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Les mordus du tourisme de plein air

La Chaire de tourisme Transat, en partenariat avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et une coalition de 19 organisations qui contribuent à la promotion du plein air, a publié à l’automne 2017 une vaste étude qui dressait le portrait du plein air non motorisé au Québec.

L’enquête réalisée auprès de plus de 3 000 Québécois a permis de cerner le profil et le comportement des Québécois quant aux activités de plein air. Ces dernières ont été définies comme des « activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature »

Le plein air comme leitmotiv du voyage

À partir des résultats de cette étude, le RVT a dressé un segment de clientèle que nous identifierons comme les « mordus du tourisme de plein air ». Pour se qualifier, ces Québécois devaient, au cours des 12 derniers mois, avoir réalisé au moins six séjours d’au moins une nuitée à l’extérieur de leur domicile incluant la pratique d’activités de plein air. Précisons que les participants ont répondu au sondage en deux vagues, la première du 31 octobre au 8 novembre 2016 et la deuxième du 18 au 21 avril 2017.

Environ 20 % des adeptes de plein air appartiennent à cette catégorie, soit quelque 13 % des Québécois, représentant un marché potentiel de plus d’un million de personnes. Parmi ces mordus, la moitié effectuent de 6 à 10 voyages de plein air annuellement, alors que l’autre partie en fait plus de 10. Ils sont même plus de 26 % à effectuer plus d’une vingtaine de séjours de plein air chaque année. Fait intéressant, 47 % de ces grands amoureux du plein air indiquent qu’une majorité de leurs séjours ont été effectués à l’extérieur de leur région.

Les activités qui motivent leurs voyages

Les mordus du tourisme de plein air affichent un taux de pratique largement supérieur à celui des autres adeptes, pour toutes les activités recensées (voir le graphique 1). C’est toutefois pour les activités de raquette, de ski de fond, de canot et de kayak que les écarts sont les plus prononcés.

taux de pratique activites plein air

Plus de 55 % de ces mordus comptent au-delà de 30 jours d’activités de plein air à leur actif annuellement en considérant les sorties d’au moins une heure (voir le graphique 2).

nouveau-graphique-2

Les répondants étaient aussi interrogés sur le nombre de nuitées commerciales associées à ces séjours de plein air. Sur une base annuelle, 40 % des mordus du plein air ont utilisé un hébergement commercial pour au moins 9 nuitées comparativement à 17 % des adeptes de plein air.

Comment rejoindre ou intéresser ces grands voyageurs ?

Voici quelques habitudes des mordus du plein air en lien avec les principaux médias sociaux. Facebook semble le média le plus porteur, alors que 60 % des gens appartenant à ce segment l’utilisent en lien avec leurs habitudes de pratique du plein air (voir le graphique 3). Notons que plus du tiers n’en utilise aucun.

graphique 3 

Le côté spectaculaire des paysages est l’aspect qui leur parle le plus. N’ayez pas peur de jouer la carte familiale : ils estiment plus facile de concilier la vie de famille et les activités de plein air que l’ensemble des adeptes (63 % comparativement à 51 %). Ils se montrent aussi particulièrement intéressés aux divers services tels que le transport vers l’activité, le prêt de matériel, la préparation au voyage, etc.).

Un message marketing axé sur les bienfaits associés au plein air serait certes très porteur. En effet, cette clientèle est d’avis (61 % se disent extrêmement d’accord) que la pratique d’activités de plein air permet de réduire le stress.

Ils sont également très sensibles à l’aspect environnemental : 43 % d’entre eux (34 % pour l’ensemble des adeptes) ont déclaré être extrêmement d’accord avec le fait que la pratique d’activités de plein air leur permet d’avoir une conscience environnementale plus grande.

Une partie importante de ce segment verrait d’un bon œil la possibilité de voyager avec leur petite bête préférée. En effet, 39 % des mordus croient qu’il est prioritaire d’autoriser les animaux de compagnie sur certains lieux de pratique de plein air.

Quelques données sociodémographiques

Le segment des mordus de voyages de plein air a davantage tendance (41 %) à appartenir au groupe d’âge situé entre 45 et 64 ans (voir le graphique 4). Ce sont aussi des hommes dans 57 % des cas alors que pour l’ensemble des adeptes du plein air c’est l’inverse avec une proportion de 53 % de femmes. Plus souvent, ils vivent en couple sans enfant à la maison (39 %), ils sont plus rarement célibataires, séparés ou divorcés sans enfants à la maison (24 %). 

nouveau-graphique 4

Quelque 29 % des mordus du tourisme de plein air ont des enfants de moins de 18 ans au foyer. Fait intéressant, leurs enfants sont beaucoup plus susceptibles que la moyenne d’avoir vécu des expériences de plein air lors d’activités parascolaires, dans un camp familial ou dans des groupes supervisés comme les scouts ou de jeunes naturalistes.

Par ailleurs, on pourrait croire que ces grands voyageurs font naturellement partie des Québécois les plus aisés, mais ce n’est pourtant pas le cas. En effet, plus des trois quarts d’entre eux déclarent un revenu familial de moins de 100 000 $.

Les mordus de voyages de plein air ont davantage tendance à habiter dans les régions éloignées (voir le graphique 5). Les Montréalais sont sous-représentés, comptant pour 20 % de ce segment alors qu’ils représentaient 25 % de l’ensemble des répondants. Les régions fortement surreprésentées sont l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et la région de la Capitale-Nationale.

graphique 5

Les mordus du plein air sont des as pour propager les bienfaits associés au plein air. Soyez prêts à les accueillir, les bonnes nouvelles se propagent rapidement !

Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

 

Source image à la Une : Pexels

 

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Portrait des fondeurs québécois

La Chaire de tourisme Transat a réalisé une vaste étude, pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et de nombreux autres partenaires, auprès de plus de 3 000 Québécois, afin de cerner leur profil et leur comportement par rapport aux activités physiques de plein air.

Un répondant sur cinq ayant fait au moins une activité physique de plein air au cours des trois dernières années (n=1976) a pratiqué le ski de fond. Il s’agit de la troisième activité de plein air la plus pratiquée pendant la saison froide, derrière la randonnée pédestre/marche hivernale (59 %) et la raquette (35 %).

Les données présentées proviennent d’un échantillon de 204 adultes québécois ayant pratiqué le ski de fond (incluant la randonnée nordique) au moins une fois au cours des trois dernières années.

Le style classique a la cote

L’étude a permis d’en apprendre davantage sur la fréquence de pratique selon le type de ski utilisé. Sur une base hebdomadaire, près de 8 skieurs sur 10 pratiquent le style classique au moins une fois. On remarque également que les deux tiers des adeptes ne s’adonnent pas au style patin (voir le graphique 1).

pratique selon type de ski

L’importance des paysages et des conditions de sentiers

Lors du choix d’une destination de rêve, le côté spectaculaire des paysages, les conditions et la diversité des sentiers sont les trois critères les plus importants du point de vue des adeptes de ski de fond. Quelque 4 répondants sur 10 apprécient également la présence de services destinés à un meilleur confort ainsi que la facilité d’organisation d’une sortie (voir le graphique 2).

choix de criteresLes critères de choix varient selon l’âge des répondants. La majorité des adeptes âgés de 18 à 34 ans (83 %) privilégient le côté spectaculaire des paysages alors que les segments des 35 à 54 ans et des 55 ans et plus favorisent davantage les conditions des sentiers (72 % et 65 % respectivement).

L’importance de la météo pour la pratique

Huit répondants sur dix estiment qu’une température extérieure agréable est un facteur important, voire extrêmement important dans la prise de décision à pratiquer ou non le ski de fond

Sur une échelle de 1 à 5, 1 étant « pas du tout important » et 5 « extrêmement important », presque les trois quarts des adeptes ont indiqué que des conditions climatiques appropriées (pas de pluie, chute de neige, etc.) sont fondamentales dans la décision d’effectuer une sortie de ski de fond (voir le graphique 3).

Huit répondants sur dix estiment qu’une température extérieure agréable est un facteur important, voire extrêmement important (note de 4 et 5) dans la prise de décision à pratiquer ou non le ski de fond.

Importance facteurs decision

Médias sociaux et mobilité

un peu moins de 50 % des adeptes n’ont jamais recours aux réseaux sociaux comme source d’inspiration pour de futures sorties en ski de fond

L’étude a permis de connaître les habitudes d’utilisation des médias sociaux par les fondeurs québécois. Comparativement aux autres activités recensées, les adeptes de ce sport démontrent moins d’intérêt envers ceux-ci. Une forte majorité de répondants (73 %) affirment ne jamais utiliser ce moyen de communication pour trouver des options de transports partagés ou des partenaires pour cette activité (70 %). De plus, un peu moins de 50 % des adeptes n’ont jamais recours aux réseaux sociaux comme source d’inspiration pour de futures sorties en ski de fond (voir le graphique 4).

Sans titre

En ce qui a trait aux fonctions idéales que devrait fournir une application mobile, les conditions de neige constituent un élément important (notes de 6 à 10 sur une échelle où 1 n’est « pas du tout important » et 10 « extrêmement important) pour 88 % des répondants. Plus de 71 % des adeptes estiment que les conseils spécifiques aux parcours devraient être une fonction importante, voire extrêmement importante (notes de 7 à 10). À noter toutefois que les trois quarts des répondants n’utilisent jamais d’application mobile en lien avec le ski de fond.

Amélioration de l’offre

L’étude donne la possibilité de mieux connaître les intérêts des adeptes du ski de fond pour l’amélioration de la structure de l’offre. À cet effet, un peu plus de la moitié (53 %) des skieurs démontrent un grand intérêt à accéder à une connexion Wifi au départ des sentiers. Quant aux éléments à améliorer, l’entretien et l’état des pistes s’avèrent prioritaires (70 % des répondants) tout comme l’étendue et la diversité des sentiers (62 % des adeptes).

 

Source de l’image à la une : Réseau de veille en tourisme, ©Sandrine Lavallée 

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Portrait de la pratique du plein air par les Québécois

Une concertation sans précédent de 19 organisations qui contribuent à la promotion du plein air commandait une vaste étude afin de dresser le portrait du plein air non motorisé au Québec, incluant les retombées économiques et sociales de ce secteur.

L’enquête réalisée auprès de plus de 3 000 Québécois par la Chaire de tourisme Transat pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et les nombreux autres partenaires (nommés à la fin de l’analyse) a permis de cerner le profil et le comportement des Québécois quant aux activités de plein air. Dans le cadre de cette étude, ces dernières se définissent comme suit : « Des activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature ». Mentionnons que l’enquête a aussi retenu des répondants qui ont révélé ne pas pratiquer d’activités de plein air afin d’en cerner les raisons. Voici un aperçu des résultats globaux obtenus. Des analyses spécifiques à certaines de ces activités seront publiées ultérieurement.

Le vélo, la randonnée et la raquette

Le vélo sur route et sur piste cyclable ainsi que la randonnée pédestre et la marche hivernale en sentier figurent en tête du palmarès des activités les plus pratiquées. Aussi, le tiers des Québécois qui s’adonnent au plein air ont fait de la raquette et le quart ont fait du canot en eau calme. Le graphique suivant illustre le taux de pratique des adeptes québécois de plein air au cours de la dernière année.

Taux-pratique-quebecois-plein-air-graphique1

*Le ski de montagne, qui fait référence à la montée de montagne à ski avec peaux de phoque, jouit d’un taux de pratique relativement élevé. Cette donnée doit être considérée avec une certaine réserve, en raison de l’apparition récente de l’appellation « ski de montagne ». Ce terme a possiblement été confondu avec celui de ski alpin, ce qui aurait entrainé une surreprésentation de l’activité. Aussi, en raison d’une certaine ressemblance entre les appellations « randonnée équestre » et « randonnée pédestre », il est possible que certains répondants aient confondu ces deux activités.

Des Québécois actifs, en couples et entre amis

Questionnés sur le nombre de jours durant lesquels ils ont fait des activités de plein air au cours de la dernière année, 38 % des pratiquants affirment s’y être adonnés durant une période équivalente à trois semaines ou plus. Les Québécois très actifs (60 jours et plus de plein air) représentent 17 % des adeptes. Cette proportion s’élève à 22 % parmi les 55 ans et plus. De façon générale, les hommes sont les plus actifs : 41 % d’entre eux ont fait du plein air durant au moins 21 jours, contre 35 % des femmes. Les occasionnels (7 jours ou moins) ne forment que le quart des pratiquants (voir le graphique ci-dessous).

La plupart (85 %) des adeptes font du plein air accompagnés de leur conjoint (32 %), en famille (31 %) ou avec des amis (22 %). Le plein air en groupe organisé rejoint 2 % des adeptes.

jours-pratique-plein-air-graphique2

Le plein air en séjour

Près des trois quarts des adeptes ont réalisé un séjour avec nuitée durant lequel ils ont fait au moins une activité de plein air au cours de la dernière année. Un adepte sur quatre réalise des séjours avec plein air à l’extérieur de sa région de résidence. Durant ces voyages, le recours à l’hébergement commercial (dont le camping sur des sites aménagés) est très fréquent (83 %). Le tiers de ces séjours comptent plus de 4 nuitées.

Ceux qui n’en font pas…

Parmi le tiers des Québécois ne s’étant pas adonnés à des activités de plein air au cours des trois dernières années, les trois principales raisons évoquées sont le manque d’intérêt, des limitations physiques permanentes et le manque de temps. Les femmes évoquent plus que les hommes les restrictions financières comme raison, alors que ce sont surtout les jeunes de 18 à 34 ans qui manquent de temps (44 %).

Favoriser la pratique

Selon plus de la moitié des adeptes, quatre éléments devraient être priorisés pour favoriser la pratique des activités de plein air :

  • le développement de forfaits de plein air;
  • l’accessibilité pour les familles;
  • la possibilité de louer du matériel;
  • la communication à propos de l’offre existante.

Le graphique suivant illustre l’ensemble des éléments proposés et le poids que les adeptes leur accordent.

favoriser plein air

 

Activités de niche ou en émergence

L’étude s’est aussi penchée sur le taux de pratique des adeptes à certaines activités de niche ou en émergence au cours des trois dernières années. Parmi l’ensemble des activités présentées (voir le graphique 4), la cueillette de fruits / la mycologie, l’observation de la faune et le patinage extérieur récoltent les plus hauts taux de pratique alors que le parapente, le télémark, la slackline et le fatbike enregistrent les incidences les plus faibles, illustrant leur caractère de « niche » ou encore en émergence.

activites-niche-emergence-graphique4

Intérêt pour d’autres activités

Parce que les adeptes du plein air ont rarement un intérêt exclusif envers une seule activité, la Chaire de tourisme leur a demandé s’ils souhaitaient essayer une activité qu’ils ne pratiquent pas pour l’instant. Comme le démontre le graphique suivant, l’initiation à la randonnée équestre et l’initiation au canot en eau calme sont les plus populaires. Aussi, les femmes s’intéressent plus (21 %) que les hommes (11 %) à l’initiation à la planche à pagaie. Il en va de même pour le ski de fond (24 % vs 19 %). Les hommes sont plus nombreux à manifester de l’intérêt pour le vélo de montagne (15 %) et la spéléologie (14 %) que les femmes (11 % et 9 % respectivement). Davantage de jeunes de 18 à 34 ans démontrent de l’intérêt pour la majorité des activités proposées, à l’exception de la raquette et de la randonnée pédestre qui interpellent en plus grand nombre les 55 ans et plus (23 % et 16 % respectivement).

initiation plein air

Ce portrait sommaire donne un aperçu de l’importance que revêtent les activités de plein air au Québec. Des profils par activité permettront d’aller plus loin dans la connaissance des pratiquants.

Les Québécois(es) et les touristes ont accès à une multitude de sentiers et de sites de plein air de qualité notamment dans les parcs nationaux et régionaux, les camps de vacances et les municipalités. Quelques études sectorielles d’impacts sociaux et économiques ou des portraits de clientèles ont été réalisés dans les dernières années, mais aucune étude ne dressait un portrait complet des retombées des activités de plein air non motorisées au Québec. Avec ces résultats, les organismes du milieu et les intervenants en loisir pourront cibler des mesures qui permettront de consolider l’offre d’activités physiques de plein air au Québec.

Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

 

Image à la une : Unsplash

 

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Tourisme durable

Sensibiliser le public lors de l’observation de la faune sauvage

Le premier gage de succès d’une organisation d’observation de la faune sauvage réside dans sa mission. Celle-ci doit promouvoir la conservation des milieux, mais aussi la sensibilisation auprès du public, afin de minimiser l’impact des activités de l’entreprise sur la biodiversité. Mais comment créer une expérience touristique attrayante, tout en respectant les principes rigoureux de préservation de la faune? Plusieurs entreprises d’observation de la faune sauvage se démarquent par leurs actions de sensibilisation et d’éducation auprès des visiteurs. En voici quelques-unes.

Promouvoir et sensibiliser grâce à un événement

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La Ville de Port-Saint-Louis-du-Rhône en France a créé le festival de la Camargue et du Delta du Rhône pour promouvoir et valoriser la faune et la flore de ce territoire et ses acteurs. Il coïncide avec l’arrivée des oiseaux migrateurs dans la région, afin que les visiteurs puissent observer un plus grand nombre d’oiseaux dans leur milieu naturel. Le festival regroupe 40 sites partenaires qui offrent des animations, des spectacles, des conférences, des films, des sorties en nature et des circuits-découvertes. Le « village des kids » propose différents ateliers qui répondent à l’un des principaux objectifs du festival : la sensibilisation des jeunes générations à l’environnement. Le village propose, entre autres :

  • une découverte de la migration des hirondelles par un jeu sur plateau et la construction d’un nid d’hirondelle;
  • une activité de fabrication d’un cerf-volant en forme d’oiseau durant laquelle les animateurs présentent du contenu pédagogique sur les oiseaux et l’environnement.

De plus, les festivaliers sont invités à partager le mot-clic #suivezloiseau sur les réseaux sociaux, contribuant ainsi au rayonnement de l’événement et de l’emblème de la destination.

Créer un parc animalier

Les visiteurs placent l’intérêt des animaux avant le leur, ce qui se rapproche d’une vision durable du tourisme

Selon le professeur Dirk Reiser de l’Université de Sciences appliquées de Rhin-Whaal en Allemagne, la principale mission des réserves et des parcs animaliers n’est pas de divertir le public, mais bien de l’éduquer sur la préservation des espèces dans leur milieu naturel. Lors d’une étude qu’il a menée auprès des visiteurs du parc animalier de Bonorong en Australie, il a pu prouver que leurs attentes étaient en cohésion avec les objectifs du parc. En effet, les répondants ont donné de l’importance aux éléments suivant :

  • l’apprentissage et l’éducation : l’information proposée est de qualité, les panneaux explicatifs sont situés à hauteur des yeux des enfants, des visites guidées sont proposées;
  • la protection des animaux : les visiteurs peuvent observer la vie sauvage sans détruire les habitats naturels et la conservation est un axe majeur du site;
  • la santé des animaux : les enclos reproduisent les habitats naturels.

Ainsi, les visiteurs placent l’intérêt des animaux avant le leur, ce qui se rapproche d’une vision durable du tourisme.

Le Centre de la Biodiversité du Québec énonce clairement sa mission, soit « sensibiliser et éduquer jeunes et adultes à l’existence et à la conservation des espèces biologiques du Québec, ainsi qu’au développement durable de notre belle planète ». Il présente, entre autres, une exposition permanente sur la biodiversité du fleuve Saint-Laurent. Les visiteurs ont accès à des sentiers pédestres qui traversent plusieurs écosystèmes forestiers et qui sont agrémentés de panneaux d’interprétation.

centre de la biodiversité du québecSource : Facebook

Mettre à contribution des bénévoles

Les terrils du Nord-Pas-de-Calais en France, ces collines créées par l’exploitation minière, ont été reconvertis en un lieu d’activités sportives et d’observation de la faune et de la flore. L’association responsable du site propose une formation gratuite de Naturaliste amateur afin de mieux identifier les espèces peuplant le site. L’objectif est de former les participants pour qu’ils puissent effectuer des inventaires naturalistes de façon autonome sur leur territoire, mais aussi de leur permettre de participer à ceux dirigés par l’association. Grâce à cette formation, une cinquantaine d’actions ont été menées en cinq ans, permettant de faire un suivi de l’impact des changements climatiques sur le comportement des espèces.

chaine des terrils

Source : Chaine des terrils

Réaliser un guide de pratiques écoresponsables

logo eco-baleineL’Alliance Éco-Baleine est un regroupement constitué d’entreprises québécoises d’excursions en mer, du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), de Parcs Québec et de Parcs Canada. Son objectif est de faire du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent un modèle d’observation responsable des baleines. Dans un travail de concertation, l’Alliance a élaboré le guide des pratiques écoresponsables pour les capitaines et les naturalistes en mer. Il présente les meilleurs comportements à adopter pour sensibiliser les visiteurs et pour la navigation, afin de favoriser la qualité des activités d’observation en mer et la protection des baleines. Différents exemples de discours sont suggérés selon l’étape de l’expérience (dès le départ, au cours de l’excursion, au retour). En voici un exemple :

guide pratiques écoresponsables

Source : Guide des pratiques écoresponsables

Cette concertation entre les milieux du tourisme et de la recherche se concrétise aussi par la création du Fonds Éco-Baleines. Il permet d’investir une partie des bénéfices des entreprises membres de l’Alliance dans des projets de recherche scientifique et d’éducation.

Il existe de multiples activités d’observation de la faune sauvage qui conjuguent découverte, plaisir et sensibilisation. La valorisation de la biodiversité d’une destination assure la qualité de ses offres et contribue à son attractivité écotouristique.

Pensez-vous que la sensibilisation du public s’intègre facilement à une offre touristique de nature?

 

Image à la une : ©Québec Original/Cécile Benoit

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Trois profils de touristes d’aventure

Les touristes d’aventure sont prêts à débourser plus pour une expérience unique et authentique. Selon une étude publiée en 2014 par l’Organisation mondiale du tourisme, ces voyageurs dépensent en moyenne 3000 dollars américains par personne pour un voyage de 8 jours. Il s’agit d’un segment en pleine croissance, souvent bénéfique à l’économie locale et sensible aux pratiques liées au tourisme durable.

Rappelons que le tourisme d’aventure se définit comme un voyage qui inclut au moins deux des trois éléments suivants : une activité physique, un environnement naturel, une immersion culturelle.

Trois types d’aventuriers

L’Adventure Travel Trade Association (ATTA) publiait à l’été 2015 une étude de segmentation de ce marché. Trois segments, ou personnalités, émergent de cet exercice. Le tableau 1 résume leur portrait.

Trois_profils_de_touriste_d_aventure_tableau_1

Concrètement, que faire avec ces segments?

Pour illustrer la pertinence de l’exercice, l’ATTA a approché le centre de villégiature Northern Outdoors afin qu’il tire profit de cette segmentation. Le centre s’en est servi pour optimiser ses efforts marketing, pour développer une offre plus conséquente et pour exercer davantage de contrôle sur la répartition de sa fréquentation. Cette entreprise du Maine a confirmé la présence des trois types de personnalités de l’étude au sein de sa clientèle.

Le touche-à-tout

Cet aventurier butine d’une activité à l’autre, d’une entreprise à l’autre. Il réserve peu de temps avant son séjour et cherche à expérimenter de nouvelles activités. Pour répondre à ses attentes, Northern Outdoors a développé un produit composé d’une randonnée matinale menant à une chute, d’un dîner à la microbrasserie du centre de villégiature et d’une excursion de pêche en après-midi. Pour promouvoir son offre auprès du touche-à-tout, Northern Outdoors est passé par une multitude de canaux en ligne et par les médias grand public en offrant des rabais à certains moments de l’année où la demande est moins forte.

L’habitué

Pour Northern Outdoors, l’habitué est celui qui fait des recherches minutieuses pour son voyage d’aventure. Il pose plusieurs questions lors du processus de réservation et est ouvert à prolonger son séjour si l’offre est suffisamment étoffée. Il démontre de la loyauté envers l’entreprise et s’aventure aussi en période hors-saison. L’habitué met davantage l’accent sur les spécificités liées à l’expérience plutôt que sur le prix.

Northern Outdoors a développé des produits à propos desquels des employés formés peuvent partager leurs connaissances avec l’habitué, par exemple en lui expliquant les différences techniques entre les trois rivières accueillant les excursions de rafting. Sur son site Web, des vidéos démontrent le débit d’eau en fonction de la date (voir ci-dessous). Il n’est d’ailleurs pas rare que l’habitué revienne plus d’une fois pour descendre chacune de ces trois rivières.

 

Le passionné

Selon les gestionnaires, le passionné est plus facile à cerner et plus difficile à remplacer. Ce client est loyal envers son activité et, souvent, il voyage dans différentes destinations tout au long de l’année afin de pratiquer son sport de prédilection. Dans le cas de Northern Outdoors, il s’agit des pêcheurs, des chasseurs et des motoneigistes. Selon l’activité, ils fréquentent le site à divers moments de l’année – printemps, automne et hiver –, des périodes qui correspondent à la basse saison pour le Maine.

L’entreprise réussit à combler les attentes du passionné en offrant une expérience client de haut niveau en matière d’activité, mais aussi d’hébergement et de restauration. Ces clients reviennent d’une année à l’autre et n’accordent que peu d’importance au prix. Northern Outdoors recourt aux agences de voyages et aux médias spécialisés pour les atteindre, mais le bouche-à-oreille demeure le moyen de communication le plus efficace pour s’assurer cette clientèle.

Le Canada dans la mire des aventuriers

L’étude de l’ATTA révèle des informations relatives au dernier voyage des aventuriers américains sondés, selon leur personnalité. Les séjours intérieurs sont les plus courants. Le Mexique est la deuxième destination d’aventure la plus prisée des touche-à-tout et des habitués, le Canada arrivant en troisième place. Les passionnés ont toutefois fréquenté le Canada en plus grande proportion que les autres, puisqu’il arrive alors au deuxième rang, suivi de l’Australie. Lorsqu’il est question du prochain voyage souhaité par les habitués et les passionnés, le Canada figure en deuxième position, après les États-Unis (voir le tableau 2).

Trois_profils_de_touriste_d_aventure_tableau_2

La randonnée et le camping à l’honneur

Les activités les plus pratiquées sont le backpacking (randonnée sac au dos) ou la randonnée pédestre et le camping, et ce, toutes personnalités d’aventuriers confondues. La pêche et l’observation des oiseaux sont aussi des activités populaires. À noter que le ski et la planche à neige figurent également parmi les principaux sports des aventuriers américains (voir le tableau 3).

Trois_profils_de_touriste_d_aventure_tableau_3

Comme le soulignent les experts de l’ATTA, ces données concernant les activités peuvent inspirer les entreprises en tourisme d’aventure qui souhaitent modeler leur offre pour l’un ou l’autre des segments. Par exemple, le touche-à-tout peut être intéressé par un plus grand éventail d’activités et des séances d’initiation, tandis qu’une demi-journée de formation à l’escalade pourrait attirer davantage l’habitué. Comme les trois profils ont une préférence marquée pour la randonnée pédestre et le camping, il peut être judicieux de proposer une déclinaison de ces produits. Pour le passionné, par exemple, il peut s’agir d’une longue randonnée ponctuée par deux nuitées de camping et incluant un service de transport de l’équipement.

Affaires et aventure?

Enfin, l’étude de l’ATTA révèle que 12 % des voyageurs d’aventure interrogés prolongent souvent leurs séjours d’affaires de quelques journées pour effectuer des activités d’aventure. En fait, ces voyageurs procéderaient ainsi lors de neuf voyages d’affaires sur dix! Il s’agit donc là d’une belle occasion de développer une offre qui facilitera la vie de ces aventuriers, par exemple en prêtant ou en louant de l’équipement de qualité, ou encore en s’associant à des congrès pour promouvoir ses services. Ces voyageurs américains sont à nos portes, offrons-leur de belles aventures!

 

Image à la une : © iStockphoto

 

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Produits et activités

Renouveler sa clientèle chasse, pêche et piégeage par la familiarisation

En prévision de la rédaction du premier Plan pour la relève en matière de chasse, de pêche et de piégeage (CPP), le secteur de la faune du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs a mandaté en 2014 la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM afin qu’elle réalise la revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention qui ont été développées dans les autres provinces du Canada et aux États-Unis. Voici quelques données et exemples liés aux divers programmes de familiarisation.

 

En général, les programmes visent à informer et à initier de nouveaux adeptes ou ceux ayant peu d’expérience de pratique d’activités de plein air de manière ludique. Ils prennent principalement la forme de camps de vacances, d’événements ciblant différents segments de marché, de compétitions, de séminaires ou d’activités pédagogiques en classe. Ces initiatives combinent normalement un volet éducatif à une expérience sur le terrain.

5 facteurs de succès importants à considérer

1. Atteindre les adeptes potentiels dans leur milieu de vie 

Plusieurs initiatives ont pour but de rejoindre et d’intéresser des adeptes potentiels directement dans leur milieu de vie. On répond ainsi aux contraintes de temps et d’argent de certains groupes éducatifs, culturels ou de loisirs qui n’auraient pas la chance de participer à d’autres activités de recrutement de CPP. Ces programmes ciblent principalement les jeunes dans les écoles, les camps de vacances et les maisons des jeunes.

CPP1

 

2. Mettre de l’avant les valeurs familiales et l’aspect social de l’activité 

Le fait de n’avoir personne avec qui pratiquer les activités de CPP constitue l’un des principaux freins à la pratique de celles-ci pour plusieurs segments de marché. Que ce soit des camps de vacances, des événements ou des journées sur le terrain, les programmes de familiarisation doivent donner l’occasion aux participants de rencontrer de nouvelles personnes, d’interagir avec leurs parents et amis et de socialiser entre eux. À cet égard, les actions de communication devraient mettre l’accent sur la cohésion familiale, le développement de liens familiaux, l’occasion de passer du temps avec ses enfants en plein air, ou encore la chance pour les familles et les amis d’acquérir ensemble de nouvelles compétences.

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3. Miser sur des initiatives globales où les participants peuvent choisir les activités selon leurs centres d’intérêt

Plusieurs initiatives recensées misent sur une approche plus globale du plein air, laissant aux participants le choix des activités qu’ils souhaitent pratiquer. Les personnes qui ont déjà de l’intérêt pour le plein air sont d’ailleurs plus susceptibles d’adhérer à celles de CPP.

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4. Briser les barrières liées aux armes à feu et au manque de connaissances techniques 

Plusieurs segments de marché ont affiché certaines craintes liées au maniement des armes à feu et à la sécurité en situation de chasse. Ils ont souligné que le manque de connaissances techniques constituait un frein à la pratique des activités de chasse. Certains programmes sont donc directement créés afin de familiariser les participants avec le maniement des armes à feu, le volet sécurité et éthique en situation de chasse et aussi différentes techniques de chasse.

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5. Cibler les publics moins traditionnels à fort potentiel de développement 

Les programmes qui tentent de répondre aux besoins d’un trop grand éventail de clientèles risquent de nuire à l’initiation ou à la rétention de certains segments. Le but est plutôt de familiariser des personnes qui connaissent peu ces loisirs, mais qui démontrent de l’intérêt à les pratiquer. Les jeunes enfants, les femmes, les jeunes professionnels, les retraités et les personnes à capacité physique restreinte sont des exemples de clientèles qui répondront différemment aux techniques d’enseignement, aux formations et aux activités présentées.

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Pour obtenir plus d’information sur d’autres programmes portant sur le mentorat ou la formation, consultez la Revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention de la clientèle chasse, pêche et piégeage en Amérique du Nord, réalisée par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM.

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Facteurs de succès pour la chasse, la pêche et le piégeage

En prévision de la rédaction du premier Plan pour la relève en matière de chasse, de pêche et de piégeage (CPP), le secteur de la faune du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs a mandaté en 2014 la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM afin qu’elle réalise la revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention qui ont été développées dans les autres provinces du Canada et aux États-Unis. Cette recherche a permis de faire ressortir quelques facteurs globaux de succès.

Miser sur un environnement sécuritaire et contrôlé

Plusieurs segments de marché sont préoccupés par la sécurité lors de la pratique de la CPP. Bien que ces freins soient plus présents pour les activités de chasse, les programmes de pêche doivent également fournir un environnement sécuritaire et contrôlé, particulièrement lorsque l’activité a lieu dans une embarcation ou près d’un plan d’eau. La présence de professionnels provenant d’agences fauniques reconnues et l’inclusion d’un volet éducatif sont les principaux moyens utilisés pour y parvenir.

Mettre en valeur la pratique éthique des activités 

Les comportements non éthiques de certains participants constituent l’un des principaux freins à la pratique de la CPP. Instaurer des notions d’éthique chez les nouveaux adeptes, principalement pour les segments plus jeunes et les adeptes actifs, peut contribuer à la pratique plus responsable des activités de CPP. Cela peut également susciter un effet positif sur l’image et la perception de ces loisirs chez la population en général.

Assurer la formation efficace des instructeurs

Les participants qui désirent en apprendre davantage sur un sujet ou simplement développer leurs compétences souhaitent obtenir de l’information d’un instructeur compétent. La sélection et la formation des instructeurs sont donc des processus essentiels afin d’assurer un enseignement efficace à l’aide de techniques fiables et éprouvées. Le développement de normes relatives à l’enseignement et à l’évaluation des instructeurs sont des moyens utilisés afin de s’assurer que l’enseignement répond aux objectifs et à l’orientation du programme.

Le tableau suivant présente les meilleures pratiques de planification, de sélection, de développement et d’évaluation des instructeurs pour des programmes d’initiation aux activités de CPP.

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage3Source : Take Me Fishing, 2010

Assurer l’accessibilité aux différents programmes

Afin de rejoindre une majorité d’adeptes potentiels et de briser les freins liés au coût de l’activité, il est nécessaire de faciliter l’accès aux programmes de recrutement et de rétention, par exemple en offrant des événements gratuits ou en fournissant l’équipement et la nourriture aux participants. En Nouvelle-Écosse, les Free Sportfishing Weekends permettent aux pêcheurs de s’initier à la pêche estivale et hivernale sans  avoir à se munir d’un permis de pêche provincial alors qu’au Manitoba, la gratuité des permis de chasse et de pêche pour les jeunes a eu une influence positive sur le recrutement et la rétention des chasseurs.

D’autres programmes offrent des bourses permettant à un ou plusieurs jeunes de participer sans avoir à défrayer les coûts liés à l’inscription. C’est le cas du Mentored Outdoor Experience, où certains participants peuvent chasser gratuitement le cerf de Virginie grâce à une bourse qu’ils recevront après avoir rédigé un texte de 125 mots exprimant les raisons pour lesquelles ils souhaitent apprendre à chasser le cerf dans l’État de l’Iowa.

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage1Source : Mentored Outdoor Experience

 Accompagner les organisateurs

Certains programmes nationaux ont créé des outils pour accompagner les organisateurs dans la mise en place et le déroulement de leur événement. Cela favorise le développement d’initiatives régionales, en plus d’assurer la qualité et l’uniformité des expériences vécues et du message véhiculé sur le territoire.

À la suite de la création de la « Journée de la chasse pour les jeunes », le ministère des Ressources naturelles de l’Ontario a développé une plateforme Web, Youth Hunting Day Planning Toolkit, visant à outiller et à accompagner les organisateurs d’événements sur le territoire. Les informations, les idées et les conseils présentés sont basés sur les dix éditions précédentes. Il est considéré comme un outil de planification utile aux organisations.  

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage2Source : Youth Hunting Day Planning Toolkit

Mettre en place des systèmes d’évaluation de la performance

La mise en place de systèmes de mesure et d’évaluation des programmes de recrutement et de la rétention des chasseurs, pêcheurs et piégeurs est un moyen efficace de déterminer les initiatives les plus performantes. Ces systèmes peuvent par exemple prendre la forme de sondages de satisfaction ou d’entrevues des participants. Les résultats de ces outils d’évaluation peuvent ensuite être utilisés afin d’effectuer les ajustements nécessaires au succès de l’initiative, ou afin de valider son intérêt auprès des partenaires.

 Bien qu’il s’avère difficile de prendre en considération chacun de ces facteurs dans le cadre d’une seule initiative, il est essentiel de les garder bien en tête afin de développer des programmes plus performants, et ainsi assurer la pérennité des activités de chasse, de pêche et de piégeage au Québec.

 

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L’amour du plein air, ça s’apprend!

Le déficit nature — ou la tendance à la baisse à passer du temps en milieu naturel – est alimenté par différents phénomènes : l’urbanisation, le grand nombre de personnes peu ou pas initiées au plein air et les jeunes qui sont moins actifs qu’avant. Cela entraîne un manque de connaissances par rapport à la nature, et engendre souvent la sous-fréquentation des parcs et des activités de plein air ou leur fréquentation par une clientèle vieillissante. De fait, certaines activités manquent cruellement de relève.

Quelques causes du déficit nature

L’urbanisation augmente :

  • Depuis 2008, plus de la moitié de la population mondiale est urbaine;
  • 80 % des Canadiens vivent en ville.

Les gens passent moins de temps à l’extérieur et les jeunes bougent moins :

  • Les Canadiens passent en moyenne 90 % de leur temps à l’intérieur;
  • La superficie de l’aire de jeu d’un enfant de neuf ans a été réduite de 90 % depuis les années 1970;
  • Seulement 5 à 7 % des enfants et des jeunes Canadiens font suffisamment d’activité physique quotidiennement.

Les communautés ethniques fréquentent moins les parcs et les campings que les Blancs, et celles-ci occupent une part grandissante des populations canadienne et américaine :

  • Seulement 1 visiteur sur 5 dans les parcs américains n’est pas Blanc;
  • Parmi les Américains pratiquant le camping, 77 % sont Blancs.

Bien que le coût et l’accessibilité puissent constituer des barrières à la fréquentation des parcs et des campings, les chercheurs ont aussi établi que la perception et le manque de familiarité avec les parcs nationaux sont d’autres facteurs qui y contribuent.

Autre indice, le taux de pratique du camping par les Canadiens selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) est en diminution chez les jeunes adultes et les adolescents (voir le graphique 1).

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L’importance d’informer les visiteurs

Pour aborder le déficit nature, il faut d’abord valoriser le bien-être physique et le développement personnel par des activités de plein air. Les National and State Parks des États-Unis organisent une campagne de promotion, le Great Outdoors Month 2015, portant sur les bienfaits de la pratique d’activités de plein air. Pendant le mois de juin, plusieurs thématiques (randonnée, pêche, camping) sont présentées pour inciter les Américains à pratiquer des activités sportives à l’extérieur. Au Canada, le programme Natural Leaders Alliance vise à rapprocher les jeunes Canadiens de la nature.

L’importance d’initier des nouvelles clientèles

Pratiquer des activités extérieures durant l’enfance a un effet sur la propension à fréquenter des parcs naturels à l’âge adulte. Selon une étude américaine de l’Outdoor Foundation, 41 % des gens qui réalisent des activités de plein air aujourd’hui le faisaient déjà pendant leur enfance, alors que parmi ceux qui ne pratiquent pas d’activité de plein air, seulement 18 % d’entre eux en effectuaient durant leur jeune âge. L’effet est encore plus marqué chez les adolescents.

Pour la pratique du camping, il existe plusieurs ateliers d’initiation pour les clientèles adultes et les jeunes. On y apprend à monter une tente, à cuisiner, à faire un feu, etc., et l’équipement est prêté. Learn To Camp, de Parcs Ontario, permet entre autres à des communautés culturelles de s’initier au camping (voir la vidéo). Depuis 2014, le programme propose le transport à partir de Toronto, une initiation à la pêche ainsi que des offres spéciales pour les anciens participants.

Source : Learn To Camp, Parcs Ontario

L’importance de rendre les parcs accessibles

Favoriser l’accès aux parcs au plus grand nombre de personnes possible en organisant des événements gratuits ou en mettant en place des activités à prix réduit est aussi une stratégie à envisager.

  • Durant une journée, l’organisme américain National Park Trust organise Kids to Parks Day: plus de 1000 manifestations se déroulent dans 47 États dans le but d’encourager les enfants à participer à des activités de plein air.
  • À l’occasion de la fête du State Park dans l’Oregon, le 7 juin, le camping était gratuit dans les 53 parcs d’État.
  • En 2014, Parcs Ontario, Parcs Canada et d’autres partenaires ont réitérer le projet Parkbus, offrant le transport les fins de semaine estivales depuis Toronto et Ottawa vers des parcs nationaux et provinciaux de l’Ontario.

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Source : Ontario Parks blog

L’importance de travailler ensemble

Sous la forme de défis sportifs universitaires, l’organisme américain Outdoor Nation Campus Challenge met dix collèges et universités en compétition. Le laissez-passer culturel est un programme offrant l’entrée gratuite aux parcs nationaux, aux lieux historiques nationaux et aux aires marines nationales pendant un an pour les nouveaux citoyens canadiens.

L’importance d’innover

Offrir une expérience distinctive pour l’ensemble des membres de la famille, piquer la curiosité avec de nouvelles activités ou encore proposer un hébergement en plein air particulier sont d’autres options permettant d’attirer de nouveaux visiteurs.

  • Défis sportifs familiaux : l’Adventure Sports Week Tahoe comprend plusieurs activités de compétition comme le triathlon, le vélo de montagne ou encore la course pour les adultes et les enfants. La Keen Vail Kids Adventure Race amène les enfants à pratiquer l’escalade, la randonnée ou la tyrolienne.
  • Parmi les activités innovantes, mentionnons le snorkeling dans une rivière à saumon sur l’île de Vancouver, les fatbikes ou la rando aquatique, qui consiste à descendre des cours d’eau sans rappel et sans manipuler de cordes.

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Source : exemple des Gorges du Verdon en France

Le cas de la chasse et de la pêche

La relève est faible pour ces activités. La clientèle est vieillissante : selon PMB, plus du tiers des pêcheurs québécois sont âgés de plus de 55 ans. Plusieurs initiatives sont mises en œuvre pour attirer de nouveaux segments de clientèle.

  • Initiation : une brochure pour les pêcheurs néophytes en Finlande, Go Fish! Guide to beginners, un programme gratuit de mentorat et de familiarisation à la chasse en Alabama, Youth Dove Hunt, ou encore Apprenez à pêcher, un programme ontarien d’initiation à la pêche grâce à des experts.
  • Accessibilité : des périodes où le permis n’est pas nécessaire comme lors des Vermont Days, ou le prêt de matériel comme le propose TackleShare Program en Ontario.

Vivez-vous cette problématique? Quelles actions suggérez-vous pour inciter les gens à jouer dehors?

 

Source de l’image à la une: Sépaq

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Rien n’arrête les gestionnaires d’attractions touristiques

La présente analyse est issue d’une étude portant sur les meilleures pratiques d’affaires du secteur des attractions touristiques, réalisée par la Chaire de tourisme Transat pour la Société des attractions touristiques du Québec et quelques partenaires (Ministère du tourisme du Québec, Office du tourisme de Québec et la Ville de Montréal). Trois types d’attractions ont été retenus: les parcs et sites naturels ou d’interprétation, les musées et les sites historiques ou patrimoniaux, ainsi que les activités récréatives et culturelles. Laissez-vous inspirer par les quelques exemples ci-dessous…

 

Aller à la rencontre des clientèles: les musées donnent l’exemple

Avec son Studio 13/16, le Centre Pompidou à Paris permet aux adolescents de rencontrer des artistes, de créer des œuvres d’art et de participer à des ateliers de formation artistique. Un kiosque du Studio 13/16 était aussi monté sur le site du festival Rock en Seine.

À l’occasion du centenaire du début de la Première Guerre mondiale, l’Imperial War Museum, au Royaume-Uni, a donné la parole aux soldats, aux infirmières et à la population des pays du Commonwealth y ayant participé. Le musée a créé un mémorial numérique, c’est-à-dire une plateforme communautaire recueillant et partageant  les expériences vécues.

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Source: Lives of the First World War

Depuis quelques années, on observe de plus en plus d’initiatives où le musée sort de ses murs. En voici de nouveaux exemples:

  • L’exposition itinérante Port Art est organisée par la Fondation Puerto y Ria en collaboration avec le musée Guggenheim. Les conteneurs abritant la collection sont disposés aux abords du port et permettent d’en apprendre plus sur le patrimoine maritime de la ville.
  • La compagnie de transport Greyhound a souligné son 100e anniversaire en procédant à l’installation de deux expositions temporaires dans des autobus.
  • Le MS Wissenschaft, musée des sciences itinérant, a élu domicile sur une péniche. En septembre 2014, le bateau a navigué sur des fleuves et des rivières et a largué les amarres dans près de 40 villes d’Allemagne et d’Autriche.

Répondre aux besoins et aux souhaits des visiteurs dans les parcs d’attractions

ML_Bonnes_pratiques_festivals_image2Le Zoo de Singapour a inauguré un restaurant qui permet aux visiteurs de prendre un repas en tête-à-tête avec des orangs-outans, des perroquets et d’autres animaux circulant librement dans cet espace.

Le Village Vacances Valcartier utilise un système de paiement fort pratique pour un parc aquatique, soit l’empreinte digitale. Une somme d’argent y est préalablement associée et les visiteurs paient leurs achats en appuyant le bout du doigt sur un lecteur. En plus de bien servir les visiteurs, le programme Mon argent au bout du doigt permet d’alimenter leur banque de données sur les habitudes de la clientèle et d’étudier leur consommation et leur comportement sur le site.

Transformer la nature en attraction

ML_Bonnes_pratiques_festivals_image3Les réserves naturelles d’Écosse, Scotland Nature Reserves, en collaboration avec Visit Scotland et Michelin, ont développé le guide I-Spy Scottish Nature. Destiné aux enfants, ce livre favorise la découverte de la faune et de la flore écossaises. À travers leurs visites dans les réserves, les enfants observent et «espionnent» les secrets de la nature, ce qui leur permet d’accumuler des points. S’ils réussissent à amasser 1000 points, ils reçoivent un certificat I-Spy de détective. Ce guide amène l’enfant et sa famille à vivre la nature sous un nouvel angle.

Grande vedette de l’été 2014 au Québec, le Parc de la Gorge de Coaticook, en collaboration avec la compagnie québécoise Moment Factory, a développé un parcours lumineux misant sur la scénographie, le video mapping, les éclairages et une bande sonore unique. Avec plus de 2000 visiteurs par soir, les gestionnaires du parc ont dû relever des défis liés au grand achalandage.

Les 18 à 25 ans sont la cible de l’initiative Rewild, dans le Haut-Jura en France. Pendant quelques jours, les participants traversent quatre parcs nationaux à pied ou en vélo de montagne en tentant de résoudre une énigme qui se vit à la fois en ligne et en nature.

Parmi les bonnes pratiques observées en amont de l’expérience, mentionnons la centralisation de l’information. Un site Web dédié à un type d’activité ou à une destination permet de répondre rapidement aux besoins des visiteurs, de faciliter les recherches et fournit un support unique à consulter avant la visite, mais, également pendant celle-ci. Le site Web Rando Bretagne regroupe les promenades à pied, en vélo, en sport à rame ou à cheval et recense plus de 14 000 kilomètres d’itinéraires balisés. Il permet à la destination d’éviter de multiplier les guides et les dépliants.

Loin de s’asseoir sur ses lauriers

Les besoins et les attentes des visiteurs ne stagnent pas – bien au contraire – et les attractions touristiques se doivent de suivre la cadence. Qu’il s’agisse d’un parc, d’un site naturel ou d’interprétation, d’un musée, d’un site historique ou patrimonial ou encore d’une attraction récréative ou culturelle, il importe de se questionner continuellement sur ce qui pourrait mieux servir la clientèle ou encore l’étonner.

 

Analyse rédigée en collaboration avec Caroline Lévesque

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Valoriser une destination grâce aux activités fauniques

 

 

Pour respecter les principes du développement durable, l’offre proposée en tourisme de nature doit s’organiser en concertation avec les adeptes d’activités fauniques, les professionnels du tourisme, la population locale, les instances gouvernementales et les environnementalistes.

 

Qui pratique la chasse, la pêche et l’observation de la faune?

Selon le ministère du Tourisme du Québec, pour le tourisme de nature, le milieu naturel constitue la motivation principale à la visite. Les activités proposées peuvent inclure un prélèvement faunique (chasse et pêche) ou non (observation de la faune).

Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) de 2014, 5% des Canadiens qui ont effectué un voyage au Canada ont pratiqué la chasse ou la pêche durant leur séjour. Les hommes représentent 62% de cette clientèle. Les deux tiers des chasseurs ou pêcheurs ont moins de 50 ans. Le PMB ne fournit pas de données concernant l’observation de la faune, mais 8% des Canadiens ayant effectué un voyage au Canada ont visité un parc national ou provincial. Cette fois-ci, ce sont les femmes qui sont légèrement plus présentes, avec 52% de participation.

Les enjeux liés au tourisme de nature

D’un point de vue économique, le tourisme de nature permet d’assurer une meilleure répartition des bénéfices du tourisme sur l’ensemble du territoire, de maintenir le dynamisme économique hors des grands centres et de valoriser la main-d’œuvre locale. Si certaines régions, comme les Laurentides, se démarquent déjà sur la scène internationale, d’autres s’affairent progressivement à mettre en place une offre exclusive (régions du nord du Québec). Voici quelques données en vrac:

  • Les dépenses effectuées dans le réseau Parcs Canada contribuent au produit intérieur brut (PIB) à hauteur de près de 3 milliards de dollars;
  • D’après la Sépaq, 15$ sont générés localement pour chaque dollar dépensé dans un parc national;
  • Les zones d’exploitation contrôlée (zecs) assurent directement le maintien de plus de 600 emplois en région;
  • Les pourvoiries accueillent tous les ans 420 000 touristes et emploient 2500 personnes.

Un des enjeux majeurs du tourisme de nature concerne son impact sur l’environnement. En effet, les professionnels doivent encourager la venue de visiteurs, tout en respectant le seuil de tolérance du milieu afin de ne pas abîmer la ressource, motivation première du voyage. Les acteurs du tourisme de nature, de plus en plus conscients de cette réalité, encadrent le comportement de leur clientèle, notamment par des règlements et des chartes de bonne conduite.CD_Valoriser_Destination_activites_fauniques_image1

Source: Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs

Pour éviter les conflits entre les usagers (population locale, forestiers, touristes, environnementalistes, agriculteurs, etc.), les politiques gouvernementales de gestion du tourisme de nature sont développées en concertation avec les différentes parties prenantes.

Les bonnes pratiques durables

La chasse pour réguler la population faunique

Le développement intensif de l’urbanisation, la déforestation et les changements climatiques exercent une pression sur l’environnement qui n’est pas sans conséquence (diminution des prédateurs, perturbation du cycle alimentaire animalier, etc.). Sur l’île d’Anticosti, la surpopulation de chevreuils crée un déséquilibre environnemental qui a des répercussions sur l’écosystème et l’agriculture. Une des solutions de régulation adoptée fait appel à la chasse touristique afin de minimiser les déséquilibres.

Dans le Parc national de la Pendjari, au Bénin, la surpopulation de gros gibiers (lions, buffles, hippopotames, antilopes, etc.) menace l’agriculture et la sécurité des locaux. Afin de pallier ce problème, les chasseurs se voient proposer deux alternatives:

  • Faire appel à des guides privés qui organiseront leur séjour de chasse et verseront 30% des redevances perçues aux riverains de la réserve ; 
  • Choisir de chasser sur les terres des villages environnants, en passant directement par une association de villageois.

Dans les deux cas, l’intégralité de la viande est remise aux populations locales. L’initiative permet de faire participer les communautés, d’assurer une meilleure répartition des revenus touristiques, de valoriser les connaissances des locaux, de limiter la rancœur des villageois envers les animaux sauvages et de lutter contre le braconnage.

La pêche pour attirer les visiteurs

Plusieurs destinations misent sur leur diversité faunique pour se distinguer. Conscient de l’opportunité que représente la pêche sportive, le Pays de Galles a lancé le programme Wild Fishing Wales afin d’améliorer son offre. Ainsi, ce sont 71 km de sentiers, 86 km d’accès aux points d’eau et 18 cours d’eau qui ont pu être réhabilités.

Afin d’aider les pêcheurs à trouver les meilleurs emplacements pour pratiquer leur loisir, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs a créé une carte d’accès aux plans d’eau pour l’ensemble de la province. En Gaspésie, les acteurs ont profité de cette initiative pour recenser et caractériser les plans d’eau, ainsi que les ressources marines. En Colombie-Britannique, le projet Family Fishing Water répertorie les emplacements de pêche accessibles en famille.

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Source: Allons pêcher

Aux Îles-de-la-Madeleine, Les Trésors de la Lagune proposent une excursion pour aller pêcher les coques et initier les visiteurs aux traditions culinaires et maritimes des Madelinots.

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Source: Les Trésors de la Lagune

L’observation de la faune et la sensibilisation

En Suède, les visiteurs peuvent être hébergés dans le Kolarbyn Ecolodge, une hutte rustique située au milieu des bois. Des guides entraînent ces touristes qui sont en immersion totale pendant trois jours sur la trace des élans, des castors, des baies sauvages et des champignons. Ce séjour relativement peu invasif est adapté aux familles et permet au visiteur de se fondre dans l’espace à observer en devenant une espèce parmi d’autres.

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Source: Wild Sweden

Convaincu que la conservation passe par l’éducation, le Réseau d’observation des mammifères marins (ROMM) a mis en place une série d’initiatives pour transformer les visiteurs sensibilisés en «ambassadeurs dans la conservation et la protection du Saint-Laurent». Afin de faire progresser les connaissances de la faune du fleuve, les locaux et les touristes sont ainsi invités à partager leurs observations de celle-ci avec une application mobile.

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Source: ROMM

Lorsqu’il est abordé de façon intégrée, le tourisme de nature permet de valoriser l’environnement et les cultures locales, mais il contribue également à l’enrichissement des connaissances et à la protection du milieu.

 

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Visionnez la vidéo réalisée par l’organisme:

Image à la une: © BY SA NC Steve Wall