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Patinage hivernal : s’adapter aux températures douces

Simple, facile d’accès et apprécié des Canadiens, le patinage représente l’activité hivernale de plein air la plus répandue au pays. Selon les plus récentes données de l’Enquête sur les ménages et l’environnement de Statistique Canada (2021), 13 % des ménages canadiens déclarent en faire. Cette proportion est la même en régions métropolitaines de recensement (RMR) qu’à l’extérieur de celles-ci. Or, les hivers plus doux complexifient la pratique sur glace naturelle.  

Des plans d’eau dépendants d’une météo instable

Les sentiers glacés créés en forêt, les trajets sur rivière qui semblent parcourir l’infini et l’étendue immense qu’il est possible d’observer au centre d’un lac gelé constituent des expériences inoubliables, mais sensibles aux aléas climatiques. Patiner sur un plan d’eau naturel devient pratiquement un privilège depuis quelques années au pays. Selon Réjean Ouimet, météorologue, les temps froids associés au cœur de l’hiver s’amenuisent au Québec. Avec des épisodes de froid qui durent moins longtemps, le patinage sur plan d’eau naturel s’avère plus risqué, et c’est pourquoi plusieurs lieux de pratique retardent leur ouverture, réduisent leur saison ou sont forcés de fermer. 

Les plans d’eau québécois ne sont pas les seuls à subir les contrecoups d’une météo variable. Même Winnipeg, reconnue pour ses températures hivernales glaciales, n’est pas épargnée. Cette année, sa populaire River Trail a tardé à ouvrir et les patineurs doivent se limiter à quelques sections selon les variations météorologiques quotidiennes.  

Source : The Forks 

Une activité hivernale qui requiert des installations adaptées

Afin de pouvoir maintenir leurs opérations, les patinoires extérieures nécessitent une température inférieure à -5 degrés Celsius, selon Robert McLeman, professeur d’études environnementales de l’Université Wilfrid Laurier à Waterloo (Ontario). Les hivers doux incitent donc les municipalités à se tourner vers des installations alternatives.  

Les glaces réfrigérées, les toitures de protection, les centres de patinage intérieurs font partie des solutions d’adaptation aux changements climatiques et contribuent à déployer des expériences de qualité. L’offre s’est d’ailleurs beaucoup développée au cours de la dernière décennie. Le sport est aujourd’hui associé au plaisir de bouger, bien sûr, mais aussi de se retrouver dans des lieux aux allures parfois féériques ou dignes des Olympiques. 

À Lévis, le sentier du Quai Paquet constitue le plus long parcours de glace réfrigéré de la province. Sur une distance de 600 mètres, les patineurs peuvent apprécier la vue sur Québec et la présence du fleuve à leurs côtés. Une fois le soleil couché, la magie des lumières fait son œuvre et offre aux utilisateurs un parcours illuminé qui transforme l’expérience vécue durant la journée. 

À Montréal, la patinoire réfrigérée de l’Esplanade Tranquille ajoute une touche féérique au centre-ville et rappelle la nordicité de la métropole. Son ambiance festive et son pavillon multifonctionnel permettent à ce pôle culturel d’animer l’espace de vie extérieur durant la saison froide.  

En 2022, la Ville de Stoneham a ajouté un toit à sa patinoire et s’est dotée d’un système de réfrigération de la glace. Ces améliorations permettent de pratiquement doubler la période d’opération ; la saison passe ainsi de 12 à un peu plus de 20 semaines. Tel qu’expliqué dans la vidéo ci-dessous, de telles installations sont pratiques courantes ailleurs dans le monde et devraient se multiplier au Québec dans les prochaines années. 

Dans le cadre des célébrations du 350eanniversaire de la fondation de Varennes, la Ville a offert à ses citoyens le Polydôme, situé au parc du Pré-Vert, à titre de legs. Cette patinoire réfrigérée et recouverte d’un toit fait de bois du Québec est munie de panneaux solaires qui alimentent l’unité de réfrigération et l’éclairage des lieux.

Source de l’image : Ville de Varennes 

À Québec, les citoyens et visiteurs ont longtemps profité de l’anneau extérieur Gaétan-Boucher, qui fut réfrigéré en 1985. Aujourd’hui, cet anneau se trouve dans le plus grand centre de patinage intérieur d’Amérique : le Centre de glaces Intact Assurance. L’établissement accueille des compétitions sportives (patinage de vitesse, hockey, patin artistique), mais aussi les amateurs qui souhaitent profiter d’installations de haut niveau douze mois par année.  

Source de l’image : Centre de glaces Intact Assurance 

L’offre de patinoires réfrigérées au Québec est encore peu développée, ce qui limite la pratique du patinage durant les hivers plus doux, comme cette année. S’adapter devient inévitablement une nécessité pour les municipalités et de nombreux promoteurs de sites de patinage. 

Les patinoires, une occasion de se réunir

Dans les quartiers urbains, les patinoires agissent à titre de lieux de rassemblement entre amis ou famille. Afin de rendre les lieux conviviaux et invitants, plusieurs villes se dotent d’équipements qui favorisent l’accessibilité, le confort et l’émerveillement. Il peut s’agir de prêt ou de location de patins et de supports permettant l’apprentissage des enfants, de l’ajout de foyers extérieurs pour se réchauffer, d’une offre alimentaire, de jeux de lumières ou de mobilier urbain.  

Le patinage et les sports qui en découlent sont intimement liés à l’identité culturelle de nombreux Québécois. Considérant l’intérêt des visiteurs pour des expériences authentiques qui favorisent la connexion avec les populations locales, la patinoire constitue une composante touristique incontournable. 

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Les technologies à la rescousse des sports de glisse

Les activités en montagne sont de plus en plus chamboulées par l’imprévisibilité des conditions météo. Depuis déjà quelques décennies, l’industrie du ski doit s’adapter à des conditions météorologiques incertaines. Le recours à la fabrication de neige en est un bon exemple. Toutefois, devant les impacts environnementaux associés à certaines pratiques d’enneigement, l’acceptabilité sociale n’est pas toujours au rendez-vous.  

Pour contrer les pertes économiques importantes pouvant découler du manque d’enneigement, plusieurs stations de montagne produisent des plans de développement adaptés à la réalité climatique. Au-delà de la diversification de l’offre d’activités, de nouvelles méthodes à faible empreinte sont testées et adoptées pour préserver le couvert neigeux sur les pistes.  

L’économie circulaire pour produire des flocons  

Aux États-Unis, la station de ski Yellowstone Club utilise les eaux usées du village de Big Ski, situé à proximité, pour fabriquer l’or blanc nécessaire au bon déroulement de ses activités. Les eaux usées sont traitées une première fois avant d’être transformée en neige. Elles sont filtrées à nouveau par le sol lors de la fonte printanière. La stratégie de réutilisation des eaux usées a été analysée pendant près de 20 ans, sous la forme de projets pilotes et de recherches, avant de devenir le programme lancé à l’hiver 2024. Le procédé sert aussi à arroser les terrains de golf adjacents à la montagne durant la saison estivale. Le permis octroyé nécessite une surveillance continue de l’impact du projet sur la qualité de l’environnement. 

Source: Yellowstone Club 

Réutiliser et conserver la neige

Le snowfarming est une méthode visant à optimiser les accumulations de neige. Cette approche permet de garder la couverture neigeuse durant l’été et de la réutiliser pour la saison hivernale subséquente. La neige est conservée à partir d’une récolte en bordure des pistes au printemps. La matière recueillie est ensuite préservée sous la forme de monticule couvert d’une couche isolante qui le protège de la fonte. Cette neige sert éventuellement de base pour préparer les pistes de ski de fond, de ski alpin ou est utilisée pour la tenue d’événements sportifs. Depuis 2008, l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches de Suisse (SLF) s’intéresse au snowfarming comme mesure pour contrer les hausses de mercure néfastes aux activités des stations. Selon un rapport publié en 2019, les procédés de protection de la vieille neige limitent de 10 à 25 % la fonte pendant la belle saison.  

Au Canada, la station Sunshine Village Resort de Banff pratique une autre forme de snowfarming. Elle retient la neige poussée par le vent à l’aide de clôtures le long de la piste, cette neige est ensuite dispersée sur les pentes à l’aide de machinerie.  

Les jeunes pousses à la rescousse de l’or blanc 

En Autriche, la startup BergWind propose de transformer les remontées mécaniques en une série d’éoliennes afin de produire l’électricité nécessaire aux activités des stations. Le système de mini-éoliennes se fixe aux ancrages normalement utilisés pour les télésièges ou télécabines. Une idée audacieuse permettant de réduire les impacts environnementaux de la production de neige, tout en utilisant les infrastructures déjà en place. La méthode est en phase de financement. La vidéo suivante explique davantage le processus.  

Recours à la science : des approches réfléchies

Pour les gestionnaires de station en montagne, connaître la profondeur des couvertures de neige des pistes sur l’ensemble d’un territoire et repérer les correctifs à apporter pour offrir une expérience de glisse idéale peut s’avérer complexe. Au cours des dernières années, de nouveaux outils et logiciels ont vu le jour afin de faciliter la planification grâce à des données pointues. 

En Californie, Mammoth Mountain utilise un satellite, SNOWsat, qui détecte les endroits les plus enneigés. L’épaisseur de la couverture neigeuse du domaine skiable est analysée et offre un portrait de la qualité des pistes et des actions à poser pour les améliorer. 

L’outil ClimSnow évalue l’état futur des couvertures de neige en se basant sur les projections climatiques et en prenant en compte les spécificités du terrain analysé. Les données recueillies transmettent une modélisation et des graphiques de progression permettant de mettre en place des plans adaptés. 

 

Créé en banlieue de Grenoble, DIA4S travaille à valoriser les aménagements et les compétences du personnel des stations de ski. L’entreprise offre une aide à la décision du personnel technique grâce aux applications Prosnow et TipSnow. Les technologies permettent de recueillir des données et des variables d’intérêt (épaisseur de neige, températures, vent et précipitations). Ces informations sont d’une grande utilité afin d’assurer les meilleures conditions de ski possibles, particulièrement pour les périodes touristiques clés.  

Diversifier et réduire les vulnérabilités

Les régions qui développent une offre de tourisme hivernal doivent composer avec plusieurs impondérables résultants des changements climatiques. Que ce soit au Canada ou ailleurs dans le monde, plusieurs stations en montagne souhaitent diminuer leur dépendance au ski, en raison des prévisions d’enneigement pour les prochaines années. Les défis de ces entreprises s’accentuent et travailler à réduire les vulnérabilités qui rendent la pratique d’activités hivernales complexes devient un incontournable.  

Image à la une: Pixabay 

 

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Des festivals d’hiver insolites

Les festivals d’hiver enrichissent la vie des villes nordiques, mettant en lumière leur identité culturelle, leur histoire et leur patrimoine. Ils offrent également l’occasion de réunir les résidants et les visiteurs dans une atmosphère festive et chaleureuse, contribuant ainsi à l’économie régionale. Les thématiques des festivals varient considérablement. Toutefois, ils ont tous l’objectif de répandre de la chaleur, de la joie et un sentiment de convivialité en temps froid, que ce soit en milieu urbain ou rural. Voici quelques exemples insolites de festivals hivernaux à travers le monde.  

Vibrer au son de la glace

Créé en 2006, le Ice Music Festival de Norvège propose un concept unique avec la neige et la glace comme matières premières. Les instruments de musique et les œuvres d’art présentés dans le cadre de la programmation sont entièrement sculptés dans la glace ou la neige. Des discussions et présentations de scientifiques à propos des changements climatiques figurent aussi au programme.  

Source: Rainbow lifestyle magazine 

Quand un fait divers devient un festival

Un festival aux origines plutôt surprenantes se déroule chaque hiver au Colorado. En 1989, un Norvégien nommé Bredo Morstoel est décédé d’une maladie cardiaque. Son corps a été placé dans un centre de cryogénie à Oakland, en Californie, pendant quatre ans avant d’être transféré dans un hangar près de la ville de montagne de Nederland, au Colorado, où il se trouve encore aujourd’hui dans l’espoir que des avancées scientifiques puissent le ramener à la vie. Mais l’histoire ne se termine pas là.  

Inspiré par ce fait divers, la communauté de Nederland a lancé en 1995 The Frozen Dead Guy Days. Depuis, la célébration de la vie de Morstoel se poursuit chaque hiver. Pendant trois jours, le festival propose des concerts de musique sous des tentes chauffées, des courses de cercueils, un plongeon polaire costumé, des concours de t-shirts glacés, un défilé de corbillards, un jeu de quilles de dindes congelées sur glace, un spectacle de slam, un lancer de saumon glacé, etc. L’office de tourisme de Estes Park, où se tient l’événement, a produit un documentaire sur ce festival qui ne laisse personne de glace! (Voir le lien vidéo) 

Entre histoires et légendes

Les festivités Busó de Mohács, dans le sud de la Hongrie, marquent la fin de l’hiver. Le nom provient des « ’busó, » des personnes (traditionnellement des hommes) en costumes effrayants portant des masques en bois et de grands manteaux de laine. Ces personnages défilent dans des chaloupes sur le Danube pour ensuite parcourir la ville. Le défilé se termine par la mise à feu d’un cercueil symbolisant l’hiver. La vidéo suivante présente un bref résumé des festivités.

 

Si à l’origine la tradition fut créée par la minorité croate de Mohács, elle représente aujourd’hui un emblème pour la ville et une commémoration des grands événements de son histoire. Selon les responsables de l’événement, les festivités jouent un rôle social important en donnant la possibilité à chacun de s’exprimer au sein de la communauté. Les expressions artistiques qui en découlent sont préservées, dont un grand nombre de techniques de sculpture de masques. Ces festivités traditionnelles sont inscrites sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis 2009. 

Petit ver va loin

Nommé d’après un minuscule ver qui prospère dans les écosystèmes glaciaires, le Cordova Iceworm Festival a été lancé en 1961 dans la ville du même nom en Alaska.  La pièce maîtresse de cette célébration hivernale de 10 jours est la parade des vers, mettant en vedette un énorme asticot de glace. Les autres attractions comprennent un feu d’artifice, des courses de combinaisons de survie dans l’eau vive, un concours d’avions en papier, une chasse au trésor, un spectacle de variétés, entre autres choses. Bien que certains événements soient organisés par l’Iceworm Board, la majorité d’entre eux sont mis sur pied par des entreprises et des résidants. Voilà un bel exemple qui fédère l’ensemble de la communauté d’une petite localité à partir d’une caractéristique originale de la région. 

Source : Instagram 

Les festivals d’hiver s’avèrent la démonstration de la résilience et de la créativité des communautés nordiques. Parfois uniques et insolites, ils constituent indéniablement une tapisserie diversifiée et dynamique de célébrations culturelles, saisonnières et communautaires.

 

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L’art s’invite dans les stations de ski

La neige comme canevas créatif

Actif dans les Alpes depuis 2003, le domaine skiable de Paradiski réunit les stations des Arcs, Peisey-Vallandry et La Plagne. Pour célébrer ses 20 ans, l’entreprise a collaboré avec le peintre Saype, pour la création de deux fresques sur neige en pleine montagne. Connu pour utiliser l’herbe comme canevas créatif, l’artiste français réalise des œuvres avec de la peinture écoresponsable. Il s’est d’ailleurs distingué pour son engagement et son désir de sensibiliser le public à l’état de la planète.  

L’œuvre intitulée «  Encordés  » se déploie sur deux versants du domaine skiable. Elle représente deux enfants unissant leurs efforts pour gravir une montagne et ouvrir la voie. La collaboration et l’interdépendance des protagonistes ne sont pas sans rappeler les défis importants auxquels les régions montagneuses font face devant les changements climatiques. 

Source: Saype 

Les photos qui relatent les étapes de réalisation du projet artistique sont exposées dans les gares du téléphérique Vanoise Express, situées à Montchavin-Les Coches et à Peisey-Vallandry.  

La société n’en est pas à son premier projet artistique en montagne. À l’occasion de ses 10 ans, elle a habillé certaines cabines de la station d’un revêtement coloré créé par l’artiste et créateur de mode Jean-Charles de Castelbajac. 

Source: Design Fair 

Des artistes ajoutent de la couleur aux remontées mécaniques

La station de montagne Powder Mountain , située à Eden dans l’État du Utah aux États-Unis, jumelle installation artistique et remonte-pente mécanique. L’œuvre réalisée par les artistes parisiens Gerard et Kelly s’intitule Relay. Elle se présente sous la forme d’un tunnel lumineux et coloré posé au-dessus du tapis magique de la pente-école. Le motif arc-en-ciel du dôme expose les skieurs à une expérience différente selon la luminosité naturelle et la météo du moment. L’aspect « magique » du tapis prend alors un nouveau sens permettant d’apaiser les néophytes, souvent craintifs.

Source: Utah Business

Des installations artistiques cachées en montagne

Au Québec, la station de ski Mont SUTTON intègre des œuvres à la forêt. Les sculptures sont observables à partir des pistes de ski, parfois aussi des sentiers de de randonnée. La carte des pistes skiables indique, à l’aide de pictogrammes, où se trouvent les différentes installations artistiques. Le projet Arts à la montagne a débuté en 1998. 

En cette ère de grands changements pour les stations de ski, intégrer des installations artistiques pourrait susciter la curiosité et contribuer à bonifier l’expérience des visiteurs. Une approche qui pourrait permettre de sortir des sentiers battus !  

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Est-ce que les Québécois voyagent hors des périodes touristiques ? 

Les périodes de vacances habituelles, soit les mois d’été, la relâche scolaire et Noël, constituent les moments phares de l’industrie touristique. Au Québec, comme ailleurs, on observe aussi un intérêt pour les voyages hors de ces périodes. Selon l’enquête en ligne menée du 30 octobre au 6 novembre 2023 par la Chaire de tourisme Transat, 59 % des répondants ont voyagé en dehors des périodes de vacances habituelles en 2023. 

Parmi les répondants qui voyagent à l’occasion ou souvent en dehors des périodes de vacances habituelles, un certain profil de voyageurs se démarque. Voici quelques-unes de ses particularités.   

  • Ils voyagent plus fréquemment que les autres : 45 % disent voyager au moins chaque 6 mois (contre 26 % du reste de l’échantillon) ;  
  • Ils sont plus nombreux à être âgés de 55 ans et plus comparativement à ceux qui ne voyagent pas en dehors des périodes de vacances habituelles (43 % contre 30 %) ;   
  • Ils sont plus nombreux à être à la retraite comparativement aux autres (27 % contre 16 %).  
  • Ils sont en couple sans enfant à la maison (47 %) dans une plus forte proportion que les autres (33 %)  

Le choix de voyager hors des saisons hautes s’explique par divers facteurs et comporte plusieurs avantages, notamment d’éviter les foules et de profiter d’offres plus abordables sur le transport, l’hébergement et certaines activités Un peu plus du quart des répondants (27 %) qui voyagent à l’occasion ou souvent en dehors des périodes de pointe mentionnent que les changements climatiques les poussent à modifier leur façon de voyager. Leur flexibilité leur permettrait-elle de choisir des destinations et des périodes moins vulnérables aux effets des changements climatiques ? 

Fenêtre d’occasions pour le voyage hors saison

Certains segments de clientèle ne sont pas freinés par les responsabilités professionnelles ou même familiales ou peuvent plus facilement jongler avec celles-ci. Ils jouissent d’une liberté qui leur permet de s’évader hors des périodes plus achalandées. C’est le cas d’au moins trois voyageurs sur dix qui affirment qu’il serait tout à fait possible pour eux de voyager au Québec en dehors des périodes de vacances habituelles (voir infographie). 

Avec le beau temps qui prolonge la saison estivale, une tendance à la hausse des séjours automnaux est observée ces dernières années au Québec et aussi ailleurs dans le monde. Bien que ce phénomène soit de bon augure, le défi est de maintenir une offre d’activités et de services qui permettra à ces visiteurs de vivre des expériences positives et mémorables.  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Voyager au Québec à l’hiver 2024 ?

Du 30 octobre au 6 novembre 2023, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage en ligne auprès de 1 002 voyageurs québécois issus d’un panel privé. Ci-dessous sont exposés les résultats qui découlent de leurs réponses aux questions liées à leurs intentions de voyage pour l’hiver 2024.  

L’enquête réalisée en 2023 présente des données qui sont globalement similaires à celles de 2022. Les intentions de voyage, que ce soit vers des destinations de type « soleil » (27 % en 2022 comparativement à 31 % en 2023) ou au Québec (44 % comparativement à 38 %), ne montrent qu’une faible fluctuation. Cette légère variation pourrait être attribuée, en partie, à la période anticipée de la collecte de données, qui a été effectuée un mois plus tôt que l’année précédente. 

Les intentions de voyage à l’hiver 2024

Près de 38 % des voyageurs québécois prévoient un séjour d’agrément au Québec à l’hiver 2024.   

Les Québécois privilégient le Québec comme destination hivernale. Près de 38 % des voyageurs interrogés envisagent un séjour d’agrément au Québec à cette période. Parmi eux, huit répondants sur dix n’avaient pas encore réservé leur expérience au moment du sondage. Par ailleurs, plus d’un voyageur sur cinq hésite encore à visiter le Québec à cette période. Ces derniers représentent une clientèle potentielle que les prestataires d’offres touristiques peuvent encore tenter de charmer.  

Les destinations soleil se révèlent particulièrement attrayantes pour la clientèle québécoise. En effet, environ un tiers (31 %) des personnes interrogées envisage de les choisir pour l’hiver, et parmi elles, la moitié a déjà réservé son séjour. Le fait que les déplacements à l’international soient planifiés avec moins de spontanéité que les voyages au Québec pourrait expliquer ce phénomène.  

Par ailleurs, seulement 15 % des personnes sondées considèrent visiter d’autres lieux que ceux mentionnés, et parmi ceux-ci, 6 % ont déjà procédé à la réservation de leur voyage. 

Source: création de l’auteure  

Quant aux voyageurs qui prévoient partir à l’extérieur du Québec, ils semblent moins influencés par la conjoncture économique que les autres. Seuls 10 % se disent freinés par le contexte économique, contre 27 % des voyageurs qui ne comptent pas visiter ces destinations. 

Qui sont les voyageurs qui visiteront le Québec cet hiver ?

Les ménages avec enfants (incluant les familles monoparentales) ont tendance à opter davantage pour un séjour hivernal au Québec. Ils représentent 42 % de ce segment, contre 31 % de ceux qui ne prévoient pas voyager au Québec à l’hiver. Plus de la moitié de ces familles (53 %) affichent des revenus supérieurs à 100 000 $, comparativement à 40 % du reste de l’échantillon.  

Des télétravailleurs flexibles  

Parmi les voyageurs qui considèrent le Québec comme destination hivernale en 2024, 36 % seront en télétravail en 2024. Ils s’affichent plus ouverts que les autres à l’idée de combiner télétravail et vacances. Près de 20 % d’entre eux envisagent de prolonger un séjour touristique grâce à cette modalité, et 16 % prévoient un séjour dédié au télétravail au cours de l’année à venir. Cette proportion est au moins deux fois plus élevée que pour ceux qui ne visiteront pas le Québec (respectivement 10 % et 6 %). 

Source: Pexels 

En outre, ces voyageurs se montrent plus flexibles quant à leurs dates de voyage. En effet, 71 % d’entre eux mentionnent voyager en dehors des périodes de vacances habituelles (ex. : la semaine de relâche) contre 45 % de ceux qui ne voyageront pas au Québec.  

Image à la une : Pexels   

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Voyager au Québec cet hiver ?

Du 21 au 25 novembre 2022, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage en ligne auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs intentions de voyage pour l’hiver 2023. 

Près de 45 % des voyageurs québécois interrogés considèrent un séjour d’agrément au Québec d’au moins une nuitée hors de leur résidence à l’hiver. Parmi ceux-ci, 78 % n’avaient pas encore réservé leur expérience au moment du sondage en novembre dernier.  

Comment engager cette clientèle ? Qu’est-ce qui distingue les répondants qui envisagent un séjour d’agrément au Québec cet hiver de ceux qui n’en projettent pas ? Deux éléments ressortent de l’enquête menée par la Chaire ; le télétravail et le développement durable.  

Les séjours de télétravail, une avenue pour prolonger l’agrément

Les répondants qui sont en situation de télétravail en 2023 et ont l’intention d’effectuer un voyage d’agrément au Québec dans les semaines à venir sont une clientèle intéressante pour les prestataires d’offres touristiques. En effet, il semblerait qu’ils considèrent que le télétravail s’insère bien dans un séjour d’agrément. Ils démontrent une flexibilité supplémentaire qu’on observe moins chez ceux qui ne prévoient pas visiter la province cet hiver. 

L’infographie suivante présente les principales variations de déplacements envisagés pour l’année 2023. 

Le développement durable capte l’intérêt

Les voyageurs québécois qui projettent un séjour d’agrément au Québec cet hiver s’affichent plus sensibles aux enjeux de tourisme durable que ceux qui n’envisagent pas de visiter la province durant la saison froide. Cette clientèle est plus susceptible d’accueillir favorablement des offres qui véhiculent des valeurs de responsabilité environnementale. 

L’infographie suivante présente les principales variations de comportements durables adoptés.  

En plus des répondants qui n’avaient pas encore réservé leur expérience en novembre dernier (78 %), environ le quart (23 %) des voyageurs québécois sondés demeurent incertains d’effectuer un séjour d’agrément au Québec cet hiver. Ces derniers représentent une clientèle potentielle intéressante que les prestataires d’offres touristiques peuvent encore tenter de charmer ! 

Clin d’œil rédigé avec la collaboration de Marie-Christine Bruneau, directrice intelligence d’affaires et de Théo Depond, agent de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Qui sont les Québécois qui voyageront dans le sud cet hiver ?

Du 21 au 25 novembre 2022, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage en ligne auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs intentions de voyage au cours de l’hiver 2023. 

Plus du quart (27 %) des personnes sondées envisagent de voyager dans une destination soleil cet hiver. Parmi ceux-ci, 51 % avaient déjà réservé leur voyage au moment du sondage en novembre dernier.   

L’infographie suivante présente un portrait plus exhaustif des répondants qui projettent d’aller dans le sud à l’hiver 2023 et les compare avec ceux qui n’envisagent pas un tel voyage. Les chiffres en gras indiquent une différence significative entre les répondants qui projettent de voyager dans une destination soleil et ceux qui ne le prévoient pas. 

Les premiers se distinguent notamment par leur âge, leur situation familiale ainsi que leur salaire annuel. En effet, ils sont plus souvent âgés de 55 à 64 ans (18 % contre 12 %), sont plus souvent des couples sans enfant à la maison (49 % contre 37 %) et ont tendance à avoir un revenu annuel de plus de 100 000 $ (50 % contre 37 %). 

Voici quelques observations additionnelles découlant des résultats de l’enquête qui permettent de cerner certaines caractéristiques de cette clientèle.  

Le télétravail en contexte de voyage capte l’attention

Parmi les répondants qui sont en situation de télétravail en 2023 et qui ont l’intention d’effectuer un voyage dans une destination soleil dans les semaines à venir, 35 % envisagent un séjour consacré au télétravail au courant de l’année (contre 8 % de ceux qui ne projettent pas de voyager dans le sud cet hiver). De plus, un peu plus du quart (27 %) souhaitent prolonger la durée d’un séjour touristique grâce au télétravail en 2023 (contre 10 %). Ce segment de clientèle est donc plus enclin à effectuer du télétravail dans un contexte de voyage, ce qui démontre une certaine flexibilité à travailler de partout.  

Le contexte économique et sanitaire a peu d’impact

Les répondants qui envisagent de se rendre dans une destination soleil cet hiver s’affichent moins sensibles à l’inflation ainsi qu’à la pandémie de COVID-19 que ceux qui prévoient de rester au Québec. Les contraintes liées à ces deux facteurs sembleraient moins les affecter. L’infographie suivante présente les principales variations d’état d’esprit liées au contexte économique et sanitaire actuel. 

Ajoutons que quelque 15 % des répondants au sondage demeurent incertains d’aller dans le sud à l’hiver 2023. Opteront-ils pour une expérience hivernale ? À vous de les séduire ! 

Clin d’œil rédigé avec la collaboration de Marie-Christine Bruneau, directrice intelligence d’affaires et de Théo Depond, agent de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Destinations

La pandémie pousse la ville à se remettre en question

Les autorités se mobilisent

D’abord, tout s’est arrêté. Du jour au lendemain, le cœur des villes a cessé de battre. En fait, beaucoup de centres urbains, encore à ce jour, sont maintenus en vie artificiellement. Les travailleurs, les visiteurs, les étudiants et même les résidents se font rares dans les centres-villes depuis maintenant trop longtemps. Les commerces, ceux qui peuvent encore accueillir la clientèle en fonction des mesures sanitaires, en souffrent sévèrement.

Très rapidement, les autorités municipales ont démontré leur capacité à adapter le territoire pour permettre des déplacements sécuritaires. Plusieurs initiatives ont vu le jour dans les grandes et moins grandes villes à travers le monde : piétonisation, nouvelles voies cyclables, zones de rencontre et terrasses sur les trottoirs et les places publiques. Dans un contexte normal, ce type de projets se bute à de la résistance, nécessite des compromis. Mais avec la crise, il a fallu faire vite, adapter pour sécuriser et faciliter la fréquentation des commerces locaux, maillon essentiel de la vitalité des rues principales. La ville est alors devenue un véritable laboratoire de projets pilotes en accéléré. Comme les habitudes de la plupart des gens ont été bouleversées, leur état d’esprit est probablement plus ouvert, plus disposé aux changements.

Tourisme : une haute saison difficile

Le déconfinement estival a soulagé bien des entreprises, dont de nombreux hôtels, restaurants et attraits touristiques en région. Mais la situation dans les centres urbains s’est avérée bien différente. Selon les estimations de Destination Canada, les taux d’occupation moyens dans les grandes villes canadiennes ont rarement dépassé 40 % à 50 % au plus fort de l’été.

Selon le bilan estival de l’enquête sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise*, la majorité des entreprises situées dans les grands centres urbains du Québec ont vu leurs finances se détériorer davantage durant la haute saison. Les données de la firme STR indiquent un taux d’occupation moyen de 18 % dans les hôtels de Montréal à la fin juillet, du jamais vu.

À court terme : un hiver confiné à domicile… et dehors

Malgré tout, avec l’hiver et la deuxième vague de la pandémie, d’autres initiatives ingénieuses se déploient dans les villes qui doivent conjuguer avec le froid et la neige. Pour des raisons de santé mentale et physique, la population aura plus que jamais besoin de sortir. Cet hiver, la qualité de vie des citoyens passera, entre autres, par l’aménagement des sites extérieurs.

Des architectes, urbanistes et autres professionnels de l’aménagement ont documenté de bonnes pratiques afin d’accompagner les autorités locales dans l’élaboration de concepts adaptés à l’hiver dans un contexte pandémique. Par exemple, pour favoriser la fréquentation des rues commerciales, l’organisation Bench Consulting a mis sur pied le concours Winter Places. Celui-ci vise à multiplier les solutions d’aménagements extérieurs hivernaux à faible coût et à installation rapide. Un guide téléchargeable gratuitement rassemble les initiatives retenues.

villes_redefinir_tourisme_postcovidSource : Pexels

À moyen et long termes : pour des villes plus résilientes

De nombreux professionnels du développement urbain se sont prononcés sur l’avenir des villes compte tenu du contexte actuel. La crise favorisera certainement l’accélération de certaines tendances. Des constructions plus durables, davantage d’agriculture urbaine et d’espaces verts ainsi qu’une place grandissante pour le transport actif et à propulsion électrique constituent des cibles qui gagneront en importance.

Dans cette mouvance, une cinquantaine d’experts et de personnalités influentes au pays, sous l’impulsion de l’ex-urbaniste en chef de la Ville de Toronto, Jennifer Keesmaat, signent la Déclaration 2020 pour la résilience des villes canadiennes. Ce groupe multidisciplinaire propose de développer une économie verte, propre et sobre en carbone en changeant la façon de planifier et d’opérer les milieux urbains. Les signataires formulent ainsi 20 mesures à mettre en place comme point de départ à ce virage. Celles-ci se regroupent sous trois thèmes :

  • Assurer une occupation responsable du territoire ;
  • Accélérer la « décarbonisation » de nos systèmes de transport ;
  • Adhérer au développement durable dans nos environnements naturels et bâtis.

Des solutions concrètes à mettre en place dès maintenant

L’enjeu de la dévitalisation des centres-villes ne date pas de la pandémie. Le magasinage en ligne et les centres commerciaux des banlieues ont contribué à étioler la fréquentation des rues principales. La crise a exacerbé cette dégradation et stimulé la mobilisation des acteurs de différents milieux pour créer des outils concrets de revitalisation. L’Institut urbain du Canada a publié un rapport intitulé : In it Together: Bringing Back Canada’s Main Street qui rassemble des actions pour dynamiser le cœur des villes. Ces propositions sont organisées autour de cinq thématiques phares : les gens, les lieux, le soutien, les commerces et le leadership.

Au Québec, le Centre d’écologie urbaine de Montréal et la Chaire de recherche In.SITU de l’ESG UQAM ont lancé une plateforme Web rassemblant une panoplie de ressources pour l’aménagement des villes, dont six fascicules offrant la marche à suivre pour réaliser des projets de rues conviviales.  

Et le tourisme ?

Les villes du Québec sont de véritables moteurs de l’économie touristique. Des centres urbains dynamiques, animés, où les scènes culturelles et gastronomiques sont vibrantes et identitaires, où il fait bon vivre et où les résidents sont fiers et heureux d’accueillir le visiteur, voilà des villes attractives, tant pour les touristes d’agrément que d’affaires. Veillons à ce que la pandémie de COVID-19 ait servi à propulser un virage essentiel pour l’avenir des villes, une sorte de legs qui profite aussi bien aux résidents, aux entreprises qu’aux clientèles touristiques.

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*L’enquête portant sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise est une étude menée en trois volets, d’avril à septembre 2020, par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations touristiques régionales et sectorielles.

 

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Vitaliser les espaces extérieurs en hiver

À l’approche de l’hiver, plusieurs organisations, entreprises, municipalités et citoyens appréhendent la saison froide en temps de pandémie. Pour des raisons de santé mentale et physique, la population aura plus que jamais besoin de sortir. Cet hiver, la qualité de vie des citoyens passera entre autres par l’aménagement des sites extérieurs.

 

 

 

Un hiver de proximité

La fermeture des frontières ainsi que les restrictions en matière de déplacements et de rassemblements continueront de frapper la scène touristique du Québec cet hiver. Dans ce contexte limitatif, il faudra faire preuve de flexibilité, d’innovation et de simplicité pour que les Québécois puissent profiter des lieux extérieurs à proximité de leur domicile.

Lors de la conférence « L’hiver en temps de COVID : adapter nos espaces publics », qui s’est tenue à la mi-octobre, les intervenants ont soulevé le fait que plusieurs initiatives pourront être déployées cet hiver, même en zone rouge. Par exemple, embellir et entretenir les espaces de déambulation, les rendre plus sécuritaires, inclusifs et accessibles. Une fois plus accueillants, ces corridors encourageront la libre circulation vers des commerces locaux ou des places publiques dans lesquelles on pourrait joindre des animations sporadiques.

Pour clarifier l’étendue des possibilités, Jérôme Glad, cofondateur de La Pépinière, Espaces Collectifs, a présenté une charte qui reprend les codes de couleurs évoqués par le gouvernement.

pepiniere_espaces_collectifs_zonesSource : La Pépinière, Espaces Collectifs

Offrir un cadre et laisser la magie opérer

Pour sa part, Olivier Legault, cofondateur du Laboratoire de l’hiver, croit qu’il faut miser sur l’action citoyenne, offrir un cadre et laisser la magie opérer. En créant des pôles de voisinage en ville ou en intégrant de modestes aménagements sur les rues principales ou dans les cœurs villageois en région, on met en place un environnement qui facilite l’appropriation des lieux par les communautés. Encore une fois, la simplicité s’impose : jeux de lumière, chauffage d’appoint, butte de neige, patinoire et terrasse éphémère. En initiant de petites actions, on laisse les citoyens adapter le projet à leurs couleurs.

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Source : Le Laboratoire de l’hiver

Dans un contexte où chacun doit respecter des mesures de distanciation sociale, vouloir aménager et animer des lieux représente un défi supplémentaire, particulièrement dans les zones plus touristiques ou dédiées au divertissement. Tel que précisé par Catherine Girard-Lantagne, directrice de la programmation pour le Partenariat du Quartier des Spectacles, il devient laborieux de créer une proposition, car « le but est d’attirer des gens… mais pas trop, il faut que le concept soit intéressant… mais pas trop, l’annoncer… mais pas trop fort ».

Dans de telles conditions, le mieux consiste à développer un projet qui pourra répondre aux différentes phases de confinement émises par la santé publique et de concevoir un canevas souple dans lequel s’imbriqueront diverses animations, selon les possibilités du moment.

Imaginer, créer, s’inspirer

En cette période de COVID-19, l’enjeu de l’aménagement impose des réflexions et des actions rapides. Plusieurs designers, architectes, urbanistes et autres experts pluridisciplinaires ont documenté des bonnes pratiques afin d’accompagner les autorités locales dans l’élaboration de concepts adaptés à la nouvelle réalité.

Dans son recueil « Reactivating Space in the Age of COVID-19 », la firme coUrbanize & Bench Consulting affirme que les meilleures stratégies possèdent trois caractéristiques communes. Elles :

  1. tournent autour d’une programmation extérieure ;
  2. stimulent l’économie « hyperlocale » ;
  3. reflètent les besoins uniques des communautés d’aujourd’hui.

En prévision de l’hiver, de nombreux appels à proposition et concours sont lancés afin de dénicher des solutions pour vitaliser les espaces extérieurs. Par exemple, Bench Consulting a organisé la compétition « Winter Places » dans le but d’identifier des installations à faibles coûts et à implantation rapide. Le but étant de ramener les visiteurs sur les rues principales et d’encourager les commerces qui s’y trouvent. Voici une idée issue de cette initiative.

Le projet Snowed In consiste à construire des cloisons de neige soutenues sur une simple structure de bois afin de couper le vent. Imaginées par l’organisme Stantec, ces barrières peuvent s’adapter à divers contextes et même faciliter la création de zones qui favorisent la distanciation sociale.

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Source : projet Snowed In de Stantec

À Chicago, le concours Winter Dining visait à concevoir des terrasses et des espaces extérieurs dédiés à la restauration. À la mi-octobre, trois gagnants ont été sélectionnés sur plus de 640 propositions. Les concepts retenus consistent en des cabines chauffées, des unités modulaires avec sièges et chauffage ainsi que des tables basses chauffantes. 

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Source : projet Block Party 

Un hiver qu’il faut apprivoiser

L’amour pour les festivals et les carnavals d’hiver, les sports et les activités de plein air s’inscrit dans l’ADN de bien des Québécois. Or, pour plusieurs, le grand défi consiste à embrasser le quotidien hivernal. Il y aura certes un « avant » et un « après » pandémie. Cette ère peu ordinaire pourrait être l’occasion de s’intéresser et de documenter les bienfaits qu’apporte l’aménagement des lieux de proximité des Québécois, en ville comme en région. Cette crise permettra de tirer beaucoup d’enseignements pour améliorer la qualité de vie des citoyens durant la saison froide. Car n’oublions pas que cette pandémie n’est qu’éphémère alors que l’hiver reviendra chaque année !

 

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