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Animer un port grâce à un village de conteneurs

Depuis juin 2022, les voyageurs qui arrivent au port de Saint John peuvent déambuler dans un village hors du commun. Composé de plus de 60 conteneurs et situé dans un ancien stationnement, le site offre aux visiteurs une diversité d’animation : des activités éphémères, des magasins qui mettent en valeur des produits locaux, des food trucks, un bar, une allée destinée à des murales de même qu’à des graffitis et enfin une programmation de spectacles.  

Les instigateurs du projet sont les organisateurs du festival AREA 506 qui célèbre la culture néo-brunswickoise depuis 2015. L’esprit de cet événement plane d’ailleurs sur le village de conteneurs et teinte l’expérience offerte sur place. Les croisiéristes qui débarquent à Saint John découvrent ainsi le caractère local de la destination dès leur arrivée. Le village est ouvert chaque jour où un navire accoste au port et durant certaines périodes clés, ce qui permet aux résidents de s’approprier le lieu.  

Communiquer l’évolution du projet

Dès le début de l’année 2022, l’équipe d’AREA 506 a diffusé de courtes capsules vidéo sur YouTube afin d’informer les résidents et le public en général de l’avancement du projet, de présenter les collaborateurs et d’offrir un accès privilégié dans les coulisses du village. Ce fut aussi l’occasion pour les internautes de suivre l’évolution de la transformation des conteneurs et d’assister à l’aménagement du village. Ces contenus ont également été partagés sur la page Facebook d’AREA 506.  

Source : compte Twitter de Discover Saint John 

Aménager des conteneurs en boutique n’est pas un concept unique au port de Saint John, d’autres lieux le proposent. Ce qui rend cet exemple inspirant est le fait que les responsables du projet aient tenu compte de toutes les clientèles (résidents, touristes et croisiéristes) pour transformer un stationnement en un lieu d’accueil authentique et dynamique. 

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Distanciation physique : les milieux urbains s’organisent

La vigilance s’impose

Bien que le déconfinement progressif soit en cours à peu près partout dans le monde, la distanciation physique devra être maintenue durant encore plusieurs mois, la saison estivale n’y échappant pas. Un traitement efficace ou un vaccin à la COVID-19 verra possiblement le jour, mais dans un délai qui peut s’étirer jusqu’à un an et demi.

En attendant, la vie reprendra tranquillement. Les résidents voudront profiter du beau temps et, dans un avenir plus ou moins rapproché, des visiteurs s’ajouteront à la population et déambuleront dans les rues. Comment faire pour respecter l’éloignement physique dans un tel contexte ? Par ailleurs, les autorités des grandes villes craignent que les transports en commun soient boudés par les travailleurs de retour au boulot au profit de l’auto solo, un scénario non souhaitable.

L’urbanisme tactique à la rescousse

Comme on l’a vu jusqu’à maintenant, les autorités municipales font preuve d’imagination pour aider les citadins à respecter un certain écart entre eux lors de leurs déplacements. Elles ont recours aux méthodes de l’urbanisme tactique, qui normalement consiste en « des aménagements temporaires qui utilisent du mobilier facile à installer (et à désinstaller) pour démontrer les changements possibles à l’aménagement d’une rue, d’une intersection ou d’un espace public. On peut ainsi montrer comment l’aménagement peut influencer le comportement des usagers. » (Définition élaborée par le Centre d’écologie urbaine de Montréal.)

En effet, comme les trottoirs devant les commerces de proximité tiennent lieu de salle d’attente pour les clients, certaines rues sont amputées de places de stationnement au bénéfice des passants. Mais des villes vont plus loin et prévoient de transformer des voies et des places publiques pour favoriser les déplacements actifs sécuritaires, mais aussi pour accommoder les commerçants.

Vilnius : la ville devenue terrasse

Les restaurants et les cafés, durement affectés par la crise, devront rouvrir tout en respectant les mesures de distanciation physique. La plupart des établissements ne disposent pas de l’espace nécessaire pour rentabiliser un tel aménagement. À Vilnius, en Lituanie, les autorités ont rapidement pallié ce problème en permettant aux restaurateurs et aux exploitants de cafés d’installer des tables sur les espaces publics à proximité de leur commerce et même dans certaines rues. Cette destination gourmande s’est émancipée touristiquement au cours des dernières années, grâce entre autres, à une campagne marketing audacieuse intitulée : « Vilnius, the G-spot of Europe ». Elle doit aujourd’hui se tourner vers les visiteurs « hyperlocaux », comme partout ailleurs.

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Source : Go Vilnius

Revoir la vocation des rues

À Bruxelles, le secteur du centre-ville nommé le Pentagone devient provisoirement une zone de rencontres, soit un quartier où les piétons et les cyclistes ont la priorité sur toute la largeur de la voie publique. Les autos peuvent y circuler, à une vitesse maximale de 20 km/h.

La Ville d’Oakland, en Californie, transforme quelque 120 km de rues (près de 10 % de son réseau routier) en voies pour les piétons, les cyclistes et les personnes en fauteuil roulant. L’accès aux voitures est réservé aux résidents et aux véhicules d’urgence.

À Portland, en Oregon, le Bureau des transports lance un plan d’adaptation des rues pour faire face à la crise. L’initiative Slow Streets|Safe Streets prévoit, selon le type de secteur, la fermeture de certaines artères à la circulation automobile, l’élargissement des trottoirs, l’aménagement de pistes cyclables, l’ajout d’espaces pour les piétons aux intersections ou encore la création de zones dédiées aux camions de livraison, etc.

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Source : City of Portland

La piétonnisation des rues principales

En Alberta, les élus de Canmore envisagent de piétonniser la rue principale pour une réouverture sécuritaire des commerces en favorisant la distanciation physique des visiteurs. La petite municipalité de 12 000 habitants vibre grâce notamment à la vivacité de sa rue commerçante. En fait, les autorités hésitent à prendre cette décision de peur de créer un achalandage trop élevé. La Ville travaille ainsi de concert avec la Canmore Business Association pour trouver une solution viable pour tous.

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Source : Downtown Canmore/Facebook

À Montréal, la promenade Wellington sera piétonne pour la période estivale. Cela facilitera la fréquentation des lieux tout en maintenant une certaine distance entre les marcheurs, mais permettra aussi aux restaurateurs et aux propriétaires de cafés d’agrandir leurs terrasses et ainsi d’accueillir plus de clients.

Offrir la rue pour les déplacements actifs

La mairesse de Paris, Anne Hidalgo, refuse de voir sa ville envahie par les voitures après le confinement. Ce dernier a permis de constater à quel point la cité est apaisée lorsque les autos désertent les rues. Pour favoriser les déplacements à pied et à vélo, la rue de Rivoli, un axe important à Paris, devient presque entièrement dédiée aux cyclistes et aux piétons. Aussi, on prévoit d’ajouter de nouvelles pistes cyclables et d’autres chaussées seront fermées à la circulation automobile, au bénéfice des piétons.

De nombreuses villes américaines comme Boston et Minneapolis choisissent de consacrer certaines rues aux cyclistes et aux piétons. Même New York compte y réserver jusqu’à 160 kilomètres de voies publiques. Seuls les résidents et les livreurs pourront circuler en voiture, à une vitesse de moins de 10 km/h. La vidéo suivante illustre le projet NYC Open Streets :

Source : NYC Dot

Des changements temporaires ?

Cette crise pourrait bien accélérer le processus de réappropriation des centres urbains par les résidents, les piétons et les cyclistes. Certains de ces aménagements éphémères constituent de véritables projets pilotes qui transformeront probablement notre rapport à la ville et pourraient s’inscrire dans la « nouvelle normalité ».

 

Image à la une : Unsplash

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Sauver la rue principale

De nombreuses villes, de toutes les tailles, souffrent d’une dévitalisation de leur centre-ville. La transition vers le commerce en ligne et, en banlieue, vers les magasins à grande surface y contribue certainement. Le dynamisme de ces lieux centraux est pourtant essentiel à la santé des collectivités, à la qualité de vie des résidents et à l’attractivité touristique. Comment faire pour inverser la vapeur?

 

Des centres-villes en péril

Certaines artères commerciales de grandes villes comme Montréal ou même New York et Londres connaissent des taux de vacance alarmants. Le commerce de détail vit une crise, notamment due aux changements de comportement des consommateurs. Le coût des loyers et des taxes pour les locaux centraux contribue aussi à cette désaffection. Ces espaces deviennent inabordables pour les entreprises indépendantes qui donnent du caractère à un lieu, cédant ainsi la place aux grandes chaînes plus en moyens, mais beaucoup moins distinctives de l’endroit. Aussi, ces locaux peuvent demeurer vacants très longtemps avant de trouver preneurs, ce qui dévitalise les lieux et appauvrit leur pouvoir d’attraction. Les édifices patrimoniaux ont aussi la vie dure. Les coûts des travaux nécessaires à leur restauration s’avèrent colossaux et, donc, ces bâtiments sont trop souvent laissés à l’abandon.

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Rue Sainte-Catherine Est, Montréal.

Source : Réseau de veille en tourisme

La multiplication des locaux vacants touche aussi les rues principales de nombreuses petites municipalités du Québec. Celles-ci peinent à retenir leurs commerçants, faute d’achalandage. L’exode des jeunes vers les grands centres et la désaffection du centre-ville par les résidents entraînent une dévitalisation. Pour attirer de nouvelles clientèles (des résidents et des visiteurs), il faut leur offrir un centre attrayant et animé, qui stimule les échanges et favorise l’esprit de communauté.

Densifier et favoriser la mixité

Des experts proposent des pistes de solution pour redynamiser les artères commerciales et créer à nouveau des lieux de rencontre pour renforcer les liens dans la communauté. Au Royaume-Uni, ce phénomène est pris très au sérieux par les autorités. Le ministre britannique du Développement économique se fait même appeler le « ministre des Rues principales ». Des urbanistes lui suggèrent de convertir certains locaux commerciaux laissés vacants en leur donnant d’autres fonctions, résidentielles ou institutionnelles. Ainsi, plutôt que de vouloir réintégrer un commerce dans un local vacant, pourquoi ne pas modifier le zonage et y installer une bibliothèque municipale décentrée ou encore y aménager des logements? Un centre-ville vivant est composé de gens qui y vivent, y travaillent, y mangent et s’y divertissent.

Les centres-villes sont probablement appelés à se resserrer et à se densifier pour un plus grand dynamisme. Les autorités municipales devront faire preuve de flexibilité et revoir leurs systèmes de taxation pour encourager ces transformations. On propose aussi d’imposer une taxe à ceux qui conservent des loyers vacants. Celle-ci pourrait être jumelée à une réglementation obligeant de tels propriétaires à entretenir les locaux et leur devanture, à conserver un éclairage en soirée et à maintenir les espaces propres et prêts à recevoir des occupants rapidement.

Offrir des commerces d’expérience

Des commerces de proximité, des entreprises de service, des restaurants, des bars et cafés et des lieux de divertissement sont habituellement nécessaires pour favoriser la fréquentation à pied d’une artère principale. Mais la transformation des habitudes de consommation impose une remise en question du type d’entreprises à accueillir. Les détaillants en ligne offrent des produits à bon prix. Les boutiques ayant pignon sur rue doivent offrir une expérience. Les modèles d’affaires sont appelés à évoluer. Ainsi, le libraire passionné qui conseille pourra aussi servir du bon café, offrir un espace de cotravail et vendre les croissants de la boulangerie du coin. Les commerces de détail de proximité qui offrent un contact personnalisé et des produits de qualité ont une plus grande chance de se tailler une place favorable et de stimuler l’achalandage de la rue.

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Source : Pexels

Mobiliser pour changer les mentalités

À l’occasion du colloque de l’organisme Rues principales, qui se déroulait à Québec en octobre dernier, de nombreux élus municipaux sont venus exprimer leur inquiétude sur le phénomène de dévitalisation des rues principales. Plusieurs conférenciers ont aussi parlé de la nécessité d’insuffler un changement de comportement dans le rapport de la population à la consommation et à son engagement dans son milieu de vie. Pour illustrer son propos et favoriser le dynamisme du secteur, le président exécutif de l’organisme, M. Christian Savard, a lancé l’idée d’une campagne d’achat de cadeaux de Noël sur la rue principale : « Mes cadeaux sur la rue principale ».

Des conseillers municipaux ont également présenté des projets de réaménagement ayant fait l’objet de consultations publiques. Aujourd’hui, la volonté des résidents concernant les artères commerciales s’articule autour des éléments suivants :

  • Plus de mixité dans les fonctions;
  • Des bâtiments historiques rénovés et mis en valeur;
  • Plus de cafés et de commerces indépendants qui représentent la diversité du milieu;
  • Des aménagements qui favorisent la fréquentation à pied et à vélo, et du mobilier urbain;
  • De la culture (arts de la scène, arts visuels, etc.);
  • Des lieux de rassemblement;
  • Une connectivité avec le milieu : relations entre les commerces, les services et les institutions.

Le changement de culture nécessite une volonté politique et collective.

Selon plusieurs conférenciers du colloque, l’un des plus grands enjeux se situe dans la résistance au changement. Le changement de culture, soit celui de prioriser les développements urbains qui renforcent la rue principale au lieu de l’étioler, de choisir d’encourager les commerçants locaux pour participer au dynamisme de la collectivité, nécessite une volonté politique et collective.

Une prochaine analyse présentera des exemples de petites villes qui se démarquent par leur dynamisme et le caractère attractif de leur centre-ville.

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Gestion Tendances

Connaître les mégatendances pour innover

Euromonitor International, un des leaders mondiaux des études de marché stratégiques, s’est penché sur les mégatendances qui façonneront le monde et l’industrie touristique au cours des prochaines années. Mais, qu’entend-on par mégatendance ?

Il s’agit d’une modification fondamentale de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant la plupart des secteurs d’activité. Elle ne constitue pas une mode à court terme, mais s’inscrit plutôt dans la longévité. En effet, pour être considéré comme une mégatendance, le changement doit durer de dix à quinze ans.

Une mégatendance constitue un changement de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant plusieurs industries.

Une mégatendance constitue un changement de comportement ou d’attitude, observable à l’échelle mondiale et touchant plusieurs industries.

Pourquoi s’intéresser aux mégatendances ?

Pour prospérer sur un marché en évolution rapide, faire face aux perturbations et rester à l’affût des modifications de comportement des consommateurs, une entreprise doit intégrer l’analyse des mégatendances dans sa stratégie. Cela lui permettra d’observer ce qui se passe en dehors de son secteur d’activité et de ses marchés, de mieux comprendre les bouleversements qui auront un impact sur son avenir et, ainsi, de se donner une vision globale.L’analyse des mégatendances représente une partie importante de la première phase du processus d’innovation, de découverte et de génération d’idées. Mais elle ne se limite pas au développement de produits. Elle constitue un élément clé pour innover dans tous les domaines. Elle peut servir, par exemple :

  • à redéfinir la mission à long terme de l’entreprise ;
  • à mettre sur pied son plan d’affaires ;
  • à orienter les processus de recherche et de développement ;
  • à cibler de nouveaux segments de clientèle ;
  • à guider ses actions de marketing ;
  • à revoir ses besoins en ressources humaines ou matérielles ;
  • etc.

Comment procéder ?

Afin d’identifier les mégatendances, déterminez ce qui entraîne des modifications de comportement et d’attitude à long terme. Tentez de comprendre les forces sous-jacentes qui conduisent au changement et la façon dont elles façonneront le monde au cours des quinze prochaines années environ. Euromonitor en nomme cinq :

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Source : Euromonitor International

  • Les forces économiques. Les pays émergents et en développement représenteront les deux tiers de la production mondiale d’ici 2030. Trois marchés émergents figureront au nombre des cinq plus grandes économies du monde;
  • La démographie. L’urbanisation, les migrations, l’augmentation de l’espérance de vie, la baisse du taux de natalité et la croissance de la population âgée ont un impact sur les modes de vie des consommateurs et leurs décisions d’achat;
  • La technologie. Du développement d’Internet mobile à l’impression 3D et à l’intelligence artificielle, les constantes innovations technologiques sont à l’origine de grandes tendances de consommation;
  • L’environnement. La pression sur les ressources naturelles s’est accrue parallèlement au PIB mondial, en partie à cause de la croissance démographique et de la demande provenant des marchés émergents. Cela a entraîné une hausse des besoins en électricité et des émissions de CO2;
  • Les valeurs. Les croyances évoluent constamment et redéfinissent les priorités, les perceptions, les attitudes et les motivations.

À partir de ces facteurs de changement, Euromonitor a recensé 20 mégatendances (voir l’image).

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Source : Euromonitor International

Déterminez les mégatendances qui comptent le plus pour vous

Reconnaître l’importance d’une tendance par rapport à une autre est essentiel pour intégrer l’analyse des mégatendances à sa stratégie commerciale. Car l’importance attribuée à chacune d’entre elles variera en fonction de son secteur d’activité. Certaines, comme la personnalisation, s’avèrent pertinentes pour plusieurs industries, alors que d’autres peuvent sembler moins préoccupantes au premier abord. Appliquant ce raisonnement, Euromonitor a sélectionné huit mégatendances qui, selon l’organisme, auront un impact majeur sur l’ensemble des industries, y compris celle du tourisme ; les voici :

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Source : Euromonitor International

  1. Plus d’expérience. L’accent est mis sur les expériences plutôt que sur les possessions. Cette tendance se concentre sur la manière dont les entreprises conçoivent des expériences multisensorielles et interactives pour engager les consommateurs sur un plan plus émotionnel. Les expériences positives créent des souvenirs impérissables et des relations plus profondes avec les clients;
  2. Montée en gamme. Les acheteurs recherchent des niveaux de service et de personnalisation plus élevés. L’authenticité, le luxe abordable et une relation émotionnelle durable constituent dorénavant des éléments essentiels à toute stratégie de montée en gamme;
  3. Évolution des frontières. À mesure que certaines régions du monde deviennent surexploitées ou atteignent leur plein potentiel, d’autres prennent de l’importance comme l’Asie, l’Afrique et même l’Arctique. De plus, la technologie ouvre un nouveau marché virtuel de jeunes acheteurs à travers le monde;
  4. Consommateurs connectés. Ceux-ci utilisent des ordinateurs, des téléphones intelligents, des tablettes, des outils de navigation, des lecteurs multimédias ou de livres numériques, des appareils d’imagerie et de jeu et d’autres dispositifs audio et visuels qui se connectent à Internet, afin de faire l’expérience du contenu numérique et d’interagir avec celui-ci;
  5. Mode de vie éthique. Les consommateurs et les entreprises accordent un intérêt croissant à l’éthique et aux valeurs morales. Cela se traduit par une plus grande attention portée aux autres (êtres humains, bien-être des animaux et environnement) dans ses choix de consommation. Les entreprises qui privilégient des pratiques commerciales éthiques apparaîtront plus authentiques;
  6. Mode de vie sain. Les consommateurs démontrent une approche plus holistique du bien-être, englobant ses aspects spirituel, mental et physique. Cette insistance sur la santé et le bien-être implique un changement de style de vie et une évolution des attitudes envers les soins de santé, la nutrition, la beauté, l’activité physique et l’amélioration de soi en général;
  7. Recul de la classe moyenne. Tandis que les classes moyennes sont en plein essor en Asie, celles des marchés développés peinent à maintenir leur position économique. Malgré cela, ces consommateurs constituent toujours une cible majeure pour les entreprises. Leurs décisions d’achat sont motivées par la recherche de la valeur, et pas seulement d’un prix « avantageux ». D’autres facteurs intangibles tels que la qualité, l’expérience, la commodité et l’authenticité s’avèrent importants;
  8. Magasinage réinventé. La manière dont nous achetons des biens et des services est en constante évolution, à mesure que les réalités économiques et technologiques se transforment. Les consommateurs d’aujourd’hui font leurs achats sur de multiples plateformes et les commerçants doivent être prêts à s’y engager à tout moment et en tout lieu. Le parcours client idéal intègre l’entreprise à toutes les étapes de l’expérience, en apportant une valeur ajoutée avant, pendant et après l’achat.

Ces huit mégatendances sont le point de départ de votre analyse. Lesquelles auront le plus d’impact sur votre entreprise et comment agiront-elles sur votre offre et votre organisation ?

 

Source image à la Une : Samuel Silitonga, Pexels

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Hébergement

Petits cadeaux de bienvenue, grand impact

On parle souvent de l’effet « wow », celui qui génère une émotion et devient mémorable. Il ne tient pas nécessairement à des prestations extravagantes, mais à de petits détails bien pensés et bien coordonnés. L’arrivée dans une chambre d’hôtel est déjà un moment d’apaisement — enfin arrivé ! —, mais peut devenir une agréable surprise avec la découverte d’un cadeau choisi avec goût. Le client appréciera la petite attention de bienvenue, qui le réconfortera et le soulagera du stress et de la fatigue du voyage ; il permet d’entamer le séjour sur une émotion positive.

Le simple fait de se faire offrir quelque chose a un effet positif. Lorsqu’il répond à un besoin, surprend ou fait vivre une émotion, l’impact du cadeau est encore plus grand. Sa valeur ne réside pas dans son coût d’acquisition, elle est symbolique. Les conséquences possibles d’un cadeau de bienvenue apprécié ne sont pas négligeables : satisfaction, fidélisation, bouche-à-oreille positif (en ligne et hors ligne), reconnaissance, etc.

À quelle occasion ?

Un cadeau symbolique peut être offert à chaque réservation. Certaines occasions méritent d’autant plus d’être soulignées, comme un long séjour ou un évènement spécial. Il est plutôt fréquent que les organisateurs d’évènements d’affaires remettent quelques objets aux congressistes. Mais, les clés USB et les carnets de notes avec entête, ne sont-ils pas démodés ?

Voici quelques pistes pour vous inspirer dans cette avenue.

L’avant-goût de la destination

Les produits locaux se révèlent fort populaires. Offrez quelque chose à votre image et à celle du territoire. Jouez sans complexe sur les coutumes régionales, approvisionnez-vous à proximité ou offrez un produit fait maison. Pensez à des produits saisonniers ou gourmands, idéalement des aliments non périssables et de confection locale. Des entreprises comme Le Jardin de Julie personnaliseront leur emballage pour vous. Il peut aussi s’agir de laissez-passer pour visiter un attrait de la région ou d’une visite guidée gratuite.

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Source : Le Jardin de Julie

L’art de surprendre

Ici, les possibilités sont infinies. Laissez libre cours à votre imagination, jouez l’humour, misez sur des partenariats locaux et des moments clés et personnalisez. Par exemple, un hôtel offre au client tous les ingrédients pour concocter son propre cocktail et un autre pour presser sa propre limonade.

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Source : Hôtel St. Regis Bal Harbour/ Food Republic

L’établissement Twin Farms dans le Vermont inclut un petit casse-tête fait à la main par l’entreprise voisine Stave Puzzle dans ses chambres. Présentant une scène locale différente chaque saison, ce casse-tête de bois devient un objet collectionné par la clientèle régulière.

Des entreprises permettent de personnaliser des produits tout simples comme des barres de chocolat ou des bouteilles d’eau.

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Source : Smart Guests Creative Hotel Tools

La prévoyance bienveillante

Anticiper les besoins et y répondre avec délicatesse peut s’avérer une stratégie payante. Outre les traditionnels produits de toilette, des pantoufles, une brosse à dents, un rasoir, entre autres, feront en sorte que le client se sente comme à la maison. L’hôtel Esperanza au Mexique accueille ses clients avec un encas de salsa et guacamole, accompagné d’un mini-massage de 15 minutes de la tête et du cou.

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Source : Westin Paris Vendôme/Laurent Delporte

L’hôtel Crillon de Paris offre un cadeau spécial aux enfants. Bien qu’il s’agisse d’un établissement luxueux, l’idée de donner quelques accessoires de coloriage est simple.

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Source : Concorde Branding/flickr

Le pratico-pratique

Offrez des outils pour faciliter le séjour et la découverte de la destination. Une carte plastifiée de la région incluant les suggestions personnelles de l’hébergeur serait non seulement pratique, mais permettrait de découvrir les pépites locales. Et pourquoi pas quelques tickets de transport en commun (si un réseau se trouve à proximité) ou un joli sac fourre-tout pour faire des emplettes ? Parlant d’achat, l’offre de chèques cadeaux en partenariat avec des commerces des alentours (par exemple : 10 $ de rabais à l’achat de 40 $ et plus) peut se révéler avantageuse tant pour l’hôtelier que pour les partenaires participants.

Des entreprises au service des hôteliers

L’entreprise In City Box à Barcelone compose des coffrets selon différentes thématiques et en fonction du budget et des besoins des clients, principalement des hôteliers, des organisateurs d’évènements corporatifs et des locateurs d’appartements. Il peut s’agir d’ingrédients pour composer son propre cocktail, d’une collation de produits locaux, de plaisirs sucrés, etc. La qualité, le caractère local et la personnalisation sont à la base de cette idée qui vise à fidéliser la clientèle.

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Source : InCityBox Barcelona

L’entreprise Santa Barbara Company se spécialise dans la confection de paquets cadeaux de bienvenue pour les événements. L’accent est mis sur les produits qui permettent une incursion dans la vie locale.

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Source : Santa Barbara Company

Quelques autres conseils en bonus

Peu importe que vous choisissiez d’offrir un présent ou pas, laissez un message bienveillant dans la chambre écrit à la main, idéalement de la part du dirigeant de l’établissement. De plus, expliquez d’où vient le produit offert ou présentez l’entreprise partenaire. Enfin, emballez joliment le petit cadeau. Votre client sera intrigué, vous éveillerez sa curiosité et créerez un moment d’anticipation.

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Source : blogue 5th & Magnolia

Ne cassez pas votre tirelire

Inutile de prévoir un budget à tout casser. L’adage « c’est l’intention qui compte » s’applique. La valeur symbolique revêt de l’importance. L’achat d’un produit en grande quantité permettra de faire baisser le prix unitaire. Un partenariat gagnant-gagnant avec une autre entreprise peut également s’avérer avantageux.  

D’autres le font et le font bien !

Sachez bien que le cadeau de bienvenue, accompagné d’un court message, est fortement suggéré aux hôtes Airbnb. Les locateurs savent que ce geste d’attention peut faire une différence sur la satisfaction du voyageur, et par la suite, sur la popularité (nombre d’étoiles et commentaires des utilisateurs) et les réservations. Ne soyez pas à la traîne de l’hébergement collaboratif !

Le petit cadeau représente une belle occasion de réussir la première impression, et possiblement, l’ensemble de l’expérience.

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Marketing

Ces souvenirs qui vous prennent par les sentiments

En quête d’authenticité et d’expériences, les touristes apprécient toujours plus les souvenirs de voyage porteurs de sens. Les objets fabriqués à la chaîne dans des pays lointains ne correspondent plus aux valeurs de tous les voyageurs. Heureusement, l’offre de produits design, écoresponsables ou créés localement éclate et de nombreuses organisations rivalisent d’originalité pour séduire ces visiteurs.

En plus des nombreuses boutiques et ateliers créatifs proposant ce type d’objets, des OGD, organismes et entreprises touristiques prennent souvent les choses en main et développent des gammes de produits porteuses de leur image de marque et vectrices d’un sentiment d’appartenance tant pour la population locale que pour les visiteurs.

Nostalgie et inspiration pour la moquette de l’aéroport de Portland

En 2013, l’aéroport de Portland en Oregon perdait l’un de ses symboles, sa moquette. Par sentimentalisme, elle a survécu en se déclinant depuis 2015 sous de multiples facettes qui ravissent les nostalgiques et les touristes en quête du souvenir original. T-shirt, bière, chaussures sport Adidas, chaussettes, etc. : le motif du revêtement de plancher iconique ne cesse d’inspirer.

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Source : Made in Oregon

L’attachement que la population locale lui témoigne le rend d’autant plus attractif pour les visiteurs. À l’époque, la disparition imminente de la célèbre moquette a suscité la création par des amateurs d’une page Facebook, de quelques comptes Twitter et Instagram et d’une page Wikipedia.

Conscientisation à la Sépaq

La Sépaq a choisi la firme W Communication pour élaborer des produits dérivés actuels et pour la plupart fabriqués au Québec.

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Source : W Communication et Sépaq 

Fierté et attitude à Brive-la-Gaillarde

La commune de Brive-la-Gaillarde dans le sud-ouest de la France a commencé les travaux sur sa marque de destination en 2004. Reposant sur deux éléments identitaires, l’attitude 100 % gaillarde et les moustaches, elle ne cesse de rayonner, notamment à travers les produits dérivés. La marque « 100 % gaillard » apparait en 2009 et les moustaches en 2010. Le succès des premiers objets promotionnels a mené à l’ouverture d’une boutique en 2014 et les collections se multiplient depuis. On y retrouve des tasses, des manteaux, des casquettes, des chemises, des polos, etc.

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Source : Brive 100 % gaillarde

La stratégie se base sur l’adhésion des résidents qui sont devenus de véritables ambassadeurs de la destination, tout comme les entreprises touristiques de la région qui adoptent les produits dérivés et personnifient l’attitude.

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Source : Brive 100 % gaillarde

Engagement et appartenance envers les parcs nationaux américains

Aux États-Unis, la National Park Foundation multiplie les partenariats qui, non seulement génèrent des revenus considérables, mais surtout permettent aux visiteurs de garder un bon souvenir de leur passage et aux supporteurs d’afficher leur appartenance. Sa boutique souvenir en est le reflet.

L’entreprise Marine Layer a créé une ligne de t-shirts écoresponsables en collaboration avec la National Park Foundation. Six parcs sont ainsi représentés et les clients peuvent voter pour déterminer quels seront les prochains. Dans le même esprit, Parks Project est un organisme indépendant de promotion, protection et préservation des parcs nationaux. Leur vaste collection de vêtements et d’articles design contribue à financer les projets liés à leur mission.

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Source : Parks Project

Une série d’affiches ont été créées dans le cadre du 100e anniversaire des parcs nationaux en 2016 par la firme Anderson Design Group. Celles-ci ont d’abord été éditées sous la forme d’un élégant livre d’illustration et par la suite d’un livre à colorier. Les imprimés s’adressent tant aux enfants qu’aux adultes pour occuper une journée pluvieuse en séjour dans un parc ou comme un souvenir à personnaliser.

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Source : Anderson Design Group

Faire appel à la production participative (crowdsouring) est une avenue intéressante. Également dans le cadre du 100e anniversaire, le National Park Service a établi un partenariat avec la plateforme sociale et collaborative hitRECord. L’importante communauté d’artistes qui y est associée était invitée à soumettre des projets de design, de vidéos et d’autres créations sur ce thème. Des objets promotionnels attrayants sont issus de cette démarche créative et peu coûteuse pour le service des parcs.

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Source : hitRECord

Toucher le marché affaires par le design montréalais

Le Code souvenir Montréal est une initiative du Bureau du design de la Ville de Montréal pour promouvoir la créativité montréalaise. Il s’agit d’un catalogue d’objets souvenir évocateurs, résultat d’un vaste appel de propositions auprès des designers-producteurs et éditeurs montréalais. Le catalogue facilite les achats corporatifs, notamment pour les congressistes et les cadeaux offerts à l’étranger, et inspire le grand public. Cette vidéo présente l’initiative.

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Source : Design Montréal

Se la jouer cool à Victoria, Colombie-Britannique

Un des volets de la campagne Victoria Beyond Words de Tourism Victoria visant une clientèle jeune s’est articulé autour d’un partenariat avec la boutique locale Baggins Shoes. Des images représentatives de Victoria Beyond Words sont imprimées sur quelques modèles de chaussures Converse. Les entreprises privées pouvaient également participer à la campagne en faisant imprimer à leur tour une image ou un logo sur les chaussures. 


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Source : Baggins Shoes

Cette action avait pour objectif principal de faire parler de la destination dans les médias et les réseaux sociaux et les résultats ont été à la hauteur des attentes. Outre le succès publicitaire, la campagne a stimulé le commerce local, la ligne de chaussures est devenue la meilleure vente du magasin. 


La douce sensation de l’étoffe des draps d’hôtels, version chemise

Quelque 600 clients du programme de fidélisation de la chaîne hôtelière Ibis ont eu droit à une chemise taillée sur mesure dans les draps — neufs — de l’hôtel et livrée à la chambre le lendemain. L’opération éphémère et originale permet de faire rayonner la marque, d’offrir un avantage personnalisé aux fidèles clients et de prolonger l’expérience. Cette initiative ponctuelle pourrait être reconduite.

Jouer sur les sentiments, représenter l’image de marque, ne pas sous-estimer la qualité et l’écoresponsabilité, s’adresser tant à la population qu’aux voyageurs : voici quelques conseils gagnants pour la création d’objets souvenirs qui pourraient contribuer à votre rayonnement !

 

Source de l’image à la une : Source : W Communication et Sépaq

 

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Segments de clientèles

Les voyages entre copines

Un marché florissant

Bien que nous n’ayons pas trouvé de données statistiques récentes sur les voyages des femmes, déjà en 2013, le nombre de voyages entre amies ou parentes atteignait un chiffre record, selon une enquête d’American Express. L’étude rapportait que 56 % des voyageuses avaient déjà effectué un séjour entre « femmes seulement ».

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement, entre 2008 et 2014 aux États-Unis, selon Marybeth Bond, auteur du blogue Gutsy Traveler et spécialiste des voyages des femmes.

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement

Même si Intrepid Travel, expert du voyage responsable en petits groupes, rapporte que 63 % des 100 000 réservations effectuées sur son site Web en 2012 provenaient de femmes âgées de 25 à 39 ans, celles de 60 ans et plus constituent une énorme proportion de voyageuses. Maintenant retraitées, elles voyagent parce qu’elles en ont le temps et les ressources.

Selon Kelly Lewis, fondatrice et éditrice des Go! Girl Guides, des publications destinées aux voyageuses, les femmes recherchent des expériences de voyage plus actives ou philanthropiques. Toutefois, la santé et la sécurité demeurent au cœur de leurs préoccupations. Voyons comment l’industrie touristique tente de s’adapter à ce lucratif marché.

L’offre hôtelière pour copines

Plusieurs forfaits hôteliers offerts dans le cadre de séjours entre filles proposent les traditionnelles séances de spa et massage comme celui de l’Auberge Godefroy à Bécancour, de l’Hôtel Spa Watel à Sainte-Agathe-des-Monts, ou de l’Auberge de la Montagne Coupée dans Lanaudière. L’Auberge et Spa West Brome ajoute à son escapade de filles, un film de filles et un popcorn! D’autres forfaits comme ceux de l’hôtel Niagara Falls de la chaîne Courtyard de Marriott et du Andrew Pinckney Inn, sont plutôt axés sur le magasinage et la gastronomie.

Un peu moins traditionnel, le forfait Couette et espadrilles à Charlevoix de l’hôtel Le Germain à Baie-Saint-Paul, invitait les filles à sillonner au pas de course les sentiers environnants pendant un weekend d’automne. Au programme : yoga, course à pied, expérience thermale et conférence sur la nutrition.

Un peu d’aventure et de divertissement peut-être? C’est ce que proposent plusieurs centres de villégiature membres de l’association Resorts of Ontario : leçons de poker, cours de mixologie ou de joaillerie, courses extrêmes, paintball, randonnées et vélo de montagne.

filles resort ontario

Source : Resorts of Ontario

Le réseau de distribution courtise-t-il les copines?

Pas spécifiquement. Plutôt les groupes de femmes qui partagent les mêmes intérêts comme les activités de plein air ou d’aventure. Wild Women Expeditions s’adresse aux femmes depuis plus de 25 ans avec sa pléiade d’activités de plein air telles que le canot, le kayak, le rafting, le vélo, la randonnée ou l’équitation, entres autres, sur presque tous les continents.

World Expeditions, qui se spécialise dans le tourisme d’aventure en petits groupes, a vu le nombre de ses clientes augmenter considérablement au cours des 20 dernières années, passant de 38 % en 1996 à 54 % en 2016. Même sur les itinéraires les plus difficiles, proposant notamment l’alpinisme ou la longue randonnée en montagne, les femmes représentent maintenant 30 % du groupe. C’est pourquoi le voyagiste a mis sur pied une toute nouvelle gamme d’activités d’aventure pour femmes seulement. Elle verra le jour en 2017.

Des destinations qui affichent leurs weekends de filles

L’office de tourisme et des congrès de Chattanooga a commencé à commercialiser des forfaits destinés spécifiquement aux femmes en 2010, un an après que l’État du Tennessee ait lancé sa campagne de promotion pour les touristes de la gent féminine. Ses escapades entre amies incluent des soins de spa, la fabrication de bijoux, des visites de vignobles, des repas dans les restaurants locaux et bien sûr… du magasinage, mais avec un volet « dans les coulisses » pour offrir un élément de découverte.

Seetorontonow, le site Web de Tourisme Toronto, annonce clairement ses weekends de filles en leur proposant cinq circuits incluant luxe, spa, gastronomie, magasinage, musées et divertissement.

femmes bar Toronto

Source : Tourisme Toronto

Un voyage de pêche entre copines, pourquoi pas?

Afin de promouvoir les activités de chasse et de pêche auprès de la gent féminine urbaine, l’Association des pourvoiries de la Mauricie lançait la campagne « o » qui s’est déroulée sur les ondes de la radio du 29 février au 11 mars 2016. Les auditrices devaient répondre à des questions sur la faune pour être admissibles au concours permettant de gagner un forfait pour quatre personnes à la pourvoirie La Seigneurie du Triton.

Orvis, détaillant de produits de pêche et d’équipement de plein air du Vermont exploite aussi une école et organise des voyages. Célébrant le 50e anniversaire de son institution cette année, Orvis propose un voyage de pêche à la mouche exclusivement réservé aux femmes, sur la plus grande île du Belize.

trip filles Mauricie

Source: Pourvoiries Mauricie

Et même l’économie collaborative s’en mêle

Issu de l’économie collaborative, le site Web Copines de voyage publie chaque semaine de nouvelles offres auxquelles adhèrent des intéressées qui peuvent échanger et discuter d’un voyage avant même d’effectuer leur réservation. Dès que le nombre minimum de participantes est atteint, le voyage est confirmé.

En 2015, près de deux millions de Canadiennes âgées de 18 ans et plus ont voyagé au Québec. Pourquoi ne pas s’y intéresser de plus près en leur offrant une gamme de produits et services variés, dont des escapades entre filles. Tentez le coup et voyez ce qu’il advient!

Source de l’image à la une : Pixabay.com 

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Marchés géographiques Produits et activités

Activités touristiques des voyageurs québécois

Les statistiques sur les activités touristiques sont tirées des données du Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques suivants présentent le taux de pratique de l’activité (en %) dans la population québécoise de 12 ans et plus pour 2005, 2010 et 2015. Nous avons également inscrit le nombre d’adeptes en 2015. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage.

 

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Environ 44 % des Québécois ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2015, soit près de 3,2 millions de personnes. Cette proportion est plus faible que pour la moyenne canadienne (53 %). Près de la moitié des Québécois a effectué 1 ou 2 séjours (45 %), mais 15 % ont réalisé de 3 à 6 voyages, et 29 % 7 voyages ou plus. Ils ont voyagé principalement au Québec (80 %), mais aussi en Ontario (24 %) et au Nouveau-Brunswick (5 %).

Le magasinage et la plage sont les deux activités les plus appréciées. La randonnée et les excursions d’aventure intéressent 16 % des Québécois qui ont voyagé et comptent 8 % plus d’adeptes qu’en 2005. La visite de parcs nationaux ou provinciaux rejoint aussi un nombre considérable et croissant de voyageurs (15 % des voyageurs, en hausse de 9 %). La chasse et la pêche comptent 12 % plus d’adeptes qu’en 2005.

La variation est cependant à la baisse entre 2005 et 2015 pour le golf (-69 %), la vie nocturne (-54 %), la motoneige (-19 %) et la pratique d’activités sportives (-9 %).

Un peu plus de 11 % des Québécois ont assisté à un événement culturel ou ont visité un musée ou une galerie d’art lors d’un voyage au Canada. Ces derniers attraits semblent moins populaires lors de voyages intérieurs que pour les séjours hors du pays, comme il est présenté dans la section suivante.

Activites_PMB_quebecois_Canada_1

 

Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois voyagent beaucoup plus à l’étranger qu’avant et se rapprochent maintenant de la moyenne canadienne. Plus de 41 % ont effectué au moins un voyage à l’extérieur du Canada au cours des 3 dernières années, comparativement à 45 % pour la moyenne canadienne. Ces pourcentages étaient respectivement de 27 % et 46 % en 2005.

Ils voyagent moins souvent à l’international qu’au Canada; 7 % des répondants ont effectué 3 à 6 voyages à l’étranger, et la même proportion a fait 7 déplacements ou plus. Les principales destinations sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, le Mexique, la France et ailleurs en Europe.

Pour mieux comprendre le graphique suivant, notez que même si certains taux de pratique sont en baisse, les nombres absolus sont tous en hausse importante.

Près de la moitié des Québécois ayant voyagé hors du pays ont été à la plage; ce n’est pas étonnant, quand on considère leurs destinations préférées (voir le graphique 2). Cela représente une hausse de 98 % du nombre absolu. Le magasinage se trouve au deuxième rang, avec plus d’un million d’adeptes et un taux de pratique plutôt stable parmi les voyageurs.

Une proportion considérable (15 %) des voyageurs a fréquenté un musée ou une galerie d’art. Le taux de pratique d’activités sportives décroît malgré une hausse de 37 % du nombre d’adeptes depuis 10 ans. Une conclusion semblable s’applique aux randonnées et aux excursions d’aventure, aux événements culturels, à la vie nocturne, à la visite de parcs à thème ou animaliers, au golf ainsi qu’au ski et à la planche à neige. La fréquentation des parcs nationaux ou provinciaux a intéressé une proportion semblable de touristes (10 %) pendant les 3 années observées, ce qui représente une augmentation de 76 %.

 

Bien que les destinations comptant des plages soient les grandes gagnantes de cette nouvelle manne de touristes québécois à l’étranger, toutes les activités analysées comptent plus d’adeptes en 2015 qu’en 2005. Quant aux activités pratiquées lors de voyages au Canada, certaines gagnent en popularité, plus modestement, et d’autres perdent de la vitesse. Saurons-nous renouveler notre offre touristique pour plaire aux Québécois?

Activites_PMB_quebecois_international_1

Note : Les données PMB proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus. Il s’agit d’une mise à jour d’un exercice réalisé en 2009; consultez cette analyse pour une plus longue rétrospective.

 

Source de l’image à la une : www.pexels.com

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Tendances

Tendances 2020 : expérientiel et sensoriel, mais aussi très urbain

Les conférenciers, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises touristiques à appréhender l’avenir à moyen terme, soit d’ici la fin de la décennie. Voici deux de ces tendances sous forme d’extraits vidéo.

Le tourisme à l’aube de 2020…

… répondra à des attentes expérientielles et sensorielles

L’expérience est au coeur du tourisme de demain. On ne consomme plus pour « avoir », mais pour « être »; on préfère profiter des biens plutôt que de les posséder. De plus en plus habitués à de super expériences, le voyageur s’attendra à encore plus d’émotions où tous les sens seront stimulés. L’entreprise doit donc faire vivre aux consommateurs des expériences porteuses de sens et d’émotions afin qu’ils engagent une relation durable avec elle.

… se confirmera comme urbain

Alors qu’elle s’élevait à 30 % en 1950,  aujourd’hui c’est plus de la moitié de la population mondiale qui habite en milieu urbain. En 2020, cette proportion devrait grimper à 60%. Les grandes métropoles, mais aussi les villes de taille moyenne et les petites municipalités dynamiques sont appelées à monter en popularité. La vivacité culturelle, les quartiers branchés et multiculturels, le magasinage, les expériences culinaires, le design urbain, les icônes, l’art et le patrimoine attirent. 

 

Consultez les autres extraits vidéo de cette conférence.

Modèles disruptifs et hybridation des lieux et des fonctions

Nouvelles saturations du tourisme et cocréation

Mobilité omniprésente et apogée de la personnalisation

Quête du mieux-être et immersion pour plus d’authenticité

 

Source de l’image à la une: Pexels

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Produits et activités

Activités de voyage : qui fait quoi?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes de voyage des touristes des principaux marchés du Québec, soit les Ontariens, les Américains, les Français et les Québécois. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit les activités pratiquées en voyage. Des détails supplémentaires de cette étude sont présentés à la fin de l’analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage en particulier réalisé au cours des 12 derniers mois, vers n’importe quelle destination.

Le magasinage, encore et toujours

Parmi les activités culturelles ou de divertissement, faire les magasins occupe le premier rang auprès des voyageurs québécois, ontariens et américains, et ce, toutes destinations confondues. La découverte urbaine, la dégustation d’un repas gastronomique et la visite de musées et de sites historiques suivent. Le tableau 1 illustre la participation des voyageurs à certaines activités touristiques.

Les voyageurs français dévoilent quant à eux un portrait différent : ils préfèrent explorer la ville. Près des deux tiers d’entre eux s’y adonnent en voyage. Ils sont aussi plus portés que les autres à visiter des musées et des sites historiques. Plus d’un voyageur français sur quatre a visité un parc naturel pendant un de ses voyages au cours des 12 derniers mois, soit beaucoup plus que les touristes des autres marchés. La dégustation d’un repas gastronomique est sensiblement aussi populaire auprès des Français qu’elle l’est auprès des Québécois et des Américains.

Les voyageurs ontariens sont les plus friands de magasinage, de gastronomie et d’activités culturelles. Les Américains sont les plus enclins à se rendre dans un casino. Outre les activités mentionnées dans le tableau 1, les Français visitent les jardins botaniques (16 %) et effectuent des activités en milieu autochtone (13 %) davantage que les touristes des autres marchés à l’étude.

Activites_de_voyage_tableau_1

Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

La randonnée et la baignade

Parmi les principales activités physiques ou de plein air pratiquées en voyage l’été, la randonnée pédestre et la baignade dans un plan d’eau naturel et en piscine sont les grandes favorites, du moins chez les Québécois et les Français. Pour les Américains et les Ontariens, la baignade en piscine arrive au premier rang, suivie de celle en plan d’eau naturel, puis de la randonnée. La pêche est pratiquée par 11 % des voyageurs québécois et quelque 10 % d’entre eux s’adonnent au camping (voir le tableau 2).

Ajoutons que les voyageurs français sont plus enclins à faire du vélo de route (10 % contre 4 % à 6 %) que les autres. Plus ou moins le quart des voyageurs québécois et français ne pratiquent pas d’activités physiques ou de plein air en voyage l’été. Cette proportion s’élève à plus du tiers des voyageurs américains et ontariens.

 Activites_de_voyage_tableau_2

Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

Et les activités hivernales?

Parmi les répondants, 19 % des Québécois et 24 % des Français soutiennent avoir fait de la randonnée pédestre lors d’un séjour hivernal au cours des 12 derniers mois. Les autres activités de plein air, tels le patin, la raquette ou encore le ski alpin, ont été pratiquées par moins de 8 % des voyageurs interrogés. En fait, près des deux tiers des voyageurs québécois affirment n’avoir pratiqué aucune activité de plein air dans le cadre d’un séjour hivernal réalisé au cours des 12 derniers mois. Cette proportion s’élève à un peu plus de 40 % chez les voyageurs ontariens et américains et au tiers pour les Français.

Les Québécois au Québec

En voyage au Québec, les Québécois sont moins enclins à effectuer la plupart des activités qu’ils pratiquent lors de leurs séjours en dehors de la province, sauf dans le cas de la randonnée pédestre (été comme hiver), de la pêche et du camping, qu’ils pratiquent davantage. Néanmoins, la découverte d’une ville et le magasinage récoltent les plus fortes proportions. Le tableau 3 illustre ces activités.

 Activites_de_voyage_tableau_3

Les données en gris constituent des proportions plus faibles que la moyenne pour l’ensemble des destinations; celles en gras sont plus élevées.

 

De nombreuses autres activités figurent dans les carnets de voyage des touristes sondés. La visite d’un parc d’attractions, d’un zoo, l’observation d’oiseaux, l’escalade, le tourisme d’apprentissage, la navigation de plaisance, l’agrotourisme ou encore la réalisation d’un circuit thématique en sont quelques exemples. Ces activités ne sont pas illustrées dans les tableaux ci-dessus, parce que nous avons choisi de présenter les plus populaires parmi une soixantaine d’entre elles. Néanmoins, elles ont chacune leur importance et contribuent à la diversité et au dynamisme d’une destination.

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

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