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Tourisme durable

Calculer les émissions de GES : le temps presse !

Rappel de l’objectif : Réduire les GES à zéro

L’industrie touristique génère environ 8 % des émissions mondiales de GES. Le transport compte pour 75 % de celles-ci. La Déclaration de Glasgow pour l’action climatique dans le tourisme (2021) exige des signataires qu’ils réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de moitié d’ici 2030 pour parvenir à zéro carbone le plus tôt possible avant 2050. L’objectif : maintenir la hausse des températures sous les 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels (1850-1900). À ce jour, cette augmentation s’élève à 1,2 °C. Au rythme actuel d’émissions, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime qu’il y a une chance sur deux pour que le seuil de 1,5 °C soit atteint dès 2030-2035. L’étau se resserre… 

Dernier appel pour les organisations à destination de 2050 : il faut réduire les émissions de GES de 50 % d’ici 2030, atteindre zéro émission au plus vite ! 

Au moment d’écrire ces lignes, 867 organisations touristiques se sont commises, dont 22 canadiennes, parmi lesquelles figure Destination Québec Cité. Chaque signataire de la déclaration de Glasgow pour l’action climatique en tourisme s’engage à présenter un plan en fonction de cinq axes d’intervention communs. 

1. Mesure 

2. Décarbonation 

3. Régénération 

4. Collaboration 

5. Financement 

Ce plan permet d’assurer le suivi vers l’atteinte des objectifs. La mesure de l’action climatique constitue ainsi le premier axe.  

Mesurer les émissions de GES de l’industrie touristique

Le calcul des émissions de GES représente l’indicateur clé de la mesure de l’action climatique pour tous les milieux. Le tourisme ne fait pas exception. Cet exercice pose un certain nombre de défis. L’industrie touristique est un écosystème complexe, composé de plusieurs secteurs très variés qui se chevauchent. L’Organisation mondiale du tourisme, désormais connue sous le nom d’ONU Tourisme, présente des approches dans le but d’obtenir éventuellement un consensus autour d’un modèle qui pourrait être applicable à la plupart des secteurs de l’industrie touristique. Cela permettra de faciliter, d’accélérer et de surveiller les progrès liés à l’action climatique et la réduction des émissions pour les années à venir.   

En attendant, les outils de mesure se développent à petite comme à plus grande échelle. On observe notamment des regroupements d’entreprises qui élaborent des modèles conjoints, ou encore des organisations qui font appel aux services de fournisseurs spécialisés. Aussi, des destinations proposent des grilles de calcul pour leurs entreprises touristiques.   

Un cadre

Ces méthodes de calcul doivent correspondre aux normes établies. Le World Resources Institute est l’initiateur de l’élaboration de la Norme de politique et d’action dans le cadre d’un protocole GES (GHG Protocol), soit une norme internationale pour estimer et communiquer l’évolution des émissions et absorptions résultant de politiques et d’actions en ce sens.  

L’hébergement : un milieu bien outillé

En 2012, le World Travel & Tourism Council (WTTC), l’International Tourism Partnership (aujourd’hui le Sustainable Hospitality Alliance) et 23 partenaires internationaux ont lancé l’Hotel Carbon Measurement Initiative (HCMI). Le HCMI a été initialement révisé par l’un des partenaires du GHG Protocol puis mis à jour en 2021 pour adhérer aux exigences actuelles. Il s’agit, encore aujourd’hui, de la méthode la plus connue et la plus utilisée pour le calcul du bilan carbone du milieu de l’hôtellerie. Le HCMI est employé par plus de 30 000 hôtels dans le monde. Il s’agit, grosso modo, de compléter un tableur Excel préformaté. Mais de nombreux autres outils existent. De grandes chaînes ont développé leur propre méthode de calcul des GES, d’autres font appel à des services privés. 

Image : Exemple de tableur de calcul des GES avec l’outil HCMI.  

Source : Sustainable Hospitality Alliance 

Les destinations : des modèles émergent

Selon ONU Tourisme, les organisations de gestion de la destination (OGD) sont les secteurs les moins bien outillés en matière de guides uniformisés de mesures des GES. Car au-delà de tenter de calculer l’ensemble des émissions à l’échelle de la destination, des OGD cherchent à accompagner leurs membres et à leur offrir des outils et des guides. C’est le cas de Visit Finland et de Visit Scotland. 

L’outil de Visit Finland

La Finlande a pour ambition de devenir le leader en matière de tourisme durable d’ici 2025. Dans cette optique, Visit Finland offre un outil pour aider les entreprises touristiques à calculer et à suivre l’évolution de leur empreinte carbone. Le calculateur de GES, disponible en ligne pour les membres de l’OGD, fonctionne avec les données de consommation auxquelles le système attribue un coefficient d’émission. Lorsque tous les indicateurs sont intégrés au système, l’entreprise obtient son empreinte carbone. Une trousse de l’utilisateur (regroupant documents en ligne et vidéos) permet d’accompagner l’entreprise dans cet exercice.  

Source : Visit Finland 

Visit Finland offre une formule simple pour les entreprises qui souhaitent procéder au calcul de leurs émissions de GES. Elles doivent fournir les données relatives aux éléments suivants : 

  • Consommation d’énergie (électricité, chauffage et climatisation, carburant pour l’entretien de la propriété, etc.) 
  • Déchets (poids)  
  • Carburant pour les véhicules (kilomètres ou quantité de carburant) 
  • Achats (euros ou quantité d’achats effectués) 

On précise que ces informations sont habituellement disponibles sur les relevés de consommation ou les factures d’électricité, de ramassage des déchets, etc. Dépendamment de la disponibilité des données, cet exercice peut prendre quelques heures pour une petite entreprise ou quelques jours, tout au plus. La mise en place des renseignements de base pour le premier calcul est laborieuse, mais le travail est ensuite fait pour les années subséquentes.   

Lorsque tous les éléments demandés sont intégrés, l’outil procède au calcul des émissions annuelles, en se basant sur la structure de l’entreprise, en phase avec la norme du GHG Protocol et avec une variété d’indicateurs clés. Voilà un outil qui permet aux entreprises d’établir un point de départ, de fixer des objectifs de réduction et de mettre en place des mesures pour y arriver.  

Mesurer les GES des offres touristiques

On observe aussi depuis déjà quelques années la propension de certaines entreprises à partager avec la clientèle l’empreinte carbone de leurs offres touristiques. C’est le cas d’Intrepid Travel, par exemple, qui le fait pour chacun de ses itinéraires. Le festival OYA, en Norvège, s’est allié à Klimato pour mesurer et afficher la quantité d’émission de GES de chacun des plats offerts par les kiosques alimentaires de l’événement. Voilà une bonne façon de sensibiliser les clients au poids écologique de leur choix.  

Source Facebook/Klimato 

Dernier appel

L’industrie touristique, comme tous les autres secteurs, doit réduire ses GES rapidement. La mesure de cette empreinte constitue un premier pas vers une meilleure compréhension de ce qu’elle représente.  

Dernier appel pour les organisations à destination de 2050 : il faut réduire les émissions de GES de 50 % d’ici 2030, atteindre zéro émission au plus vite ! Le Québec doit emboîter le pas !  

Image à la une : Unsplash

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Segments de clientèles

Accueillir les nouveaux arrivants, un jeu à la fois

Lors du congrès de l’Association of children’s museum* (ACM), qui s’est tenu à La Nouvelle-Orléans du 26 au 28 avril 2023, plusieurs musées pour enfants ont partagé des stratégies où l’art, la compassion, et l’éducation sont venus en aide aux populations d’immigrants et de réfugiés de leur région : ces initiatives sont devenues au fil du temps des services ancrés dans la communauté et la culture interne des musées.

Pourquoi des acteurs clés ?

Les musées peuvent agir dans leur communauté, grâce à leurs ressources et leurs missions sociales. Ils possèdent les capacités de créer des opportunités d’apprentissage informelles (hors du cadre scolaire) pour les familles d’immigrants et de réfugiés. Les musées pour enfants, particulièrement, sont des spécialistes pour créer des connexions avec les familles. En plus de faire du bien et d’accrocher un sourire aux visages, le jeu favorise l’apprentissage.

Le jeu est universel et traverse les frontières de la langue.

L’importance de briser les préjugés

La directrice Kathryn Jones du Boston Children’s Museum et ses partenaires ont développé le programme « Beneficiary Voice ». Il s’agit d’un processus qui aide les équipes des musées à mieux comprendre les besoins des communautés pour offrir des activités et des services adaptés. Elle souhaite ainsi briser les préjugés, les fausses croyances et les idées préconçues qui affectent la perception des familles d’immigrants et de réfugiés.

Voici quelques éléments clés du programme :

  • Avant même la conception d’une activité :
    • Prenez contact avec des organismes culturels ou communautaires pour cerner les besoins.
    • Passez du temps avec la communauté sélectionnée.
  • Testez l’activité avec des familles avant de la commercialiser :
    • Allez au-delà des objectifs éducatifs, pensez au bien-être des familles.
    • Privilégiez l’enregistrement des discussions au lieu de la prise de note afin que les participants aient le sentiment d’être écoutés.
    • Prévoyez une compensation pour les familles participantes.
  • Un mot : rétroaction !
    • Impliquez plusieurs départements du musée dans le processus. Tout le monde peut participer à l’amélioration d’une activité ou d’un programme.
    • Retournez voir la communauté pour vous assurer de bien comprendre leur point de vue.
    • Évaluez l’activité fréquemment.
    • Demandez l’avis des partenaires communautaires.

Les couleurs de l’Ukraine

La chercheuse Tetyana Lewińska de l’Université de Varsovie, en Pologne, s’est intéressée à l’accueil des réfugiés ukrainiens en Caroline du Nord. En collaboration avec le Kidzu Children’s Museum, elle a développé un programme pour aider les nouveaux arrivants à s’intégrer dans la communauté. Mme Lewińska a mis en place des activités en appliquant le concept de « Sensibilité interculturelle » qui réfère à la volonté, à la capacité et aux émotions nécessaires pour comprendre des personnes d’horizons différents. Cette approche est d’autant plus importante pour déchiffrer et accepter les valeurs des nouveaux arrivants, mais pour avoir également un regard sensible et attentif envers des enfants qui ont vécu des traumatismes.

Créé à l’été 2022, le programme Les couleurs de l’Ukraine proposait de créer de l’artisanat aux couleurs identitaires du pays. Les ateliers étaient proposés dans la langue maternelle des participants et en anglais. Les activités s’adressaient également aux parents afin de favoriser l’intégration complète de la famille.

Source : Facebook

À la suite de cette expérience, Mme Lewińska a développé des recommandations et des outils pratiques qui sont bénéfiques non seulement pour ce groupe de réfugiés d’Ukraine, mais qui pourraient également être appliqués dans différents groupes et communautés minoritaires. En voici quelques-uns :

1. Préparer un diagnostic des besoins : ajuster le programme et l’horaire des activités en fonction des besoins spécifiques du groupe. L’implication des représentants locaux de la diaspora ou des immigrants parlant la langue maternelle aide à ce processus.

2. Utiliser différentes ressources : recourir activement au soutien et à l’expérience pratique des organisations professionnelles, des centres de formation et d’éducation. Les ressources universitaires, les bibliothèques et les outils en ligne sont également une source intéressante d’informations.

3. Bâtir des activités durables : construire des relations prend du temps, alors abordez cela comme un marathon plutôt qu’un sprint. Planifiez les activités futures et maintenez le contact avec le groupe.

Mme Lewińska rappelle que parmi les nouveaux arrivants, il peut y avoir des personnes qui ont été victimes de violence armée directe, sont venues des territoires occupés, peuvent avoir vécu une expérience de traumatisme psychologique ou vivent actuellement la perte ou la maladie d’êtres chers. Si nécessaire, demandez l’avis d’un expert.

Ces initiatives d’inclusion ont eu un impact non seulement sur les familles bénéficiaires et les éducateurs, artistes et autres prestataires de services, mais aussi sur les musées eux-mêmes. En fin de compte, ces services créent un changement institutionnel positif et un engagement communautaire. L’empathie et l’enthousiasme font partie intégrante de la vie quotidienne et des opérations de chaque musée.

*Fondée en 1962, avec plus de 460 membres dans 50 états américains et 19 pays, l’ACM est la première société professionnelle au monde à soutenir et défendre les musées pour enfants.

Image à la une : Unsplash

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Hébergement Tourisme durable

Regroupement d’hôteliers responsables

Le regroupement Responsible Hotels of Switzerland (RHS) rassemble une trentaine d’établissements autonomes qui prônent une gestion responsable de leur établissement. Lancée le 26 janvier 2022, cette association vise, entre autres, à se positionner auprès des voyageurs d’agrément qui recherchent un hébergement durable et qui souhaitent vivre des expériences authentiques et mémorables. 

Choix des membres 

Chaque hôtel est sélectionné par un jury selon des critères d’admission rigoureux :   

1. Emplacement : l’hôtel offre à ses visiteurs une véritable connexion avec le territoire et fait la promotion du patrimoine culturel et des paysages qui l’entourent. 

2. Qualité et expérience client : l’établissement propose des expériences inspirantes et démontre un haut niveau de satisfaction de la clientèle (au moins 8,7 points sur Booking.com ou 4,5 sur l’échelle de TrustYou). 

3. Philosophie : l’hôtel communique efficacement son approche durable. Il se distingue dans un ou plusieurs volets précis du développement durable en atteignant un niveau d’excellence et en jouant un rôle de précurseur. Il est actif dans la protection du patrimoine culturel et fait preuve d’implication sociale. 

4. Performance environnementale : l’établissement possède l’accréditation III délivrée par Swisstainable (ou une certification équivalente) ou II dans le cas des hôtels boutiques et des petits hôtels (ou une certification équivalente).  

5. Performance sociale : l’hôtel est reconnu pour son engagement au sein de la communauté. Il s’investit dans la formation du personnel et encourage la relève. 

6. Sélectivité : pour éviter qu’un groupe d’hôtels n’exerce un pouvoir déséquilibré au sein de la coopération, aucun ne doit représenter plus de 15 % du portefeuille de l’association. Les établissements hôteliers axés spécifiquement sur la clientèle d’affaires ne sont pas admissibles. 

De la parole à l’action 

Les membres de RHS foisonnent d’initiatives inspirantes. Par exemple, l’hôtel Valsana dispose d’un concept énergétique innovant : la performance de son installation de chauffage s’articule autour de ses propres rejets de chaleur, de sondes géothermiques et d’un accumulateur de glace.  

De son côté, l’hôtel Castello del Sole partage son domaine avec la réserve naturelle Bolle di Magadino. Les forêts alluviales, les terrains marécageux et les roseaux offrent un refuge unique et permettent aux convives d’observer de nombreux oiseaux rares. Sans oublier les spectacles de chants d’espèces variées telles que des rossignols, des martins-pêcheurs, des tourterelles et des hirondelles pour n’en nommer que quelques-unes. 

Source : responsiblehotels.ch 

Certains établissements cultivent leurs propres aliments ou se démarquent grâce à la confection de produits artisanaux. C’est le cas du Grandhotel Giessbach, situé aux abords du lac Rienz, qui cultive des légumes, des herbes aromatiques et des fleurs dans son jardin. Tous les aliments sont ensuite transformés à l’hôtel ou vendus à la réception ; les fleurs coupées servent à la décoration des espaces. 

L’engagement social des membres se traduit aussi par plusieurs actions. Au mARTigny Boutique Hotel, 60 % du personnel (40 personnes) se trouvent en situation de handicap. De son côté, l’établissement Militärkantine collabore avec l’Institution Rheinspringen de Saint-Gall afin d’intégrer des réfugiés au travail.  

Source : responsiblehotels.ch 

S’unir au profit d’un tourisme plus durable 

Les membres bénéficient également de plusieurs avantages grâce à divers partenariats qui offrent des conditions spéciales aux hôteliers participants. Par exemple, ceux-ci bénéficient de réductions au programme « Cause We Care » de myclimate, une initiative pour la protection du climat et du tourisme durable en Suisse. 

La visibilité que procure le regroupement auprès des talents qui souhaitent faire carrière chez un employeur engagé représente aussi un argument de taille, considérant les enjeux en matière de recrutement et de rétention de personnel. Mais par-dessus tout, le RHS permet un meilleur rayonnement de l’offre hôtelière durable suisse et facilite la planification des voyageurs à la recherche d’options plus responsables.  

Image à la une : Responsible hotels of Switzerland

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Ressources humaines

Vers du personnel vert ?

La transition verte stimule l’émergence de nouveaux secteurs économiques, comme la mobilité durable, les énergies renouvelables, la construction écoresponsable, et l’adaptation aux changements climatiques. Ces changements influencent les besoins de main-d’œuvre ainsi que les compétences et les connaissances requises sur le marché du travail. L’organisme ECO Canada estime qu’environ 37 % des besoins d’embauche d’ici 2025 nécessiteront des travailleurs et travailleuses ayant des compétences « vertes ». Deux catégories se dessinent : les emplois verts et les emplois verdissants. Quelle est la différence ?  

Emploi vert : 100 % de la fonction est consacrée à des tâches liées à l’environnement. 

Le Musée royal de l’Ontario compte dans son équipe un conservateur dédié exclusivement aux changements climatiques. C’est une première en Amérique du Nord. Par la programmation, l’éducation et les expositions, le Dr Soren Brothers sensibilise le public et incite les actions pour faire face à l’urgence de la situation et la durabilité.    

Emploi verdissant : métier dont la finalité n’est pas environnementale, mais qui intègre de plus en plus d’activités « vertes », jusqu’à ce qu’elles représentent au moins 50 % des tâches d’une personne.   

Le Bucuti & Tara Beach Resort à Aruba offre les services d’un concierge spécialiste en environnement. En plus de ses tâches habituelles, il fournit toute l’assistance et les informations nécessaires pour aider les visiteurs à compenser les émissions de carbone émises par leurs déplacements au cours de leur séjour.  

Plusieurs PME touristiques, surtout en contexte de pénurie de main-d’œuvre, gagnent à miser sur le verdissement de leurs emplois. Cette hybridation des compétences permet d’entreprendre concrètement une transition verte et de mobiliser le personnel vers un changement organisationnel durable.  

Image à la une : Pexels

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Hébergement Tourisme durable

Tourisme social au cœur de Portneuf

Offrir un hébergement qui génère des revenus suffisants pour assurer la pérennité de sa mission sociale tout en soutenant sa communauté ; voilà ce que le projet de tourisme solidaire du camp Portneuf propose ! 

Répondre à des besoins

Depuis plus de 75 ans, la mission du camp Portneuf, situé dans la région de la Capitale-Nationale, est d’« offrir des programmes d’activités de plein air aux enfants et aux familles axés sur le développement de la personne et l’expérience de la vie de groupe en milieu naturel, et conserver l’accessibilité des camps aux familles ». Plusieurs programmes et activités communautaires soutiennent cette mission tels que l’accueil des familles moins favorisées et l’inclusion des jeunes à besoins particuliers. 

Au fil des années, il était de plus en plus difficile de concilier la mission du camp et un modèle d’affaires. Il devenait impératif de trouver des solutions pour assurer le financement de l’organisation. C’est alors que la direction générale, Olivier Lauzon, et son personnel ont mis en place un projet de tourisme social avec la construction de six yourtes quatre-saisons prêtes à camper entre septembre 2020 et juillet 2021. Cette idée arrivait à point, puisqu’il y avait aussi une volonté du milieu de développer le volet récréotouristique et d’hébergement de la grande région de Portneuf. 

Les yourtes sont offertes à deux types de clientèles : 

– La clientèle touristique : les revenus nets provenant de la location de yourtes sont ensuite versés dans un fonds d’accessibilité. 

— La clientèle bénéficiant du fonds d’accessibilité : enfants et familles à faibles revenus, organismes, personne seule.   

Source : Camp de Portneuf. Crédit Simon Laroche 

Plusieurs partenaires majeurs tels que la MRC de Portneuf et la ville de Saint-Raymond ont apporté leur soutien financier au camp. M. Lauzon est particulièrement fier de la capacité de son organisation à porter ce projet et de la mobilisation qu’il a créée dans la région.  

Retombées : des chiffres et des étincelles dans les yeux

C’est une belle opportunité d’offrir du répit et des moments de bonheur à des familles qui ont rarement la chance d’avoir des vacances.  

Les revenus tirés des hébergements ont permis de créer un fond d’accessibilité. Pour les deux premières années, 20 000 $ fut remis en aide financière aux participants des projets d’intervention. 43 enfants, 9 familles et 2 organisations furent soutenues. Au-delà des chiffres, M. Lauzon explique qu’il est très satisfaisant de voir des jeunes profiter du plein air, souvent pour la première fois. C’est une belle opportunité d’offrir du répit et des moments de bonheur à des familles qui ont rarement la chance d’avoir des vacances.  

Le camp Portneuf a remporté le prix Excellence développement et innovation 2022 dans la catégorie camp de vacances ou camp familial certifié lors du congrès de l’Association des camps du Québec. Une belle reconnaissance des pairs. 

Le futur du projet : petite yourte va loin

Le projet a le vent dans les voiles. D’autres offres d’hébergements seront ajoutées sur le site pour assurer une stabilité et une autonomie financière en soutien aux nombreux programmes sociaux qui ne cessent de croître au camp.  

La prochaine étape sera de s’intégrer davantage dans l’offre touristique de la région et de créer des partenariats avec l’industrie. D’ailleurs, le développement d’une seconde image de marque plus récréotouristique est en cours de production.  

Le camp Portneuf est un bon exemple d’organisation qui a su trouver une manière d’assurer sa pérennité en ayant accès à de nouveaux marchés et en développant le tourisme social dans sa région. Qu’en pensez-vous ? 

Image à la une  : Camp de Portneuf. Crédit Simon Laroche

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Tendances

L’heure est à la responsabilisation !

La société est aujourd’hui plus informée que jamais. Avec l’étendue de ces connaissances viennent des obligations, tant pour les consommateurs que pour les organisations. Dans ce contexte, endosser des comportements ou mécanismes qui vont à l’encontre de ce qui est acceptable, d’un point de vue social comme environnemental, tend à être révolu.   

La crise climatique actuelle force chaque partie prenante à accélérer la mise en place de mesures concrètes et efficaces à long terme. Les inégalités sociales et économiques placent sous les projecteurs les autres dimensions du développement durable ; jamais n’a-t-on autant parlé d’équité, de diversité et d’inclusion. Acteurs touristiques et voyageurs doivent regarder dans la même direction et prendre part à un tourisme plus conscientisé et respectueux 

Des consommateurs peu actifs, mais informés

Les voyageurs québécois souhaitent voyager de façon plus responsable. Cependant, peu d’entre eux choisissent un hébergement ou un attrait en raison de leur orientation durable (22 %) ou payent pour compenser les émissions de gaz à effet de serre émises lors de leurs déplacements (10 %).  

Cette situation est similaire au niveau international. Selon une étude menée par Booking, un peu plus de 70 % des voyageurs interrogés désirent faire plus d’efforts pour voyager de manière responsable en 2023. Il existe encore toutefois des écarts importants entre leurs intentions et leurs comportements. Par exemple, une minorité d’entre eux recherchent activement des hébergements durables ou des transports moins polluants lors de leur planification de voyage.  

Cela dit, les clientèles qui souhaitent réellement modifier leurs habitudes pour adopter des comportements plus responsables sont de plus en plus outillées pour le faire. De nombreuses organisations facilitent les démarches des consommateurs, que ce soit à l’étape de l’inspiration, de la planification ou de la réservation. Maintenant qu’elles pavent la voie, il devient de plus en plus facile pour les clients de passer à l’action et de faire preuve de responsabilisation, même s’il reste encore beaucoup à accomplir. 

Des organisations multiresponsables

Un peu plus de 90 % des entreprises touristiques québécoises qui s’intéressent au développement durable ont implanté des pratiques responsables au sein de leur organisation par conviction personnelle. 

La responsabilité sociale et environnementale des entreprises est de plus en plus importante ; les gestionnaires perçoivent un intérêt clair de leur clientèle envers des produits et des services durables. Ces dernières s’attendent ainsi à ce que les organisations offrent des options durables, fassent preuve de transparence, soient inclusives, proposent une expérience candidat et employé irréprochable, tout cela, en conservant un service à la clientèle impeccable. En somme, les attentes des consommateurs n’ont jamais été aussi élevées. 

Source : Pexels

En ce sens, la bienveillance, le respect et l’accueil de la différence font partie des valeurs clés véhiculées par les organisations responsables. La pénurie de main-d’œuvre incite les employeurs à adopter un style de gestion qui place l’humain au cœur des décisions. De plus, nombreuses sont les entreprises qui accordent la priorité à des campagnes marketing inclusives et qui proposent des expériences adaptées à une clientèle élargie. Pour d’autres, cela se traduit par l’adoption d’initiatives responsables au sein des opérations, à travers la sensibilisation de la clientèle ou par l’adaptation des orientations de l’organisation, par exemple.  

Bien que le développement durable fasse partie intégrante des priorités opérationnelles des organisations québécoises, son intégration n’est pas encore clairement définie. Les plans d’action demeurent abstraits, voire absents. Le secteur continue ainsi de faire face à des défis de structuration importants. 

La destination de l’avenir : informée, mobilisatrice et responsable

Le rôle des organisations de gestion de la destination (OGD) évolue de manière à redonner à la communauté et à l’environnement naturel, qui constitue d’ailleurs bien souvent l’une des principales motivations de voyage. Réelle plaque tournante de la connaissance, l’OGD acquiert et fait circuler l’information pertinente aux visiteurs, comme aux entreprises. Elle devient experte dans l’utilisation de données au service de la clientèle, par exemple en personnalisant des offres basées sur des profils dominants ou en suggérant des activités alternatives. Elle se sert également des données pour guider les membres vers un développement plus durable (meilleure gestion des flux touristiques, protection des milieux sensibles) et créer un réel avantage concurrentiel.  

Les OGD, en plus d’assumer leur rôle marketing, assurent un développement conscient du territoire qu’elles représentent. Les fonctions de ces organisations tendent à se diversifier et le touriste n’y tient plus le premier rôle. Désormais, les enjeux de durabilité, de changements climatiques, d’inclusion ou de la place des communautés s’invitent dans les entreprises et interpellent un grand nombre d’acteurs qui gravitent autour de la sphère touristique. Les indicateurs de succès d’une destination se diversifient pour inclure ces nouveaux facteurs. Visionnaire, facilitatrice, collaboratrice, coordonnatrice ; l’OGD assume tous ces chapeaux de concert avec les acteurs publics, privés et les résidants. La flexibilité et l’innovation sont de mise. Avec ces nouveaux enjeux et responsabilités, il faut s’attendre à voir émerger de nouveaux modèles d’affaires et de financement afin que les destinations deviennent de réels catalyseurs de changements dans leur milieu. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.   

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Gestion Tourisme durable

Virage durable des entreprises : où en sommes-nous ?

Une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat pour le ministère du Tourisme en mai 2022 brosse le portrait des pratiques durables mises en place au sein d’organisations touristiques québécoises qui démontrent un intérêt envers la question. Voici l’état de la situation. 

Beaucoup de volonté, mais peu de structure

Ce n’est pas moins de 70 % des organisations touristiques sondées qui jugent prioritaire le développement durable au sein de leurs activités. Cet enjeu est donc au cœur des priorités opérationnelles des entreprises interrogées, même si son intégration n’est pas encore clairement définie. En effet, parmi les répondants qui affirment inclure le développement durable à leurs opérations, seulement le quart d’entre eux ont un plan d’action et des stratégies précises.

Quelque 70 % des organisations touristiques québécoises jugent prioritaire le développement durable au sein de leurs activités.

Cela dit, les organisations ont à cœur la transition vers un tourisme plus responsable et durable ; les résultats de l’enquête montrent que plus de 90 % d’entre elles ont mis en place des pratiques durables au sein de leur organisation par conviction personnelle. Un peu plus de la moitié (56 %) l’ont fait pour se démarquer et 40 % pour demeurer concurrentielles. 

Mobilisation autour de l’approvisionnement responsable

En termes de mesures écoresponsables adoptées, les efforts des entreprises sondées se concentrent majoritairement sur l’approvisionnement responsable ; près de neuf entreprises sur dix (87 %) disent s’y adonner et un nombre un peu plus élevé (89 %) envisagent de s’y mettre ou de bonifier leurs pratiques d’ici les deux prochaines années.  

Les défis entourant les gaz à effet de serre (GES) sont une priorité à court terme. Actuellement, seulement 30 % des organisations touristiques sondées ont implanté des mesures entourant le calcul, la réduction ou la compensation des GES. Même si cette initiative demeure la moins implantée actuellement parmi les pratiques écoresponsables à l’étude, elle est la deuxième en importance parmi les pratiques dont l’implantation est prévue d’ici les deux prochaines années, avec 24 % des répondants qui envisagent prendre action. Elle se classe ainsi juste derrière les pratiques visant à favoriser les moyens de transport plus durables (27 % prévoient l’implanter par rapport à 50 % l’ayant déjà fait). 

 

Appuyer l’économie locale ; une pratique répandue  

Le taux d’adhésion aux pratiques durables est varié. L’enquête révèle que supporter l’économie locale est l’orientation sociale principale des organisations touristiques consultées. En effet, la quasi-totalité d’entre elles (95 %) rapporte déjà soutenir les entreprises d’ici et continueront à le faire dans les deux années à venir.  

De plus, la grande majorité (86 %) des organisations interrogées disent favoriser les opportunités de carrière locales (emplois bénéficiant à la communauté, formation/développement des compétences offert localement…) et disposent d’une gestion des ressources humaines éthique et responsable (politique d’égalité/d’inclusivité, conditions favorisant le bien-être, la santé et le développement des employés…). L’approche durable ferait-elle partie des arguments pour attirer de nouveaux talents ?  

Au cours des deux prochaines années, les répondants entendent également concentrer leurs efforts autour de l’inclusion et du développement des communautés. Quelque 88 % des entreprises projettent de contribuer au développement et à la qualité de vie des résidants. La contribution au développement et à la qualité de vie des communautés autochtones, ainsi que l’amélioration de l’accessibilité universelle se retrouvent pour leurs parts en tête de liste des pratiques non implantées actuellement, mais dont l’implantation est prévue d’ici les deux prochaines années. 

Impacts perçus

Plus de 90 % des répondants déclarent percevoir au moins un bénéfice à la mise en place de pratiques durables.

La vaste majorité des répondants (93 %) déclarent percevoir au moins un bénéfice à la mise en place de pratiques durables. En ce sens, 73 % d’entre eux déclarent que leurs comportements responsables permettent de véhiculer une image plus positive qui engendre une meilleure acceptabilité sociale de l’entreprise. Plus de la moitié (56 %) observent aussi une hausse de l’intérêt et de l’appréciation de leur clientèle.  

Le secteur continue toutefois de faire face à des défis importants découlant d’un manque de ressources, qu’il soit de nature financière, temporelle, lié à la disponibilité de la main-d’œuvre ou aux connaissances internes. Neuf organisations sur dix déclarent ainsi s’être heurtées à au moins un obstacle à la mise en œuvre d’actions responsables. 

Priorisation des actions et mesures facilitantes

L’adoption de mesures durables est une pratique qui résonne auprès des clientèles touristiques. La grande majorité (90 %) des entreprises sondées perçoivent effectivement un intérêt de la part de leurs clients pour de tels produits et services. 

En phase avec les désirs des consommateurs, près de huit organisations sur dix déclarent que le niveau de priorité accordé aux actions durables est appelé à augmenter au cours des deux prochaines années. Une entreprise sur trois traitera le développement durable comme une priorité, alors que 47 % le considéreront comme un projet parmi d’autres.  

Parmi les mesures susceptibles d’aider les sondés à multiplier leurs comportements durables, l’aide financière est de loin la plus plébiscitée (69 %). De plus, 44 % des organisations souhaiteraient bénéficier d’un partage d’informations sur les pratiques durables et leurs bénéfices pour améliorer les connaissances en interne.  

En somme, les entreprises touristiques québécoises ont une forte volonté de regarder dans la même direction et de prendre activement part à un tourisme plus conscientisé et respectueux des communautés et de l’environnement naturel. Cela dit, bien que le développement durable soit considéré comme une priorité, plusieurs défis restent à relever pour assurer la pleine réalisation de ce virage. 

Pour consulter le rapport détaillé de l’étude, cliquez ici.

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Destinations Tourisme durable

Fiskars : de village en déclin à destination culturelle durable

Le village de Fiskars s’est vu décerner plusieurs distinctions au fil des années. Il a notamment remporté le titre de la destination de l’année dans son pays en 2019, s’est taillé une place dans la liste des Global Top 100 Sustainable Destinations en 2020 et s’est mérité le Green Destination Award — Gold — en 2021. Voici l’histoire inspirante de Fiskars, véritable pôle culturel créatif. 

Une histoire classique

La naissance du village remonte au 17e siècle, en 1649 précisément, quand l’entreprise Fiskars (aujourd’hui Fiskars Group) s’implante dans une petite localité située à une heure de route d’Helsinki pour y établir une fonderie et fabriquer des outils. Plus tard, elle se spécialisera dans les scies, les outils de jardinage et les ciseaux. Ces derniers avec leurs anneaux orange au design ergonomique ont fait la renommée de l’entreprise. Vers la fin du 20e siècle (1980), la compagnie a besoin de plus d’espace et relocalise ses opérations ailleurs en Finlande et aux États-Unis. 

Tel que l’illustre l’image ci-dessous, le village de Fiskars est situé en milieu rural, le long d’une rivière, et compte plusieurs bâtiments historiques. Il fait partie de la commune de Raseborg qui regroupe plusieurs districts et villages. 

Source : Visit Raseborg 

Attirer les artistes

Témoin de la désertion du village par sa population, Ingmar Lindberg, alors vice-président de Fiskars Group et responsable du parc immobilier de l’entreprise, élabore un plan pour maintenir la communauté en vie. Il souhaite poursuivre la tradition d’une collectivité créative, manuelle, artisane. Comme la moitié des bâtiments du village appartient à Fiskars Group, ce dernier possède un grand contrôle sur leur utilisation. La direction procède d’abord à la rénovation des installations pour en faire des ateliers, des studios et des appartements. 

M. Lindberg lance ensuite des invitations à des membres influents de la communauté créative d’Helsinki à venir s’installer à Fiskars, à très bon prix. Les artistes et designers sont ciblés pour leurs compétences, leur créativité et leur renommée. Il ne suffira que d’une vingtaine de personnes qui répondent à l’appel pour que l’effet domino s’enclenche et que d’autres artisans se joignent au mouvement. 

Géré pour et par la communauté

Quelques années plus tard, en 1994, une première exposition d’art est organisée. La qualité des collections présentées, le charme rural des lieux, la beauté des bâtiments historiques et de la nature environnante séduisent les visiteurs. Le bouche-à-oreille opère très rapidement. Suivra ensuite la création de la coopérative Onoma, formée par les artisans, artistes et designers de Fiskars. Aujourd’hui, la gestion du village est assurée par la communauté locale, la coopérative et d’autres intervenants clés de la région.  

Plusieurs événements animent Fiskars et mettent en valeur les produits qui y sont fabriqués comme l’Antiques Fair, le Slow Food Festival, ou encore la Fiskars Village Art & Design Biennale. Chaque événement est organisé en collaboration avec l’organisme de gestion de la destination Raseborg (la commune dont fait partie Fiskars). La Fiskars Village Association est aussi interpellée pour certains aspects. Celle-ci représente tous ceux qui travaillent et vivent dans le village. Elle tient aussi des rencontres entre les anciens et les nouveaux résidents de la communauté créative. 

La vidéo suivante, conçue à la suite de l’obtention du prix Green Destinations Communities & Culture Award, résume bien l’histoire et le type d’offre touristique de Fiskars Village.    

Une approche durable

Cette gouvernance concertée a mis Fiskars Village dans le giron des communautés culturelles durables. Par ailleurs, la préservation et la valorisation de la culture locale, des paysages naturels et bâtis, et aussi des savoir-faire et du bien-être de la communauté font partie des valeurs partagées par les organismes impliqués dans la gestion de Fiskars. Les entreprises qui bénéficient de l’activité touristique mettent en vedette les ressources locales. À titre d’exemple : 

-La brasserie Fiskarsin Panimo, la cidrerie Kuura et la distillerie Ägräs utilisent des herbes sauvages et des baies qui poussent aux alentours pour la fabrication de leurs boissons décorées de diverses distinctions. 

-La scierie fournit les ébénistes avec du bois coupé dans la forêt avoisinante. 

-Le musée Fiskars a recours à un troupeau de moutons pour brouter l’herbe du pâturage sur lequel il se trouve. 

Source : Fiskars Village/Facebook 

Une offre touristique étoffée

Quelque 200 000 visiteurs foulent les rues du petit village chaque année. Ils y découvrent notamment :  

-Un dynamisme de quartier urbain dans un paysage rural féérique et des bâtiments historiques bien restaurés ; 

-Une architecture où l’ancien et le moderne s’harmonisent grâce à des règles de design bien définies pour les nouveaux bâtiments ;  

-Des événements culturels de qualité à différents moments de l’année ; 

-Des activités de plein air pour profiter des beautés naturelles des lieux comme des sentiers de randonnée et de vélo de montagne ; 

-Une offre culturelle très dense — exposition, spectacles, ateliers d’artisans, etc. ; 

-De nombreuses boutiques de fabrication locale et design ; 

-Une offre agrotouristique diversifiée ;  

-De bonnes tables qui valorisent les produits locaux, mais aussi des cafés ; 

-De l’hébergement d’expérience : mini maisons d’architecte, tentes suspendues, cabine au bord du lac. 

Un modèle qui fait des envieux

Aujourd’hui, les entreprises qui souhaitent s’établir à Fiskars s’engagent à respecter les principes du développement durable. Il en est de même pour les artistes qui rejoignent la coopérative Onoma. Cette dernière regroupe un peu plus d’une centaine de membres pour une communauté d’environ 600 habitants. Le succès de Fiskars rayonne et de nombreuses délégations internationales s’y rendent chaque année pour tenter d’importer ce modèle afin de vivifier les municipalités en manque de dynamisme.  

Des facteurs de succès ?

Bien sûr, le fait que l’entreprise à l’origine de ce projet soit propriétaire d’une grande part des bâtiments principaux compte pour beaucoup dans la réussite du projet. Les moyens financiers et la volonté de Fiskars Group de créer une communauté dynamique y ont aussi largement contribué. Mais il y a plusieurs autres leçons à tirer, comme de considérer :   

-Le bien-être de la communauté d’abord ; 

-L’importance que revêt la créativité, l’art, la culture et le design dans qualité de vie de la collectivité ; 

-Le développement local et durable intégré dans la gestion au quotidien ; 

-Les événements et la qualité des installations pour animer les lieux et créer des échanges ; 

-La gouvernance collaborative avec la participation des citoyens. 

Tant que le village de Fiskars sera un lieu où il fait bon vivre et travailler, il demeurera une destination convoitée, tant pour les nouveaux résidents que pour les voyageurs. Il s’agit d’un équilibre indispensable à préserver. 

Image à la une : Fiskars Village/Facebook 

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Hébergement Tourisme durable

L’hôtellerie poursuit son virage vert

Depuis plusieurs années, les établissements hôteliers font face à de nombreux défis en ce qui concerne le respect de l’environnement. Selon un rapport du Urban Land Institute, les hôtels sont parmi les bâtiments commerciaux qui consomment le plus d’énergie et d’eau.

Il faut dire que l’industrie est confrontée à un certain nombre d’enjeux dans la mise en œuvre de pratiques durables. En effet, les hôteliers doivent respecter des modèles et des structures de propriété compliqués. Pour certains bâtiments, des changements drastiques pourraient perturber l’expérience client.

Quoi qu’il en soit, l’adoption de pratiques durables en hôtellerie est de plus en plus importante pour les voyageurs. Selon un récent rapport réalisé par Booking.com, la demande pour ce type d’expériences est en hausse. Quelque 78 % des répondants ont l’intention de séjourner dans une propriété dite durable au moins une fois au cours de l’année à venir. De plus, 71 % des voyageurs sondés veulent faire plus d’efforts en 2022 pour voyager de manière plus responsable (une hausse de 10 % par rapport à 2021).

Plusieurs nouveaux projets hôteliers répondant à cette demande voient le jour un peu partout dans le monde.

Nouvelles constructions durables

En 2024, la Norvège prévoit l’ouverture du SVART. Cet hôtel de 94 chambres est appelé à devenir le premier établissement hôtelier à énergie positive au monde. Grâce à sa forme circulaire, les architectes croient être en mesure de récolter suffisamment d’énergie solaire à toute heure de la journée pour couvrir les opérations quotidiennes de l’hôtel et même celles nécessaires à sa construction, ce qui permettrait de réduire jusqu’à 85 % de la consommation annuelle en énergie du bâtiment.

Source de l’image : SVART

L’objectif du concept est de permettre un fonctionnement totalement hors réseau dans les cinq ans suivant son ouverture. Cela signifie que l’hôtel et ses services adjacents, y compris la serre agricole, les navettes en bateau et les activités pour les clientèles, seront totalement autonomes en matière d’électricité, d’eau et de gestion des déchets.

Source de l’image : SVART

Du côté des États-Unis, la chaîne Hilton a récemment ouvert son premier hôtel zéro carbone au Connecticut ; l’Hôtel Marcel. L’architecte du projet a opté pour la rénovation et la restauration d’un bâtiment des années 1970, soit l’ancien siège social de l’Armstrong Rubber Company, pour revitaliser la zone urbaine avoisinante et y attirer la communauté.

Source de l’image : Becker + Becker

L’hôtel utilise l’énergie solaire pour produire l’électricité nécessaire aux chambres, au restaurant, aux salles de réunions ainsi qu’aux aires communes, telles que la réception. Plusieurs matériaux de construction et objets ont été réutilisés et soigneusement restaurés comme des murs en bois et des luminaires qui servaient autrefois dans les bureaux et les salles de conférence de la compagnie. Les fenêtres à triple vitrage ainsi que les murs en béton permettent d’optimiser l’isolation et d’ainsi stabiliser la température des chambres.

En 2023, la firme Studio Gang anticipe l’ouverture d’une construction durable au Colorado. Le Populus comptera 265 chambres et deviendra le premier établissement hôtelier neuf de Denver sans espace de stationnement sur place ; pour s’y rendre, le transport en commun ou la mobilité douce sont de mise. Un effort écologique hors site est prévu et implique la plantation d’arbres sur plus de 2 000 hectares.

Source de l’image : Urban Villages

Au-dessus de chaque fenêtre, des dispositifs d’ombrage amélioreront la performance énergétique du bâtiment tout en canalisant l’eau de pluie pour préserver l’état de la façade. La terrasse sur le toit accueillera une grande variété de végétaux de la région, offrant un endroit idéal pour socialiser et un habitat attrayant pour la faune et les insectes.

Source de l’image : Urban Villages

La durabilité au sein même des opérations

Des constructions déjà existantes prennent les grands moyens pour améliorer leur empreinte écologique. Le JW Marriott Washington, DC montre l’exemple en intégrant des pratiques durables au sein de ses opérations. En cuisine, l’hôtel composte les déchets alimentaires et recycle l’entièreté de ses huiles usées pour en faire du biocarburant. Lors de la tenue de réunions ou de congrès, il utilise des emballages compostables pour les boîtes à lunch et fournit des stations d’eau pour contrer l’utilisation de bouteilles en plastique. À ce jour, près de 25 établissements JW de Marriott possèdent des jardins dont la taille varie d’un petit terrarium à une serre complète. Les fruits, les légumes et les herbes produits sont utilisés en cuisine. Au cours des prochaines années, la société envisage de planter un jardin dans chacune de ses 103 propriétés.

Source de l’image : © Marriott Fast Company

Au Québec 

L’Hôtel Castel situé à Granby, a à cœur sa performance écologique ainsi que sa communauté. En effet, l’établissement choisit ses fournisseurs en fonction de leurs politiques environnementales et de leur emplacement ; ceux à proximité de l’hôtel sont privilégiés pour réduire l’impact des longs transports. De plus, l’établissement donne du mobilier (téléviseurs, meubles, matelas…) ou de la literie (draps, couvertures, tissus…) inutilisés ou en fin de vie, à divers organismes de la région. Les surplus alimentaires sont aussi remis à l’organisme Le Passant, une maison d’hébergement pour les personnes en difficulté.

L’Hôtel du Vieux-Québec est également un chef de file en matière de pratiques durables. Deux toits végétalisés contribuent à conserver la fraîcheur de l’établissement durant la saison estivale ainsi qu’à capturer l’eau de pluie qui passe ensuite dans un échangeur de chaleur qui la préchauffe. Cette technologie réduit la consommation d’énergie de l’hôtel. Les légumes, les fleurs, les herbes et même le miel produits sont offerts aux employés ainsi qu’aux clientèles, en plus d’être utilisés en cuisine. Enfin, des panneaux solaires aident à alimenter en énergie l’étage supérieur du bâtiment.

Source de l’image : Hôtel du Vieux-Québec

Les clientèles et les employés ; aussi à contribution

Le Bucuti & Tara Beach Resort à Aruba fait preuve d’originalité pour mobiliser les clientèles à la pérennité de la destination. En effet, le complexe hôtelier offre les services d’un concierge spécialiste en développement durable. Ce dernier fournit toute l’assistance et les informations nécessaires pour aider les visiteurs à compenser les émissions de carbone émises par leurs déplacements au cours de leur séjour.

De plus, le troisième mercredi du mois est toujours consacré au nettoyage des plages avoisinantes à l’hôtel. Les voyageurs sont encouragés à prendre part à cette journée qui est chapeautée par les membres du personnel hôtelier. Cette initiative existe depuis maintenant 27 ans et des centaines de visiteurs y ont participé.

Au Québec, le Domaine Château Bromont implique les employés dans son virage durable. Ces derniers reçoivent notamment une formation au centre de tri Sani-Éco de Bromont afin d’être davantage conscientisés face à l’importance d’un système de tri. Le personnel en cuisine et en entretien ménager assiste aussi à une formation sur les déchets résiduels.

Les établissements hôteliers adoptent de plus en plus des pratiques durables et certains ont même la possibilité de devenir des références en matière de construction écologique. Et vous, passerez-vous à l’action ?

Image à la une : Pexels

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Tourisme durable

Le serment, et puis quoi après ?

En Islande, avant la pandémie, les voyageurs étaient six fois plus nombreux que les habitants, ce qui exerçait une pression sur les milieux naturels. Dans le but de protéger ses glaciers, ses fjords et ses volcans, ce pays a été le premier à créer un serment adressé aux visiteurs. Depuis sa parution en 2017, on peut y lire :

« Lorsque j’explore de nouveaux endroits, je les laisse tels qu’ils sont.
Je suivrai la route vers l’inconnu, mais je ne m’aventurerai jamais hors des sentiers.
Je resterai sur mon emplacement de camping attribué, lors d’une nuit à la belle étoile. » – serment islandais

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Source : Visit Iceland

Qu’en est-il des serments aujourd’hui ? Avec la sortie du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) témoignant du dérèglement accéléré du climat, le message est clair : les citoyens et les entreprises doivent agir maintenant pour tâcher de minimiser leur impact sur les écosystèmes. Dans l’industrie touristique, la responsabilité sociale et environnementale est au cœur des discussions. Les serments s’inscrivent parmi les solutions pour sensibiliser les touristes à être plus responsables. Quels sont leur rôle et leurs avantages ? Y a-t-il d’autres moyens pouvant être utilisés pour encourager l’exécution de gestes pro-environnementaux ?

Qu’entend-on par serment et quel est son rôle ?

Il s’agit d’une liste d’actions à respecter, généralement rédigée à la première personne du singulier, qui vise à susciter un engagement volontaire chez son lecteur. Son rôle est de sensibiliser les touristes et les entreprises à la préservation de l’environnement et au respect des communautés locales. Cependant, il n’existe souvent aucun recours légal s’il n’est pas respecté.

En Nouvelle-Zélande, la promesse Tiaki, qui signifie « protéger et prendre soin de » en langue maorie, a été partagée sous forme de capsules vidéo dans lesquelles les enfants kiwis garantissent aux enfants des voyageurs qu’ils leur feront découvrir leur pays lorsqu’ils seront grands. En échange, ils suggèrent à leurs parents de voyager de façon responsable et leur proposent certains comportements à adopter afin de ne pas mettre en péril leur territoire et ses habitants. Cette stratégie de communication est un clin d’œil à la définition même du développement durable tirée du rapport de Brundtland, publié en 1987 :

« Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »

Source : 100% Pure New Zealand

Les îles Palaos, en Océanie, est le premier pays au monde à exiger aux visiteurs la signature d’un serment s’ils désirent obtenir leur visa de touriste. Pour ce faire, ils s’engagent auprès des enfants locaux en leur promettant de respecter leurs terres.

« Enfants de Palaos, je m’engage en tant qu’invité à préserver et à protéger votre île magnifique et unique. » – peut-on lire dès les premières lignes.

Les entreprises de l’archipel sont aussi invitées à le signer pour témoigner de leur responsabilité à s’engager vers un tourisme durable.

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Source : Palau Pledge

Quels sont les avantages du serment ?

Le serment permet d’augmenter la notoriété de ses prestataires et d’encourager les acteurs de l’industrie à se mobiliser vers un tourisme plus durable.

Promouvoir la destination

Bien qu’il s’agisse avant tout d’un outil de sensibilisation, le serment permet à la destination ou à une entreprise de faire connaitre ses actions en matière de tourisme durable et, ainsi, de se positionner comme une référence dans le domaine. L’Islande et la Nouvelle-Zélande, deux pionnières de cette approche, sont aujourd’hui reconnues à l’international pour cette initiative.

Selon une enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat menée à l’automne 2020 auprès de 1174 voyageurs québécois âgés de 18 à 74 ans, le tiers affirme porter plus d’attention aux pratiques durables des prestataires touristiques depuis la COVID-19. Pour une destination ou une entreprise, il est donc tout à son avantage de partager son serment. Plus il sera déployé sur plusieurs plateformes et à l’aide de différents médias, plus le pays ou l’organisation aura de la visibilité. Dans le cas de la Nouvelle-Zélande, la promesse était entre autres diffusée à bord des avions, sur les réseaux sociaux et dans les centres d’information touristique.

Influencer les entreprises à adopter des pratiques responsables

Plutôt que d’attendre la création d’un serment national, l’agence TTB Travel au Vietnam en a conçu un que ses clients et ses partenaires doivent signer. Plus qu’un document de sensibilisation, c’est un contrat légal à travers lequel les signataires s’engagent à respecter les dix clauses inscrites. Cet acte permet de responsabiliser les diverses parties prenantes. Selon Van Thai Nguyen, un des dirigeants de l’agence, c’est un bon moyen pour susciter de réelles actions de la part des entreprises et d’encourager l’industrie à faire de même. Bien qu’il s’agisse d’un document légal, les directeurs de TTB Travel ne comptent pas avoir recours à des procédures juridiques si les clauses ne sont pas honorées. L’intention d’engagement est surtout symbolique.

Aux îles Palaos, un accompagnement est réalisé avec les gestionnaires ayant signé le serment. De cette manière, ils deviendront les principaux moteurs du tourisme durable de l’archipel et agiront à titre d’ambassadeurs. Plus d’un demi-million d’individus à travers le monde ont apposé leur signature en ligne, en gage de soutien. Cela témoigne de la visibilité d’une telle pratique pour une destination. Les visiteurs désirant entrer sur le territoire doivent tout de même signer le serment en personne lors de leur arrivée pour obtenir leur visa.

Des outils complémentaires aux serments

Bien que les serments participent au rayonnement des destinations et tentent d’influencer l’industrie à adopter des pratiques plus responsables, divers acteurs et organisations touristiques remettent en question leur efficacité à susciter un changement de comportement significatif. C’est pourquoi ils se doivent d’être utilisés au sein d’une stratégie plus large et non comme une action isolée.

Une taxe écologique

Pour entrer en Nouvelle-Zélande, depuis le 1er octobre 2019, les voyageurs doivent payer une taxe écologique d’environ 30 dollars canadiens. Cette mesure partage les mêmes objectifs que la Promesse Tiaki élaborée un an auparavant, soit la préservation de l’environnement dans une perspective pérenne des activités touristiques. Face à une augmentation annuelle de 8 % de visiteurs avant la pandémie, l’argent récolté vise à financer les infrastructures nécessaires pour répondre à cette demande croissante, en plus de permettre la réalisation de projets de conservation. Cette taxe et la Promesse Tiaki font partie d’une même stratégie de tourisme durable pour la destination.

Une stratégie de communication 

Le serment est un outil de sensibilisation parmi tant d’autres dans le cadre d’une stratégie de communication. Multiplier ses canaux et diversifier ses messages permet d’atteindre un plus grand nombre de personnes et différents segments de clientèles.

En plus du Icelandic Pledge, l’Iceland Academy de Visit Iceland a créé des capsules vidéo pour éduquer les touristes sur les bons comportements à adopter lors de leur visite. Plus récemment, Inspired by Iceland a lancé une campagne ludique invitant les voyageurs à apporter leur survêtement pour le transformer en bottes imperméables adaptées aux intempéries locales. Ces méthodes de communication, bien que différentes, partagent un seul et même message : encourager les gens à réaliser des actions écoresponsables.

À retenir

Plus le message d’adoption de pratiques responsables sera diffusé, plus il sera vu, et plus des actions seront susceptibles d’être enclenchées. C’est la raison pour laquelle divers moyens, au-delà du serment, doivent être déployés et partagés de façon soutenue pour assurer l’adhésion aux principes du tourisme durable de la part des voyageurs et des entreprises.
Et vous, pensez-vous créer un serment pour sensibiliser vos visiteurs ?

Quels autres moyens utilisez-vous pour protéger les milieux naturels et les cultures locales ?