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À deux c’est bien, mais seul c’est parfois mieux

Plus d’un voyageur américain sur deux (54 %) envisage de s’évader en solo en 2023. C’est ce que confirment les résultats d’une enquête menée par Skyscanner en novembre dernier. Parmi eux, 65 % disent partir seuls, car leurs proches ne partagent pas les mêmes intérêts en matière de voyage. Du côté des voyageurs canadiens, 45 % souhaitent voyager en solo durant la prochaine année. Les Américains (71 %) comme les Canadiens (40 %) considèrent qu’un tel type d’expérience leur permet de prendre du temps pour eux. C’est l’une des raisons qui les poussent à partir en voyage seuls.  

Une seconde étude menée par Kayak montre que les recherches de vols pour les voyageurs seuls sont 36 % plus élevées pour les séjours de 2023 que ceux de 2022. Les recherches Google vont dans le même sens ; celles concernant les voyages solos ne cessent de croître et ont même quadruplé depuis avril 2020 pour atteindre un pic en août dernier.   

Qu’ils soient en couple, célibataires, avec ou sans enfant, les voyageurs solos prendront la route en 2023. Que recherchent-ils ? Qu’est-ce qui les motive à partir à l’aventure seuls ? 

Plus d’un voyageur américain sur deux (54 %) envisage de s’évader en solo en 2023.

Un profil des solos

Une enquête menée par Solo Traveler en novembre 2022 démystifie les raisons qui motivent le choix de voyager seul. La majorité des répondants étaient des femmes américaines. L’infographie suivante présente certaines des motivations.  

Bien que ces voyageurs partent en solo, la grande majorité n’adopte pas les comportements d’un solitaire tout au long de leur séjour. En effet, près de 65% des sondés affirment aimer parfois prendre part à des tours guidés de groupe, tandis que près du quart s’y adonne à chacun de leur périple. En revanche, 12% des répondants n’envisagent pas une telle avenue. L’infographie suivante présente les motifs qui incitent les personnes qui voyagent seules à se joindre à un groupe. 

Les voyageuses solos de plus de 50 ans ; un segment à surveiller

En 2022, les femmes âgées de plus de 55 ans ont grandement participé aux dépenses touristiques et cela pourrait continuer en 2023. En effet, une étude réalisée par Journey Woman auprès de divers voyagistes de leur répertoire qui proposent des produits dédiés aux femmes indique que 77 % de toutes les réservations de 2022 proviennent de voyageuses solos âgées de plus de 55 ans. Comment les attirer et leur offrir une expérience client remarquable ? L’infographie suivante aide d’abord à identifier quelques caractéristiques qui distinguent ce segment de clientèle.  

Reconnaissance avec un grand R 

Selon une étude de Journey Woman, de nombreuses femmes de plus de 50 ans se sentent ignorées (43 %) et sous-estimées (27 %) par l’industrie du voyage. Voici quelques détails à prendre en compte lorsqu’on souhaite susciter l’intérêt de ces clientèles :  

– Utiliser une terminologie ou un vocabulaire approprié pour les décrire ; 

– Porter une attention particulière à la mobilité et à l’accessibilité des produits touristiques ; 

– Utiliser des visuels inclusifs (en termes d’âge et de diversité) dans les communications et sur les réseaux sociaux.  

La sécurité, c’est la clé 

Selon les sondées d’une autre enquête de Journey Woman, dont l’échantillon était constitué de près de 90 % de femmes de plus de 55 ans, la sécurité en voyage est davantage une question d’état d’esprit que de destination. Cela dit, plus de 80 % des répondantes considèrent l’aspect sécuritaire lors de leur planification de voyage. Pour l’organisation de leurs futurs périples, elles envisagent de se baser notamment sur le bouche-à-oreille (85 %) et sur les avis d’agences de voyages en ligne (77 %) pour évaluer la sécurité d’un lieu. Selon leurs expériences personnelles, elles reconnaissent tout de même que certains pays sont plus sûrs ; le Canada en fait partie.  

Les voyageurs solos animeront certainement la reprise des voyages internationaux dans l’année à venir. Saurez-vous les séduire ?  

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Produits et activités Segments de clientèles

Chasse et pêche : faciliter l’inclusion des femmes

La difficulté de recrutement des femmes dans les activités de chasse et pêche est attribuable, en grande partie, au manque de représentation de celles-ci sur le terrain et dans les médias, ainsi qu’au manque de lieux d’affirmation où elles peuvent se sentir en confiance de pratiquer ces activités. 

Créé en 2017 par dix femmes, le programme Artemis, vise à favoriser davantage leur inclusion dans les activités de prélèvement et de conservation de la nature aux États-Unis. 

Pour répondre aux défis actuels, Artemis met sur pied plusieurs initiatives, en commençant par la représentation dans les médias. En partageant du contenu généré par les membres, l’objectif est de mettre de l’avant de bons modèles à suivre. 

Source : Artemis

Artemis a aussi un balado et une série vidéo YouTube offrant conseils, astuces et histoires de chasse et de pêche pour favoriser la transmission des connaissances et promouvoir la réalité des femmes dans ce milieu. 

L’organisation utilise également un modèle de gestion par ambassadeurs ; ces femmes deviennent donc des mentores pour les nouvelles membres et une voix auprès des instances gouvernementales pour la protection du sport qu’elles pratiquent. Ces mêmes ambassadrices s’occupent d’organiser des événements de chasse et de pêche pour rassembler les plus expérimentées et les débutantes lors de journées d’initiation qui permettent l’échange de connaissances et de techniques dans un environnement sécuritaire et respectueux. 

Faire preuve d’inclusion est une bonne façon d’augmenter la participation de clientèles moins représentées dans un cadre de confiance.  

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Produits et activités Segments de clientèles

Les femmes à la conquête du plein air

Dans le but de réduire les barrières physiques et psychologiques à la pratique d’activités de plein air, de nombreuses initiatives s’adressant aux femmes voient le jour. En plus d’éradiquer les étiquettes et les préjugés, cela permet aux femmes de prendre leur place dans la pratique de ces activités comme participantes, mais aussi comme employées.   

 

Lancer une ligne à l’eau

La pratique de la chasse et de la pêche chez la clientèle féminine augmente. Seulement aux États-Unis, 27 % des adeptes de la chasse étaient des femmes en 2021, contre 16 % il y a dix ans selon un nouveau rapport publié par le Council to Advance Hunting and the Shooting Sports et la Outdoor Foundation. Même constat pour les activités halieutiques. La clientèle féminine représentait 37 % des adeptes de la pêche en 2021, le niveau le plus élevé jamais enregistré chez nos voisins du sud d’après la dernière étude de la Recreational Boating & Fishing Foundation. Cette augmentation n’est pas étrangère aux efforts déployés dans ces milieux pour inviter les femmes à pratiquer ces sports. D’un point de vue marketing, au-delà du bien-être physique, la promotion s’articule autour de l’ensemble des avantages mentaux et sociaux que les femmes peuvent en retirer.

Au-delà du bien-être physique, la promotion s’articule autour de l’ensemble des avantages mentaux et sociaux que les femmes peuvent en retirer.

Selon l’enquête Vividata – Printemps 2022, menée auprès d’un échantillon de 7 959 consommateurs québécois, 7 % des répondants ont pêché au moins une fois au cours de la dernière année. Parmi ceux-ci, 41 % sont des femmes. Quant à la chasse, 3 % des Québécois l’ont pratiquée au cours de la même période. La clientèle féminine représente plus d’un tiers (34 %) des participants. Les données ont été colligées en continu de juillet 2021 à juin 2022 auprès de 41 821 Canadiens âgés de 14 ans et plus, et publiées le 29 septembre 2022. 

Au Royaume-Uni, l’Environment Agency  publie un court documentaire, Fishing Stories — Women in Fishing​, (voir la vidéo suivante) mettant en vedette des  femmes qui expliquent les bénéfices que la pêche leur procure, comme la réduction du stress, la socialisation et les bienfaits pour la santé mentale. 

Depuis le début des années 1990, le programme éducatif Becoming an Outdoors-Woman (BOW) propose des ateliers et des séjours tout-inclus pour apprendre les rudiments des loisirs de plein air comme la pêche et la chasse. Il vise le développement de compétences en renforçant la confiance des femmes et en les encourageant à profiter, en toute sécurité, de tout ce que le plein air a à offrir. Dans le but de réduire les barrières physiques et psychologiques à la pratique d’activités de plein air, la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique ont adhéré au programme, et de nombreuses initiatives s’adressant aux femmes voient le jour 

Construire pour bâtir une communauté forte

Aménager un sentier de vélo de montagne ou encore créer un snowpark, entre femmes ? Voilà des projets qui visent notamment à donner confiance à ces dernières, et bénéficient à toute la communauté de pratique de plein air.  

Ça roule pour les filles 

Kristen Smith, co-fondatrice de The Elevated Alpine, et Brooke Goudy, co-dirigeante de Black Girls Do Bike Denver se sont associées pour créer une retraite de vélo de montagne « She digs ». Quelque 50 femmes issues de cette industrie se sont réunies à Nederland, au Colorado, pour remercier leurs consœurs les plus influentes du secteur pour tout le travail qu’elles réalisent dans la promotion du plein air et du vélo de montagne. 

Le groupe en a profité pour construire un sentier de vélo de montagne qui a permis de bâtir des liens durables entre les participantes et d’apprécier tout le travail que demande la création et l’entretien d’un tel projet. La vidéo suivante présente davantage les détails de la retraite. 

L’effet boule de neige 

La directrice du marketing à la station Trollhaugen (États-Unis), Marsha Hovey et son équipe, ont remarqué le manque de femmes dans les services d’opérations liés aux activités de villégiature, en particulier dans les stations de ski. Il n’en fallait pas plus pour que la responsable rassemble autour d’elle le premier groupe entièrement féminin pour la construction d’un nouveau parc à neige (snowpark). Onze femmes provenant de stations de ski des quatre coins de l’Amérique du Nord se sont réunies pour la réalisation du projet Take to Rake. 

Source : Instagram 

Cette idée a créé un lieu de rencontre et d’échanges pour les participantes, mais aussi une occasion pour elles d’améliorer leurs compétences. Elles se sont impliquées à toutes les étapes de création ; de la conception aux travaux de soudure. Selon madame Hovey, elles ont pu exprimer leurs idées comme jamais elles n’avaient pu le faire auparavant.  

Ce type d’événement est un vecteur de changement positif dans le milieu du plein air. Cela inspire les jeunes clientes et leur fait prendre conscience des rôles possibles pour la prochaine génération de travailleurs en montagne. 

Vers les plus hauts sommets

Bien que les femmes représentent environ 50 % de la communauté de l’escalade dans son ensemble, au Canada, elles sont encore sous-représentées dans les groupes de création de parcours, comme entraîneuses et parmi les athlètes commandités. La BIG Initiative pose des gestes concrets pour offrir des modèles aux femmes et à la prochaine génération de filles dans le domaine.  

L’organisation y parvient en trois étapes : formation, réseautage et visibilité. Des ateliers, des cours d’initiation, des camps de formation sont animés par des femmes et offerts un peu partout au Canada. De plus, une série de vidéos  - Not Just a Boy’s Club  -  a été créée pour exposer les difficultés et les défis reliés au genre dans le secteur de l’escalade. 

L’importance des regroupements non mixtes

Bien que la pratique dans certains sports de plein air soit encore genrée, force est de constater que les femmes sont de plus en plus nombreuses. Pour plusieurs spécialistes et acteurs du milieu, les communautés de pratiques féminines contribuent fortement à cette augmentation. Lorie Ouellet, professeure et chercheuse en intervention plein air à l’Université de Chicoutimi (UQAC), estime qu’il existe de nombreuses raisons qui incitent les femmes à chercher ces groupes non mixtes : 

  • Jouer des rôles plus actifs ; 
  • Prendre confiance en leurs capacités ; 
  • Développer leurs habiletés et leur autonomie ; 
  • Expérimenter et reconnaître leur force et leur autonomie physique et émotionnelle ; 
  • Avoir un sentiment de soutien sans la pression de performance. 

De plus en plus de communautés de pratique contribuent à la démocratisation des activités de plein air auprès des femmes. Pour plus d’inspiration, voici quelques exemples :  

Êtes-vous prêtes à sauter dans l’aventure ? 

Image à la une : Montage RVT, Pexels 

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Segments de clientèles

Connaissez-vous les routes du lait ?

L’industrie touristique québécoise possède la réputation d’être l’une des plus accueillantes au monde. Des initiatives pour mieux servir et accompagner les mères de jeunes enfants lors de leurs déplacements se développent. De plus en plus d’entreprises décident d’adhérer aux Routes du lait. 

En bref

Selon le Mouvement Allaitement du Québec (MAQ), une route du lait est : « un regroupement d’établissements publics et de commerces favorables à l’allaitement. Ces lieux acceptent volontiers de poser un autocollant de la Route du lait sur leur porte d’entrée afin de signaler aux personnes allaitantes qu’elles seront accueillies pour nourrir leur bébé, notamment sans obligation d’achat. » Comme le rappelle madame Raphaëlle Petitjean, directrice générale du MAQ, l’objectif n’est pas de faire la promotion de l’allaitement, puisqu’il s’agit d’une décision personnelle, mais de soutenir en tant que société les personnes qui ont pris la décision d’allaiter. 

Un endroit favorable à l’allaitement, c’est un lieu où les parents qui allaitent sont les bienvenus. Les employés reconnaissent et appuient le droit de la personne d’allaiter un enfant en public. 

Il est intéressant de constater qu’en 2018, selon un sondage Léger réalisé auprès de 1566Canadiens et 1000 Américains, à léchelle du pays, cest au Québec que les gens sont les plus tolérants envers lallaitement en public. Quelque 86% des Québécois trouvent la pratique «socialement acceptable» comparativement à 76% des Albertains, qui sont les moins ouverts à ce sujet. Environ 8 Canadiens sur 10 (83%) trouvent acceptable que la femme allaite en public. Chez nos voisins du sud, la proportion diminue à 7 Américains sur 10. 

Le saviez-vous ? 

Dans la province, l’allaitement dans les lieux publics est protégé par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. 

Historique 

Si des initiatives semblables aux Routes du lait ont vu le jour au Canada dans les années 90, ce n’est qu’au début du nouveau millénaire que la province voit apparaître un service plus organisé pour les familles allaitantes. Désormais, 19 routes parcourent la plupart des régions du territoire québécois. Chacune d’entre elles est chapeautée par une ressource communautaire à l’allaitement (Nourri-Source, le RAM, etc.). D’autres projets similaires existent, mais sous une terminologie différente. Dans plusieurs cas, les municipalités ou les CLSC appuient les démarches et deviennent des partenaires. 

Pourquoi l’industrie touristique devrait-elle s’y intéresser ?

Les Routes du lait s’inscrivent parfaitement dans une approche bienveillante et de responsabilité sociale. Être à l’écoute des jeunes familles québécoises et de l’international ne peut qu’être bénéfique pour une entreprise. Comprendre leur réalité et leur offrir un espace visant à leur faciliter la vie plaira non seulement aux parents, mais également aux autres clients. Comme l’explique cette analyse, la cohabitation des différentes clientèles est parfois ardue. Aider les parents à mieux répondre aux besoins de leurs jeunes enfants montre l’ouverture d’esprit de l’entreprise et favorise un meilleur climat pour tous.  

Allaiter devant les loups 

Pour le Zoo Ecomuseum, l’adhésion à la Route du lait de l’ouest de l’île (Montréal) s’est faite naturellement. Présentée par Nourri-Source, l’entente fut facilement acceptée et signée par la direction. Sarah Prince-Robin, directrice des Communications, explique que les familles et les mamans représentent une grande partie de la clientèle du zoo. Répondre à leurs besoins s’avère donc essentiel. La participation à la Route du lait reflète les valeurs de l’organisation et leur volonté d’être proche de la communauté. Le personnel à l’accueil est formé et prêt à accueillir les mamans à la recherche d’un espace pour allaiter. 

L’avenir des routes

Le temps et le financement disponible aux organismes responsables du projet varient d’une région à l’autre, ce qui a un impact sur le recrutement des entreprises et le développement des routes. La pandémie a également affecté l’accès des lieux aux familles. Cependant, en cette ère de post-confinement, une mise à jour s’effectue et le recrutement se fait à nouveau. D’ailleurs, une nouvelle route verra bientôt le jour dans le secteur de Rouyn-Noranda. 

Certaines organisations ont développé des outils qui aident les familles à trouver facilement des membres de la route. Par exemple, Nourri-Source Montréal propose sur son site Web une carte interactive indiquant les 250 établissements membres. 

Source : Nourri-Source Montréal 

Le CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, en collaboration avec les organismes de soutien à l’allaitement, a développé une application mobile pour localiser les entreprises membres selon la position géographique ou la ville sélectionnée. 

Source : Google Play 

Cette application sera reprise par le Mouvement allaitement du Québec qui souhaite y intégrer l’ensemble des routes du lait de la province. Le lancement est prévu pour la fin de l’année 2022.   

Au Québec, plusieurs familles profitent de leur congé parental pour effectuer un périple allant de quelques jours à plusieurs mois. C’est une belle occasion pour l’industrie touristique d’attirer cette clientèle. Dans un contexte de reprise des voyages, l’envie de sortir des familles est encore plus criante ! Elles seront très reconnaissantes de ce service qui leur simplifie la vie et heureuses de partager leurs expériences à leur retour !  

Pour trouver l’organisme responsable de la route de votre région.

Image à la une : Pexels

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Ressources humaines

COVID-19 = crise de la main-d’œuvre féminine ?

Certains gains pour l’égalité des sexes en milieu de travail obtenus au cours des dernières décennies pourraient disparaître. La pandémie cause bien des soucis aux travailleurs et travailleuses du monde entier. Mais saviez-vous qu’elle frappe principalement les femmes ? Plusieurs spécialistes osent même parler d’une « shecession » (récession au féminin) pour décrire l’impact disproportionné de l’actuelle récession sur le personnel féminin par rapport aux autres crises qui atteignaient surtout les hommes.  

 Le Forum Économique Mondial estime qu’environ 28 millions de femmes âgées de 25 ans et plus ont quitté le marché du travail dans 55 pays à revenu intermédiaire et élevé au cours de la dernière année comparativement à 24 millions d’hommes. L’organisme ajoute que cela représente une grave menace pour la situation économique d’un grand nombre de femmes étant donné qu’elles étaient déjà moins susceptibles de faire partie de la population active.  

Au Canada et aux États-Unis, près du quart des femmes prévoiende délaisser leur emploi, de réduire leurs heures de travail ou de diminuer d’une autre manière leur charge de travail en raison de la pandémie et de ses retombées. Voilà quelques faits saillants du rapport de McKinsey & Company qui a interrogé plus de 40 000 employées en Amérique du Nord.  

Mais pourquoi ?  

Les experts s’accordent pour dire qu’il existe deux causes principales à cette situation. La première : les femmes touchées occupent des postes grandement affectés par la fermeture et les mesures sanitaires dans des secteurs ayant une forte propension aux interactions sociales tels que le service à la clientèle, la vente, la restauration, etc. La deuxième : les charges familiales ont considérablement augmenté avec la fermeture des écoles et des garderies laissant ainsi plusieurs femmes dans l’impossibilité de travailler puisqu’elles doivent pallier ce manque de service. Bien que le télétravail ait offert une certaine flexibilité, il apporte son lot de défis et n’est pas nécessairement propice à tous les milieux de vie.   

Les postes de directions 

La crise a également une incidence sur le parcours professionnel des dirigeantes. Aux États-Unis, une femme sur quatre envisage de rétrograder sa carrière ou de quitter le marché du travail en raison des défis engendrés par la COVID-19, d’après l’étude Women in the Workplace 2020 de McKinsey & Company et LeanIn.Org. Les principaux facteurs seraient le manque de flexibilité du travail et la pression d’être aussi active et performante que leurs homologues masculins, malgré l’ajout de charges familiales.  

 Les répercussions de cette crise  

Avec l’augmentation de la précarité financière chez les femmes et l’alourdissement des charges familiales, plusieurs pourraient choisir de quitter une entreprise en faveur d’industries à moindre risque ou tout simplement de ne pas revenir sur le marché du travail. Il y aurait donc une perte d’expertise et de la diversité organisationnelle. Globalement, les progrès vers l’égalité des sexes observés au cours des dernières décennies pourraient non seulement s’arrêter, mais s’inverser.  

Il y aurait donc une perte d’expertise et de la diversité organisationnelle.

 Au Québec  

Selon le ministère du Travail, les femmes occupaient 68 % des emplois perdus au Québec d’octobre 2019 à octobre 2020, soit le double des pertes observées chez les hommes. La plupart des licenciements ont eu lieu dans les secteurs de la restauration, du tourisme et de la culture.  

En tourisme

En 2019, les femmes occupaient 51 % des postes dans l’industrie touristique québécoise. Dans certains secteurs d’activité, comme l’hébergement et la restauration, elles y étaient également plus présentes (voir l’infographie suivante).  

En 2019, certains métiers en tourisme étaient occupés en grande partie par des femmes. Par exemple :  

Restauration  

  • Maîtres d’hôtel et hôtes/hôtesses (82 %)  
  • Serveurs d’aliments et de boissons (71 %)  

Hébergement  

  • Préposés à l’entretien ménager (75 %)  
  • Serveurs d’aliments et de boissons (75 %)  

 Services de voyages  

  • Directeurs — commerce de détail (89 %)  
  • Conseillers en voyages (80 %)  

Transport de personnes  

  • Commissaire et agents de bord (86 %)  
  • Agents à la billetterie et aux services aériens (67 %)  

D’après l’enquête auprès des travailleurs. euses en marge de la COVID-19 du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (2020), les mesures sanitaires ont particulièrement pénalisé les secteurs des services de voyages, de l’hôtellerie et de la restauration Sans conclure que les femmes ont été plus ou moins touchées que les hommes ayant la même profession, les postes les plus affectés par les mises à pied durant la pandémie sont occupés majoritairement par une main-d’œuvre féminine.  

Comment diminuer les impacts ?  

À la lumière des chiffres et des récentes études, l’avenir de la main-d’œuvre féminine demeure fragile. Que ce soit à petite ou à grande échelles, de nombreuses actions peuvent être appliquées pour remédier à la situation (voir infographie suivante). 

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À l’international, l’initiative Women in Travel Thrine a été créée par des femmes de l’industrie du voyage pour réduire l’impact de la COVID-19 sur la progression de carrière de la main-d’œuvre féminine. L’objectif est de bâtir des liens et d’ouvrir des portes en misant sur le partage d’expériences et le mentorat. Parmi les fondatrices figurent Dorothy Dowling, directrice du marketing et vice-présidente principale de Best Western Hotels & Resorts, et Melissa Maher, vice-présidente principale du marketing et de l’engagement de l’industrie chez Expedia Group.  

Peu importe la raison, l’ouverture à la diversité et l’inclusion dans les valeurs d’une organisation permettront à celle-ci de tirer son épingle du jeu dans les années à venir. Elle aura saisi l’évolution des besoins et des comportements des consommateurs afin de refléter la pluralité des pensées d’une société en mouvance. 

 

 

 Source de l’image à la une : PEXELS

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Les tout-petits voyagent aussi

Voyager avec un bébé ou un jeune enfant nécessite davantage de planification pour les parents. La liste des choses à apporter est substantielle, les préoccupations sont multiples et la logistique sur place se fait parfois laborieuse. Malgré tous ces défis, nombreux sont ceux à partir à l’aventure avec leurs bambins.

Les parents du millénaire

Les parents de jeunes enfants sont issus majoritairement de la génération du millénaire (nés entre les années 1980 et 2000). Ils sont nombreux à vivre leur parentalité différemment de celle des générations précédentes. Ils ont voyagé avant d’avoir des enfants et souhaitent poursuivre leur découverte du monde, accompagnés de leur progéniture. Au Québec, plusieurs profitent de leur congé parental pour effectuer un périple allant de quelques jours à plusieurs mois.

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Ces parents s’inspirent et s’informent principalement en ligne, sur des blogues, des groupes de discussion et les médias sociaux. Leur réalité familiale fait en sorte qu’ils échangent des conseils pratiques et de bonnes adresses avec d’autres pères et mères. Sophie Reis, fondatrice du site de référence pour parents voyageurs BBJetlag.com, constate que la santé et la sécurité font partie des grandes préoccupations des familles et influencent le choix de leur destination. L’accessibilité s’avère également un facteur non négligeable; les vols directs s’inscrivent parmi les critères importants de cette clientèle.

Êtes-vous prêts à accueillir les tout-petits ?

Pour répondre aux attentes des familles composées de très jeunes enfants, il est essentiel de considérer les besoins de chaque membre du clan. Selon Sophie Reis, également auteure du livre « Le Guide des parents voyageurs : s’inspirer, s’informer et s’équiper, 0-12 ans », ce qui distingue les familles dont les enfants sont en très bas âge est que le voyage peut être planifié selon les champs d’intérêt des parents, leur niveau d’énergie et leurs envies. Éventuellement, plus les petits vieilliront, plus les activités à faire à destination prendront de l’importance dans les décisions.

Les parents de tout-petits doivent conjuguer avec les limitations occasionnées par les besoins de leurs enfants.

Cependant, les parents de tout-petits doivent conjuguer avec d’autres types de contraintes, soit les limitations occasionnées par les besoins de leurs enfants. C’est pourquoi, d’après madame Reis, les jeunes familles souhaitent autant que possible se faciliter la vie, et chaque attention qui leur est spécialement accordée sur place s’avère grandement appréciée.

Répondre aux besoins des jeunes familles

S’intéresser aux voyageurs de 0 à 3 ans et souhaiter les accueillir dans son établissement ou sa destination nécessite de bien répondre à leurs besoins. Quels sont-ils ?

 Un lieu accessible en poussette

Même si certaines sont de type tout-terrain, les poussettes sont assujetties aux limites de leurs roues. Les lieux prévus pour accueillir les familles doivent tenir compte de leur passage ou offrir une solution pour soulager les parents. Parfois volumineuses, les poussettes peuvent s’avérer encombrantes pour les autres clients si aucun espace n’est planifié. Par exemple, au restaurant, les parents voudront garder près d’eux leur bébé endormi dans la poussette afin de profiter de leur repas.

Un service orienté vers le bien-être de la famille

Tiraillés entre leurs propres besoins, ceux de leurs nourrissons et parfois ceux de la fratrie, les parents peuvent facilement se sentir dépassés par les événements. Être à leur écoute en offrant une assistance personnalisée peut transformer positivement leur expérience.

De nombreuses compagnies aériennes proposent aux familles un comptoir prioritaire pour s’enregistrer. Une fois à la porte d’embarquement, elles les invitent à s’installer à bord de l’avion plus rapidement que la majorité des voyageurs. Quant à eux, les aéroports repensent de plus en plus leurs aménagements afin d’intégrer des aires de jeux pour dégourdir les jambes des petits, de même qu’un espace familial dans lequel il est possible de changer la couche de son bébé, d’allaiter ou de simplement se trouver hors du brouhaha environnant.

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Source : Jambette.com — Aéroport Jean-Lesage de Québec

 Des équipements accommodants

L’inégalité des services et des équipements offerts spécifiquement pour les tout-petits oblige les parents à « déménager » lorsqu’ils partent en vacances. Heureusement, le nombre croissant de familles qui voyagent fait en sorte que l’industrie s’adapte peu à peu.

La SÉPAQ prête divers équipements pour tout-petits dans ses parcs, réserves fauniques et établissements touristiques : banc rehausseur, parc pour bébé, vaisselle pour enfant, siège de toilette, remorque à vélo, sac à dos porte-bébé, etc. Tous ces extras facilitent la vie des parents et leur permettent de profiter du plein air sans devoir s’équiper.

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Source : SÉPAQ

Plusieurs hôtels redéfinissent leurs installations en fonction des attentes des familles. Des sites Web tels que iEscape Kids Collection et Ciao Bambino ! répertorient des centaines d’établissements (hôtels, resorts, hôtels-boutiques, villas, etc.) qui répondent aux exigences de ce segment en fournissant les principaux éléments dont il aura besoin : bassinette, chaise haute, chauffe-biberon, etc. Il y a aussi des hôtels et des entreprises de location d’équipements de bébé qui s’associent, par exemple Destination Hotels et BabyQuip.

Ces dernières années, un grand nombre de familles se sont tournées vers des plateformes de location d’hébergement entre particuliers telles qu’Airbnb afin d’avoir plus d’espace et le loisir de cuisiner sur place. Cet engouement pour ce type de propriétés a fait naître des sites similaires destinés à cette clientèle, par exemple Kid & Coe. Les critères de recherche de ce dernier permettent de sélectionner les logements comprenant la plupart des équipements nécessaires ainsi que plusieurs autres, peut-être moins essentiels, mais appréciés, tels que jouets, livres, veilleuses, etc.

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Source : Kid&Coe

Comprendre la réalité des jeunes familles et leur offrir un service visant à leur faciliter la vie plaira non seulement aux parents, mais également aux autres clients. La cohabitation des différentes clientèles est parfois ardue. Aider les parents à mieux répondre aux besoins de leurs jeunes enfants favorise un meilleur climat pour tous.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer les commentaires et photos que publient les parents du millénaire sur les médias sociaux. Les surprendre et contribuer à rendre leur expérience mémorable saura les ravir. Et qui sait, leurs souvenirs affichés fièrement sur Instagram et Facebook en inspireront peut-être plus d’un ?

 

Source image à la une : Julie Johnson on Unsplash

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Segments de clientèles

Connaissez-vous les Hirondelles ?

Lors du Congrès excellence tourisme — attractions et événements, qui s’est tenu à Québec les 5 et 6 novembre dernier, Alain Simoneau, directeur adjoint à la sécurité et à la protection des actifs au Groupe CH, a présenté le projet des Hirondelles.

En juin 2017, le Conseil des Montréalaises a déposé un rapport contenant une liste de dix recommandations sur la sécurité des femmes et des jeunes femmes cisgenres et transgenres lors des événements extérieurs, à Montréal.

Avec la collaboration de l’Équipe Spectra, une nouvelle initiative baptisée Hirondelles fut créée. Sa mission : « Sensibiliser, prévenir et agir face aux diverses formes d’agressions et de harcèlement qui peuvent survenir auprès des femmes et des personnes qui auraient besoin d’aide lors de festivals et événements publics. »

Pendant les festivals, des intervenantes spécialisées, notamment en sexologie, accueillent les personnes en situation de vulnérabilité dans un espace non mixte et parcourent le site. Elles reçoivent également une formation du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de l’Ouest-de-l’Île.

Le premier événement où les intervenantes furent présentes est le Festival international de Jazz. Plusieurs autres ont suivi, notamment les FrancoFolies, Heavy Montréal, Osheaga et ÎleSoniq. La Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal s’est également jointe au projet.

Il s’agit d’une belle initiative pour rendre les villes et les événements publics plus sécuritaires pour les femmes. Qu’en pensez-vous ?

 

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Tendances

Neuf tendances en tourisme d’aventure

Le contexte global demeure favorable à la croissance du tourisme d’aventure. Celui-ci se fait de plus en plus grand public. Les voyageurs cherchent à se ressourcer, à reconnecter avec la nature, à se dépasser et à vivre des expériences significatives. L’aventure est un bon moyen d’y arriver. L’organisme Adventure Travel Trade Association (ATTA) publiait, en début d’année 2018, un rapport regroupant 20 tendances. Voici un survol de neuf d’entre elles, soit celles sur le type d’expériences et les produits.

Voyager en solo

Selon la firme MMGY Global, environ un voyageur américain sur quatre envisage de voyager seul en 2018. Les itinéraires spécialisés et une couverture médiatique importante de ce segment de clientèle stimulent la demande. Il ne s’agit pas nécessairement de personnes qui sont seules en ménage, mais plutôt de voyageurs qui souhaitent découvrir une destination en fonction de leurs intérêts ou encore parce que leur partenaire de voyage n’est pas disponible. L’agence Abercombie & Kent s’ajuste et oriente un volet de son offre pour les voyageurs en solo.

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Source : Abercrombie et Kent

L’aventure ultime : vivre comme un local

Les voyageurs d’aventure prennent de l’expérience et souhaitent vivre des aventures authentiques, en se mêlant à la population locale. Pour répondre à ce besoin, des destinations et des entreprises développent des stratégies permettant aux voyageurs d’entrer en contact avec des résidents. Les plateformes Airbnb et EatWith en sont des exemples probants. L’entreprise HiveSters, en Thaïlande, illustre aussi très bien cette tendance. Les voyageurs peuvent apprendre à cuisiner le Pad Thaï dans la rue ou encore rencontrer des artisans dans leur atelier, en dehors des circuits touristiques de masse. 

tendances-aventure-cuisine-de-rue Source : HiveSters

L’expansion du slow travel

La découverte d’une destination à un rythme lent, qui permet de bien intégrer les lieux et de s’imprégner de l’environnement, devient une spécialité pour de nouveaux voyagistes. Les nomades numériques, qui travaillent tout en voyageant, sont des adeptes de slow travel. Tout comme les jeunes retraités actifs, les personnes en période de transition, celles qui décident de prendre une pause du travail pour explorer une destination, ou encore ceux qui décident de partir en voyage un certain temps tout en travaillant. Pour tous ces voyageurs, il y a des entreprises comme Unsettled et Remote Year qui facilitent l’organisation de ces séjours prolongés. Elles s’occupent de dénicher l’hébergement, des espaces de travail communs le cas échéant, des escapades d’aventure et des expériences locales sur mesure qui permettent de connecter avec les lieux.

La quête du bien-être global

Les voyageurs d’aventure cherchent de plus en plus à se déconnecter de la routine quotidienne, à se recentrer sur l’essentiel pour maintenir une bonne santé mentale comme physique. Pour les entreprises de tourisme d’aventure, cela implique d’intégrer des composantes de bien-être. Les études démontrent les bienfaits de la nature sur la santé mentale, sur l’équilibre psychique des individus. Visit Estonia joue cette carte avec la campagne Stress Buster qui vise à séduire les gens stressés avec l’appel de la forêt et de la nature.

Des expériences « transformationnelles »

Les voyageurs d’aventure sont motivés par l’idée de changer par le voyage, de devenir des personnes différentes, améliorées. Pour favoriser cette transformation, les entreprises doivent la considérer dans le design d’expérience en équilibrant les composantes de l’itinéraire, en ce qui concerne le temps, les séquences d’activités, les défis et les moments propices à l’introspection. L’organisation Explorer X se spécialise en voyages pour aventuriers en quête de transformation. Chaque fournisseur doit considérer ce design d’expérience. 

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Source : Explorer X

Le tourisme de randonnée

La randonnée constitue l’une des activités de plein air les plus pratiquées par les voyageurs. Les destinations l’ont bien compris et font la promotion de leurs sentiers afin de prolonger le séjour des visiteurs. De plus, ceux-ci peuvent être tentés de revenir pour explorer une autre section du sentier. Ce type de tourisme favorise le développement local, les expériences authentiques et s’aligne bien sur les tendances précédentes concernant les voyages de transformation et la quête du bien-être. Les services en marge du tourisme de randonnée devraient prendre de l’ampleur en 2018, comme les itinéraires autoguidés et le transport de bagages.

Des produits pour les aventurières

Qu’elles soient seules ou non, un peu comme les voyageurs en solo, les femmes aiment parfois voyager entre elles lorsqu’elles partagent les mêmes intérêts. On observe une forte croissance du nombre d’entreprises qui conçoivent des voyages sur mesure pour elles. C’est le cas d’AdventureWomen, qui s’adresse exclusivement aux femmes ou Austin Adventures dont une partie de l’offre leur est réservée.

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Source : AdventureWomen

Les destinations hivernales

L’hiver est en vogue auprès des voyageurs d’aventure. Les destinations comme l’Islande, le Yukon, la Finlande et le Groenland témoignent d’un achalandage à la hausse durant la saison froide. Les activités et les événements d’hiver se multiplient. Les produits polaires, tels que les aurores boréales et la faune arctique ont particulièrement la cote. Les touristes d’hiver viennent principalement du Royaume-Uni, des États-Unis et de la Chine. 

tendances-aventures-aurores-hiver Source : VisitFinland

Des cabines de luxe en territoire isolé

La tendance des minimaisons a trouvé un terreau fertile dans le milieu touristique. Des petites cabines préfabriquées au design soigné et au confort égalant celui d’une chambre d’hôtel de luxe apparaissent dans les lieux les plus improbables. Ces unités attirent la curiosité et leur design attrayant suscite les partages sur les médias sociaux comme Instagram. Ce type d’hébergement donne également une nouvelle attractivité aux régions éloignées en offrant une expérience de luxe en territoire vierge. 

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Source : OodHouse

L’aventure au Québec

Le Québec est bien en selle pour accueillir les voyageurs adeptes d’aventure. Les réseaux s’organisent, des partenariats sont scellés et l’offre se développe. Aussi, les stratégies de Tourisme Québec sur la mise en valeur du tourisme de nature et d’aventure, sur le tourisme hivernal et sur le développement et la commercialisation au nord du 49e parallèle, ainsi que la promotion concertée de l’offre « nature » sur le site Web Québec Original permettront certainement de positionner la destination québécoise avantageusement auprès des marchés en croissance.

 

Image à la une : Unsplash

 

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Comment séduire les voyageurs en solo

La revue Espaces s’est intéressée au marché des solos dans son édition de septembre-octobre 2017. Anne-Marie Michaux, responsable du pôle Missions transversales à la Direction générale des entreprises (DGE), sous-direction du tourisme, en France, y propose une définition des solos : « Sont considérés comme solos, l’ensemble des personnes de 18 ans et plus, partant seules en voyage ou en séjour d’agrément, en individuel ou en groupe d’individuels regroupés ». Cette définition a servi de base pour une étude intitulée : Les solos : un marché à conquérir et à satisfaire !

Un marché de niche à fort potentiel

Le nombre de personnes vivant seules augmente chaque année. Au Canada, il a atteint un taux record. Selon les données du recensement de 2016 dévoilées par Statistique Canada, un peu plus d’un Canadien sur dix (14 %) âgé de 15 ans et plus vivait seul en 2016 comparativement à 1,8 % en 1951. Par ailleurs, la part des ménages canadiens composés d’une seule personne est passée de 7,4 % en 1951 à 28,2 % en 2016. C’est au Québec que cette proportion était la plus élevée, soit 33,3 % en 2016 (comparativement à 32 % en 2011). Selon Statistique Canada, il s’agit d’une tendance répandue dans les pays industrialisés.

Mme Michaux rapporte que 25 % des touristes à travers le monde ont voyagé seuls en 2015 (Organisation mondiale du tourisme), que 33 % des voyages des Français se font seuls et que 35 % des clients britanniques de Booking partaient seuls en 2014. D’autre part, de nombreux voyagistes et réceptifs constatent qu’une part de plus en plus importante de leur clientèle de groupe est formée de voyageurs seuls qui souhaitent vivre leurs expériences avec d’autres gens partageant les mêmes intérêts. C’est le cas des clients de TourRadar, une agence spécialisée dans les circuits de plusieurs jours, dont 41 % de la clientèle est constituée de voyageuses en solo.

L’hébergement: un frein au développement ?

Selon Anne-Marie Michaux, l’offre d’hébergement basée sur le standard de la chambre double constitue le principal frein à la croissance des séjours en solo. Pourtant, « certains types d’hébergement comme les auberges de jeunesse et autres hostels, tirent leur épingle du jeu ». L’hébergement en dortoir et les chambres individuelles plaisent aux jeunes. De nouvelles enseignes telles JO&JOE, du groupe Accorhotels, côtoient de plus anciennes comme Generator. Chez JO&JOE, le concept d’hébergement partagé fournit une réponse à la question du supplément « occupation simple » à laquelle sont confrontées toutes les personnes qui voyagent seules, souligne Matthieu Perrin, directeur de la marque. À cette enseigne, près des deux tiers (65 %) de l’hébergement peut être réservé à la place plutôt qu’à la chambre.

Au Canada, plusieurs voyagistes, Vacances Transat, Vacances Signature, Vacances Air Canada ou Voyages à rabais, proposent un choix d’établissements qui offrent des chambres en occupation simple sans aucun supplément dans des destinations du Sud. Vacances Transat a d’ailleurs remporté un prix dans la catégorie « Voyages à forfait » lors de la 1re édition des prix Solo Travel, organisée par Solo Traveler. Ces prix récompensent les entreprises les plus attentives à attirer et à servir les personnes qui voyagent seules. D’autres comme Voyages Traditours offrent un service de jumelage qui permet aux voyageurs de partager leur chambre durant le séjour.

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Source : Transat

Des startups qui ont le vent dans les voiles

Créé en 2015, le site Web Copines de voyage se situe à mi-chemin entre l’agence de voyages et le réseau social. Comme l’explique Alix Gauthier, cofondatrice, le but est de « permettre à une femme qui veut partir de choisir son voyage grâce à la communauté de copines de voyage ». L’agence coconstruit ses offres avec des réceptifs locaux et des voyagistes afin qu’elles répondent aux attentes de sa clientèle. Ces séjours sont offerts pour une durée limitée au cours de laquelle les copines peuvent s’enregistrer et échanger par l’entremise du réseau social pour mieux connaître leurs futures partenaires de voyage. Mme Alix souligne qu’à ses débuts, sa communauté comprenait exclusivement des femmes vivant seules. Aujourd’hui, cette catégorie représente de 60 % à 70 % des 270 000 membres.

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Source : Copines de voyage

D’autres startups favorisent aussi la rencontre entre solos ; Paravecmoi est l’une d’elles. À la fois site de rencontre et agence de voyages, cette plateforme met en relation des voyageurs qui se ressemblent, inscrits sur le site. Selon Michel Ruiz, chef de la direction, Management et Marketing, l’algorithme de Paravecmoi permet de « présenter des profils de voyageurs qui concordent en ce qui a trait à leurs préférences personnelles et à leurs habitudes de voyage ». Ensuite, ces compagnons de voyage n’ont plus qu’à choisir ensemble leur séjour sur la plateforme du voyagiste partenaire de Paravecmoi. Pour se constituer une communauté de voyageurs, Paravecmoi a créé une page Facebook qui comprend maintenant 16 000 fans, majoritairement des femmes (73 %).

L’agence de voyages Les Covoyageurs a quant à elle toujours segmenté son offre en fonction de divers types de clientèles (solos, familles monoparentales, multigénérations, etc.) plutôt que par type de produit comme c’est le cas chez les voyagistes. Elle a « démarré avec une gamme de produits pour les solos, sur la base du concept de voyages à partager entre personnes célibataires, séparées, divorcées ou veuves », mentionne Sarah Lopez sa cofondatrice. Les voyageurs en solo forment 70 % de sa clientèle qui est constituée, elle aussi, principalement de femmes (64 %).

Des destinations ciblent les solos. Vraiment? 

Certains offices de tourisme ont commencé à segmenter leur offre en fonction de clientèles spécifiques comme les familles ; bien peu toutefois s’adressent spécifiquement aux touristes en solo. C’est pourtant le cas de Tourisme Montréal qui consacre une partie de son site Web à cette clientèle dans sa section Explorer, Montréal pour… On y trouve des suggestions d’activités et de sorties pour explorer la ville, au singulier. Vous en connaissez d’autres ? Faites-nous en part dans la section commentaires.

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Source : Tourisme Montréal

 

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Les voyages entre copines

Un marché florissant

Bien que nous n’ayons pas trouvé de données statistiques récentes sur les voyages des femmes, déjà en 2013, le nombre de voyages entre amies ou parentes atteignait un chiffre record, selon une enquête d’American Express. L’étude rapportait que 56 % des voyageuses avaient déjà effectué un séjour entre « femmes seulement ».

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement, entre 2008 et 2014 aux États-Unis, selon Marybeth Bond, auteur du blogue Gutsy Traveler et spécialiste des voyages des femmes.

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement

Même si Intrepid Travel, expert du voyage responsable en petits groupes, rapporte que 63 % des 100 000 réservations effectuées sur son site Web en 2012 provenaient de femmes âgées de 25 à 39 ans, celles de 60 ans et plus constituent une énorme proportion de voyageuses. Maintenant retraitées, elles voyagent parce qu’elles en ont le temps et les ressources.

Selon Kelly Lewis, fondatrice et éditrice des Go! Girl Guides, des publications destinées aux voyageuses, les femmes recherchent des expériences de voyage plus actives ou philanthropiques. Toutefois, la santé et la sécurité demeurent au cœur de leurs préoccupations. Voyons comment l’industrie touristique tente de s’adapter à ce lucratif marché.

L’offre hôtelière pour copines

Plusieurs forfaits hôteliers offerts dans le cadre de séjours entre filles proposent les traditionnelles séances de spa et massage comme celui de l’Auberge Godefroy à Bécancour, de l’Hôtel Spa Watel à Sainte-Agathe-des-Monts, ou de l’Auberge de la Montagne Coupée dans Lanaudière. L’Auberge et Spa West Brome ajoute à son escapade de filles, un film de filles et un popcorn! D’autres forfaits comme ceux de l’hôtel Niagara Falls de la chaîne Courtyard de Marriott et du Andrew Pinckney Inn, sont plutôt axés sur le magasinage et la gastronomie.

Un peu moins traditionnel, le forfait Couette et espadrilles à Charlevoix de l’hôtel Le Germain à Baie-Saint-Paul, invitait les filles à sillonner au pas de course les sentiers environnants pendant un weekend d’automne. Au programme : yoga, course à pied, expérience thermale et conférence sur la nutrition.

Un peu d’aventure et de divertissement peut-être? C’est ce que proposent plusieurs centres de villégiature membres de l’association Resorts of Ontario : leçons de poker, cours de mixologie ou de joaillerie, courses extrêmes, paintball, randonnées et vélo de montagne.

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Source : Resorts of Ontario

Le réseau de distribution courtise-t-il les copines?

Pas spécifiquement. Plutôt les groupes de femmes qui partagent les mêmes intérêts comme les activités de plein air ou d’aventure. Wild Women Expeditions s’adresse aux femmes depuis plus de 25 ans avec sa pléiade d’activités de plein air telles que le canot, le kayak, le rafting, le vélo, la randonnée ou l’équitation, entres autres, sur presque tous les continents.

World Expeditions, qui se spécialise dans le tourisme d’aventure en petits groupes, a vu le nombre de ses clientes augmenter considérablement au cours des 20 dernières années, passant de 38 % en 1996 à 54 % en 2016. Même sur les itinéraires les plus difficiles, proposant notamment l’alpinisme ou la longue randonnée en montagne, les femmes représentent maintenant 30 % du groupe. C’est pourquoi le voyagiste a mis sur pied une toute nouvelle gamme d’activités d’aventure pour femmes seulement. Elle verra le jour en 2017.

Des destinations qui affichent leurs weekends de filles

L’office de tourisme et des congrès de Chattanooga a commencé à commercialiser des forfaits destinés spécifiquement aux femmes en 2010, un an après que l’État du Tennessee ait lancé sa campagne de promotion pour les touristes de la gent féminine. Ses escapades entre amies incluent des soins de spa, la fabrication de bijoux, des visites de vignobles, des repas dans les restaurants locaux et bien sûr… du magasinage, mais avec un volet « dans les coulisses » pour offrir un élément de découverte.

Seetorontonow, le site Web de Tourisme Toronto, annonce clairement ses weekends de filles en leur proposant cinq circuits incluant luxe, spa, gastronomie, magasinage, musées et divertissement.

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Source : Tourisme Toronto

Un voyage de pêche entre copines, pourquoi pas?

Afin de promouvoir les activités de chasse et de pêche auprès de la gent féminine urbaine, l’Association des pourvoiries de la Mauricie lançait la campagne « o » qui s’est déroulée sur les ondes de la radio du 29 février au 11 mars 2016. Les auditrices devaient répondre à des questions sur la faune pour être admissibles au concours permettant de gagner un forfait pour quatre personnes à la pourvoirie La Seigneurie du Triton.

Orvis, détaillant de produits de pêche et d’équipement de plein air du Vermont exploite aussi une école et organise des voyages. Célébrant le 50e anniversaire de son institution cette année, Orvis propose un voyage de pêche à la mouche exclusivement réservé aux femmes, sur la plus grande île du Belize.

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Source: Pourvoiries Mauricie

Et même l’économie collaborative s’en mêle

Issu de l’économie collaborative, le site Web Copines de voyage publie chaque semaine de nouvelles offres auxquelles adhèrent des intéressées qui peuvent échanger et discuter d’un voyage avant même d’effectuer leur réservation. Dès que le nombre minimum de participantes est atteint, le voyage est confirmé.

En 2015, près de deux millions de Canadiennes âgées de 18 ans et plus ont voyagé au Québec. Pourquoi ne pas s’y intéresser de plus près en leur offrant une gamme de produits et services variés, dont des escapades entre filles. Tentez le coup et voyez ce qu’il advient!

Source de l’image à la une : Pixabay.com