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Produits et activités

Pour faire rayonner la culture en milieu rural

Un territoire avec une vitalité et un dynamisme culturel contribue à rendre l’expérience touristique québécoise unique et authentique. C’est également une voie de développement et d’attractivité qui génère un sentiment de fierté dans les communautés et enrichit les milieux de vie.  

L’implantation de nouveaux projets culturels pour animer un lieu demande bien plus que de bonnes intentions. Les projets doivent être intégrés de façon harmonieuse à leur environnement d’accueil. Cela nécessite une connaissance du territoire et de ses réalités. Des collectivités françaises témoignent d’initiatives heureuses qui misent sur la mobilité et la multidisciplinarité des lieux. 

Mobilité : favoriser l’accès à la culture

Dans certains cas, les problématiques des milieux ruraux deviennent des facteurs stimulants et créatifs. Le manque de lieux de diffusion, par exemple, devient une occasion pour les artistes de déployer des projets itinérants qui permettent d’aller à la rencontre des habitants et des visiteurs dans des cadres uniques. 

Ne disposant pas d’un lieu permanent, la Maison CDCN en Occitanie (France) a imaginé un studio mobile qui sert à la fois de local de danse et d’espace de représentation. Depuis 2018, l’objectif du projet est d’être un lieu de création pour les artistes et un outil de lien social et de sensibilisation à la danse. Les concepteurs souhaitent également se rapprocher des habitants et réaliser un maillage sur le territoire tout en permettant la circulation des œuvres. Ils ont créé un dispositif complètement flexible, pouvant s’adapter à l’espace qui l’accueille tel que des salles polyvalentes, des lieux patrimoniaux ou des parcs de quartiers (voir la vidéo suivante). Pour la directrice, Liliane Schaus, il est nécessaire de préparer les habitants avant d’installer le studio mobile dans un village. Une rencontre s’effectue avec les élus et les associations culturelles locales afin de coconstruire le travail d’éducation artistique qui sera réalisé. La responsable affirme également que son projet crée un lieu de rencontre pour la population en plus de favoriser l’accessibilité à la culture. 

Source : Le studio mobile 

En fonction des projets du studio mobile, des mallettes pédagogiques sont conçues pour faire découvrir la danse et développer le sens critique du public lors des séances d’analyse. Le but de ces idées de médiation et d’éducation est de créer un pont avec l’artiste et son œuvre, et de permettre au spectateur d’expérimenter et d’avoir sa propre perception sur la danse. 

Quant à la galerie d’art 2SO, celle-ci mise sur la mobilité pour offrir un outil de médiation culturel plaçant la population des communes Somme Sud-Ouest (Nord de la France) au cœur de la démarche. Les créateurs du projet ont fait le choix que les habitants soient les créateurs des œuvres exposées. Elles sont le résultat de rencontres, de découvertes et de création avec des artistes professionnels pendant plusieurs mois. Pour que l’ensemble de la population puisse y avoir accès, la galerie se déplace dans différents lieux sur le territoire. Selon l’endroit choisi, différentes animations sont également proposées. 

Un maillage agro-culture réussi

La réussite de projets en milieu rural est possible par la mise en place de collaborations entre acteurs issus de différents milieux qui partagent le même territoire.

D’après l’association culturelle Opale, la réussite de projets en milieu rural est possible par la mise en place de collaborations entre acteurs issus de différents milieux qui partagent le même territoire. De nombreux projets liant culture et autres disciplines visent dès leur origine à insuffler une dynamique sociale, voire économique. Selon le Réseau rural national français, ces activités peuvent également jouer un rôle d’attractivité du territoire en contribuant à attirer de nouveaux résidents. Par exemple, les cafés culturels répondent à la fois aux besoins de promotion et de création artistique ainsi qu’au besoin de cohésion sociale des habitants.  

Le projet associatif Polymorphe Corp. a débuté en 2018 au nord de la région d’Auvergne en ayant comme objectif d’agir pour la revitalisation du territoire par la culture et l’agriculture. Les responsables souhaitent prouver aux jeunes générations que la vie en campagne est porteuse d’avenir. Leur arrivée sur un site agricole en déclin a permis à la fois la revalorisation des activités, mais également le développement d’une offre culturelle pratiquement inexistante dans la région. 

Ce tiers-lieu agricole et culturel se veut : 

-Un espace de rencontre et de convivialité ; 

-Un espace de création, de fabrication et de diffusion ; 

-Un espace de démonstration du potentiel rural. 

Source : Polymorphe Corp 

L’offre d’activités est riche et variée : ateliers d’arts plastiques, d’artisanat et de spectacle vivant côtoient les projets de médiation culturelle, les expositions, les concerts et les représentations dartistes en résidence. S’ajoutent à tout cela, des stages en permaculture et des chantiers participatifsdes citoyens peuvent apprendre de nouvelles compétences manuelles tout en aidant à l’entretien ou à la rénovation du site. Ainsi, la richesse du patrimoine naturel et immatériel est mise de l’avant en plus d’une transmission des savoir-faire. L’association participe également à des évènements (tables rondes, rencontres, conférences) touchant la thématique des tiers-lieux et de l’art en milieu rural. La vidéo suivante présente les activités de l’association. 

https://vimeo.com/478897384

Source: Vimeo 

Depuis près de 30ans, le Run Ar Puñs, un café-concert situé à Châteaulin, offre un espace de vie stimulant pour les habitants de la région. Ces derniers peuvent profiter d’une offre pluridisciplinaire et variée en plus d’entrer en contact avec des artistes de tous horizons. Le site se veut également un lieu de rencontre, d’échange et d’accueil pour la relève artistique. Un bar et un marché public se trouvent aussi sur place. 

Source : Run Ar Puñs 

Depuis l’été 2021, le site de Run Ar Puñs connaît de nombreux travaux d’agrandissement et de rénovations pour la création de nouveaux espaces qui valoriseront davantage le territoire. Pour le nouveau restaurant par exemple, celui-ci va bien au-delà de la vocation économique. Pour Solenn Rolandon, chargée des actions culturelles et du développement territorial, il : « s’inscrit dans une volonté plus globale de proposer d’autres manières de produire et de s’alimenter à une échelle locale. Il porte des valeurs d’accessibilité, de mixité, de convivialité et de partage. […] L’enjeu est de sensibiliser à l’alimentation durable et à une agriculture paysanne respectueuse du vivant ». Bien que des activités agricoles soient déjà présentes sur le site, l’ajout d’une nouvelle exploitation agricole permettra de rassembler plusieurs produits locaux sur place. 

Ces différentes initiatives visent un tourisme plus « social » ou de « rencontre », autour d’activités partagées avec des artistes et la population. Les habitants se trouvent au cœur même de la réussite des projets culturels.  

Pourrait-on imaginer ce genre de projet au Québec ? 

Image à la une : Pexels

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Tourisme durable

Le serment, et puis quoi après ?

En Islande, avant la pandémie, les voyageurs étaient six fois plus nombreux que les habitants, ce qui exerçait une pression sur les milieux naturels. Dans le but de protéger ses glaciers, ses fjords et ses volcans, ce pays a été le premier à créer un serment adressé aux visiteurs. Depuis sa parution en 2017, on peut y lire :

« Lorsque j’explore de nouveaux endroits, je les laisse tels qu’ils sont.
Je suivrai la route vers l’inconnu, mais je ne m’aventurerai jamais hors des sentiers.
Je resterai sur mon emplacement de camping attribué, lors d’une nuit à la belle étoile. » – serment islandais

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Source : Visit Iceland

Qu’en est-il des serments aujourd’hui ? Avec la sortie du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) témoignant du dérèglement accéléré du climat, le message est clair : les citoyens et les entreprises doivent agir maintenant pour tâcher de minimiser leur impact sur les écosystèmes. Dans l’industrie touristique, la responsabilité sociale et environnementale est au cœur des discussions. Les serments s’inscrivent parmi les solutions pour sensibiliser les touristes à être plus responsables. Quels sont leur rôle et leurs avantages ? Y a-t-il d’autres moyens pouvant être utilisés pour encourager l’exécution de gestes pro-environnementaux ?

Qu’entend-on par serment et quel est son rôle ?

Il s’agit d’une liste d’actions à respecter, généralement rédigée à la première personne du singulier, qui vise à susciter un engagement volontaire chez son lecteur. Son rôle est de sensibiliser les touristes et les entreprises à la préservation de l’environnement et au respect des communautés locales. Cependant, il n’existe souvent aucun recours légal s’il n’est pas respecté.

En Nouvelle-Zélande, la promesse Tiaki, qui signifie « protéger et prendre soin de » en langue maorie, a été partagée sous forme de capsules vidéo dans lesquelles les enfants kiwis garantissent aux enfants des voyageurs qu’ils leur feront découvrir leur pays lorsqu’ils seront grands. En échange, ils suggèrent à leurs parents de voyager de façon responsable et leur proposent certains comportements à adopter afin de ne pas mettre en péril leur territoire et ses habitants. Cette stratégie de communication est un clin d’œil à la définition même du développement durable tirée du rapport de Brundtland, publié en 1987 :

« Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »

Source : 100% Pure New Zealand

Les îles Palaos, en Océanie, est le premier pays au monde à exiger aux visiteurs la signature d’un serment s’ils désirent obtenir leur visa de touriste. Pour ce faire, ils s’engagent auprès des enfants locaux en leur promettant de respecter leurs terres.

« Enfants de Palaos, je m’engage en tant qu’invité à préserver et à protéger votre île magnifique et unique. » – peut-on lire dès les premières lignes.

Les entreprises de l’archipel sont aussi invitées à le signer pour témoigner de leur responsabilité à s’engager vers un tourisme durable.

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Source : Palau Pledge

Quels sont les avantages du serment ?

Le serment permet d’augmenter la notoriété de ses prestataires et d’encourager les acteurs de l’industrie à se mobiliser vers un tourisme plus durable.

Promouvoir la destination

Bien qu’il s’agisse avant tout d’un outil de sensibilisation, le serment permet à la destination ou à une entreprise de faire connaitre ses actions en matière de tourisme durable et, ainsi, de se positionner comme une référence dans le domaine. L’Islande et la Nouvelle-Zélande, deux pionnières de cette approche, sont aujourd’hui reconnues à l’international pour cette initiative.

Selon une enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat menée à l’automne 2020 auprès de 1174 voyageurs québécois âgés de 18 à 74 ans, le tiers affirme porter plus d’attention aux pratiques durables des prestataires touristiques depuis la COVID-19. Pour une destination ou une entreprise, il est donc tout à son avantage de partager son serment. Plus il sera déployé sur plusieurs plateformes et à l’aide de différents médias, plus le pays ou l’organisation aura de la visibilité. Dans le cas de la Nouvelle-Zélande, la promesse était entre autres diffusée à bord des avions, sur les réseaux sociaux et dans les centres d’information touristique.

Influencer les entreprises à adopter des pratiques responsables

Plutôt que d’attendre la création d’un serment national, l’agence TTB Travel au Vietnam en a conçu un que ses clients et ses partenaires doivent signer. Plus qu’un document de sensibilisation, c’est un contrat légal à travers lequel les signataires s’engagent à respecter les dix clauses inscrites. Cet acte permet de responsabiliser les diverses parties prenantes. Selon Van Thai Nguyen, un des dirigeants de l’agence, c’est un bon moyen pour susciter de réelles actions de la part des entreprises et d’encourager l’industrie à faire de même. Bien qu’il s’agisse d’un document légal, les directeurs de TTB Travel ne comptent pas avoir recours à des procédures juridiques si les clauses ne sont pas honorées. L’intention d’engagement est surtout symbolique.

Aux îles Palaos, un accompagnement est réalisé avec les gestionnaires ayant signé le serment. De cette manière, ils deviendront les principaux moteurs du tourisme durable de l’archipel et agiront à titre d’ambassadeurs. Plus d’un demi-million d’individus à travers le monde ont apposé leur signature en ligne, en gage de soutien. Cela témoigne de la visibilité d’une telle pratique pour une destination. Les visiteurs désirant entrer sur le territoire doivent tout de même signer le serment en personne lors de leur arrivée pour obtenir leur visa.

Des outils complémentaires aux serments

Bien que les serments participent au rayonnement des destinations et tentent d’influencer l’industrie à adopter des pratiques plus responsables, divers acteurs et organisations touristiques remettent en question leur efficacité à susciter un changement de comportement significatif. C’est pourquoi ils se doivent d’être utilisés au sein d’une stratégie plus large et non comme une action isolée.

Une taxe écologique

Pour entrer en Nouvelle-Zélande, depuis le 1er octobre 2019, les voyageurs doivent payer une taxe écologique d’environ 30 dollars canadiens. Cette mesure partage les mêmes objectifs que la Promesse Tiaki élaborée un an auparavant, soit la préservation de l’environnement dans une perspective pérenne des activités touristiques. Face à une augmentation annuelle de 8 % de visiteurs avant la pandémie, l’argent récolté vise à financer les infrastructures nécessaires pour répondre à cette demande croissante, en plus de permettre la réalisation de projets de conservation. Cette taxe et la Promesse Tiaki font partie d’une même stratégie de tourisme durable pour la destination.

Une stratégie de communication 

Le serment est un outil de sensibilisation parmi tant d’autres dans le cadre d’une stratégie de communication. Multiplier ses canaux et diversifier ses messages permet d’atteindre un plus grand nombre de personnes et différents segments de clientèles.

En plus du Icelandic Pledge, l’Iceland Academy de Visit Iceland a créé des capsules vidéo pour éduquer les touristes sur les bons comportements à adopter lors de leur visite. Plus récemment, Inspired by Iceland a lancé une campagne ludique invitant les voyageurs à apporter leur survêtement pour le transformer en bottes imperméables adaptées aux intempéries locales. Ces méthodes de communication, bien que différentes, partagent un seul et même message : encourager les gens à réaliser des actions écoresponsables.

À retenir

Plus le message d’adoption de pratiques responsables sera diffusé, plus il sera vu, et plus des actions seront susceptibles d’être enclenchées. C’est la raison pour laquelle divers moyens, au-delà du serment, doivent être déployés et partagés de façon soutenue pour assurer l’adhésion aux principes du tourisme durable de la part des voyageurs et des entreprises.
Et vous, pensez-vous créer un serment pour sensibiliser vos visiteurs ?

Quels autres moyens utilisez-vous pour protéger les milieux naturels et les cultures locales ?

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Marketing Produits et activités

Qui sont les amateurs de road trip au Québec ?

Le road trip est un produit clé de la marque touristique québécoise. Les routes signalisées, circuits touristiques et autres routes panoramiques qui sillonnent le Québec mettent bien en valeur les attraits culturels et naturels de la belle province. Une étude de la Chaire, menée pour le ministère du Tourisme, démontre le potentiel indéniable de ce produit.

Le Québec compte 17 routes touristiques officielles balisées au moyen de panneaux bleus, couvrant 4 399 kilomètres. Cliquez ici pour voir la version agrandie de la carte.

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Source : Chaire de tourisme Transat. Carte des 17 routes touristiques officielles du Québec, compilation à partir de données ouvertes du Gouvernement du Québec (mars 2019).

À l’automne 2019, la Chaire de tourisme Transat complétait une vaste étude pour le ministère du Tourisme visant à faire l’état de la situation et à proposer des recommandations pour le développement stratégique des routes touristiques officielles du Québec.

Cette étude souligne notamment le potentiel qu’elles présentent. Sur un horizon de 5 ans, près de 8 voyageurs québécois sur 10 (79 %) jugent probable de faire un road trip, c’est-à-dire un voyage dont la route est considérée comme le but principal. La pandémie mondiale a forcé bon nombre de Québécois à réévaluer leurs projets de voyage, mais force est d’admettre que le road trip s’avère un type de vacances de prédilection dans ce contexte, permettant liberté et autonomie.

Un produit d’appel aux retombées manifestes

L’enquête en ligne, menée du 13 mars au 1er avril 2019 auprès de 2 584 visiteurs ayant parcouru l’une des 17 routes officielles au cours des 3 dernières années, permet de jauger les retombées touristiques pour les régions concernées.

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Les routes et circuits touristiques exercent un pouvoir d’attractivité. Quelque 43 % des répondants de l’étude jugent que la route touristique parcourue a constitué l’un des motifs de visite de la région. Certaines routes s’affichent comme des produits d’appels plus forts que d’autres, notamment la Route du Fleuve (55 %), la Route des Vins (54 %) et la Route des Navigateurs (50 %).

Les retombées locales ou régionales des routes touristiques sont variables, mais assurément intéressantes. Selon l’enquête de satisfaction, certaines routes se positionnent davantage comme des circuits d’excursions, et peuvent être explorées en moins d’une journée (par exemple, le Chemin du Terroir, la Route du Richelieu ou le Chemin du Roy). D’autres sont plus couramment parcourues sur plusieurs jours. C’est le cas de la Route des Baleines, la Route du Fjord ou la Route des Navigateurs.

La visite d’une route s’inscrit fréquemment dans le cadre d’un séjour. Plus des trois quarts des répondants (77 %) ont mentionné avoir passé au moins une nuitée hors du domicile lors de leur périple (mais pas nécessairement sur la route elle-même). En moyenne, ces séjours durent 5,2 nuitées. Les groupes ayant réalisé de tels séjours déclarent des dépenses touristiques moyennes de 497 $ en lien avec la visite de la route (incluant l’hébergement, le transport, la restauration, les loisirs et divertissements, etc.), signe de nettes retombées économiques pour les localités et les régions concernées.

L’été est la saison la plus favorable à la découverte d’une route touristique. Plus de la moitié des répondants (58 %) ont mentionné avoir exploré la route durant la belle saison. Environ un quart (23 %) l’ont plutôt sillonnée à l’automne. On note d’ailleurs à ce moment plus d’engouement envers les routes à thématique agrotouristique telles que la Route des Vins (45 % des visiteurs l’ont parcourue à l’automne), le Circuit du Paysan (38 %) ou le Chemin du Terroir (34 %). Il y a là un potentiel inexploité qui pourrait s’avérer porteur pour allonger la saison touristique.  

La mise en valeur du panorama : la clé de l’expérience proposée

Sans surprise, le paysage est placé au cœur de l’expérience road trip, et sa mise en valeur est la clé. De façon générale, il représente la principale motivation à visiter une route touristique (67 % des répondants) et la thématique de route jugée la plus intéressante parmi celles proposées par l’enquête (score moyen d’intérêt de 3,7/4,0). L’observation de la faune et de la flore ainsi que le terroir et l’agrotourisme se classent en 2e position, obtenant un score moyen d’intérêt de 3,3/4,0.

Concernant la dernière route touristique québécoise empruntée, 78 % des visiteurs ont rapporté que la beauté des paysages a été la principale motivation à la parcourir. Le panorama est également le premier coup de cœur des répondants (cité par 42 % d’entre eux), l’élément dont ils sont le plus satisfaits (un score moyen de satisfaction de 3,9/4,0) et la composante jugée la plus importante de l’expérience (une importance moyenne accordée de 3,8/4,0). 

Tabler sur la mise en valeur du paysage

L’accès aux belvédères et aux points de vue constitue un élément décisionnel de l’expérience souhaitée. L’enquête révèle que ce critère est considéré comme le plus important, et près du tiers des visiteurs (30 %) mentionne qu’il s’agit de la principale amélioration à apporter. Cela démontre l’importance de bonifier et de renouveler le concept de halte routière, afin de permettre une meilleure mise en valeur du paysage. La présence d’activités et d’animation le long des routes est une dimension appréciée qui pourrait également être enrichie, du point de vue des répondants.

Faciliter la planification en ligne

Selon l’enquête de satisfaction, 83 % des répondants mentionnent avoir consulté au moins une source d’information pour s’inspirer ou organiser leur visite. Des outils de planification clairs et de l’information adaptée aux besoins des visiteurs potentiels s’avèrent donc essentiels.

Des outils de planification clairs et de l’information adaptée aux besoins des visiteurs potentiels s’avèrent donc essentiels.

Le tableau ci-dessous résume les principales sources d’information utilisées, plateformes consultées et types d’information recherchée.

Source : Enquête sur la satisfaction des routes touristiques du Québec (Chaire de tourisme Transat, 2019)

Un outil de relance touristique auprès des marchés extérieurs

La COVID-19 qui sévit prive l’industrie québécoise de revenus substantiels. À la réouverture des frontières, il serait pertinent d’utiliser les routes touristiques du Québec comme outil de relance auprès des marchés extérieurs tels que la Nouvelle-Angleterre, l’Atlantique-Centre et la France.

Une étude en ligne menée du 8 au 18 mars 2019 auprès d’un échantillon représentatif de 1 600 voyageurs issus de ces marchés (ainsi que de l’Ontario) révèle que 83 % d’entre eux projettent d’effectuer un road trip au cours des 5 prochaines années. Parmi ces répondants, 41 % ont déjà visité la belle province, et le tiers sont des voyageurs ayant déjà visité le Québec et envisageant de réitérer l’expérience. En ces temps incertains, le désir de parcourir une destination connue peut s’avérer sécurisant. Il s’agit là d’une opportunité pour ces voyageurs avides de routes panoramiques, de parcs et d’espaces naturels ainsi que d’histoire et de patrimoine.

Pour en savoir plus sur les routes touristiques

Consultez les cinq rapports de la vaste étude « Routes touristiques » sur l’état de la situation et les recommandations pour un développement stratégique des routes touristiques au Québec réalisé en collaboration avec le ministère du Tourisme.

Source de l’image à la  une : Freepik

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Transport

Renouveler le concept de la halte routière

Beaucoup de routes, pas assez de haltes

En tout, le Québec comptabilise plus de 34 millions de visites touristiques annuellement. La plupart des visiteurs empruntent le réseau routier. Celui-ci est composé de quelque 325 000 km de routes, comprenant 31 000 km d’autoroutes, de routes nationales ou régionales et de routes collectrices. Les longues distances à parcourir pour traverser les grands espaces québécois nécessitent la présence d’aires de repos pour permettre aux voyageurs de se ravitailler et de se reposer. En fait, ces haltes s’avèrent essentielles, bien sûr, d’un point de vue sécuritaire, mais aussi pour rendre les déplacements agréables et susciter de l’intérêt pour les régions traversées.

Un projet de rénovation des aires de repos a été lancé récemment et devrait donner ses premiers résultats en 2020. Mais si on s’inspirait d’ailleurs afin de bonifier le concept des haltes routières?

De l’animation et des zones pour la sieste

Les autoroutes françaises en concession construites et gérées par la firme VINCI Autoroutes proposent des aires de service ludiques et animées. Ces voies de circulation donnent ainsi accès à une quarantaine d’aires équipées de différents espaces thématiques pour la lecture, le sport ou encore pour la sieste.

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Source : VINCI Autoroutes

En plus des nombreux services disponibles comme des stations d’essence, des bornes de recharge pour véhicules électriques, des connexions Wi-Fi, des toilettes, des douches et de la restauration variée, plusieurs de ces aires mettent en valeur les atouts de la région. C’est le cas des 26 aires remarquables, comme celle de Villeray qui propose un circuit piétonnier pour découvrir des paysages diversifiés, typiques de l’endroit. L’aire de Narbonne rend honneur à Charles Trenet, originaire de la région, par un circuit artistique consacré à son œuvre. Celle de Montélimar est devenue le plus grand point de vente de nougat au monde.

Des événements contribuent également à animer ces aires, tels que des démonstrations de producteurs locaux et la vente de produits du terroir. D’autres sites ont organisé des activités sportives à sensations comme l’escalarbre, la tyrolienne et l’équilibre sur sangle (slacklining). Le calendrier des activités est disponible sur le site Web et sur l’application mobile de VINCI Autoroutes. Les voyageurs sont ainsi invités à organiser leurs déplacements en tenant compte de ces animations.

Plus que des aires de repos : des attraits touristiques

Dans un tout autre registre, les routes panoramiques nécessitent aussi des points d’arrêt qui offrent aux voyageurs un répit de même qu’une connexion avec les lieux, une occasion de contemplation.

En 2005, la Norvège a dévoilé un réseau de routes touristiques, The National Tourist Routes. Dix-huit circuits ont été mis sur pied afin de mettre en valeur les paysages uniques du pays en y combinant le design scandinave. Le gouvernement a fait appel à des firmes d’architecture afin de concevoir des haltes de repos et des belvédères qui valorisent le paysage et constituent des points de vue le long de ces routes. Ces aires de repos représentent désormais des points de repère et un véritable réseau de sites à découvrir. L’une d’entre elles, qui donne sur la mer, consiste en une petite structure en forme de vague. On y trouve de l’eau potable et des toilettes. Une plateforme et des bancs complètent l’aménagement minimaliste mais distinctif, qui incite à la méditation.

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Source : Steinar Skaar – nasjonaleturistveger.no

Des aires écoresponsables attractives

Site d’innovation en transport durable

Dans l’État de la Géorgie, aux États-Unis, un tronçon de l’autoroute I-85 a reçu, en 2014, une appellation en l’honneur d’un grand leader en matière de développement durable : The Ray, pour Ray C. Anderson. Dans la foulée, la fondation du même nom a décidé de faire de cette route un laboratoire d’innovation pour le transport durable. Plusieurs de ses expérimentations sont menées dans une aire de repos, le long de l’autoroute. Parmi les technologies à l’essai, mentionnons une station de recharge pour véhicules électriques alimentée à l’énergie solaire. Aussi, une portion du stationnement est recouverte de cellules photovoltaïques permettant de fournir l’électricité au centre des visiteurs. Voilà qui confère une double utilité à ce type de grand espace, souvent sous-exploité. En mettant en valeur les technologies propres, l’aire de repos attire les visiteurs, tout en les sensibilisant à des solutions plus écoresponsables.

Source : Inhabitat

La « machine vivante »

Le Vermont Vietnam Veterans Memorial Welcome Center, une aire de repos et un site commémoratif accueillant plus de 500 000 visiteurs chaque année, comprend une serre avec panneaux d’interprétation. Cette installation est principalement utilisée pour le traitement des eaux usées qui sont générées par le centre d’accueil. Bien que The Living Machine, un système de filtration naturel utilisant les plantes et les micro-organismes, requière un entretien rigoureux, elle permet d’expérimenter des approches écoresponsables de la gestion des déchets, d’éduquer la population et de contribuer à la réputation « verte » de l’État.

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Source : YouTube

Pour recharger ses batteries… et celle de la voiture

Au Danemark, une station de recharge pour voitures électriques située en bordure d’autoroute offre une oasis de verdure aux voyageurs. Le design de cette aire de repos est inspiré de la forêt. Construite en bois recyclé, la structure est composée de « troncs » et d’un toit végétalisé. Durant la recharge de la voiture (15 minutes), les conducteurs et les passagers peuvent profiter d’un environnement apaisant. En tout, 48 stations similaires sont prévues au Danemark, en Suède et en Norvège.

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Source : Rasmus Hjortshøj – COAST

Un vent de nouveauté au Québec

Le ministère des Transports s’apprête à rénover des haltes routières et des aires de service au cours des prochaines années. On prévoit de moderniser les installations et d’améliorer l’offre. On y trouvera de l’eau potable, des toilettes, une salle d’allaitement, une salle de repos et, à l’extérieur, des espaces de jeux. Selon l’emplacement, les sites seront pourvus d’une offre de restauration, d’une station-service ou d’un dépanneur, de même que de bornes de recharge pour véhicules électriques et de zones Wi-Fi. Voici la vidéo de présentation :

Source : YouTube

À l’heure actuelle, le réseau routier québécois compte 137 lieux d’arrêts, soit 9 aires de service, 41 villages-relais, 16 haltes routières permanentes, 29 haltes saisonnières, 34 belvédères et 8 aires de repos pour camionneurs. Surprendre les voyageurs dans ces lieux de passage enrichit l’expérience touristique et favorise certainement leur retour pour une découverte plus en profondeur. La mise à niveau de ces sites mérite qu’on y accorde une attention particulière.

 

Image à la une : Rasmus Hjortshøj – COAST – COBE

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Marketing

Raconter son histoire, un paysage à la fois

Avec l’engouement que l’on connaît pour Instagram et les médias sociaux, les paysages n’auront jamais autant suscité l’attention des touristes. Le Réseau muséal des Îles-de-la-Madeleine a créé un parcours regroupant douze paysages emblématiques. Chacun de ceux-ci se différencie par sa beauté et son patrimoine humain. Selon le ministère de la Culture et des Communications du Québec, il s’agit des deux composantes qui définissent un paysage culturel patrimonial.

Chaque emplacement est muni d’un module d’interprétation affichant des photographies et des récits remontant jusqu’à 1811. La carte du parcours est disponible sur le site Web de Tourisme Îles de la Madeleine. Afin de compléter l’expérience, douze contes audio accompagnés d’un lexique sont téléchargeables en ligne. À l’image des habitants des îles, ces capsules se veulent humoristiques et captivantes en recourant à de nombreuses expressions prononcées avec l’accent madelinot. Chaque récit permet d’en connaître davantage sur l’histoire de cet archipel, tout en suivant son rythme. Une belle inscription du patrimoine local dans une stratégie d’attractivité territoriale.

Que faites-vous pour faire parler votre territoire? Quels outils avez-vous mis en place pour le valoriser?

 

Source image à la une : Fanny Beaulieu Cormier

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Destinations Marketing

Promouvoir le bonheur

Pour une deuxième année consécutive, la Finlande occupe le premier rang du World Happiness Report des Nations Unies. Après avoir partagé sa recette du bonheur en 2018, l’organisation de gestion de la destination (OGD) rebondit à nouveau sur cette thématique pour promouvoir son bienheureux ADN.

Louer un Finlandais

La campagne « Rent a Finn » met l’emphase sur le besoin intrinsèque de l’humain de se connecter avec la nature pour trouver un meilleur équilibre de vie. Pour inspirer le public, l’OGD présente huit Finlandais disposés à servir de guide du bonheur. Ceux-ci partagent ce qui les lient à la nature, de la Laponie à Helsinki. L’OGD articule l’ensemble de sa stratégie autour du bien-être, une tendance dominante ces dernières années.

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Source : Rentafinn.com

Le concept de « louer un Finlandais » est habilement ficelé. Les huit guides du bonheur démontrent avec candeur (et un peu d’humour) à quel point se trouver en nature les rend sereins. Après tout, pourquoi passer ses vacances à s’étourdir dans toutes sortes d’expériences quand on peut simplement se balader en forêt, sur le bord d’un lac ou dans de grands espaces, à cueillir des baies ou à se détendre dans un sauna?

Et si le bonheur consistait justement à ne rien faire d’extravagant?

« Au milieu de la bousculade de la vie moderne, c’est à tout ce qui est rare que nous donnons le plus de prix : notamment l’espace, la paix, la densité du temps. Avoir de la place pour respirer, le temps de rêver, faire une randonnée en été, une sortie de ski de fond en hiver, cueillir baies sauvages et champignons ou bien juste faire une balade tranquille en forêt, l’essentiel est là ». Voilà le message que diffuse Visit Finland sur son site Web. L’OGD présente une offre sobre, mais authentique, qui met en valeur une facette du mode de vie finlandais.

À l’automne 2018, Padasjoki, une municipalité finlandaise située au centre-sud du pays, a diffusé la vidéo promotionnelle « Experience nothing ». Le scénario joue sur le fait que comparativement aux villes de New York et de Paris, Padasjoki n’a rien à offrir … ou plutôt rien comme les autres.

Le caractère unique d’une destination est ce qui la rend si intéressante. Pour se différencier des autres, rien de mieux que de miser sur ses atouts, son essence et assumer pleinement son identité.

 

Source image à la une : Rentafinn.com

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Ailleurs dans le monde

Une malle pour la découverte des paysages

L’Association Citémômes et le Réseau des Grands sites de France ont créé un outil pédagogique pour mettre en valeur les paysages dans une perspective de développement durable : la Malle vagabonde.

 

 

 

 

 

 

 

Celle-ci respecte valeurs des Grands Sites de France :

  • respect de l’esprit du lieu ;
  • analyse sensible du paysage en vue de construire un projet de territoire ;
  • participation des acteurs locaux.

Ce coffret regroupe des activités interactives et sensorielles permettant aux participants de tout âge de découvrir et de comprendre la beauté du paysage, ce qui le constitue et le rend unique. Il suffit d’ouvrir la malle pour y trouver, par exemple, une activité stimulant les cinq sens, un jeu de cartes pour aider à la lecture du paysage et un autre qui présente les divers acteurs habitant et travaillant sur le territoire.

En plus d’être simple, peu coûteuse et faite de matériaux écoresponsables, la malle a été conçue par une équipe multidisciplinaire regroupant des gestionnaires de sites, des illustrateurs, des paysagistes, des médiateurs, etc. Le projet a remporté la Palme du tourisme durable dans la catégorie « Loisir » en 2018 pour son caractère innovant et unique.

La Malle vagabonde constitue un projet original et créatif. Dans le contexte où les visiteurs recherchent de plus en plus des expériences stimulant les sens, l’interprétation de paysages de manière dynamique et immersive permet de leur faire vivre de véritables émotions et de développer un attachement à la destination.

 

Source de l’image à la une : Pixabay

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Produits et activités Tendances

Tendances et enjeux du tourisme hivernal

Le Réseau de veille en tourisme collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille sur le tourisme hivernal. Son objectif consiste à informer les intervenants de l’industrie sur un des produits prioritaires de la Stratégie de mise en valeur du tourisme hivernal au Québec et sur les marchés concurrents. Voici trois grandes tendances observées dans ce secteur d’activité.

 

L’acquisition de nouvelles clientèles

La plupart des destinations hivernales internationales font face aux mêmes défis : inciter la relève à pratiquer des sports d’hiver et attirer des touristes et des excursionnistes qui se tournent parfois vers des territoires offrant une situation climatique moins aléatoire.

Au Québec, le taux de pratique des principaux sports d’hiver peine à atteindre 20 % (voir le graphique 1). Selon les données du sondage administré par Vividata, le patin s’avère l’activité la plus populaire, tous groupes d’âge confondus. Les jeunes Québécois de 14 à 34 ans pratiquent davantage la planche à neige que la moyenne de la population, mais pour ce qui est des autres activités considérées par le sondage, les résultats affichent peu d’écarts entre chaque segment.

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Les jeunes, une relève essentielle

On utilise l’expression « déficit nature » pour parler, notamment, des jeunes qui passent peu de temps en milieu naturel. Or, pratiquer des activités en plein air l’hiver est souvent une question d’habitude et de mode de vie ; plus on le fait tôt (enfance et adolescence), plus on augmente les chances de conserver cette propension une fois adulte (lire aussi : Inciter les Y à pratiquer les sports d’hiver).

En France, les villages et les stations de montagne d’Auvergne-Rhône-Alpes tentent de reconquérir les jeunes avec l’initiative Génération Montagne. Piloté par Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme et l’Association Nationale des Maires de Stations de Montagne, le projet appuie ses assises sur cinq leviers d’action concrets :

  • Développer et promouvoir des offres adaptées aux habitudes de consommation des jeunes ;
  • Soutenir les structures d’hébergement collectif ;
  • Proposer des conditions tarifaires adaptées ;
  • Numériser les offres ;
  • Faciliter l’accès aux stations.

La transformation des comportements et des habitudes de consommation des jeunes de la génération Z nécessite d’adapter son offre et de revoir ses stratégies de communication (lire aussi : L’entreprise qui murmurait à l’oreille des Z). Avec le projet Génération Montagne, on assiste à une mobilisation des intervenants du territoire afin de valoriser les atouts et l’attractivité de la montagne.

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Source : Génération Montagne

Diversification de l’offre

Le mode de vie nordique possède une unicité attrayante qui se décline en de nombreuses expériences. Mettre en valeur cette offre plurielle et authentique semble nécessaire, voire essentiel pour faire face à la concurrence internationale (lire aussi : Tourisme hivernal : 5 destinations qui se démarquent !).

Les destinations célèbrent l’hiver

La perception de la saison froide a évolué. Les incitatifs pour mettre le pied dehors se multiplient, si bien qu’en ville, en montagne et en région rurale, on cherche à embrasser l’hiver au lieu de le subir. Les festivals et événements de tous genres (culturels, gourmands, sportifs, etc.) occupent de plus en plus cette période de l’année, ce qui contribue à l’attractivité de la destination.

Dans le cadre de son 375e anniversaire, Montréal a créé Les Hivernales dans le but de célébrer la nordicité de la métropole. La programmation de cet événement proposait aux résidents et aux visiteurs des activités ludiques et festives, de janvier à mars 2017 :

  • Course à obstacles : Barbegazi ;
  • Festival de musique électronique : Igloofest ;
  • Tournoi de hockey en plein air : la Classique Montréalaise ;
  • Etc.

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Source : Ville.montreal.qc.ca

Les stations de ski continuent de se réinventer

Depuis plusieurs années, les stations ont compris que pour joindre un plus large public, il faut désormais diversifier son offre d’activités et placer le visiteur au cœur de ses réflexions (lire aussi : Diversification des activités hivernales dans les stations de ski). Cette tendance s’intensifie à un point tel qu’il semble incontournable de repenser la station d’aujourd’hui et de demain. 

En France, le Conseil départemental de l’Isère a mandaté Isère Tourisme pour réfléchir à la station du futur. Quels services, activités, animations, infrastructures et expériences globales répondront aux besoins et attentes de la clientèle en 2030 ?

  

Vidéo : Youtube

Avec l’apport de 75 experts (chefs d’entreprises, chercheurs, sociologues, start-up, etc.), Isère Tourisme a défini neuf thématiques majeures et proposé cinq positionnements :

  1. La station pleine énergie est orientée vers la santé et le bien-être ;
  2. La station douce rend hommage à un mode de vie responsable, en connexion avec la nature ;
  3. La station loisirs met en valeur l’envie de partager du temps en famille et entre amis en pratiquant des activités ensemble ;
  4. La station high-tech intègre l’innovation technologique afin de créer une expérience globale fluide ;
  5. La station hyper sport cherche à dépasser les limites de la pratique sportive intense.

station_future_isere_tendance_hiverSource : pro.isere-tourisme.com

Intensification de pratiques durables

L’hiver est-il encore synonyme de neige ? Oui, mais pour combien de temps ? Les changements climatiques sont un réel enjeu. L’irrégularité des conditions météorologiques fait en sorte que les amateurs d’activités hivernales planifient et réservent leurs séjours et leurs billets d’accès à la dernière minute. La vulnérabilité de l’industrie face au climat exige de revoir certaines façons de faire.

De la réflexion à l’action

Scientifiques, experts et professionnels sont unanimes quant au besoin d’adapter les modèles de gestion, de miser sur des pratiques durables, de soutenir l’innovation et de diversifier l’offre (lire aussi : Le climat change, et vous ?). Il est maintenant l’heure de passer à l’action !

Depuis 2008, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) travaille de pair avec la firme environnementale Nature-Action Québec afin d’étudier la question du développement durable et de créer un programme environnemental. En 2016, le programme de certification écoSentier a été lancé et suscite depuis l’intérêt de plusieurs clubs. Cette année, ils sont au nombre de 25 à avoir fait des demandes de certification, ce qui permet d’atteindre 1900 kilomètres de sentiers certifiés au Québec.

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Source : ecosentier.ca

Dans les stations de ski, le virage écoresponsable s’accentue et les actions sont nombreuses : adhésion à des programmes environnementaux, utilisation d’énergies renouvelables, protection des ressources naturelles, réduction d’émissions de carbone, investissement dans des équipements performants et moins énergivores, innovation visant la conservation de la neige, engagement des employés, mise en place de projets impliquant les visiteurs (lire aussi : Des stations de ski écoresponsables).

Ces grands enjeux et tendances témoignent de la fragilité de notre tourisme hivernal, mais aussi du dynamisme de notre industrie, qui multiplie les efforts pour protéger, adapter, développer l’hiver et le rendre accessible aux consommateurs d’aujourd’hui et de demain. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Source image à la une : Pexels.com

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Le « storytelling » pour inspirer

Pour illustrer l’esprit de la région des Adirondacks dans l’État de New York, Visit Adirondacks, l’organisme qui en fait la promotion, publie une série de courtes vidéos mettant en vedette des visiteurs et des résidents qui partagent leur passion, leurs expériences.

Célébrer les Adirondacks

Le portail Web Area ADK, un microsite de Visit Adirondacks, rassemble des récits appuyés de photos, des itinéraires et des vidéos célébrant la région. Ce recours au principe du storytelling permet de mettre en valeur la relation des gens avec les Adirondacks, avec ses ressources et ses paysages. Les vidéos, présentées sous forme d’épisodes, transmettent bien la dynamique qui anime le territoire. Elles mettent en vedette des personnes, résidents comme visiteurs, qui ont un attachement à la région et s’avèrent une belle façon de découvrir les Adirondacks, l’ambiance et l’esprit qui y reignent. Voici l’exemple de l’épisode 7 intitulé Farm Fresh From the Adirondacks :

Ces vidéos professionnelles inspirent le visiteur potentiel, tout en créant un lien émotif entre celui-ci et le territoire. Mais l’expérience véritable doit se vivre sur le terrain… On peut d’ailleurs lire sur le site Web présentant ces épisodes que pour ressentir l’effet réel des Adirondacks, il faut s’y rendre.

 

Image à la une : © Adirondack Regional Tourism Council, 2002 – 2018

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Produits et activités

Dynamiser les territoires ruraux grâce aux festivals culturels

Sur le site de Québec Original, parmi les festivals et les événements répertoriés, seuls 26 % se tiennent dans les régions éloignées. Pourtant, ils deviennent souvent des vecteurs de développement économique et social pour ces villes et ces régions rurales. Voici trois exemples de festivals en France et au Québec qui ont fait rayonner leur communauté en mettant la culture à l’honneur.

 

 

 

Transformer une petite municipalité en un festival

La Gacilly est une municipalité de 4000 habitants située en Bretagne, en France. La ville a célèbré cette année la 14e édition du Festival Photo La Gacilly, qui est devenu au fil des ans le plus grand festival de photo en plein air du pays. Entre juin et septembre, près de 400 000 visiteurs étaient attendus pour contempler le travail de photographes internationaux de renom, issus du monde de l’art et du photojournalisme. Chaque année, une région du monde est sous le feu des projecteurs et représentée sous un angle humaniste et écologique. Les œuvres sont mises en scène dans les rues, sur les maisons, sur les bâtiments et dans les boisés de la ville.

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Source : © Festival Photo La Gacilly

L’implication des résidents est indissociable de la réussite de l’événement

L’événement géré par une association financée par des organismes publics et des entreprises privées locales offre une programmation entièrement gratuite. Cette année, il s’étend à deux autres communes où se sont tenues deux expositions. La durée et l’omniprésence dans la ville du festival exigent l’implication des résidents puisqu’ils sont indissociables de la réussite de l’événement. Les commerçants et les restaurateurs sont mis à contribution pour la logistique, et cette année des artistes locaux ont créé des œuvres pour l’occasion, dont une exposition photo mettant en vedette les habitants (voir les deux photos ci-dessous).

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Source : © Ed Alcock – CDT 56/Agence Myop pour Le Festival Photo La Gacilly 2017

Selon Auguste Coudray, président du festival, les résidents veulent de plus en plus s’impliquer et mettre à profit leur savoir-faire. Il est également ravi de constater que cet événement culturel crée des emplois saisonniers et contribue au rayonnement du territoire. L’impact touristique dépasse les frontières de la région puisque selon une étude de 2012, un tiers des visiteurs provient de l’extérieur de la Bretagne et un autre tiers de l’étranger.

Créer des liens entre villages de montagne

Le principe d’itinérance permet à des villages plus isolés d’être les hôtes de cet événement

L’Espace culturel de Chaillol en France organise depuis plus de 20 ans le festival de Chaillol dans une trentaine de municipalités de moins de 10 000 habitants des Hautes-Alpes. Le principe d’itinérance permet à des villages plus isolés d’être les hôtes de cet événement dédié à la musique et d’attirer des visiteurs. Au fil des années, plusieurs villes ont démontré leur intérêt à y participer, permettant ainsi à l’événement d’étaler sa présence sur le territoire. Ce festival se tient un mois durant l’été et valorise le patrimoine puisque les concerts, les rencontres, les débats et les cafés littéraires ont lieu dans des églises, des chapelles et des châteaux.

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Source : Facebook/Festival de Chaillol © Alexandre Chevillard

Le festival et les petites municipalités, qui ont parfois moins de compétences et de capacité financière pour créer une offre culturelle de qualité, mutualisent leurs moyens. Diverses parties prenantes de chaque ville participante prêtent main-forte à l’Espace culturel. Les collectivités territoriales et diverses associations collaborent à l’organisation et à la programmation, et les entreprises de la région commanditent l’événement. Afin de soutenir sa démarche écoresponsable, le festival priorise l’achat local, que ce soit pour la restauration des artistes et des organisateurs, pour les cadeaux des artistes ou pour les boissons offertes aux participants.

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Source : Festival de Chaillol

En 2016, 57 concerts avec 87 artistes dans 32 municipalités ont eu lieu, attirant près de 7000 spectateurs. Cette édition a nécessité un budget de 410 000 euros (l’équivalent de 595 000 dollars canadiens). Depuis 2009, le concept du festival s’est étendu au-delà de la saison estivale avec les Week-ends musicaux. De janvier à juin, quatre concerts sont présentés dans quatre municipalités de quatre vallées de la région, pendant quatre jours à la fin de chaque mois. La singularité du festival de Chaillot tient à son nomadisme et à sa capacité de dynamiser et de rallier un large territoire rural. « Aller à la rencontre plutôt que faire venir », voilà l’objectif des organisateurs.

Transmettre des valeurs ancestrales dans le cadre d’un festival

Mashteuiatsh, la seule communauté innue du Saguenay–Lac-Saint-Jean, a créé le Festival de contes et légendes Atalukan en 2011. Depuis, sept autres localités se sont ralliées à l’événement et accueillent des activités durant une semaine au mois d’août. Les conteurs invités et locaux transmettent les croyances de ce peuple des Premières Nations dans plusieurs lieux, essentiellement au camping Plage Robertson de Mashteuiatsh, mais aussi dans une microbrasserie, un musée, un couvent, un café et une place publique. L’année dernière, le coup d’envoi du festival fut donné par une balade contée en canot sur le lac Saint-Jean, activité qui a attiré les journalistes de la région, garantissant des retombées médiatiques non négligeables.

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Source : Facebook/Festival de contes et légendes Atalukan

Ce festival permet l’échange et le partage de traditions orales d’une communauté culturelle

Ouvert tant aux autochtones qu’aux visiteurs d’ailleurs, le festival a accueilli près de 2500 personnes en 2016, soit le double de l’année précédente. Les commanditaires de l’événement sont avant tout des organisations locales, telles que le Conseil de bande de la Première Nation et la caisse populaire Desjardins du Pekuakami, le camping Plage Robertson, mais il compte aussi sur l’aide financière du Conseil des arts du Canada. Ce festival permet l’échange et le partage de traditions orales d’une communauté culturelle en situation minoritaire, tout en facilitant sa mise en valeur et son rayonnement.

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Source : Facebook/Festival de contes et légendes Atalukan

Principal facteur de réussite

Ces festivals sont nés sous l’impulsion de la communauté locale et doivent leur succès à la collaboration entre les municipalités, les associations, les commerces, les entreprises, les attraits touristiques et les citoyens. Tous bénéficient des retombées de ces événements qui permettent de faire rayonner leur territoire, tout en valorisant la culture.

 

Source de l’image à la une : © Dominique Rolland — Festival Photo La Gacilly