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Produits et activités Tourisme durable

De petites villes utilisent leurs atouts pour se revitaliser

De nombreuses villes qui se sont développées autour d’une seule industrie durant plusieurs décennies, ont vu ce secteur d’activité s’effriter ou des entreprises phares quitter la région. Affligées par les effets de l’étalement urbain, ces petites villes se sont retrouvées avec des centres-ville désertés. Certaines ont surmonté ce passage à vide, non sans efforts, pour connaître aujourd’hui de beaux succès et une notoriété sur le plan touristique. Une étude américaine de la United States Environmental Protection Agency rassemble plusieurs exemples de réussite.

Voici les cas de Paducah, dans l’État du Kentucky et de Roanoke en Virginie.

Paducah mise sur les arts et la culture

Dans les années 1980, la municipalité de Paducah (25 000 habitants) souffre d’un manque de vitalité économique et assiste à l’exode de sa population vers la banlieue. Le centre-ville, composé en grande partie de bâtiments historiques, enregistre un taux d’inoccupation de 70 %. La criminalité rend le lieu d’autant moins fréquentable.

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Source: Calebism

En 1988, la mairesse ainsi que plusieurs partenaires publics qui formeront le Paducah Renaissance Alliance, considèrent alors que le succès de la ville passe par un centre-ville en santé. On choisit de redorer le blason de Paducah en misant notamment sur ses atouts, dont son secteur historique, la « Renaissance Area ».

Impliquer les artistes 

L’un des éléments phares de l’approche consiste à valoriser les institutions culturelles qui ont le potentiel de drainer de l’activité dans le secteur. Le National Quilt Museum, inspiré par des résidents passionnés de matelassage, la Paducah School of Art and Design et le Luther F. Carson Four Rivers Center qui accueille des spectacles d’envergure voient le jour. Quelque 665 000 personnes provenant des quatre coins du pays ont assisté à l’un de ses événements dans les cinq ans qui ont suivi son ouverture.

Les efforts de revitalisation d’un secteur résidentiel central de la ville sont également notables. La Ville a consenti à vendre à des artistes pour la somme de 1 $ plusieurs immeubles qui devaient être entièrement rénovés. Des programmes de subvention et des ententes pour des loyers peu élevés ont permis au secteur de renaître et d’attirer des gens de partout, grâce aux ateliers et aux galeries d’art qui y ont vu le jour. D’autres types de commerces, comme des restaurants, des cafés, des boutiques se sont ensuite greffés au paysage pour combler les désirs de cette nouvelle affluence.

Revitalisation petites villes artistes

Source : Noah Adams/NPR

Ville créative de l’UNESCO 

En 2007, une étude menée par Americans for the Arts révèle que les organisations artistiques et culturelles à but non lucratif ont généré près de 40 millions de dollars américains en activités économiques dans la grande région de Paducah. Durant cette même année, plus de 400 000 personnes ont assisté à des événements culturels; 38 % d’entre elles provenaient de l’extérieur de l’État.

Jusqu’en 2010, environ 100 millions USD ont été investis dans le centre-ville de Paducah, dont la moitié venant du milieu privé. Les efforts de la Paducah Renaissance Alliance ont contribué à :

  • l’ouverture de 234 nouvelles entreprises;
  • attirer plus de 70 artistes qui ont rénové des bâtiments abandonnés;
  • la création de 1 000 nouveaux emplois;
  • la rénovation de 119 bâtiments;
  • une chute du taux d’inoccupation des bâtiments de 70 % à 14 %;
  • l’amélioration drastique de la qualité de vie;
  • une hausse considérable de la fréquentation et des dépenses touristiques;
  • la désignation par l’UNESCO, en 2013, de Paducah comme ville créative dans la catégorie : « artisanat et arts populaires ». Une reconnaissance bien méritée après plus d’une décennie d’efforts et d’investissements dans les arts et la culture.

Roanoke table sur le plein air

Dans les années 1980, la ville de Roanoke (98 465 résidents) voit plusieurs entreprises quitter son centre-ville, dont un siège social important (Norfolk & Western Railway) entraînant du même coup une série de pertes d’emplois. Les résidents quittent le centre-ville pour la banlieue et de nombreux bâtiments sont laissés à l’abandon.

Avec une situation géographique unique en Virginie, dans une vallée le long du Blue Ridge Parkway, une zone qui relie des parcs nationaux et le sentier des Appalaches, le plein air comme outil de développement économique s’impose.

Les autorités s’engagent alors à :

  • réaménager le centre-ville;
  • faire des loisirs de plein air un moteur économique;
  • créer un centre de recherche biomédical et un carrefour technologique.

 

Un dynamisme renouvelé 

Des programmes d’incitatifs à la rénovation ont été mis en place. La Ville a offert des subventions pour l’amélioration des espaces publics et des parcs urbains. Elle a contribué à créer un partenariat entre une organisation biomédicale, le collège Virginia Tech et University of Virginia pour la création du Carilion Biomedical Institute. La Carilion Clinic, un hôtel et une école médicale ont ensuite été construits. Mais pour attirer des résidents et des entreprises, il fallait procéder à l’amélioration du cadre de vie :

  • Entre 1995 et 2012, 42 km de voies vertes ont été aménagées dans la ville et ses alentours;
  • Un réseau cyclable permettant de sécuriser la pratique du vélo en ville et de la rendre plus attirante est développé;
  • Entre 2008 et 2010, la Ville place sous sa protection près de 5 000 hectares afin de préserver, notamment, des milieux de vie sauvage et certains panoramas;
  • En 2002, la Ville vise à obtenir une canopée d’arbres couvrant 40 % de sa superficie en dix ans; En 2010, 48 % du territoire est couvert d’arbres.

Le centre-ville de Roanoke a changé drastiquement depuis 2000. Alors que seulement une poignée d’individus y habitaient, quelque 1 200 résidents y ont élu domicile à ce jour. Entre 2009 et 2012, 25 restaurants se sont ajoutés, plusieurs d’entre eux ont profité de l’engouement pour les produits locaux en mettant de l’avant ceux disponibles au marché de fermiers de Roanoke.

L’organisme Smarter Travel a désigné Roanoke comme l’une des dix meilleures petites villes en croissance.

Revitalisation plein air Roanoke velo

Source : Visit Roanoke

Tactiques gagnantes

Chaque ville est unique. Une recette gagnante dans un cas peut se révéler un échec dans un autre. L’étude de la U.S. Environmental Protection Agency (EPA) expose quelques tactiques communes aux municipalités étudiées.

  • Identifier et utiliser les meilleurs atouts existants (paysage/ressources naturelles, plein air, bâtiments historiques, institutions culturelles) pour développer une économie résiliente;
  • Engager tous les membres de la communauté pour planifier l’avenir;
  • Tirer avantage de tout financement externe;
  • Créer des incitatifs au développement;
  • Encourager les investissements dans la communauté;
  • Faciliter la coopération au sein de la communauté et à travers la région;
  • Favoriser un environnement sain et de qualité.

Chaque milieu peut adapter ces éléments en regard de ses propres caractéristiques. Les petites et moyennes villes attirent par ce qu’elles ont d’authentique à offrir. Quels sont les atouts de votre ville?

Image à la une : Cooltown Studios

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Segments de clientèles

Connaissez-vous les adeptes de la raquette et de la marche hivernale?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs, dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs, a été réalisé.

Parmi les adultes québécois, 16 % s’adonnent à la raquette, 25 % à la marche hivernale et 40 % font de la randonnée en dehors de l’hiver. Un profil des randonneurs québécois (hors hiver) a été publié précédemment. La présente analyse se penche plutôt sur les deux premiers segments : les raquetteurs et les marcheurs en hiver.

La rando, hiver comme été

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, une majorité d’adeptes de la raquette en font moins de six fois par année. C’est aussi le cas des marcheurs en hiver, mais ces derniers comptent aussi une forte proportion d’habitués, qui en font plus de 20 fois par année (22 %). À titre de comparaison, la fréquence de la pratique de la marche en hiver est assez similaire à celle en dehors de l’hiver.

La majorite des adeptes de la raquette en font moins de six fois par annee

Seuls ou en couples

La raquette et la marche hivernale se pratiquent surtout en couple (35 % et 33 % respectivement). Mais les marcheurs sont plus solitaires (38 %) que ne le sont les raquetteurs (20 %). Ces derniers choisissent aussi d’en faire entre amis (21 %), plus que ne le font les marcheurs (14 %). Dans le cas de la raquette comme de la marche hivernale, les hommes en font plus seuls alors que les femmes sont plus enclines à en faire en famille.

Pour la nature et parce que c’est gratuit et accessible

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette, et ce, pour 80 % des adeptes.

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette

Les deux tiers, environ, en font parce que c’est gratuit et accessible ainsi que pour admirer les paysages. Dans le cas de la marche hivernale, c’est d’abord l’accessibilité de l’activité et le fait qu’elle soit sans frais qui motivent sa pratique (voir le graphique 2).

L'attrait de la nature et du plein air est la premiere motivation a pratiquer la raquette

Soulignons que le quart des hommes qui pratiquent la raquette sont motivés par des excursions en montagne. Les femmes sont plus stimulées que les hommes à faire de la raquette pour garder la forme ou pour prendre du temps pour soi ou avec des proches.

Surtout dans leur propre région

Pour la suite de l’analyse, les randonneurs en raquettes et les marcheurs hivernaux sont regroupés pour être présentés sous un seul profil.

La région de Montréal constitue le lieu de pratique mentionné par la plus forte proportion de raquetteurs et de randonneurs hivernaux. Il s’agit donc ici de randonnées dans de grands parcs urbains. Suivent les Laurentides, la région de Québec, la Montérégie puis des Cantons-de-l’Est (voir le graphique 3). À noter que les randonneurs font de la marche hivernale et de la raquette principalement dans leur région de résidence.

La region de Montreal est le lieu de pratique important

Planifié la veille ou le jour même

La plupart (81 %) des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour même de l’activité. Quelque 16 % organisent leur sortie de deux à sept jours à l’avance; seulement 3 % le font plus d’une semaine à l’avance (voir le graphique 4). Les randonneurs de 35 à 54 ans ont plus tendance que les autres à planifier leur excursion de 2 à 3 jours à l’avance alors que les randonneurs de 55 ans et plus, les retraités et les célibataires sans enfants sont plus enclins à prendre la décision de partir le jour même.

La plupart des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour meme

Des randonnées d’une heure ou moins, de calibre débutant

Plus de la moitié des raquetteurs et des randonneurs hivernaux affirment effectuer habituellement des randonnées de moins d’une heure. Un peu moins du tiers y consacrent de 1 à 2 heures. La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins. Néanmoins, les jeunes de 18 à 34 ans font davantage de randonnées de 4 à 5 kilomètres que les autres, et ceux de 35 à 44 ans font des sorties de 2 à 3 heures en plus forte proportion.

La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins

La majorité des randonneurs préfèrent les fins de semaine des mois de décembre à février pour la pratique de la raquette et de la marche hivernale. Plus de la moitié recherchent des sentiers de calibre débutant, 60 % parmi les femmes, mais une forte proportion de randonneurs hivernaux (42 %) souhaitent des randonnées de niveau intermédiaire. Seulement 5 % recherchent des randonnées de niveau avancé ou expert; c’est le cas surtout parmi les jeunes de 18 à 34 ans.

Dépenser pour l’équipement et le transport

Questionnés à propos de leur plus récente excursion, les raquetteurs et les marcheurs hivernaux ont surtout dépensé pour l’achat d’équipement (dont les vêtements) et le transport. Seulement 3 % des raquetteurs et des randonneurs hivernaux ont déboursé une somme pour louer de l’équipement ou pour de l’hébergement lors de cette sortie (voir le tableau 1).

Les raquetteurs et les marcheurs hivernaux depensent surtout pour l'achat d'equipement et le transport

Aspects à privilégier

Les trois quarts des raquetteurs et des marcheurs hivernaux ont considéré la beauté des paysages comme important ou très important comme critère de choix lors de leur dernière randonnée. Par ailleurs, la plupart des randonneurs sont satisfaits ou très satisfaits de leur expérience globale de randonnée hivernale.

Un croisement entre les critères de sélection et le niveau de satisfaction des randonneurs fait ressortir cinq aspects à améliorer ou, du moins, à privilégier par les gestionnaires de sentiers :

  • la diversité de la faune et de la flore;
  • l’étendue du réseau de sentiers;
  • la qualité de l’enneigement;
  • la qualité des sentiers;
  • le niveau d’achalandage, la tranquillité des lieux.

Image à la une: ©Pexels

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Produits et activités

Design et plein air : une combinaison heureuse

L’engouement pour le glamping le démontre, la combinaison design + plein air séduit. Voici des exemples d’installations originales en milieu naturel créées par des architectes et des designers. Elles ont été pensées pour s’intégrer à l’environnement et pour connecter l’humain à la nature, le tout dans un grand souci d’esthétisme.     

 

 

 

Pour une expérience enrichissante

Le plus grand sauna au monde

À l’occasion du festival d’art SALT, qui fait notamment la promotion d’installations architecturales uniques, une petite île du nord de la Norvège accueille le plus grand sauna au monde. La structure de bois en forme de A, inspirée des étals de poisson des pêcheurs locaux, permet à une centaine de visiteurs de partager un grand espace sauna ainsi qu’un bar. La façade vitrée offre la vue sur le lac, la plage et les montagnes environnantes. Cette agora sert également d’amphithéâtre.

 

Design et plein air_image_1

Source : SALT

 

Des mégaphones en pleine forêt

Des étudiants en architecture de l’Estonian Academy of Arts ont développé le projet intitulé « Hear the forest », qui consiste en la construction et l’installation de trois immenses mégaphones de bois en pleine forêt estonienne. Chaque structure mesure trois mètres de diamètre et sert d’amplificateur. Lorsque le visiteur se place au centre de l’installation, la disposition des mégaphones lui permet d’entendre les bruits de la nature de façon amplifiée et unique. Cet aménagement sert aussi de lieu de repos aux randonneurs, ainsi que de petite scène.

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Source : contemporist

 

Un refuge qui incite à l’engagement
En Nouvelle-Zélande, le Longbush Ecosanctuary Welcome Shelter propose un espace éducatif aux classes, aux groupes d’écologistes, ainsi qu’aux visiteurs du sanctuaire. Il a été conçu par le designer Sarosh Mulla, qui en a aussi dirigé la construction par une équipe de 88 volontaires. Les matériaux ont été offerts par des commanditaires du projet. Le design est pensé pour inciter les visiteurs à prendre part aux programmes de conservation présentés, et l’approche adoptée vise la promotion du programme environnemental avec un minimum de ressources.

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Source : ArchDaily

 
Un musée en mémoire d’une mine de zinc
Situé dans une région reculée de la Norvège, le petit musée de la mine de zinc est constitué de quatre bâtiments intégrés aux vestiges d’une ancienne mine. Ceux-ci ont été conçus dans un style industriel imitant l’époque où la mine était en exploitation, soit entre 1881 et 1899. Le Zinc mine Museum, imaginé par l’architecte suisse Peter Zumthor, ouvrira ses portes durant l’été 2016, faisant partie intégrante du projet des National Tourist Routes.

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Source : IDEASGN

 

Refuge design aux frontières du cercle polaire
Un environnement hostile aux conditions climatiques imprévisibles caractérise cette région du nord de la Norvège, les Okstindan Mountains, reconnues pour la randonnée. La Rabot Tourist Cabin a été construite à partir de matériaux locaux et est conçue pour affronter de grands vents et de fortes tempêtes. Malgré la nécessité que la construction soit robuste, le design est au rendez-vous. Le refuge dessiné par la firme Jarvund/Vigsnaes Architects peut accueillir jusqu’à 30 randonneurs, qui doivent s’y rendre à pied ou en ski.

 

refuge, nord, plein air, design, randonnée 

Source : Adventure Journal

 

Un abri contemporain pour les cyclistes

Un refuge au design unique, perché dans une montagne du Chili, est accessible aux randonneurs et aux cyclistes de passage. L’architecte Rodrigo Cáceres Céspedes a conçu le Endless Cycling pour offrir un lieu de repos mettant le paysage à l’avant-plan. La structure angulaire est recouverte d’un revêtement clair qui laisse passer la lumière naturelle tout en offrant une protection contre les intempéries. L’intérieur est minimaliste; on y trouve des bases de lit en bois, ainsi que des crochets pour suspendre les vélos.

 

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Source : THECOOLIST

 

Des filets en guise de hamac
Sur le bord du lac Paprocany, en Pologne, une longue promenade en bois intègre une série de hamacs suspendus au-dessus de l’eau. En plus d’être esthétiques, les filets bleus rappellent le lac. Ils sont ainsi devenus une véritable attraction.
 design, lac, plein air, aménagement

Source : contemporist

 

Pour découvrir les paysages différemment

 Un observatoire à l’image du paysage

Une tour de 30 m de haut, recouverte de 3,5 km de corde disposée pour refléter les dunes environnantes, a été érigée dans une réserve naturelle en Belgique. La structure de bois triangulaire change d’aspect selon le lieu d’où on la regarde. Les trois plateformes de la tour invitent les visiteurs à apprécier le paysage. Le projet a été conçu par la firme Ateliereen, en collaboration avec MaMu Architects.

 Tour, design, plein air
                                   Source : Architizer
 

Le pont infini

La firme danoise Gjøde & Povlsgaard Arkitekter a créé une passerelle pour permettre aux visiteurs d’admirer le paysage d’une baie de façon panoramique. Le quai circulaire, présenté à l’occasion de l’événement Sculpture by the Sea 2015, mesure 60 m de diamètre et est érigé sur la plage et sur l’eau. En plus de favoriser les rencontres, il permet d’établir une connexion entre le présent et l’histoire du site en offrant une vue sur la mer à partir de cet endroit jusque-là oublié.

 passerelle, pont infini, design,

Source : contemporist

 

Une passerelle au plancher de verre

Inaugurée en avril 2015, la passerelle en forme de fer à cheval munie d’un plancher de verre surplombe une vallée de 2350 pieds de profondeur. Le pont nommé Yuanduan est situé dans le sud-ouest de la Chine et offre une vue imprenable sur ce paysage spectaculaire, tout en donnant l’impression de marcher dans le vide.

pont, verre, design, transparent, expérience

 Source : Media4News

Une image de marque

Lorsque des aménagements sont réalisés avec le souci du design, leur valeur fonctionnelle en est rehaussée. En plus d’être utiles et esthétiques, ces installations suscitent la curiosité, deviennent des attraits et contribuent à l’image de marque d’une région. L’architecture et le plein air forment une combinaison qui gagne à être connue. Le Québec avec ses expériences de grande nature et son fleuve majestueux s’y prête donc tout à fait!

Image à la une : Adventure Journal, The Coolist, et contemporist.

 

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Marketing

Le Nord en mode séduction

Vedettes du tourisme de grande nature et de culture autochtone, des destinations nordiques se positionnent avantageusement sur l’échiquier mondial grâce à des campagnes marketing innovantes et à une image de marque dynamique et authentique. Les destinations nordiques, surtout convoitées par des marchés de niche, interpellent aujourd’hui de plus en plus de segments de voyageurs. Voici quelques exemples d’ailleurs pour inspirer le Québec.

 

La Finlande en met plein la vue

Les grands espaces, les lacs, la vie de chalet, le froid, les traîneaux à chiens et la motoneige, quatre saisons qui ont chacune leur charme… Non, on ne parle pas du Québec, mais plutôt de la Finlande, qui assume pleinement sa nordicité et en fait fièrement la promotion. Le soleil de minuit, les aurores boréales, la baignade en eau glacée, les aventures hivernales dans le cercle polaire, les initiations au mode de vie du peuple autochtone sami; le site Web de Visit Finland aborde tous ces aspects et bien plus encore avec du visuel et de la vidéo en abondance. Naviguer sur cette plateforme permet une véritable immersion dans l’univers finlandais. On peut s’y perdre d’un lien à l’autre, d’une vidéo à l’autre, mais la promenade demeure agréable, voire expérientielle. Parmi les nombreuses vidéos, en voici une sur l’art du sauna.

   Le_nord_en_mode_seduction_saunaSource : Visit Finland

 

De courts articles et vidéos sont dispersés à travers le site Web, selon les thèmes, les régions ou les saisons. Les vidéos sont tantôt génératrices d’ambiance, comme celle présentée ci-dessus, ou plus utilitaires, comme celle-ci.

Le_nord_en_mode_seduction_habillementSource : Visit Finland

L’hiver polaire à l’honneur

La Finlande est un territoire d’aventure. Visit Finland, en partenariat avec le transporteur aérien Finnair, organise une expédition de trois mois pour promouvoir la Laponie, cette région arctique du nord du pays. Quelque 4 000 personnes ont présenté leur candidature pour participer à cette aventure de 100 jours – 100 Days of Polar Night Magic. L’équipe d’expédition, formée de cinq aventuriers triés sur le volet et guidés par un expert dans ce type de voyage, entreprenait son périple en décembre 2015. Les internautes peuvent les suivre sur les médias sociaux. On peut déjà prendre connaissance des étapes de l’expédition et en apprendre davantage sur les activités auxquelles ils prendront part. Il s’agit du plus gros investissement marketing pour le tourisme en Finlande. Les principaux marchés ciblés par ce programme sont la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

 

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Source : Visit Finland

Le Groenland mise sur cinq produits

Terre de pionniers, d’explorateurs, le Groenland met aussi de l’avant un visuel de très haute qualité sur son site Web. L’organisme de gestion de la destination mise sur cinq expériences. Le concept The Big Arctic Five se décline comme suit : les traîneaux à chiens, les aurores boréales, la glace et la neige, les peuples pionniers et les baleines.

Source : Vimeo

Le positionnement choisi est celui de la destination d’aventure responsable. Visit Greenland propose des articles sur son site Internet comme (voir l’image ci-dessous) :

·       À tous les explorateurs à ski : neige encore intacte disponible

·       Le Groenland : une destination d’aventure lente (slow adventure)

·       Les cinq endroits les plus ennuyants au Groenland – déconnecter au Groenland

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Source : Visit Greenland

Pour renforcer son positionnement, l’organisation propose des outils aux entrepreneurs en tourisme d’aventure avec la plateforme Web Adventure Travel in Greenland. Le portail offre des informations pertinentes sur les marchés, les ressources humaines ou encore des études de cas inspirantes dans le domaine.

Islande : faire de la population des ambassadeurs

Depuis le printemps 2010, les actions marketing issues de la campagne Inspired by Iceland se succèdent. Elles font le tour des médias sociaux et inscrivent l’Islande dans la tête des voyageurs comme une destination non seulement spectaculaire et unique, mais aussi dont le peuple est fier. Celui-ci, partie prenante de cette offre, se veut très accueillant et ne manque pas d’humour. Voici un rappel du début de cette campagne.

Source : YouTube

 

Outre cette magnifique vidéo (ci-dessus) qui donne ton, le site Web Inspired by Iceland diffuse des vidéos de témoignages d’Islandais connus ou de personnalités publiques ayant voyagé en Islande. Des webcams ont également été installées sur certains sites touristiques où des événements ont été organisés.

Pour la petite histoire, visionnez la vidéo ci-dessous :

Source : YouTube

 

Le succès de la campagne les a incités à créer une nouvelle mouture de Inspired by Iceland, sur une plus longue période, afin de mousser l’image de l’Islande pour la saison hivernale. La population invite alors les voyageurs à découvrir la destination avec eux. Certaines personnalités islandaises, dont le premier ministre et le maire, se prêtent au jeu.

Source : Vimeo

 

Plusieurs autres actions marketing sous le thème Inspired by Iceland ont remporté beaucoup de succès comme le Secret Tour of Iceland, ou encore la plus récente initiative Ask Gudmundur. Ce « moteur de recherche humain » répond aux requêtes en ligne par l’entremise de sept Islandais provenant d’autant de régions. Depuis peu, les gudmundurs proposent aussi des expériences dans leurs lieux de prédilection (voir la vidéo ci-dessous). Voilà un clin d’œil rafraîchissant face à l’omniprésence du Web et des médias sociaux.

Source : Inspired by Iceland

Un avenir prometteur

Plusieurs autres facteurs expliquent le succès touristique de l’Islande, tels que l’attrait de ses paysages uniques et la multiplication récente des accès aériens. De 2010 à 2014, le nombre de touristes internationaux se rendant en Islande a doublé, et les dépenses de ces voyageurs ont crû de 130 %. Près d’un million d’étrangers ont foulé le sol islandais en 2014. Le pays compte accueillir 3 millions de touristes par année d’ici 2020. Voilà qui est ambitieux pour une nation comptant seulement 320 000 habitants. Mais si la tendance se maintient, cette projection pourrait bien se réaliser.

Le Nord a la cote

Au Québec, le développement du tourisme nordique, hivernal, de nature et d’aventure s’inscrit parmi les mesures du Plan de développement de l’industrie touristique 2016-2020 (PDIT); les modèles inspirants ne manquent pas… Profitons du momentum!

 

Image à la une : © Instagram, VisitFinland

 

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Produits et activités

Randonnée ou culture? Pourquoi pas les deux!

La région de King County, dans l’État de Washington, offre aux visiteurs un imposant réseau de sentiers pour qu’ils puissent s’adonner à la randonnée pédestre, au vélo ou à l’équitation. Le King County Regional Trail System (RTS) compte à ce jour 280 kilomètres de sentiers disponibles pour pratiquer des activités de plein air non motorisées, mais aussi pour effectuer les déplacements quotidiens. Ce réseau planifié, toujours en développement, devrait totaliser plus de 480 kilomètres lorsqu’il sera terminé. Pour favoriser la fréquentation de ces lieux et en faire des destinations, le RTS, en partenariat avec la King County Cultural Services Agency, ont publié le « Art Master Plan », pour susciter la multiplication de l’art public et l’intégrer adéquatement aux sentiers.

À l’occasion de l’International Trails Symposium 2015, qui se déroulait en mai à Portland (Oregon), Monica Leers, représentant la King County Parks Division, a présenté ce plan ainsi que des exemples de réalisations.

La petite histoire

En 2011, le département des parcs de King County a embauché Brian Borello comme artiste en résidence afin qu’il développe le Plan directeur des arts du RTS. Durant sa recherche, M. Borello a sillonné le réseau à différents moments de l’année pour prélever les coordonnées des œuvres publiques déjà en place, établir les sites potentiels, réaliser des entrevues avec les employés du réseau ainsi qu’avec les utilisateurs pour mieux cerner leurs besoins et déterminer les types d’aménagements requis. Il a ensuite conçu un plan qui priorise le développement artistique, mais qui comprend aussi une série de recommandations pour améliorer l’expérience du visiteur en matière de lieux de repos, de services et de signalisation.

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Le Art Master Plan est notamment présenté sous forme de carte interactive disponible en ligne. Elle illustre clairement le travail de M. Borello. Pour chaque œuvre d’art mentionnée, on indique les coordonnées, l’itinéraire pour s’y rendre ainsi que la description de l’œuvre. Les icônes pointant les sites potentiels sont accompagnées d’une photo et d’une courte description du lieu, ainsi que d’une recommandation.

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Des résultats colorés!

The Blue Trees

Parmi les réalisations produites dans la foulée du Art Master Plan, la création de Konstantin Dimopoulos a doté d’une signature particulière la localité où elle a été implantée. Le projet The Blue Trees, qui consiste en des rangées d’arbres peints en bleu, a revitalisé un lieu délaissé, en plus de constituer une barrière de sécurité entre le sentier et la voie routière. Pour réaliser ce projet éphémère visant aussi à sensibiliser les gens à la déforestation, M. Dimopoulos a eu recours à une peinture à base d’eau sans effet nocif pour l’écorce. Le même bleu a par la suite été utilisé par les résidents, qui ont confectionné des pantoufles à l’occasion de la Journée de la laine (Yarn Day)! Les gens du coin se sont ainsi approprié ce bleu éclatant.

 

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Wayne Tunnel – Ebb & Flow

Comme il a été indiqué dans le plan de M. Borello, le Wayne Tunnel offrait une belle occasion de développer un projet de murale. L’artiste Kristen Ramirez s’est inspirée de la flore de la région et de la forme particulière du tunnel pour créer un effet de kaléidoscope. Des bénévoles provenant de la communauté ont participé à la réalisation de la fresque, faisant de cette création un projet rassembleur. Depuis son inauguration en 2014, ce tunnel, qui autrefois était craint, attire par son originalité et ses couleurs joyeuses.

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Un plan porteur

Avec ce plan directeur, le King County Regional Trails System (RTS) compte faire de ses sentiers un réseau distinctif, attractif et unique. Le document (la carte interactive ou le rapport complet) doit servir de référence aux planificateurs, aux artistes et aux gens de la communauté pour l’aménagement des sentiers du RTS au cours des prochaines années. Il propose des bases pour intégrer l’art de façon harmonieuse, mais aussi des principes guidant l’amélioration de l’expérience des utilisateurs, tout en articulant le développement autour de l’identité régionale.  

 

Image une : 4Culture, the cultural services agency for King County, Washington

 

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Produits et activités

Au rythme des promenades sonores

 

 

S’inscrivant directement dans les tendances du tourisme d’expérience et de la recherche d’authenticité, les balades sonores séduisent de plus en plus d’adeptes et les initiatives se multiplient. Le paysage auditif d’une destination semble représenter un véritable atout touristique sur lequel les professionnels doivent miser.

 

Découvrir une destination grâce à ses sons

Bien des destinations possèdent leur identité sonore distinctive. Il suffit de penser aux bruits des cafés parisiens, des taxis à New York, des baleines à Tadoussac ou de la mousson au Vietnam pour en être convaincu. Les balades sonores visent la mise en valeur de ce paysage sensoriel particulier, en petit groupe ou en solo, en utilisant ou non des outils (audioguide, GPS, technologie embarquée d’amplification, etc.).

Les promenades sonores s’adressent à tous les types de public, quels que soient leur âge, leur niveau de vie ou leurs connaissances préalables de l’environnement visité. L’activité est également tout indiquée pour les personnes vivant avec un handicap ou une déficience visuelle.

Chaque visite est unique et authentique, car le touriste se fond dans un paysage sonore préétabli

Le format balade engendre une expérience bien particulière. Les sens sont décuplés par la marche, le promeneur peut interagir avec les membres du groupe ou avec les locaux rencontrés en chemin, et ainsi prendre le temps de découvrir la destination à son rythme. Chaque visite est unique et authentique, car le touriste se fond dans un paysage sonore préétabli. De plus, comme toute expérience multisensorielle, les promenades sonores stimulent la mémoire et prolongent l’impression que le visiteur gardera de la destination. Avec RadioDordogne, le Périgord mise sur les particularités sonores de sa région pour se démarquer.

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Source: RadioDordogne

Ce type d’activité sensorielle permet de préserver un patrimoine fortement identitaire en valorisant d’autres lieux que les sites touristiques traditionnels. Comme ils sont conscients de la fragilité de cette richesse, nombre d’urbanistes et de professionnels du tourisme militent pour une «écologie sonore». 

Les sons, ADN des destinations urbaines

Promenades sonores à Marseille

En 2013, Julie de Muer et la radio associative Radio Grenouille lançaient le projet Promenades sonores autour de 40 balades effectuées au cœur de Marseille et de sa périphérie. En association avec des artistes et les habitants, ces balades amènent les visiteurs à découvrir des quartiers en marge des circuits touristiques classiques.

Source: YouTube

Savant mélange de pistes musicales, de sons urbains et de témoignages, l’initiative s’est fait remarquer par Google. Un partenariat entre le géant américain et Julie de Muer a abouti au développement des Promenades nocturnes. Suivant le modèle des Promenades sonores, le concept invite les curieux à découvrir la ville la nuit. Grâce à Streetview, il n’est pas nécessaire d’être présent physiquement, car il s’agit d’une balade virtuelle. Loin des clichés, l’approche se veut objective: certaines problématiques sociales sont abordées durant les balades, plongeant le visiteur au cœur des réalités de la population.

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Source: YouTube

Stockholm Sounds

L’Office de tourisme de Stockholm a développé un guide touristique mobile inspiré des sons de la ville. L’application Stockholm Sounds entraîne les visiteurs à travers plus de 40 lieux à l’identité sonore particulière, et permet au touriste d’accumuler des points en jouant à des jeux. La plateforme fournit également de l’information et offre la possibilité aux acteurs touristiques (hôtels, restaurants, bars et discothèques, etc.) d’afficher des promotions ou des récompenses pour les joueurs. 

 

Source: YouTube

L’outil favorise le prolongement de l’expérience touristique, notamment en proposant une liste musicale d’artistes suédois intitulée «Stockholm Pre-Party Playlist» à écouter avant, pendant ou après la visite.

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Source: iTunes

Audiotopie: une initiative québécoise

Audiotopie, une coopérative d’artistes, exploite le paysage sonore de Montréal, Laval, Sainte-Thérèse et Brompton, notamment par la réalisation de parcours audio guidés. À titre d’exemple, le trajet «Biotope» permet de découvrir l’histoire et l’environnement du parc de la Rive de Brompton grâce aux sons enregistrés sur place. Si l’auditeur choisit la version géolocalisée, les pistes sonores s’adapteront à son emplacement afin de bonifier son immersion.

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Source: SoundCloud

Écouter la nature

Le Natural Sounds Program des parcs étatsuniens

Le Natural Sounds Program, initiative du National Park Service, a pour mission de souligner l’importance des paysages sonores des parcs et de limiter les intrusions auditives afin de préserver l’expérience sensorielle des visiteurs.

Le projet est concrétisé grâce à de la recherche scientifique, à une réglementation limitant les parasites acoustiques, à des visites guidées et à des enregistrements alimentant une banque d’archives sonores.

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Source: NPS Photo

Le programme s’intéresse aux sons naturels, mais aussi aux bruits culturels (chants amérindiens), historiques (enregistrement du son des canons du Fort McHenry) ou d’origine humaine (avions, motoneiges, etc.). L’idée est de capter toutes les sonorités présentes sur le territoire des parcs.

Observation de la faune

L’application Wild permet aux promeneurs de découvrir en réalité augmentée les espèces d’oiseaux qui peuplent le parc des Buttes Chaumont à Paris. Quand l’utilisateur se balade, un système géolocalisé reconnaît sa position et déclenche une piste audio incluant des chants d’oiseaux et des pièces musicales.

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Source: iTunes

Une des balises de la balade sonore de Pont-Péan, en France, plonge les visiteurs dans l’univers des chauves-souris en leur permettant d’entendre les ultrasons qu’elles émettent, fréquence normalement inaudible pour l’oreille humaine.

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Source: Pont-Péan sons

Randonnées sonores

Dans le parc naturel régional de Millevaches, en France, les Marches sonores invitent le promeneur à se procurer un lecteur MP3 et une carte à l’office du tourisme pour effectuer une balade portant sur le thème de l’eau. Des temps de pause sans casque sont prévus dans l’itinéraire pour que le visiteur puisse écouter librement le milieu qui l’entoure.

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Source: Marches sonores

Depuis 20 ans, le parc naturel régional du Haut-Jura travaille la valorisation de ses Paysages sonores, notamment grâce à un circuit constitué d’une soixantaine d’arrêts répertoriés comme des «points d’ouïe» (panoramas auditifs) ou des «sites ponctuels auriculaires» (points d’écho). Avec ses oreilles simplement ou un instrument de musique s’il le souhaite, le promeneur est invité à profiter pleinement de l’acoustique jurassienne.

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Source: Jura tourisme

Réelle signature identitaire d’une destination, les paysages sonores constituent un produit touristique authentique, distinctif, unique et expérientiel, qui peut être exploité et apprécié avant, pendant ou après la visite. Pourquoi ne pas proposer des enregistrements sonores comme carte postale ou comme cadeau souvenir?

 

Image à la une © Radio Grenouille

Commentaire de Gilles Malatray

Depuis les premières soundwalks de Murray Schafer, orientées vers une pédagogie de l’écoute, et défendant le jeune concept d’écologie sonore, et celles de Max Neuhaus, plus axées sur l’aspect esthétique et la performance artistique, les promenades sonores font s’interroger artistes, chercheurs et parfois aménageurs. Elles ont d’ailleurs pris une importance particulière ces dernières années, étant souvent portées par des courants liés à la création sonore environnementale. Qu’elles soient effectuées à oreilles nues ou à l’aide de dispositifs audio embarqués, guidées et animées physiquement ou en parcours autonomes balisés, ces déambulations auriculaires projettent le promeneur écoutant au cœur du paysage, par une expérience sensible. Ces parcours sonores nous emmènent, de la balade dans une ville, un quartier, un parc naturel, jusqu’à la possibilité d’effectuer un voyage s’appuyant sur la thématique d’une écoute paysagère, au sens large du terme. Nous pouvons y organiser, entre autres, des approches précises liées à l’acoustique des lieux bâtis, à l’acoustique remarquable de sites naturels ou urbains, aux langues et aux modes de vie, au design sonore local, aux arts campanaires, à la lutherie… Nous nous trouvons ici confrontés à une série de postures d’écoute remettant en question à la fois le caractère esthétique, artistique, social et écologique des sons de l’environnement. Ces approches croisées sont propices aux rencontres entre artistes, chercheurs, aménageurs, décideurs politiques et autres professionnels responsables du développement territorial… Par une perception parfois décalée, ou auditivement recentrée sur l’environnement sonore, une approche sensible et jouissive, différentes réflexions, et si possible des actions naissent de ces marches et démarches. La valorisation d’un lieu, qu’il soit naturel, rural, périurbain ou urbain, par des organismes ou des institutions ayant la responsabilité de communiquer autour de l’image d’un territoire, trouve alors des outils pour mettre en place un tourisme culturel axé sur des ressources auriculaires. L’écoute, et par celle-ci les sources sonores mises en valeur, dans un cadre n’étant pas forcément celui de concerts ou d’événements musicaux, devient alors un geste opérant comme un levier médiatique original, inouï, pour attirer les visiteurs, voire les habitants potentiels, les entreprises…

Pour aller au-delà de cette médiation, la prise en compte des sons dans une approche environnementale, notamment par les balades et les parcours d’écoute peuvent, dans le meilleur des cas, devenir de vrais outils prospectifs. Analyser un territoire en le parcourant de l’oreille, en déceler ses fonctionnements comme ses dysfonctionnements, préserver des points d’ouïe qualitatifs, modéliser des lieux d’écoute esthétiques, équilibrés, bref, prendre en compte, en amont d’aménagements, une recherche qualitative des ambiances sonores dans la construction territoriale est un objectif important pour la qualité de vie. Ces promenades sonores permettent de rassembler, dans un premier temps, un panel d’acteurs engagés à la valorisation et à l’aménagement du territoire, dans un geste collectif fédérateur, consistant à porter sur le territoire, par l’arpentage au rythme des pas et des sons, une oreille sensible, critique et constructive. Ce n’est certes pas encore chose courante, mais souhaitons que cette démarche entre progressivement dans le champ des pratiques usuelles.

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Tendances

L’attractivité de la nature en ville

Dans son rapport Valoriser la nature en ville, Atout France rappelle l’importance qu’occupe la nature dans l’image et l’attractivité d’une destination urbaine. Bien qu’elle ne justifie pas systématiquement le déplacement de nouveaux visiteurs, elle joue un rôle plus déterminant pour les clientèles ayant déjà visité la destination, les familles et les touristes de long séjour.

La nature assure une multitude de fonctions en ville. En plus de ses bienfaits environnementaux, tels que l’atténuation des îlots de chaleur et l’amélioration de la qualité de l’air, elle constitue un élément de différenciation par l’esthétique qu’elle apporte à la ville. Véritable vecteur d’attractivité, la nature incite aussi bien à prendre une pause, à flâner, qu’à s’activer ou à observer la vie locale, ou encore simplement à contempler sa beauté. Elle évoque les vacances et peut devenir un lieu incontournable à visiter à condition que cette nature soit valorisée et qu’une offre de qualité soit mise sur pied.

Convertir et animer des espaces délaissés

Qu’il s’agisse de terrains d’anciens bâtiments inutilisés, d’infrastructures datant d’un passé industriel ou de friches urbaines, les sites abandonnés constituent parfois d’excellents terreaux pour l’aménagement de nouveaux espaces verts en ville. Cet aménagement va parfois jusqu’à revitaliser des quartiers ou des zones de la ville moins fréquentés. Beaucoup plus qu’un cadre enchanteur, la nature rallie la population, invite les gens de passage, habille les lieux publics et laisse place à une animation variée: exposition d’œuvres d’art, concert de musique, projection cinématographique, spectacle de variétés, marché public, offre culinaire, etc.

On ne tarit plus d’éloges à l’endroit du High Line de New York. Ce parc aménagé sur une ancienne voie ferrée est un modèle fort inspirant pour de nombreuses municipalités, si bien qu’aujourd’hui plusieurs villes à travers le monde utilisent cet exemple afin de convertir à leur tour leurs voies désaffectées. On peut entre autres citer les projets The Goods Line, à Sydney, et The 606, à Chicago.

À Nice, la démolition de la gare routière et d’un stationnement a permis de libérer douze hectares. Après deux ans et demi de travaux, la promenade du Paillon est un véritable poumon vert pour la ville.

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Source: Ville de Nice

Embellir les quartiers, les portes d’entrée des villes, les bâtiments

Les arbres, les plantes et les fleurs enjolivent le paysage urbain et le transforment tout au long de l’année selon les différentes étapes de floraison. En plus des autorités municipales et des organismes communautaires qui veillent à leur aménagement et à leur entretien, on remarque dans quelques quartiers l’engagement des citoyens.

Les ruelles vertes de Montréal sont un bon exemple. Appuyés par les éco-quartiers, les résidents riverains s’impliquent dans leur création et veillent à leur entretien. Dans certains arrondissements, leur popularité est telle que des éco-quartiers ainsi que des compagnies privées organisent à l’occasion des visites guidées pour les faire découvrir. Le 6 septembre dernier avait lieu la Journée des ruelles vertes, un événement offrant une programmation variée.

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Source: Ruelle verte

Depuis sa revitalisation en 2005, la place Stanislas de Nancy accueille chaque année un jardin éphémère basé sur une thématique liée à l’actualité. Pour souligner le centenaire de la Première Guerre mondiale, le thème de 2014 était «1914, paysage fortifié».

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Source: Le jardin éphémère – Nancy

Le mur végétalisé des Halles d’Avignon est une véritable œuvre d’art qui change de couleur au fil des saisons. Créé en 2005, il attire de nombreux visiteurs en plus d’apporter un peu de fraîcheur au cœur de la ville.

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Source: Tourisme Avignon et Provence

Permettre la pratique d’activités récréatives

À pied, en vélo ou à bord d’une embarcation de plaisance, la nature urbaine est pour plusieurs synonyme de terrain de jeu. La création d’itinéraires qui relient des lieux de nature, des offres de transport permettant à tous d’accéder à ces espaces naturels et la mise en place d’infrastructures et de services pour répondre aux besoins des usagers sont toutes des façons de valoriser l’usage de ces zones vertes.

À Londres, un sentier d’observation de fleurs sauvages a été développé le long de la Tamise. Deux itinéraires relient les lieux d’interprétation et sont faciles d’accès pour les résidents et visiteurs de la ville.

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Source: River of Flowers

La nature en ville contribue au bien-être des urbains et des visiteurs. Les bénéfices qu’elle apporte se répercutent sur la qualité du séjour et participent au rayonnement positif de la destination. L’équilibre entre le bâti et la nature est aujourd’hui une tendance incontournable pour l’image et l’attractivité de la ville.

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Produits et activités

Ces pirates à l’abordage de la ville!

Afin de se frayer un chemin dans la jungle urbaine encadrée par un système de gouvernance complexe et peu réactive aux nouveaux besoins des citadins, les artistes investissent l’espace public pour améliorer l’expérience des résidents et des touristes.

Une pratique ancrée dans la tendance

Si les artistes qui s’adonnent au détournement du mobilier urbain se qualifient de hackers ou de pirates, c’est que leur démarche est proche de celle de leurs cousins informaticiens. En effet, l’idée est de rentrer dans un système établi, d’y trouver une faille et d’en modifier la forme pour changer son utilité première. Dans le Dictionnaire urbain, le hacking urbain «consiste à détourner la ville de ses fonctions premières (habiter, consommer, travailler, circuler…)».

Le bricolage de l’environnement urbain fait appel à la réutilisation des objets publics, à la maximisation des usages, à l’action citoyenne, au divertissement et à la recherche d’esthétisme. Cette pratique s’inscrit également dans la tendance du Do It Yourself, qui permet à ses adeptes de développer leur créativité tout en s’affranchissant du système de consommation traditionnel. L’idée est de répondre à des besoins que les différents acteurs de la gouvernance municipale ne peuvent prendre en compte.

Apparenté à la pratique illégale et marginale de l’art de la rue, le piratage urbain reprend également les caractéristiques de l’économie collaborative. Les artistes posent un geste gratuit afin d’améliorer l’expérience quotidienne des citoyens et des touristes. L’intention se veut désintéressée, tournée vers l’autre, facilitante pour la rencontre humaine, valorisante pour la culture locale et en marge du système établi.

À l’assaut de la notion de propriété publique

Si le mobilier urbain appartient à tous, chacun ne pourrait-il pas en user comme bon lui semble? De même, quand un espace est loué, quelles sont les limites de son utilisation? C’est dans cet esprit que les adeptes du détournement transforment temporairement les espaces de stationnement à l’occasion du Park(ing) Day qui, depuis 2005, a lieu le troisième samedi de septembre. Durant le temps qui leur est alloué par la location de leur place de stationnement, les citoyens de plus de 35 pays cherchent à sensibiliser les autorités municipales sur la nécessité de multiplier les espaces verts et les lieux de rencontre sociale en ville.

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Source: © BY NC EURIST e.V.                           Source: © BY NC Boenau

À New York, les citadins sans cour arrière peuvent louer le Timeshare Backyard, un espace situé entre deux bâtiments de l’East Village. Pour 100$ de l’heure, il est ainsi possible de profiter du gazon, du barbecue et de la table de pique-nique et d’admirer les graffitis sur les murs.

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Source: © BY SA NC Matt Green

Branle-bas de combat pour améliorer la ville

En utilisant l’infrastructure existante, les hackers enrichissent la ville et la rendent plus efficiente. En avril 2014, le projet new-yorkais Rotten Apple mettait en lumière l’utilisation multiple du mobilier urbain en 23 détournements dont voici quelques exemples:

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Source: Rotten Apple

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Source: Rotten Apple

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Source: Rotten Apple

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Source: Rotten Apple

Le collectif Fabrique-Hacktion propose quant à lui une intervention simple, mais efficace pour favoriser la mobilité urbaine. Des autocollants représentant un Vélib’, le système de vélo en libre-service de Paris, sont appliqués sur les panneaux d’indications dans le métro afin de montrer l’emplacement de la borne la plus proche et de créer un lien clair entre ces deux moyens de transport.

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Source: Fabrique-Hacktion

Le bricolage urbain permet également de maximiser l’utilisation d’espaces désuets, mal conçus ou sous-utilisés. C’est le cas d’un stationnement peu fréquenté à Amsterdam qui s’est vu transformé temporairement en terrain de minigolf.

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Source: Pop-Up City

Avec la généralisation des téléphones portables, un grand nombre de cabines téléphoniques ont perdu de leur utilité, mais leur présence marque encore le paysage urbain. En les transformant, entre autres, en bibliothèque ou en aquarium, les pirates redoublent de créativité pour leur donner une seconde vie.

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Source: Graphisme & interactivité

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Source: Graphisme & interactivité

Source: YouTube

Cap vers une nouvelle expérience urbaine

Le cercle des hackers ne se limite pas à un nombre restreint d’artistes ou de designers. Au contraire, le mouvement cherche à mobiliser l’ensemble de la communauté urbaine afin qu’elle prenne elle-même l’initiative de redéfinir l’espace dont elle a besoin. En posant un regard neuf sur le mobilier public, les pirates participent à la création d’une nouvelle expérience urbaine, où la ville ne se réduit pas à un lieu encadré et pourvu d’équipements uniquement utilitaires. L’environnement urbain peut également être propice aux interactions sociales, aux réflexions militantes ou à l’expression esthétique.

À Toronto, des pirates ont transformé des panneaux d’informations touristiques installés par la Ville. Par ce geste, ils dénonçaient le fait que des stationnements de vélos et des espaces verts aient été sacrifiés pour des structures affichant en réalité beaucoup de publicités et peu d’informations touristiques. Sous forme de cartes artistiques, d’affiches transmettant un message ou de tableaux noirs, les panneaux transformés devenaient une invitation au divertissement, à l’expression et à la participation.

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Source: The Pop-Up City

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Source: The Pop-Up City

Par leur Opération Échangeur TRICOT, les Ville-Laines cherchaient à embellir l’espace particulièrement peu attrayant de l’échangeur Turcot à Montréal, mais également à exprimer leur «découragement face au projet de reconstruction annoncé». 

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Crédit: Colin Earp-Lavergne 2013

L’action du Clan du néon est un autre bel exemple d’implication citoyenne: sans dégradation ni violence, de petits groupes éteignent les enseignes extrêmement énergivores qui restent allumées toute la nuit et qui privent les citadins d’une obscurité apaisante.

Source: YouTube

À travers leurs interventions, les hackers anticipent les besoins des citoyens et adaptent la ville plus rapidement que les urbanistes. De plus, avec la popularité grandissante de l’open data (données ouvertes), les informations détenues par une municipalité sont désormais accessibles à tous. Le recensement des services et des équipements urbains permet aux pirates de cibler directement les espaces à améliorer et facilite leur démarche. Ces exemples vous inspirent-ils pour passer à l’action?

 

Image à la une: Street Art Utopia/Facebook

 

Analyse réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

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Produits et activités

Dessine-moi un jardin

 

Grâce à de nombreuses initiatives privées et publiques, le tourisme floral au Canada a acquis une notoriété qui dépasse les frontières. Néanmoins, les défis pour ce marché de niche sont nombreux et le forcent à se réinventer. En effet, les jardins cherchent à attirer de nouveaux segments de clientèle tout en fidélisant leurs visiteurs, mais aussi à se distinguer des concurrents et des autres attractions de loisir. Voici un tour d’horizon de parcs et de jardins des quatre coins du monde qui offrent aux visiteurs une expérience originale en misant sur une thématique particulière et en créant des alliances parfois surprenantes…

Jardins et histoire

Heritage Gardens, situé dans le parc Gardens by the Bay à Singapour, regroupe quatre jardins sur la thématique de l’histoire et de la culture des trois principaux groupes ethniques de la ville et de son passé colonial. Ils représentent la relation que chacune de ces populations entretient avec les plantes et les fleurs, ainsi que l’utilisation qu’elles en font.

Le jardin historique du parc Keukenhof en Hollande rend hommage au botaniste qui a fait de la tulipe le symbole du pays (voir l’image ci-dessous). Grâce à la reconstruction de ce jardin du XVIe siècle, plus de 400 ans de culture de ces fleurs aux Pays-Bas sont retracés. Ouvert seulement de mars à mai, le parc a attiré cette année un nombre record d’un million de visiteurs, dont environ 75% venaient de l’étranger.

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Source: Wikipedia

À Londres, le Garden Museum relate l’histoire des jardins au Royaume-Uni. La nouvelle exposition permanente intitulée «Fashion & Gardens» explore le lien entre la mode et les jardins britanniques à travers les siècles. Des œuvres révèlent la manière dont les artistes tirent leur inspiration des fleurs.

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Source: homesandproperty.co.uk

Jardins et art

Son lieu de vie et de création a été conservé et mis en valeur afin d’y refléter l’influence des jardins dans ses œuvres

À Giverny, en France, il est possible de visiter la demeure et les jardins du peintre Claude Monet. Son lieu de vie et de création a été conservé et mis en valeur afin d’y refléter l’influence des jardins dans ses œuvres. En parcourant le clos normand et le jardin d’eau créés par l’artiste, le visiteur se retrouve plongé dans ses toiles les plus connues, comme celle du pont au-dessus de la mare aux nénuphars.

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Source: Fondation Monet

Le parc Keukenhof en Hollande possède une collection privée d’œuvres d’art et propose à des artistes d’exposer les leurs. De plus, les visiteurs peuvent observer des peintres en pleine création lors d’un forum des arts qui se tient chaque année.

Jardins et technologie

Afin d’attirer la clientèle connectée, le jardin botanique Bellevue de Seattle s’apprête à disposer des codes QR près des plantes et des fleurs, permettant aux personnes munies d’un téléphone intelligent d’accéder à de l’information supplémentaire.  

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Source: bellevuereporter.com

Le château de Versailles a lancé en 2013 une nouvelle version de son application mobile «Jardins de Versailles». L’utilisateur parcourt librement les jardins et reçoit tout au long de sa visite des alertes correspondant à des centres d’intérêt préalablement configurés : anecdotes, commentaires historiques ou commentaires esthétiques.

Source: Youtube

Jardins et attractions

Supertree Grove est, quant à lui, constitué de 18 immenses structures futuristes en forme d’arbres, hautes de 25 à 50 mètres

Certains jardins jouent la carte de la démesure et incarnent de véritables parcs d’attractions, attirant une clientèle internationale. C’est le cas du parc géant de 100 hectares Gardens by the Bay à Singapour. Il comprend de nombreux jardins de conservation de la biodiversité, dont les plus remarquables sont le Cloud Forest et le Supertree Grove. Le premier est un dôme de verre abritant une montagne de 35 mètres de haut, d’où se jette la plus haute cascade intérieure du monde. Le parc fournit en ligne une vue impressionnante à 360 degrés. Supertree Grove est, quant à lui, constitué de 18 immenses structures futuristes en forme d’arbres, hautes de 25 à 50 mètres, qui servent de sites de reproduction pour les oiseaux et les insectes.

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Source: Gardens by the Bay

Le Dubaï Miracle Garden aux Émirats arabes unis est le plus grand jardin de fleurs au monde, une version surdimensionnée des Mosaïcultures internationales de Montréal. Environ 45 millions de fleurs ont été utilisées pour réaliser ces œuvres végétales.

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Source: Dubai Miracle Garden

Jardins et festival

Les Jardins de Métis, en Gaspésie, organisent depuis l’an 2000 le Festival international de jardins, qui est devenu le plus important événement de ce genre en Amérique du Nord. Des œuvres contemporaines éphémères sont présentées par des architectes paysagistes, designers et artistes de diverses nationalités. Le festival, qui a attiré au total 900 000 personnes, contribue au rayonnement international de la région.

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Source: inhabitat

Jardins et innovations

27 sculptures composées de plus de 400 000 blocs LEGOMD ont attiré 350 000 visiteurs, comparativement à une moyenne de 90 000 les autres années

Reiman Gardens en Iowa aux États-Unis innove en concevant, chaque année, ses expositions, événements et programmes éducatifs autour d’un thème. En 2012, 27 sculptures composées de plus de 400 000 blocs LEGOMD ont attiré 350 000 visiteurs, comparativement à une moyenne de 90 000 les autres années. En 2014, le thème choisi est l’espace, les planètes et les extraterrestres.

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Source: treehugger.com

Le jardin botanique de Huntsville en Alabama a décidé de sortir des sentiers battus en exposant des sculptures de sable, inspirées du monde d’Alice au pays des merveilles, thématique de son exposition estivale cette année.

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Source: ourvalleyevents.com

L’imagination n’a pas de limites quand il s’agit de créer des œuvres. En Écosse, le paysagiste de renommée internationale Charles Jencks s’est inspiré des sciences et des mathématiques pour métamorphoser ses jardins privés. Le Garden of Cosmic Speculation est ouvert une journée par année au public.

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Source: charlesjencks.com

 

Les jardins thématiques sont une avenue à exploiter pour séduire les voyageurs à la recherche d’expériences uniques et distinctives. Que ce soit dans le cadre d’une exposition, d’un événement ou pour un renouvellement de l’ensemble d’un site, cette approche permet aux visiteurs de conjuguer nature avec culture, art, divertissement ou encore apprentissage.

 

Image à la une: © Société du partenariat ontarien de marketing touristique

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Marchés géographiques Tourisme durable

Le tourisme insulaire navigue vers la durabilité

Des enjeux propres à l’insularité

Les milliers d’îles disséminées sur la planète comptent parmi les destinations touristiques les plus prisées du monde. Par leurs caractéristiques et leur localisation, ces endroits promettent aux visiteurs un dépaysement inégalé.

Bien que les îles profitent d’un caractère spécial qui les avantage d’un point de vue touristique, ces mêmes particularités engendrent des problématiques auxquelles les destinations continentales n’ont généralement pas à faire face. Les enjeux distincts du tourisme insulaire comprennent:

  • une capacité d’accueil limitée en raison de l’espace disponible restreint;
  • une forte pression sur les espaces et les ressources naturelles;
  • des conflits d’usage exacerbés par la spécificité des territoires;
  • une fréquentation touristique dépendante des moyens de transport;
  • une pression sur les prix de l’équipement et des services touristiques.

Les effets des changements climatiques menacent particulièrement les zones côtières et entraînent des enjeux majeurs qui nécessitent déjà la mise en place de stratégies d’adaptation et d’atténuation. La modification de la fréquence, de la durée et de l’intensité des événements météorologiques extrêmes ainsi que l’accélération de l’élévation du niveau de la mer peuvent mettre en péril l’activité touristique.

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Vue aérienne des îles Abrolhos (Australie), © Julie Edgley

Le tourisme durable: une approche non négociable

Concilier la fréquentation des visiteurs et la préservation des milieux naturels constitue un défi prioritaire pour un nombre croissant de destinations insulaires. Pour plusieurs de ces îles, le tourisme représente la principale source de retombées économiques et d’emplois, mais il ne contribue pas toujours à l’amélioration de la qualité de vie des résidents. Afin de résoudre cette problématique, les destinations doivent suivre les principes de durabilité.

L’exemple du cap Hatteras

Situé dans la région des Outer Banks en Caroline du Nord, le cap Hatteras est un parc national regroupant des îles et des îlets formant une étroite bande de sable au cœur de l’océan Atlantique. Un pont construit en 1963 afin de faciliter l’accès au parc a toutefois contribué à sa surfréquentation, ce qui a fragilisé les écosystèmes et dégradé l’expérience touristique. Il a fallu qu’un nouveau règlement encadrant la circulation automobile sur la plage soit adopté en 2012 pour mettre un frein à la détérioration du cap.

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Vue aérienne de cap Hatteras (États-Unis) © Laura Sturtz, National Park Service

Voici quelques leçons tirées de cette expérience:

  • L‘établissement d’un mode de gouvernance et des usages appropriés du territoire permet d’atténuer les problèmes prévisibles.
  • Les priorités de gestion doivent être convenues tôt dans le processus de planification; elles servent à déterminer quelles activités seront permises et comment elles seront gérées.
  • Les restrictions et l’harmonisation des usages sont nécessaires à la préservation du territoire. Aucune activité unique ou aucun groupe d’usagers ne devrait monopoliser les espaces nécessaires à la protection des ressources.
  • La clé du succès relève de la résolution rapide des problèmes. Il faut s’attaquer aux enjeux et aux conflits dès qu’ils émergent.

Lorsque le tourisme et la conservation de la nature vont main dans la main

Le développement touristique durable peut éveiller la conscience des visiteurs comme celle des résidents et apporter un soutien indispensable à la conservation de la biodiversité. Il est même possible de protéger les ressources naturelles tout en intensifiant les usages récréatifs.

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Vue aérienne de l’île Terschelling (Pays-Bas) © Ralf Roletschek

En 1974, la municipalité de l’île Terschelling, située aux Pays-Bas, a créé des politiques intégrées encadrant l’agriculture, la protection de la nature et le développement du tourisme. Grâce à cette vision à long terme et aux mesures qui en ont découlé, la destination a pu doubler le nombre de touristes accueillis tout en augmentant la population faunique. Cette gestion efficace du territoire doit son succès, entre autres, à un plan de zonage basé sur la segmentation des visiteurs (voir le tableau). Les installations ont été aménagées en fonction de chaque catégorie et tenaient compte de la vulnérabilité des différentes aires naturelles. 

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Le charme des îles, plus que des vues sur la mer

Pour développer l’offre hors saison, plusieurs destinations insulaires ont décidé d’adopter une stratégie de diversification des expériences fondée sur la mise en valeur du patrimoine culturel. On retrouve au cœur de cette démarche le partage de la fierté culturelle avec le visiteur, rappelant qu’il ne faut pas réduire la destination à ses paysages invitants. Dans un esprit de durabilité, l’exploitation de cette richesse est accompagnée d’efforts de préservation et engage la communauté dès l’étape de la planification. Un exemple simple: la page dédiée à la découverte des îles sur le site Internet de Tourisme Îles de la Madeleine laisse une grande place aux Madelinots. Dans la section «Portraits de gens d’ici», les résidents peuvent exprimer leur passion pour leur région.

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Source: Tourisme Îles-de-la-Madeleine

Encourager la population locale à s’engager est aussi une façon de stimuler les activités entrepreneuriales. L’offre de l’île d’Ouessant, en Bretagne (France), s’est vue renouvelée par une nouvelle vague d’initiatives touristiques inspirées par un désir de valoriser les attributs culturels. Parmi celles-ci, la création de la compagnie Kalon Eusa, qui propose des parcours thématiques variés dont la «sortie algues culinaires» et la balade littéraire «Ouessant, muse des écrivains».

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Source: Kalon Eusa

Avec leurs paysages idylliques tournés vers la mer, les territoires insulaires invitent naturellement au bonheur et à la détente. La concurrence internationale accrue oblige toutefois ces destinations à se renouveler tout en s’adaptant continuellement aux multiples défis liés à la durabilité des ressources.

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Visionnez la vidéo réalisée par l’organisme:

Image à la une: © Julie Edgley