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Coopérer pour élargir son offre de bien-être

En Suisse, la station touristique de Flims-Laax-Ferela, située dans le canton des Grisons, attire les visiteurs en quête de bien-être avec son projet « Spa Around ». Depuis décembre 2022, neuf hôtels indépendants ont harmonisé leur offre de soins et ouvert leurs portes à tous les clients qui séjournent dans l’un des établissements participants. L’expérience des visiteurs se trouve ainsi grandement bonifiée, ce qui représente un avantage concurrentiel à la destination.  

Le concept de « Spa Around » permet à chaque hôtel de diversifier son offre à moindre coût. Au lieu d’investir dans la construction d’infrastructures supplémentaires, chacun peut se concentrer à maximiser son potentiel en travaillant en synergie avec les autres partenaires. Grâce à une plateforme de réservation centrale, la gestion des flux de visiteurs entre chaque établissement s’effectue efficacement. 

Source : Spa Around—Les neuf hôtels participants 

À la base, les hôteliers participants envisageaient de proposer le concept uniquement hors saison pour éviter le surachalandage durant les moments les plus populaires. Or, considérant la gestion efficace de la plateforme de réservation, qui fixe et respecte les quotas attribués à chaque spa, ils n’ont pas eu besoin de restreindre la période d’opération du projet. 

Cette formule de coopération est avantageuse à tous les niveaux, tant pour les hôteliers et leurs clients que pour le rayonnement de la destination ! 

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Produits et activités

De l’équipement nautique en libre-service

Des stations de location de planches à pagaie se déploient sur les plages du lac Léman, en Suisse. Les deux premières installations, conçues par la startup Equip, comportent chacune 6 embarcations offertes gratuitement par les villes de Gland et de Rolle. 

Comment ça marche ?

L’usager doit d’abord télécharger l’application Equip, puis y effectuer une réservation. Par mesure de sécurité, une carte de crédit est requise, mais la location est gratuite. Il peut ensuite déverrouiller un casier à l’aide de son téléphone et accéder à une planche, une pagaie et deux vestes de flottaison. Le contenant comprend également un panier dans lequel l’utilisateur peut laisser ses effets personnels.  

Plusieurs types d’équipement

D’autres stations de planches à pagaie, mais aussi d’autres équipements sportifs, sont prévus sur les berges du lac. Par ailleurs, la ville de Gland compte déjà un module pour le prêt de jeux de pétanque, de spikeball et de tennis de plage. Voilà qui permet d’alléger le balluchon du visiteur ou encore de l’initier à la pratique de nouvelles activités. 

La sécurité avant tout

Néanmoins, l’absence de personnel ou d’outils de communication (affiches, vidéos, etc.) prodiguant des consignes de sécurité et des conseils sur l’utilisation adéquate de l’embarcation et de la veste de flottaison pose un certain défi en matière de prévention des noyades. La transmission de ces informations est primordiale, qu’on s’adresse aux néophytes ou aux utilisateurs expérimentés. Une approche en libre-service ne doit pas compromettre la sécurité des visiteurs.

 

Image à la une : Equip/Vimeo 

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Produits et activités

Développer l’offre touristique de la montagne sur 4 saisons

Au printemps 2022, la ministre du Tourisme du Québec, Caroline Proulx, a invité neuf régions à lui soumettre un « Plan montagne » sur quatre saisons. L’un des objectifs est de renforcer l’attractivité de ces lieux pour assurer la vitalité économique des régions. Ce plan constitue l’occasion de plancher sur des solutions qui permettront de diversifier l’offre touristique en montagne et de faire face aux changements climatiques. À cet égard, la France propose quelques modèles inspirants qui sont présentés dans cette analyse.

Développer l’offre de produits et surveiller son impact

Les enjeux que rencontrent les territoires de montagne sont nombreux et plusieurs destinations à travers le monde vivent des préoccupations semblables. L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) publiait d’ailleurs un rapport en décembre 2021 sur le sujet. D’entrée de jeu, l’OMT souligne que pour développer ce produit, il est essentiel de diversifier ses sources de revenus en proposant une offre renouvelée à fort impact, en termes d’attractivité, mais à faible impact, d’un point de vue environnemental.

Source : UNWTO

Une proposition d’expériences nouvelles, voire innovantes, contribue à la transformation des zones de montagne en destinations touristiques quatre saisons. L’étendue des possibilités est vaste : plein air et aventure, culture, gastronomie, bien-être, agrotourisme, tourisme spirituel et tourisme « communautaire », c’est-à-dire qui favorise le contact avec la communauté locale.

D’après l’OMT, pour qu’un développement se fasse de façon harmonieuse, les nouveaux produits doivent :

– Être authentiques et refléter les attributs uniques de la destination de montagne ;

– Avoir le soutien des communautés locales ;

– Respecter l’environnement naturel et social ;

– Se différencier de la concurrence ;

– Apporter une contribution économique significative ;

– Être conçus selon une approche durable et inclusive, en intégrant la création d’emplois de qualité.

Dans cette optique, il est important de surveiller en continu l’impact et les bénéfices des nouveaux produits ou services sur le territoire et les communautés en place. Par exemple, en Italie, l’Observatoire du tourisme durable de la région du sud Tyrol utilise des indicateurs tels que la satisfaction locale, l’emploi, la saisonnalité, l’occupation du territoire, la diversité des paysages, la gestion de l’énergie et de l’eau afin d’évaluer l’impact du tourisme sur l’économie, l’environnement et la société.

Accompagner les territoires de montagne

La France a dévoilé son plan Avenir Montagnes en mai 2021. Ce dernier consacre un important budget au volet ingénierie qui est piloté par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). Ce volet vise à accompagner près de 60 territoires de montagne qui désirent baser leur stratégie de développement sur une offre touristique diversifiée, quatre saisons, durable, respectueuse de la biodiversité et des paysages et qui consomme peu de ressources naturelles et foncières.

La vidéo qui suit présente les bonnes pratiques observées dans le massif des Bosges et le Massif central. On y trouve notamment le projet de rénovation de la Grande Traversée du Massif central à vélo. Accompagnée par l’ANCT, la démarche mobilise plusieurs acteurs locaux, valorise chacun des territoires qui sont traversés par l’itinéraire et contribue au développement de l’activité économique de la région.

Dynamiser les stations sur quatre saisons – Le cas de la station Chamrousse

Les motivations pour prendre des vacances à la montagne vont bien au-delà du ski. D’après une étude réalisée par Skift et Club MED, les visiteurs s’y rendent pour :

– Profiter de l’atmosphère et prendre de l’air frais (60 %)

– Recharger leurs batteries et déconnecter du quotidien (46 %) ;

– Passer du temps en famille et avec les amis (44 %) ;

– Utiliser les installations de bien-être comme le spa (28 %).

Depuis plusieurs années, de nombreuses stations de montagne font preuve d’innovation pour offrir une diversité d’activités et d’expériences sur quatre saisons. Par exemple, la station française Chamrousse, propose une panoplie d’expériences pour divertir et mettre au défi tous types de visiteurs, tant en saison blanche qu’en saison verte. On y trouve notamment 33 kilomètres de sentier pédestre qui se déclinent en balades familiales ou en randonnées sportives. Ces itinéraires incluent différentes activités ludiques telles que des parcours d’orientation, des chasses au trésor, des jeux-questionnaires, des activités de type escape game ou encore du géocaching et des balades guidées. Sur deux roues, les sportifs peuvent s’adonner à la descente en vélo de montagne, à la montée en vélo de route ou à des parcours de motocross, de BMX, de trottinette et de skateboard. En hauteur, les adeptes d’adrénaline retrouvent des activités telles que du via ferrata, de l’escalade, des parcours dans les arbres, de la tyrolienne et du parapente. Les plus courageux peuvent même dormir dans une tente suspendue à la falaise.

Au-delà de son caractère sportif, la station Chamrousse est une montagne qui met de l’avant la culture, l’artisanat et le bien-être. Il est donc possible d’y suivre des cours de yoga ou de photographie, de participer à toutes sortes d’ateliers (fabrication de savon, de biscuits, de produits cosmétiques, etc.), d’accéder à un spa ou même à une bibliothèque. Plusieurs fêtes et événements animent également la station.

L’engagement de la montagne envers le développement durable se traduit par plusieurs actions concrètes qui se déploient en respectant le patrimoine naturel du milieu. En 2019, la station a lancé le projet d’aménagement de la Croix de Chamrousse qui comprend :

– Des aménagements en montagne : passerelle piétonne de type himalayenne, itinéraires pédestres ;

– Des espaces de découverte : belvédères, espace de pique-nique, terrasse panoramique.

Pour veiller à la bonne intégration du projet dans son environnement naturel, une stratégie d’aménagement touristique a été élaborée en tenant compte de la préservation des milieux et des paysages. Ainsi, les zones touchées par les travaux ont été réhabilitées afin de régénérer l’espace naturel.

Source : Chamrousse.com

Depuis plus d’une décennie, le Réseau de veille en tourisme documente la transformation des stations de montagne en destination quatre saisons et partage plusieurs exemples de bonnes pratiques sur son site Web. Pour les (re) découvrir, voici quelques anciennes analyses :

Image à la une : Pexels

 

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Destinations Marketing

Un séjour de volontariat pour promouvoir son village

Depuis peu, ce géant de l’hébergement collaboratif met sur pied des séjours de volontariat offrant des occasions de voyages uniques à quiconque veut s’y inscrire. À vocation sociale ou environnementale, ceux-ci réunissent des volontaires afin de répondre à un objectif précis. Ils peuvent s’échelonner sur une durée d’un à trois mois.

À la suite de l’exode des populations des régions vers les grandes villes, divers villages à travers le monde ont été délaissés. Dans le but de revigorer le village de Grottole, dans le sud de l’Italie, Airbnb et l’organisation Wonder Grottole ont choisi cinq candidats pour y vivre et pour travailler sur le développement d’une offre touristique distincte, comprenant l’apiculture.

Cette collaboration avec un organisme local a permis à Airbnb de bien comprendre les besoins de la population et de mieux y répondre. Les diverses compétences des volontaires ont pu également être mises à profit, afin d’optimiser les résultats. Par exemple, Remo, un professeur d’anglais, a donné quelques leçons aux villageois afin qu’ils puissent mieux communiquer avec les touristes.

Les participants ont été choisis parmi plus de 280 000 candidats. Cette initiative a donc pu répondre au second objectif, soit attirer l’attention des différents médias et du public sur ce village pittoresque, et ce, avant même qu’elle ne débute. Durant le séjour, les journaux ont également souligné l’offre touristique que Grottole a à offrir. Le maire de la Ville a même mentionné que s’il avait investi 100 000 euros en marketing, ce village n’aurait pas pu obtenir autant de visibilité qu’avec ce projet de volontariat.

Il s’agit d’une expérience unique pour les participants qui, le temps de leur séjour, ont vécu comme les résidents, ainsi que pour ces derniers qui sont désormais prêts à accueillir des touristes en quête d’authenticité.

Avez-vous déjà pensé à créer un programme de volontariat afin de redonner vie à votre village en impliquant des touristes?

Comment pourriez-vous faire participer les touristes à la promotion de votre ville?

 

Source de l’image à la une : Kai, Pexels

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Produits et activités

Cinq tendances en tourisme de nature et d’aventure

Le réseau de veille réalise depuis déjà quelques années un bulletin de veille sur le tourisme de nature et d’aventure, en collaboration avec le ministère du Tourisme du Québec. Cette synthèse mensuelle vise à informer les intervenants touristiques sur ce secteur d’activités prioritaire, tel qu’en témoigne la Stratégie de mise en valeur du tourisme de nature et d’aventure. Voici les grandes tendances qui se dégagent d’une relecture des bulletins de la dernière année.

 

La nature en vedette

Depuis quelques années, plusieurs éléments contribuent à mettre la nature et le plein air à l’avant-plan.

Source de bien-être

Les bienfaits associés à la fréquentation de la nature sur la santé physique et mentale sont bien documentés. Si bien que des médecins prescrivent la nature pour améliorer l’état de santé de certaines personnes. Aussi, la tendance au bien-être contribue à cet intérêt pour un contact avec la nature. Les bienfaits de cette dernière inspirent aussi les designers dans l’aménagement des hôtels. On y intègre des murs végétalisés, de grandes baies vitrées pour faire entrer la lumière, le tout afin de favoriser la détente et les émotions positives.

Populaire sur Instagram

Le partage de clichés sur les médias sociaux stimule la demande pour les espaces naturels. Les parcs nationaux américains ont enregistré des records de fréquentation l’année dernière et certains analystes estiment qu’Instagram y aurait contribué. Le portail de partage de photos exerce une influence sur le choix des destinations de voyage. Non seulement les gens s’en inspirent, mais ils souhaitent aussi publier des photos qui feront l’envie des autres utilisateurs. Certains vont jusqu’à prendre des risques pour obtenir une photo spectaculaire.

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Source : Instagram

Aux premières loges des changements climatiques

Les changements climatiques affectent le terrain de jeu des adeptes du plein air. La protection de l’environnement figure parmi les préoccupations des pratiquants comme des organisations en tourisme d’aventure. Des entreprises proposent des actions concrètes pour réduire leur empreinte et celles de ses clients. C’est le cas de Midnight Son Tours, en Alaska, qui fournit à chaque client une bouteille équipée d’un filtre purificateur d’eau permettant à l’utilisateur d’obtenir une eau potable à partir de n’importe quelle source. Voilà qui contribue à réduire la consommation de bouteilles d’eau à usage unique.

Hébergement de plein air immersif, design et écologique

Les concepts d’hébergement en cabines situées dans des milieux naturels de grande qualité se multiplient. Souvent créées par des architectes, ces installations carburent aux énergies renouvelables et sont faites de matériaux écologiques, locaux ou recyclés pour minimiser leur empreinte sur le territoire. L’immersion dans le paysage et l’ouverture sur celui-ci par une grande fenestration sont souvent des caractéristiques communes à ce type d’hébergement.

 

Se rapprocher de la nature

L’hôtel CABN, en Australie, illustre bien cette tendance. Il est composé de cabines de bois à faible empreinte écologique qui permettent un séjour en pleine nature sans délaisser le confort. La startup Getaway propose le même genre d’hébergement, en périphérie des villes de New York, de Boston et de Washington, DC.

Voici la vidéo promotionnelle de CABN :

Vidéo : YouTube

Cette tendance est aussi bien observable au Québec, notamment avec Dômes Charlevoix, des unités luxueuses en forme d’igloo, avec terrasse et spa, situées en pleine nature et offrant une vue sur le fleuve.

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Source : © Bourgeois Lechasseur Architectes

Les offres et les prototypes se déclinent en de multiples propositions, comme de l’hébergement flottant, des habitations inspirées des modes de vie ancestraux ou encore des cabines en pleine forêt entièrement recouvertes de miroirs pour se fondre dans le paysage.

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Crédits photo : © Coulson

Même activité, nouvel emballage

Les entreprises d’aventure rivalisent d’originalité pour renouveler leur offre ou pour se démarquer afin d’interpeller une clientèle exigeante et expérimentée qui souhaite vivre des expériences uniques.

« Héliactivités »

Pour enrichir son offre estivale, le centre de villégiature Tordrillo Mountain Lodge, en Alaska, propose des séjours d’hélivélo (heli biking), d’hélirandonnée (heli hiking) et d’hélipêche (heli fishing). En Colombie-Britannique, la Glacier Raft Company possède un accès exclusif à l’un des canyons de la rivière Kicking Horse, joignable uniquement par hélicoptère. Les visiteurs descendent ensuite la rivière en rafting. Voici la vidéo de présentation de Glacier Raft Company :

Vidéo : YouTube

Pêche en kayak, yoga sur la neige

On observe de nouvelles façons d’aborder certaines activités. La pêche en kayak, par exemple, gagne en popularité et joint une clientèle de jeunes adultes. Le yoga neige, ou snowga, se répand aussi. C’est le cas à Boulder, au Colorado, qui reçoit d’importantes quantités de neige chaque année et où la culture du yoga est déjà bien implantée. En Finlande, on propose le yoga de sable ou de neige, selon la saison. À Montréal, l’entreprise POP Spirit offre des cours de yoga dans la neige, dans des parcs montréalais.

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Source : © POP Spirit 

L’aventure en ville

Des activités d’aventure qui se pratiquaient autrefois uniquement en milieux ruraux sont de plus en plus courantes en pleine ville. Des parcours aériens et des tyroliennes, du kayak, du surf ou encore de la planche à pagayer debout sur les cours d’eau urbains  : les gens s’y adonnent pour être actifs sans devoir quitter la ville ou encore pour vivre une nouvelle expérience. Ces activités d’aventure permettent d’aborder la ville sous un autre angle.

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Source : © M&M Stand Up Paddling Amsterdam

Installations iconiques

Que ce soit pour renouveler l’offre, pour mieux répondre aux besoins de la clientèle, pour améliorer l’expérience client ou pour se démarquer de la concurrence, l’aménagement de structures inusitées pimente l’expérience de plein air. C’est le cas du pont piétonnier suspendu Charles Kuonen, le plus long au monde avec près de 500 mètres. Il permet d’épargner de quatre à cinq heures de marche sur le trajet de randonnée entre Zermatt et Grächen, en Suisse.

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Source : © Valentin Flauraud

Plus qu’une tour, une image de marque

Au Danemark, le Camp Adventure Park sera bientôt équipé d’une tour d’observation de 45 mètres de haut. Sa silhouette en forme de sablier propose un contact unique avec la canopée, en plus de constituer une image distinctive pour le parc.

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Source : © EFFEKT Architects

Des segments de clientèle à conquérir

Des organisations en tourisme d’aventure s’intéressent à des segments jusque-là sous-estimés. Travel Oregon déploie un microsite présentant les diverses options d’accès au plein air pour les personnes à mobilité réduite. On y présente des excursions guidées à ski, à vélo de montagne, en escalade ou encore en kayak. Parks Victoria, en Australie, teste les Canopy — Eco Sleeper Pods, des unités d’hébergement au design contemporain et accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Vidéo : Vimeo

Au-delà des stéréotypes

Le marketing du plein air véhicule généralement un modèle assez restreint des pratiquants : de race blanche, jeune, hétérosexuel et doté d’un physique athlétique. Ce stéréotype ne parle en rien aux communautés ethniques, aux personnes en surpoids ou encore aux néophytes du plein air. Mais ces adeptes sous-représentés occupent une place grandissante sur les médias sociaux, particulièrement sur Instagram, sous l’appellation Unlikely Hikers. Ce mouvement, qui regroupe plus de 50 000 abonnés et qui est soutenu par des marques reconnues comme REI et Columbia, fait des petits. Des dizaines d’autres comptes illustrant cette diversité et promouvant l’inclusion ont vu le jour.

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Source : © Unlike Hikers / Instagram

Les voyageurs en solo

Bien que les voyageurs en solo soient déjà bien servis par le secteur du tourisme d’aventure, leur nombre est en croissance. Cette appellation désigne les personnes qui partent seules et celles qui rejoignent un groupe d’individus. Une étude de Booking.com auprès de 20 500 voyageurs révèle que 40 % des baby-boomers ont fait un tel séjour au cours de la dernière année. 

L’entreprise Intrepid a développé un microsite à leur intention, avec des formules sur mesure, la publication de témoignages et des astuces pour outiller la clientèle en solo.

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Source : © Intrepid

Pour en savoir plus…

Le tourisme de nature et d’aventure est en bonne posture pour se développer et gagner de nouveaux adeptes au fil des prochaines années. Il s’inscrit parmi plusieurs grandes tendances touristiques, comme la recherche d’authenticité et les expériences transformationnelles. La progression rapide des voyages du marché chinois, tout particulièrement celui de la génération du millénaire, qui cherche à vivre des aventures en pleine nature, aura aussi certainement un impact sur ce secteur d’activité. Abonnez-vous aux bulletins de veille publiés mensuellement sur le site Web de Tourisme Québec pour rester informé.

 

Image à la une : © EFFEKT Architects

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Produits et activités Tendances

Tendances et enjeux du tourisme hivernal

Le Réseau de veille en tourisme collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille sur le tourisme hivernal. Son objectif consiste à informer les intervenants de l’industrie sur un des produits prioritaires de la Stratégie de mise en valeur du tourisme hivernal au Québec et sur les marchés concurrents. Voici trois grandes tendances observées dans ce secteur d’activité.

 

L’acquisition de nouvelles clientèles

La plupart des destinations hivernales internationales font face aux mêmes défis : inciter la relève à pratiquer des sports d’hiver et attirer des touristes et des excursionnistes qui se tournent parfois vers des territoires offrant une situation climatique moins aléatoire.

Au Québec, le taux de pratique des principaux sports d’hiver peine à atteindre 20 % (voir le graphique 1). Selon les données du sondage administré par Vividata, le patin s’avère l’activité la plus populaire, tous groupes d’âge confondus. Les jeunes Québécois de 14 à 34 ans pratiquent davantage la planche à neige que la moyenne de la population, mais pour ce qui est des autres activités considérées par le sondage, les résultats affichent peu d’écarts entre chaque segment.

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Les jeunes, une relève essentielle

On utilise l’expression « déficit nature » pour parler, notamment, des jeunes qui passent peu de temps en milieu naturel. Or, pratiquer des activités en plein air l’hiver est souvent une question d’habitude et de mode de vie ; plus on le fait tôt (enfance et adolescence), plus on augmente les chances de conserver cette propension une fois adulte (lire aussi : Inciter les Y à pratiquer les sports d’hiver).

En France, les villages et les stations de montagne d’Auvergne-Rhône-Alpes tentent de reconquérir les jeunes avec l’initiative Génération Montagne. Piloté par Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme et l’Association Nationale des Maires de Stations de Montagne, le projet appuie ses assises sur cinq leviers d’action concrets :

  • Développer et promouvoir des offres adaptées aux habitudes de consommation des jeunes ;
  • Soutenir les structures d’hébergement collectif ;
  • Proposer des conditions tarifaires adaptées ;
  • Numériser les offres ;
  • Faciliter l’accès aux stations.

La transformation des comportements et des habitudes de consommation des jeunes de la génération Z nécessite d’adapter son offre et de revoir ses stratégies de communication (lire aussi : L’entreprise qui murmurait à l’oreille des Z). Avec le projet Génération Montagne, on assiste à une mobilisation des intervenants du territoire afin de valoriser les atouts et l’attractivité de la montagne.

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Source : Génération Montagne

Diversification de l’offre

Le mode de vie nordique possède une unicité attrayante qui se décline en de nombreuses expériences. Mettre en valeur cette offre plurielle et authentique semble nécessaire, voire essentiel pour faire face à la concurrence internationale (lire aussi : Tourisme hivernal : 5 destinations qui se démarquent !).

Les destinations célèbrent l’hiver

La perception de la saison froide a évolué. Les incitatifs pour mettre le pied dehors se multiplient, si bien qu’en ville, en montagne et en région rurale, on cherche à embrasser l’hiver au lieu de le subir. Les festivals et événements de tous genres (culturels, gourmands, sportifs, etc.) occupent de plus en plus cette période de l’année, ce qui contribue à l’attractivité de la destination.

Dans le cadre de son 375e anniversaire, Montréal a créé Les Hivernales dans le but de célébrer la nordicité de la métropole. La programmation de cet événement proposait aux résidents et aux visiteurs des activités ludiques et festives, de janvier à mars 2017 :

  • Course à obstacles : Barbegazi ;
  • Festival de musique électronique : Igloofest ;
  • Tournoi de hockey en plein air : la Classique Montréalaise ;
  • Etc.

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Source : Ville.montreal.qc.ca

Les stations de ski continuent de se réinventer

Depuis plusieurs années, les stations ont compris que pour joindre un plus large public, il faut désormais diversifier son offre d’activités et placer le visiteur au cœur de ses réflexions (lire aussi : Diversification des activités hivernales dans les stations de ski). Cette tendance s’intensifie à un point tel qu’il semble incontournable de repenser la station d’aujourd’hui et de demain. 

En France, le Conseil départemental de l’Isère a mandaté Isère Tourisme pour réfléchir à la station du futur. Quels services, activités, animations, infrastructures et expériences globales répondront aux besoins et attentes de la clientèle en 2030 ?

  

Vidéo : Youtube

Avec l’apport de 75 experts (chefs d’entreprises, chercheurs, sociologues, start-up, etc.), Isère Tourisme a défini neuf thématiques majeures et proposé cinq positionnements :

  1. La station pleine énergie est orientée vers la santé et le bien-être ;
  2. La station douce rend hommage à un mode de vie responsable, en connexion avec la nature ;
  3. La station loisirs met en valeur l’envie de partager du temps en famille et entre amis en pratiquant des activités ensemble ;
  4. La station high-tech intègre l’innovation technologique afin de créer une expérience globale fluide ;
  5. La station hyper sport cherche à dépasser les limites de la pratique sportive intense.

station_future_isere_tendance_hiverSource : pro.isere-tourisme.com

Intensification de pratiques durables

L’hiver est-il encore synonyme de neige ? Oui, mais pour combien de temps ? Les changements climatiques sont un réel enjeu. L’irrégularité des conditions météorologiques fait en sorte que les amateurs d’activités hivernales planifient et réservent leurs séjours et leurs billets d’accès à la dernière minute. La vulnérabilité de l’industrie face au climat exige de revoir certaines façons de faire.

De la réflexion à l’action

Scientifiques, experts et professionnels sont unanimes quant au besoin d’adapter les modèles de gestion, de miser sur des pratiques durables, de soutenir l’innovation et de diversifier l’offre (lire aussi : Le climat change, et vous ?). Il est maintenant l’heure de passer à l’action !

Depuis 2008, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) travaille de pair avec la firme environnementale Nature-Action Québec afin d’étudier la question du développement durable et de créer un programme environnemental. En 2016, le programme de certification écoSentier a été lancé et suscite depuis l’intérêt de plusieurs clubs. Cette année, ils sont au nombre de 25 à avoir fait des demandes de certification, ce qui permet d’atteindre 1900 kilomètres de sentiers certifiés au Québec.

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Source : ecosentier.ca

Dans les stations de ski, le virage écoresponsable s’accentue et les actions sont nombreuses : adhésion à des programmes environnementaux, utilisation d’énergies renouvelables, protection des ressources naturelles, réduction d’émissions de carbone, investissement dans des équipements performants et moins énergivores, innovation visant la conservation de la neige, engagement des employés, mise en place de projets impliquant les visiteurs (lire aussi : Des stations de ski écoresponsables).

Ces grands enjeux et tendances témoignent de la fragilité de notre tourisme hivernal, mais aussi du dynamisme de notre industrie, qui multiplie les efforts pour protéger, adapter, développer l’hiver et le rendre accessible aux consommateurs d’aujourd’hui et de demain. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Source image à la une : Pexels.com

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Produits et activités

Le bien-être fait aussi du bien au tourisme

 

La notion de bien-être est devenue un enjeu crucial pour notre société, au point de la rendre presque indissociable de la notion de santé. De plus en plus de gens recherchent une approche plus préventive que curative de la médecine. Le maintien en bonne santé passe alors par une attention particulière à leur bien-être physique, mais aussi psychique.

 

Soins, activité physique, gestion du stress, gestion de la douleur, programme nutritionnel adapté, éducation thérapeutique : les établissements de bien-être rivalisent d’imagination pour proposer une offre à la fois riche et variée. 

Cet article a été intégralement rédigé par nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme de l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais. 

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Tendances observées dans les centres de bien-être

Les pratiques émergentes

Selon Health and Fitness Travel, spécialiste en séjour de bien-être, plusieurs pratiques devraient se renforcer ou faire leur apparition dans un futur proche.

Source: Observatoire valaisan du tourisme

 

Des offres élaborées et ciblées

La gamme de massages, de soins et de traitements s’est largement étoffée. Aujourd’hui, les établissements importent des techniques venues d’ailleurs, valorisent les produits naturels locaux, s’adressent aux jeunes enfants ou encore se dotent de matériel sophistiqué. On vante les effets spécifiques des soins sur certaines régions du corps, pathologies, douleurs, etc. Il y en a pour tous les goûts.

  1. La médecine alternative asiatique pour favoriser le bien-être intérieur. À l’exemple de l’Ayurvéda, une médecine ancestrale indienne qui vise à une purification physique, émotionnelle et psychique. Les massages ayurvédiques se popularisent dans les centres de bien-être. En Valais, ils sont pratiqués à Ovronnaz, Anzère ou encore à Val d’Illiez.

    D’inspiration asiatique, de nouvelles thérapies par la nature arrivent en Europe. Le concept japonais Shinrin Yoku, ou « bains de forêt », est proposé par les établissements de La Chaîne Thermale du Soleil. Cette thérapie consiste à se balader de longues heures en forêt à un rythme très lent. 

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Source : Pexels

  1. Une offre spécifique pour les familles. Pour attirer les familles, de nombreux sites proposent des massages pour les enfants. En Valais, Brigerbad et les bains du Val d’Illiez en font notamment partie. Le Anzère Spa & Wellness a lancé une formule permettant aux parents et à leur progéniture de vivre cette expérience ensemble.
  2. Démarcation par les spécificités et propriétés des produits locaux. Les centres de bien-être valorisent les propriétés des ressources locales (fruits, plantes, minéraux, etc.) à travers une gamme de produits de traitement ou de cosmétiques. Par exemple, le Walliser Alpentherme de Leukerbad profite de la culture viticole à proximité pour offrir des soins à base de raisins.
  3. Cryothérapie et cabines de froid. Autrefois réservée aux sportifs, la cryothérapie se démocratise. Le principe consiste à s’introduire dans une cabine dont les températures descendent jusqu’à -150°C. Moins froides, les cabines à neige s’installent elles aussi dans les centres thermoludiques.
  4. Caisson de flottaison. Chargé en sulfate de magnésium, il procure une sensation de flottaison intense. De plus en plus d’adeptes s’immergent dans cette baignoire hermétique plutôt spéciale pour défier les lois de la pesanteur et relaxer.

Quel intérêt pour le tourisme mondial ?

D’après le Global Wellness Institute, 691 millions de voyages en lien avec le bien-être auraient été effectués de par le monde en 2015. Les dépenses générées par ce tourisme s’élevaient à plus de 482 milliards de dollars. Pour 11 % des séjours, le bien-être était le motif principal du déplacement. Avec 250 millions de séjours en 2015, les Européens sont ceux qui réalisent le plus grand nombre de ces voyages. En revanche, les États-Unis demeurent le marché le plus lucratif. Les Américains ont dépensé près de 202 milliards de dollars.

 

Source de l’image à la une :Sylwia Bartyzel, Unsplash 

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Produits et activités

Le plein air balisé : un réseau qui a fait ses preuves

Le Réseau de veille s’est intéressé au projet de la SuisseMobile à ses tout débuts, il y a un peu plus de dix ans. Déjà, on pouvait constater l’ampleur de l’offre composée d’itinéraires pour les déplacements non motorisés et surtout, la qualité de son intégration aux prestataires touristiques et aux transports publics. En 2018, la SuisseMobile célèbrera ses dix ans. À l’occasion d’une conférence organisée par Vélo Québec, le cofondateur Lukas Stadtherr a présenté les principaux projets, après une décennie d’évolution et d’expérience.

C’est quoi SuisseMobile?

SuisseMobile est un réseau national balisé destiné à la mobilité douce dans un cadre récréatif ou touristique. À ce jour, il regroupe des itinéraires pour cinq activités : le vélo, la randonnée, le canot, le vélo de montagne (ou VTT pour vélo tout-terrain) et le patin à roues alignées, tous accessibles gratuitement.

Le réseau recense plus de deux millions d’utilisateurs annuellement, dont la plupart sont des résidents suisses. Ces derniers fréquentent SuisseMobile en moyenne cinq fois par année. Les itinéraires les plus populaires sont ceux de la « La Suisse à pied » et de « La Suisse à vélo ». Voici quelques indicateurs concernant SuisseMobile :

  • Plus de 700 itinéraires d’ampleur nationale, régionale et locale.
  • Quelque 300 sites de location de vélo à travers le réseau.
  • Les transports publics constituent le principal moyen de déplacement lors de l’aller et du retour pour 44 % des cyclistes, 43 % des randonneurs et 35 % des cyclistes de montagne.
  • En tout, SuisseMobile génère un chiffre d’affaires de 730 millions de francs suisses, soit près de 1 milliard de dollars canadiens dépensés principalement dans les commerces situés le long de ces itinéraires. « La Suisse à vélo » est responsable de près de la moitié de ces revenus.

Des outils bien pensés

Le portail Web SuisseMobile constitue le point de départ de nombreux utilisateurs. Conçu pour organiser soi-même un séjour ou une sortie, il recense une foule d’informations cartographiées, des détails utiles pour chaque étape, la liste et la localisation des hébergements et des différents services, les horaires des transports collectifs menant aux points de départ et d’arrivée, la météo, des carnets de routes, etc. L’efficacité du portail rend la planification de séjours simple et agréable. Bien qu’il propose de nombreuses « offres à réserver » qui consistent en des circuits organisés avec hébergement et activités, seulement 10 % des utilisateurs s’en prévalent.

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Source: SuisseMobile

Une application mobile est également disponible pour faciliter la consultation d’informations en cours de déplacement. Pour l’année 2016, la plateforme Web et l’application ont enregistré 10 millions de visites. Les utilisateurs peuvent également adhérer aux services du portail SuisseMobile Plus pour créer leur propre itinéraire et le partager. Cet outil est vendu par SuisseMobile au coût d’environ 47 $. Quelque 1,5 million de parcours ont été réalisés avec SuisseMobile Plus en 2016. Il s’agit par ailleurs de l’un des principaux moyens de financement privé de l’organisme, avec les cotisations des hébergeurs et autres entreprises qui y sont associées.

L’une des grandes forces de SuisseMobile est son système de balisage et de signalétique clair et efficace. Quelque 70 % des visiteurs l’utilisent comme principal outil d’orientation en cours de route. Par ailleurs, selon un sondage mené auprès des utilisateurs, la qualité de la signalisation constitue une motivation importante dans le choix de SuisseMobile, il s’agit du 2e critère en importance, après l’attrait du paysage.

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Source : SuisseMobile

Miser sur la qualité

Les responsables de SuisseMobile estiment que ce réseau de plus de 33 000 km de circuits est suffisamment abondant et diversifié. La vision adoptée pour l’avenir en est une de promotion de la qualité. À cet égard, le programme « La Suisse à vélo 2030 », regroupe 405 projets d’amélioration ou de transfert d’itinéraires existants.

À ce jour, 116 d’entre eux ont été réalisés. À titre d’exemple, l’itinéraire Rhône Route a été rapproché du Rhône afin d’être plus fidèle à son nom. Des sections de pistes ont également été créées pour le transfert de tronçons qui sont partagés avec la circulation automobile. Dans le cas du vélo de montagne, on aménage des pistes de type single trail (voir l’image ci-dessous) pour répondre à la demande. Ainsi, certains circuits sur piste large sont relocalisés.

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Source : SuisseMobile

Miser sur l’hiver

SuisseMobile 2020, l’autre projet d’envergure, est déjà bien amorcé. Il s’agit du développement du pan hivernal du réseau. Dès novembre 2017 plusieurs itinéraires de raquette, de ski de fond, de randonnée hivernale et même de luge seront lancés. Ceux-ci seront donc intégrés à l’offre globale de SuisseMobile ainsi qu’à l’offre de Suisse Tourisme, le site de gestion de la destination du pays, tout comme l’ensemble de SuisseMobile. Et encore une fois, il s’agit d’une offre étoffée :

  • 134 itinéraires de randonnée hivernale;
  • 164 de randonnée en raquette;
  • 143 pour le ski de fond;
  • 85 pour la luge.

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Source : SuisseMobile

On prévoit aussi ajouter l’alpinisme et l’escalade pour 2019. Ces projets nécessitent des efforts colossaux notamment dans la sélection des itinéraires et la création des fiches descriptives et des liens avec l’hébergement et les services qui y sont rattachés. Mais à terme, ces travaux permettront d’offrir des circuits de qualité égale, à l’échelle nationale, été comme hiver. Voilà une bonification réelle de l’offre touristique pour la Suisse à l’égard de la clientèle locale comme internationale. Intégrée aux outils marketing des différents organismes responsables du tourisme, l’offre globale de la SuisseMobile constitue une vitrine exceptionnelle pour le plein air ainsi que pour un grand nombre de partenaires qui contribuent à cette réussite. Voilà un modèle des plus inspirants pour le Québec.

Image à la une : SuisseMobile

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Produits et activités

Le « fatbike » à l’honneur au Congrès vélo d’hiver

Avec des hivers au climat incertain, un engouement pour les activités d’aventure accessibles, une clientèle à la recherche de nouvelles expériences, le vélo d’hiver semble promis à de belles années. Vélo Québec organisait, en partenariat avec la Winter Cycling Federation, l’édition 2017 du Congrès vélo d’hiver qui se déroulait à Montréal du 8 au 10 février dernier. Le fatbike, ou le vélo à pneus surdimensionnés (VPS), a fait l’objet d’une journée entière de conférences. En voici un aperçu.

De niche à créneau

Tel que l’ont présenté Francis Tétrault de Vélo Québec et Fabien Blot de la Fédération québécoise des sports cyclistes, le fatbike a connu une progression très rapide au cours des dernières années. D’une niche composée de cyclistes endurcis et de fanatiques, le marché du VPS s’est répandu pour rejoindre aussi la clientèle familiale et les enfants.

En 2017, l’offre s’étend sur près de 1 000 km à travers 63 sites

Douze sites, pour un total de 60 km de sentiers, accueillaient les cyclistes en VPS au Québec en 2014. Quatre ans plus tard, l’offre s’étend sur près de 1 000 km à travers 63 sites. Des services de location de vélos sur place sont la clé d’une pratique élargie. L’offre se situe notamment dans certains centres de villégiature, des parcs régionaux et nationaux (du Québec comme du Canada), des stations de ski, des centres de ski de fond ou même dans quelques parcs municipaux. Plusieurs aménagements se trouvent dans les Laurentides, la région de Québec, les Cantons-de-l’Est et le Saguenay–Lac-Saint-Jean.

La Traversée du lac Saint-Jean à vélo

Depuis 2014, la traversée du lac Saint-Jean en fatbike rassemble des cyclistes qui bravent les éléments sur les 32 km qui séparent les municipalités de Roberval et de Péribonka. Le tracé linéaire sur le lac gelé est réputé pour son haut niveau de difficulté dû au vent, au froid et à la neige. Plusieurs activités se sont greffées à l’événement qui connait aujourd’hui une grande popularité.

La première édition comptait 22 participants. Pour les années subséquentes, 120 cyclistes ont pu s’inscrire. Pour l’édition 2017, 700 personnes figuraient sur une liste d’attente. Mais comme l’explique David Lecointre de la Véloroute des Bleuets & Traversée du Lac Saint-Jean à vélo, un total de 120 participants constitue la capacité maximale actuelle pour réaliser un tel événement en toute sécurité. La traversée est difficile, seule une partie des participants la complète, ce qui exige l’implication d’un grand nombre de bénévoles en motoneige (entre autres) pour venir en aide aux cyclistes sur le lac. La vidéo ci-dessous illustre bien l’événement et le rôle crucial joué par les bénévoles.

De belles retombées

La traversée du lac St-Jean à vélo est devenue un événement phare durant lequel plusieurs partenaires déploient des activités et des services, comme un circuit à vélo de nuit, une descente à vélo en slalom dans une pente de ski, une cinquantaine de fatbike en démonstration, un village de cabanes sur le lac, etc. La couverture médiatique abondante et la contribution d’influenceurs sur les médias sociaux ont permis à la région de consolider son image comme destination vélo et de populariser le fatbike.

Une offre en expansion

Les adeptes de plein air, plus spécifiquement du vélo de montagne, sont souvent à l’origine du développement de sentiers pour le VPS. Ce fut le cas à Sherbrooke où l’organisme touristique Destination Sherbrooke, la Ville et Sentiers Sherbrooke se sont unis pour développer et encadrer cette activité. Comme l’expliquait Jean-François Deshaies de Sentiers Sherbrooke, les adeptes de vélos de montagne ont créé leurs circuits hivernaux, en marge des règlements, dans les grands parcs de la ville. Plutôt que de sévir, les organisations responsables y ont vu une belle occasion d’aménager et d’organiser l’offre et ainsi de bonifier le statut de Sherbrooke en tant que ville de plein air. La vidéo promotionnelle ci-dessous donne un avant-goût des aménagements de vélo d’hiver à Sherbrooke.

Un outil de diversification face aux changements climatiques

Comme plusieurs destinations hivernales de plein air peuvent en témoigner, la quantité d’enneigement est devenue incertaine dans le sud du Québec.

Le fatbike constitue une activité quatre saisons qui offre une belle occasion de diversifier et de bonifier l’offre

Comme l’indique Kate Germain de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, les données observées par Ouranos sur une longue période révèlent plusieurs changements relatifs aux hivers. Voici des phénomènes qui devraient se poursuivre dans les années à venir :

  • l’augmentation des températures;
  • la baisse de la fréquence, de la durée et de l’intensité des extrêmes de température froide;
  • la croissance des cycles de gel-dégel dans certaines régions;
  • la hausse des quantités de précipitations totales, mais la réduction de l’enneigement.

Les destinations touristiques dont l’attrait repose principalement sur les activités de plein air doivent prévoir des mesures d’adaptation. Le fatbike constitue une activité quatre saisons qui offre une belle occasion de diversifier et de bonifier l’offre. Des centres de villégiature comme Bromont et plusieurs parcs offrant des sentiers de ski de fond et de raquettes voient le VPS comme une corde de plus à leur arc.

Des défis

Bien sûr, l’intégration de cette pratique implique de nouveaux enjeux. Qu’il s’agisse d’entretien des sentiers, de cohabitation, de sécurité et de financement, les gestionnaires des sites de plein air qui souhaitent ajouter le fatbike à leurs activités doivent relever un certain nombre de défis. Néanmoins, les intervenants au Congrès vélo d’hiver venus présenter leur expérience en la matière étaient extrêmement positifs et enthousiastes face à l’avenir du fatbike.

 

Image à la une : © Eric Léonard / Vélo Québec

 

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Produits et activités Tourisme durable

De petites villes utilisent leurs atouts pour se revitaliser

De nombreuses villes qui se sont développées autour d’une seule industrie durant plusieurs décennies, ont vu ce secteur d’activité s’effriter ou des entreprises phares quitter la région. Affligées par les effets de l’étalement urbain, ces petites villes se sont retrouvées avec des centres-ville désertés. Certaines ont surmonté ce passage à vide, non sans efforts, pour connaître aujourd’hui de beaux succès et une notoriété sur le plan touristique. Une étude américaine de la United States Environmental Protection Agency rassemble plusieurs exemples de réussite.

Voici les cas de Paducah, dans l’État du Kentucky et de Roanoke en Virginie.

Paducah mise sur les arts et la culture

Dans les années 1980, la municipalité de Paducah (25 000 habitants) souffre d’un manque de vitalité économique et assiste à l’exode de sa population vers la banlieue. Le centre-ville, composé en grande partie de bâtiments historiques, enregistre un taux d’inoccupation de 70 %. La criminalité rend le lieu d’autant moins fréquentable.

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Source: Calebism

En 1988, la mairesse ainsi que plusieurs partenaires publics qui formeront le Paducah Renaissance Alliance, considèrent alors que le succès de la ville passe par un centre-ville en santé. On choisit de redorer le blason de Paducah en misant notamment sur ses atouts, dont son secteur historique, la « Renaissance Area ».

Impliquer les artistes 

L’un des éléments phares de l’approche consiste à valoriser les institutions culturelles qui ont le potentiel de drainer de l’activité dans le secteur. Le National Quilt Museum, inspiré par des résidents passionnés de matelassage, la Paducah School of Art and Design et le Luther F. Carson Four Rivers Center qui accueille des spectacles d’envergure voient le jour. Quelque 665 000 personnes provenant des quatre coins du pays ont assisté à l’un de ses événements dans les cinq ans qui ont suivi son ouverture.

Les efforts de revitalisation d’un secteur résidentiel central de la ville sont également notables. La Ville a consenti à vendre à des artistes pour la somme de 1 $ plusieurs immeubles qui devaient être entièrement rénovés. Des programmes de subvention et des ententes pour des loyers peu élevés ont permis au secteur de renaître et d’attirer des gens de partout, grâce aux ateliers et aux galeries d’art qui y ont vu le jour. D’autres types de commerces, comme des restaurants, des cafés, des boutiques se sont ensuite greffés au paysage pour combler les désirs de cette nouvelle affluence.

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Source : Noah Adams/NPR

Ville créative de l’UNESCO 

En 2007, une étude menée par Americans for the Arts révèle que les organisations artistiques et culturelles à but non lucratif ont généré près de 40 millions de dollars américains en activités économiques dans la grande région de Paducah. Durant cette même année, plus de 400 000 personnes ont assisté à des événements culturels; 38 % d’entre elles provenaient de l’extérieur de l’État.

Jusqu’en 2010, environ 100 millions USD ont été investis dans le centre-ville de Paducah, dont la moitié venant du milieu privé. Les efforts de la Paducah Renaissance Alliance ont contribué à :

  • l’ouverture de 234 nouvelles entreprises;
  • attirer plus de 70 artistes qui ont rénové des bâtiments abandonnés;
  • la création de 1 000 nouveaux emplois;
  • la rénovation de 119 bâtiments;
  • une chute du taux d’inoccupation des bâtiments de 70 % à 14 %;
  • l’amélioration drastique de la qualité de vie;
  • une hausse considérable de la fréquentation et des dépenses touristiques;
  • la désignation par l’UNESCO, en 2013, de Paducah comme ville créative dans la catégorie : « artisanat et arts populaires ». Une reconnaissance bien méritée après plus d’une décennie d’efforts et d’investissements dans les arts et la culture.

Roanoke table sur le plein air

Dans les années 1980, la ville de Roanoke (98 465 résidents) voit plusieurs entreprises quitter son centre-ville, dont un siège social important (Norfolk & Western Railway) entraînant du même coup une série de pertes d’emplois. Les résidents quittent le centre-ville pour la banlieue et de nombreux bâtiments sont laissés à l’abandon.

Avec une situation géographique unique en Virginie, dans une vallée le long du Blue Ridge Parkway, une zone qui relie des parcs nationaux et le sentier des Appalaches, le plein air comme outil de développement économique s’impose.

Les autorités s’engagent alors à :

  • réaménager le centre-ville;
  • faire des loisirs de plein air un moteur économique;
  • créer un centre de recherche biomédical et un carrefour technologique.

 

Un dynamisme renouvelé 

Des programmes d’incitatifs à la rénovation ont été mis en place. La Ville a offert des subventions pour l’amélioration des espaces publics et des parcs urbains. Elle a contribué à créer un partenariat entre une organisation biomédicale, le collège Virginia Tech et University of Virginia pour la création du Carilion Biomedical Institute. La Carilion Clinic, un hôtel et une école médicale ont ensuite été construits. Mais pour attirer des résidents et des entreprises, il fallait procéder à l’amélioration du cadre de vie :

  • Entre 1995 et 2012, 42 km de voies vertes ont été aménagées dans la ville et ses alentours;
  • Un réseau cyclable permettant de sécuriser la pratique du vélo en ville et de la rendre plus attirante est développé;
  • Entre 2008 et 2010, la Ville place sous sa protection près de 5 000 hectares afin de préserver, notamment, des milieux de vie sauvage et certains panoramas;
  • En 2002, la Ville vise à obtenir une canopée d’arbres couvrant 40 % de sa superficie en dix ans; En 2010, 48 % du territoire est couvert d’arbres.

Le centre-ville de Roanoke a changé drastiquement depuis 2000. Alors que seulement une poignée d’individus y habitaient, quelque 1 200 résidents y ont élu domicile à ce jour. Entre 2009 et 2012, 25 restaurants se sont ajoutés, plusieurs d’entre eux ont profité de l’engouement pour les produits locaux en mettant de l’avant ceux disponibles au marché de fermiers de Roanoke.

L’organisme Smarter Travel a désigné Roanoke comme l’une des dix meilleures petites villes en croissance.

Revitalisation plein air Roanoke velo

Source : Visit Roanoke

Tactiques gagnantes

Chaque ville est unique. Une recette gagnante dans un cas peut se révéler un échec dans un autre. L’étude de la U.S. Environmental Protection Agency (EPA) expose quelques tactiques communes aux municipalités étudiées.

  • Identifier et utiliser les meilleurs atouts existants (paysage/ressources naturelles, plein air, bâtiments historiques, institutions culturelles) pour développer une économie résiliente;
  • Engager tous les membres de la communauté pour planifier l’avenir;
  • Tirer avantage de tout financement externe;
  • Créer des incitatifs au développement;
  • Encourager les investissements dans la communauté;
  • Faciliter la coopération au sein de la communauté et à travers la région;
  • Favoriser un environnement sain et de qualité.

Chaque milieu peut adapter ces éléments en regard de ses propres caractéristiques. Les petites et moyennes villes attirent par ce qu’elles ont d’authentique à offrir. Quels sont les atouts de votre ville?

Image à la une : Cooltown Studios