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Les voyageurs québécois et les spas

Les tendances en matière de bien-être prennent de l’élan au Québec comme ailleurs dans le monde. D’un point de vue touristique, la Chaire de tourisme Transat a recueilli quelques données sur le sujet lors de sa plus récente enquête (décembre 2022) portant sur le comportement des voyageurs québécois. On y apprend notamment que : 

  • une majorité (62 %) estime que le voyage est important pour leur santé mentale ; 
  • l’envie de se retrouver en nature demeure incontournable, 59 % des répondants ont participé à une activité de plein air au cours de la dernière année ; 
  • un voyageur québécois sur cinq (22 %) a visité un spa à l’été 2022 ; 

Dans le cadre de cette analyse, les données concernant ceux qui ont visité un spa seront décortiquées afin de faire ressortir quelques grands constats.  

Définition de voyageur québécois :

 

Québécois ayant séjourné au moins une nuitée à l’extérieur de son domicile dans le cadre d’un voyage d’agrément au cours des deux dernières années.

Profil des voyageurs québécois qui ont visité un spa à l’été 2022

Visiter un spa est particulièrement attrayant chez les personnes âgées de 18 à 54 ans, mais c’est auprès des 18 à 34 ans que des différences significatives sont observées : ils représentent 42 % de ceux qui l’ont fait, contre 34 % de tous les voyageurs sondés. Les résidents de la grande région de Montréal constituent le bassin le plus important de visiteurs (54 % d’entre eux l’ont fait, alors qu’ils représentent 46 % de l’échantillon). Enfin, un peu plus de la moitié (52 %) se trouvait en situation de télétravail durant l’année sondée, alors que les télétravailleurs ne représentent que 41 % de l’échantillon. 

Inspiration et planification

Les médias sociaux ont un certain impact sur les décisions de voyage des répondants qui ont fréquenté un spa. D’ailleurs, cette clientèle en fait bon usage. Comparativement à tous les voyageurs québécois, elle y a davantage recours lorsque vient le moment de s’inspirer et de planifier son périple (58 % d’entre eux, contre 40 % de tous les voyageurs sondés). Tout comme pour l’ensemble des répondants, elle utilise principalement Facebook (39 %, contre 26 %), Instagram (32 %, contre 20 %) et YouTube (24 %, contre 17 %). 

Une autre particularité de ceux qui ont fréquenté un spa est qu’ils se s’estiment plus au courant des nouvelles activités touristiques et des destinations populaires que leurs amis (37 %, contre 28 % des voyageurs qui n’ont pas fréquenté de spa). Ils aiment donc rester informés et à l’affût des nouveautés.  

Travailler à l’extérieur du bureau, mais aussi hors de la maison

Le télétravail procure de belles occasions pour exercer sa profession hors de chez soi et où il fait bon être. Les voyageurs québécois qui ont fréquenté un spa l’ont bien compris. Ils étaient plus nombreux à vivre cette situation (52 % se trouvaient en télétravail, contre 41 %) et ont été significativement plus enclins à travailler hors de chez eux (55 % de ceux qui ont fait du télétravail en ont fait hors de leur résidence principale, contre 39 %).  

Pourquoi effectuer un voyage de bien-être ? 

Selon un sondage réalisé en 2020 par le Global Wellness Institute, les trois principales raisons qui motivent les individus à vouloir effectuer un voyage de bien-être sont : 

1. Se focaliser sur sa santé et son bien-être (49 %) ; 

2. Relaxer et se sentir moins stressé (47 %) ; 

3. Améliorer son bien-être mental (34 %) 

Ces personnes priorisent quelques éléments lorsque vient le temps de sélectionner une destination. Elles recherchent notamment un lieu connecté à la nature (70 %), une offre alimentaire de qualité, fraîche et locale (50 %), de l’hébergement de qualité (41 %) ainsi que l’accès aux services d’un spa (35 %). 

La définition du bien-être évolue et la manière dont les voyageurs l’expérimentent aussi. Comment saisirez-vous les occasions qui émanent des nouveaux modes de vie de cette clientèle ? 

Image à la une : Pexels

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Tendances

Les grandes observations 2020 : l’humain

La pandémie de la COVID-19 a exacerbé plusieurs grandes tendances observées ces dernières années tant chez les voyageurs (tourisme local, de bien-être, quête de sens) que chez les travailleurs de l’industrie (virage numérique, innovation, télétravail, pénurie de main-d’œuvre). Elle a accéléré des processus en cours et démontré la fragilité de plusieurs secteurs touristiques et des humains qui y œuvrent. Elle a aussi confirmé la nécessité d’innover pour s’ajuster et aller de l’avant. 

Un contexte qui frappe les travailleurs et leurs dirigeants de plein fouet 

La crise a donné lieu à de multiples bouleversements en milieu de travail. Annoncer des mises à pied à ses troupes pour une durée indéterminée ou définitive fut le lot de plusieurs gestionnaires depuis le début de la pandémie. Les appels à l’aide diffusés dans les médias ont exposé la vulnérabilité et l’impuissance de bien des leaders. Le devoir d’aller de l’avant malgré des effectifs réduits et des corvées sanitaires additionnelles a ajouté une charge sur les épaules des dirigeants et de leurs employés. Perdre son emploi ou constater la dérive de son entreprise et de son personnel n’a pu qu’être humainement difficile. 

Le bilan estival de *l’enquête de la Chaire de tourisme Transat, concernant les impacts de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises, indique, sans surprise, de fortes turbulences sur le plan des ressources humaines. Pendant la phase de confinement du printemps, 69 % des entreprises détenant un bassin d’employés ont fait des mises à pied temporaires et 18 % en ont fait de façon permanente. Lors de la reprise graduelle des activités, en début juin, la moitié des entreprises (49 %) ont réembauché une partie de leurs ressources mises à pied, et 43 % en ont réembauché la totalité.

Les pertes d’emploi temporaires ont particulièrement frappé les secteurs de l’hébergement et de la restauration, selon les données d’une étude menée par le CQRHT.  

Une responsabilité collective 

Anxiété, stress, déprime, isolement, dépression ; tous ces maux doivent être pansés collectivement. Les conséquences sociales de la crise sont graves et déchirantes. Selon une enquête de l’Université de Sherbrooke sur les impacts psychosociaux de la pandémie au Québec, un adulte sur quatre affirme avoir des symptômes compatibles avec un trouble d’anxiété généralisée ou une dépression majeure. Chez les jeunes adultes (18 à 24 ans), cette proportion atteint près d’une personne sur deux.  

La santé mentale représente actuellement un enjeu crucial pour la société et pour les organisations. La gravité de la situation a incité plusieurs entreprises, syndicats et ordres professionnels à offrir davantage de ressources pour encadrer et soutenir les personnes en difficulté. Par exemple, l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail, secteur « affaires municipales » (APSAM) partage sur son site Web des outils, des capsules vidéo, des webinaires et des liens utiles pour accompagner tant les gestionnaires que les travailleurs. L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés propose de son côté des formations gratuites en ligne sur la gestion des ressources humaines à l’ère de la pandémie. Les employés en présentiel et en télétravail n’ont jamais eu autant besoin d’un employeur soucieux de leur bien-être.  

Une nécessité d’innover 

Ne sous-estimons pas la résilience des individus et leur capacité d’adaptation. D’ailleurs, plusieurs secteurs font preuve de créativité depuis le début de la pandémie pour poursuivre leurs activités et regarder vers l’avenir. Certaines façons de faire émergentes deviendront les normes de demain. C’est notamment le cas du secteur des réunions et des congrès, qui a su démontrer la pertinence à long terme des événements hybrides.  

Même s’il est difficile d’anticiper ce que nous réservent les prochains mois, la vaccination procure un sentiment d’espoir en ce début d’année. Si la relance passe par l’innovation, assurons-nous que sa ressource première, l’humain, soit dans de bonnes dispositions en faisant preuve d’empathie, d’inclusion et de bienveillance. Enfin, n’oublions pas que l’expérience touristique québécoise repose aussi sur cet être humain : son accueil chaleureux, sa créativité effervescente, sa passion contagieuse.

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

*L’enquête portant sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise est une étude menée en trois volets d’avril à septembre 2020 par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations touristiques régionales et sectorielles.

 Source de l’image à la une : Unsplash 

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Gestion Ressources humaines

La reconnaissance non monétaire, un enjeu de tous les instants

L’année 2020 s’avère difficile pour l’industrie touristique. Les entreprises et leurs employés subissent plusieurs contrecoups de la crise et ils doivent s’adapter à une situation qui n’est pas toujours facile à gérer. La reconnaissance envers les travailleurs devient essentielle pour maintenir l’engagement et la mobilisation du personnel. Au-delà de la crise, il s’agit d’un concept qu’un gestionnaire doit appliquer au quotidien. Ce n’est pas uniquement une question monétaire, bien au contraire ! Comment s’y prendre ? Voici quelques trucs et astuces.

Les multiples facettes de la reconnaissance

Le concept de reconnaissance comporte de nombreux aspects. Sa pratique peut se diviser en quatre catégories :

  1. La reconnaissance de la personne et de sa valeur dans l’organisation ;
  2. La reconnaissance des résultats ;
  3. La reconnaissance du travail et de son utilité ;
  4. La reconnaissance des comportements.

Comme le démontre l’image suivante, la reconnaissance doit répondre à certains critères pour qu’elle soit significative pour l’employé.

Source : Réseau de veille en tourisme

Pourquoi investir dans la reconnaissance ?

Divers facteurs appellent à la mobilisation et à l’engagement du personnel. La croyance populaire placerait le salaire au sommet des incitatifs. Pourtant, la firme Aon Hewitt, spécialisée en ressources humaines, a souvent démontré à travers ses études sur les employeurs de choix que la reconnaissance est beaucoup plus importante pour les travailleurs et qu’elle arrive loin devant la rémunération.

Selon Estelle Morin, professeure aux HEC, les humains ont besoin de dignité et de reconnaissance. Une fois cette notion comprise et appliquée, cela distingue les leaders des simples gestionnaires. Dans tous les cas, les avantages s’avèrent nombreux pour les diverses parties prenantes d’une entreprise.

Source : Réseau de veille en tourisme

Aide-mémoire pour les gestionnaires

Qu’il y ait ou non un système ou une politique de reconnaissance dans une entreprise, plusieurs gestes peuvent être effectués au quotidien.

 

Source : Réseau de veille en tourisme

Reconnaître le travail d’équipe

D’après Jean-Pierre Brun, professeur et titulaire de la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail à l’Université Laval, il ne faut pas négliger la reconnaissance des groupes. Selon ce dernier : « Le travail d’équipe est de nos jours essentiel et la coopération entre les unités d’une même organisation est la clé du succès. […] Les efforts et l’énergie déployés par certaines équipes doivent être régulièrement reconnus sous peine de disparition de toute coopération entre les acteurs et de désengagement chronique. »

 

La notion de reconnaissance non monétaire s’avère bien plus large que l’on peut l’imaginer. Du temps et de l’énergie doivent y être consacrés puisqu’il existe de nombreuses pistes pour développer la motivation des individus et des groupes. En fin de compte, il s’agit d’un facteur essentiel pour créer un climat de travail sain qui mise sur le bien-être des employés.

 

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Ailleurs dans le monde Tendances

Le système immunitaire du tourisme de bien-être 

Comme le Réseau de veille l’a déjà présenté dans une analyse, le tourisme de bien-être signifie le maintien proactif de sa santé en vacances. En 2017, les voyageurs ont réalisé 27,5 millions de ce type de séjours au Canada, et plus de 90 % d’entre eux étaient des Canadiens. Cette grande proportion de visiteurs locaux soulève l’intérêt durant la saison estivale actuelle où les frontières demeurent fermées.

 

 

 

Les spas, les hébergements spécialisés, les retraites organisées, toutes les offres doivent être revues en fonction des nouveaux besoins. Les initiatives originales abondent.

Numériser ses services

Depuis le mois de mars, le bien-être numérique demeure sans surprise une direction empruntée par plusieurs. Durant le confinement, la Wellness Tourism Association (WTA) réunissait les services de ses membres sur une seule plateforme, Healthy@home. Des cours de yoga, des séances d’entraînement ou encore des ateliers de cuisine en ligne se vendent comme des solutions pour contrecarrer l’anxiété causée par l’isolation. Mais le Global Wellness Institute rappelle que de tels moyens devraient rester temporaires. Les rapports humains demeureront prioritaires pour ce secteur.

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Source : Wellness Tourism Association

Miser sur les marchés en croissance

Depuis la dernière semaine de mai, les entreprises rouvrent et adaptent leurs produits. Avec les nouvelles chartes sanitaires et les règles de distanciation physique, plusieurs saisissent l’occasion pour se réinventer.

Comme le rapporte SmartBrief, après la levée du confinement, le désir de retrouver un style de vie équilibré et de calmer l’anxiété causée par la pandémie risque d’influencer le choix d’activités des vacanciers. Une plus grande proportion pourrait rechercher des produits axés sur la santé et le sport.

À la fin de l’année 2019, 51 % des touristes canadiens optaient pour des escapades centrées sur « l’amélioration du bien-être et de la santé », après « la relaxation et la réduction du stress » (55 %), selon une enquête du Global Wellness Institute. Un sondage sur les intentions de voyages de ce type de clientèle durant la pandémie est en cours jusqu’au 11 juin 2020. Probablement que ces dernières motivations y gagneront en popularité.

Cette tendance se remarque déjà pour la chaîne Minor Hotels qui observe une hausse de la demande pour ses « expériences détoxifiantes », notamment au Sri Lanka et dans les Maldives.

Pour cette raison, Andrew Gibson, vice-président de la WTA, suggère entre autres aux entreprises de se joindre à des professionnels comme des entraîneurs, des nutritionnistes, voire des thérapeutes. L’authenticité et la qualité des services demeurent essentielles.

Adaptation de produits : la santé d’abord

Cette industrie doit composer avec les mesures sanitaires. Les expériences thermales (spa, sauna) demeurent fermées et les traitements de massothérapie devraient être autorisés sous peu. Les établissements qui peuvent se permettre la distanciation physique saisissent cet engouement autour d’un mode de vie sain. Ils redirigent l’attention de leur clientèle sur les bénéfices immunitaires de leurs services.

Kamalaya Wellness Sanctuary and Holistic Spa en Thaïlande est en phase de réouverture. Pour des raisons de sécurité sanitaire, le centre a délimité certaines « zones » destinées aux cinq premiers jours des retraites et offre dorénavant deux tests de la COVID-19, un à l’arrivée, l’autre au départ. Il propose aussi un nouveau séjour axé sur « l’enrichissement de la vie », qui vise à améliorer les problèmes de santé tels que le déséquilibre du système immunitaire.

Eupepsia’s Home Wellness en Virginie promeut des séances individuelles de gestion des émotions et d’entraînement personnalisé. Le centre de santé livre à domicile un paquet contenant des produits pour améliorer naturellement le système immunitaire.

Source : Eupepsia’s Home Wellness

D’autres établissements ne modifient pas leurs services, mais adaptent leurs messages et communiquent leurs efforts. C’est le cas de Skyterra Wellness Retreat en Caroline du Nord. Le 31 mai 2020, il lançait une vidéo pour souligner sa réouverture et rassurer sa clientèle. Au 1er juin, certains séjours de méditation avec nuitées à plus de 3500 $ affichaient déjà complet pour la semaine suivante.

Au Québec

L’adaptation de produits et l’adoption de différents messages clés sont aussi observables au Québec. Nordik Spa, par exemple, publie sur son site Web une capsule sur les bienfaits de ses services sur la santé immunitaire. Le spa fait également la promotion de ses nouveaux forfaits de thermothérapie.

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Source : NordikSpa

Bota-Bota, dans le Vieux-Port de Montréal, offrira des services de massothérapie dès le 22 juin. L’entreprise annonce qu’elle réfléchit aussi à adapter son produit dans une installation qui peut normalement accueillir jusqu’à 350 personnes. Dans les Cantons-de-l’Est, le spa Eastman rassure sa clientèle sur ses nouvelles activités et méthodes sans contact.

La compagnie Retraites de yoga propose le forfait YOGA & DETOX, qui compte 5 jours de yoga et de méditation à faire à la maison ainsi que des traitements pour la peau envoyés par la poste.

Outils de redémarrage

Le Global Wellness Institute fournit plusieurs outils en prévision de la réouverture des spas, des hôtels ainsi que des centres de bien-être et de conditionnement physique. L’Association Internationale des Spas publie notamment une liste des éléments à cocher pour la reprise des services.

L’industrie du bien-être est réactive et inventive. La pandémie a forcé la société à ralentir et ce secteur s’en inspire.

 

Et vous, la situation actuelle vous allume-t-elle un élan de créativité ?

 

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Gestion Ressources humaines

Retour au travail : l’employé au cœur de la démarche

Le déconfinement se poursuit un peu partout dans le monde et au Québec. Pour plusieurs secteurs, cela signifie le retour des employés sur leur lieu de travail. Bien que le gouvernement du Québec recommande de maintenir le télétravail le plus longtemps possible, la reprise des activités in situ nécessite une adaptation sanitaire et organisationnelle pour les entreprises touristiques. Pour ne rien laisser au hasard, avez-vous pensé à une stratégie de retour au travail ? Voici certains aspects importants à considérer.

La santé, la sécurité et l’intégrité physique des employés

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et la Commission des normes, de l’équité, de la santé et sécurité au travail (CNESST) proposent des consignes générales pour tous les types d’entreprises. Le CQRHT, en collaboration avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, les associations touristiques sectorielles et régionales, l’ITHQ et le gouvernement du Québec fournit un plan de sécurité sanitaire COVID-19 de l’industrie touristique. Il comprend un tronc commun regroupant des explications, des directives et des outils pratiques tels que des formulaires et des listes de vérification en plus de guides et de trousses par secteur d’activité.

Planifier l’organisation du lieu et du temps de travail

L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) effectue plusieurs suggestions aux employeurs dans son guide sur le retour au travail. En voici quelques-unes.

L’organisation du lieu

Les entreprises doivent évaluer la disposition des espaces pour respecter la règle de distanciation physique de deux mètres et pour appliquer les mesures d’hygiène.

  • Postes de travail 
    • Si possible, modifier la configuration des postes de travail ;
    • Éviter de réaliser des tâches dans les espaces partagés, sinon installer des cloisons ou distribuer des équipements de protection individuelle ;
    • Fournir le matériel nécessaire pour désinfecter régulièrement les surfaces.
  • Espaces communs 
    • Restreindre l’accès et déterminer le nombre de personnes à la fois pouvant les fréquenter ;
    • Nettoyer plus souvent les espaces s’ils sont fréquentés par des visiteurs.
  • Matériel de bureau partagé 
    • Prévoir le nettoyage des équipements communs après chaque utilisation.

Le gouvernement du Québec offre des affiches gratuites à installer sur les lieux de travail pour réaliser la promotion des bonnes habitudes d’hygiène.

L’organisation du temps

  • L’évaluation des compétences des employés. Planifier les formations pour développer les habiletés et pour s’assurer qu’ils aient le temps nécessaire pour s’adapter aux nouvelles procédures. Favoriser la polyvalence dans l’éventualité où ils doivent remplacer un collègue malade.
  • L’identification des moments où la règle de distanciation physique sera difficile à respecter (arrivée et départ, repas, etc.). Répartir les tâches ou prolonger les plages horaires afin de réduire le nombre de travailleurs dans un même lieu et d’éviter les interactions.

Le dialogue et de la diffusion de l’information : un duo stratégique

La communication s’avère un élément clé dans le processus de retour au travail. Comme l’affirme le CRHA, les entreprises doivent informer les employés des nouvelles procédures avant leur retour. Cela permet d’expliquer leur pertinence et de s’assurer de leur compréhension. Ainsi, les probabilités que l’équipe respecte les consignes et adhère au changement seront meilleures.

La transmission de renseignements et de directives claires bâtit la confiance entre les gestionnaires et les employés. Il s’agit également d’une occasion de calmer les inquiétudes et de réduire le stress du personnel en plus de pouvoir répondre à leurs questions et d’écouter leurs préoccupations.

Veiller à la bonne santé psychologique des employés

Le retour au travail engendre des risques physiques et menace la santé mentale en amenant son lot de questionnements et d’insécurité. Une entreprise doit considérer que la pandémie peut créer du stress, de la peur, de l’angoisse et de l’anxiété chez ses employés.

Les gestionnaires doivent se montrer compréhensifs envers les travailleurs touchés par la situation.

Les pratiques de gestion impactent énormément la santé psychosociale des salariés, selon Nucléi Conseils. Dans un contexte de crise, il devient encore plus essentiel d’y consacrer du temps et de l’énergie. Pour y parvenir, la firme suggère d’appliquer trois facteurs de protection pour un retour durable développés par l’Institut de recherche Robert-Sauvé en Santé et Sécurité au travail. Un plan de reprise en dix questions intègre ces facteurs et favorise une rentrée au travail réussie.

Divers outils comme des mesures de conciliation travail-famille ou encore des programmes d’aide aux employés permettent aux gestionnaires de détecter et de répondre aux besoins du personnel.

Le syndrome du survivant

Malheureusement, la pandémie de la COVID-19 a causé plusieurs pertes d’emplois. Avez-vous pensé que les employés encore en poste pouvaient souffrir d’une détresse psychologique ? Il peut s’agir du syndrome du survivant. D’après Jean-François Ouellet, CRHA, « il s’observe à plusieurs signes tels que colère, culpabilité, sentiment d’injustice, méfiance envers la direction, démotivation, surcharge de travail, baisse de productivité, cynisme, épuisement et départ des employés compétents ». Minimiser les impacts de ce syndrome risque d’affecter à long terme la performance de l’équipe et le climat de travail.

Et si le retour au bureau signifiait de rester à la maison ?

Le télétravail peut devenir la nouvelle réalité pour certaines personnes. Cela comporte plusieurs défis pour les employés et les gestionnaires afin de maintenir l’efficacité des troupes.

 Le Réseau de veille a publié des textes à ce sujet :

TÉLÉTRAVAIL : COMMENT MAINTENIR L’ENGAGEMENT DES EMPLOYÉS ?

LA CYBERSÉCURITÉ AU TEMPS DU TÉLÉTRAVAIL

LA GESTION DU STRESS ET L’ANXIÉTÉ EN PÉRIODE DE TÉLÉTRAVAIL

 

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Destinations

Distanciation physique : les milieux urbains s’organisent

La vigilance s’impose

Bien que le déconfinement progressif soit en cours à peu près partout dans le monde, la distanciation physique devra être maintenue durant encore plusieurs mois, la saison estivale n’y échappant pas. Un traitement efficace ou un vaccin à la COVID-19 verra possiblement le jour, mais dans un délai qui peut s’étirer jusqu’à un an et demi.

En attendant, la vie reprendra tranquillement. Les résidents voudront profiter du beau temps et, dans un avenir plus ou moins rapproché, des visiteurs s’ajouteront à la population et déambuleront dans les rues. Comment faire pour respecter l’éloignement physique dans un tel contexte ? Par ailleurs, les autorités des grandes villes craignent que les transports en commun soient boudés par les travailleurs de retour au boulot au profit de l’auto solo, un scénario non souhaitable.

L’urbanisme tactique à la rescousse

Comme on l’a vu jusqu’à maintenant, les autorités municipales font preuve d’imagination pour aider les citadins à respecter un certain écart entre eux lors de leurs déplacements. Elles ont recours aux méthodes de l’urbanisme tactique, qui normalement consiste en « des aménagements temporaires qui utilisent du mobilier facile à installer (et à désinstaller) pour démontrer les changements possibles à l’aménagement d’une rue, d’une intersection ou d’un espace public. On peut ainsi montrer comment l’aménagement peut influencer le comportement des usagers. » (Définition élaborée par le Centre d’écologie urbaine de Montréal.)

En effet, comme les trottoirs devant les commerces de proximité tiennent lieu de salle d’attente pour les clients, certaines rues sont amputées de places de stationnement au bénéfice des passants. Mais des villes vont plus loin et prévoient de transformer des voies et des places publiques pour favoriser les déplacements actifs sécuritaires, mais aussi pour accommoder les commerçants.

Vilnius : la ville devenue terrasse

Les restaurants et les cafés, durement affectés par la crise, devront rouvrir tout en respectant les mesures de distanciation physique. La plupart des établissements ne disposent pas de l’espace nécessaire pour rentabiliser un tel aménagement. À Vilnius, en Lituanie, les autorités ont rapidement pallié ce problème en permettant aux restaurateurs et aux exploitants de cafés d’installer des tables sur les espaces publics à proximité de leur commerce et même dans certaines rues. Cette destination gourmande s’est émancipée touristiquement au cours des dernières années, grâce entre autres, à une campagne marketing audacieuse intitulée : « Vilnius, the G-spot of Europe ». Elle doit aujourd’hui se tourner vers les visiteurs « hyperlocaux », comme partout ailleurs.

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Source : Go Vilnius

Revoir la vocation des rues

À Bruxelles, le secteur du centre-ville nommé le Pentagone devient provisoirement une zone de rencontres, soit un quartier où les piétons et les cyclistes ont la priorité sur toute la largeur de la voie publique. Les autos peuvent y circuler, à une vitesse maximale de 20 km/h.

La Ville d’Oakland, en Californie, transforme quelque 120 km de rues (près de 10 % de son réseau routier) en voies pour les piétons, les cyclistes et les personnes en fauteuil roulant. L’accès aux voitures est réservé aux résidents et aux véhicules d’urgence.

À Portland, en Oregon, le Bureau des transports lance un plan d’adaptation des rues pour faire face à la crise. L’initiative Slow Streets|Safe Streets prévoit, selon le type de secteur, la fermeture de certaines artères à la circulation automobile, l’élargissement des trottoirs, l’aménagement de pistes cyclables, l’ajout d’espaces pour les piétons aux intersections ou encore la création de zones dédiées aux camions de livraison, etc.

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Source : City of Portland

La piétonnisation des rues principales

En Alberta, les élus de Canmore envisagent de piétonniser la rue principale pour une réouverture sécuritaire des commerces en favorisant la distanciation physique des visiteurs. La petite municipalité de 12 000 habitants vibre grâce notamment à la vivacité de sa rue commerçante. En fait, les autorités hésitent à prendre cette décision de peur de créer un achalandage trop élevé. La Ville travaille ainsi de concert avec la Canmore Business Association pour trouver une solution viable pour tous.

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Source : Downtown Canmore/Facebook

À Montréal, la promenade Wellington sera piétonne pour la période estivale. Cela facilitera la fréquentation des lieux tout en maintenant une certaine distance entre les marcheurs, mais permettra aussi aux restaurateurs et aux propriétaires de cafés d’agrandir leurs terrasses et ainsi d’accueillir plus de clients.

Offrir la rue pour les déplacements actifs

La mairesse de Paris, Anne Hidalgo, refuse de voir sa ville envahie par les voitures après le confinement. Ce dernier a permis de constater à quel point la cité est apaisée lorsque les autos désertent les rues. Pour favoriser les déplacements à pied et à vélo, la rue de Rivoli, un axe important à Paris, devient presque entièrement dédiée aux cyclistes et aux piétons. Aussi, on prévoit d’ajouter de nouvelles pistes cyclables et d’autres chaussées seront fermées à la circulation automobile, au bénéfice des piétons.

De nombreuses villes américaines comme Boston et Minneapolis choisissent de consacrer certaines rues aux cyclistes et aux piétons. Même New York compte y réserver jusqu’à 160 kilomètres de voies publiques. Seuls les résidents et les livreurs pourront circuler en voiture, à une vitesse de moins de 10 km/h. La vidéo suivante illustre le projet NYC Open Streets :

Source : NYC Dot

Des changements temporaires ?

Cette crise pourrait bien accélérer le processus de réappropriation des centres urbains par les résidents, les piétons et les cyclistes. Certains de ces aménagements éphémères constituent de véritables projets pilotes qui transformeront probablement notre rapport à la ville et pourraient s’inscrire dans la « nouvelle normalité ».

 

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Hébergement

Hébergement : techno et mesures sanitaires

Afin d’envisager la reprise de ses activités, l’industrie hôtelière doit se préparer à implanter de nouvelles mesures sanitaires et à rassurer ses clients lors de leur retour. Les possibilités offertes par la technologie dans le cadre de la gestion de la distanciation sociale et de l’hygiène constituent une réponse à ces enjeux.

Plusieurs chaînes d’hôtels, comme Hilton ou Marriott, ont déjà communiqué un plan de gestion sanitaire comprenant des innovations technologiques. Lors d’un webinaire, Mingus Software, entreprise qui a conçu le logiciel de gestion hôtelière Hotello, s’est également intéressée aux quatre points de contact de l’hôtel au sein desquels divers outils technologiques peuvent contribuer à régler des problématiques liées à l’hygiène.

La réception

La réception, où se font entre autres l’enregistrement, le paiement, la gestion des clés et le départ, est le premier point de contact physique entre les clients et l’établissement. Pour ce premier lieu, voici des options technologiques à envisager pour réduire les risques de contamination :

  • Les modalités du séjour et la fiche client peuvent être transmis en amont au client par courriel, limitant ainsi les échanges de stylos avec le réceptionniste.
  • L’enregistrement peut être effectué à l’aide d’une borne ou en ligne. Cette dernière solution semble avantageuse, car il s’agit d’un système automatisé qui permet une acceptation des conditions en amont et une heure d’arrivée précise lorsque la chambre est prête. Les logiciels de gestion hôtelière (Property Management System) mobiles constituent une alternative sans contact physique au comptoir traditionnel. Que les enregistrements et les départs soient réalisés directement sur le téléphone cellulaire ou sur une borne tactile, les systèmes de reconnaissance faciale et de scanneur pour les pièces d’identité minimisent les contacts et permettent la distanciation sociale.
  • La borne d’enregistrement est également en mesure de générer des clés directement sur l’appareil mobile des clients. Ceci limite considérablement la transmission de germes sur l’interface physique et la gestion de leur désinfection, puisque le client peut accéder à sa chambre avec son cellulaire. Des hôtels des groupes Marriott et Hilton travaillent actuellement sur des standards sanitaires, notamment sur l’enregistrement, la clé virtuelle et bien d’autres services à partir du téléphone cellulaire.
  • La prise de paiement peut passer par un acompte avant le séjour, ce qui nécessite d’ajuster les politiques de l’hôtel, ou par le sans-contact.

Des thermomètres et des caméras thermiques

Pour pousser un peu plus loin les mesures de contrôle, des hôtels s’équipent de thermomètres infrarouges afin de prendre la température du personnel mais aussi des clients, au besoin. D’autres établissements choisissent d’installer des caméras thermiques aux points d’entrée. Les employés en poste peuvent intervenir si le seuil limite fixé est dépassé. Le client peut alors être invité à se rendre dans un espace privé où il pourra se soumettre à un second examen.

L’entretien ménager

L’entretien ménager est le deuxième point chaud en matière de contacts physiques au sein de l’hôtel. Poignées de portes, salle de bain, télécommandes, cintres, etc., ce volet nécessite une gestion minutieuse tant au niveau des équipes de nettoyage que de la succession de clients qui se partagent les mêmes espaces.

Chambres autonettoyantes et recours aux ultraviolets

Plusieurs avancées technologiques permettent de désinfecter des lieux de façon efficace et en limitant les dangers pour le personnel. Certains hôtels sont équipés de chambres autonettoyantes, dans lesquelles une solution désinfectante inodore, non nocive pour l’environnement, est vaporisée. Des hôtels de Copenhague (Brøchner Hotels), réputés pour leur approche écoresponsable, en font l’utilisation.

L’éclairage à rayons ultraviolets permet aussi de tuer les virus lorsqu’utilisé adéquatement. Certains hôtels, comme le Westin Houston Medical Center ont recours à des robots projetant des rayons UV pour désinfecter les chambres. Hilton et Marriott travaillent également sur l’ajout de pulvérisateurs électrostatiques et lumière ultraviolette, notamment pour la désinfection des clés.

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Source : Passeport Santé

La restauration

En ce qui a trait à la restauration au sein de l’hôtel, même si l’établissement décidait de bannir les banquets, la transmission de microbes peut s’effectuer lors du service aux tables ou de la facturation. Pour remédier à ces enjeux, Hotello propose deux solutions technologiques.

  • Le paiement sans contact ou la facturation des repas directement sur la note de la chambre sont préconisés. Ceci nécessite par contre d’avoir une interface entre le système de point de vente du restaurant et le logiciel hôtelier.
  • Pour la livraison à la chambre, les hôtels pourraient envisager de s’équiper de robots afin d’éviter la consommation de nourriture dans les espaces communs. C’est le cas de l’Hôtel Monville qui depuis 2018 utilise ces engins pour assurer le service aux chambres.

Le travail à distance et la communication avec les clients

Pour réduire le nombre de personnes sur place, on pourrait imaginer qu’une partie du personnel hôtelier non essentiel sur le terrain ainsi que les systèmes informatiques soient délocalisés de la structure physique de l’hôtel. Pour assurer la communication avec les clients en cas de situation urgence ou de requête pendant le séjour, un service de clavardage en direct permettrait de répondre aux besoins des clients en évitant tout contact physique.

Malgré l’absence de directives de santé publique claires et les coûts importants que peuvent représenter les investissements technologiques pour les hôteliers, il importe de considérer certaines options afin de pouvoir reprendre les activités dans un cadre sécuritaire pour les employés comme pour les clients.

 

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Transport

Le transport aérien dans tous ses états

Impacts estimés en 2020

Environ les trois quarts de la capacité aérienne mondiale se sont effondrés en 15 semaines. Un total de 26,6 millions de sièges étaient disponibles au cours de la semaine du 4 mai comparativement à 109 millions à la même période en 2019. La capacité aérienne dans la plupart des régions du monde est en baisse. Dans certains endroits, elle se stabilise, tandis qu’elle augmente un peu en Asie du Nord-Est (Chine, Japon, Corée).

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Le retour à la normale pour le secteur aérien dépend de plusieurs facteurs : l’ampleur et la durée des mesures de confinement, la confiance des consommateurs, les conditions économiques et l’aide gouvernementale. L’Association internationale du transport aérien (IATA) estime une perte globale de 314 milliards de dollars américains en 2020, soit une baisse de 48 % des revenus des passagers intérieurs et internationaux. Au Canada, l’organisation prévoit une diminution de 43 % des revenus, mettant à risque 250 000 travailleurs.

De son côté, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a mesuré les impacts économiques selon six trajectoires possibles ; une première évaluation se chiffre de 44 % à 80 %de voyageurs internationaux en moins en 2020.

Déconfinement et reprise des vols

Les transporteurs planifient des dates de retour progressif de leurs activités. 

Au Canada

L’interdiction de voyages non essentiels entre le Canada et les États-Unis est prolongée jusqu’au 21 mai 2020 et  les arrivées internationales à des fins de loisirs et de tourisme sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

  • Porter Airlines compte reprendre le service le 29 juin.
  • Transat et  Sunwing visent le 31 mai.
  • Air Canada augmentera sa capacité intérieure à partir du 31 mai. Quelques vols internationaux sont encore en service, les autres recommenceront à partir de mai, mais certains demeurent à l’arrêt pour toute la période estivale.
  • WestJet a suspendu ses activités le 22 mars, à l’exception de quelques vols de rapatriement et a annulé environ 4000 vols domestiques par semaine du 5 mai au 4 juin à cause de la pandémie.
  • Swoop exploite toujours un réseau limité de vols au Canada.

À l’international

La compagnie britannique à tarif réduit Jet2.com reprendra du service le 17 juin. Celle-ci enregistre déjà des réservations pour la fin de l’été et plus tard. Le PDG de Ryanair espère aussi recommencer les activités en juin et s’attend à une guerre de prix en Europe pour les séjours de dernière minute en juillet et août.

En Chine, l’autorité civile de l’aviation limite les vols internationaux à un trajet hebdomadaire par destination (pays) depuis le 29 mars. Les compagnies nationales augmentent leur capacité. Elles ont offert des tarifs dérisoires pour le congé de la fête du Travail qui se tenait début mai afin d’inciter les Chinois à reprendre l’avion.

Le déconfinement se poursuit et évolue chaque semaine, l’image ci-dessous illustre l’état mondial au 4 mai. Le rouge indique un confinement total à l’échelle du pays, le jaune un confinement partiel et le vert, une absence de confinement.

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Source : Conference & Incentive Travel. LIVE UPDATES: Lockdown and travel restrictions around the world. 4 mai 2020.

Une relance sous conditions

Aide gouvernementale

Selon l’IATA, une compagnie aérienne typique détient deux mois de liquidité à l’avance

Selon l’IATA, une compagnie aérienne typique détient deux mois de liquidité à l’avance. Certaines mettent en place des mesures exceptionnelles et se tournent vers les gouvernements pour passer au travers de la crise.

Plusieurs transporteurs canadiens ont fait part de leur intention de se prévaloir de la subvention salariale d’urgence : Transat afin de rappeler ses 4000 employés licenciés, soit 80 % du personnel, Air Canada dans l’intérêt de ses 36 000 employés au pays, WestJet pour ses 3000 travailleurs inactifs et Porter Airlines en étudie la possibilité. Le gouvernement canadien envisage actuellement d’autres types d’aide.

  • L’Administration américaine contribue à hauteur de 61 milliards de dollars au secteur de l’aviation assurant, entre autres, un soutien salarial aux employés jusqu’en septembre. Elle a récemment annoncé une subvention d’un milliard pour des travaux favorisant l’efficience et la sécurité de 439 aéroports dans le cadre du CARES act. Des milliers de pilotes et d’agents de bord d’American Airlines ont tout de même accepté des offres de congés volontaires et de retraites anticipées. Delta et United Airlines encouragent leurs employés à faire de même.
  • Le groupe Air France—KLM recevra un financement de l’État français à hauteur de 7 milliards d’euros pour traverser la crise et poursuivre son plan de transformation qui devra inclure des cibles environnementales ambitieuses.
  • Singapore Airlines, qui propose exclusivement des liaisons internationales, obtient une aide gouvernementale depuis février, dont la principale mesure est le maintien des employés grâce à une subvention salariale.
  • La Corée du Sud accorde un soutien aux transporteurs locaux.
  • Les négociations sont en cours entre Lufthansa et le gouvernement allemand, ce dernier demandant 25 % des parts de la compagnie.
  • Le gouvernement italien nationalise Alitalia pour le sauver de la faillite.

Mesures sanitaires repensées

Siège vide entre les passagers, port du masque, gel désinfectant : les mesures sanitaires mises en place à court terme s’accumulent. Au Canada, depuis le 20 avril et jusqu’à nouvel ordre, les passagers aériens doivent avoir en leur possession un masque non médical ou un couvre-visage. Ils seront invités à le porter lorsque la distanciation sociale est impossible.

La firme Simpliflying a cartographié 70 points de contact qui ont besoin d’être désinfectés ou repensés à l’aéroport. À cet effet, l’automatisation vers un parcours « sans contact » pour le client était déjà en cours, mais pourrait être accélérée par la pandémie.

  • L’aéroport international de Hong Kong a mis en place trois robots désinfectants dans ses aires publiques.
  • L’autorité civile de l’aviation de la Chine a publié la 4édition de sa directive sur la prévention et la propagation de la maladie à coronavirus 2019 pour les compagnies aériennes. Ce guide s’appuie sur des mesures préventives selon le niveau de risque des vols intérieurs ou internationaux. Les critères de classification incluent le taux de prévalence dans le pays d’origine, le taux d’occupation de l’avion, la durée du vol et le système de filtration.
  • Air Canada SoinPropre+ est le nouveau programme d’hygiène couvrant l’ensemble du parcours client et comprend la prise systématique de la température des passagers avant le vol et l’utilisation d’un vaporisateur désinfectant électrostatique en cabine.

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Source : Air Canada. Voici Air Canada SoinPropre+

 Que réserve l’avenir pour le secteur ?

Des scénarios de reprise allant de six mois à trois ans sont étudiés, de même que le niveau d’optimisme des voyageurs à reprendre l’avion selon leur région du globe. L’industrie fait preuve de résilience, mais le point d’équilibre entre la vitesse d’épuisement des ressources financières et le retour en force de la clientèle est fragile. De plus petites compagnies ont déjà déclaré faillite. Un nouveau portrait se dessine au fil du déconfinement.

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

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Produits et activités

COVID-19 : les attraits touristiques

Le Réseau de veille a constitué des résumés d’information portant sur les musées et la culture et les sites de plein air. Celui-ci concerne les autres attraits, dont les parcs thématiques, les zoos, les aquariums et les centres de jeux.

Mesures de soutien 

Programmes gouvernementaux et soutien financier aux entreprises (COVID-19)

-Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (COVID-19)

-Mesures d’assouplissement pour les citoyens et les entreprises

-Soutien aux entreprises — Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19

-Gouvernement du Québec —Soutien à l’industrie touristique (COVID-19)

Impacts de la crise

Bonnes pratiques et solidarité  

  • Au Québec, l’organisme Événements Attractions Québec propose huit façons de découvrir les attractions touristiques du Québec en restant à la maison. Cette découverte passe entre autres par des activités éducatives en ligne, des vidéos et des jeux.
  • Le parc thématique de la région de Québec, La Vallée secrète, publie une trousse pour les jeunes afin de les aider à tuer le temps.
  • Des médias partagent les tours virtuels d’attractions de renommée mondialecomme le Vatican, le château de Versailles et le Louvre.
  • La tour de Blackpool, un attrait touristique de la région du Lancashire, en Angleterre, accueille une banque alimentaire et devient un site de distribution pour les plus démunis dont le nombre augmente en cette période difficile.
  • Bien qu’ils soient fermés, des parcs thématiques maintiennent le contact avec la clientèle par l’entremise des médias sociaux en partageant des vidéos qui permettent de vivre l’expérience de certains manèges, de manière virtuelle. C’est le cas du parc Universal Studios à Orlando.
  • Le groupe Merlin Entertainments ANZ lance un portail éducatif pour offrir du contenu aux professeurs et aux familles durant le confinement.
  • Disney a également dévoilé une série sur le design des parcs thématiques. Les internautes peuvent avoir un aperçu du processus de création de Walt Disney. Le site Web, Imagineering in a Box, est bien étoffé. Il se compose de plusieurs leçons appuyées de vidéos, d’images et de tests. 
  • De nombreuses attractions touristiques contribuent à leur façon à l’effort de guerre. C’est le cas des parcs Disney qui font un don de 100 000 masques au personnel médical des États de la Californie, de New York et de la Floride. Le parc thématique irlandais Tayto fournit aussi de l’équipement protecteur pour les travailleurs ainsi que de la nourriture.
  • L’Association of Zoos and Aquarium partage un calendrier des différentes activitésen ligne proposées par leurs membres.
  • Onze attractions de la ville d’Atlanta se regroupent et développent une programmation virtuelle mise en ligne chaque vendredi matin, à compter du 3 avril. Les Field Trip Fridays consistent ainsi en la publication de nouveaux contenus éducatifs.
  • Le Santa Claus Village, en Laponie finlandaise, est temporairement fermé au public, mais le père Noël est en ligne quotidiennement dès 13 h (heure locale) par l’entremise d’une vidéo en direct.

Relance 

  • En Ontario, le parc aquatique Calypso ouvre habituellement au début de juin et devrait être en période de préparation à l’heure actuelle. Dans l’optique d’une ouverture tardive cet été, l’équipe espère mettre les bouchées doubles afin de rendre le site accessible rapidement.
  • Un sondage auprès de 2 299 Américains révèle que les intentions de visite des attraits culturels et de divertissement demeurent sensiblement les mêmes qu’avant la crise. Les réponses diffèrent selon le type d’attrait. Les répondants projettent davantage d’aller dans les parcs publics (jardins botaniques), les zoos, les aquariums, les plages publiques et les musées qu’auparavant.  
  • Les Chinois, désormais autorisés à voyager et à fréquenter les sites touristiques du pays, se sont déplacés en grand nombre pour renouer avec ces lieux désertés durant les derniers mois. Les visiteurs continuent de porter des masques. Les experts en santé estiment que certaines mesures doivent être maintenues et que la population doit demeurer vigilante.

 

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Les organismes à suivre en tout temps 

 

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Ressources humaines

La gestion du stress et l’anxiété en période de télétravail

De nombreux employés travaillent à la maison pour une durée indéterminée. Des mesures draconiennes sont prises pour protéger la santé physique de la population, mais qu’en est-il de la santé mentale ? Bien qu’il s’agisse déjà d’un aspect important à gérer en entreprise, il l’est encore plus dans le contexte extraordinaire dans lequel nous plonge la crise de la COVID-19.  

 

 

Le stress et l’anxiété en quelques mots

 

Que peut faire un gestionnaire pour aider ses employés ?

L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec mets à la disposition des employeurs les meilleures pratiques à mettre en place pour aider leurs employés en situation de stress ou d’anxiété.  

Quoi faire en tant qu’employé ?

Prendre soin de sa santé mentale s’avère également une responsabilité individuelle. Voici quelques conseils pour s’occuper de soi tout en étant à la maison. 

 

Ressources : 

  • Ligne d’information du gouvernement du Québec destinée à la population sur la COVID-19 : 1 877 644-4545  
  • Centre intégré (universitaire) de santé et de services sociaux de votre localité (CISSS ou CIUSSS, CLSC, GMF) 
  • Service de consultation téléphonique psychosociale Info-Social 811  
  • Tel-Aide 1-877-700-2433 
  • Jeunesse, j’écoute 1-800-668-6868 
  • Centre de prévention du suicide : 1-866-APPELLE (277-3553) 

 

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