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L’intelligence artificielle s’immisce dans le parcours client

L’omniprésence des technologies a redéfini la manière dont les voyageurs obtiennent les informations et les services touristiques. Les nouveaux outils accompagnent et guident les consommateurs, influençant leurs décisions et modifiant leurs attentes envers les entreprises. Pratiquement tout se trouve désormais à portée de main des clients. Ils espèrent que la technologie soit intuitive et qu’elle bonifie l’expérience tout au long du parcours, de la planification jusqu’au retour à la maison.  

Selon la firme Amadeus, l’intelligence artificielle générative (IAG), à l’image de ChatGPT, apporte une valeur significative à l’expérience de planification de voyages en ligne pour les consommateurs. Cela se traduit par une personnalisation accrue et une approche plus sensible de la recherche et des conseils. Au lieu d’utiliser des filtres pour affiner leurs demandes sur un site ou auprès d’une agence, les voyageurs peuvent simplement exprimer leurs besoins à un agent conversationnel (chatbot), de la même manière qu’ils le feraient avec un conseiller humain.  

La future génération de services à la clientèle exploitant l’IAG sera caractérisée par une approche plus patiente et empathique. Cela permettra d’alléger la charge de travail des employés responsables du service après-vente et de la gestion des commentaires clients, tout en leur offrant l’opportunité d’apporter une dimension humaine à des questions plus spécifiques. 

Selon la société de conseil en gestion Oliver Wyman, 81 % des voyageurs d’agrément seraient prêts à réserver un voyage sur la base des recommandations de l’IAG. 

La société de conseil en gestion Oliver Wyman a interrogé plus de 1000 voyageurs aux États-Unis et au Canada en août 2023 pour en savoir plus sur l’attitude des consommateurs à l’égard de l’IAG. L’étude a révélé que 54 % des voyageurs d’agrément font déjà confiance à l’IAG pour s’inspirer et planifier leur voyage, et 81 % d’entre eux ont déclaré qu’ils seraient prêts à réserver sur la base de ses recommandations. 

Cet engouement de la part des voyageurs pousse certaines entreprises et destinations à avoir recourt à l’IA pour optimiser l’expérience client offerte. Voici deux exemples.  

Découvrir des musées selon ses goûts artistiques

L’application mobile I-Muse offre des visites personnalisées des huit principaux musées de la ville de Turin en Italie. L’outil crée des connexions entre les œuvres des différentes institutions muséales. L’IA propose ainsi des itinéraires inter-musées personnalisés en fonction des goûts des utilisateurs et la possibilité de découvrir à la fois les œuvres exposées et celles stockées dans les entrepôts et les archives. Le visiteur peut également sélectionner ses œuvres favorites en scannant le code QR associé. Son profil sera dessiné par l’IA, qui adapte alors la visite, selon ses préférences. Cette collecte de données optimise l’expérience du visiteur, qui suit un itinéraire établi en fonction de ses goûts et affinités en matière d’art. 

Source de l’image : Google Play 

Offrir un accueil dans la langue parlée par les visiteurs

En vue des Jeux olympiques d’été de 2024, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) propose une application de traduction instantanée en 16 langues pour ses 6000 agents : TRAD.IV.IA. La RATP a fourni à une entreprise technologique un corpus de données, soit 50 000 messages à traduire, à adapter et à valider ainsi que cinq heures d’enregistrements sonores. Ce corpus a permis d’entraîner un moteur de traduction unique et conçu sur mesure, entièrement spécifique au domaine de la mobilité de voyageurs. Désormais, lorsqu’un agent émet un message en français, celui-ci est immédiatement converti en texte, puis traduit en plusieurs langues. Au besoin, le message peut être reconverti en voix synthétique et diffusé en temps réel sur une tablette électronique.  

Cette solution facilite la gestion des flux des voyageurs dans un réseau qui sera fortement mis sous pression avec 15 millions de spectateurs attendus pour les Jeux olympiques et paralympiques. En plus de favoriser l’accessibilité et l’inclusion des voyageurs internationaux, ce type d’application peut se transposer dans différents contextes et lieux comme des hôtels, des offices de tourisme ou des attraits. 

Saurez-vous intégrer l’IA à vos activités ?  

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

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Intentions des voyageurs financièrement plus résistants

Pour mieux comprendre les comportements de voyage, la Chaire de tourisme Transat a mené une enquête en ligne auprès de 1002 voyageurs québécois du 30 octobre au 6 novembre 2023. Près de la moitié (47 %) des personnes sondées sont neutres ou ne se déclarent pas freinées par le contexte économique actuel. Aussi, plus du tiers (34 %) affirment que le voyage demeure une dépense prioritaire de leur budget.  

Ces voyageurs, que l’on peut qualifier de financièrement résistants, figurent tout naturellement parmi les plus positifs quant aux intentions de séjours pour 2024, du moins, en ce qui a trait aux déplacements en dehors de la province. Le sondage réalisé par la Chaire de tourisme Transat permet de cerner les intentions touristiques des voyageurs québécois. Qu’il s’agisse de ceux qui considèrent le voyage comme une dépense prioritaire ou des répondants qui affirment ne pas être freinés par le contexte économique actuel, le portrait est assez similaire. Dans les deux cas, ils enregistrent des proportions plus élevées que les autres voyageurs pour de nombreux éléments liés à leurs futurs déplacements. Ils ont notamment l’intention d’augmenter la part de leur budget consacrée aux voyages en 2024. 

Voyager plus

Globalement, la considération à l’égard des destinations varie. Bien que le Québec fasse partie des choix envisagés par les répondants pour lesquels le voyage est une dépense prioritaire (76 %), il l’est moins que pour les autres voyageurs (88 %). Voici d’autres éléments sur lesquels ces répondants se distinguent.  

Ils sont plus enclins que les autres à envisager un voyage d’agrément aux États-Unis en 2024 (37 % c. 17 % parmi ceux pour lesquels le voyage n’est pas une dépense prioritaire) ou encore à planifier un voyage d’agrément ailleurs au Canada en 2024 (32 % c. 26 %). 

L’infographie suivante illustre qu’une bonne part des voyageurs qui ne se sentent pas freinés par le contexte économique actuel ont l’intention de voyager davantage en 2024.  

Voyager au Québec : s’offrir un luxe accessible ?

Les voyageurs des marchés internationaux plus résistants aux fluctuations économiques trouveront certainement leur compte au Québec. Ces voyageurs à la recherche d’une culture riche et unique, d’expériences mémorables et de produits de qualité seront en effet bien servis. De plus, le taux de change avantageux constitue certainement une plus-value en contexte inflationniste. Les efforts marketing et les propositions séduisantes pour le marché québécois du segment des voyageurs plus résistants financièrement doivent être orientés vers la qualité des prestations et des expériences, vers les possibilités de dépaysement et d’enchantement ainsi que vers des offres avantageuses hors saison. 

Image à la une : Adobe Stock 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2024 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Les voyageurs québécois et les spas

Les tendances en matière de bien-être prennent de l’élan au Québec comme ailleurs dans le monde. D’un point de vue touristique, la Chaire de tourisme Transat a recueilli quelques données sur le sujet lors de sa plus récente enquête (décembre 2022) portant sur le comportement des voyageurs québécois. On y apprend notamment que : 

  • une majorité (62 %) estime que le voyage est important pour leur santé mentale ; 
  • l’envie de se retrouver en nature demeure incontournable, 59 % des répondants ont participé à une activité de plein air au cours de la dernière année ; 
  • un voyageur québécois sur cinq (22 %) a visité un spa à l’été 2022 ; 

Dans le cadre de cette analyse, les données concernant ceux qui ont visité un spa seront décortiquées afin de faire ressortir quelques grands constats.  

Définition de voyageur québécois :

 

Québécois ayant séjourné au moins une nuitée à l’extérieur de son domicile dans le cadre d’un voyage d’agrément au cours des deux dernières années.

Profil des voyageurs québécois qui ont visité un spa à l’été 2022

Visiter un spa est particulièrement attrayant chez les personnes âgées de 18 à 54 ans, mais c’est auprès des 18 à 34 ans que des différences significatives sont observées : ils représentent 42 % de ceux qui l’ont fait, contre 34 % de tous les voyageurs sondés. Les résidents de la grande région de Montréal constituent le bassin le plus important de visiteurs (54 % d’entre eux l’ont fait, alors qu’ils représentent 46 % de l’échantillon). Enfin, un peu plus de la moitié (52 %) se trouvait en situation de télétravail durant l’année sondée, alors que les télétravailleurs ne représentent que 41 % de l’échantillon. 

Inspiration et planification

Les médias sociaux ont un certain impact sur les décisions de voyage des répondants qui ont fréquenté un spa. D’ailleurs, cette clientèle en fait bon usage. Comparativement à tous les voyageurs québécois, elle y a davantage recours lorsque vient le moment de s’inspirer et de planifier son périple (58 % d’entre eux, contre 40 % de tous les voyageurs sondés). Tout comme pour l’ensemble des répondants, elle utilise principalement Facebook (39 %, contre 26 %), Instagram (32 %, contre 20 %) et YouTube (24 %, contre 17 %). 

Une autre particularité de ceux qui ont fréquenté un spa est qu’ils se s’estiment plus au courant des nouvelles activités touristiques et des destinations populaires que leurs amis (37 %, contre 28 % des voyageurs qui n’ont pas fréquenté de spa). Ils aiment donc rester informés et à l’affût des nouveautés.  

Travailler à l’extérieur du bureau, mais aussi hors de la maison

Le télétravail procure de belles occasions pour exercer sa profession hors de chez soi et où il fait bon être. Les voyageurs québécois qui ont fréquenté un spa l’ont bien compris. Ils étaient plus nombreux à vivre cette situation (52 % se trouvaient en télétravail, contre 41 %) et ont été significativement plus enclins à travailler hors de chez eux (55 % de ceux qui ont fait du télétravail en ont fait hors de leur résidence principale, contre 39 %).  

Pourquoi effectuer un voyage de bien-être ? 

Selon un sondage réalisé en 2020 par le Global Wellness Institute, les trois principales raisons qui motivent les individus à vouloir effectuer un voyage de bien-être sont : 

1. Se focaliser sur sa santé et son bien-être (49 %) ; 

2. Relaxer et se sentir moins stressé (47 %) ; 

3. Améliorer son bien-être mental (34 %) 

Ces personnes priorisent quelques éléments lorsque vient le temps de sélectionner une destination. Elles recherchent notamment un lieu connecté à la nature (70 %), une offre alimentaire de qualité, fraîche et locale (50 %), de l’hébergement de qualité (41 %) ainsi que l’accès aux services d’un spa (35 %). 

La définition du bien-être évolue et la manière dont les voyageurs l’expérimentent aussi. Comment saisirez-vous les occasions qui émanent des nouveaux modes de vie de cette clientèle ? 

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Marchés géographiques

Le Québec dans la mire des Canadiens et des voyageurs internationaux cet été 

Du 21 au 27 avril 2023, la Chaire de tourisme Transat a sondé, pour le compte du ministère du Tourisme, près de 4 000 personnes afin de connaître leurs intentions de voyages pour la saison estivale. Les répondants font partie des principaux marchés ciblés par les campagnes marketing de la destination québécoise, soit les Québécois, les Ontariens, les Canadiens des provinces maritimes, les Américains du Nord-Est des États-Unis et les Français. Voici un sommaire des résultats concernant les marchés hors Québec. Une autre analyse concerne plus spécifiquement les résultats du marché québécois (lire aussi : les intentions de voyage des Québécois à l’été 2023). 

Voyages en vue !

La destination québécoise figure à différents degrés dans les plans des marchés hors Québec interrogés par la Chaire. Près d’un Ontarien sondé sur cinq a l’intention de visiter le Québec cet été. Cette proportion s’élève à 8 % parmi les Canadiens originaires des provinces maritimes. Aussi, quelque 6 % des Américains du Nord-Est des États-Unis et 4 % des Français sondés comptent bien mettre les pieds dans la belle province durant la saison estivale 2023.  

Pourquoi au Québec ?

Les raisons qui motivent ce choix varient selon les marchés. Chez les Canadiens sondés, la visite de parents et d’amis est la plus répandue. Mais l’intérêt pour un attrait ou un événement précis constitue aussi une motivation pour une forte part d’entre eux. La sécurité de la destination figure, quant à elle, dans le top 3 des deux marchés internationaux sondés. Les attraits et les événements ainsi que les campagnes promotionnelles du Québec inspirent particulièrement les Américains. La majorité des Français sondés ayant l’intention de venir au Québec cet été sont motivés par le désir de visiter une nouvelle destination. Plusieurs sont aussi stimulés par les recommandations de parents et d’amis.   

Pas au Québec, pourquoi ?

Les Américains du Nord-Est (31 %) et les Français (24 %) mentionnent que c’est par une connaissance insuffisante de l’offre touristique qu’ils sont désintéressés de la destination.

Parce qu’ils ont déjà visité le Québec, voilà la principale raison qui pousse les Ontariens et les Canadiens des Maritimes à ne pas choisir la belle province pour leur voyage cet été (respectivement 35 %, 25 % de ceux qui privilégieront d’autres destinations). Les Américains du Nord-Est (31 %) et les Français (24 %) mentionnent plutôt que c’est par une connaissance insuffisante de l’offre touristique qu’ils sont désintéressés de la destination. L’industrie a certainement des moyens d’intervenir sur cette dernière mention. Mais le principal frein des Français demeure toutefois le coût d’un tel voyage, jugé comme étant trop élevé par près du tiers de ceux qui bouderont le Québec cet été. 

Des séjours urbains, mais aussi en nature

Globalement, le tourisme urbain interpelle les quatre marchés sondés, plus particulièrement les Français. Ils se distinguent d’ailleurs des autres marchés par leur intérêt quasiment tout autant marqué envers les séjours de nature (parcs nationaux, régionaux, etc.), signe que leur voyage au Québec combinera plusieurs types de séjours. 

Les Canadiens des Maritimes envisagent quant à eux largement la visite de parents et d’amis, et de façon plus modérée, des séjours axés sur la culture. Ces derniers sont aussi sur la liste de souhaits des Américains, constituant une des activités privilégiées par cette clientèle. La détente, par ailleurs, est au programme pour le tiers des Américains interrogés.  

Où dormiront-ils ? 

L’hôtel ou le motel constitue le choix le plus courant pour les marchés canadiens et américains sondés. Les Français interrogés affichent une préférence pour la location de type Airbnb. Dormir chez la famille et les amis fait aussi partie des principales options d’hébergement pour les Canadiens et les Américains. 

Où en sont-ils dans la planification du séjour ?

Au moment où ils ont été sondés (fin avril 2023), les Ontariens semblaient moins avancés dans leurs préparatifs quant à leur séjour au Québec que le reste des voyageurs interrogés. Environ la moitié d’entre eux avaient déjà réservé leur itinéraire, contre 22 % des Ontariens. La plupart des Américains et des Français en étaient à l’étape de planification et de réservation en matière d’hébergement, alors que plus du quart des Canadiens n’avaient encore entamé de démarches. Concernant la réservation de billets d’attractions, d’événements ou de spectacles, 40 % des Ontariens et le tiers des Canadiens des Maritimes n’avaient encore entrepris aucune démarche à cet égard. Les Américains semblaient être un peu plus avancés dans leur planification, et les Français, largement plus organisés (respectivement 20 % et 8 % n’ayant entrepris aucune démarche). 

Tout n’est donc pas encore joué. À vous de leur faire des offres qui les séduiront ! 

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Vous pouvez consulter les résultats détaillés de l’enquête sur le site du ministère du Tourisme.

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Segments de clientèles

À deux c’est bien, mais seul c’est parfois mieux

Plus d’un voyageur américain sur deux (54 %) envisage de s’évader en solo en 2023. C’est ce que confirment les résultats d’une enquête menée par Skyscanner en novembre dernier. Parmi eux, 65 % disent partir seuls, car leurs proches ne partagent pas les mêmes intérêts en matière de voyage. Du côté des voyageurs canadiens, 45 % souhaitent voyager en solo durant la prochaine année. Les Américains (71 %) comme les Canadiens (40 %) considèrent qu’un tel type d’expérience leur permet de prendre du temps pour eux. C’est l’une des raisons qui les poussent à partir en voyage seuls.  

Une seconde étude menée par Kayak montre que les recherches de vols pour les voyageurs seuls sont 36 % plus élevées pour les séjours de 2023 que ceux de 2022. Les recherches Google vont dans le même sens ; celles concernant les voyages solos ne cessent de croître et ont même quadruplé depuis avril 2020 pour atteindre un pic en août dernier.   

Qu’ils soient en couple, célibataires, avec ou sans enfant, les voyageurs solos prendront la route en 2023. Que recherchent-ils ? Qu’est-ce qui les motive à partir à l’aventure seuls ? 

Plus d’un voyageur américain sur deux (54 %) envisage de s’évader en solo en 2023.

Un profil des solos

Une enquête menée par Solo Traveler en novembre 2022 démystifie les raisons qui motivent le choix de voyager seul. La majorité des répondants étaient des femmes américaines. L’infographie suivante présente certaines des motivations.  

Bien que ces voyageurs partent en solo, la grande majorité n’adopte pas les comportements d’un solitaire tout au long de leur séjour. En effet, près de 65% des sondés affirment aimer parfois prendre part à des tours guidés de groupe, tandis que près du quart s’y adonne à chacun de leur périple. En revanche, 12% des répondants n’envisagent pas une telle avenue. L’infographie suivante présente les motifs qui incitent les personnes qui voyagent seules à se joindre à un groupe. 

Les voyageuses solos de plus de 50 ans ; un segment à surveiller

En 2022, les femmes âgées de plus de 55 ans ont grandement participé aux dépenses touristiques et cela pourrait continuer en 2023. En effet, une étude réalisée par Journey Woman auprès de divers voyagistes de leur répertoire qui proposent des produits dédiés aux femmes indique que 77 % de toutes les réservations de 2022 proviennent de voyageuses solos âgées de plus de 55 ans. Comment les attirer et leur offrir une expérience client remarquable ? L’infographie suivante aide d’abord à identifier quelques caractéristiques qui distinguent ce segment de clientèle.  

Reconnaissance avec un grand R 

Selon une étude de Journey Woman, de nombreuses femmes de plus de 50 ans se sentent ignorées (43 %) et sous-estimées (27 %) par l’industrie du voyage. Voici quelques détails à prendre en compte lorsqu’on souhaite susciter l’intérêt de ces clientèles :  

– Utiliser une terminologie ou un vocabulaire approprié pour les décrire ; 

– Porter une attention particulière à la mobilité et à l’accessibilité des produits touristiques ; 

– Utiliser des visuels inclusifs (en termes d’âge et de diversité) dans les communications et sur les réseaux sociaux.  

La sécurité, c’est la clé 

Selon les sondées d’une autre enquête de Journey Woman, dont l’échantillon était constitué de près de 90 % de femmes de plus de 55 ans, la sécurité en voyage est davantage une question d’état d’esprit que de destination. Cela dit, plus de 80 % des répondantes considèrent l’aspect sécuritaire lors de leur planification de voyage. Pour l’organisation de leurs futurs périples, elles envisagent de se baser notamment sur le bouche-à-oreille (85 %) et sur les avis d’agences de voyages en ligne (77 %) pour évaluer la sécurité d’un lieu. Selon leurs expériences personnelles, elles reconnaissent tout de même que certains pays sont plus sûrs ; le Canada en fait partie.  

Les voyageurs solos animeront certainement la reprise des voyages internationaux dans l’année à venir. Saurez-vous les séduire ?  

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Les balbutiements du métavers

Le métavers est né de la fusion entre le mot « meta » et « univers ». Beaucoup le définissent comme étant l’internet de l’avenir qui permet de créer des mondes virtuels immersifs, interactifs, transactionnels et ludiques dans lesquels les individus peuvent vivre des réalités virtuelles grâce à des avatars de la même manière qu’ils expérimentent leur vie réelle. 

Il existe un certain nombre de plateformes et de dispositifs permettant aux utilisateurs d’accéder au métavers, sur ordinateur à l’aide d’un navigateur internet, avec un casque de réalité virtuelle ou avec des lunettes de réalitéaugmentée. 

Les premiers pas du métavers

Dans le métavers, le monde virtuel est envisagé comme une extension du monde réel.

Bien que son appellation soit récente, le concept de métavers n’est pas nouveau. Le premier exemple qui s’en rapproche le plus est le « jeu » ou « l’univers » Second Life qui date de 2003. Ce monde virtuel en 3D que plusieurs vouaient à l’échec à son lancement continue pourtant d’exister ; ses revenus en 2021 sont estimés à environ $ 650M USD et le nombre de ses utilisateurs actifs gravite autour de 900 000.

Mais que font ces adeptes sur Second Life? Ils se rencontrent grâce à des avatars et développent des communautés (réseautage social), créent leur propre espace virtuel (contenu généré par les utilisateurs), jouent à des jeux, explorent de nouveaux territoires, assistent à des concerts, achètent et vendent des articles virtuels et peuvent même créer leur entreprise, devenir architecte, organisateur d’événements ou guide touristique. 

Dans le métavers, le monde virtuel est envisagé comme une extension du monde réel et non une alternative, comme le propose Second Life. Voici quelques éléments qui contribuent à l’intérêt actuel envers le métavers : 

-La familiarisation des individus avec le monde virtuel, notamment à travers les jeux vidéo qui connaissent une grande popularité ; 

-La constante amélioration des équipements et des technologies sur lesquelles se base le métavers (Blockchain et cryptomonnaie, réalité virtuelle, réalité augmentée, réalité mixte, immersion 3D, 5G, etc.) ; 

-La multiplication et l’engouement envers les expériences immersives ;

-Les avancées de l’intelligence artificielle ; 

-La démocratisation des relations humaines virtuelles depuis le début de la pandémie. 

Il existe quelques plateformes proposant des métavers, tels que The Sandbox, Decentraland, Roblox, Sensorium ou Meta Horizon Worlds (de Facebook). Chacune d’elles constitue un univers en soi et a sa propre communauté d’utilisateurs.  

Dans l’absolu, il existe deux façons potentielles de s’impliquer dans le métavers : 

Collaborer avec les plateformes métavers actuelles : les entreprises peuvent y établir leur présence commerciale en achetant une parcelle (terrain numérique) et en y construisant une structure personnalisée (par exemple, un magasin où les utilisateurs peuvent voir des articles numériques et habiller leur avatar). Elles peuvent également y organiser des événements thématiques et maintenir une communauté autour de la marque dans cet espace virtuel. 

Créer une solution de métavers personnalisée : les entreprises peuvent créer des solutions métavers personnalisées avec des fonctionnalités d’applications qui répondent à leurs propres besoins commerciaux. Par ailleurs, des marques pourraient transformer leur propre métavers en un écosystème de leur créneau particulier. 

De nombreuses opportunités existent, mais les coûts de développement sont encore élevés et ce sont principalement les grandes marques qui peuvent pour le moment accéder à cette nouvelle technologie. 

Par ailleurs, selon Gartner, une firme de recherche spécialisée dans le domaine des technologies avancées, des entreprises créeront des métavers de leurs organisations pour offrir à leurs employés un meilleur engagement, une meilleure collaboration et une meilleure connexion grâce à des espaces de travail immersifs dans des bureaux virtuels. 

Un horizon de dix ans pour un développement plus abouti

Le métavers est sans aucun doute en émergence. Gartner le situe même dans un horizon de dix ans et plus et le considère parmi les technologies potentiellement perturbatrices à un stade précoce de développement. Au Québec, un sondage en ligne mené auprès de 1 007 voyageurs québécois issus d’un panel privé révèle que 51% des répondants en ont déjà entendu parler, toutefois 27% ne voient pas bien de quoi il s’agit. 

Bien que le métavers en soit à ses balbutiements, plusieurs industries comme celle du luxe, du jeu vidéo, de la mode, des arts et du divertissement ont déjà acheté des biens ou mené des activités sur le métavers pour mieux comprendre ce nouvel univers.  

Et le tourisme ?

Plusieurs cas d’usages du métavers ont le potentiel d’être appliqués au tourisme : faire la promotion de sa marque, de son établissement ou de sa destination, présenter de l’information essentielle sur son offre de manière immersive, créer des expériences de réservation fluide et réaliste, organiser des événements et des spectacles ou tenir une boutique virtuelle. 

Le fait d’essayer avant d’acheter, même de façon virtuelle, peut augmenter le taux de réservation et de conversion. En hébergement par exemple, le métavers peut permettre aux voyageurs de prendre des décisions d’achat éclairées en vivant une expérience immersive réaliste de leur future chambre d’hôtel et de ses fonctionnalités. Le même bénéfice s’applique au secteur des événements et des banquets, où les caractéristiques des salles sont primordiales et peuvent être mieux perçues et appréciées dans un environnement 3D. 

Des opérateurs touristiques font déjà le pas

En Espagne la station balnéaire Benidorm a annoncé Benidorm Land, un projet pilote qui présente une version virtuelle de la destination aux 140 millions d’utilisateurs de la plateforme de jeux vidéo Steam. Il s’agit d’une preuve de concept pour une future application visant à promouvoir la destination auprès d’un public numérique et à s’ouvrir à un nouveau mode de communication.  

Ibis Styles, la marque hôtelière qualifiée de plus créative du groupe Accor, a débuté dans le métavers en lançant la galerie dart virtuelle «Open to Creators», en partenariat avec un artiste numérique connu mondialement et dont les œuvres numériques seront accessibles via la plateforme spatial.io. La galerie virtuelle suit les derniers événements physiques des nouveaux hôtels ibis Bangkok Silom et ibis Styles Sevilla, où des œuvres originales ont été créées à loccasion de leur ouverture. La galerie se veut modulable et évolutive afin de mettre en avant les prochaines ouvertures dhôtel ainsi que les nouveaux artistes du programme Open to Creators. 

Source: Spatial.io 

Dans le domaine aérien, Qatar Airways a lancé QVerse, une expérience de réalité virtuelle qui permet aux utilisateurs de visiter la zone denregistrement Premium de laéroport international Hamad ainsi que dexplorer virtuellement lintérieur de la cabine. Il s’agit de la première compagnie aérienne mondiale à introduire un équipage de cabine MetaHuman (Sama) qui offre une expérience client interactive. 

Source : qatarairways

Vueling, une compagnie low cost espagnole prévoit d’offrir à ses clients la possibilité de visualiser et de réserver leurs voyages avec le transporteur via un canal de distribution dans le métavers. 

British Airways a introduit la réalité virtuelle dans le cadre de son divertissement en vol en première classe. 

À son tour, Emirates a révélé son intention d’investir 10 millions de dollars dans la création « d’expériences de marque » de signature dans le métavers. 

Pour créer une expérience de magasinage immersif, l’aéroport Heathrow à Londres s’est, quant à lui, associé à des marques de luxe telles que Chanel et leur « vaisseau spatial de beauté », pour permettre aux passagers d’essayer virtuellement des produits. 

Bien qu’encore à ses débuts, le métavers a le potentiel d’enrichir et de faciliter les expériences de voyage avant, pendant et après le séjour et de créer un sentiment d’engagement avec les marques. Face à cette innovation émergente, il s’agit de rester à l’affût des différentes initiatives, d’apprendre, d’explorer et de se préparer.  

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Voyager au Québec cet hiver ?

Du 21 au 25 novembre 2022, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage en ligne auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs intentions de voyage pour l’hiver 2023. 

Près de 45 % des voyageurs québécois interrogés considèrent un séjour d’agrément au Québec d’au moins une nuitée hors de leur résidence à l’hiver. Parmi ceux-ci, 78 % n’avaient pas encore réservé leur expérience au moment du sondage en novembre dernier.  

Comment engager cette clientèle ? Qu’est-ce qui distingue les répondants qui envisagent un séjour d’agrément au Québec cet hiver de ceux qui n’en projettent pas ? Deux éléments ressortent de l’enquête menée par la Chaire ; le télétravail et le développement durable.  

Les séjours de télétravail, une avenue pour prolonger l’agrément

Les répondants qui sont en situation de télétravail en 2023 et ont l’intention d’effectuer un voyage d’agrément au Québec dans les semaines à venir sont une clientèle intéressante pour les prestataires d’offres touristiques. En effet, il semblerait qu’ils considèrent que le télétravail s’insère bien dans un séjour d’agrément. Ils démontrent une flexibilité supplémentaire qu’on observe moins chez ceux qui ne prévoient pas visiter la province cet hiver. 

L’infographie suivante présente les principales variations de déplacements envisagés pour l’année 2023. 

Le développement durable capte l’intérêt

Les voyageurs québécois qui projettent un séjour d’agrément au Québec cet hiver s’affichent plus sensibles aux enjeux de tourisme durable que ceux qui n’envisagent pas de visiter la province durant la saison froide. Cette clientèle est plus susceptible d’accueillir favorablement des offres qui véhiculent des valeurs de responsabilité environnementale. 

L’infographie suivante présente les principales variations de comportements durables adoptés.  

En plus des répondants qui n’avaient pas encore réservé leur expérience en novembre dernier (78 %), environ le quart (23 %) des voyageurs québécois sondés demeurent incertains d’effectuer un séjour d’agrément au Québec cet hiver. Ces derniers représentent une clientèle potentielle intéressante que les prestataires d’offres touristiques peuvent encore tenter de charmer ! 

Clin d’œil rédigé avec la collaboration de Marie-Christine Bruneau, directrice intelligence d’affaires et de Théo Depond, agent de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Qui sont les Québécois qui voyageront dans le sud cet hiver ?

Du 21 au 25 novembre 2022, la Chaire de tourisme Transat a mené un sondage en ligne auprès de 1 007 voyageurs québécois participant à un panel privé. Voici quelques résultats qui découlent de questions liées à leurs intentions de voyage au cours de l’hiver 2023. 

Plus du quart (27 %) des personnes sondées envisagent de voyager dans une destination soleil cet hiver. Parmi ceux-ci, 51 % avaient déjà réservé leur voyage au moment du sondage en novembre dernier.   

L’infographie suivante présente un portrait plus exhaustif des répondants qui projettent d’aller dans le sud à l’hiver 2023 et les compare avec ceux qui n’envisagent pas un tel voyage. Les chiffres en gras indiquent une différence significative entre les répondants qui projettent de voyager dans une destination soleil et ceux qui ne le prévoient pas. 

Les premiers se distinguent notamment par leur âge, leur situation familiale ainsi que leur salaire annuel. En effet, ils sont plus souvent âgés de 55 à 64 ans (18 % contre 12 %), sont plus souvent des couples sans enfant à la maison (49 % contre 37 %) et ont tendance à avoir un revenu annuel de plus de 100 000 $ (50 % contre 37 %). 

Voici quelques observations additionnelles découlant des résultats de l’enquête qui permettent de cerner certaines caractéristiques de cette clientèle.  

Le télétravail en contexte de voyage capte l’attention

Parmi les répondants qui sont en situation de télétravail en 2023 et qui ont l’intention d’effectuer un voyage dans une destination soleil dans les semaines à venir, 35 % envisagent un séjour consacré au télétravail au courant de l’année (contre 8 % de ceux qui ne projettent pas de voyager dans le sud cet hiver). De plus, un peu plus du quart (27 %) souhaitent prolonger la durée d’un séjour touristique grâce au télétravail en 2023 (contre 10 %). Ce segment de clientèle est donc plus enclin à effectuer du télétravail dans un contexte de voyage, ce qui démontre une certaine flexibilité à travailler de partout.  

Le contexte économique et sanitaire a peu d’impact

Les répondants qui envisagent de se rendre dans une destination soleil cet hiver s’affichent moins sensibles à l’inflation ainsi qu’à la pandémie de COVID-19 que ceux qui prévoient de rester au Québec. Les contraintes liées à ces deux facteurs sembleraient moins les affecter. L’infographie suivante présente les principales variations d’état d’esprit liées au contexte économique et sanitaire actuel. 

Ajoutons que quelque 15 % des répondants au sondage demeurent incertains d’aller dans le sud à l’hiver 2023. Opteront-ils pour une expérience hivernale ? À vous de les séduire ! 

Clin d’œil rédigé avec la collaboration de Marie-Christine Bruneau, directrice intelligence d’affaires et de Théo Depond, agent de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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L’Oregon facilite la création de roadtrips personnalisés

Lorsque vient le temps d’organiser un périple, les voyageurs se trouvent devant une abondance d’informations. Pour rendre ce processus plus fluide, Travel Oregon propose sur son site Web un outil qui permet aux utilisateurs d’obtenir un itinéraire basé sur leurs intérêts afin qu’ils soient inspirés pour leur prochaine aventure. Il suffit de répondre à quelques questions, puis le tour est joué !

Les internautes sont notamment interrogés à propos du type de paysage qu’ils souhaitent voir et des villes qu’ils aimeraient découvrir. On leur demande également durant quelle saison ils voyageront, avec qui ils seront, les activités qui les intéressent, le type d’hébergement qu’ils préfèrent et même la catégorie de véhicule qui sera utilisé (incluant la voiture électrique).

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Une fois le questionnaire complété, les visiteurs sont dirigés vers une section du site Web qui présente la route proposée. Par exemple, il pourrait s’agir d’un itinéraire sur la Côte du Pacifique ou encore d’un trajet qui tienne compte des stations de recharge pour les véhicules électriques (si l’option de cette catégorie de véhicule est sélectionnée).

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Le road trip quiz n’est certes pas parfait, mais l’idée derrière offre de belles possibilités. Ce type d’outils pourrait, entre autres, favoriser une meilleure répartition des flux touristiques sur un territoire en proposant des options hors des sentiers battus, et même mettre de l’avant des offres durables qui sont parfois plus difficiles à repérer. Voilà une bonne façon d’accompagner les voyageurs lorsqu’ils se trouvent à l’étape de la planification !

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Quel est l’état d’esprit des voyageurs?

L’automne 2021 a laissé croire qu’un semblant de vie normale allait reprendre. Les voyages non essentiels étaient à nouveau envisageables et l’industrie touristique se préparait, optimiste, à de jours meilleurs. Puis le vent a tourné.  

La confiance des consommateurs mise à rude épreuve

Avec la vague Omicron qui déferle sur le pays en ce début d’année 2022, la confiance des consommateurs s’effrite. Le Conference Board du Canada, qui élabore le Consumer Confidence Index des Canadiens depuis 2014, dévoile que cet indice est au plus bas depuis les huit derniers mois. Il a perdu 7 points en décembre puis 0,6 autre point en janvier pour se situer à 100,7 (l’année de référence étant 2014 = 100). Depuis le début de la pandémie, juillet 2021 a enregistré l’indice de confiance le plus élevé avec 121,24.  

Les données du sondage menant à cet indice révèlent que 16,1 % des Canadiens interrogés en janvier estiment qu’il s’agit d’un bon moment pour procéder à des achats importants. À titre de comparaison, cette proportion s’élevait en moyenne à 31 % en 2019. Parmi les répondants québécois, seulement 14,4 % pensent qu’il s’agit d’un bon temps pour faire de telles dépenses.   

Une épargne consistante, des prix à la hausse

Globalement, les finances personnelles des Canadiens semblent plutôt bien se porter. La BDC estimait en décembre 2021 à près de 300 milliards de dollars leur épargne excédentaire accumulée depuis le début de la pandémie. Cela représente plus de 10 % du PIB. Il s’agit d’une somme colossale qui pourrait laisser entrevoir de nombreuses possibilités pour les entreprises d’ici. Les analystes de la BDC craignent toutefois que cette épargne constitue un risque pour l’inflation, puisque la pression est déjà forte sur l’offre qui peine à répondre à la demande. Par ailleurs, la hausse des prix observée ces derniers mois pourrait affecter la confiance des consommateurs dans la première partie de 2022.    

Des Canadiens à l’aise avec les voyages au pays

Malgré les incertitudes, l’idée de voyager ne semble pas être déstabilisante pour une forte proportion de résidents. D’après les résultats du 25 janvier 2022 du sondage hebdomadaire réalisé par Destination Canada visant à connaître l’opinion des Canadiens par rapport aux voyages, la majorité des répondants se sentent à l’aise de voyager au pays, à l’extérieur de leur province/territoire. C’est le cas de 61 % des Québécois et des Ontariens et de 45 % des résidents des provinces de l’Atlantique. Quelque 37 % des Québécois se sentent à l’aise de voyager aux États-Unis et seulement 30 % dans d’autres pays. Rappelons qu’à l’heure actuelle, le gouvernement canadien recommande d’éviter les voyages non essentiels à l’extérieur du pays.    

Aussi, la majorité des Canadiens sondés révèlent être en accord avec l’accueil de visiteurs provenant d’autres provinces/territoires. Quelque 62 % des Québécois sont à l’aise de recevoir des touristes canadiens. Ils se sentent toutefois moins confortables à l’idée d’accueillir des voyageurs provenant de l’extérieur du pays, bien qu’ils s’ouvrent de plus en plus à cette idée. En fait, 38 % des Québécois se disent à l’aise que la province reçoive des visiteurs américains (comparativement à 28 % lors du sondage du 11 janvier dernier). Cette proportion s’élève à 35 % en ce qui concerne l’accueil de voyageurs provenant d’autres pays.      

L’enthousiasme du marché américain

46 % des Américains sondés qui sont actifs sur le marché du travail affirment être intéressés par un séjour de workation en 2022. 

Le variant Omicron crée un stress supplémentaire chez les voyageurs américains, mais sans pour autant les empêcher de planifier des séjours. Les données recueillies par Destination Analysts du 12 au 14 janvier 2022 indiquent que près de 80 % des voyageurs américains sondés ont programmé des déplacements pour 2022. Dans la seule semaine précédant le sondage, plus de 70 % des répondants affirment avoir pensé à un voyage ou même en avoir organisé un. L’enthousiasme général pour les séjours d’agrément et leur nombre anticipé pour 2022 sont à leur plus haut depuis le début de la vague Omicron. La majorité des Américains sondés mentionnent que les voyages constitueront une dépense prioritaire au cours des 3 prochains mois.  

Les types de séjours qui suscitent le plus d’excitation parmi les répondants sont les voyages en famille et les escapades romantiques. Ils rechercheront principalement de beaux paysages, des activités de plein air dans un climat chaud, des road trips, des repas au restaurant, la visite de sites historiques et la découverte de la cuisine de rue. Le coup de sonde précédent (26 au 28 décembre 2021) de cette même firme indiquait que 46 % des répondants qui sont actifs sur le marché du travail affirment être intéressés par un séjour de workation en 2022.    

Et les voyageurs français?

Une enquête réalisée par le site de voyages en ligne Tourlane auprès de 600 Français donne quelques indications pertinentes quant aux intérêts actuels de ce marché. Ainsi, 3 répondants sur 4 désirent voyager en 2022. Mais la flexibilité quant aux conditions de réservation et d’annulation constitue un critère très important. Pouvoir passer du temps à l’extérieur représente aussi un facteur de décision majeur. Après avoir voyagé localement pendant près de 2 ans, 43 % des répondants veulent sortir de l’Europe. Et qu’est-ce qui apparaît en haut de la liste de souhaits? Le Canada.  

La fatigue pandémique semble provoquer une forte envie de découverte. La vaccination de masse et l’adaptation aux mesures sanitaires devenues usuelles contribuent certainement à l’apprivoisement du virus et à cet appétit pour les voyages.  

Image à la une : Blake Guidry de Unsplash