fondé ou joué un rôle déterminant dans le développement des régions du Québec ? L’organisme Parcours Fil Rouge s’est intéressé à cette question. Depuis 2018, il élabore des circuits à saveur historique et généalogique qui sont diffusés sur la plateforme Passeurs de mémoire. À l’heure actuelle, 24 circuits sillonnent la région du Kamouraska et permettent aux visiteurs de découvrir le passé de ces gens qui ont marqué le territoire.

Un potentiel à développer

Le Québec possède des archives documentaires impressionnantes. En effet, depuis plus de quatre siècles, les actes de naissance, de mariage et de sépulture sont conservés avec soin. Au début des colonies, la provenance des migrants était aussi notée dans des registres. D’autres sources rassemblent également les dates et les lieux de départ et d’arrivée des colons, le nom du navire sur lequel ils ont voyagé ainsi que le nom des personnes qui les accompagnaient. Ces précieuses informations sont scrutées chaque année par des amateurs de généalogie qui cherchent à retracer le parcours effectué par leurs ancêtres et aussi à découvrir quelques histoires et anecdotes qui témoignent de la vie d’autrefois.

L’intérêt pour la généalogie ne date pas d’hier. Cependant, plusieurs experts s’entendent pour dire que les tests d’ADN offerts depuis quelques années ont en quelque sorte donné un second souffle à ce loisir.

Structurer une offre sous la forme de circuits

Passeurs de mémoire rassemble en un endroit toutes les informations disponibles de certaines familles qui ont vécu sur le territoire. Bérubé, Lévesque, Deschamps, Lizotte, Michaud… voilà quelques noms qui résonnent sur les vastes plaines du Kamouraska.

Pour quelques dollars, les visiteurs peuvent télécharger les circuits autoguidés et partir à la découverte de la région. Des récits, des faits, des photos, des bâtiments et des vestiges ponctuent les itinéraires. L’organisme Parcours Fil Rouge a également installé des « marqueurs familles » dans le but d’identifier des lieux précis, par exemple la terre de certains ancêtres. Au cimetière de la localité, un « mémorial » facilite l’identification des sépultures associées à ces familles.

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Exemple du circuit Bérubé

Source : Parcours Fil Rouge

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Exemple de « marqueur famille » de François Soucy

Source : Parcours Fil Rouge

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Le « mémorial » du cimetière Notre-Dame-de-Liesse de Rivière-Ouelle

Source : Parcours Fil Rouge

En ligne, les utilisateurs ont accès à un tableau généalogique qui permet de repérer les personnes appartenant aux premières générations de la famille, ainsi que d’autres personnes mentionnées durant le circuit. Le site Web rassemble également des photos et des liens utiles, notamment vers l’association de familles ou vers la chronique de l’historien Yves Hébert du journal Le Placoteux.

Un projet qui encourage la mobilisation de partenaires

Dans le Kamouraska, les principaux partenaires sont les municipalités de Rivière-Ouelle et La Pocatière. Plusieurs organismes culturels et touristiques ainsi que des associations de familles collaborent également au projet. Par exemple :

  • La seigneurie des Aulnaies ;
  • La chapelle du quai de Rivière-Ouelle ;
  • L’association des familles Soucy ;
  • Groupe GID ;
  • Le journal hebdomadaire Le Placoteux.

Certains partenaires contribuent financièrement au projet. D’autres constituent des points de vente pour les circuits et le livre. Plusieurs échangent de la visibilité sur leur site Web ou participent au rayonnement du projet de diverses façons.

Une offre bien accueillie

Depuis leur lancement en 2018, les circuits gagnent en popularité. Malgré le contexte pandémique, une augmentation du nombre d’utilisateurs a été observée. L’intérêt s’avère plus marqué chez les 55 ans et plus, qui constituent plus de 60 % de la clientèle.

En juin 2021, le site Web de Passeurs de mémoire fait peau neuve et devient disponible en version anglophone sous l’appellation « Trace my Roots ». Les initiateurs du projet ciblent notamment les touristes provenant de la Nouvelle-Angleterre et qui s’intéressent à l’histoire de leurs ancêtres kamouraskois.

Est-ce que d’autres régions québécoises développeront à leur tour des circuits ayant pour thème la généalogie ? La réponse est oui ! L’aventure se poursuivra donc aussi sur d’autres territoires en 2022.

 

Source image à la une : Paysage kamouraskois en automne. (Photo : André Lavoie, 2018, Parcours Fil Rouge)

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Destinations Marketing

L’histoire en vedette

L’agence Alsace Destination Tourisme présente L’Alsace, quelle histoire !, un site Web qui relate les événements marquants de l’histoire de la région. Le visuel, appuyé par des images d’archives et une narration de qualité, offre à l’internaute du contenu riche sur l’occupation du territoire alsacien à différentes périodes. 

 

 

 

 

 

En plus d’illustrer l’évolution de l’Alsace, de mettre en lien des outils numériques pour approfondir les connaissances et de présenter les lieux de mémoire à visiter, le site suggère des circuits sur mesure en fonction des périodes historiques d’intérêt. Voilà une belle illustration de mise en marché du tourisme de mémoire.

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Source : L’Alsace, quelle histoire ! 

Et l’histoire du Québec ?

La destination québécoise gagnerait certainement à mettre davantage de l’avant son histoire, les événements qui ont marqué son évolution et qui expliquent le Québec d’aujourd’hui. En ayant recours à des images d’archives et en les mettant en scène grâce à un design de présentation actuel, les repères historiques permettent de mieux comprendre la destination, tout en enrichissant l’expérience. Les lieux de mémoire qui y sont associés prennent ainsi un sens pour le visiteur non initié. Le succès de l’attraction Cité Mémoire démontre bien l’intérêt pour les récits historiques lorsque le format est original et que le message est bien rendu.

 

Image à la une : L’Alsace, quelle histoire !

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Quand le tourisme permet de retrouver ses racines

Le touriste amateur de généalogie représente un apport intéressant pour l’économie. Son séjour tend à être plus long que celui de la moyenne des visiteurs et il favorise le tourisme régional. Dans certains cas, il devient plus susceptible de revenir à cause des liens affectifs et émotionnels créés.

Le tourisme généalogique au Québec détient un potentiel intéressant et l’industrie touristique aurait avantage à considérer cette activité. Certaines régions sont le lieu de naissance de plusieurs familles de la province. De plus, en raison de l’exode des Canadiens-français au tournant du 20e siècle, beaucoup d’Américains possèdent des origines de ce côté-ci de la frontière. Le Québec peut développer sa notoriété comme lieu d’accueil ou point de départ des touristes en quête de leurs origines. Qu’en est-il ailleurs dans le monde ?

Une destination ancestrale

Le tourisme de généalogie représente un marché important pour l’Écosse. D’après les résultats d’un sondage publié en 2017 par Visit Scotland, avoir un ou des ancêtres écossais constitue l’une des principales motivations pour visiter ce pays pour plus du quart des répondants.

Pour les visiteurs, Visit Scotland développe plusieurs outils liés au tourisme généalogique, dont une section entière de son site Web et un guide expliquant les différentes étapes liées à la recherche d’ancêtres écossais, que ce soit en ligne ou sur place. Plusieurs suggestions d’itinéraires et activités s’y trouvent également.

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Source : Visit Scotland

Pour les entreprises, l’OGD propose une trousse contenant des conseils pour les aider à développer ce type de tourisme. Elle présente un programme spécifique d’accueil, une liste de ressources disponibles et quelques astuces pour exploiter ce sujet.

À pied, en bus ou en bateau !

Ancestry.com, l’une des sociétés privées de généalogie ayant le plus grand nombre d’abonnés au monde, développe plusieurs projets touristiques pour répondre à la demande de plus en plus croissante de gens en quête de leurs origines.

Ancestry.com s’associe avec EF Go Ahead Tours pour offrir des circuits touristiques d’une dizaine de jours en Irlande, en Italie ou en Allemagne. Chaque séjour inclut un test d’ADN et de la documentation. Un chercheur se joint au groupe pendant le voyage pour encadrer et conseiller les participants. Quant aux voyageurs plus indépendants, la compagnie leur propose un service d’accompagnement pour la création de parcours personnalisés, afin qu’ils puissent découvrir le pays de leurs ancêtres en toute autonomie.

Avec leur partenaire Cunard, Ancestry.com organise également des croisières thématiques. Les voyageurs assistent à des visites et à des ateliers animés par des généalogistes professionnels pendant leur séjour à bord du navire Queen Mary 2.

Lorsque la recherche d’ancêtres devient une attraction

Créé en 2016, le musée de l’immigration à Dublin accueille le Centre d’histoire des familles irlandaises. Ensemble, ils présentent aux visiteurs des moyens de recherche en généalogie et la découverte de leur propre histoire familiale tout en explorant le patrimoine irlandais.

 

Source : YouTube

Visit Salt Lake City promeut le tourisme généalogique grâce à la Family History Library. Plusieurs espaces de découverte proposent des activités ludiques et interactives pour l’ensemble des visiteurs.

visite_saltlakecity Source : Visit Salt Lake City

La redécouverte de la généalogie

Certains facteurs sociaux et technologiques expliquent l’engouement pour la généalogie. D’abord, le vieillissement de la population et la diversité des modèles familiaux jouent un rôle important. Comme l’affirme Pascale Marcotte, professeure à l’Université Laval, l’apparition de nouvelles structures familiales et l’éclatement des familles amènent le besoin de reconstituer le fil de sa propre histoire et de mieux comprendre ses origines.

Le développement de nombreux outils technologiques et de bases de données permet aussi une plus grande accessibilité aux informations archivées. De plus, des compagnies telles que 23andMe offrent désormais des tests d’ADN au grand public. L’une des entreprises, AncestryDNA, a vendu plus de 10 millions d’exemplaires depuis son lancement en 2012. National Geographic propose également des tests d’ADN, mais en ayant comme objectif supplémentaire de mieux comprendre les racines génétiques communes de l’humanité. 

Quelques astuces 

Plusieurs stratégies existent pour favoriser le développement du tourisme généalogique et améliorer l’accueil de cette clientèle. Voici quelques conseils proposés par Visit Scotland :

  • Posséder des bases sur l’histoire régionale ;
  • Recueillir de l’information sur les noms de famille populaires ou marquants de la région et les mettre de l’avant sur le site Web et les infolettres ;
  • S’informer sur les émissions de la région ou sur la généalogie ;
  • Connaître les évènements ou les lieux où les touristes peuvent rencontrer les habitants du secteur ;
  • Mettre en valeur l’histoire d’un lieu par une approche interactive pour impliquer davantage les touristes à la recherche de leurs racines ;
  • Posséder les informations pour la recherche généalogique : adresse des centres d’archives, des bibliothèques, des sociétés d’histoires, etc.

Êtes-vous prêt ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Les villes de taille moyenne attrayantes pour le tourisme d’affaires

L’avenir de l’industrie des réunions et des évènements sera stimulé par les villes de taille moyenne et les marchés secondaires, en particulier en Amérique du Nord et en Europe, selon un récent rapport de la firme d’intelligence d’affaires Skift. Deux facteurs principaux expliquent ce changement. Premièrement, les tarifs des chambres d’hôtel, des salles de réunion, de la nourriture, des boissons et d’autres services augmentent chaque année dans les grandes villes, qui deviennent dès lors trop chères pour un éventail croissant de décideurs. Deuxièmement, plusieurs villes de taille moyenne se sont rendues attrayantes en investissant massivement dans la revitalisation urbaine, dans leurs infrastructures évènementielles et leurs réseaux de transport, bonifiant ainsi de façon exponentielle l’expérience des visiteurs.

Deux exemples s’appuyant sur la créativité

Les expériences locales créatives constituent un facteur important pour les planificateurs de réunions lors du choix de la destination. Pour Erin Scholes, présidente de SD Meetings & Events à San Diego, il s’avère plus facile de créer une expérience différente, de mieux ressentir l’ambiance unique et l’authenticité d’une ville de taille moyenne. C’est le cas de Nashville et Portland qui ont explosé en popularité au cours des cinq dernières années, entre autres grâce aux efforts concertés des dirigeants pour soutenir les entreprises locales indépendantes et créer des destinations uniques.

Les expériences locales créatives constituent un facteur important pour les planificateurs de réunions lors du choix de la destination

Portland mise ainsi sur ses entrepreneurs aux talents créatifs pour concocter des expériences et des produits locaux. Elle s’appuie également sur ses quartiers variés à proximité du centre-ville pour présenter une offre qui plaît de plus en plus à la clientèle d’affaires. Pearl District, par exemple, regorge de boutiques qui vendent des produits fabriqués localement. Le week-end, les visiteurs peuvent y rencontrer les fabricants. Travel Portland tire parti de cette communauté d’artisans depuis des années pour présenter la ville comme un incubateur de talents créatifs locaux en s’accompagnant d’un éventail de créateurs, de musiciens, de chefs, de fabricants et d’artisans pour mieux présenter les atouts de leur ville lors d’activités de démarchage

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Source : Travel Portland

Quant à Nashville, elle doit une grande partie de son succès à son industrie musicale, selon Butch Spyridon, PDG de Visit Music City, l’office de tourisme et des congrès de la ville. Les artistes, les auteurs-compositeurs et les musiciens agissent comme de véritables ambassadeurs et l’OGD l’a très bien compris. Il a investi plus de 300 000 $ en 2014 pour produire le documentaire For The Love of Music: The Story of Nashville et capter l’âme de la ville. Le film, qui présentait tous les différents types de chanteurs et de groupes, allant du gospel au blues, au rock, et à la musique country, a permis de briser certains stéréotypes liés à la scène country et de démontrer le savoir-faire et le poids de l’industrie musicale locale auprès des planificateurs de congrès et de réunions. Un autre documentaire verra le jour en mai 2018.

Source : Youtube

Un capital intellectuel en croissance et des réseaux d’ambassadeurs

Les villes de taille moyenne collaborent avec leurs ambassadeurs pour attirer de nouveaux évènements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférence

Depuis la récession économique mondiale, les bureaux de congrès ont aligné leurs efforts plus étroitement avec leurs gouvernements et agences de développement économique dans le but de créer des réseaux de leaders locaux dans leurs secteurs industriels et universitaires en forte croissance. Forts de ces réseaux, les OGD peuvent fournir aux planificateurs un meilleur accès à des conférenciers potentiels, à des exposants, à des commanditaires et à des chercheurs actifs dans des grappes industrielles particulières. Les grandes villes comptent depuis longtemps sur ce type d’ambassadeurs pour établir le contact avec des planificateurs extérieurs dans des industries créatives et de haute technologie. C’est maintenant aux villes de taille moyenne de tirer leur épingle du jeu en collaborant avec leurs ambassadeurs pour aider à attirer de nouveaux évènements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférence.

Les villes de taille moyenne collaborent avec leurs ambassadeurs pour attirer de nouveaux évènements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférence.

Le pouvoir des startups 

La croissance exponentielle des startups dans les villes de taille moyenne signifie que ces destinations ont une proposition de valeur qu’elles n’avaient pas il y a dix ans. Elles ont de plus en plus le sentiment qu’elles peuvent rivaliser avec les grandes métropoles pour attirer de nouveaux congrès ou réunions, grâce aux experts universitaires des secteurs de croissance liés aux technologies. C’est le cas de Cleveland qui est devenue une destination de choix pour les conférences médicales en réunissant des experts des entreprises locales de soins de santé, des instituts de recherche scientifique et des startups pour organiser des évènements. En fin de compte, cela se traduit par une expérience plus riche pour les participants et plus d’occasions de réseautage et de développement d’affaires.

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Source : This is Cleveland

Le nouvel incubateur technologique, The Enterprise Center, situé dans le district de l’innovation au centre-ville de Chattanooga au Tennessee, réunit des entreprises actives dans les technologies 5G et l’Internet des objets. Son directeur général Ken Hays, agit à titre d’ambassadeur auprès de sa communauté internationale pour promouvoir l’expertise technologique de la région et attirer des congressistes dans sa ville.

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Source : The Enterprise Center

Autre exemple, celui de Belfast, en Irlande du Nord, qui se positionne graduellement comme un chef de file dans un certain nombre de secteurs en croissance tels que la cybersécurité et l’alimentation, grâce à de solides pôles d’expertise industrielle et universitaire. Visit Belfast développe actuellement une base de données des ambassadeurs qui peuvent atteindre leurs réseaux mondiaux pour promouvoir la ville en tant que centre d’excellence pour des conférences importantes.

Pendant ce temps au Canada 

Au Canada, Calgary travaille elle aussi avec des représentants des secteurs de l’énergie, des technologies propres, de l’agroalimentaire, de la fabrication et des services financiers entre autres, afin d’offrir des occasions d’affaires et de réseautage accrues lors de conférences. De plus, une série d’évènements comme le Beakerhead Festival, qui célèbre la convergence de la science, des médias, de la technologie et de l’innovation, contribue à redéfinir Calgary comme centre d’expertise intellectuelle, de recherche et de création. Au cours des dernières années, Meetings + Conventions Calgary s’est efforcé de rapprocher plus efficacement l’industrie et le milieu universitaire locaux des planificateurs de réunions externes travaillant dans des secteurs connexes.

Ces villes de taille moyenne gagnent en popularité auprès des planificateurs d’évènements, car elles proposent une offre intéressante, complète et abordable. Au Québec aussi plusieurs régions, hors des grands centres que sont Montréal et Québec, tirent leur épingle du jeu et s’inscrivent sur l’échiquier du tourisme d’affaires.

 

Source de l’image à la une: Unsplash 

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Les Mancations, l’univers masculin du voyage

De nos jours, de plus en plus d’hommes troquent pour quelque temps leurs obligations familiales et professionnelles contre des vacances entre hommes, des mancations ou des brocations. Du traditionnel voyage de golf ou de pêche, l’offre a évolué et s’est diversifiée en fonction des besoins de la clientèle masculine.

De métrosexuel à lumbersexuel, qui est le mancationer moderne?    

Au cours des dix dernières années, le rôle des hommes dans la société a évolué sur divers plans : travail, couple, famille. On a assisté à l’émergence du métrosexuel, cet urbain branché, soucieux de son image et intéressé par les produits axés sur le bien-être, la santé et l’esthétisme. Celui-ci cède doucement la place au lumbersexuel. Avec sa barbe fournie, ses bottes et sa chemise à carreaux, le lumbersexuel semble sortir tout droit du bois. Et pourtant! Il travaille dans l’univers des nouvelles technologies, aime la cuisine maison réconfortante, préfère aller camper plutôt que de flâner dans les boutiques comme le métrosexuel aimait si bien le faire. Le type d’hommes dans le groupe de voyageurs influencera grandement le genre de mancation; en voici d’autres :

  • Les amateurs de luxe – Ces hommes aiment les plaisirs de la vie, la gastronomie, le bon vin, les suites d’hôtels haut de gamme. Ils disposent d’un budget important pour leur séjour de type mancation. Des hôtels ciblent cette clientèle avec des offres personnalisées. Par exemple, The Crawford Hotel, situé à l’intérieur de la gare Union récemment rénovée, a établi un partenariat avec un des plus grands fabricants de vins et spiritueux indépendants de l’État, Stranahan’s Colorado Whiskey, pour offrir un forfait exclusif « Stranahan’s Curated». Ce dernier inclut la visite de la distillerie, une dégustation, une bouteille de whisky et des verres;
  • Les boys – L’aspect le plus important pour ce groupe de mancationers c’est le groupe lui-même et non le lieu ou même le type d’activité. Ils se laisseront donc guider beaucoup plus par le prix que par n’importe quoi d’autre;
  • Les aventuriers – Ils rêvent d’adrénaline, recherchent les émotions fortes et le danger. Pour leur mancation, rien de connu et surtout plein d’aventure! Voici l’exemple de l’Hotel Viking à Newport au Rhode Island qui, en association avec l’entreprise 12 Meter, propose à ses clients de participer à une course à bord d’un yacht de 12 mètres de l’America’s Cup. L’expérience d’une durée de 3 heures promet des sensations fortes tout comme cet autre forfait de l’établissement qui invite les groupes à apprendre les rudiments du polo pour ensuite concourir amicalement;
  • Les gars de party – Ils se mettent sur leur 36 (ou leur 31, c’est selon!) et sortent en ville. Leur voyage sera urbain avec une bonne dose de divertissement.

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Source : pexel.com

L’offre s’organise. Vraiment?

Bien qu’il soit encore difficile de trouver une offre bien structurée pour les voyages de type mancation, le Réseau de veille en tourisme a déniché quelques exemples, tels l’agence de voyages en ligne Expedia qui dédie une section de son site aux vacances entre hommes. Sans vraiment mettre de l’avant des forfaits particuliers, elle suggère plutôt des destinations et des hôtels en fonction du type de mancation recherché. Par exemple, Las Vegas pour les boîtes de nuit et les spectacles osés, la Nouvelle-Orléans pour l’ambiance de fête qui dure toute la nuit, l’Alaska ou le Wyoming pour un voyage de chasse ou pêche ou encore la ville d’Anchorage, en Alaska, pour les plaisirs urbains et le retour à la nature. Vacances Signature, quant à elle, met l’accent sur les centres de villégiature.

Le blogue spécialisé mantripping propose des destinations, des forfaits, des idées de mancations, allant du traditionnel voyage de golf à une virée des casinos, en passant par un séjour de randonnée en montagne; tout y passe ou à peu près.

Weekend de gars (WDG) est un site Web québécois construit par des gars, pour des gars. Il présente des séjours organisés de chasse (sept espèces et safari en Afrique) et de pêche, mais également des forfaits pour amateurs de sensations fortes comme du parachutisme, du rafting, du bateau à propulsion hydraulique (jet boat), de la luge de rivière et même de la survie en forêt.

Du côté des DMO, notons que le Wisconsin répertorie des escapades entre hommes; au menu : pêche, golf, tour guidé de brasseries et VTT pour n’en nommer que quelques-uns. Kamloops en Colombie-Britannique présente un exemple d’escapades entre hommes où il est question de golf, de randonnée, de vélo de montagne, de paintball, de parachutisme, de boîte de nuit et de… spa. Visit Belmont, en Caroline du Nord, souhaite briser son image de ville ennuyeuse et mise sur le plaisir à profusion (nourriture, boisson et plein air) à coût abordable.

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Source : Travel Wisconsin

Une manne pour l’industrie touristique?

Les mancations peuvent apporter un flux régulier de vacanciers. Pour créer de bons forfaits pour ces séjours, il n’existe pas de solution ou de recette unique, mais plutôt une multitude d’options en fonction de votre emplacement, de vos équipements et des attractions locales situées à proximité. Plusieurs activités et produits touristiques sont susceptibles de plaire à ce groupe de voyageurs en plus de la chasse, de la pêche et du golf. Comme l’offre semble peu structurée à l’heure actuelle, pourquoi ne pas être parmi les premiers à plonger dans l’univers masculin du voyage et à concocter des forfaits axés sur le tourisme d’apprentissage, l’aventure, le plein air, le divertissement et même le bien-être?

 

Source de l’image à la une : pexels.com

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Produits et activités Transport

Les croisières fluviales en plein essor

L’Europe est la destination la plus courue des croisiéristes. Selon un rapport réalisé par Cruise Holidays International, les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent. Le Rhin, le Danube et la Seine maintiennent leur notoriété, et ceux qui y ont déjà navigué se tournent maintenant vers d’autres cours d’eau. En Asie, les fleuves Irrawaddy au Myanmar, Yang-Tse-Kiang en Chine et Mékong au Vietnam et au Cambodge gagnent en popularité. D’ailleurs, le rapport les classe dans le top 5 des destinations hors Europe.

les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent.

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Source : CroisiEurope. Cliquez ici pour agrandir la carte.

Nouveaux itinéraires et bateaux en 2015

Selon Cruise Critic, près de 40 nouveaux bateaux de croisière fluviale verront le jour tout au long de l’année. La compagnie Viking River Cruises, qui en inaugurait 18 en 2014, en mettra à l’eau 12 nouveaux en 2015, ce qui portera sa flotte totale à 64 navires. Uniworld, pour sa part, lancera le S.S. Maria Theresa et ajoutera six itinéraires à son offre européenne. CroisiEurope introduira un bateau à aubes qui naviguera dans la Loire dès le printemps.

Rivages du Monde proposera un nouvel itinéraire canadien sur le Saint-Laurent de mai à octobre. Chez nos voisins du sud, American Cruise Lines (ACL) inaugurera un nouveau navire qui sillonnera la rivière Mississippi et développe une stratégie pour diversifier ses parcours. Selon Charles Robertson, président d’ACL, il y aurait plus de 24 000 km de voies navigables aux États-Unis; la carte ci-dessous illustre celles qu’ACL évalue dans l’optique de développer de nouveaux itinéraires.

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Source : Travel Weekly

Tous ces exemples montrent le dynamisme de l’industrie des croisières fluviales et la présence active de nombreux acteurs. Plusieurs tendances confirment aussi l’évolution et l’adaptation constantes de ce secteur d’activité. En voici quelques-unes.

Diversification de la clientèle

La clientèle traditionnelle se compose principalement de baby-boomers. On remarque ces dernières années que plusieurs compagnies de croisières cherchent à en séduire de nouvelles.

Les jeunes

Pour courtiser les jeunes, elles proposent des itinéraires plus courts, un catalogue d’excursions indépendantes contenant plus d’options et des croisières thématiques qui rejoignent leurs centres d’intérêt. AmaWaterways et American Queen Steamboat Company organisent des excursions plus actives et mettent à la disposition de leurs passagers une flotte de vélos, un réseau Internet sans fil et une salle de conditionnement physique. Pour accommoder les jeunes familles, les deux nouveaux bateaux d’AmaWaterways incluent des cabines communicantes.

Pour se promouvoir auprès des étudiants et des jeunes diplômés, CroisiEurope lance une campagne de marketing annonçant un stage de trois mois qui aura lieu à l’été 2015. Le Canadien ou l’Américain sélectionné aura pour principale tâche de réaliser un photoreportage qui sera diffusé sur un blogue, sur le site Web de CroisiEurope et sur les médias sociaux. Au total, 14 pays seront explorés à bord de 10 bateaux différents.

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Source : CroisiEurope

Les solos

En plus de construire de nouveaux navires comprenant davantage de cabines simples, quelques compagnies proposent une réduction ou carrément l’élimination des coûts supplémentaires relatifs à l’occupation simple. Blount Small Ship Adventures offre le programme « Willing to Share », qui permet aux voyageurs en solo de partager une cabine afin de réduire les coûts. Tauck a ajouté à son site Internet une section « Solo Travel » et un forum de discussion destiné à cette clientèle. AmaWaterways organise des réceptions d’accueil pour ces voyageurs afin qu’ils puissent faire connaissance dès leur arrivée à bord.

Personnalisation

La petite taille des bateaux de croisière fluviale est favorable à la personnalisation de l’offre, mais aussi de l’accueil. Par exemple, Avalon Waterways accueillera une clientèle uniquement québécoise sur sa croisière de huit jours « Le Rhin romantique », en octobre 2015. En plus d’avoir à bord un directeur de croisière et une accompagnatrice francophones, Avalon offrira des visites, des divertissements et des menus en français.

Croisières thématiques

Les voyages à thème gagnent en popularité, réjouissent et rassemblent plusieurs segments de clientèle. Ils se déclinent en une multitude d’activités et de loisirs : culinaire, bien-être, photographie, patrimoine religieux, musique, arts, golf, vélo, etc. Ces croisières, et particulièrement celles dont les thèmes s’associent aux célébrations des fêtes et aux marchés de Noël, contribuent également à prolonger la saison touristique.

Au Québec, Voyages AML offre sur le CTMA Vacancier une croisière gourmande pendant laquelle on peut découvrir les saveurs de la mer et du terroir madelinot. Parmi les activités proposées, mentionnons des ateliers sur la pêche au homard ainsi que des démonstrations et des conseils culinaires. En Europe, Viking River Cruises possède un vaste portfolio de thématiques, dont la croisière « Masterpieces », qui se lance sur la trace des lieux et des paysages qui ont inspiré les grands chefs-d’œuvre de peintres célèbres.

Source: Viking Cruises

Le foisonnement de l’offre, l’intérêt grandissant de nouvelles clientèles et la présence de croisiéristes plus expérimentés désirant naviguer sur de nouveaux cours d’eau sont tous des facteurs qui laissent présager un futur lucratif à l’industrie des croisières fluviales.

 

Crédit photo une : Viking Cruises

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Ces destinations qui n’ont pas la langue dans leur poche!

Pour certaines, l’objectif est de favoriser l’emploi de la langue; pour d’autres, il s’agit d’enrichir leurs activités culturelles. De nombreuses destinations ont développé des programmes d’immersion linguistique combinés à des visites touristiques. Mais il existe une offre plus large qui séduit différents types de clientèles, des jeunes aux seniors, qu’ils soient en quête de connaissances ou bien de divertissement. De plus, certains pays ou régions ont façonné une image de marque autour de leur langue. Voici quelques exemples inspirants.

Des forfaits alliant apprentissage de la langue et visites culturelles

Le tourisme linguistique se définit comme l’ensemble des activités menées au cours d’un voyage et ayant pour but l’étude d’une langue. Ce marché est dominé par le Royaume-Uni et les États-Unis, mais le Canada, l’Australie, l’Irlande, Malte et la Nouvelle-Zélande en reconnaissent aussi l’importance. Principalement organisés par les universités et destinés aux étudiants, les cours de langue sont maintenant combinés à des visites culturelles et s’adressent à tout le monde:

  • Atout linguistique, une agence française qui organise des séjours en immersion sur mesure, offre le forfait «immersion+culture 8-18 ans». L’enfant est hébergé dans une famille à Barcelone, à New York ou encore à Londres, il reçoit des leçons particulières et visite des attraits culturels tels que des musées, des châteaux et des sites historiques (voir l’image ci-dessous).
  • Le réseau éthic étapes propose un forfait d’une semaine combinant des cours de français et la visite des châteaux de la Loire.
  • À l’école de langue ILSC-Montréal, le professeur de français se transforme après les cours en guide touristique et entraîne les élèves à travers la ville pour flâner dans le Vieux-Montréal, visiter des musées, assister à des festivals ou encore participer à des cours de danse.
  • En Nouvelle-Écosse, un programme d’immersion se démarque des offres classiques: au Highland village, qui reconstitue le style de vie traditionnel gaélique, il est possible de suivre une immersion de quatre jours à travers des activités menées dans cette langue et mettant de l’avant la nourriture, la musique, la danse, les chants et les histoires populaires.

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Source: Atout Linguistique

Des festivals où les langues «se délient»

Toujours en Nouvelle-Écosse, le Festival international des couleurs celtiques célèbre à l’automne la culture gaélique dans 33 communautés de l’île du Cap-Breton. Les visiteurs peuvent assister à des centaines de spectacles, à des visites guidées, mais aussi à des ateliers et des présentations sur la langue et la culture. L’Abitibi-Témiscamingue vient de célébrer la 6e édition du Festival des Langues sales, mettant à l’honneur leur parler français à travers des spectacles de différentes formes d’art, présentés par des artistes de la relève régionale.

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Source: Festival des langues sales

Une route touristique honorant la langue

Le ministère espagnol de l’Éducation, de la Culture et des Sports a créé «Le Chemin de la langue castillane». Cet itinéraire culturel est centré sur l’histoire de la langue castillane et sur la visite de monuments, de villes et de sites qui ont un lien direct avec l’émergence ou l’évolution de la langue en Espagne (monastères, maisons-musées, bibliothèques, centres d’interprétation, églises, universités). Cette route a reçu le label d’itinéraire culturel européen en 2002 et a été incorporée au programme des Itinéraires culturels du Conseil de l’Europe en 2004. De nombreux forfaits sont proposés et incluent l’hébergement chez l’habitant.

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Source: Fundación Camino de la Lengua Castellana

Une image de marque pour valoriser la langue

La Gaeltacht Authority, une agence gouvernementale irlandaise, est responsable entre autres de la préservation de la langue gaélique par le développement et la promotion du tourisme culturel. Elle a créé la marque GaelSaoire («vacances» en gaélique) afin de mener à bien la stratégie promotionnelle du tourisme linguistique. Le site gaelsaoire.ie regroupe les attraits touristiques de sept communautés.

Les Écossais ont créé l’organisation Gaelic Scotland dans le but de promouvoir la culture et la langue gaéliques auprès des touristes. Le site Web permet aux internautes intéressés de planifier des séjours en intégrant les activités suivantes: cours de langue et de musique traditionnelle, concerts, festivals, musées d’histoire, expositions d’art, visites de sites historiques et de villages reconstitués, etc. De plus, il recense les lieux touristiques où la langue est parlée.

La ville de Salamanque, en Espagne, a créé le portail espanolensalamanca.com et le slogan «Salamanca, ville de l’espagnol» afin d’affirmer sa position de destination touristique pour l’apprentissage du castillan. Il répertorie les écoles de langue et les activités de loisirs offertes dans la ville (sports, magasinage, gastronomie, parcs, cinémas, loisirs nocturnes et visites guidées).

Le développement d’une offre touristique axée sur la langue permet aux communautés d’affirmer leur identité culturelle. Le Québec jouit d’une singularité linguistique qui le distingue du reste de l’Amérique du Nord et des autres communautés francophones. Comment peut-il mieux miser sur sa langue afin de se démarquer sur l’échiquier touristique? L’Hôtel Château Laurier Québec a créé le label «francoresponsable» afin de mettre de l’avant son engagement envers la francophonie. Il a ainsi lancé plusieurs initiatives pour promouvoir des artistes québécois francophones. Et vous, avez-vous mis de l’avant le parler québécois dans vos communications et dans vos offres touristiques?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

 

Sources :

– Kennedy, Michael. «Gaelic Nova Scotia: An Economic, Cultural, and Social Impact Study», Nova Scotia Museum, Halifax, novembre 2002.

– Mester Spanish School. «A Push for Spanish Learning with Castilla-Leon!», blog.mester.com, 23 octobre 2009.

– Novascotia.com. «Cultures celtique et gaélique», consulté le 26 février 2013.

– Pujolar, Joan. «Language, culture and tourism – perspectives in Barcelona and Catalonia», academia.edu, juin 2006.

Site Web:

hotelchateaulaurier.com

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L’expérience nature revisitée par les technologies

Découvrir la nature et profiter de ses merveilles en compagnie de son iPhone ou à travers des jeux interactifs: l’idée paraît surprenante? Pour certains gestionnaires de parcs nationaux et d’espaces naturels, l’exploration de ces nouveaux services numériques est un excellent moyen de réinventer les visites traditionnelles, de stimuler les connaissances et de rapprocher le visiteur du territoire. Entre mobilité, bornes interactives et Web 2.0, tous les moyens sont bons pour faire apprécier la nature autrement!

Une nouvelle offre, une nouvelle demande

À l’ère de la sensibilisation à l’environnement, la plupart des espaces naturels offrent des activités d’interprétation. Quelle que soit l’approche technologique choisie par l’espace naturel, il peut faire vivre à ses clients une expérience agréable en nature et les sensibiliser aux problématiques actuelles.

Aujourd’hui, le visiteur d’espaces naturels et le touriste en général sont moins passifs et recherchent des expériences participatives. Dans la veine du tourisme d’apprentissage (lire aussi: Le tourisme d’apprentissage, une tendance qui ne s’essouffle pas), les produits comportant une forte dimension liée à l’acquisition de connaissances sont en vogue.

Des exemples d’outils éducatifs

Du centre de découverte et de services à l’accompagnement sur le terrain jusqu’au retour à la maison, le Parc national de Yellowstone dans le Wyoming a réinventé son approche client en intégrant les nouvelles technologies. Le nouveau centre de découverte, inauguré en 2010, inclut des salles thématiques, un théâtre, des maquettes fluorescentes, des parcours ludiques et un espace multimédia dernier cri. Le bâtiment est certifié LEED et est entièrement dédié à l’éducation pour les visiteurs de tous âges.

Le parc fait aussi figure de pionnier avec son application iPhone Georoamer, qui permet aux visiteurs de choisir leurs circuits en fonction d’un certain nombre de critères, de se repérer grâce à la géolocalisation, d’en apprendre plus sur l’histoire ou sur la géothermie et d’accéder à toutes sortes d’informations sur l’hébergement, la réglementation, les activités, etc. Avec une telle application audiovisuelle, il n’est plus nécessaire de s’encombrer de cartes et de brochures.

 

Source: GeoRoamer

Mentionnons également l’application iPhone BoodereeBirds en Australie, qui permet à l’utilisateur de découvrir toutes les espèces du parc Booderee et de choisir un circuit en fonction de ses intérêts (types d’oiseaux, habitats et meilleurs sites d’observation) ainsi que du temps dont il dispose pour effectuer sa visite.

Une approche Web avant-gardiste pour susciter la curiosité

L’Agence nationale des parcs nationaux du Gabon propose aux visiteurs de découvrir ses 13 parcs à travers une visite virtuelle, c’est-à-dire une plateforme multimédia en 3D et interactive baptisée «Gabon Designed by Nature». Grâce à ce centre d’interprétation virtuel, l’internaute peut écouter des capsules sonores ou regarder des photos et vidéos. Il s’agit d’une excellente façon d’aborder certaines problématiques, tout en démystifiant cette destination éloignée auprès de clientèles potentielles. À l’ère du numérique, le Gabon profite pleinement de l’essor des outils Web 2.0 pour faire la promotion de ses aires naturelles.

Source: Gabon Nature 

Une meilleure compréhension de la nature en milieu urbain

Plusieurs applications servent à reconnaître les traces d’animaux, les fleurs, les arbres ou les oiseaux présents dans un parc, par exemple MyNature, Wild flowers,Leafsnap, ou Audubon Guides. Disponible dans deux parcs parisiens, l’application Sound Delta Wild permet aux visiteurs d’entendre les chants de divers oiseaux selon leur localisation dans le parc, grâce à leur iPhone et à l’installation de points d’écoute. L’application permet aussi de savoir s’il s’agit d’une espèce en danger.

Source: Sound Delta Wild

Les parcs nationaux du Québec modernisent leurs outils d’interprétation

Le taux d’utilisation du téléphone intelligent est de 25% chez les adultes québécois en 2011 (une croissance de 50% par rapport à 2010), d’après l’enquête NETendances du CEFRIO. La Sépaq a bel et bien saisi ce contexte de croissance de la mobilité et a adapté son offre.

L’organisme chargé de la gestion des parcs nationaux a lancé en septembre 2011 une nouvelle application nommée «Explorateur Parc Parcours». Elle donne à l’utilisateur la possibilité de découvrir un territoire en l’informant sur les richesses écologiques du parc et sur les activités qui y sont proposées. L’application est téléchargeable gratuitement pour les appareils Apple; sinon, on peut louer des iPod sur place. On peut aussi avoir accès au contenu de cette application à partir des nouvelles bornes interactives installées dans les centres de découverte.

Lorsque le visiteur s’intéresse à la faune, à la flore ou aux paysages qui composent un parc en particulier, il accède à diverses informations lui permettant d’enrichir ses connaissances. S’il souhaite plutôt planifier une randonnée ou une activité, il peut se renseigner sur les différents parcours pédestres, cyclables ou même navigables et les visualiser. Ces parcours sont agrémentés de points de découverte, où des renseignements sur les habitats, les espèces ou l’histoire du parc sont accessibles par l’appareil mobile, sans connexion réseau. L’option «Pour en connaître plus» donne accès à une série de fiches thématiques grâce auxquelles le visiteur peut approfondir et élargir ses connaissances sur le parc avant ou après la visite.

 

L’expérience s’avère originale et stimulante pour le client. Actuellement, l’application est disponible pour les parcs de la Jacques-Cartier, du Mont-Saint-Bruno et de Frontenac; la Sépaq vise l’ensemble de son réseau d’ici 2014.

 

Une implantation technologique dans un espace naturel n’est pas sans limites

Le problème de connectivité demeure un frein au développement d’applications mobiles dans les espaces naturels. Des solutions technologiques hors ligne sont envisageables. De plus, l’idée d’expérimenter la technologie sur un site naturel n’est pas forcement appréciée de tous. Plusieurs souhaitent profiter des activités extérieures et ne veulent pas s’emmurer dans le centre de découverte pour «apprendre» et encore moins utiliser un appareil mobile qui peut créer une frontière avec le territoire. Pour certains, profiter de la nature est synonyme de coupure avec le quotidien, de détente ou de ressourcement et ainsi incompatible avec la technologie.

Somme toute, il ne s’agit pas de remplacer les outils traditionnels, mais de proposer aux intéressés des services multimédias complémentaires qui permettent de redécouvrir la richesse et la diversité du territoire de façon plus divertissante et autonome.

 

Analyse écrite avec la collaboration de Nadège Domergue

 

Sources:

– Domergue, Nadège. «Les environnements multimédias dans les parcs nationaux du Québec, une nouvelle approche pour enrichir les connaissances des visiteurs. Enquête auprès des visiteurs. Enquête auprès du personnel d’accueil.», rapport de stage, décembre 2011.

– NETendances. «Évolution de l’utilisation d’Internet au Québec», Cefrio, septembre 2011.

– Rothstein, Edward. «A Cathedral to the Shrine of Nature», New York times, 30 août 2010.

 

Sites Internet:

Sépaq

Parc national du Yellowstone

Application Georoamer

Sound Delta Wild

Gabon nature

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Le tourisme d’apprentissage, une tendance qui ne s’essouffle pas

Les vacances éducatives pour des touristes de plus en plus actifs constituent une tendance qui s’accentue depuis quelques années et qui offre de réelles possibilités pour l’industrie touristique québécoise, en lui permettant d’exploiter différemment ses installations: cours de cuisine, ateliers de théâtre, immersion française dans des établissements hôteliers, ateliers multimédias en région, etc. Il s’agit d’un créneau très prometteur qui laisse place à l’innovation et à la créativité. Selon la Commission canadienne du tourisme, le tourisme d’apprentissage se caractérise par une combinaison d’éducation, d’interaction, de stimulation, de recherche d’authenticité et d’expérience. Il se présente sous plusieurs formes. Certains font de l’apprentissage leur mission première, comme l’école Vacances Arts Nature de Coaticook dans les Cantons-de-l’Est, le Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) de Tadoussac ou encore le Centre des sciences de Montréal, alors que d’autres l’exploitent comme une activité complémentaire à leur offre principale. C’est d’ailleurs ce que nous vous présentons dans cette analyse. Mais pour débuter, nous vous proposons de visionner cette courte vidéo (1 min 14 s), qui résume à merveille ce qu’est le tourisme d’apprentissage.

Source: viméo.com

Dans les hôtels

  • Lancé en 2009, le programme Night School de Seattle est le fruit d’une collaboration entre l’hôtel boutique Sorrento, le chef Michael Hebb et tout un éventail d’intellectuels, d’artistes, d’écrivains, de cinéastes, de barmans et de leaders des institutions culturelles du nord-ouest des États-Unis. Night School constitue un mélange créatif de programmes et d’événements, dont les fameux cours de cocktails; pendant deux heures, les «élèves» apprennent à préparer au moins trois cocktails distincts. En partenariat avec Foodista, chaque recette du Night School est documentée et transcrite en temps réel sur le Web.
  • En juillet dernier et pour la deuxième année consécutive, le groupe hôtelier Atlantis proposait son Lego Fantasy Camp aux familles logeant dans son établissement des Bahamas; une occasion d’apprendre les subtilités de la construction en blocs Lego sous la supervision et les conseils d’un maître constructeur.
  • Les hôtels Fairmont ont conçu un forfait «Apprentissage» pour les touristes qui souhaitent acquérir certaines compétences pendant leur voyage. Par exemple, le Copley Plaza, à Boston, propose d’apprendre à brasser de la bière; le Pacific Rim, à Vancouver, donne des leçons de massage.
  • Le ranch californien Alisal Guest and Resort propose un forfait Bootcamp-barbecue, qui promet d’enseigner l’art de la grillade en trois matinées avec des chefs invités locaux.

Dans les petits établissements hôteliers

  • Depuis 10 ans, l’Auberge Schweiser, à Sutton, offre à sa clientèle des ateliers de peinture donnés par une artiste de la région dans une salle de classe ouverte 12 heures par jour. À ces ateliers s’ajoutent des cours de français, de critique musicale et de ski alpin spécialement conçus pour une clientèle âgée de 55 ans et plus, par l’université du New Hampshire.
  • L’auberge Little Inn of Bayfield, en Ontario, offre des ateliers de théâtre pendant le réputé festival de théâtre de Stratford (lire aussi: Un success story inspirant: le Festival Shakespeare de Stratford). Au menu des matinées: la petite histoire du festival, des discussions avant et après les spectacles, des ateliers de création pour mieux comprendre comment l’acteur conçoit ses personnages, une visite de l’entrepôt de costumes et d’accessoires du festival… Une excellente façon de profiter de la notoriété d’un événement pour diversifier sa clientèle.

Dans les attraits

  • Le dîner régimentaire du lieu historique national de la Citadelle d’Halifax est un programme d’une durée de deux à trois heures qui plonge les visiteurs dans l’histoire. Accueillis à l’entrée de la Citadelle, les invités sont conduits chez le tailleur pour mettre un costume d’époque. On leur sert ensuite un repas simple ou un dîner militaire en bonne et due forme, suivi de cérémonies consacrées, de récits et d’événements musicaux. Le lieu offre aussi l’expérience Highlander, le thé de Victoria, des dégustations de Scotch et, pour ceux qui souhaitent une immersion totale, la possibilité de devenir soldat d’un jour.
  • Le musée Hershey Story, situé sur l’avenue du Chocolat à Hershey, en Pennsylvanie, a conçu un «laboratoire du chocolat» qui offre jusqu’à huit séances de 45 minutes par jour à des groupes de 30 personnes à la fois. Chaque leçon peut porter sur un thème différent, allant de la fabrication du chocolat à son histoire à travers les civilisations maya et aztèque, en passant par le bar à chocolat et la création d’œuvres d’art.

Dans les restaurants…

• L’atelier culinaire de l’Europea, dans les coulisses du restaurant, propose des formations d’environ une heure, incluant une boisson, une fiche recette ainsi qu’un cadeau du chef. Il offre aussi plusieurs fois par semaine des cours d’une durée d’une heure trente avec chef invité; au menu, par exemple: le gibier, les sauces, les pâtes fraîches.

  • Il n’y a pas que les restaurants renommés qui s’inscrivent dans cette mouvance d’apprentissage si chère à la clientèle d’aujourd’hui. De petits établissements, tels que le restaurant Laurence, à Boucherville sur la rive-sud de Montréal, ont aussi compris cette tendance. Le propriétaire offre, sur demande, des cours de cuisine sur mesure pour des groupes d’au moins 10 personnes. Les leçons incluent généralement la dégustation des plats préparés en atelier.
  • On trouve également des chefs inspirés en région comme au Café Massawippi, à 15 minutes de Sherbrooke dans les Cantons-de-l’Est. L’équipe y enseigne les techniques de cuisine de base, intermédiaires et avancées pendant deux heures, à la suite desquelles les «élèves» sont invités à déguster leurs créations.

Dans les sites naturels

  • Souvent inscrites dans la mission des parcs naturels, les activités d’apprentissage, d’éducation ou de découverte peuvent prendre d’autres formes que celles des traditionnelles activités d’interprétation. Par exemple, le programme d’artistes résidents du parc national du Gros-Morne, un site du patrimoine mondial de l’UNESCO à Terre-Neuve-et-Labrador, permet à des artistes de passer de trois à six semaines à explorer, à photographier ou à dessiner Gros-Morne. Ils animent aussi des activités pour le public au Centre de découvertes du parc. Il s’agit en général d’ateliers d’une heure intégrés au programme d’interprétation habituel. Les artistes présentent leurs œuvres et discutent de leurs procédés et des matériaux utilisés pour produire des œuvres d’art.
  • La station de recherche des îles Mingan, qui se consacre à l’étude des mammifères marins, offre au public des stages de recherche en mer, une expérience de travail sur le terrain. Le client participe aux activités de photo-identification, de biopsie, d’acoustique et de collecte de données comportementales.

Dans les aéroports

  • Après les cours de danse offerts à l’été 2008, Aéroports de Paris récidivait en novembre dernier en offrant des cours de cuisine française gratuits pour les passagers en escale, en partenariat avec l’Atelier des Chefs: des recettes simples à réaliser en 10 minutes environ, que les passagers peuvent ensuite apporter et déguster à bord de leur prochain vol!

Dans les régions

  • Ma souris en balade a vu le jour au printemps 2010 en Midi-Quercy. Ce programme propose au visiteur une journée et demie de visites culturelles ou de sorties en nature en compagnie de guides et d’un animateur multimédia. Il propose également deux jours d’ateliers encadrés par un animateur dans lesquels les participants apprennent ou perfectionnent différentes techniques multimédias (initiation à l’outil, retouche de photos, montage d’un diaporama, montage vidéo, etc.). Les participants repartent avec leur propre diaporama.

En terminant, nous vous invitons à partager avec nous les activités d’apprentissage mises de l’avant chez vous, dans votre attrait, votre établissement, votre restaurant, votre région… À vous la parole, laissez-nous un commentaire!    

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Condensé de tendances selon trendwatching.com

Nous vous proposons ici une lecture hors de l’ordinaire; vous sortirez de votre routine quotidienne afin de voir plus loin, de réfléchir, de vous conscientiser, de stimuler votre imagination ou simplement afin de vous mettre au goût du jour. Pour piquer votre curiosité: l’apprentissage est un nouveau luxe, vos clients sont votre meilleure équipe marketing et les entreprises rivalisent de créativité dans l’offre de services complémentaires. Alors, si vous vous intéressez à l’avenir de l’entreprise et à la consommation, ouvrez bien votre esprit et laissez-vous inspirer par quelques grandes tendances mondiales qui touchent les voyages et le tourisme.

Trendwatching.com est une firme qui relève les tendances de consommation les plus prometteuses à travers le monde ainsi que des idées et des pratiques liées aux affaires. Elle s’appuie sur un réseau de centaines de veilleurs dans plus de 120 pays.

La fluidité sociale (Social-Lite)

Le caractère public des médias sociaux permet à chacun de s’exprimer librement. Le secteur des voyages a toujours été propice au partage d’anecdotes, entre autres parce qu’il y en a généralement de savoureuses. La diffusion n’a jamais été aussi facile avec les réseaux sociaux et les multiples sites favorisant les échanges.

Stay.com, en Norvège, est une plateforme sociale qui permet aux usagers de créer et de partager leur propre guide personnalisé. L’information dont ils disposent provient de différentes sources (TripAdvisor, OpenTable, etc.);les membres peuvent demander conseil et donner des recommandations.

La chaîne Four Seasons Hotels and Resort a lancé, en février 2011, un blogue intitulé Have family will travel,sur lequel les lecteurs peuvent publier leurs récits de voyage avec des enfants. L’outil Memory Montage permet aux utilisateurs de créer leur propre vidéo de vacances et de la partager avec leurs proches. Des journalistes, des employés de Four Seasons et des blogueurs y publient également des contenus.

Source : Have family will travel

Vos clients vous racontent (Status Story)

L’expérience est toujours la clé d’une offre réussie. Cependant, la tendance actuelle veut qu’elle soit racontée directement par les consommateurs, et non plus par l’entreprise elle-même. Le département marketing le plus efficace, c’est vos clients.

De plus en plus d’entreprises ont compris que le pouvoir de persuasion des clients s’accroît – au détriment du leur – et incite ces derniers à exprimer leurs expériences à tous les vents. Pour que vos clients parlent de vous, offrez-leur un séjour mémorable et un service exceptionnel. Assurez-vous qu’ils ont tout ce dont ils ont besoin pour raconter une histoire intéressante.

American Express a lancé en avril 2011 Nextpedition, un service de voyage sur mesure, dévoilé au fil du séjour et intégrant les médias sociaux. Un appareil mobile, le Travel Console, suggère des activités personnalisées et recommande des lieux à voir. L’outil permet également d’enregistrer les détails du périple, de télécharger des photos, des vidéos et, bien sûr, de partager sur Facebook et de commenter. Les amis et la famille peuvent donc suivre les voyageurs en temps réel.

Source: Nextpedition

L’apprentissage sur demande (Status Skills)

On ne reconnaît plus les gens à ce qu’ils possèdent, mais à ce qu’ils font et à ce qu’ils réalisent. Le développement de connaissances et d’habiletés liées à des rêves ou à des passions est un luxe. De plus, acquérir un savoir-faire demande du temps, une denrée rare! Les vacances fournissent l’occasion parfaite d’apprendre – un sport, la cuisine, la peinture, etc. Les prestataires auraient avantage à offrir à leurs clients des cours d’initiation à une activité, ne serait-ce que pour quelques heures. Il n’est pas nécessaire que vous possédiez l’habileté en question, vous n’avez qu’à développer un partenariat avec une autre entreprise bien établie!

Par exemple, le Sheraton Nha Trang Hotel and Spa, au Vietnam, a ouvert en 2010 une école de cuisine. Les intéressés – clients de l’hôtel ou autres – peuvent s’inscrire à un cours, qui débute par une visite au marché local.

Source: Sheraton NhaTrang Hotel and Spa

Le bouche-à-oreille multiplié et personnalisé (F-Factor)

Les consommateurs puisent de plus en plus dans leurs réseaux d’amis, de fans ou d’adeptes (followers) pour discuter de biens et de services, pour en découvrir et en acheter, et ce, de façon toujours plus sophistiquée. Il n’a jamais été aussi important pour les entreprises d’être «aimées». En effet, même si les individus accordent généralement leur confiance aux sites de commentaires en ligne, le conseil d’un ami ou d’une connaissance s’avère beaucoup plus crédible.

Lancé en 2010, Gogobot vise à révolutionner la recherche liée aux voyages en intégrant les «J’aime» et les préférences du réseau social de l’internaute en tant que filtres de présentation des résultats. De plus, lorsqu’un voyageur potentiel interroge Gogobot sur une destination, l’entreprise questionne ensuite sa communauté de fans Facebook et d’adeptes Twitter pour enfin revenir vers l’usager.

Le triomphe de la transparence (Transparency Triumph) et le chaos des prix (Pricing Pandemonium)

L’accès particulièrement facile à l’information permet au consommateur averti de gérer chacun des aspects liés au voyage qu’il planifie. Relisez nos analyses sur le sujet (La transparence l’emporte et L’ère de la transparence: adaptez votre mentalité) et souvenez-vous que les entreprises et les spécialistes du marketing n’ont plus un contrôle total sur le message qu’ils souhaitent communiquer à la clientèle!

La transparence vient aussi du fait que les consommateurs ont dorénavant accès à des rabais de façon sans cesse renouvelée. Les nouvelles technologies, par le biais des sites d’achats groupés, des comparateurs de prix, des clubs de membres, des ventes-éclairs (flash sales) ou de la tarification dynamique, créent un véritable chaos dans la tarification.

Les divines données (Divine Data)

Non plus statique, l’information est maintenant limpide, instantanée et dynamique. Le consommateur continuera à naviguer à travers les nombreux sites conçus pour vérifier ou suivre de l’information ou encore pour l’alerter d’un renseignement pertinent ou intéressant.

Les applications de traduction simultanée sont un bon exemple du recours possible aux «divines données». TripLingo permet d’obtenir une traduction présentée selon différentes vitesses d’élocution ou en notation phonétique. Les usagers ont également accès à de l’information culturelle, à un dictionnaire, à un guide de prononciation et à un guide de l’argot.

Les concierges de la marque (Brand Butlers)

La plupart des entreprises de services touristiques connaissent depuis longtemps l’importance de bichonner la clientèle. Un type d’emploi y est d’ailleurs dédié: le concierge. Toutefois, de nombreux voyageurs recherchent le petit extra qui fera qu’un établissement se distingue réellement. Ici, il s’agit de faire preuve de créativité et de comprendre les besoins des consommateurs.

 

Un service de vélo-taxi? Des iPads prêtés gratuitement et incluant bien sûr des abonnements à des magazines et des journaux? Le prêt d’une voiture de luxe fourni avec la réservation d’une suite? Ou encore un «Emergency Style Kit », c’est-à-dire des vêtements, des chaussures et des accessoires griffés offerts à prix abordable, comme le fait l’hôtel Elysian de Chicago?

Source: Trendwatching.com

Ne vous arrêtez pas là! Trendwatching décortique bien d’autres tendances liées à l’industrie touristique: les marchés émergents, les niches et les pratiques environnementales pour ne nommer que celles-là. Poursuivez votre apprentissage et votre réflexion en lisant les résumés mensuels de la firme.

 

Source:

Trendwatching. One of the world’s leading trend firms, trendwatching.com sends out its free, monthly Trend Briefings in nine languages to more than 160,000 subscribers worldwide.