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Produits et activités Tourisme durable

Lorsque le tourisme carbure à l’énergie

La société exige de plus en plus des entreprises qu’elles respectent l’environnement et qu’elles utilisent des énergies renouvelables lorsque c’est possible; le secteur touristique n’y échappe pas. Mais peut-il bénéficier de cette mouvance sociétale? Quel type de clientèle pourrait être intéressée par le tourisme de l’énergie? Deux questions auxquelles ont tenté de répondre des chercheurs de l’University of Natural Ressources and Applied Life Sciences Vienna qui ont présenté les résultats de leurs recherches à la 61e Conférence de l’Association internationale d’experts scientifiques du tourisme (AIEST) à Barcelone en août dernier.

Deux types de clientèle cible

Le tourisme de l’énergie se fonde sur l’idée que les vacanciers peuvent vivre des moments agréables, tout en expérimentant diverses façons d’économiser l’énergie ou d’utiliser les énergies renouvelables. Les chercheurs définissent deux principaux segments de clientèle, soit les touristes avides de connaissances techniques ou scientifiques et les touristes d’apprentissage, qui favorisent l’expérience et la découverte.

Les touristes avides de connaissances techniques ou scientifiques

Cible: les leaders de la communauté, les entreprises, les universités et les écoles techniques.

Conditions préalables: au moins une centrale d’énergie renouvelable ou des concepts énergétiques durables dans la région.

But principal de la visite: l’innovation technique, le transfert des connaissances, les possibilités d’adaptation à leur région d’origine ou à l’intérieur de leur vie professionnelle.

Produit: visites guidées des installations techniques et séminaires axés sur les options d’énergie renouvelable, leurs coûts et leurs avantages.

Communication: axée sur la dimension cognitive compte tenu du concept de transfert des connaissances.

Durée: excursions d’une journée.

Les touristes d’apprentissage

Cible: les familles et les Lohas (acronyme de Lifestyles of Health and Sustainability) ou plutôt les «Lohasians», comme on les appelle aux États-Unis. Ce sont des consommateurs particulièrement préoccupés par l’écologie et qui ont compris, en raison du réchauffement climatique et des effets de la pollution, que leur bien-être passe par la préservation de leur environnement. Les Lohas consomment des produits biologiques, font du yoga, n’achètent que des vêtements ou des produits d’entretien biologiques, conduisent des véhicules hybrides, utilisent le transport en commun ou encore favorisent des systèmes d’énergie renouvelable. Ils donnent un nouveau sens à leur vie à travers ces pratiques.

Conditions préalables: un certain savoir-faire et des infrastructures énergétiques durables dans la région.

But principal de la visite: les loisirs et l’agrément.

Produit: expérience de loisir d’apprentissage permettant de découvrir, par l’exploration personnelle, la pertinence des énergies renouvelables et leur fonctionnalité.

Communication: axée sur l’apprentissage par le jeu, le plaisir et l’émotion.

Durée: plus d’une journée, surtout en offrant des forfaits combinés à l’offre touristique traditionnelle de la région.

La création d’un produit touristique de niche: l’exemple de Güssing, en Autriche

Güssing, c’est l’histoire d’une reconversion. Il y a 20 ans, l’économie de cette ville de 4 300 habitants de l’est de l’Autriche reposait majoritairement sur l’agriculture; les deux tiers de la population active étaient au chômage. Grâce à l’aide financière de l’Union européenne et à l’impulsion du maire, un Centre européen des énergies renouvelables a vu le jour en 1995 et a marqué le tournant de la politique énergétique de la Ville, qui s’est dès lors tournée vers l’énergie solaire et la mise à profit de sa biomasse. Ainsi, plutôt que de laisser ses forêts à l’abandon, la Ville les nettoie et exploite durablement le bois qui ne peut être utilisé par l’industrie forestière. Les résidus organiques sont convertis en biogaz et en biodiesel. Ce changement de cap a fait en sorte que la ville est entièrement autonome sur le plan énergétique; une réussite saluée par un achalandage annuel de plus de 50 000 visiteurs, dont une grande partie provient de l’international.

Source: EEE

Ce succès est également à la base d’un tout nouveau concept inventé par l’Université des ressources naturelles et des sciences de la vie de Vienne, en collaboration avec les acteurs locaux du tourisme, du développement régional, de la politique, du secteur privé et du milieu de l’éducation de la région de Güssing: VISIONe (Vital Solar Innovation energy). Ce projet touristique novateur vise à sensibiliser les gens aux énergies renouvelables. Il inclut un camp «énergie» ainsi que des visites guidées thématiques.

Le camp «énergie»

L’une des principales composantes de VISIONe est le camp «énergie», qui s’adresse aux touristes d’apprentissage et qui favorise la découverte par l’exploration. Les participants y apprennent de façon ludique comment produire eux-mêmes de l’énergie, notamment à l’aide du soleil. La planification et la conception des infrastructures nécessaires à la vie du camp font partie intégrante de l’offre touristique, et les visiteurs doivent se partager les différentes tâches.

Ils dorment dans des tentes munies de panneaux solaires; ceux-ci emmagasinent l’énergie qui servira à éclairer le campement le soir venu. Des chaudrons «solaires» chauffent l’eau nécessaire pour préparer les repas et faire la vaisselle. Des sacs à dos solaires permettent de recueillir l’électricité qui alimentera le cellulaire, l’ordinateur ou la caméra vidéo. Pour le divertissement musical de la soirée, les touristes devront enfourcher une bicyclette afin d’obtenir l’énergie indispensable au fonctionnement de leur lecteur CD.

Les visites guidées du pays de l’écoénergie

Un regroupement de dix municipalités des environs de Güssing qui utilisent plusieurs formes d’énergie renouvelable composent le «pays de l’écoénergie». Cette région offre des visites guidées des usines de production d’énergie combinées à la découverte des attraits culturels tels que le monastère des Franciscains, le château de Güssing, divers musées, vignobles et caves à vin. Tout au long des 120 kilomètres du circuit, les communautés ont érigé des sculptures thématiques qui définissent leur spécificité régionale. Par exemple, une cruche de vin géante se tient à l’entrée d’un village vinicole.

Le Québec est un des leaders mondiaux en hydroélectricité; déjà, ses grandes centrales sont visitées par des milliers de personnes annuellement, sans oublier la Cité de l’énergie qui agit comme un pôle touristique important en Mauricie. Il détient tous les atouts pour se démarquer par une combinaison d’énergies renouvelables (biomasse, énergies solaire ou éolienne, géothermie) et, pourquoi pas, par le tourisme de l’énergie!

Source : EEE

 

Sources:

– Jiricka Alexandra, Ulrike Pröbstl et al. «Creating a powerful niche product: Energy tourism – adapting societal trends to a tourism issue?», présentation lors de la 61e Conférence de l’AIEST, Barcelone, 28 au 31 août 2011.

Sites Internet:

Centre européen des énergies renouvelables

Energy Tourism

 

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Hébergement Tourisme durable

Tirer des leçons du concept d’écolodge

Il n’est pas nécessaire de prétendre au statut d’écolodge pour se laisser inspirer par sa philosophie, que ce soit pour l’harmonie avec l’environnement, l’ancrage dans la communauté ou l’éducation des clientèles. Comprendre le concept constitue la première étape d’un cheminement vers l’écohébergement, repenser sa façon de faire, la deuxième et, qui sait, en récolter fierté et bénéfices par la suite.

En quoi consiste le concept d’écolodge ?

La construction d’écolodges un peu partout à travers le monde vient du fait que les communautés autochtones considèrent l’écotourisme comme une façon durable de promouvoir leur mode de vie et de préserver leur culture ainsi que la biodiversité. Il s’agit d’un concept plutôt récent (environ dix ans), mais bien défini, même s’il n’existe pas encore de certification reconnue pour ce type d’établissement. Une définition généralement acceptée est celle de Hitesh Mehta, auteur du livre International Ecolodge Guidelines:

«Un écolodge est une infrastructure d’accueil, de 5 à 75 chambres, financièrement durable, construite dans un souci d’harmonie avec la nature et dont l’impact sur l’environnement est par conséquent minime. Il contribue à protéger les espaces environnants fragiles, implique les communautés locales et leur permet de générer des bénéfices, offre aux touristes une expérience interprétative et interactive, et s’avère propice à une communion spirituelle entre nature et culture. L’écolodge est pensé, conçu, construit et exploité en accord avec des principes environnementaux et sociaux responsables.»

Atout France cite encore cet auteur, selon qui l’écolodge doit respecter trois principes fondamentaux:

  • la conservation patrimoniale;
  • les retombées positives pour les communautés locales;
  • l’interconnaissance entre le visiteur et la population d’accueil.

Voici d’autres critères de reconnaissance d’un écolodge qui peuvent être applicables à n’importe quel lieu touristique:

  • la participation à la conservation de la faune et de la flore;
  • la collaboration avec la communauté locale;
  • les programmes d’interprétation éducatifs pour les employés et les touristes liés à la richesse naturelle et culturelle de l’environnement;
  • l’utilisation de solutions de rechange pour la consommation économique de l’eau;
  • les dispositifs de réduction et de recyclage des déchets;
  • l’utilisation de ressources renouvelables en énergie;
  • la construction privilégiant matériaux et techniques traditionnels ou leur contrepartie contemporaine;
  • la réduction maximale des répercussions sur l’environnement pendant la construction;
  • l’immersion dans l’environnement physique et culturel et le respect de l’architecture traditionnelle;
  • la contribution au développement durable des communautés locales à travers des programmes d’éducation et de recherche.

En fait, l’objectif dans plusieurs cas est que le site soit en meilleur état après la construction. Pour ce, on procède de plusieurs manières: on reboise, on améliore la qualité de l’eau, on enrichit les sols, on protège la faune, on instaure des programmes de restauration, etc.

Puisque la construction des écolodges est en lien avec les contextes économique et touristique du pays, les enjeux ne sont pas les mêmes s’ils se trouvent au Canada ou en Amazonie, par exemple. Pour les pays en voie de développement, l’écolodge permet une valorisation et le développement des communautés locales. Alors que pour les pays comme le Canada, les États-Unis et l’Australie, il représente davantage un mode de séjour «alternatif» respectueux de l’environnement.

Deux concepts aux antipodes, deux clientèles distinctes

Hector Ceballos-Lascuráin, un réputé auteur sur le sujet, consacre une section sur le concept d’écolodge dans son avant-propos du livre L’écotourisme visité par les acteurs territoriaux: entre conservation, participation et marché. L’hébergement à forfait peut prendre diverses formes et le tableau suivant présente les principales différences entre un établissement de villégiature traditionnel et un écolodge.

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Source: Hector Ceballos-Lascuráin, «L’écotourisme visité par les acteurs territoriaux: entre conservation, participation et marché», p. XIII – adapté de Hawkins et al. «The Ecolodge Sourcebook for Planners and Developers», 1995.

Le concept d’écolodge est plus répandu dans d’autres régions du monde comme le Costa Rica ou l’Australie. Plus près d’ici, deux établissements mettent ces principes en valeur.

– Le Cree Village Ecolodge reflète les valeurs culturelles et morales de la nation crie de l’Eeyou; il est situé sur l’île de Moose Factory, en Ontario, et est géré par des membres de la communauté.

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Source: Cree Village Ecolodge

L’ÉCOlodge Matagami est situé près du 50e parallèle; il offre un hébergement conçu selon des normes environnementales élevées, tout en misant sur le confort et la qualité des infrastructures.

Les principaux attraits de l’écolodge résident dans la qualité de l’environnement immédiat, son emplacement naturel, la possibilité de pratiquer des activités dans la nature et d’établir un contact rapproché avec la culture locale. Son intégration comporte un minimum d’effets négatifs sur le milieu. À l’inverse, l’hébergement traditionnel présente principalement des aménagements et des activités artificiels. Ce dernier ne devrait-il pas s’inspirer davantage des principes de l’écolodge?

Sources:

  • Atout France – Grand Angle. «L’hébergement en espace sensible: les écolodges», numéro 18, janvier 2010.
  • Blangy, Sylvie et Mehta, Hitesh. «Ecotourism and ecological restoration», Journal for Nature Conservation, volume 14, mai 2008.
  • Collectif. «L’écotourisme visité par les acteurs territoriaux: entre conservation, participation et marché», sous la direction de Christiane Gagnon, Presses de l’Université du Québec, Collection tourisme, Québec, 2010, 259 p.

Sites Web:

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Produits et activités

Des façons ludiques d’inviter la famille à découvrir une région

En France, les aventures-jeux de Fifrelin et les ZanimoBalad séduisent la famille et la convient à visiter le pays de Bourg-en-Bresse de façon amusante. Inspirante, cette démarche permet de transformer une simple balade en aventure, de multiplier les découvertes et de raconter une région. De son côté, le programme «junior ranger» invite les jeunes à explorer les parcs nationaux américains et à arborer fièrement l’insigne qui témoigne de leurs apprentissages.

Le marché de la famille

Dans sa stratégie de marché, Cap3B, une organisation responsable du développement du Bassin de Bourg-en-Bresse, l’une des portes d’entrée du nord de la région Rhône-Alpes, cible la clientèle familiale. C’est de façon ludique qu’elle a décidé, depuis quelques années, de séduire et d’attirer les familles en créant une offre touristique adaptée à ce segment de visiteurs.

Les balades-découvertes permettent de valoriser les ressources patrimoniales, identitaires (histoire et traditions) et économiques (artisanat, production agricole) du territoire en plus de relier plusieurs acteurs touristiques de divers horizons dans un produit intégré.

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Source: Au pays de Fifrelin

Initiateurs de la démarche, les consultants en tourisme TAMS et TER’AVENIR travaillent de concert avec les organismes de la région pour créer cet imaginaire, en assurer le déploiement et effectuer un suivi des réalisations. Dans un contexte où le rythme de vie se déroule en accéléré, le temps de qualité en famille devient précieux. C’est dans cet esprit que les activités ont été conçues. On y joue véritablement dans le décor et les ambiances naturels des sites; tout n’est que plaisir, détente et apprentissage.

Par conséquent, on renforce l’image positive et ludique de la région, on met en valeur l’identité locale et on crée un lien affectif entre les visiteurs et les lieux explorés.

Il y en a pour les parents, les jeunes ados et les plus petits!

Pour quelques euros (10€ par famille en moyenne), la famille repart de l’office de tourisme avec un sac à dos contenant des objets destinés à lui faire vivre une aventure dans les lieux environnants et lui faire découvrir les attraits de la région tout en s’amusant. Bâton de sourcier, plan énigmatique, casse-tête, carnet de mission, cartes à gratter, boussole… ces différents sacs aux trésors servent à recréer un monde imaginaire et à résoudre une énigme. En complément, on remet également à la famille quelques trucs amusants pour sensibiliser les jeunes à la protection de l’environnement et un petit sondage rapide pour connaître leur appréciation de l’activité.

Sous le signe de la découverte et du plaisir, ces jeux mettent tous les sens à contribution: regarder, sentir, observer, explorer, comprendre, bouger… en plus de favoriser les échanges en famille.

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Source: Au pays de Fifrelin

• Trippantes, les cinq missions de Fifrelin

L’«astrobag» projette la famille dans un univers futuriste, où l’on emprunte l’identité d’un sage, d’un savant, d’un reporter ou d’un acrobate pour partir à la recherche d’une molécule qui sauvera les habitants de la planète APOL2.

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Source: Au pays de Fifrelin – illustration de Hugo Tartaix

Les autres missions amènent petits et grands à découvrir la formule qui fera jaillir l’eau d’une fontaine, à partir à la recherche de parchemins pour trouver le secret de la fée immortelle de l’écriture, à retrouver Moufie afin de faire danser la forêt ou encore à se lancer dans une enquête policière au cœur de la cité médiévale pour retracer l’arme d’un crime passionnel.

• Très cool, les sept Zanimo’Balad (pour les 6 à 8 ans)

La famille parcourt un circuit pour rechercher une cachette secrète tout en dessinant, jouant et chantant en compagnie d’un animal (poney, vache, poule, lion, etc.). Parcours facile et balisé, généralement accessible aux poussettes, kilométrage et durée estimés, activités pour prolonger la balade, lieux de restauration… on a pensé à tout!

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Source : Cap3B

Une démarche intégrée

La stratégie sur le marché de la famille ne se limite pas qu’aux jeux. Un site Internet le jeune visiteur à l’univers de Fifrelin et lui présente de l’information, du contenu audio et d’autres activités. Le guide interactif des petites virées de Fifrelin affiche une vue d’ensemble des activités de la région classifiées par rubriques pour apprendre, découvrir ou jouer.

De plus, en juin dernier, Cap3B misait sur la publication d’une bande dessinée de fiction (La cavalière au manteau rouge) s’adressant aux jeunes pour faire la promotion de sa région et sur les code-barres 2D (flashcodes) pour rendre l’information touristique interactive (Lire aussi: Les «mutations génétiques» du code-barres traditionnel ouvrent des horizons au tourisme ).

Résolument active, novatrice et amusante cette région!

Les junior rangers, futurs protecteurs de la nature

Présent dans la plupart des grands parcs nationaux américains, le programme «junior ranger» s’adresse principalement aux jeunes âgés de 5 à 12 ans. Les programmes et les activités varient d’un parc à l’autre, car ils sont basés sur les spécificités de chaque endroit: histoire, géologie, animaux dans leur habitant naturel, plantes, protection du milieu, etc.

Au centre d’accueil, le jeune se procure un livre d’activités gratuitement ou pour quelques dollars. Explorer, apprendre et protéger constituent ses principales missions. Pendant sa visite dans le parc, il combine apprentissage et découverte. À son retour, un garde forestier vérifie le cahier d’activités rempli par le jeune, lui prodigue des conseils et lui remet insigne et certificat. Le tout se déroule sous la forme d’une cérémonie officielle et se termine par un serment prêté par le nouveau «junior ranger». Inutile de décrire toute la fierté qu’éprouve un jeune discutant avec les gardes forestiers et arborant son insigne, témoin de son labeur et des connaissances qu’il a acquises au fil de son exploration dans le parc.

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Source: The Total Yellowstone Junior Ranger Page

L’aventure se poursuit aussi sur le Web. Le jeune peut aménager son poste de garde forestier comme il le souhaite, et une cinquantaine de jeux sont à sa disposition. À la fin d’octobre 2010, plus de 135 000 jeunes étaient enregistrés et 6 570 arboraient leur insigne de WebRangers, ayant réalisé l’ensemble des activités requises. Autre volet intéressant, les enseignants bénéficient de trousses de formation, tant pour leur cours en classe que pour leurs sorties avec les élèves dans les parcs.

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Source: Webrangers.us

La diversité des programmes et des environnements naturels motive les jeunes à faire la tournée des parcs et à collectionner les insignes qu’ils affichent fièrement sur leur casquette ou leurs vêtements. Quelle belle façon d’éduquer les jeunes et de faire de la prévention!

Sources:

Au pays de Fifrelin.

– Cap3B, dossier de presse, mai 2008.

– Consultants en tourisme TAMS et TER’AVENIR.

– MacLeay, Alicia. «Junior Rangers: A new generation of national park protectors», blogue Trailspace.com, 30 août 2010.

– National Park Service, The Ranger ZONE.

WebRangers.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités Tourisme durable

La valeur de la nuit étoilée

Voûte céleste, constellations, étoiles filantes, aurores boréales, mais aussi faune nocturne, jeux d’ombres et tranquillité: il s’agit de la nuit comme on prend rarement le temps de la vivre. Gravement menacée par la pollution lumineuse, quelques initiatives encourageantes tentent de préserver sa noirceur. Mais la nuit peut-elle aussi être un atout touristique? Et comment la mettre en valeur?

Une récente édition de la revue Espaces traite de différents aspects liés à la nuit noire.

La pollution lumineuse

Les causes de pollution lumineuse sont l’éclairage des villes, le suréclairage des sites industriels et des complexes sportifs et la multiplication des constructions éclairées en permanence hors des villes. Très à la mode depuis quelques années, l’illumination du patrimoine bâti suscite l’engouement de la population mais est, elle aussi, source de pollution lumineuse. L’éclairage du Viaduc de Millau, par exemple, empêche de voir les étoiles à des kilomètres à la ronde. L’éclairage urbain est souvent mal conçu et une grande partie du rayonnement est diffusé vers le ciel au lieu d’être dirigé vers le sol, en plus, d’être souvent trop mal dosé.

La sécurité a toujours été le premier motif de l’éclairage, mais ce dernier entraîne aujourd’hui la plus méconnue des sources de pollution créées par l’homme. Elle touche plus de 20% de la surface du globe et continue d’augmenter de 5% par an en moyenne.


Image satellite de la pollution lumineuse dans le monde.
Source: P. Cinzano, F. Falchi (University of Padova), C.D. Elvidge (NOAA National Geophysical Data Center, Boulder) © Royal Astronomical Society

Les conséquences de la pollution lumineuse sont multiples:

  • Esthétiques et astronomiques: impossibilité de voir le ciel bleu profond et les étoiles. Aujourd’hui, un humain sur cinq n’aperçoit plus la Voie lactée.
  • Écologiques: menaces pour l’écosystème, la faune et la flore et disparition d’espèces. L’éclairage artificiel constitue la seconde source de mortalité des papillons de nuit. En Amérique du Nord, des centaines de millions d’oiseaux migrateurs s’écrasent sur les immeubles illuminés chaque année.
  • Économiques: gaspillage d’énergie. Aux États-Unis, 22% de l’énergie produite est utilisée pour l’éclairage, dont 8% pour l’éclairage public extérieur. Au Québec, zone géographique réputée pour générer le plus de lumière par habitant au monde, les économies pouvant résulter d’une meilleure gestion de l’éclairage sont estimées à plus de 50 millions de dollars par an.
  • Sanitaires: perturbation du sommeil des hommes.

D’après des photos satellites, à l’hiver 1997, la ville de Québec générait autant de pollution lumineuse que Boston, et Montréal était autant éclairé que New York. Même si une part considérable de notre pollution lumineuse provient de la réflexion de la neige, le niveau d’éclairage utilisé par habitant est très élevé.

Actions pour limiter la pollution lumineuse

La préservation de zones de nuit noire n’en est qu’à ses débuts. L’International Dark-Sky Association (IDA) a établi des normes liées à diverses appellations et  le parc national du Mont-Mégantic est le premier détenteur du titre d’International Dark-Sky Reserve.

Quelques réserves de ciel étoilé existent aussi, dont la région entourant le mont Mégantic ainsi que cinq autres régions au Canada. Toutefois, il n’y a pas, pour le moment, de standards officiels pour l’établissement de ce label. De plus, certains observatoires astronomiques bénéficient d’une zone tampon où la pollution lumineuse est contrôlée sans que la désignation de réserve de ciel étoilé soit utilisée.

Mentionnons également qu’un processus de «mise en réserve» est amorcé pour le Pic du Midi, en France, et que l’Unesco étudie l’idée d’inscrire des «réserves de ciel étoilé» sur la Liste du patrimoine mondial.

Outre ces réserves, la protection passe aussi par les villes. Par exemple, Calgary a modifié sa façon de s’éclairer en créant le programme EnviroSmart, destiné entre autres à réduire l’intensité des lumières de rue. Ce programme a permis à la ville d’atténuer sa pollution lumineuse et en plus, d’économiser presque deux millions de dollars par année sur sa facture d’énergie.

Du tourisme la nuit

Le ciel peut s’avérer un atout touristique, et certaines destinations l’ont compris et l’ont mis en valeur.

L’ASTROLab, l’observatoire et le parc national du Mont-Mégantic unissent leurs efforts pour proposer une offre liée à l’observation des étoiles: des randonnées à pied, en ski ou en raquettes avec un interprète de l’astronomie, des soirées d’observation de la voûte céleste ou encore la visite guidée des observatoires, de l’ASTROLab, de la salle d’exposition ou encore visionnement d’un film haute définition. Mentionnons enfin le Festival d’astronomie populaire du Mont-Mégantic.

En 2009, l’organisme français Agir pour l’environnement a lancé l’opération le Jour de la nuit, qui a généré environ 400 manifestations publiques. Cette excellente réceptivité des communautés témoigne d’un intérêt important. L’évènement sera renouvelé en octobre 2010.

Le département français des Hautes-Alpes organise divers événements portant sur le thème de la nuit, qui vont de la randonnée sous les étoiles à l’astronomie, en passant par la découverte du patrimoine bâti à la seule lumière des lampions. Mentionnons également l’ascension du col de l’Izoard, une étape du Tour de France, à la pleine lune, et du ski alpin et du ski de fond nocturnes. La région bénéficie d’un ciel particulièrement pur et on y trouve d’ailleurs six observatoires, dont le célèbre Pic de Bure.

La Ferme des étoiles en Gascogne propose des soirées d’observation et des repas champêtres, un stage spécialisé en astrophotographie numérique, un week-end de découverte ou des stages d’observation d’une semaine. L’établissement a entrepris des négociations avec la municipalité afin que l’éclairage des rues soit conçu et implanté dans le but de minimiser son impact sur le ciel. Les activités de la Ferme des étoiles sont proposées par l’association À Ciel ouvert, qui organise également le festival d’astronomie de Fleurance et le festival Astro-Jeunes, entièrement consacré aux enfants. La préservation de la qualité du ciel a donc permis de développer une offre touristique originale dans cette région.

La nuit noire n’est pas un produit facile à commercialiser. D’abord, pour en profiter, il faut être éloigné des grands centres, donc des bassins de population. Les attraits liés à l’astronomie sont nécessairement excentrés. Le développement d’une activité touristique est possible, mais il s’adresse généralement à une petite niche de visiteurs. Cela dit, le terrain de jeu est pratiquement vierge et il y a place à l’innovation!

Sources:
– Bumat, Sylvain. «Nuits noires pour échappées belles – Découvrir les Hautes-Alpes la nuit», Espaces, numéro 281, mai 2010.
– Levy, Robert. «Sauve qui peut la nuit! Une approche philosophique de la nuit», Espaces, numéro 281, mai 2010.
– Ministère du Développement durable, Environnement et Parcs, Mddep.gouv.qc.ca, consulté le 22 juin 2010.
– Monflier, Bruno. «La Ferme des étoiles préserve la nuit gasconne», Espaces, numéro 281, mai 2010.
– Osadtchy, Clara. «Le Jour de la nuit, une idée… lumineuse», Espaces, numéro 281, mai 2010.
– Piednoël, Éric et Michael Leblanc. «Ciel… des étoiles! Le tourisme et les loisirs peuvent-ils sauver la nuit?», Espaces, numéro 281, mai 2010.
– Site Web de l’ASTROLab du parc national du Mont-Mégantic, Astrolab-parc-national-mont-megantic.org, consulté le 22 juin 2010.

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Gestion Marketing Produits et activités Technologies

Avant, pendant et après la visite touristique culturelle

L’expérience culturelle d’aujourd’hui débute bien avant de se balader sur les lieux et se poursuit au-delà de la visite. Le Web et les nouveaux outils technologiques aident à gérer la relation avec un touriste. Ce dernier s’attend d’ailleurs à ce que l’entreprise réponde à ses besoins à chacune des trois étapes: avant, pendant et après la visite. «Pour les sites culturels et touristiques, il ne s’agit donc plus seulement de fournir un service limité dans le temps, mais de construire une véritable gestion de la «relation client» par une communication ininterrompue.»

Cette analyse est inspirée principalement par l’étude, Visite culturelle et TIC,  réalisée par Atout France (dont la citation précédente) ainsi que par divers écrits de Philippe Fabry, responsable du e-tourisme à ATOUT France (l’agence de développement touristique de la France), qui s’intéresse particulièrement à l’apport des technologies aux cours d’une expérience culturelle. L’expérience touristique d’un attrait est aujourd’hui autant physique que virtuelle. Le site, tant sur place qu’à travers son portail Web doit inviter le visiteur à découvrir les alentours, à consommer et à acheter des produits dérivés ou locaux et à partager son expérience.

Avant

Le premier contact se fait généralement par Internet. Le touriste potentiel s’y rend pour se renseigner et c’est l’occasion de faire preuve d’attractivité, de piquer sa curiosité mais aussi de lui fournir toutes les informations pratiques dont il pourrait avoir besoin. Il s’agit en fait de se mettre à la place de l’internaute pour le comprendre et répondre à ses motivations, ses questionnements et ses intérêts. Les façons de s’y prendre ont bien évolué au cours des dernières années.

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Source: Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Outre les exemples mentionnés dans le tableau, il est possible de proposer une visite virtuelle comme le font les centres de villégiature CenterParcs en France ou encore de présenter des collections en ligne. Le Musée d’art de Joliette offre une belle vitrine à une partie de sa collection avec le projet «Itinéraire en art contemporain».

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Musée d’art de Joliette

Les jeux interactifs sont une façon intéressante de prendre contact avec l’éventuel visiteur, particulièrement les groupes scolaires. Le musée Pointe-à-Callière en offre quelques exemples.

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Musée Pointe-à-Callière

Pendant

Une fois in situ, la visite doit être à la hauteur des attentes, tant sur le plan de l’orientation dans l’espace que de la satisfaction de la curiosité et des désirs. Les nouveaux outils technologiques permettent de multiplier les possibilités d’information pour répondre à différents publics cibles (enfants, touristes, handicapés) et agrémentent ou encore facilitent la visite.

Pour la visite de Versailles par exemple, plusieurs documents sonores et vidéos sont téléchargeables gratuitement et géolocalisés. À surveiller, la nouveauté de l’heure: la réalité augmentée. Pour les lieux culturels, elle offre de multiples possibilités comme, entre autres, la visualisation de monuments disparus ou des simulations du passé (lire aussi: La réalité augmentée au service de l’expérience client).

Autre exemple, le Musée de la civilisation de Québec œuvre à la mise en place d’une visite de la place Royale à Québec en utilisant comme guides des outils mobiles comme l’iPhone ou l’iPod (lire aussi: La démocratisation des audioguides: l’ère du numérique.

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Source : Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Après

Souvent négligée, cette dernière étape est de plus en plus importante en raison de la facilité avec laquelle les consommateurs peuvent maintenant partager leur opinion à un très grand nombre de personnes grâce à Internet. Le bouche-à-oreille d’aujourd’hui a une très grande portée, que l’expérience soit positive ou négative. M. Fabry recommande aux établissements culturels de prendre les devant en offrant des tribunes sur le Web, que ce soit un questionnaire de satisfaction en ligne, un forum ou par le biais de sites connexes. Il est aussi possible de favoriser les commentaires des visiteurs sur le site même par des bornes Internet ou des supports mobiles.

Pour faire de ce touriste un bon ambassadeur, il doit d’abord se souvenir de son expérience et conserver son enthousiasme. Ensuite, il faut l’inciter à partager ses souvenirs (idéalement positifs!) auprès du plus grand nombre possible de personnes. Il a une influence importante sur sa famille et ses amis, mais également par le biais des réseaux sociaux en ligne auxquels il participe. Enfin, il est aussi possible de lui proposer des achats de produits ou de services liés à son expérience.

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Source : Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Enfin, il importe de profiter du Web pour développer ou renforcer les liens entre l’offre culturelle et touristique et ainsi proposer des expériences combinées, ce qui ne se fait que très peu d’ailleurs. Le musée Guggenheim de Bilbao est, à cet égard, un exemple inspirant. M. Fabry pose une question à ses lecteurs d’outre-mer et je vous questionne à mon tour: quel attrait culturel propose sur son site Internet des possibilités de restauration, d’hébergements ou d’activités dans les environs ?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

 

Lire aussi: Du tourisme à la culture, le Web 2.0 se décline

Sources:

– Portnoff, André-Yves, Susbielle, Jean-François et Dalloz, Xavier. «Visite culturelle et TIC», ATOUT FRANCE, septembre 2009.

– Fabry, Philippe. «Du bon usage des nouvelles technologies pour le tourisme culturel», Tourisme Culturel.net, 26 juin 2008.
– Fabry, Philippe. «Usages numériques et le continuum temps», Blog tourisme et TIC, 12 novembre 2008.
– Dos-Santos, Marjorie. «Valoriser la visite culturelle et touristique avec les NTIC –  conférence de Philippe Fabry», I-Tourisme, 9 juin 2009.
– Dalbera, Jean-Pierre. «Quelle politique numérique choisir à l’heure du Web collaboratif?», présentation lors du colloque «Le patrimoine mis en scène à l’Université d’Avignon, 15 mai 2008.
– Fabry, Philippe. «Rêver et sélectionner, c’est avant, pendant et après le voyage», Blog tourisme et TIC, 25 septembre 2008.
– Cameron, Daphné. «Musées: à la conquête du web», Cyberpresse.ca, 15 août 2009.

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Produits et activités

Initiatives muséales allumées

Du 29 septembre au 3 octobre se tenait la conférence Tourisme culturel: tendances et stratégies du CECA, le Comité pour l’éducation et l’action culturelle de ICOM (Conseil international des Musées). Les organisateurs étaient Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal et le Centre des sciences de Montréal. Parmi la quarantaine de conférences et présentations, diverses idées novatrices ont été exposées. Nous vous en présentons un bref aperçu.

Web et apprentissage

Le Musée McCord propose une vaste gamme de programmes et de jeux éducatifs pour les familles, les adultes et les classes du primaire et du secondaire. Madame Marie-Claude Larouche, chef des programmes multimédias, a présenté le nouvel ajout à leur offre, c’est-à-dire la numérisation de la totalité de leur collection autochtone: 5000 images d’artéfacts. Plusieurs de celles-ci sont accompagnées d’une description de l’objet narrée par un autochtone. On trouve également des clips vidéo illustrant cette culture ainsi que des jeux interactifs sur le Web et des scénarios pédagogiques.

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Monsiseur Alain Massé a présenté quelques-uns des projets de son entreprise, IdéeClic, qui a pour mission de mettre en valeur le patrimoine à des fins pédagogiques par le biais du multimédia et du Web. L’un d’entre eux, l’ABCDWEB du Musée de la civilisation de Québec est un outil conçu pour accompagner les enseignants dans leur démarche, avant, pendant et après une sortie éducative. Il permet également d’encadrer les visites au Musée de l’Amérique française et au Centre d’interprétation de Place-Royale, lieux gérés par le Musée de la civilisation. L’outil favorise aussi le partage des expériences pédagogiques, des images, des témoignages. Mentionnons par ailleurs la mise en ligne du catalogue La Fayette du Musée du Louvre à Paris, qui regroupe plus de 1700 œuvres d’artistes américains qui ont été étudiées et classifiées sous la forme de fiches individuelles fournissant plusieurs renseignements.

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Nouveautés et envergure

Le futur Musée des Confluences occupera un site stratégique au cœur de Lyon et a pour ambition de traduire la complexité du monde en expliquant les rapports entre les sociétés et les sciences. L’ouverture est prévue pour 2010, et les maquettes annoncent un édifice futuriste de 153 millions d’euros. Le Musée atteindra une superficie de 22 000 m2, dont 6500 sont consacrés aux expositions. Selon Yvan Mathevet, responsable du Service des publics, il accueillera entre 450 000 et 500 000 visiteurs, dont 20 à 25% de touristes.

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L’importance accordée à l’accueil de la clientèle se traduira par des services et des espaces bien adaptés, une grande accessibilité et une signalétique claire. Puisque la façon de visiter un musée varie en fonction de l’âge du visiteur et de sa manière d’apprendre, l’approche d’exploration sera ouverte. Afin de personnaliser les visites, diverses technologies seront proposées: audioguides, puces RFID et cartel intelligent. Ces deux dernières permettront de localiser le visiteur à chaque instant, de suivre son parcours et d’adapter l’explication de l’objet (simple ou détaillée) selon les caractéristiques du visiteur qui la consulte.

Visionnez la vidéo de présentation à l’adresse suivante: http://www.museedesconfluences.fr/chantier/projet.html.

Déplaçons-nous vers le nord de l’Europe, en Finlande, pour découvrir la nouveauté du Forum Marinum, un musée sur le transport de marchandises et l’histoire navale. Depuis 2007, cet établissement propose une visite du chantier naval Aker Yards, un des quatre plus importants constructeurs mondiaux. Il a construit, entre autres, le Freedom of the Sea, considéré comme le plus grand paquebot au monde. Au dire de Madame Anna-Maria Meronen, conservatrice, les aspects de la sécurité et de la sûreté ont posé quelques défis aux organisateurs, puisque le Musée doit composer avec les règles strictes du chantier naval. Il s’agit d’un exemple de tourisme industriel qui permet de découvrir un lieu unique et traditionnellement hermétique.

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Source: www.akeryards.com

Marketing et nouvelles clientèles

La Journée des musées montréalais, lancée pour la première fois en 1987, est aujourd’hui devenue un événement incontournable sur la scène culturelle de Montréal.  L’édition de 2008 a connu un nombre de visiteurs record: 135 000 personnes se sont rendues dans un ou plusieurs des 33 musées participants. Les objectifs de cette journée sont de faire connaître les musées montréalais, d’augmenter leur fréquentation et d’attirer de nouveaux publics. Pour y parvenir, l’organisation s’emploie à réduire au minimum les freins aux visites. Pour ce faire, ces dernières sont gratuites, les horaires prolongés, et un service de navette est offert pour transporter les gens d’un musée à l’autre. Les visiteurs provenant de l’extérieur de Montréal peuvent bénéficier d’offres spéciales en collaboration avec les partenaires Via Rail et Croisières AML. La présence de plusieurs élus pendant l’événement et les relations publiques qui y sont associées, dont une porte-parole, constituent de bons multiplicateurs. Environ 77% des participants à cette journée prévoient revenir dans un musée au cours du mois suivant selon Madame Manon Blanchette, directrice générale de la Société des directeurs des musées montréalais.

Dans une tout autre perspective, la professeure Wan-Chen Liu de l’Université Fu-Jen nous a présenté le cas du Guandu Nature Park, un parc national taïwanais qui a créé un événement afin d’augmenter sa fréquentation et d’attirer des clientèles différentes. Depuis 2006, le parc organise un festival de sculpture où les artistes utilisent des matériaux provenant du parc pour réaliser des œuvres visant à sensibiliser les visiteurs aux enjeux environnementaux. Le grand succès connu en 2006 a conduit les gestionnaires à renouveler l’expérience et à en faire un événement annuel, ce qui n’était pas prévu originellement.

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Source: www.inhabitat.com

Il ne s’agit que de quelques exemples de bonnes pratiques qui ont été présentés lors de cette conférence et de ce qui se fait ici et ailleurs. N’hésitez pas à partager avec nos lecteurs vos propres initiatives allumées dans notre section «Commentaires»!

Sources:
– Alain Massé, président-directeur général, Idéeclic, Canada. «L’éducation muséale en mode d’innovation technologique».
– Anna-Maria Meronen, Curator, Forum Marinun, Finland. «The Past and Present of Shipbuilding in Turku, Finland».
– Manon Blanchette, directrice générale, Société des directeurs des musées montréalais. «La Journée des musées montréalais: 25 ans de réussite».
– Marie-Claude Larouche, Ph. D., chef des Programmes multimédias, Musée McCord, Anik Meunier, Ph. D., professeure, Université du Québec à Montréal et Nicole Lebrun, Ph. D., professeure, Université du Québec à Montréal, Canada. «Étude d’une action éducative en ligne axée sur les cultures autochtones du Québec».
– Wan-Chen Liu, Ph.D., Director/Associate Professor, Graduate Institute of Museum Studies, Fu-Jen University, Taiwan. «Reflecting on the Relationship between Humanity and Nature Through the Arts: A Case Study in Taipei, Taiwan».
– Yvan Mathevet, responsable du Service des publics, Musée des Confluences, France. «La prise en compte des touristes dans un nouvel équipement».

Sur le Web:
Musée McCord
Musée de la civilisation
IdéeClic
Musée des Confluences
Aker Yards
Forum Marinum
Guandu Nature Park

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Produits et activités

Tourisme et science, un rapprochement intelligent

De la sensibilisation à la découverte, de l’approfondissement à l’expérimentation et jusqu’à l’immersion, le tourisme scientifique est en plein essor. Les scientifiques se font guides et s’affichent dans les brochures de tourisme. Ce secteur déploie toute une panoplie d’expériences pour répondre au voyageur curieux qui aime comprendre «comment ça fonctionne» et au voyageur féru de biodiversité qui souhaite côtoyer des spécialistes et expérimenter sur le terrain.

Les plaisirs de la découverte, de la connaissance et des émotions

Quotidiennement, les gens côtoient le monde scientifique à travers les grands enjeux environnementaux, les phénomènes physiques, les problèmes humanitaires et autres. Progressivement, ils enrichissent leurs connaissances, veulent mieux comprendre, mieux juger, mieux s’impliquer et s’ouvrir à de nouveaux horizons.

Dans cette dynamique, l’engouement du public pour les sciences s’accélère et les spécialistes s’imposent de plus en plus naturellement. Étant plus informés, les voyageurs veulent comprendre les vrais enjeux et leurs questions vont bien souvent au-delà de l’expertise d’un guide amateur.

Le tourisme scientifique offre un croisement peu banal: découverte, aventure, plaisir, ludisme, connaissance, compréhension, émotion. Il permet au voyageur de pénétrer dans un monde étonnant qu’il ne connaît, habituellement, que par des reportages et de vivre des expériences touristiques authentiques et enrichissantes.

Tout un catalogue de scientifiques qui se font «GO»

Paléontologue, archéologue, écologue, volcanologue, anthropologue, glaciologue, océanographe, botaniste et plusieurs autres accompagnent des groupes d’amateurs et vulgarisent leur savoir scientifique. Le milieu de la recherche surfe sur l’engouement pour ce type de loisirs.

La diffusion du savoir faisant partie des missions de bon nombre d’organismes scientifiques, le maillage tourisme et science devient un important levier pour les scientifiques, et ce, pour de multiples raisons:

  • améliorer le contact avec le public,
  • permettre aux gens de se familiariser avec la démarche scientifique,
  • mettre en lumière leur travail,
  • diffuser le savoir scientifique tout en vulgarisant leurs travaux,
  • sensibiliser les gens à une cause,
  • éduquer les gens,
  • sauvegarder les espèces,
  • soutenir leurs recherches,
  • obtenir des sources de financement,
  • bénéficier de main-d’œuvre bénévole,
  • contribuer au débat science et société,
  • apporter matière à réflexion quant aux enjeux majeurs liés à l’environnement et au développement durable.

Les scientifiques américains ont, notamment, une longue tradition de collaboration avec le grand public, qui les seconde dans certains travaux de recensement. Le Muséum national d’histoire naturelle de France fait de plus en plus appel aux amateurs, par le biais de son programme Vigie-Nature pour inventorier la biodiversité, où une quarantaine de chercheurs ont accepté de coiffer la casquette de guide.

De la valeur ajoutée…

Le tourisme scientifique proprement dit représente certes un marché de niche, mais le volet scientifique, quant à lui, fait partie intégrante d’une multitude de prestations et constitue une valeur ajoutée à l’expérience touristique.

Visiter un zoo peut être à la fois ludique et instructif, mais visiter un zoo avec un biologiste constitue un plus dans l’expérience du visiteur. Visiter un musée avec un spécialiste de l’histoire de l’art transforme cette visite en expérience enrichissante. Découvrir des commerces en compagnie des architectes et des designers qui les ont conçus, faire une randonnée en forêt avec un expert en foresterie, faire une promenade dans un jardin avec un botaniste… voilà autant de valeur ajoutée à l’expérience touristique.

Centres de sciences, musées de toutes sortes, biodôme, insectarium, jardin botanique, planétarium, économusées, centres d’interprétation, parcs naturels, thématiques et animaliers, réserves, entreprises (industrielles et artisanales), barrages, observatoires et sites d’exploitation abordent tous à des niveaux différents les domaines scientifiques. Les initiatives pour développer ces volets et susciter l’intérêt du public se multiplient.

Certains centres de recherche ouvrent leurs laboratoires et leurs sites à la population pour des visites commentées, ce qui est le cas, notamment, de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) d’Europe. En France, Nature & Découvertes recensait 3500 activités naturalistes en 2007, soit une augmentation de 25 % par rapport à l’année précédente.

Au Québec, Science pour tous regroupe les organismes œuvrant en culture scientifique et technique (CST) et en fait la promotion. La Toile scientifique a publié un guide répertoire de toutes les initiatives de tourisme scientifique et technologique offertes au public au Québec, ensemble qui s’est révélé impressionnant. Anciennement le Zoo de Saint-Félicien, le Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale de Saint-Félicien s’est engagé résolument sur la voie du tourisme scientifique.

Pour les jeunes génies en herbe, les camps de vacances scientifiques offrent toute une diversité d’expériences. À ce chapitre, la France est très active. L’Association nationale et internationale de Culture Scientifique et Technique invite les jeunes de 7 à 18 ans à vivre une aventure scientifique à travers une quarantaine de séjours dans plusieurs pays, dont le Québec. Les colonies de vacances permettent de côtoyer les scientifiques et sont organisées en collaboration avec des centres de recherche qui participent à leur préparation pédagogique. Les séjours de vacances du réseau Planète Sciences font rimer sciences et loisirs et proposent aux jeunes de faire des choses sérieuses sans se prendre au sérieux. Le Mouvement International pour le Loisir Scientifique et Technique (MILSET) est une organisation qui vise à développer la culture scientifique chez les jeunes en organisant des programmes appropriés.

…à l’expérience extrême…

Que diriez-vous de vous rendre à la station scientifique des Nouragues au cœur de la forêt guyanaise à plusieurs heures de pirogue et de marche du premier village habité et de découvrir, avec un spécialiste de la biodiversité, les richesses de la réserve naturelle et un catalogue de 1200 espèces végétales, 435 espèces d’oiseaux, 112 espèces de reptiles et d’amphibiens et autant de mammifères, s’étendant sur un millier de kilomètres carrés inhabités depuis deux siècles? Inauguré en 1986, ce laboratoire, le plus inaccessible du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de France, s’apprête à accueillir ses premiers touristes grâce à l’agence de voyages Escursia, qui proposera cette année trois dates pour une douzaine de privilégiés.

Escursia fait école dans l’immersion du tourisme scientifique avec des partenariats de premier plan. Fondée en 2003, cette agence a dû convaincre à la fois les amateurs et les scientifiques de la pertinence d’un tel produit. Au fil des années, Escursia a su s’associer à des partenaires de marque: le Muséum national d’histoire naturelle de France, l’Office national des forêts (ONF), la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et le dernier en liste, le CNRS. À sa première saison, moins de 30 clients ont répondu à l’appel. En 2006, ils étaient 260 et, en 2007, 800 se sont embarqués pour l’un des quarante «sentiers de la connaissance» proposés.

D’autres agences, comme Saïga, offrent des programmes participatifs destinés à partager le quotidien d’une équipe de scientifiques et à comprendre sur le terrain les enjeux de la préservation.

…en passant par la responsabilité sociale

Le tourisme scientifique sert aussi à remettre les pendules à l’heure. En réponse à plusieurs débats qui occupent la place publique et aux gens qui réclament toujours plus de transparence, d’importantes compagnies se lancent dans un exercice de relations publiques. Par le biais des visites scientifiques, elles désirent promouvoir leur type d’activités, redorer leur blason, démontrer leur responsabilité sociale ou simplement faire découvrir un domaine qui fascine bien souvent les visiteurs.

En faisant visiter sa méga-usine, la plus importante des Amériques, Aluminerie Alouette souhaite répondre aux questions suivantes:

  • Quand et comment Aluminerie Alouette a-t-elle déployé ses installations à Pointe-Noire, dans la baie de Sept-Îles?
  • À quoi ressemble et comment fonctionne une usine de première fusion réputée mondialement?
  • Où vont ces tonnes de lingots et de gueuses d’aluminium qu’on y produit annuellement?
  • Quelles sont les retombées locales et régionales d’une telle industrie?
  • Comment y aborde-t-on les questions environnementales?

Tourisme scientifique et développement durable, un tandem indissociable

En 2007, le congrès annuel de l’Association des biologistes du Québec se concentrait sur la dynamique touristique: Tourisme, Nature, Biologie – Le biologiste, collaborateur essentiel au développement durable de l’industrie touristique.

Lors du colloque «Le tourisme scientifique: un instrument de médiation (ou de médiatisation) des sciences», Louis Jolin, professeur au Département des études urbaines et touristiques de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG-UQAM), soulignait que la jonction du tourisme scientifique (par la connaissance qu’il apporte des mécanismes de l’univers et par la conscientisation qu’il suscite) avec la notion de développement durable est une piste gagnante pour les prochaines années.

Lire aussi :
Éducation, environnement et tourisme: un ménage à trois prometteur
Le tourisme d’apprentissage fait ses classes dans une multitude de domaines
Le tourisme industriel, un volet du tourisme d’apprentissage

Sources :
– Association des biologistes du Québec. «Tourisme, Nature, Biologie – Le biologiste, collaborateur essentiel au développement durable de l’industrie touristique», 26 et 27 octobre 2007.
– de Malet, Caroline. «Le CNRS se lance dans le tourisme scientifique», [LeFigaro.fr], 25 février 2008.
-Frigout, Olivier. «Le tourisme scientifique sur orbite», Fréquence Terre, la Radio Nature, 30 janvier 2008.
– Jolin, Louis. «Le tourisme scientifique: un instrument de médiation (ou de médiatisation) des sciences», Science pour tous – colloque 2004, Montréal, novembre 2004.
– Molga, Paul. «Le tourisme scientifique en plein essor», [www.lesechos.fr], 5 mars 2008.
– Revue Espaces. «Centres de culture scientifique et technique – 1re et 2e parties», septembre et octobre 2006, nos 240 et 241.

Sites Internet:
Agence Saïga
Aluminerie Alouette
Association nationale et internationale de Culture Scientifique et Technique
Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale de Saint-Félicien
Centre national de la recherche scientifique
Escursia
Institut national de la recherche agronomique
Mouvement International pour le Loisir Scientifique et Technique
Muséum national d’histoire naturelle de France – Vigie-Nature
Natures et découvertes
Planète Sciences
Portes Ouvertes Design Montréal 2008
Science pour tous

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Hébergement Produits et activités Ressources humaines

Une nouvelle tendance: le team building culinaire

Les activités de team building (consolidation d’équipe) culinaires figurent parmi les dix grandes tendances en matière de réunions et de congrès identifiées par Benchmark Hospitality International. Les entreprises en redemandent. Au menu des défis: création, communication, résolution de conflits, gestion du temps et des ressources et collaboration. Au menu des résultats: nouvelle camaraderie, renforcement des liens d’équipe et délicieux repas!

Cette tendance s’associe bien à une autre, appelée «Work hard, play hard». En effet, toujours selon Benchmark Hospitality International, la portion budgétaire liée au loisir et au team building lors de réunions et de congrès augmente. Les entreprises exigent toujours davantage de leurs employés, mais reconnaissent le besoin de compenser par des activités ludiques telles que le golf, les soins corporels ou, pourquoi pas, un cours de cuisine. Microsoft, Westin, KLM, eBay et de nombreuses autres corporations envoient leurs employés aux chaudrons.

Une recette accessible et collaborative

Les sessions de team building sont variées, mais souvent associées à des activités physiques, parfois même extrêmes, qui ne conviennent pas nécessairement à tous les employés. Le golf, le rafting, les chasses aux trésors, les jeux de rôle sont autant de moyens d’amener les employés à réaliser quelque chose ensemble hors du cadre du travail. Mais, alors que le golf plaira beaucoup aux golfeurs et que le rafting sera trop extrême pour d’autres, les leçons de cuisine créent le même effet de façon simple, peu coûteuse et accessible à tous. De plus, les activités culinaires sont davantage axées vers la collaboration que certaines autres beaucoup plus compétitives.

Des avantages alléchants

La cuisine est basée sur un système organisationnel, tout comme une entreprise: on y recrée les échéanciers, les ressources limitées, les prises de décisions et la coopération nécessaires au succès. Dans la cuisine, des individus assignés à différents rôles sont regroupés et doivent créer un produit… en l’occurrence, un repas. Les participants se partagent les responsabilités et sont amenés à apprécier les habiletés personnelles de chacun ainsi qu’à travailler vers un objectif commun: griller de l’agneau, faire sauter des pleurotes ou réussir une riche sauce au chocolat!

Les événements peuvent être personnalisés pour rencontrer les objectifs et les budgets de chaque groupe. La possibilité d’interagir avec des chefs réputés peut aussi constituer une partie de l’expérience et cela s’avère très populaire.

L’exercice est agréable et chacun peut s’y retrouver. En fait, être doué en cuisine n’a rien à voir avec le poste occupé dans l’entreprise; les rôles s’inversent parfois, les stéréotypes tombent et de nouvelles dynamiques de groupe apparaissent. La cuisine constituant un environnement familier et la nourriture un langage universel, cuisiner en groupe a cette capacité de rapprocher les gens, et ce, pas uniquement lors d’un événement de team building.

Les secrets du succès: la planification et la cohérence

  • Le succès d’une activité de team building commence bien avant la session elle-même, laquelle doit être bien planifiée. D’ailleurs, il est opportun de former une équipe parmi les employés pour organiser l’événement.
  • L’effet de l’activité sera optimisé si celle-ci est cohérente avec la structure globale de l’entreprise, c’est-à-dire si la culture, les valeurs et les pratiques internes visent à consolider le concept «d’équipe» sur une base continue.
  • La participation sera plus grande si l’activité de team building est créée autour d’un objectif d’affaires auquel tous les employés peuvent contribuer.
  • Pour tirer avantage du plein potentiel du team building, il faut établir de réels objectifs de travail. Par la suite, il faut déterminer comment les apprentissages seront intégrés dans le cadre du travail et quel suivi sera fait, et ce, avant même de procéder à l’activité. Ces éléments permettront une meilleure planification.

Une activité de team building mal planifiée peut engendrer des conséquences négatives. Cela peut se produire si l’événement ne cadre pas avec le contexte habituel de travail de l’entreprise. Par exemple, une activité visant à renforcer les équipes pour une compagnie qui a l’habitude de récompenser le travail individuel risque de n’avoir aucun impact et même de donner aux employés l’impression de perdre leur temps. Également, un événement pour lequel le suivi est absent ou non rattaché à des actions concrètes et cohérentes en milieu de travail risque de heurter la confiance, la motivation et la productivité des employés.

Quelques exemples

  • CEO Chef est avant tout une entreprise de team building. Après une brève introduction et quelques conseils de sécurité, les équipes se forment, nomment un leader et l’animateur présente le «défi culinaire». Les participants doivent préparer la nourriture et suivre les indications (souvent loin d’être complètes). L’objectif vise le travail d’équipe, la créativité et la confiance aux autres. L’animateur initie ensuite une discussion autour des leçons apprises. CEO Chef se déplace sur le lieu du congrès ou de la réunion et apporte tout l’équipement nécessaire à l’activité de team building.
  • Dans la même veine, Recipe for Success a un menu très diversifié: sushis, chili, chocolat, crème glacée, sculpture de glace! Mentionnons aussi Hands on Gourmet et Parties that Cook.

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Source: Hands On Gourmet

  • D’autres entreprises comme Gourmet Retreats en Californie ou Tall Order à Vancouver sont spécialisées en expériences culinaires diverses et le team building représente une de leurs activités.
  • L’hôtel Bellagio de Las Vegas construit actuellement une vaste cuisine qui sera dédiée aux cours et aux démonstrations ainsi qu’aux activités de team building.
  • L’Institut du tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) et l’Académie Culinaire de Québec et de Montréal offrent des cours de cuisine pour groupes privés et mettent leurs installations à la disposition des entreprises qui souhaitent y tenir un événement de team building.
  • Hôtellerie Champêtre propose le team building culinaire parmi les activités intérieures des établissements de son réseau.
  • L’établissement montréalais La Cuisine de Lili Margot est un endroit où les convives participent à la création de leur repas en compagnie d’un chef. Il est possible d’y organiser des activités de team building.

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Source: Tall Order

Emboîtez le pas!

Pour ses impacts positifs, son accessibilité et sa convivialité, le team building culinaire semble faire sa place. Il ressort de cette activité une meilleure compréhension des forces et des défis de la dynamique d’équipe ainsi que de la façon de la gérer. Le point culminant, c’est le savoureux repas de groupe qui s’ensuit.

Qui au Québec a développé ce type d’activité? Certaines initiatives sont passionnantes, mais l’offre est-elle prête à répondre à la demande des organisateurs de congrès et de réunions d’affaires? Il y a forcément place au développement structuré de telles activités pour les congressistes et les voyageurs en réunion d’affaires au Québec. Bien sûr, l’hôtelier ne s’improvise pas animateur d’une activité de team building, mais il peut certes ouvrir les portes de sa cuisine ou développer de tels événements en partenariat avec des entreprises spécialisées, des psychologues organisationnels ou d’autres professionnels.

Mijotez ça…

Sources:
– Healthfield, Susan M., «Keys to Team Building Success», About.com: Human Resources.
– HotelOnline. «Benchmark Hospitality’s Top Meeting Trends for 2007», 6 mars 2007.
– Vallerand, Nathalie. «Drôle de team building!», Affaires Plus, décembre 2007.

Sites Internet:
www.recipeforsuccess.com
www.handsongourmet.com
www.partiesthatcook.com
www.tallorder.ca/retreat-programs
www.desmondgv.com/conference/team_cook
www.academieculinaire.com
www.reunionschampetres.com
www.lilimargot.com

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Gestion Produits et activités

Être éleveur d’émeus ou gestionnaire touristique? Les deux…

Offrir des produits du terroir signifie souvent aussi exploiter une entreprise touristique. Cette dualité devient inévitable. Les notions de gestion, d’économie et de marketing doivent côtoyer l’élevage des canards, les vendanges ou la préparation de fins fromages. La plupart des producteurs ont compris qu’une stratégie d’accueil touristique comporte des avantages, mais est-il possible d’optimiser les façons de faire?

La distribution des produits du terroir n’est pas chose simple au Québec

Dès leurs débuts, les producteurs de produits du terroir québécois ont adopté des stratégies d’accueil, d’interprétation et d’animation de la clientèle pour stimuler les ventes sur place en raison d’un contexte difficile de distribution de produits. Nous n’entrerons pas dans la multitude des subtilités qui complexifient la distribution à grande échelle des différentes catégories de produits ou alcools au Québec, mais il en résulte que, à l’heure actuelle, l’accent est mis sur les ventes directes des produits du terroir, lesquelles ont l’avantage de générer des marges beaucoup plus importantes pour les producteurs.

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Une clientèle segmentée, un marketing adapté

Clarifier les différents types de consommateurs en fonction de leur comportement d’achat permet de mieux cibler chaque segment par une approche marketing adaptée.

  • Les «amateurs de lieux de production» se déplacent spécifiquement dans le but de visiter des vignobles et des fermes artisanales. La ligne marketing directrice pour les attirer est de mettre de l’avant les modes de fabrication et les atouts propres du lieu.
  • Les «amateurs du produit» veulent parfaire leur connaissance des vins ou des fromages ou de tout autre produit et ils souhaitent généralement une dégustation gratuite. La qualité du produit sera ici l’élément central pour séduire cette clientèle.
  • Les «amateurs de la région» préfèrent la découverte et l’achat de produit ne constitue pas le moteur de leur visite. En raison de leur méconnaissance des modes de fabrication, ils seront attirés par un marketing axé sur l’apprentissage et l’initiation.
  • Les «amateurs de l’offre touristique» considèrent que les produits du terroir ne sont qu’un élément de séduction parmi d’autres. Il faut donc jouer sur la différenciation pour les attirer, d’abord dans la région, ensuite chez les producteurs.

Quelques stratégies clés

Voici quelques exemples de stratégies concrètes pouvant contribuer au succès d’une entreprise productrice de produits du terroir:

  • Profiter pleinement du contact avec la clientèle existante pour identifier les besoins des consommateurs. Cela peut se faire en conversant avec les visiteurs ou en portant une attention spéciale aux commentaires (livre d’or ou fiches commentaires). Ensuite, il importe d’adapter l’offre de services à ces besoins.
  • Vendre son entreprise par divers moyens: publicité, relations de presse, participation à des événements, etc.; les visiteurs ne viendront pas par magie. La stratégie marketing développée devra être en accord avec les segments de marché identifiés.
  • Se rapprocher des acteurs institutionnels (exemple: ministère de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec) et promotionnels (associations touristiques régionales, offices de tourisme, municipalités régionales de comté, etc.).
  • Devenir le meilleur ami de quelques restaurateurs et hôteliers bien ciblés! Si ces acteurs croient au produit, ils n’hésiteront pas à le servir à leur clientèle, à en vanter les mérites et à les inviter à visiter le lieu de production.
  • Proposer des offres aux voyagistes ou à d’autres organisateurs de circuits organisés (exemple: écoles), que ce soit individuellement ou de concert avec d’autres intervenants touristiques de la région (exemple: circuits thématiques).
  • Jouer la carte du marketing expérientiel. Il s’agit de stimuler les sens du consommateur dans le but de solliciter l’achat. Qui de mieux placé que les entreprises productrices de produits fins pour créer une expérience sensorielle alléchante?
  • Aménager les lieux à visiter et l’espace de vente pour que le consommateur se sente bien et ait envie d’acheter. S’offrir une brève formation de baseen merchandising peut être une stratégie payante!
  • Fidéliser la clientèle par le développement de relations personnalisées. Pour faciliter ce volet: créer une base de données de la clientèle, envoyer des courriels de fidélisation ou créer un événement privé ou réservé aux clients existants.

Et n’oublions pas la qualité de l’expérience, la formation du personnel, une présence dynamique sur Internet et combien d’autres idées novatrices et stimulantes! Il s’agit donc de trouver l’équilibre entre l’objectif du producteur qui développe le tourisme pour vendre ses produits et les clients qui ne viennent pas forcément sur le lieu pour acheter un produit, mais bien pour découvrir la vie du producteur et visiter le site.

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Outre les actions déployées par les producteurs de produits du terroir, l’industrie touristique a également un rôle à jouer dans le succès de cette filière. D’ailleurs, la mise en place d’une vingtaine de circuits thématiques depuis quelques années a grandement favorisé le développement du tourisme dans les fermes, les vignobles, les vergers, les érablières, etc. Par ailleurs, l’organisme Agricotour contribue grandement à la promotion de ces produits. De façon globale, il reste cependant du chemin à parcourir pour développer et consolider leur place dans l’offre touristique.

Bien comprendre les bénéfices d’une stratégie touristique sur les lieux

Intégrer le tourisme au sein des entreprises productrices de produits du terroir est bien plus qu’un moyen de vendre son produit et comporte plusieurs avantages:

  • Une expérience entre le consommateur et le producteur. Ce dernier peut expliquer ses produits, rencontrer ses clients ou des prospects et mieux comprendre leurs attentes et leurs besoins.
  • Une façon d’améliorer ou de développer l’image de marque de l’établissement et d’accroître la notoriété.
  • L’opportunité de lier le produit à son histoire, à la culture locale et de lui donner ainsi davantage de personnalité.
  • La possibilité d’essayer le produit, notamment par la dégustation, représente une forme de marketing direct généralement très appréciée de la clientèle.
  • Un moyen de fidéliser la clientèle et de stimuler le bouche-à-oreille par l’expérience de moments agréables.
  • Une occasion pour l’exploitant d’élargir sa mission à l’éducation et à la sensibilisation des consommateurs aux produits de qualité.

Tirer profit d’un territoire riche

Les richesses du Québec jumelées au travail des exploitants agricoles ont permis le déploiement d’une grande diversité de produits célébrant le terroir québécois. En attendant l’assouplissement des structures monopolistiques comme celle de la Société des alcools du Québec et une réelle reconnaissance de l’importance de la production locale et artisanale par l’État, la vente à la propriété est la solution des entreprises de produits du terroir. Alors, pourquoi ne pas mettre toutes les chances de son côté et tirer le maximum de ce mode de distribution?

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Voir aussi:
L’agrotourisme au Québec: point de mire

Sources:
– Castaing, Yohan. «Œnotourisme. Mettez en valeur votre exploitation viticole», Éditions La Vigne, Dunod, Paris 2007.
– Tourisme Québec. «Agrotourisme: diagnostic sectoriel/plan de développement et de commercialisation», Zins Beauchesne et associés, juin 2006.
– Knowd, Ian. «Tourism as a Mechanism for Farm Survival», Journal of Sustainable Tourism, volume 14, numéro 1, 2006.
– Photos: www.pdphoto.org

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Le tourisme créatif à trois volets

Qu’est-ce que le tourisme créatif (creative tourism)? Bonne question à laquelle nous avons eu à répondre. En fait, le tourisme créatif prend différentes connotations selon les interlocuteurs: invitons à la créativité, jouons la carte de la créativité ou faisons appel à la créativité. Éclaircissements s.v.p.!

Volet 1 – Invitons à la créativité

Créer soi-même un bijou avec les pierres de la région, sculpter des os, tresser un panier traditionnel… voilà l’invitation lancée par Creative Tourism New Zealand à venir découvrir la diversité culturelle de la Nouvelle-Zélande en participant à des ateliers créatifs, de 2 heures à 4 jours, sur l’art, sur les traditions de la culture maorie, sur les fibres et la laine, sur la flore et la faune, ou encore sur la cuisine régionale.

Cette organisation décrit le tourisme créatif comme suit: «learning a skill on holiday that is part of the culture of the country or community being visited. Creative tourists develop their creative potential, and get closer to local people, through informal participation in interactive workshops and learning experiences that draw on the culture of their holiday destinations.»

Cette définition est reprise dans le bulletin Nouvelles des villes créatives: «Le tourisme créatif implique l’apprentissage d’une compétence liée à la culture du pays ou de la communauté visitée. Les touristes créatifs y explorent leur potentiel créatif et engagent des rapports plus personnels avec les gens de la place; en participant activement à des ateliers ou à d’autres expériences formatrices qui s’inspirent de la culture de leur destination de vacances.»

Force est de constater que le tourisme créatif s’inscrit dans la foulée du tourisme d’apprentissage (lire aussi: Le tourisme d’apprentissage fait ses classes dans une multitude de domaines) et du tourisme culturel réorienté vers un aspect participatif. Il répond à cette recherche, par le voyageur, d’expérience, d’authenticité, de contact avec la population visitée (lire aussi: L’EXPÉRIENCE touristique, c’est….). Le touriste ne se contente plus de voir ou d’admirer des oeuvres, il veut apprendre non pas en reproduisant, mais plutôt en ajoutant une dimension personnelle. Qualifié de tourisme durable, ce type d’activité contribue, entre autres, à mettre en valeur la culture locale, à aider les artisans et à sauvegarder des savoir-faire.

I hear and I forget,
I see and I remember,
I do and I understand.
Confucius
(citation apparaissant sur le site de Creative Tourism New Zealand)

Volet 2 – Jouons la carte de la créativité

On ne peut nier l’apport de la culture et de l’effervescence créatrice dans le développement économique et social des collectivités et de l’industrie touristique. Ainsi, ce dynamisme et ses effets multiplicateurs incitent plusieurs destinations à jouer la carte de la créativité pour attirer des gens à venir y vivre et des touristes à venir les visiter. À ce titre, le Réseau des villes créatives du Canada (au Québec: Chelsea, Cowansville, Gatineau, Lévis, Montréal, Québec, Saint-Joseph de Beauce et Trois-Rivières) vise à transformer les collectivités par la culture.

Que ce soit des secteurs de pointe reconnus, des milieux de recherche stimulants ou des entreprises comme les SoftImage et Cirque du Soleil de ce monde, la créativité attire et continuera d’attirer. De même, les icônes culturelles comme les musées (Guggenheim à Bilbao), les événements d’importance (Mondial du soccer), les monuments architecturaux (viaduc de Millau), les quartiers patrimoniaux (Bruges), les grandes thématiques (anniversaire de Mozart) captivent toujours les touristes.

Volet 3 – Faisons appel à la créativité

Le tourisme créatif ne s’applique pas qu’aux voyageurs, mais aussi aux dirigeants d’entreprises. Pour évoluer dans un milieu concurrentiel et réussir à tirer son épingle du jeu, il importe de nos jours d’être créatif, d’innover dans les produits et dans les façons de faire, sans oublier toutefois de miser sur la qualité. Une formule gagnante pas toujours facile à réussir… où, trop souvent, l’on répète le succès de l’un jusqu’à saturer le marché, alors qu’un nombre grandissant de touristes rechercheront des expériences «créatives».

Sources:
– Richards, Greg et Julie Wilson. «Developing Creativity in Tourist Experiences: A Solution to the Serial Reproduction of Culture?», Tourism Management, no 27, 2006, p. 1209-1223.
– Creative Tourism New Zealand, [www.creativetourism.co.nz/].
– Réseau des villes créatives du Canada. «Points saillants du pivot numérique – Tourisme créatif», Nouvelles des villes créatives, no 28, 15 juin 2004, [www.creativecity.ca].