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Ressources humaines

Éviter que les candidats disparaissent durant le processus d’embauche

Le ghosting professionnel dans le contexte de recrutement désigne le comportement d’un candidat qui décide de s’absenter de son entrevue d’embauche ou de mettre fin à une formation sans en aviser les principaux intéressés. Le phénomène est aussi associé aux employés qui cessent de se présenter au travail, sans préavis. L’absentéisme a lieu sans que l’employé ne communique ses intentions à l’employeur, le laissant dans un flou quant à sa présence future. Ce comportement durant le processus d’embauche ou à l’entrée en poste engendre une perte de temps et d’argent aux entreprises concernées. Selon un sondage réalisé par la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI), près de 53 % des propriétaires d’entreprise du Canada ont été victimes de ghosting de la part de candidats ou de nouvelles recrues au cours de l’année 2022.  

Une tendance en hausse

Bien de nouvelles recrues se voient actuellement dans une position avantageuse sur le marché du travail. Dans plusieurs domaines sur lesquels plane la pénurie de main-d’œuvre, les candidats reçoivent plusieurs offres d’emploi. Le secteur touristique n’est pas épargné, son contexte étant souvent saisonnier et sa main-d’œuvre polyvalente apte à travailler dans d’autres domaines concurrents. Certains candidats se permettent donc de se retirer d’un processus d’embauche avancé sans laisser de traces, au grand désespoir de certains recruteurs.  

Dans une enquête de 2023 menée par Indeed en collaboration avec Censuswide, 77 % des employés canadiens interrogés ont déclaré avoir ghosté entre un et quatre employeurs au cours de la dernière année. Le rapport mentionne que 35 % des sondés disent avoir procédé ainsi, car ils estimaient que le poste n’était pas le bon pour eux. Notons que seulement 29 % des répondants mentionnent s’être toujours présentés au premier jour d’un nouvel emploi.   

Des façons d’éviter le ghosting

Bien qu’il soit difficile d’enrayer complètement ce phénomène, certaines mesures peuvent contribuer à motiver le candidat et à réduire les risques de le voir disparaître en cours de processus d’embauche ou durant sa formation.   

1. Communication et transparence

L’un des principaux facteurs du ghosting est l’incertitude. La transparence est donc de mise quant aux étapes et au poste à combler. Ainsi, informer les participants du temps qu’il faudra pour que leur candidature soit analysée et des délais de réponse auxquels ils doivent s’attendre peut s’avérer une pratique bénéfique. Si un candidat estime que les échéanciers sont trop longs, il se retirera avant d’être contacté pour un entretien, laissant la place aux personnes intéressées uniquement. Des suivis fréquents lors des différentes étapes peuvent permettre de garder un lien de communication et d’éviter un désistement.

2. Processus de recrutement accéléré

Selon une étude réalisée par l’entreprise de recrutement Greenhouse auprès de 1 500 répondants, 58 % des candidats sondés s’attendent à recevoir une réponse de l’entreprise dans les 7 jours suivant leur application. Minimiser les délais lors du recrutement permet de profiter de l’impulsion du moment. Par exemple, rien n’empêche le recruteur de communiquer avec le détenteur d’un dossier de candidature particulièrement intéressant avant la fin du processus de réception des CV. 

3. Mettre en valeur le poste et l’entreprise  

Comme le candidat a parfois plus d’une proposition d’emploi, les conditions de travail avantageuses seront considérées dans le processus décisionnel. Il est primordial de montrer les atouts du poste et de l’entreprise tout en demeurant honnête sur les défis ou les embûches qu’il comporte. Le contraire pourrait avoir l’effet inverse et conduire à un désengagement progressif en cours de formation ou même à titre d’employé.  

4. Faire un diagnostic des pratiques en recrutement

Dans le cas d’un taux particulièrement élevé de ghosting, le processus de recrutement doit être révisé afin de le rendre le plus simple et efficace possible. Dans cette optique, recueillir les commentaires des employés actuels contribue à cerner les étapes problématiques. Ce diagnostic permet d’identifier les moments clés où les candidats interrompent la relation. Des pistes de solutions peuvent ensuite être mises en place. Un sondage anonyme interne peut être suffisant pour évaluer les besoins. 

Une relation de respect mutuel

Plusieurs employeurs ne sont pas sans taches quant aux pratiques de ghosting. Selon l’étude de Greenhouse réalisée en 2022, 75 % des employés ont déjà été ghostés par une entreprise après un entretien d’embauche. Un sondage Indeed réalisé en 2022 révèle que les employeurs reconnaissent ouvertement qu’ils le font. Selon la même publication, seuls 27 % des employeurs américains interrogés ont déclaré qu’ils n’avaient pas ghosté de candidat au cours de l’année 2022. Il semble important d’adopter un respect mutuel entre employés et employeurs.  

Devant le changement de paradigme récent dans la relation employeur et employé, l’image véhiculée lors du processus d’embauche est souvent le reflet des valeurs et du fonctionnement de l’entreprise. Il est donc essentiel de mettre en place un processus de recrutement transparent en continuité avec le respect auquel ont droit les employés. Ces efforts pourraient permettre un meilleur engagement de nouvelles recrues qui se sentiront valorisées par les méthodes et surtout, d’ajouter des candidats talentueux à votre équipe ! 

Image à la une : Pixabay

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Technologies

Les technologies à la rescousse des sports de glisse

Les activités en montagne sont de plus en plus chamboulées par l’imprévisibilité des conditions météo. Depuis déjà quelques décennies, l’industrie du ski doit s’adapter à des conditions météorologiques incertaines. Le recours à la fabrication de neige en est un bon exemple. Toutefois, devant les impacts environnementaux associés à certaines pratiques d’enneigement, l’acceptabilité sociale n’est pas toujours au rendez-vous.  

Pour contrer les pertes économiques importantes pouvant découler du manque d’enneigement, plusieurs stations de montagne produisent des plans de développement adaptés à la réalité climatique. Au-delà de la diversification de l’offre d’activités, de nouvelles méthodes à faible empreinte sont testées et adoptées pour préserver le couvert neigeux sur les pistes.  

L’économie circulaire pour produire des flocons  

Aux États-Unis, la station de ski Yellowstone Club utilise les eaux usées du village de Big Ski, situé à proximité, pour fabriquer l’or blanc nécessaire au bon déroulement de ses activités. Les eaux usées sont traitées une première fois avant d’être transformée en neige. Elles sont filtrées à nouveau par le sol lors de la fonte printanière. La stratégie de réutilisation des eaux usées a été analysée pendant près de 20 ans, sous la forme de projets pilotes et de recherches, avant de devenir le programme lancé à l’hiver 2024. Le procédé sert aussi à arroser les terrains de golf adjacents à la montagne durant la saison estivale. Le permis octroyé nécessite une surveillance continue de l’impact du projet sur la qualité de l’environnement. 

Source: Yellowstone Club 

Réutiliser et conserver la neige

Le snowfarming est une méthode visant à optimiser les accumulations de neige. Cette approche permet de garder la couverture neigeuse durant l’été et de la réutiliser pour la saison hivernale subséquente. La neige est conservée à partir d’une récolte en bordure des pistes au printemps. La matière recueillie est ensuite préservée sous la forme de monticule couvert d’une couche isolante qui le protège de la fonte. Cette neige sert éventuellement de base pour préparer les pistes de ski de fond, de ski alpin ou est utilisée pour la tenue d’événements sportifs. Depuis 2008, l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches de Suisse (SLF) s’intéresse au snowfarming comme mesure pour contrer les hausses de mercure néfastes aux activités des stations. Selon un rapport publié en 2019, les procédés de protection de la vieille neige limitent de 10 à 25 % la fonte pendant la belle saison.  

Au Canada, la station Sunshine Village Resort de Banff pratique une autre forme de snowfarming. Elle retient la neige poussée par le vent à l’aide de clôtures le long de la piste, cette neige est ensuite dispersée sur les pentes à l’aide de machinerie.  

Les jeunes pousses à la rescousse de l’or blanc 

En Autriche, la startup BergWind propose de transformer les remontées mécaniques en une série d’éoliennes afin de produire l’électricité nécessaire aux activités des stations. Le système de mini-éoliennes se fixe aux ancrages normalement utilisés pour les télésièges ou télécabines. Une idée audacieuse permettant de réduire les impacts environnementaux de la production de neige, tout en utilisant les infrastructures déjà en place. La méthode est en phase de financement. La vidéo suivante explique davantage le processus.  

Recours à la science : des approches réfléchies

Pour les gestionnaires de station en montagne, connaître la profondeur des couvertures de neige des pistes sur l’ensemble d’un territoire et repérer les correctifs à apporter pour offrir une expérience de glisse idéale peut s’avérer complexe. Au cours des dernières années, de nouveaux outils et logiciels ont vu le jour afin de faciliter la planification grâce à des données pointues. 

En Californie, Mammoth Mountain utilise un satellite, SNOWsat, qui détecte les endroits les plus enneigés. L’épaisseur de la couverture neigeuse du domaine skiable est analysée et offre un portrait de la qualité des pistes et des actions à poser pour les améliorer. 

L’outil ClimSnow évalue l’état futur des couvertures de neige en se basant sur les projections climatiques et en prenant en compte les spécificités du terrain analysé. Les données recueillies transmettent une modélisation et des graphiques de progression permettant de mettre en place des plans adaptés. 

 

Créé en banlieue de Grenoble, DIA4S travaille à valoriser les aménagements et les compétences du personnel des stations de ski. L’entreprise offre une aide à la décision du personnel technique grâce aux applications Prosnow et TipSnow. Les technologies permettent de recueillir des données et des variables d’intérêt (épaisseur de neige, températures, vent et précipitations). Ces informations sont d’une grande utilité afin d’assurer les meilleures conditions de ski possibles, particulièrement pour les périodes touristiques clés.  

Diversifier et réduire les vulnérabilités

Les régions qui développent une offre de tourisme hivernal doivent composer avec plusieurs impondérables résultants des changements climatiques. Que ce soit au Canada ou ailleurs dans le monde, plusieurs stations en montagne souhaitent diminuer leur dépendance au ski, en raison des prévisions d’enneigement pour les prochaines années. Les défis de ces entreprises s’accentuent et travailler à réduire les vulnérabilités qui rendent la pratique d’activités hivernales complexes devient un incontournable.  

Image à la une: Pixabay 

 

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Produits et activités

L’art s’invite dans les stations de ski

La neige comme canevas créatif

Actif dans les Alpes depuis 2003, le domaine skiable de Paradiski réunit les stations des Arcs, Peisey-Vallandry et La Plagne. Pour célébrer ses 20 ans, l’entreprise a collaboré avec le peintre Saype, pour la création de deux fresques sur neige en pleine montagne. Connu pour utiliser l’herbe comme canevas créatif, l’artiste français réalise des œuvres avec de la peinture écoresponsable. Il s’est d’ailleurs distingué pour son engagement et son désir de sensibiliser le public à l’état de la planète.  

L’œuvre intitulée «  Encordés  » se déploie sur deux versants du domaine skiable. Elle représente deux enfants unissant leurs efforts pour gravir une montagne et ouvrir la voie. La collaboration et l’interdépendance des protagonistes ne sont pas sans rappeler les défis importants auxquels les régions montagneuses font face devant les changements climatiques. 

Source: Saype 

Les photos qui relatent les étapes de réalisation du projet artistique sont exposées dans les gares du téléphérique Vanoise Express, situées à Montchavin-Les Coches et à Peisey-Vallandry.  

La société n’en est pas à son premier projet artistique en montagne. À l’occasion de ses 10 ans, elle a habillé certaines cabines de la station d’un revêtement coloré créé par l’artiste et créateur de mode Jean-Charles de Castelbajac. 

Source: Design Fair 

Des artistes ajoutent de la couleur aux remontées mécaniques

La station de montagne Powder Mountain , située à Eden dans l’État du Utah aux États-Unis, jumelle installation artistique et remonte-pente mécanique. L’œuvre réalisée par les artistes parisiens Gerard et Kelly s’intitule Relay. Elle se présente sous la forme d’un tunnel lumineux et coloré posé au-dessus du tapis magique de la pente-école. Le motif arc-en-ciel du dôme expose les skieurs à une expérience différente selon la luminosité naturelle et la météo du moment. L’aspect « magique » du tapis prend alors un nouveau sens permettant d’apaiser les néophytes, souvent craintifs.

Source: Utah Business

Des installations artistiques cachées en montagne

Au Québec, la station de ski Mont SUTTON intègre des œuvres à la forêt. Les sculptures sont observables à partir des pistes de ski, parfois aussi des sentiers de de randonnée. La carte des pistes skiables indique, à l’aide de pictogrammes, où se trouvent les différentes installations artistiques. Le projet Arts à la montagne a débuté en 1998. 

En cette ère de grands changements pour les stations de ski, intégrer des installations artistiques pourrait susciter la curiosité et contribuer à bonifier l’expérience des visiteurs. Une approche qui pourrait permettre de sortir des sentiers battus !  

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Technologies Transport

La mobilité comme service, les bénéfices pour l’industrie touristique

Maillon essentiel de l’expérience touristique, le transport est un secteur d’activité important pour favoriser la transition durable. Le virage numérique de l’industrie et la numérisation des services liés aux différents modes de transport pourraient marquer un tournant positif dans l’expérience du voyageur. Une occasion de bonifier les services aux visiteurs d’une destination.  

Les orientations durables de l’industrie touristique du Québec impliquent une stratégie de transport concertée entre les professionnels de la mobilité et du tourisme. Faciliter la vie du voyageur par une planification simple de son transport et par des déplacements fluides sur le territoire, voilà des éléments essentiels à une expérience de voyage positive. Le MaaS propose de centraliser les informations de mobilité d’un territoire, dans un seul et même outil technologique, une opportunité de déployer une offre de services adaptée aux besoins des visiteurs. 

Le MaaS

Le MaaS désigne la mise en place d’un outil numérique dont l’objectif est de faciliter l’usage des services de mobilité d’un territoire.

Le MaaS se traduit par la « Mobilité comme service », la « Mobilité Améliorée par Association de Services » ou, en anglais, « Mobility as a Service ». Le terme désigne la mise en place d’un outil numérique dont l’objectif est de faciliter l’usage des services de mobilité d’un territoire. La stratégie vise à harmoniser les dispositifs de transports et à favoriser une mobilité variée et adaptée à tous, par exemple : le transport en commun, le vélo-partage, l’autocar, le train, la location de voitures en libre-service, etc.   

Implanté dans des pays comme la Finlande, le Japon, la Chine, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Suède, les Pays-Bas, l’Australie et la Belgique, le MaaS peut se décliner de différentes façons, selon les enjeux de mobilité des lieux. Essentiellement, la plateforme numérique, présentée à l’utilisateur sous forme d’application mobile, intègre diverses formes de services de transport accessibles aux voyageurs. Elle peut regrouper autant des moyens de transports collectifs que partagés. Il existe donc différents modèles de MaaS. Principalement, la technologie en place permet la réservation, le paiement et/ou la planification d’itinéraire dans un contexte multimodal. Dans tous les cas, la plateforme chapeaute des partenariats permettant d’offrir un éventail de services par l’intermédiaire d’une seule interface. 

Les partenariats, éléments essentiels du MaaS  

La force du MaaS réside dans les partenariats sous-jacents à l’outil technologique. La mobilisation des intervenants en transports est un élément central à la réussite d’une telle implantation. C’est une façon de mieux gérer les flux touristiques et de créer des opportunités pour inciter à la fréquentation des lieux moins connus. 

En France, un observatoire des MaaS permet de répertorier les initiatives à travers le pays. Résultat d’un ensemble de partenariats, le projet vise à rassembler et partager des connaissances en matière de MaaS. L’observatoire propose des démarches et publications en lien avec les défis du territoire. Il soutient tant les dispositifs déjà en place, afin de les rendre plus performants, par exemple, que les nouveaux projets. Les cas présentés sont divers et proposent de suivre l’implantation et la gestion afin d’inspirer d’autres villes à se doter de meilleurs outils pour la gestion de l’ensemble de la mobilité d’un espace donné. 

La transition durable 

L’application Whim illustre bien l’idée du Maas. Elle est utilisée par plusieurs villes telles que Tokyo, Vienne, Turku et Helsinki, ainsi que des pays comme la Suisse et la Belgique. La structuration de l’offre de transports par l’intermédiaire de la plateforme démontre qu’opter pour une valorisation mutuelle de la mobilité et du tourisme est un atout important pour encourager la transition durable d’une destination. Devant les objectifs ambitieux de réduction de gaz à effet de serre (GES) de certaines villes et régions, faciliter les transports en commun, la mobilité partagée et la mobilité active s’avère une solution fort pertinente. La plateforme numérique du MaaS permet de rendre les transports publics plus efficaces, plus économiques et plus accessibles. La structuration des services de mobilité dédiés aux touristes s’avère un atout pour connaître les options à faible empreintes disponibles pour un itinéraire.  

Une occasion de compiler des données utiles à la planification des transports

Plusieurs villes se sont dotées du MaaS dans le but de faciliter les déplacements certes, mais aussi de compiler de précieuses données sur les habitudes des usagers. Une occasion de mieux comprendre les mouvements urbains. Pour les gestionnaires des villes, l’outil permet d’observer de quelles façons les trajets s’exécutent sur le territoire, grâce à l’intelligence artificielle et aux données recueillies à même l’application. Ces informations s’avèrent essentielles pour brosser un meilleur portrait des usagers et mieux cerner leurs besoins. Conséquemment, il est possible de mettre en place les mobilités utiles et adaptées aux résidants et visiteurs des espaces. 

Source : Pexel

Un outil d’aide à la décision : le cas du People Moving Count de Copenhague 

Le MaaS s’inscrit comme une opportunité de connaissance. Il offre des informations concrètes d’aide à la décision. Le People Moving Count calcule le nombre de personnes qui se déplacent dans un espace et par quels moyens. Ces informations donnent un aperçu de l’occupation d’un lieu selon le moment de la journée, et de son accessibilité par les différents modes de transport. Le modèle s’avère utile pour observer l’achalandage à plusieurs échelles, notamment d’un parc, d’une place publique, d’une rue, d’un arrêt de bus, d’un quartier ou d’une ville. La méthodologie peut être intégrée dans le MaaS.

La ville de Copenhague, au Danemark, applique cette méthode pour calculer les déplacements et habitudes de la population. Par exemple, un décompte des enfants et adultes cyclistes est fait de façon constante. À cela s’ajoutent des sondages qualitatifs pour obtenir l’avis de la population résidante sur les transports. Les chiffres représentent un atout pour les différents niveaux de gouvernance impliqués dans la planification des transports et la gestion des flux touristiques. 

Faciliter le choix des modes de transport en contexte touristique

Devant l’abondance de moyen de transport en milieu urbain ou pour certaines régions, le choix peut s’avérer complexe pour les touristes. L’optimisation du temps, le recours à des informations claires, la facilité d’achat des titres, la qualité de l’offre et des informations en temps réel ainsi qu’une dénomination commune de la signalétique physique et numérique sont tous des facteurs pouvant créer un écosystème rassurant pour les visiteurs. Le MaaS ne propose pas une recette applicable à toutes les destinations et requiert une réflexion sur les enjeux de mobilités des lieux. Plusieurs cas de figure inspirants peuvent aider à la mise en place d’un MaaS qui intègre le tourisme.  

Le cas de la Finlande

La Finlande est considérée comme une pionnière en matière de MaaS. Grâce à la législation du pays, les opérateurs de transport partagent les données d’achalandage des transports. Cela permet une cohésion dans l’offre de transports du territoire. La collaboration entre les parties prenantes du transport a permis de créer la plateforme Ylläs qui a évolué selon les besoins des acteurs. 

  • 2016-2017 : Ylläs Around: le projet pilote a permis d’offrir une plateforme de services de mobilité pour les stations de ski de la région de Ylläs ainsi que ses principaux hubs de transport (par exemple, l’aéroport de Kittilä et la gare de Kolari). Les coûts d’exploitation élevés ont toutefois mis un terme à la plateforme sous ce modèle. 
  • 2017 à 2019 : Ylläs Tiketti (qui signifie « billets ») : cette phase a permis d’améliorer l’expérience utilisateur et d’élargir les services touristiques. Les billets et réservations de transport ont été intégrés à l’application. De plus, l’achat de droit d’accès pour des attraits touristiques de la région a été ajouté à l’offre. 
  • 2019 à aujourd’hui : Reitit ja Liput (qui signifie « voyages et billets ») proposée par Matkahuolto fournit des informations en temps réel et des services de billetterie pour les principaux autobus de la région d’Ylläs. Cependant, Reitit ja Liput ne dispose plus des services touristiques fournis par Ylläs Tiketti.  

Les stations de ski de la région proposent toutefois l’option ski bus. L’achat permet d’avoir un billet de remontée avec le trajet d’autobus. Une option qui gagnerait à être ajoutée à la plateforme actuelle. 

Les bénéfices d’unir les efforts de l’industrie touristique et de la mobilité pour faciliter les déplacements sont nombreux. Le MaaS, s’il est réfléchi dans une vision concertée, peut offrir une expérience particulièrement intéressante pour les visiteurs. Une réflexion d’intérêt pour combler l’enjeu du « dernier kilomètre » au Québec !  

Image à la une: Pixabay 

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Produits et activités

La progression du mycotourisme au Québec

En septembre 2015, le RVT publiait une analyse concernant l’émergence du mycotourisme au Québec. Près de huit ans plus tard, l’offre touristique en matière d’activités de découverte des produits forestiers non ligneux (PFNL) a-t-elle progressé ? Dans le cadre du congrès de l’ACFAS 2023 s’est tenu le colloque: « Enjeux et défis du développement de l’industrie mycologique au Québec : de la forêt à la table ». Les acteurs et chercheurs du secteur ont fait le point sur l’avancée des connaissances liées aux champignons forestiers au Québec, un volet a été dédié au tourisme. 

Plusieurs Québécois ont entrepris de s’intéresser au contenu des forêts nordiques du territoire durant le confinement et l’engouement persiste. Pour les touristes internationaux, la cueillette de champignons s’avère une activité de choix pour découvrir le terroir. Plusieurs entreprises spécialisées en mycotourisme voient le jour dans différentes régions du Québec et de nouveaux produits tels que le pesto de champignons, les sauces tomates, le café et les infusions font leur apparition sur les tablettes des épiceries fines. D’autres entreprises partagent leur savoir dans le cadre d’activités et de formations, c’est le cas de la jeune entreprise La vie est mush. Celles déjà bien implantées diversifient leur offre en proposant par exemple des trousses de culture contenant différents mycéliums, comme le suggère Violon et Champignons et Les 400 pieds de champignon.  

La structuration de l’offre au Québec 

L’organisation Kamouraska mycologique et la filière mycologique de la Mauricie sont connues pour développer le créneau mycologique depuis plus de 10 ans. La mycologie est maintenant bien présente dans ces régions grâce à la structuration de l’offre sur le territoire ainsi qu’à la mobilisation des différents acteurs qui font rayonner les produits mycologiques de la région. Les retombées générées par cette filière innovante et durable sont multiples, durant le festival des champignons forestiers du Kamouraska, plusieurs commerçants s’allient pour présenter les produits mycologiques de la région à l’aide d’un passeport. Des activités sont proposées durant tout le mois de septembre. La mobilisation des acteurs du territoire demeure le point central pour la réussite d’une stratégie d’implantation de créneau de cette envergure.  

Les nouveaux types de cueillette 

La cheffe Isabelle Dupuis du Presbytère à Saint-Stanislas-de-Champlain propose un panna cotta au bolet à pied creux alors que Pierre-Olivier Ferry de l’Atelier culinaire situé à Mitis-sur-mer sert une crème glacée à l’armillaire couleur de miel. 

D’après le mycologue Yann Perreault, de nombreuses nouvelles variétés de champignons comestibles sont observées au Québec et cela s’explique par les climats et écosystèmes changeants. La variété de produits disponibles dans la province bénéficie aux restaurateurs qui sont en mesure de s’approvisionner localement et d’intégrer de nouvelles saveurs à leurs menus.  

Contrairement à la croyance populaire, il est possible de trouver des truffes dans les forêts québécoises. Lors du congrès, la chercheuse Véronique Cloutier et l’équipe de Truffe Québec ont brossé le portrait des actions mises en place pour faire connaître et valoriser les truffières d’ici. Actuellement, une trentaine de producteurs revalorisent la forêt et bâtissent ensemble la trufficulture du Québec. Concrètement, cela se traduit par la mise en place de truffières sur des terres propices à la culture. Avec les experts de l’organisation, un choix d’arbre (noisetier, chêne, charme, pin par exemple) approprié est fait et la plantation peut débuter. C’est uniquement de quatre à sept ans plus tard que des truffes feront leur apparition ! Les premières truffières implantées au Québec devraient donc voir le fruit de leur effort sous peu. La vision de Truffe Québec s’appuie sur le développement d’une économie qui profitera tant à l’humain qu’à la nature. 

Source: courtoisie de Truffe Québec 

Le fleuve étant un attrait phare du Québec, comprendre la biodiversité fongique dans les écosystèmes fluviaux s’avère une niche d’intérêt pour le développement de nouveaux produits du terroir. L’entreprise Biopterre s’efforce de mieux comprendre cet environnement inhabituel pour les champignons. Bien que les recherches soient actuellement dirigées vers les médicaments et les décontaminants industriels, l’industrie touristique et agroalimentaire pourrait aussi bénéficier de ce savoir-faire en développement. 

Diversifier et éduquer grâce à la mycologie 

Les activités mycologiques, telles que la cueillette guidée, la dégustation et les festivals, s’inscrivent dans une démarche durable. Elles représentent des occasions d’éducation à propos du terroir et des écosystèmes forestiers, directement sur le terrain. Elles permettent également de transmettre les meilleures pratiques de cueillette dans un souci de conservation du milieu. 

L’Abbaye Val Notre-Dame, dans la région de Lanaudière, a intégré le mycotourisme à son offre qu’il qualifie de « forestibles ». L’organisation offre des activités de découvertes mycologiques et d’autres spécimens disponibles dans la forêt environnante. Plusieurs espèces sont transformées et commercialisées sur place, telles que le brocoli d’asclépiade. Pour les gestionnaires de l’Abbaye, la découverte de PFNL en est à ses balbutiements. Les activités de valorisation contribuent à garder vivantes certaines traditions. 

Inspiration internationale 

Dans certains pays, les champignons forestiers sont déjà bien implantés dans l’offre touristique. Certaines régions font des produits PNFL, des produits d’appel intégrés à la proposition touristique régionale. Des régions comme le Piémont en Italie, est notamment dépeinte comme la capitale de la truffe. 

La Pennsylvanie dispose d’une grande diversité de champignons. Au Kennett Square, The Woodlands at Phillips Mushroom Farms présente une exposition relatant le processus de croissance des champignons. Un chef local offre des démonstrations culinaires sur les bonnes méthodes pour apprêter les trouvailles mycologiques des adeptes. La région de Chester jouit du titre de « capitale du champignon ». Le comté possède le plus grand export de champignons aux États-Unis et les retombées sont évaluées annuellement à près de quatre milliards de dollars américains. 

À l’Île-du-Prince-Édouard, « The Fireworks Feast » est une expérience gastronomique débutant par la visite de la ferme ainsi que des espaces de cueillette. Une carte décrivant les sentiers « Art forest & woodland trails » est disponible afin que les visiteurs voient la provenance de certains produits qui se retrouveront ensuite dans leur assiette. The Inn at Bay fortune s’est doté d’un laboratoire vivant permettant de produire des variétés de champignons à quelques pas des cuisines. 

Source : Art forest & Woddland trails

En Colombie-Britannique plusieurs pourvoiries comme Nimmo Bay Wilderness Resort présentent des cours de cueillette sauvage, dont celle du champignon, enseignés par des experts. Il est ensuite possible de déguster les trouvailles au repas du soir. 

Au Mexique, la diversité de champignons est devenue un attrait touristique. Les communautés autochtones partagent des savoirs ancestraux aux touristes et s’assurent aussi de transmettre de précieuses connaissances aux générations futures. Selon certains spécialistes, la valeur de l’industrie mycologique s’élèverait à plus de 250 millions de dollars américains par année et contribuerait à la création directe et indirecte d’environ 25 000 emplois. Les champignons Huitlacoche, parasite que l’on retrouve sur le maïs, sont devenus ce que certains qualifient de truffes mexicaines. 

Au-delà de la cueillette et du partage de connaissance, apprêter ses trouvailles et découvrir leurs saveurs s’avère un volet supplémentaire fort pertinent et attirant pour les touristes locaux et internationaux.  

Le potentiel pour le mycotourisme 

On peut donc conclure que l’offre touristique en matière d’activités de découverte des produits forestiers non ligneux (PFNL) progresse et continue son ascension. La jeunesse de la niche mycologique du Québec en fait un secteur à fort potentiel pour l’agrotourisme. Le mycotourisme se déroulant dans le contexte forestier et mettant de l’avant la cueillette et le partage de connaissances, il ne fait aucun doute que le concept comprend des éléments clés pour un produit touristique de choix. Il s’agit là d’une opportunité certaine de faire rayonner le terroir local, tant les produits que le savoir-faire. 

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Gestion Tendances

Des espaces hybrides aux espaces fluides

Les nouveaux modes de vie adoptés par plusieurs travailleurs continuent d’engendrer d’importants changements sur le plan de l’occupation des espaces de vie, de travail et de loisir. Le concept de l’hybridation de ces lieux a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre ces dernières années et continue d’évoluer. Pour répondre à des enjeux économiques et sociaux, les termes « lieux fluides » entrent désormais dans le vocabulaire de plusieurs. En plus de bénéficier à différents publics qui profitent de lieux de rencontres polyvalents, certains espaces changent de fonction selon le moment de la journée. D’heure en heure, leur vocation varie et s’adapte aux utilisateurs, certes, mais aussi à différents commerces et entrepreneurs.

Interchanger les vocations

Dans des villes ou quartiers de petites dimensions, il peut être complexe d’offrir une variété de commerces et d’assurer un certain dynamisme. C’est pourtant ce qu’a réussi la petite île de Zeeburgereiland, située aux Pays-Bas. Dans le but d’assurer un milieu de vie agréable à leurs résidents, les constructions WOON& comprennent des locaux commerciaux conçus pour être partagés. Ces lieux s’intègrent donc à des bâtiments abritant des logements et sont animés par différents entrepreneurs au cours de la journée. Les emplacements peuvent successivement être occupés par une boulangerie en matinée puis un bar à vin en soirée, une façon d’optimiser les locaux tout en répondant aux besoins des résidents et des touristes. Ces initiatives permettent aux riverains d’avoir accès à plusieurs services dans un quadrilatère assez restreint. Un moyen d’encourager les commerces de quartier !

En Suisse, en plein cœur de la vieille ville de Zurich, le bain pour femme Stadthausquai se transforme en Barfussbar la nuit tombée, un bar « pieds nus » à ciel ouvert en bordure du fleuve. Une programmation musicale est offerte et le dimanche est voué à des soirées de danse.

Déjouer l’inflation par le partage d’espaces

Le prix élevé des loyers et l’inflation sont des freins importants à la rentabilité des entreprises. Le partage et l’optimisation des espaces entre entrepreneurs ayant des besoins complémentaires peuvent s’avérer des solutions créatives pour contrer ces enjeux. À Milan, Slowear18 est un magasin durant la journée ; le soir venu, l’espace se transforme en bar. On remarque que des ajustements dans l’aménagement, parfois légers, peuvent permettre une cohabitation dont les bénéfices sont grands. Un choix qui peut permettre un partage de coût des espaces, un plus grand dynamisme dans le quartier et une fidélité de clientèle qui s’attache au lieu.

Source de l’image : Slowear18

À Montréal, la boutique de divertissement Les Grillons Givrés propose un commerce éphémère et une soirée jeux tous les vendredis, sa plateforme de vente en ligne est disponible en tout temps. Durant les autres moments de la semaine, c’est l’entreprise InspireA+ qui a pignon sur rue, un espace de yoga et de mise en forme.

Les espaces hybrides poursuivent leur ascension

Les espaces hybrides continuent de surprendre par des aménagements multifonctionnels permettant de répondre aux désirs de la clientèle. À Tokyo, le bâtiment abritant des toilettes publiques est équipé de grands murs blancs, pouvant servir à projeter des visuels artistiques ou des films à la pénombre. La ville d’Amsterdam s’est dotée quant à elle d’un nouveau cinéma, le Rialto. Les projections se déroulent le soir dans un local universitaire transformé pour accueillir les cinéphiles. La salle de classe pour les cours universitaires durant la journée se transforme donc en cinéma une fois les activités pédagogiques terminées.

Source de l’image : Rialto

Communiquer les changements de fonctions des lieux

L’application AndCo permet aux lobbys d’hôtels, restaurants et cafés d’afficher les tables libres afin que les gens soient en mesure de venir y travailler lorsque des espaces s’avèrent inutilisés par la clientèle. La plateforme facilite ainsi la mise en relation des entrepreneurs et des travailleurs et permet de répondre à différents besoins en termes d’espace et de confort.

Source de l’image : AndCo

L’inflation que connaît le Canada pourrait s’avérer une période difficile pour certains entrepreneurs. Pour faire face aux défis, l’aménagement de certains lieux pourrait rendre les espaces favorables aux changements de vocation, une avenue prospère pour la créativité entrepreneuriale. Maximiser l’utilisation de l’espace tant en termes d’usage que de plages horaires pourrait être positif pour le quartier et la rentabilité des entreprises. Une possible nouvelle voie vers la coopétition !

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L’accès à la baignade en milieu urbain

Le mois de juillet 2023 a été l’un des plus chauds jamais enregistrés. Les villes doivent dorénavant apprendre à composer avec des vagues de chaleur importantes. Les stratégies pour permettre à la population et aux touristes de se rafraîchir sont multiples. Certaines municipalités proposent par exemple des piscines attrayantes, dont certaines donnent accès à des bassins naturels tels que des rivières ou des fleuves. Ces initiatives peuvent toutefois s’avérer onéreuses et demandent une surveillance accrue des baigneurs. Dans le contexte de la pénurie de surveillants-sauveteurs, plusieurs services de loisirs doivent composer avec des enjeux importants afin d’assurer la sécurité des visiteurs. Malgré tout, les stratégies pour se rafraîchir sont multiples, et les municipalités font preuve de créativité pour ajouter des îlots de fraîcheur.

Des points d’eau accessibles dans les milieux urbains

En France, la tenue des Jeux olympiques de Paris, prévue en 2024, permettra aux Parisiens de renouer avec la Seine. Les élus avaient garanti de rendre certains tronçons du fleuve, interdit de baignade depuis 1923, accessibles pour se rafraîchir. Chose promise, chose due, un espace surveillé et délimité sera praticable prochainement. Un aménagement de douches, des vestiaires ainsi que des casiers seront construits sur un ponton. Une première étape qui pourrait se répéter à différents points d’accès du fleuve iconique.

Source : Ville de Paris

En Suisse, plusieurs installations permettent de se rafraîchir avec une vue sur l’architecture de la ville. L’initiative « Fountain Dip » invite à se baigner ou à se tremper les pieds dans une sélection de fontaines que l’on compte par milliers sur le territoire suisse. Un programme d’animation gère l’accès dans le but de faire profiter des bénéfices aux passants. Des parcours historiques, des concerts et des activités autour des fontaines permettent aux visiteurs de profiter des installations. La stratégie d’accès à l’eau de la Suisse ne s’arrête pas là. Dans plusieurs villes du pays, la baignade dans les fleuves avoisinants est envisageable. La ville de Zurich rend accessible des plages fluviales aménagées permettant de plonger dans la rivière Limmat. À Bâle, il est possible de nager dans le Rhin muni d’un sac étanche coloré en forme de poisson, le « Wickelfisch ». Les nageurs peuvent donc ranger leurs vêtements dans le sac de natation inventé à Bâle, ce dernier permet de s’assurer d’être vu. Le sac est d’ailleurs devenu un souvenir touristique convoité et est vendu à l’office de tourisme de la région. Des contrôles réguliers assurent que la qualité de l’eau est adéquate à la baignade.

Source : This is Basel

Dans la ville d’Helsinki, plusieurs plages sont accessibles sans sortir de la ville. La plage de Veijarivuoren uimaranta est un lieu convoité pour se détendre et offre une vue magnifique sur le golfe de Finlande, le site dispose d’une petite aire de jeux pour les enfants. L’accès est en concordance avec le « droit d’accès à la nature » finlandais, valorisant que chacun puisse circuler librement dans les forêts et autres espaces naturels. La seule condition d’usage est de faire preuve de respect et de ne laisser aucun détritus. La ville de Londres quant à elle offre l’opportunité d’apprendre à nager, à se détendre et même de prendre un bain en eau froide durant la saison hivernale dans les étangs d’Hampstead heath.

Au Québec 

À l’été 2023, la Commission de la capitale nationale du Québec a fait l’inauguration des infrastructures aquatiques de la phase 3 de la promenade Samuel-De-Champlain. Le projet permet de redonner à la population un accès au littoral du fleuve, un attrait certain pour les touristes de la ville. La Baie de Beauport et le Bassin Louise proposent aussi des points d’eau à proximité de la ville de Québec. À Montréal et à Laval, la Fondation Rivières met à disposition une carte dans le but de répertorier les lieux potentiels de baignade, le site communique la qualité de l’eau.

Source : Capture d’écran de la vidéo Promenade Samuel-De Champlain-phase 3, Commission de la capitale nationale du Québec

Solutions à la pénurie de sauveteurs

Former les futurs nageurs s’avère essentiel pour la sécurité aquatique, un problème de taille à l’heure actuelle. De nombreuses villes doivent composer avec une pénurie de surveillants-sauveteurs. Au début de l’été 2023, l’Association des responsables aquatiques du Québec (ARAQ) estimait qu’il manquait entre 2000 et 3000 sauveteurs pour pourvoir les postes dans les différentes infrastructures. La situation est tout aussi problématique dans des villes comme Vancouver, New York et Philadelphie. Les fonds d’assurances des municipalités du Québec proposent plusieurs idées pour remédier à la conjoncture.

– Planifier l’embauche du personnel : le temps de qualification des surveillants-sauveteurs étant long, il est préférable de débuter la campagne de recrutement durant la saison estivale.

-Profiter des mesures d’assouplissement : en raison de la pénurie, plusieurs règlements ont été modifiés afin de faciliter le recrutement de surveillants-sauveteurs. L’âge d’embauche est passé de 17 à 16 ans, une dérogation est disponible pour qu’un surveillant-sauveteur de piscine puisse surveiller des plages et la validité de certains certificats peut être étendue. En Ontario, l’âge minimum pour être surveillant-sauveteur est maintenant de 15 ans.

-Former gratuitement la relève : la formation de la société de sauvetage est dorénavant gratuite. Un partenariat avec la municipalité et une promotion appropriée pourraient faciliter le recrutement pour la saison estivale 2024. Plusieurs villes de Colombie-Britannique offrent gratuitement la formation de sauveteur.

-Réduire les heures d’ouverture : le ratio de nageurs sous la surveillance du sauveteur étant régie, il peut être approprié de varier les heures d’ouverture pour permettre aux visiteurs de se rafraîchir malgré un horaire restreint.

-Partager du personnel entre les infrastructures aquatiques : des ententes entre les gestionnaires des installations pour un partage du personnel peuvent s’avérer bénéfiques afin de faire profiter des lieux de baignades aux touristes et aux résidants de différents quartiers ou villes. Une stratégie qui peut permettre au personnel d’avoir un horaire plus attrayant et de diversifier leurs responsabilités.

Plusieurs centres aquatiques de Colombie-Britannique ont aussi eu recours à des surveillants-sauveteurs retraités qui avaient déjà les qualifications requises et la forme physique adéquate pour pourvoir les postes.

Planifier l’été 2024 

Pour les lieux où la baignade est impossible, il est intéressant d’organiser des activités sur l’eau, comme l’a démontré la ville de Paris avec un cinéma sur des embarcations nautiques. Utiliser les points d’eau naturels qui nous entourent pour contrer les effets des vagues de chaleur tout en s’assurant de restreindre son empreinte carbone par des choix judicieux est donc chose possible ! Afin d’assurer la sécurité des usagers et de continuer à offrir des lieux rafraîchissants, il s’avère approprié de planifier dès à présent la saison estivale 2024.

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Produits et activités Tourisme durable

Responsabiliser les visiteurs : un petit fruit à la fois

Le contact avec le territoire et la connexion avec le milieu d’accueil font partie des tendances touristiques phares. L’autocueillette offre l’occasion de découvrir le terroir local et de s’imprégner du savoir-faire des artisans. Mais pour éviter de mettre en péril des écosystèmes fragiles, ces activités doivent être pratiquées en respectant certaines règles. Plusieurs moyens de cueillir de façon responsable peuvent être adoptés. 

Une grande variété de produits en autocueillette

Au Québec, la saisonnalité et la biodiversité offrent un grand éventail de produits culinaires champêtres et sauvages, au grand plaisir des consommateurs. À la traditionnelle cueillette de pommes et de fraises s’ajoute maintenant des produits comme la camerise, les fleurs sauvages, l’argousier, les artichauts et les groseilles. L’offre variée répond à la demande diversifiée d’un public gourmand aguerri qui souhaite pratiquer une activité en plein air tout en garnissant son panier de produits frais. Un sondage mené par la Chaire de tourisme Transat fait mention que 28% des Québécois ayant séjourné dans la province à l’été 2022 ont fait une visite agrotouristique. L’autocueillette en fait évidemment partie.  

À titre de cueilleur, de nombreuses directives doivent être respectées afin de prendre en considération la fragilité et la croissance de certaines espèces. La cueillette responsable s’inscrit comme une récolte de fruits, légumes, fleurs ou autres spécimens qui respecte le rythme de croissance des espèces et le travail des agriculteurs. Dans le but que l’expérience des visiteurs soit positive et que les impacts négatifs pour les producteurs et les milieux naturels soient minimisés, quelles bonnes pratiques peuvent être adoptées?   

Une stratégie durable ayant des bénéfices pour tous

La mise en place d’une activité d’autocueillette peut permettre des profits réguliers et intéressants pour les agriculteurs. Cela demande toutefois une organisation afin de répondre aux besoins des visiteurs et assurer des bénéfices pour toutes les parties impliquées. Les clients souhaitent vivre une expérience fluide et personnalisée. La rencontre des artisans proposée dans les champs lors de l’autocueillette est donc alignée sur cette volonté de recevoir un accueil cordial et de donner du sens à leur visite. En impliquant et en responsabilisant les visiteurs sur les bonnes pratiques à adopter sur place, ces derniers participent à la stratégie durable de l’entreprise et il convient de leur rappeler le rôle clé qu’ils jouent. 

Prendre le temps

Lors d’une activité d’autocueillette, il est important de valoriser une expérience lente. Celle-ci peut comprendre un volet visant à informer et à raconter des anecdotes à propos du travail dans les champs et des défis quotidiens des agriculteurs.  En comprenant la réalité et en étant conscients des efforts, les visiteurs souhaiteront aider à garder les lieux en bonnes conditions. Lors de leur arrivée, il convient de rappeler la bonne marche à suivre. Prendre le temps de trouver des petits fruits dans des arbustes ou bosquet dans lesquels il n’y a pas nécessairement une grande abondance, mais dans lesquels il reste tout de même de nombreux échantillons à cueillir.  

Gérer l’affluence sur le site

Les gestionnaires des sites doivent gérer une fréquentation de plus en plus élevée avec des visiteurs dont les connaissances peuvent être variables. Limiter le nombre d’entrées afin de pouvoir mieux encadrer les groupes sur place est un moyen favorable d’assurer une expérience agréable. Il existe dorénavant plusieurs outils technologiques permettant de mieux prévoir l’achalandage et d’offrir une expérience améliorée. Par exemple, la Ferme Pure Land du Texas, utilise un programme en ligne permettant de réserver une plage horaire pour la cueillette par l’intermédiaire du site web de l’entreprise. Les responsables de la ferme établissent les seuils maximaux de visiteurs en fonction des prévisions météo et du personnel disponible. 

Communiquer efficacement les bonnes pratiques à adopter

Dans le contexte où il est parfois difficile d’avoir des employé.e.s sur place pour communiquer certaines règles à respecter, il convient d’opter pour des panneaux d’information. Disposé à l’entrée et près des aires de stationnement, l’affichage peut permettre une meilleure compréhension de l’importance de cueillir les fruits et légumes avec attention. De façon plus générale, il serait fort intéressant d’introduire des stratégies de cueillette et des outils de communication globaux pour communiquer les meilleures méthodes à adopter sur un territoire, une approche novatrice pour introduire des pratiques responsables à l’échelle d’une destination. La Ferme Pure Land intègre, quant à elle, des codes QR directement dans ses jardins afin de présenter les différentes cultures et les meilleurs moyens de les cueillir, les nettoyer et les préparer. Ces informations sont aussi disponibles directement sur le site Web de l’entreprise.  

Source : Pure Land Organic 

Il est essentiel de se munir de moyens de communication afin de fournir des informations claires aux visiteurs sur les méthodes de cueillette, que ce soit en amont ou au moment de la visite.   

  • Partager les outils pratiques et les méthodes de cueillette par l’intermédiaire des médias sociaux et du site Web de l’entreprise ;  
  • Accueillir les visiteurs en les informant sur les meilleures méthodes de cueillette ;  
  • Favoriser un affichage adapté à la clientèle, advenant le cas où la disponibilité de la main-d’œuvre est un défi dans l’entreprise ;  
  • Identifier les espaces accessibles aux visiteurs et expliquer les impacts du non-respect des consignes;  
  • Former le personnel à bien guider les visiteurs vers les plants qui contiennent toujours des fruits, même s’ils ne sont pas aussi abondants que d’autres.  

 

L’autocueillette responsable passe par l’éducation 

Il existe actuellement peu d’outils de communication prêts à être utilisés afin de partager les meilleures pratiques à employer sur le lieu d’autocueillette. Pour Pascal Goulet, co-propriétaires de Camerise et Compagnie, l’autocueillette responsable passe avant tout par le respect de son travail et du lieu. Lorsque les visiteurs adoptent un bon comportement, M. Goulet se sent respecté et est motivé à offrir la meilleure expérience possible.  L’éducation et la sensibilisation des visiteurs sont essentielles afin de valoriser le travail des agriculteurs et de permettre la régénérescence des milieux naturels. On observe en effet une méconnaissance des bons gestes à adopter dans les champs, selon les cultures.

Contrairement aux pommes ou aux fraises qui murissent sur l’arbre, la camerise est un fruit vulnérable. À partir du moment où les filets sont retirés des arbustes, ils deviennent incessamment la proie des oiseaux et des petits animaux. Selon lui, l’approche à préconiser est de se montrer disponible pour répondre aux questions et assurer une présence afin d’informer sur les bonnes pratiques à adopter dans un champ. Les agriculteurs sont les personnes les mieux positionnées pour informer les visiteurs du meilleur moyen de respecter leur travail.  

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Tendances

Le silence, un paysage sonore en demande

Source de pollution pernicieuse, le bruit est constant dans les villes. À New York, 29 des 30 jours les plus calmes des trois dernières années ont eu lieu durant le confinement. La situation a permis à de nombreux citadins de connaître une nouvelle ambiance dans la ville : le silence. Les résultats du projet Silent Cities, déployé pour permettre de mesurer les sons durant le confinement, démontrent que l’arrêt des activités humaines a permis à la nature de se faire entendre. Les résidents ont pris conscience des bienfaits du silence, créant du même coup un intérêt pour des vacances et escapades dont l’objectif principal vise un répit du capharnaüm urbain.

Qu’est-ce que le silence ?

Défini comme une absence de décibel, le silence est dorénavant une denrée rare selon Gordon Hempton, écologiste acoustique et cofondateur de l’organisme Quiet Parks International. Le bruit est perçu différemment selon le destinataire. Certaines personnes puisent leur énergie dans des activités à fortes doses de décibels, pour d’autres ces stimulus mènent à un épuisement. Selon les études compilées par l’INSPQ, une personne sur 4 serait sensible au bruit et souffrirait d’activités sonores pourtant tolérables pour le reste de la population. On estime qu’une personne sur 10 serait même « fortement sensible » au bruit. Pour le psychologue Joshua Smyth, qui étudie les réponses psychologiques et physiques au bruit, le silence s’avère un besoin pour récupérer d’un environnement sonore stressant.

Le paysage sonore : quelle importance pour le tourisme ?

Les vacances sont synonymes de retour au calme pour de nombreuses personnes. Considérant que le silence peut constituer une véritable quête pour certains touristes, il est pertinent que l’environnement audible soit analysé et pensé avec soin par les gestionnaires municipaux et les acteurs touristiques. La relance étant sur toutes les lèvres, de nombreux réaménagements de lieux sont prévus. Il convient de prendre en considération le bruit environnant et de créer des lieux sonores en continuité avec les efforts de design ainsi que les attentes et besoins des touristes. De nombreux attraits culturels misent sur le silence pour charmer la clientèle. Par exemple, les spas et les musées proposent des environnements sonores silencieux alors que les retraites de yoga et de méditation, dont l’offre se diversifie par ailleurs, proposent un amalgame des sons de la nature. Voici de nouvelles tendances liées à la quiétude acoustique.

Le tourisme de bien-être et le tourisme spirituel

Depuis plusieurs années, on observe un engouement pour le tourisme spirituel ; cette popularité va au-delà de la pratique religieuse. Les lieux de culte connaissent de nombreuses mutations afin de plaire à des adeptes de différents horizons et composés d’une grande part de non-pratiquants ou de non-croyants. En continuité avec le tourisme de bien-être, de nombreux séjours et retraites silencieuses allient méditation, yoga et déconnexion numérique. Le mouvement Silence propose des ateliers, des espaces et des séjours dont l’attrait principal est le répit auditif. Initié par Jeanne Dujardin, le mouvement a pour ambition de permettre au plus grand nombre de se reconnecter avec soi-même, à travers le silence.

Exemple d’un espace réfléchi par l’organisme Silence. La conception architecturale des espaces expérientiels immersifs est réalisée en collaboration avec Sispeo Architectes.

Source : Silence

L’aménagement urbain pensé pour optimiser le silence

Les aménagements des parcs et d’espaces verdis reclus de l’action foisonnante des villes ont connu une grande popularité durant la pandémie. La possibilité de se mettre en retrait des bruits et de la pollution sonore environnante est devenue un attrait d’importance. Le projet Ville Sonore propose de réfléchir l’acoustique dès la conception d’un espace. Le choix des matériaux, l’organisation de la végétation et la composition de l’espace peuvent absorber les bruits et réduire la pollution sonore dans une place publique.

Une certification pour préserver la quiétude sonore

Dans le contexte du plein air, le silence se définit par l’absence de bruit synthétique laissant place à une ambiance composée des sons provenant de sources naturelles. L’organisme Quiet Parks International (QPI) protège et certifie les espaces silencieux tout en sensibilisant la population à l’importance de lieux paisibles. Le Yangmingshan National Park de Taiwan est le premier parc urbain à recevoir cette certification.

Source : Yangmingshan National Park

Promouvoir le silence

Les règles sanitaires en place favorisant le tourisme local, de nombreux vacanciers cherchent de nouvelles expériences pour se distraire et vivre un dépaysement. Les vastes espaces naturels du Québec sont reconnus internationalement. Pourquoi ne pas leur attribuer une nouvelle vocation en mettant de l’avant le silence et le ressourcement qu’ils peuvent offrir ?

 

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Produits et activités

Des célébrations d’Halloween virtuelles et sur la route

À la suite des nouvelles recommandations émises par le gouvernement et par la santé publique du Québec, plusieurs organisations et municipalités s’interrogent sur la forme que prendra l’Halloween cette année. Selon un sondage hebdomadaire de Léger du 6 octobre dernier, 52 % des répondants estiment que la fête culturelle (du moins le porte-à-porte pour la cueillette de bonbons) devrait être annulée du fait de la pandémie. Qu’adviendra-t-il des traditionnelles célébrations d’Halloween dans le contexte sanitaire de la COVID-19 ?

Le Québec célèbre différemment

Au Québec, les villes de Rouyn-Noranda et Amos ont déjà statué : il n’y aura pas de collectes de bonbons cette année. L’événement ne sera pas annulé pour autant, c’est simplement sous une autre formule plus sécuritaire pour les citoyens que se dérouleront les célébrations. Les quartiers seront décorés et des animations permettant la distanciation physique seront proposées. Le populaire Village Hanté, présenté annuellement par le Village québécois d’antan, a été contraint de renoncer à ses activités pour l’automne 2020. L’équipe a préparé un parcours virtuel interactif à la place. Le Jardin botanique de Montréal a quant à lui monté un concours de décoration de citrouilles en ligne afin de remplacer le Grand Bal des citrouilles. Une édition spéciale de la féérie de lumières Illumi offre l’expérience d’un trajet nocturne parcouru en automobile.

Des événements virtuels

À l’international, le festival Derry Halloween d’Irlande du Nord propose cette année une programmation virtuelle. Les feux d’artifice, parades, marchés et sessions musicales seront remplacés par des histoires d’horreur, la création de cocktails et des tutoriels en ligne. Ceci permettra aux adeptes d’épouvante de célébrer l’Halloween en toute sécurité. Au Japon, le défilé de Kawasaki Halloween se déroulera sur le Web, rendant ainsi l’événement accessible mondialement. Sur le thème des costumes du cyber espace, les participants publieront des vidéos de 30 secondes qui seront diffusées sur les médias sociaux (TikTok, Instagram, Twitter, etc.). La ville de Salem, près de Boston, déploie un programme révisé afin d’éviter les rassemblements. L’affichage des règles sanitaires a été adapté à la présence de monstres et de fantômes :   

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Source : Salem Haunted Happenings

Des festivités immersives sur la route 

Au-delà de l’autocueillette de citrouilles et de potirons, les agriculteurs ont trouvé des idées originales pour divertir les visiteurs dans leurs champs. À Toronto, Pumpkins After Dark Drive Thru Experience présente 2,5 km d’expositions composées de sculptures de courges. Contrairement au conte populaire de Cendrillon, voilà qu’aucune citrouille n’est transformée en carrosse, mais c’est plutôt confortablement assis dans sa voiture qu’il devient possible de s’immerger dans le monde des cucurbitacées lumineuses et effrayantes. Le décor révèle ses éclats à la tombée du jour. Au Heritage Square Museum de Los Angeles, l’expérience immersive extérieure 31 nights of Halloween se déroulera en auto cette année. Les univers effrayants des films « The Nightmare Before Christmas », « Hocus Pocus » et « Ghostbusters » sont présentés dans ce trajet agrémenté de jeux, performances et prix.

L’Halloween 2020 en contexte de pandémie est remplie d’incertitudes, mais encore une fois l’industrie touristique fait preuve de créativité pour assurer le divertissement et la sécurité du public. Les fantômes, sorcières et petits monstres pourront donc être apeurés, cette année encore. Il reste toutefois à confirmer comment le traditionnel porte-à-porte sera transformé le 31 octobre prochain.