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Enjeux Produits et activités

L’industrie des spas a-t-elle atteint la saturation ?

Le tourisme de santé et de mieux-être constitue maintenant un produit d’appel autant qu’un produit touristique complémentaire. Il bénéficie du grand avantage de ne pas être trop affecté par la saisonnalité. L’évolution marquée de l’industrie des spas au cours des dernières années a donné une nouvelle saveur à l’offre touristique. Mais où en sommes-nous aujourd’hui? Ce marché affiche-t-il encore une croissance aussi forte ou la saturation est-elle imminente?

État de la croissance de l’industrie des spas

La croissance de l’industrie des spas au Canada a été relativement constante depuis 1996 avec des augmentations annuelles moyennes de 17% du nombre d’établissements. Les spas de jour, ceux en centre de villégiature ou en hôtel et les spas d’autres types ont progressé au même rythme.

Au Québec, leur croissance a également été importante, quoique moins forte que pour l’ensemble du Canada (hausse annuelle moyenne de 12% pendant 10 ans). Notons que c’est au Québec que l’on compte le plus grand nombre de spas en hôtel ou en centre de villégiature.

Le tableau 1 présente les principaux indicateurs de performance en 2004 et en 2006. On peut observer que les recettes par établissement ont augmenté dans une plus forte proportion (26%) que les visites par établissement (8%), traduisant une augmentation, pour l’entreprise, du revenu moyen par visiteur. Également, remarquons que cet accroissement des visites par établissement est fortement en deçà de celui des visites dans l’industrie (36%). En effet, puisque le nombre d’établissements augmente, il est normal que la part des visites de chaque établissement ne soit pas si grande.

Tableau 1

– Évolution de la performance des spas au Canada et au Québec de 2004 à 2006

* Projections à partir de l’information disponible en mars 2006 et des prévisions des spas interrogés.
Source: Commission canadienne du tourisme, Profil du secteur des spas au Canada – 2006.

Y a-t-il une saturation du marché ?

Bonne nouvelle, la saturation ne semble pas encore atteinte au Canada selon la Commission canadienne du tourisme. Quoique certains marchés géographiques puissent être saturés, la majorité des spas présentent encore une progression de leurs principaux indicateurs de rendement, même si le nombre d’établissements est encore en croissance. Il y aura une réelle saturation lorsque le nombre de spas continuera d’augmenter et que le nombre de visites et les recettes par établissements diminueront. Certains indices annoncent néanmoins que l’industrie approche de cette situation.

L’industrie des spas aux États-Unis a entamé un ralentissement et la même chose pourrait se produire au Canada. La saturation prochaine du marché (ou actuelle dans certains marchés) a amené l’industrie des spas à se différencier et à être plus compétitive.

Les spas plus modestes risquent de perdre du terrain face à des centres de villégiatures, des hôtels ou de grands investisseurs indépendants. Ils seront les premiers à souffrir du ralentissement économique.

Spa et tourisme

Les spas représentent une activité touristique, mais ce ne sont pas tous les spas qui sont axés sur le tourisme. Pour rencontrer ce critère, les établissements doivent proposer des programmes de santé et de mieux-être, disposer d’installations d’hébergement ou proposer l’hébergement dans le cadre d’un accord avec un établissement indépendant et, finalement, recevoir au moins 10% de clientèle touristique (touristes ou excursionnistes) parmi ses visiteurs. Au Canada, il y aurait environ 787 spas (34%) avec une orientation touristique et 183 au Québec (47%) à la fin de 2006. Bien sûr, tous les spas en centre de villégiature ou en hôtel sont classifiés «touristiques», mais seulement 16% des spas de jour le sont.

Il est important de noter que le nombre de spas axés sur le tourisme a connu une croissance supérieure à celle de l’ensemble du secteur et que les touristes adeptes des spas font partie d’un segment qui semble loin d’avoir réalisé son plein potentiel au Canada.

Les Canadiens sont de grands consommateurs de spas, 25% y sont déjà allés; les Américains le sont aussi (26%). Au Canada, on estime qu’environ 29% de la clientèle est touristique, soit 4,1 millions de visites en 2005, et 25% des recettes. Au Québec, ces proportions sont respectivement de 39% (897 000 visites) et de 34%. Les adeptes de longue date des spas sont plus susceptibles d’en visiter un lors d’un séjour touristique.

Les spas sont là pour rester!

Dans une société où la rapidité est la norme, les spas ne sont pas appelés à disparaître. Ils répondent maintenant à des besoins de détente et de ressourcement. Cette industrie a fait ses preuves au cours des dernières années et s’est taillé une place enviable au sein de l’offre touristique.

La saturation dans certains marchés étant néanmoins imminente, la différenciation et la spécialisation sont des exemples de stratégies à mettre en place pour demeurer dans la course! Aussi, une façon de commercialiser les spas auprès de la clientèle touristique est de jumeler l’expérience avec d’autres produits touristiques tels que les casinos, les établissements vinicoles ou d’autres attractions à proximité.

Ne manquez pas la suite dans un prochain Globe-Veilleur.
Source:
– Commission canadienne du tourisme. «Profil du secteur des spas au Canada», juillet 2006. http://www.tourism.gov.on.ca/french/tourdiv/research/
reports_other_studies.htm
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Segments de clientèles

Quand passe la cigogne…

Un nouveau tourisme de niche est né: celui relié au couple désirant procréer. Que ce soit pour planifier, préparer une naissance ou pour profiter des derniers jours avant celle-ci, il existe maintenant un produit adapté aux besoins d’intimité du couple. Espérons que les petites auberges coquettes et les stations thermales sauront prendre la balle au bond!

Outre les escapades romantiques pour la Saint-Valentin et les voyages de noces, l’on voit apparaître, dans le secteur du voyage, de plus en plus d’offres orientées directement vers les «besoins familiaux» du couple.

Le tourisme de fertilité

À l’image des personnes qui vont en Inde et en Thaïlande pour se faire opérer (lire aussi: Tourisme nouveau genre en Inde), il existe maintenant des pays qui ont décidé de jouer la carte médicale spécialisée dans le traitement de l’infertilité.

En effet, bien que la grande majorité des couples américains stériles cherchent de l’aide près de chez eux, un petit nombre choisissent de suivre leurs traitements dans des pays comme l’Afrique du Sud, l’Italie, l’Allemagne, la Roumanie, la Slovénie et… le Canada. Car, dans certains pays, même après avoir payé les dépenses de transport et d’hébergement, les coûts restent bien inférieurs à chez eux.

Il n’existe pas encore de statistiques sur le nombre de personnes voyageant à l’étranger dans l’espoir de procréer. Cependant, certains experts médicaux affirment que cette pratique devrait aller en croissant.

Un petit dernier pour la route

Il existe également un autre créneau lié au couple, qui semble se démarquer: le Baby Moon ou Last Hurrah. Cela consiste à prendre des vacances juste avant d’avoir son premier enfant, ce qui justifie sans doute son appellation. Les futures mamans, sachant qu’elles ne prendront pas de vacances avant longtemps, profitent des derniers moments de répit qui leur sont offerts pour s’offrir un petit voyage ou une fin de semaine détente.

Les stations thermales sont toutes désignées pour ce type de repos, car elles peuvent prêter une attention toute particulière aux femmes enceintes: jacuzzis, bains chauds, huiles essentielles, aromathérapie, etc. À cela s’ajoutent un bon grand lit confortable, une musique d’ambiance, des livres et une bibliothèque de vidéos sur la natalité et l’art d’être parent, des excursions romantiques en carriole, la réalisation d’un album photo souvenir personnalisé, et plus…

L’idée semble avoir pris naissance (sans jeu de mots) en Californie, où un groupe hôtelier a lancé la mode en 2004, à la suite de conversations avec des clientes enceintes.

Concevoir un enfant sur la terre de l’amour

Mieux encore! Dernièrement, nous apprenions qu’en Sicile, la chaîne Hôtels du Soleil, qui regroupe 22 établissements, comptait offrir 200 séjours à des couples ayant eu un enfant après avoir passé des vacances dans l’île (certificat de naissance à l’appui).

Armando LaMattina, promoteur de cette campagne publicitaire, espère ainsi que les enfants qui reviendront plus tard dans l’île s’y sentiront comme chez eux et sauront qu’ils sont «les héritiers des beautés vieilles de plus de 2000 ans de la Sicile»!

Sources:
– Blanchard, Michel. «La lune de miel, une nouvelle « niche » pour les voyagistes», AFP Infos Françaises, Économie et finance, 10 février 2005.
– Lee, Felicia R. «Fertility tourism is born: Would-be parents find foreign clinics fit budget», Chicago Tribune, 2 février 2005.
– Cyberpresse (Agence France-Presse). «Concevez un enfant en Sicile, l’hôtel vous offrira un séjour», Cyberpresse, 28 janvier 2005.
– Fralic, Shelley. «Babymoons: the final fling», National Post, 31 juillet 2004.
– Lodging Hospitality. «Riding the Weddings Wave», 15 juin 2004, vol. 60, no 8, p. 17.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Tourisme nouveau genre en Inde

L’Inde s’inscrit peu à peu, au côté de la Thaïlande, Singapour et d’autres pays asiatiques, comme destination de «tourisme médical». Selon un rapport publié en 2002 par le cabinet-conseil McKinsey et la Confédération de l’industrie indienne, les retombées de ce tourisme nouveau genre s’élèveront à 1 milliard $US d’ici à 2012.

L’Inde n’attire pas seulement les contrats informatiques de nos firmes de technologie. Elle tente également de séduire nos malades ou nos baby-boomers en quête d’une chirurgie esthétique, non remboursée par notre système de santé.

En effet, les listes d’attente pour une chirurgie sont parfois si longues et les prix tellement élevés, les couvertures d’assurance-maladie se réduisant de plus en plus, qu’un nombre croissant de personnes décident de partir se faire opérer dans des pays où les actes médicaux coûtent beaucoup moins. Comme en Inde, par exemple, où une chirurgie cardiaque est jusqu’à 10 fois moins coûteuse qu’aux États-Unis.

Bien sûr, au prix de la chirurgie s’ajoute également le prix du billet d’avion et de l’hébergement (pour la convalescence sur les plages de Goa ou du Kerala). Mais globalement, la facture reste bien en deçà du prix pratiqué dans certains pays.

À grands coups de réformes économiques, l’Inde est bien décidée à sauter à pieds joints dans l’ère de la mondialisation et s’affiche déjà comme la future troisième économie mondiale avant 2050, après les États-Unis et la Chine.

Depuis les années 1970, le gouvernement indien encourage fortement le développement des hôpitaux privés par la concession de terres, d’avantages fiscaux, de réduction de taxes, sans oublier l’exemption de taxes sur les importations. L’industrie pharmaceutique privée bénéficie également d’un patronage considérable de l’État, grâce à des lois sur les brevets, des subventions pour l’achat en gros de médicaments auprès d’entreprises publiques et la protection de corporations multinationales.

Renommée et technologie

Les établissements de santé privés y ressemblent plus à des hôtels 5 étoiles qu’à des hôpitaux.

L’Apollo Group, qui compte 38 établissements répartis en Asie, soit 6300 lits, possède du matériel médical dernier cri et emploie plus de 3000 médecins diplômés des meilleures universités indiennes et étrangères. Il propose des chambres allant de conventionnelles à des suites luxueuses (avec salle de bain distincte pour les personnes accompagnant le malade) et un service de limousine entre l’aéroport et l’hôpital.

Autres adresses populaires: l’Escort Hospitals à Delhi, qui a vu le nombre de ses patients étrangers doubler, passant de 675 en 2000 à presque 1200 en 2003) et le Jaslok Hospitals à Bombay. Tous ont acquis, depuis quelques années, une solide réputation internationale.

Ils combinent soins professionnels, confort, services de grande qualité et haute technologie. De plus, certains hôpitaux proposent même aux patients une consultation par vidéo, avant même leur arrivée. Ils ont tous pignon sur Internet, et ont conclu des accords avec des compagnies aériennes et des agences de voyages bien connues.

Des chiffres en croissance

En 2002, les hôpitaux privés thaïlandais ont traité plus de 308 000 patients étrangers. Un marché qui a généré pas moins de 280 millions $US de chiffre d’affaires, selon les dires de l’Association thaïlandaise des hôpitaux privés. Singapour a attiré 200 000 patients étrangers en 2002 et prévoit en traiter 1 million par an d’ici 2010.

En Inde, l’an dernier, ce sont environ 10 000 patients internationaux qui sont venus subir des opérations aussi variées que des réductions de hernie ou de la chirurgie cardiaque. De plus, l’Inde tente parallèlement de se positionner dans le domaine de la médecine alternative. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime le commerce des plantes médicinales en Inde à environ 125 millions $US par an.

Des chiffres qui sont en forte croissance, malgré les craintes que suscitent le SRAS ou la grippe aviaire.

Grogne et mécontentement

Conscients de cette opportunité (ou menace, selon le côté de la barrière où l’on se situe), certains hôpitaux occidentaux souhaitent mettre fin à ce tourisme médical. Ils réclament des actions concertées entre le gouvernement, les compagnies aériennes, les agences de voyages, les compagnies d’assurances, le secteur du tourisme et les professionnels de la santé.

De l’autre côté, en réponse aux pressions des pays développés et histoire d’asseoir confortablement leur réputation, les établissements de soins de santé indiens cherchent à se faire accréditer par des associations professionnelles reconnues en Occident, comme le British Standards en Grande-Bretagne ou la Joint Commission on Accreditation of Healthcare Organizations aux États-Unis.

Sources:
Robic, Erwan. Bulletin électronique d’Inde, Service de coopération et d’action culturelle à New Delhi, no 5, 16 juillet 2004.
– Le Point. «Hôpitaux – Le tourisme de la santé», février 2004.
– Challenges. «Un système de santé toujours à deux vitesses», mars 2004.
– The Indu. «India set to record high growth in medical tourism», 25 juin 2003.

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Produits et activités Tendances

La grande aventure du spa (3ième partie): les tendances pour 2004 aux États-Unis

En janvier 2004, HotelMarketing.com présentait le Top 10 des nouvelles tendances à observer, en 2004, dans l’industrie américaine du spa et des stations thermales (article publié par le magazine spécialisé Spa Finder).

Selon eux, si 2003 était l’année record en matière de fréquentation, 2004 sera, assurément, sous le signe de la métamorphose, en proposant d’améliorer la manière dont l’Amérique traditionnelle mange, fait des affaires, contrôle sa santé et son stress.

Les 10 grandes tendances seront:

1- Plus de soins médicaux… moins de cosmétiques

Jusqu’à présent, les clients fréquentaient les spas principalement pour des traitements cosmétiques, comme par exemple, des injections de Botox. En 2004, les baby-boomers tireront profit des spas pour des buts véritablement médicaux, comme, notamment, des traitements et des régimes préventifs, des programmes éducationnels à long terme de santé.

2- Allier affaire et plaisir

Les entreprises auront de plus en plus recours aux spas pour motiver leurs employés et pour contrôler la santé du personnel. Les spas deviendront des endroits à la mode pour les réunions d’affaires. Les certificats cadeaux émis par les spas serviront de primes et de récompenses à l’effort. Les entreprises innovatrices, y compris certains fournisseurs de produits d’assurance, garantiront des visites régulières au spa pour favoriser le maintien en bonne santé des employés et d’abaisser les coûts des frais médicaux et de l’absentéisme.

3- Le spa comme destination d’un jour

Une tendance qui va aller en augmentant: le spa comme destination d’un jour. Vécues comme une «mini retraite», ces visites d’un jour offriront une expérience holistique regroupant corps, âme et esprit, soit une journée pouvant inclure des programmes d’éducation, des programmes de remise en forme, un repas sain et des soins de beauté.

4- Une expérience qui se démocratise

Bien des Américain(e)s, ne pouvant se payer l’expérience du spa, ont tenté de le recréer de toutes pièces à domicile, en s’achetant eux-mêmes les différents produits. L’explosion de la tendance spa incitera l’industrie des cosmétiques à se démocratiser, permettant à tout un chacun de se procurer des bougies aromatiques, de la mousse pour le bain et autres produits professionnels.

5- Des traitements internationaux aux excursions internationales

L’an dernier, les visites aux stations thermales internationales faisaient fureur : massages thaïlandais, rituels de Bali, etc. En 2004, avec une économie américaine plus stable, les clients choisiront d’aller directement à la source.

6- Le bien-être arrive dans votre assiette

Bien être et alimentation font la paire. Bon nombre de spas offriront la possibilité de découvrir la fine cuisine du terroir: poissons, salades, fruits frais et desserts allégés se combinent parfaitement avec détente et soins régénérateurs.

La tendance risque de s’amplifier avec l’apparition de livres de «cuisine détente». Les spas de destination rivalisent d’inventivité et engagent des chefs cuisiniers réputés. Au menu: programmes minceur adapté à la clientèle (Atkins, etc.) ou régimes dissociés (comme Montignac). Le croisement spa/cuisine risque de devenir un «must».

7- Le spa comme critère comparatif

Si la clientèle recherchait des hôtels avec un spa, désormais elle va se mettre à la recherche d’un spa avec un hôtel! Le spa risque de devenir un facteur plus important, voire décisif, dans le choix d’un établissement.

8- Des services pour les animaux de compagnie

Afin de laisser le client se reposer sans avoir la culpabilité de laisser leurs animaux de compagnie seuls durant leur séjour, fut-il même court, les spas sont de plus en plus ouverts aux animaux de compagnie. Ceci se concrétise par l’offre de services directement rattachés: promenades, traitements et toilettages, services de garderie, et plus.

9- Et les hommes dans tout cela?

En 2004, les spas tenteront de rallier la clientèle masculine avec des offres personnalisées, comme le golf, des activités extérieures d’aventure, des traitements cosmétiques masculins et des programmes physiques de (re)mise en forme adaptés. Les établissements espèrent ainsi égaler le nombre de clients féminins et masculins.

10- Et pour finir, la famille toute entière!

L’an dernier a vu l’arrivée des adolescentes, accompagnées par leur mère, pour des traitements de beauté. Elles y ont été charmées par le luxe de l’expérience.

En 2004, les établissements tenteront également de convaincre les adolescents masculins, ce qui complètera le portait de la famille toute entière. Ensuite, pourquoi pas, elles offriront des activités pour les enfants seulement.

Voir aussi

Spa Finder

Sources :
– «Spa Trends to watch in 2004», HotelMarketing.com, 22 janvier 2004.
– Dossier Beauté, Santé, Bien être, Altema, le journal des tendances de consommations.

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Produits et activités

Conjuguer tourisme et bien être: la grande aventure du spa (1ère partie)

En 2001, selon les chiffres de l’International Spa Association (ISPA), une association internationale qui regroupe les joueurs de l’industrie des spas, les États-Unis comptaient 9648 établissements pour un chiffre d’affaires de 10,65 milliards USD. Le Canada comptait pour sa part 1261 établissements, pour un chiffre d’affaires de 610 millions CAD. Depuis quelques années, l’industrie des spas est en effervescence et l’on assiste partout à une réorientation et une modernisation.

Le 21e siècle a réinventé le thermalisme: savant mélange du hammam à l’orientale et des techniques de massage asiatiques, sur fonds de senteurs cosmétiques. Le spa (Sanitas Per Acqua en latin, qui signifie «soins par l’eau») est l’endroit par excellence où se ressourcer, se métamorphoser, bref, LE lieu de détente à la puissance X.

Au Québec aussi, cette industrie est en plein essor. Avec une bonne centaine d’établissements, on estime qu’elle génère des revenus annuels de près de 60 millions $ et a créé jusqu’à maintenant 1670 emplois.

Il s’agit, pour la plupart, de petites entreprises indépendantes qui ne comptent à leur actif que quelques années d’exploitation. Néanmoins, des bannières imposent déjà leurs couleurs. Le Québec possède un fort potentiel de développement au sein de cette industrie puisqu’il offre une expérience distincte, à mi-chemin entre les soins à l’européenne et les techniques américaines.

Comme partout en Amérique du Nord, les Québécois sont de plus en plus nombreux à s’offrir des forfaits santé ou de détente, hormis à des fins touristiques, pour un ou plusieurs jours. Selon un article du journal La Presse, quelque 820 000 personnes fréquentent annuellement la centaine d’entreprises répertoriées dans le domaine du tourisme de santé.

Parfois encore perçu comme un produit de luxe réservé exclusivement à une petite partie de la population, l’industrie du spa se développement néanmoins, poussé par l’augmentation de la capacité d’accueil de plusieurs établissements, l’intégration de spas dans des hôtels existants et le dynamisme du marché.

Accessible toute l’année, le tourisme de santé est un phénomène qui s’étale sur quatre saisons. Offerts dans le cadre de centres d’hébergement au cachet romantique, en milieu urbain ou de villégiature, en campagne ou en forêt, dans un complexe hôtelier moderne, la clientèle trouve son bonheur dans une gamme de soins variés: massothérapie, drainage lymphatique, massage, réflexologie, hydrothérapie, thermothérapie, pressothérapie et autres soins esthétiques.

Ainsi, le Spa Eastman (à Eastman), le deuxième spa le plus ancien en Amérique du Nord, est un relais santé totalement dédié à la remise en forme et au ressourcement. Les services offerts vont de l’atelier de relaxation à la psychothérapie en passant par la cuisine santé. Le Spa Eastman figure au très prestigieux palmarès des 100 Best Spas of the World et est Lauréat national Argent du Grand Prix du Tourisme québécois 2003.

Devant un tel engouement, les spas québécois explorent d’autres avenues de développement, comme les spas nordiques et comptent bien séduire les clientèles internationales. La tendance est à la diversification des produits et des approches.

Chaud, froid… et on recommence!

Pas encore très nombreux mais faisant de plus en plus d’adeptes, les spas nordiques gagnent en popularité. Le principe y est simple: on se réchauffe, on se refroidit, on se repose… et on recommence!

Le Spa Le Scandinave Mont Tremblant propose: sauna finlandais, bain de vapeur norvégien, bains tourbillons en plein air, chutes nordique et thermale, terrasses et solariums, foyer extérieur et baignade en rivière à l’année.

Amateur de chaud et froid, il y a encore le Polar Bear’s Club dans les Laurentides, près de la rivière Saint-Simon. Le principe finlandais d’alternance entre les bains chauds et froids y est très apprécié.

Le SPA Ofuro (à Morin Heights) est, lui aussi, un lieu privilégié pour la détente et le bien-être. Ouvert depuis janvier 2000, il offre sauna, bain vapeur, bains tourbillons et bain en rivière.

Dans les Cantons-de-l’Est, à Bolton Centre, le Spa des chutes de Bolton est un relais détente qui mise sur son exceptionnelle situation sur le bord de la rivière Missisquoi pour offrir des bains polaires et des séances de sauna finlandais. Véritablement intégré à la région touristique, le spa est entouré de 5 centres de ski majeurs, plus de 120 B&B et hôtels de la région de Magog-Orford.

Sans oublier, en Gaspésie, l’Aquamer à Carleton et le centre de thalassothérapie de l’Auberge du Parc à Paspébiac. L’Aquamer a bénéficié récemment d’un investissement de 12,7 millions $ afin de doubler sa capacité d’hébergement et tripler sa capacité quotidienne d’accueil de curistes.

Ces spas de destination sont peu nombreux mais bien implantés. Ils accueillent une clientèle fidèle ayant besoin de refaire le plein d’énergie, évacuer le stress et retrouver un (bon) équilibre.

Spa un jour, en forme toujours

Les spas de jour occupent également une place très importante dans l’industrie, soit plus du quart des établissements. Ils sont majoritairement situés en milieu urbain et dans des centres de villégiature, au coeur d’un bassin de population élevé, qui contribue en grande part à la rentabilité à l’établissement.

Quand le bien être est dans l’assiette

Bien être et alimentation font la paire et bon nombres de spas, en hébergement, l’on bien compris. Ils offrent également la possibilité de découvrir la fine cuisine du terroir. Poissons, salades, fruits frais et desserts allégés se combinent parfaitement bien avec détente et soins régénérateurs.

La tendance risque même de s’amplifier avec l’apparition de livres de «cuisine détente». Les spas de destination vont rivaliser d’inventivité et engager des chefs cuisiniers réputés. Au menu: programmes minceur adaptés à la clientèle (Atkins, etc.) ou régimes dissociés (Montignac, entre autres). Le croisement spa/cuisine risque bien de devenir un «must».

Alors, la recette d’une cure santé réussie, au Québec, n’est-elle pas: une bonne dose de soins professionnels, un zeste de chaleur humaine, un décor paisible et régénérateur, une lampée de bon air frais, le tout saupoudré de fine cuisine?

Sources :
– «Interest in Health Spas (Profile Report)», Travel Activities & Motivation Survey (TAMS), Lang Research Inc., décembre 2001.
– «Spas Relais santé: un réseau qui bouillonne», La Presse, 15 novembre 2003.
– Ruel, Sylvie. «La popularité des spas nordiques en croissance», La Presse, 7 février 2004, p. 10.
– Research of the Canadian Spas Industry, Canadian Spa Association, juin 2003.