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Écouter avec son corps : une approche audio immersive

L’ostéophonie, ou conduction osseuse se définit comme le phénomène de propagation du son jusqu’à l’oreille interne via les os du crâne. Cette approche n’est pas nouvelle. Les plus mélomanes d’entre nous peuvent se rappeler que le compositeur Ludwig Van Beethoven a pu continuer à pratiquer son art, malgré sa surdité, grâce à ce principe. L’utilisation de l’ostéophonie a bien évolué depuis. Elle se retrouve désormais au service du milieu muséal et culturel. 

La startup française Losonnante propose un autre rapport au son en utilisant l’ostéophonie pour ses bornes d’écoute. Le visiteur est plongé dans une expérience auditive immersive favorisant l’attention et la perception différente aux sons. Pour entendre le contenu audio de la borne, l’utilisateur doit y déposer ses coudes, puis mettre ses mains sur ses oreilles (voir photo).  

Crédit photo: Utopik Photos   

Bien que la surprise prime aux premières secondes d’écoute, le visiteur se concentre rapidement sur le discours. Le concept va au-delà de la simple narration, il peut s’agir de musique, de texte, de sons, etc. L’objectif n’est pas de se substituer aux audioguides, mais d’offrir une expérience complémentaire dans différents espaces, intérieurs comme extérieurs. Ce qui requiert du participant qu’il s’implique physiquement et s’ouvre à une nouvelle formule d’écoute immersive. 

Losonnante s’implante peu à peu dans le paysage français. Par exemple, le parc zoologique de Paris y a recours pour faire écouter des cris d’animaux méconnus. À la Cité des Bateliers, la borne a permis de renouveler la mise en scène existante en proposant d’écouter les bruits de moteurs de péniche à différentes époques. Dans la région alsacienne, le centre d’animation scientifique Le Vaisseau donne la parole à l’un des personnages de son exposition dédiée aux enfants. À l’occasion du festival Yggdrasil, les visiteurs ont été transportés dans une aventure spatiale en écoutant Neil Armstrong mettre les pieds sur la lune. 

S’arrêter, prendre une pause et écouter différemment, voilà ce que demande ce dispositif. Les sujets inspirants ne manquent pas non plus au Québec. Que pourrions-nous écouter ?

Image à la une : Utopik Photos

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Des festivals d’hiver insolites

Les festivals d’hiver enrichissent la vie des villes nordiques, mettant en lumière leur identité culturelle, leur histoire et leur patrimoine. Ils offrent également l’occasion de réunir les résidants et les visiteurs dans une atmosphère festive et chaleureuse, contribuant ainsi à l’économie régionale. Les thématiques des festivals varient considérablement. Toutefois, ils ont tous l’objectif de répandre de la chaleur, de la joie et un sentiment de convivialité en temps froid, que ce soit en milieu urbain ou rural. Voici quelques exemples insolites de festivals hivernaux à travers le monde.  

Vibrer au son de la glace

Créé en 2006, le Ice Music Festival de Norvège propose un concept unique avec la neige et la glace comme matières premières. Les instruments de musique et les œuvres d’art présentés dans le cadre de la programmation sont entièrement sculptés dans la glace ou la neige. Des discussions et présentations de scientifiques à propos des changements climatiques figurent aussi au programme.  

Source: Rainbow lifestyle magazine 

Quand un fait divers devient un festival

Un festival aux origines plutôt surprenantes se déroule chaque hiver au Colorado. En 1989, un Norvégien nommé Bredo Morstoel est décédé d’une maladie cardiaque. Son corps a été placé dans un centre de cryogénie à Oakland, en Californie, pendant quatre ans avant d’être transféré dans un hangar près de la ville de montagne de Nederland, au Colorado, où il se trouve encore aujourd’hui dans l’espoir que des avancées scientifiques puissent le ramener à la vie. Mais l’histoire ne se termine pas là.  

Inspiré par ce fait divers, la communauté de Nederland a lancé en 1995 The Frozen Dead Guy Days. Depuis, la célébration de la vie de Morstoel se poursuit chaque hiver. Pendant trois jours, le festival propose des concerts de musique sous des tentes chauffées, des courses de cercueils, un plongeon polaire costumé, des concours de t-shirts glacés, un défilé de corbillards, un jeu de quilles de dindes congelées sur glace, un spectacle de slam, un lancer de saumon glacé, etc. L’office de tourisme de Estes Park, où se tient l’événement, a produit un documentaire sur ce festival qui ne laisse personne de glace! (Voir le lien vidéo) 

Entre histoires et légendes

Les festivités Busó de Mohács, dans le sud de la Hongrie, marquent la fin de l’hiver. Le nom provient des « ’busó, » des personnes (traditionnellement des hommes) en costumes effrayants portant des masques en bois et de grands manteaux de laine. Ces personnages défilent dans des chaloupes sur le Danube pour ensuite parcourir la ville. Le défilé se termine par la mise à feu d’un cercueil symbolisant l’hiver. La vidéo suivante présente un bref résumé des festivités.

 

Si à l’origine la tradition fut créée par la minorité croate de Mohács, elle représente aujourd’hui un emblème pour la ville et une commémoration des grands événements de son histoire. Selon les responsables de l’événement, les festivités jouent un rôle social important en donnant la possibilité à chacun de s’exprimer au sein de la communauté. Les expressions artistiques qui en découlent sont préservées, dont un grand nombre de techniques de sculpture de masques. Ces festivités traditionnelles sont inscrites sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis 2009. 

Petit ver va loin

Nommé d’après un minuscule ver qui prospère dans les écosystèmes glaciaires, le Cordova Iceworm Festival a été lancé en 1961 dans la ville du même nom en Alaska.  La pièce maîtresse de cette célébration hivernale de 10 jours est la parade des vers, mettant en vedette un énorme asticot de glace. Les autres attractions comprennent un feu d’artifice, des courses de combinaisons de survie dans l’eau vive, un concours d’avions en papier, une chasse au trésor, un spectacle de variétés, entre autres choses. Bien que certains événements soient organisés par l’Iceworm Board, la majorité d’entre eux sont mis sur pied par des entreprises et des résidants. Voilà un bel exemple qui fédère l’ensemble de la communauté d’une petite localité à partir d’une caractéristique originale de la région. 

Source : Instagram 

Les festivals d’hiver s’avèrent la démonstration de la résilience et de la créativité des communautés nordiques. Parfois uniques et insolites, ils constituent indéniablement une tapisserie diversifiée et dynamique de célébrations culturelles, saisonnières et communautaires.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Produits et activités

L’art s’invite dans les stations de ski

La neige comme canevas créatif

Actif dans les Alpes depuis 2003, le domaine skiable de Paradiski réunit les stations des Arcs, Peisey-Vallandry et La Plagne. Pour célébrer ses 20 ans, l’entreprise a collaboré avec le peintre Saype, pour la création de deux fresques sur neige en pleine montagne. Connu pour utiliser l’herbe comme canevas créatif, l’artiste français réalise des œuvres avec de la peinture écoresponsable. Il s’est d’ailleurs distingué pour son engagement et son désir de sensibiliser le public à l’état de la planète.  

L’œuvre intitulée «  Encordés  » se déploie sur deux versants du domaine skiable. Elle représente deux enfants unissant leurs efforts pour gravir une montagne et ouvrir la voie. La collaboration et l’interdépendance des protagonistes ne sont pas sans rappeler les défis importants auxquels les régions montagneuses font face devant les changements climatiques. 

Source: Saype 

Les photos qui relatent les étapes de réalisation du projet artistique sont exposées dans les gares du téléphérique Vanoise Express, situées à Montchavin-Les Coches et à Peisey-Vallandry.  

La société n’en est pas à son premier projet artistique en montagne. À l’occasion de ses 10 ans, elle a habillé certaines cabines de la station d’un revêtement coloré créé par l’artiste et créateur de mode Jean-Charles de Castelbajac. 

Source: Design Fair 

Des artistes ajoutent de la couleur aux remontées mécaniques

La station de montagne Powder Mountain , située à Eden dans l’État du Utah aux États-Unis, jumelle installation artistique et remonte-pente mécanique. L’œuvre réalisée par les artistes parisiens Gerard et Kelly s’intitule Relay. Elle se présente sous la forme d’un tunnel lumineux et coloré posé au-dessus du tapis magique de la pente-école. Le motif arc-en-ciel du dôme expose les skieurs à une expérience différente selon la luminosité naturelle et la météo du moment. L’aspect « magique » du tapis prend alors un nouveau sens permettant d’apaiser les néophytes, souvent craintifs.

Source: Utah Business

Des installations artistiques cachées en montagne

Au Québec, la station de ski Mont SUTTON intègre des œuvres à la forêt. Les sculptures sont observables à partir des pistes de ski, parfois aussi des sentiers de de randonnée. La carte des pistes skiables indique, à l’aide de pictogrammes, où se trouvent les différentes installations artistiques. Le projet Arts à la montagne a débuté en 1998. 

En cette ère de grands changements pour les stations de ski, intégrer des installations artistiques pourrait susciter la curiosité et contribuer à bonifier l’expérience des visiteurs. Une approche qui pourrait permettre de sortir des sentiers battus !  

Image à la une: Pixabay 

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Produits et activités Segments de clientèles

Accueillir une clientèle vieillissante aux défis neurocognitifs

Une population vieillissante

Selon l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ), les personnes de 65 ans et plus représentaient 19,3 % de la population en 2019. En 2031, cette proportion atteindra 25 %. Or, les chances d’être atteint de démence ou de troubles neurocognitifs majeurs augmentent avec l’avancement en âge. D’après la Société Alzheimer du Canada, 597 399 individus vivaient avec un trouble neurocognitif au pays en 2020. D’ici 2030, ce nombre touchera près d’un million de personnes.  

Ce contexte n’est pas propre au Québec ou au Canada, plusieurs autres pays à travers le monde suivent des courbes similaires aux nôtres. Depuis quelques années, des sites et attraits touristiques adaptent leur approche afin de mieux accueillir ces individus plus vulnérables, voire de devenir un lieu « thérapeutique » et engagé dans le mieux-être de cette clientèle. Voici deux exemples provenant du milieu muséal. 

Un accompagnement sur place et aussi en ligne

Le Musée d’art contemporain d’Australie à Sydney (MCA) fait vivre des expériences artistiques apaisantes aux personnes atteintes d’Alzheimer ainsi qu’à leurs réseaux de soutien. Depuis 2015, il offre le programme « Artful: Art and Demential » qui s’échelonne sur six semaines à raison d’une visite hebdomadaire de deux heures. En petits groupes, les participants explorent les galeries du musée et s’adonnent à des ateliers de création artistique accompagnés de formateurs spécialisés en art. Pour alimenter leur inspiration entre chaque visite, ils reçoivent un ensemble d’activités intitulées « Artful at home » qu’ils peuvent compléter à leur rythme. La dernière semaine se conclut avec une exposition ouverte aux proches qui présente les œuvres réalisées durant le programme.  

Entre 2016 et 2018, le MCA, l’organisme Alzheimer Australia et le Brain and Mind Center de l’Université de Sydney ont effectué un projet pilote afin de mesurer l’impact de la pratique régulière d’activités artistiques sur le bien-être et la neuroplasticité des individus aux prises avec l’Alzheimer. La vidéo suivante présente le projet ainsi que certains bénéfices ressentis par les participants, notamment une plus profonde connexion avec leurs proches.  

Depuis 2020, le musée offre également une version en ligne du programme ainsi qu’une boîte à outils de création artistique dans laquelle dix activités sont proposées.   

Créer un programme ; par où commencer ?

Le Musée d’art moderne et contemporain de New York (MoMA) a été l’un des premiers établissements muséaux des États-Unis à offrir un programme spécifiquement conçu pour les personnes atteintes d’Alzheimer. Afin d’aider les professionnels à mettre sur pied un tel projet destiné à cette clientèle dans leur propre musée, le MoMA a développé un guide qui détaille les procédures à suivre, étape par étape. 

Voici une liste d’éléments à considérer : 

  • Définir un ou des objectifs et cerner la clientèle cible. 
  • Déterminer le type de programme à privilégier, sur demande ou selon un calendrier préétabli. 
  • Sélectionner des plages horaires et prévoir si le musée sera ouvert ou non au public durant la période prévue. 
  • Considérer la capacité d’accueil du musée et le bruit généré par les visiteurs avant d’établir le nombre de groupes de participants. 
  • Évaluer les coûts et s’assurer que le programme est financièrement viable, soit en cherchant des sources de fonds additionnels à travers l’implication de partenaires, de fondations, de donateurs, d’organismes ou d’entreprises locales. 
  • S’assurer que les personnes intéressées puissent trouver toutes les informations nécessaires avant leur inscription et qu’une personne responsable soit disponible pour échanger avec elles au besoin. 
  • Identifier les facteurs de succès pour bien évaluer le programme dès le départ. 

Collaborer avec des éducateurs de qualité est essentiel à la réussite d’un tel programme. Dans son guide, le MoMA indique qu’ils n’ont pas nécessairement besoin d’avoir au préalable une expérience de travail auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, car ils peuvent acquérir de telles connaissances lors de formations. Par contre, un certain profil d’individus est recherché : 

  • Détenir de l’expérience auprès de personnes ayant des besoins particuliers. 
  • Être à l’aise de travailler auprès de gens âgés aux capacités variées. 
  • Posséder une solide connaissance de l’histoire de l’art et connaître les nuances entre l’enseignement en art en général et l’enseignement dans un musée. 
  • Faire preuve de patience, de gentillesse, de créativité, de flexibilité et d’humour. 

Du personnel additionnel ainsi que des bénévoles sont aussi à compter parmi les ressources qui devront être allouées au programme. 

Source de l’image : Pexels

Les musées, des acteurs sociaux remarquables

En proposant des activités d’art thérapie, en sensibilisant le public à l’Alzheimer ou à d’autres troubles neurocognitifs, en concevant des programmes adaptés aux conditions physiques ou mentales de la clientèle vieillissante, les musées continuent de démontrer l’importance de leur rôle dans la communauté.   

Image à la une : Pexels

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Segments de clientèles

Accueillir les nouveaux arrivants, un jeu à la fois

Lors du congrès de l’Association of children’s museum* (ACM), qui s’est tenu à La Nouvelle-Orléans du 26 au 28 avril 2023, plusieurs musées pour enfants ont partagé des stratégies où l’art, la compassion, et l’éducation sont venus en aide aux populations d’immigrants et de réfugiés de leur région : ces initiatives sont devenues au fil du temps des services ancrés dans la communauté et la culture interne des musées.

Pourquoi des acteurs clés ?

Les musées peuvent agir dans leur communauté, grâce à leurs ressources et leurs missions sociales. Ils possèdent les capacités de créer des opportunités d’apprentissage informelles (hors du cadre scolaire) pour les familles d’immigrants et de réfugiés. Les musées pour enfants, particulièrement, sont des spécialistes pour créer des connexions avec les familles. En plus de faire du bien et d’accrocher un sourire aux visages, le jeu favorise l’apprentissage.

Le jeu est universel et traverse les frontières de la langue.

L’importance de briser les préjugés

La directrice Kathryn Jones du Boston Children’s Museum et ses partenaires ont développé le programme « Beneficiary Voice ». Il s’agit d’un processus qui aide les équipes des musées à mieux comprendre les besoins des communautés pour offrir des activités et des services adaptés. Elle souhaite ainsi briser les préjugés, les fausses croyances et les idées préconçues qui affectent la perception des familles d’immigrants et de réfugiés.

Voici quelques éléments clés du programme :

  • Avant même la conception d’une activité :
    • Prenez contact avec des organismes culturels ou communautaires pour cerner les besoins.
    • Passez du temps avec la communauté sélectionnée.
  • Testez l’activité avec des familles avant de la commercialiser :
    • Allez au-delà des objectifs éducatifs, pensez au bien-être des familles.
    • Privilégiez l’enregistrement des discussions au lieu de la prise de note afin que les participants aient le sentiment d’être écoutés.
    • Prévoyez une compensation pour les familles participantes.
  • Un mot : rétroaction !
    • Impliquez plusieurs départements du musée dans le processus. Tout le monde peut participer à l’amélioration d’une activité ou d’un programme.
    • Retournez voir la communauté pour vous assurer de bien comprendre leur point de vue.
    • Évaluez l’activité fréquemment.
    • Demandez l’avis des partenaires communautaires.

Les couleurs de l’Ukraine

La chercheuse Tetyana Lewińska de l’Université de Varsovie, en Pologne, s’est intéressée à l’accueil des réfugiés ukrainiens en Caroline du Nord. En collaboration avec le Kidzu Children’s Museum, elle a développé un programme pour aider les nouveaux arrivants à s’intégrer dans la communauté. Mme Lewińska a mis en place des activités en appliquant le concept de « Sensibilité interculturelle » qui réfère à la volonté, à la capacité et aux émotions nécessaires pour comprendre des personnes d’horizons différents. Cette approche est d’autant plus importante pour déchiffrer et accepter les valeurs des nouveaux arrivants, mais pour avoir également un regard sensible et attentif envers des enfants qui ont vécu des traumatismes.

Créé à l’été 2022, le programme Les couleurs de l’Ukraine proposait de créer de l’artisanat aux couleurs identitaires du pays. Les ateliers étaient proposés dans la langue maternelle des participants et en anglais. Les activités s’adressaient également aux parents afin de favoriser l’intégration complète de la famille.

Source : Facebook

À la suite de cette expérience, Mme Lewińska a développé des recommandations et des outils pratiques qui sont bénéfiques non seulement pour ce groupe de réfugiés d’Ukraine, mais qui pourraient également être appliqués dans différents groupes et communautés minoritaires. En voici quelques-uns :

1. Préparer un diagnostic des besoins : ajuster le programme et l’horaire des activités en fonction des besoins spécifiques du groupe. L’implication des représentants locaux de la diaspora ou des immigrants parlant la langue maternelle aide à ce processus.

2. Utiliser différentes ressources : recourir activement au soutien et à l’expérience pratique des organisations professionnelles, des centres de formation et d’éducation. Les ressources universitaires, les bibliothèques et les outils en ligne sont également une source intéressante d’informations.

3. Bâtir des activités durables : construire des relations prend du temps, alors abordez cela comme un marathon plutôt qu’un sprint. Planifiez les activités futures et maintenez le contact avec le groupe.

Mme Lewińska rappelle que parmi les nouveaux arrivants, il peut y avoir des personnes qui ont été victimes de violence armée directe, sont venues des territoires occupés, peuvent avoir vécu une expérience de traumatisme psychologique ou vivent actuellement la perte ou la maladie d’êtres chers. Si nécessaire, demandez l’avis d’un expert.

Ces initiatives d’inclusion ont eu un impact non seulement sur les familles bénéficiaires et les éducateurs, artistes et autres prestataires de services, mais aussi sur les musées eux-mêmes. En fin de compte, ces services créent un changement institutionnel positif et un engagement communautaire. L’empathie et l’enthousiasme font partie intégrante de la vie quotidienne et des opérations de chaque musée.

*Fondée en 1962, avec plus de 460 membres dans 50 états américains et 19 pays, l’ACM est la première société professionnelle au monde à soutenir et défendre les musées pour enfants.

Image à la une : Unsplash

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Marketing Produits et activités

Renouveau dans les boutiques de musée

Les boutiques jouent un rôle essentiel dans les musées. Elles sont le reflet de la mission, des collections et des programmes des institutions auxquelles elles appartiennent. Sources de revenus, elles permettent aux visiteurs de poursuivre l’expérience muséale à la maison grâce aux souvenirs tangibles qu’ils se sont procurés.

Selon l’American Alliance of Museums, ces lieux s’avèrent des ambassadeurs de première ligne puisqu’ils sont souvent le dernier endroit fréquenté par les visiteurs. Les résultats de l’étude de la firme de recherche IMPACTS Experience permettent de constater que les expériences vécues en boutique renforcent la satisfaction globale des clients, voilà une opportunité de les fidéliser en créant un sentiment de fierté et d’appartenance.

Conscientes de leur rôle, les boutiques souvenirs se renouvellent afin d’être en continuité avec l’expérience muséale.

Se souvenir de son expérience

Plusieurs boutiques n’hésitent pas à devenir le prolongement du parcours muséal et des expositions afin de faire perdurer l’expérience du visiteur. Lors du congrès de l’Association of children’s museum (ACM), qui s’est tenu à La Nouvelle-Orléans du 26 au 28 avril 2023, plusieurs intervenants ont partagé leurs stratégies sur la façon dont les musées pour enfants ont repensé leurs boutiques pour transformer cet espace transactionnel en une expérience de jeu et d’apprentissage.

Le Scott Family Amazeum invite chaque mois des créateurs et fabricants locaux dans leur boutique. Ceux-ci ont l’occasion de présenter leur produit et leur savoir-faire durant des ateliers d’animation. Au Louisiana Children’s Museum, le choix des objets est constamment remis en question. Tous les articles qui s’y trouvent doivent permettre aux enfants de se souvenir de leur passage au musée.

La valeur éducative, la durabilité, l’équité et la joie sont les critères de sélection. La responsable de la boutique du Kidspace Children’s Museum n’hésite pas à collaborer avec les membres du personnel responsable de l’éducation et des expositions pour assurer une continuité entre l’espace de vente et le contenu du musée. Les enfants sont libres de découvrir les jeux dans des zones qui leur sont dédiées (voir la photo).

Source : Instagram

Dans tous les cas, les efforts mis dans les boutiques sont récompensés. Les profits des ventes augmentent, tout comme la satisfaction des visiteurs, petits et grands.

Devenir un acteur de son temps

Alors que les musées et les galeries du monde entier mettent davantage l’accent sur la durabilité et les initiatives vertes, leurs boutiques constituent un véhicule efficace pour démontrer l’engagement des institutions envers la conservation et pour inspirer les visiteurs à faire de même. Les actions touchent autant le choix des produits que les opérations menées au sein même du lieu de vente. Respect de l’environnement, inclusivité et produits locaux sont les mots qui animent plusieurs boutiques afin d’offrir une expérience d’achat unique et significative.

Le Botanics Shop du Royal Botanic Garden à Édimbourg a été transformé en 2020 en un espace de vente attrayant conçu pour respecter les principes du développement durable, l’identité et les valeurs du lieu.

Source : Facebook

Le Seattle Art Museum vend des produits réalisés par des artistes autochtones locaux du Firewoman Studio. Quant au Museum of Flight, il propose une horloge murale à turbine à moteur à réaction fabriquée aux États-Unis par The Chicago Lighthouse, une organisation au service des communautés aveugles, malvoyantes, handicapées et vétérans.

Les souvenirs en un clic

La présence en ligne des boutiques s’est considérablement accélérée depuis la pandémie de COVID-19. En 2021, plus de 68 % des institutions culturelles américaines avaient des boutiques en ligne, d’après la Museum Store Association. Ce chiffre continue de croître.

Ces boutiques numériques évoluent pour répondre aux attentes des consommateurs. La nouvelle génération d’acheteurs (majoritairement les Y) passe désormais plus de temps en ligne pour faire des achats. Ils aiment avoir accès à un grand éventail de produits, mais ils s’intéressent aussi aux histoires derrière leurs trouvailles, notamment celle du fabricant. Les plateformes numériques s’avèrent idéales pour explorer les récits de façon originale et captivante.

Pendant la pandémie, les musées de Birmingham ont profité de l’occasion pour réorganiser leur boutique en ligne afin d’accroître leur attractivité auprès d’une clientèle en pleine expansion. Le nouveau site Web met en valeur les fabricants locaux, et présente un blogue qui illustre le savoir-faire, les histoires et les personnalités derrière les produits. La nouvelle mise en page conviviale aide à rendre la navigation et l’expérience d’achat plus agréable. Les concepteurs ont remporté le prix de la meilleure boutique en ligne au Cultural Enterprises Award 2022.

Source : Birmingham museums shop

Le virage numérique se fait aussi ressentir via de nouveaux produits. Certains musées offrent des NFT (jeton non fongible) créés à partir des œuvres de leurs collections. C’est le cas du Grand Palais immersif à Paris et du château de Chantilly. Offerts en série limitée et donnant certains privilèges, ils constituent une manière originale de diversifier ses revenus dans un marché émergent (Lire aussi : Les voyageurs québécois et le Web 3.0).

 

Ouvrir les portes de la boutique

La vente au détail dans les musées se réinvente. Les partenariats avec les artistes et les marques permettent de pousser le concept de produit dérivé à un autre niveau et d’attirer les consommateurs grâce à des offres de produits exclusifs. Certaines boutiques sortent des musées et créent des installations éphémères afin de rejoindre de nouveaux publics. Bref, c’est un monde en effervescence !

Chaque année, la Museum Store Association organise le Museum Store Sunday. La population est invitée à encourager leurs boutiques d’institutions culturelles préférées en y effectuant un achat. Cet événement international aurait avantage à être promu au Québec. Qu’en pensez-vous ?

 

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Gestion Ressources humaines

Bien gérer la participation de ses bénévoles

Le Wildflower! Arts and Music Festival (WF!) a fait ses débuts en 1993 dans la ville de Richardson au Texas. Produit par le service des parcs et des loisirs de la municipalité, l’événement de trois jours se tient chaque année au cours de la troisième fin de semaine du mois de mai. Sa programmation comprend, entre autres, des spectacles de musique ainsi que des performances artistiques. Il met également en valeur des artisans locaux ainsi que la relève à travers des concours de talent. 

Le festival est devenu un événement phare pour la ville de Richardson et attire plus de 60000 visiteurs chaque année. Depuis sa création, les bénévoles ont joué un rôle clé dans le succès du festival. Leur engagement se manifeste non seulement durant l’événement, mais aussi dans les mois qui le précèdent. Les organisateurs estiment que sans ce soutien, WF! ne pourrait être ce qu’il est aujourd’hui. 

Source : Page Facebook de l’événement 

Encadrement des bénévoles  

Les bénévoles sont bien accompagnés et guidés tout au long de leur implication. Répartis en six groupes et gérés par un coordonnateur, ils contribuent au festival de la manière suivante : 

1. Le comité exécutif de pilotage est formé de huit bénévoles sélectionnés pour veiller à la bonne gestion de certaines composantes du festival, telles que les concours de talents. Tout au long de l’année, ce comité se réunit sous la supervision du directeur du festival. Chaque bénévole travaille en étroite collaboration avec un membre du personnel désigné. 

2.Les ambassadeurs des commanditaires jouent un rôle de conciergerie auprès des commanditaires, les assistent dans l’installation de leur kiosque et veillent à leur offrir un service à la clientèle hors pair tout au long de l’événement.  

3.Le consortium des commerçants regroupe des partenaires à but non lucratif. Il se compose, entre autres, de représentants de services sociaux et de diverses organisations civiques de Richardson qui viennent mettre la main à la pâte de façon bénévole. Ils s’occupent des kiosques de boissons alcoolisées du festival et ont la possibilité d’empocher un pourcentage des profits, de même que les pourboires, afin de collecter des fonds pour financer les activités de leurs organisations respectives. 

4.Les superviseurs des bénévoles sont affectés à des zones spécifiques du festival. Durant l’événement, ils supervisent deux groupes : les responsables des bénévoles et les bénévoles généralistes. 

5.Les responsables des bénévoles gèrent les bénévoles généralistes dans leur zone d’affectation et aide au recrutement de bénévoles. 

6.Les bénévoles généralistes se font assigner différentes tâches et responsabilités (distribuer des programmes du festival aux visiteurs, assembler du matériel promotionnel, etc.) et apportent un soutien dans les équipes qui ont besoin d’aide.  

Recrutement

Le coordonnateur des bénévoles veille à maintenir une bonne communication avec les bénévoles récurrents, tout au long de l’année. Même si l’événement se déroule en mai, il entre en contact avec eux dès le mois de septembre afin de confirmer leur présence pour l’édition suivante. Avec l’aide des responsables des bénévoles, le coordonnateur s’occupe aussi de contacter les organisations civiques et les commanditaires afin de compléter certaines affectations. 

À partir de janvier, le coordonnateur effectue une campagne de promotion sur les médias sociaux et distribue des dépliants dans divers locaux de la ville pour attirer les bénévoles supplémentaires. 

Source : Page Facebook de l’événement 

Avantages et rétention

Les bénévoles peuvent profiter de certains avantages dont deux billets gratuits pour le festival et un laissez-passer pour le stationnement. Ils reçoivent aussi des collations et des boissons tout au long de la fin de semaine. 

À la fin de l’événement, chaque bénévole reçoit un courriel personnel ou un appel téléphonique le remerciant de sa participation. Cette communication est également le moment de recueillir des commentaires et des suggestions afin de continuellement améliorer l’expérience des bénévoles. 

Quatre semaines après le festival, une fête est organisée afin de souligner la contribution des bénévoles. Tous ceux et celles qui ont travaillé plus de douze heures durant la fin de semaine du Wildflower ! Arts and Music Festival y sont invités et peuvent être accompagnés. L’événement comprend un repas, de la boisson et de l’animation.

Source : Page Facebook de l’événement 

Avec son programme, le festival a su fidéliser de nombreux bénévoles, plusieurs font même partie du festival depuis plus de cinq ans. Cette gestion rigoureuse à même permis au WF ! de remporter le prix Pinnacle Or en 2018 et 2019 dans la catégorie « Best Volunteer Program », un prix décerné par l’International Festivals and Events Association. 

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Gestion Produits et activités

Petits musées : voir grand avec peu

Lors du congrès de l’Association of Children’s Museum* (ACM), qui s’est tenu à La Nouvelle-Orléans du 26 au 28 avril 2023, plusieurs intervenants ont partagé leurs stratégies sur la façon dont les petits musées peuvent maintenir leur dynamisme et leur impact dans leur communauté avec un budget limité. 

Qu’est-ce qu’un petit musée ? 

Selon l’ACM, il s’agit d’un musée ayant : 

  • Un budget de fonctionnement inférieur à un demi-million de dollars US.  
  • Une superficie de moins de 12 000 pieds carrés.
  • Une équipe de moins de 14 personnes. 

L’importance du personnel : la richesse d’une petite équipe

« Je pense que le luxe d’un petit musée est que l’on apprend à bien connaître les gens. Vous voyez rapidement leurs forces et leurs faiblesses. C’est la raison pour laquelle il est si important d’embaucher les bonnes personnes. » (traduction libre) — Amarinda Keys  

Le personnel constitue la clé de voûte du succès pour beaucoup de petites entreprises touristiques. Plusieurs voient la taille de leur équipe comme un défi, mais il s’agit pour la directrice générale du Children’s Discovery Museum (Maine, États-Unis), Amarinda Keys, d’un atout unique pour bâtir des relations fortes et développer les talents de chacun. Chaque poste à combler permet d’investir dans une personne, dans sa passion et dans son intérêt à porter la mission de l’organisation.  

Source : Facebook Children’s Discovery Museum

Mme Keys mise sur trois facteurs essentiels pour favoriser la réussite de son équipe et de son musée : 

-La confiance: élément clé pour la performance d’une petite équipe. Tous les membres du personnel doivent être capables de se fier aux compétences des autres coéquipiers, à leur capacité à effectuer leurs tâches et à faire preuve d’initiative en cas de problème. La confiance se bâtit avec une communication franche et ouverte, et de la rétroaction sur une base régulière. 

-La flexibilité : une ouverture est requise de la part de l’employé et du gestionnaire. Dans ce type d’organisation, les tâches sont diversifiées et les ressources limitées. En contrepartie, le gestionnaire doit s’adapter aux forces des membres du personnel. Mettre les passions et les talents de chacun en valeur dans leurs tâches quotidiennes devient une façon de les motiver.   

-La collaboration : s’unir à d’autres organisations lors d’événements permet de diversifier les tâches des membres de l’équipe, d’offrir un nouveau contexte d’apprentissage au personnel et de bonifier la visibilité du musée. Cette coopétition augmente considérablement la force d’action.

Espace limité : entre stratégie et création

« Nous devons sortir des sentiers battus, car le concept traditionnel d’exposition ne fonctionne pas pour nous. Je pense qu’il faut voir cela comme l’une de nos forces. » (traduction libre) — Erin Dowdall  

La directrice du Wonder Works Children’s Museum (Illinois, États-Unis), Erin Dowdall, connaît bien les défis reliés au manque d’espace. Avec seulement 6400 pieds carrés pour accueillir six stations d’activités et d’expositions, en plus de tous les espaces fonctionnels (coin repas, accueil, rangement, administration, etc.), elle mise sur la créativité pour renouveler le lieu tout en respectant son budget. Mme Dowdall a totalement revu la conception de son espace et rebâtit son modèle budgétaire. Son équipe a réinventé le lieu de travail et recherche désormais des opportunités d’exposition non traditionnelles qui s’adaptent mieux à la réalité peu commune d’un petit musée. 

Les espaces d’exposition de cet établissement sont multifonctionnels et ils ne comportent plus de structure permanente. Tout le mobilier et les objets sont polyvalents. Ils peuvent être déplacés pour permettre au lieu de changer de vocation rapidement. Les salles d’art et de repas accueillent plusieurs activités, telles que des fêtes d’anniversaire et des événements spéciaux. Toutes les installations se montent et se convertissent en 30 minutes. Selon Mme Dowdall, l’âge de sa clientèle est un avantage. Elle est principalement constituée de jeunes enfants, et de simples changements peuvent apporter un effet « wow » assez facilement ! Cette nouvelle conception de l’espace a un impact direct sur les expositions et la programmation du musée. Il est enfin possible d’organiser des événements et des semaines thématiques, ce qui diversifie les sources de revenus. 

Il n’y a plus de place à l’intérieur ? Sortez votre musée à l’extérieur de ses murs ! Mme Dowdall a fait le choix de sacrifier quelques places de stationnement pour créer un espace supplémentaire et n’hésite pas à demander l’accord de la ville pour fermer la rue à côté de son organisation afin d’y tenir des événements de plus grande envergure pour le plaisir des participants. Comme en témoignent les images suivantes d’un festival en plein air qui célébrait la magie et la science des bulles, le plaisir est au rendez-vous ! 

Source : Wonder Works Children Museum

Une programmation adaptée

Le Children’s Museum Curaçao se situe au cœur des Caraïbes. Bien que l’établissement accueille des touristes, les habitants de l’île forment la majorité de la clientèle. Pour contrer les enjeux de récurrence du public et de ressources limitées, il est primordial de motiver la clientèle locale à revisiter le musée, en renouvelant l’expérience. Pour la directrice générale, Rohani de Pont, une programmation diversifiée, éducative, mais surtout amusante est la clé vers la réussite. 

La programmation du musée repose sur cinq thématiques : l’art, la culture, la littérature, la nature ainsi que les sciences et technologies. Ces thèmes se déclinent dans quatre catégories : 

1. Programmation régulière : activités récurrentes proposées plusieurs fois par semaine. Les coûts associés dans le budget annuel sont déterminés selon le nombre de visiteurs ciblés.  

2. Programmation spéciale : activités liées à des événements ou à des occasions spéciales (fête des Mères, fête nationale, Halloween, etc.). La qualité de l’animation l’emporte sur la rentabilité et les profits. 

3. Programmation commerciale : organisation d’événements spéciaux à but lucratif. Les activités se tiennent en dehors des heures d’ouverture régulières (nuit au musée, location des locaux par des entreprises privées). Les coûts demandés pour occuper les espaces du musée représentent un pourcentage du bénéfice attendu par les organisateurs. C’est une belle occasion de mettre en valeur les atouts du musée et d’attirer une nouvelle clientèle. 

4. Programmation éducative : activités destinées aux écoles. En semaine, le musée reçoit cette clientèle ou se déplace dans les établissements scolaires. Le financement provient des campagnes de dons.  

Source : Instagram du Children’s Museum Curaçao

La rentabilité demeure un aspect important pour le maintien des activités muséales. Pour Mme de Pont, réutiliser les ressources des expositions et des activités est primordial afin de maintenir une stabilité budgétaire et d’avoir un impact positif sur son île. Elle n’hésite pas à intégrer le recyclage à sa programmation avec des activités de sensibilisation ou des bricolages.  

Que ce soit ici ou ailleurs, les petits musées sont souvent confrontés aux problèmes d’espace et de ressources limitées. Les cas présentés sont des exemples qui démontrent que les contraintes donnent aussi l’occasion de se réinventer, afin de rester proche de ses visiteurs et de poursuivre sa mission. Qu’en pensez-vous ? 

*Fondée en 1962, avec plus de 460 membres dans 50 états américains et 19 pays, l’ACM est la première société professionnelle au monde à soutenir et défendre les musées pour enfants.  

Image à la une : Pexels

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Exposition immersive : ne faire qu’un avec la culture

Depuis quelques années, les expositions immersives gagnent en popularité (lire aussi : l’immersion en culture). Ces nouveaux concepts artistiques, appuyés par des technologies numériques, représentent une occasion de séduire un plus large public. 

Ces propositions induisent un niveau d’engagement avec la culture qui diffère de celui que génère l’offre plus classique. Elles placent le spectateur au centre de l’œuvre en favorisant son implication dans un environnement réel ou imaginaire. Ainsi, les barrières se brisent entre l’artiste et le public entraînant une connexion sans précédent. Le visiteur accueille l’information d’une nouvelle manière en se laissant imprégner par une animation immersive.  

L’exposition Van Gogh Distorsion, créée à Montréal, incarne bien cette tendance. Des projections sur le plafond, le plancher, les murs et le mobilier du lieu favorisent une immersion dans l’univers du peintre. La vidéo suivante montre un aperçu de l’expérience. 

Les expositions immersives peuvent aussi donner une deuxième vie au patrimoine industriel. Les anciens sites ou entrepôts se prêtent bien à l’accueil de ce type d’installations. Dans le cas de l’entreprise Culturespaces, elle a transformé l’ancienne usine à gaz de Westergasfabriek à Amsterdam et une base sous-marine datant de la Seconde Guerre mondiale à Bordeaux, en centres d’art numérique (voir la vidéo suivante). 

Le New York Hall of Science a créé « Connected Worlds », un écosystème à grande échelle composé de six habitats différents, reliés par un plancher interactif et une cascade d’eau numérique de 14 mètres de haut. Les visiteurs peuvent non seulement découvrir le lieu, mais ont aussi la chance de remodeler les environnements par leurs actions. L’interaction et l’immersion rehaussent l’intensité de l’expérience. Parfait pour les petits comme les grands !  

Les activités culturelles immersives constituent une offre intéressante et complémentaire à l’offre muséale actuelle. Qu’en pensez-vous ?  

Image à la une : photo personnelle de l’autrice

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Une culture d’entreprise bienveillante à Dollywood

Le Dollywood Parks & Resorts est un parc d’attractions du Tennessee qui appartient à la chanteuse de country Dolly Parton. Le site comprend un parc thématique, un parc aquatique et un musée dans lequel sont exposés des costumes et des objets à l’effigie de l’artiste. Sur place, les visiteurs retrouvent également une offre d’hébergement et de restauration. Ils peuvent assister à des comédies musicales ou encore participer à des festivals organisés tout au long de l’année. Mais ce qui représente le plus grand atout de Dollywood, c’est le personnel en place. 

Une famille d’employés « tissée serrée »

Chez Dollywood, les employés font partie d’une grande « famille » dans laquelle chacun se soucie du bien-être des autres. Cet esprit familial est ancré dans la culture de l’entreprise. En misant sur le bonheur de ses talents, l’entreprise se voit non seulement octroyer des prix comme employeur de choix, mais cela rehausse aussi l’expérience de ses clients.  

La vidéo suivante donne la parole à une multitude d’employés qui partagent des anecdotes à propos de leur grande famille à Dollywood et la façon dont cet aspect influence positivement l’expérience client. Par exemple, des personnes expliquent à quel point elles se sentent heureuses sur leur lieu de travail et comment à leur tour elles aiment faire plaisir aux visiteurs. On y apprend que certains clients reviennent année après année et apprécient revoir les mêmes employés en poste et échanger avec eux.  

Inspirer les clients à devenir des employés  

À travers le blogue du parc d’attraction, il est possible de découvrir des témoignages d’employés. Par exemple, on retrouve Josh Sauer pour qui Dollywood constitue une seconde maison. Tout comme certains collègues, il adorait visiter le parc d’attraction avec sa famille durant son enfance. Aujourd’hui, il occupe le poste de spécialiste en contenu numérique. Voici un extrait de son témoignage « Tous les hôtes de Dollywood vous le diront, notre entreprise est un lieu de travail spécial. Nous produisons des expériences et des souvenirs uniques, mais nous avons également une équipe formidable. L’amour que j’ai pour cette entreprise et ses employés est réel, et l’amour que je reçois en retour l’est tout autant. » [Traduction libre].    

Des avantages qui motivent les employés et qui contribuent au succès de la marque employeur

La culture d’entreprise de Dollywood joue positivement sur la rétention du personnel. En février 2022, 94 % des employés de 2021 confirmaient leur retour en 2022. Les nombreux avantages offerts contribuent également à la motivation du personnel. Parmi ceux-ci, mentionnons : 

-Un programme novateur qui couvre les frais de scolarité ainsi que les manuels scolaires des employés qui décident de poursuivre leurs études (qu’ils soient saisonniers, à temps partiel ou à temps plein).  

-Un service d’aide aux jeunes familles qui paie une partie des frais de garde des enfants des employés. 

-Un service de transport pour les employés provenant de certaines communautés : Dollywood Parks & Resort collabore avec des écoles situées dans les comtés de Hamblen, Jefferson, Cocke et Seymour. Ce partenariat permet de recruter des élèves et des professeurs durant la saison estivale et de leur offrir un service de navette. 

-Un programme « workcamper » qui couvre 50 % des frais de camping des employés qui désirent vivre dans leur véhicule récréatif.  

-Un nouveau campus offrant de l’hébergement sur place et pouvant accueillir jusqu’à 750 personnes.  

Une entreprise impliquée dans sa communauté

La bienveillance de l’entreprise se manifeste aussi dans le soutien envers un grand nombre d’organismes à but non lucratif de la communauté dont les missions cadrent avec celles de Dollywood. Ce souci envers les autres témoigne encore une fois des valeurs profondes de l’organisation et de l’importance qu’elle accorde à sa responsabilité sociale. Ne serait-ce pas l’un des secrets de son succès ? 

Image à la une : Dollywood Facebook

Ce texte a été rédigé dans le cadre d’un partenariat de veille avec Événements Attractions Québec. La version complète est disponible sur le blogue d’ÉAQ

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