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Amazon : à la (re)conquête du tourisme

Nous entendons souvent parler des grandes enjambées d’Airbnb, de Booking ou de Google dans le secteur du tourisme. Amazon, quant à elle, était restée plutôt discrète jusqu’à ce jour. Pourtant, les annonces des derniers mois démontrent que le mastodonte du commerce électronique engage une nouvelle percée plutôt agressive dans le tourisme en multipliant les investissements et les partenariats stratégiques. Valorisée à 315 milliards de dollars, l’entreprise vient d’être couronnée du titre de la marque la plus puissante du monde. Dans ce contexte, l’industrie du voyage devient un enjeu concurrentiel dans sa guerre commerciale contre Google.

Fournisseurs de solutions technologiques pour reconquérir le tourisme

Après l’échec cuisant de sa plateforme de réservations hôtelières Amazon Destinations en 2015, Amazon change de cap et s’oriente vers le développement de solutions technologiques. La plateforme de commerce électronique entreprend alors de gros investissements dans le domaine de l’internet des objets, notamment les enceintes connectées, ainsi que dans l’intelligence artificielle. Ses avancées technologiques séduisent plusieurs grandes entreprises du voyage, qui y voient un grand potentiel pour la réservation en ligne. Skyscanner ou encore OUI.sncf intègrent une fonctionnalité de recherche et de réservation par commande vocale à l’Amazon Echo. Il y a tout juste un an, Amazon commence à déployer cette innovation dans le secteur de l’hôtellerie, avec Alexa For Hospitality. Cet assistant vocal, qui fournit les informations essentielles d’un hôtel (horaires d’enregistrement, accès à la piscine, etc.), convainc le groupe Marriott.

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Source : Shutterstock

Actuellement, Amazon, en collaboration avec un laboratoire de recherche, travaille au développement d’un bracelet capable d’analyser les émotions véhiculées par notre voix. Avec cette technologie, Amazon espère pouvoir mieux cibler la publicité et la recommandation de produits. On peut imaginer que des sociétés actives dans le transport trouvent un intérêt dans ce dispositif pour proposer des vols ou des destinations.

Mais le géant de Seattle ne s’arrête pas là! Amazon veut également renforcer le cloud computing, c’est-à-dire le stockage de contenu des applications et des plateformes sur ses serveurs. Amazon serait en phase de recrutement pour compléter son équipe Amazon Web Services (AWS). Le groupe rechercherait un directeur marketing pour l’hôtellerie et les voyages ainsi que des commerciaux. Deux compagnies aériennes, Korean Air et Ryanair, ont déjà manifesté leur intention d’utiliser le cloud d’Amazon.

Les partenariats avec les agences de voyages (OTA) en ligne s’intensifient

Depuis plusieurs mois, Amazon multiplie les partenariats. Avec plus de 300 millions de comptes actifs dans le monde, le géant du commerce en ligne devient un allié stratégique particulièrement intéressant pour les entreprises touristiques. Un moyen également pour elle de choyer ses membres Prime.

Grâce à un accord conclu en début d’année, l’agence de voyages en ligne Lastminute.com permet désormais à ses 40 millions d’usagers mensuels au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne d’acheter leurs vols et d’effectuer leurs réservations de chambres d’hôtel et leurs séjours avec la solution Amazon Pay.

En avril, un rapprochement s’opère avec Booking. Pendant un an, les membres d’Amazon Prime en Allemagne et en Autriche bénéficient du statut « Genius » chez Booking.com. Ils profitent ainsi de nombreux avantages comme des crédits-voyages après avoir réalisé une réservation sur la plateforme et même des rabais de 10 % sur certaines chambres.

Enfin, en collaboration avec l’agence de voyages Cleartrip, Amazon se lance depuis la fin du mois de mai dans la vente de billets d’avion. Dans un premier temps, seules les liaisons intérieures en Inde sont commercialisées. Pour son lancement, Amazon accorde à ses clients un crédit allant de 5 € à 20 € selon le prix du billet, et un crédit supplémentaire de 5 € est alloué à ses membres Prime.

Quelles sont ses intentions?

Avec une telle diversification, allant du stockage des données au système de paiement, Amazon est en réalité capable de maîtriser l’ensemble du parcours client. L’expérience ciblée, fluide et intuitive réunit toutes les conditions pour un parcours d’achat optimal.

Pour certains, tous ces développements et acquisitions n’ont qu’une seule finalité, concurrencer le rival Google. Selon eux, Amazon tend à devenir un métamoteur sur lequel l’internaute pourra rechercher des informations et les acheter directement depuis sa plateforme, plutôt que d’aller sur Google.

Mais la véritable guerre commerciale contre Google (et Facebook) se joue sur le front de la publicité. Les performances d’Amazon sont encore loin de celles affichées par ses concurrents, mais son chiffre d’affaires lié aux ventes de services publicitaires enregistre une plus forte croissance. Avec la récente intégration d’une fonctionnalité de réalité augmentée pour des produits L’Oréal et le lancement de sa toute dernière application StyleSnap, Amazon affirme son ambition de devenir le leader du magasinage en ligne et, ainsi, de séduire de grandes marques utilisant d’autres canaux de publicité et de vente tels que Google et Instagram.

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Source : 7 statistiques surprenantes du numérique en 2019 (extrait d’Internet Trends 2019, de Mary Meeker).

Selon Christian Lundén, directeur du groupe Nordic Choice Hotels, les professionnels du tourisme doivent rester attentifs à l’évolution d’Amazon : « Il ne s’agit plus d’une compétition entre Booking et Expedia. Il s’agit maintenant d’une compétition entre Google, Amazon et Apple. Ces géants ont plus d’informations que les prestataires en possèdent eux-mêmes, et possèdent même plus d’informations que les agences de voyages en ligne. Il est donc évident que les GAFA joueront un rôle important à l’avenir. » D’après lui, il est même peu probable que ces derniers continuent de passer par les OTA, car cela leur coûte cher. D’ailleurs, Google vient de lancer son propre système de réservations.

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Produits et activités

Le bien-être fait aussi du bien au tourisme

 

La notion de bien-être est devenue un enjeu crucial pour notre société, au point de la rendre presque indissociable de la notion de santé. De plus en plus de gens recherchent une approche plus préventive que curative de la médecine. Le maintien en bonne santé passe alors par une attention particulière à leur bien-être physique, mais aussi psychique.

 

Soins, activité physique, gestion du stress, gestion de la douleur, programme nutritionnel adapté, éducation thérapeutique : les établissements de bien-être rivalisent d’imagination pour proposer une offre à la fois riche et variée. 

Cet article a été intégralement rédigé par nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme de l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais. 

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Tendances observées dans les centres de bien-être

Les pratiques émergentes

Selon Health and Fitness Travel, spécialiste en séjour de bien-être, plusieurs pratiques devraient se renforcer ou faire leur apparition dans un futur proche.

Source: Observatoire valaisan du tourisme

 

Des offres élaborées et ciblées

La gamme de massages, de soins et de traitements s’est largement étoffée. Aujourd’hui, les établissements importent des techniques venues d’ailleurs, valorisent les produits naturels locaux, s’adressent aux jeunes enfants ou encore se dotent de matériel sophistiqué. On vante les effets spécifiques des soins sur certaines régions du corps, pathologies, douleurs, etc. Il y en a pour tous les goûts.

  1. La médecine alternative asiatique pour favoriser le bien-être intérieur. À l’exemple de l’Ayurvéda, une médecine ancestrale indienne qui vise à une purification physique, émotionnelle et psychique. Les massages ayurvédiques se popularisent dans les centres de bien-être. En Valais, ils sont pratiqués à Ovronnaz, Anzère ou encore à Val d’Illiez.

    D’inspiration asiatique, de nouvelles thérapies par la nature arrivent en Europe. Le concept japonais Shinrin Yoku, ou « bains de forêt », est proposé par les établissements de La Chaîne Thermale du Soleil. Cette thérapie consiste à se balader de longues heures en forêt à un rythme très lent. 

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Source : Pexels

  1. Une offre spécifique pour les familles. Pour attirer les familles, de nombreux sites proposent des massages pour les enfants. En Valais, Brigerbad et les bains du Val d’Illiez en font notamment partie. Le Anzère Spa & Wellness a lancé une formule permettant aux parents et à leur progéniture de vivre cette expérience ensemble.
  2. Démarcation par les spécificités et propriétés des produits locaux. Les centres de bien-être valorisent les propriétés des ressources locales (fruits, plantes, minéraux, etc.) à travers une gamme de produits de traitement ou de cosmétiques. Par exemple, le Walliser Alpentherme de Leukerbad profite de la culture viticole à proximité pour offrir des soins à base de raisins.
  3. Cryothérapie et cabines de froid. Autrefois réservée aux sportifs, la cryothérapie se démocratise. Le principe consiste à s’introduire dans une cabine dont les températures descendent jusqu’à -150°C. Moins froides, les cabines à neige s’installent elles aussi dans les centres thermoludiques.
  4. Caisson de flottaison. Chargé en sulfate de magnésium, il procure une sensation de flottaison intense. De plus en plus d’adeptes s’immergent dans cette baignoire hermétique plutôt spéciale pour défier les lois de la pesanteur et relaxer.

Quel intérêt pour le tourisme mondial ?

D’après le Global Wellness Institute, 691 millions de voyages en lien avec le bien-être auraient été effectués de par le monde en 2015. Les dépenses générées par ce tourisme s’élevaient à plus de 482 milliards de dollars. Pour 11 % des séjours, le bien-être était le motif principal du déplacement. Avec 250 millions de séjours en 2015, les Européens sont ceux qui réalisent le plus grand nombre de ces voyages. En revanche, les États-Unis demeurent le marché le plus lucratif. Les Américains ont dépensé près de 202 milliards de dollars.

 

Source de l’image à la une :Sylwia Bartyzel, Unsplash 

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Marketing Technologies

Cadrez, photographiez et valorisez les couleurs d’automne

Si certaines destinations sont moins populaires auprès des visiteurs en automne, MassVacation, l’organisme responsable de la promotion touristique de l’État, utilise cette saison comme produit d’appel en encourageant les touristes à participer à l’opération #MAinstafoliage.

Que ce soit au détour d’un chemin de randonnée dans les Berkshires, d’une promenade au centre-ville de Boston ou d’une visite à Cape Cod, les touristes et résidents sont invités à prendre des photos de paysages et à les partager sur Instagram et Twitter. Ils doivent mentionner le mot-clic #MAinstafoliage et l’endroit où le cliché a été pris, afin que les photos puissent être intégrées à une carte interactive, que l’on peut visionner sur le site Web MassVacation.

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Source : MassVacation.com

Durant tout le mois d’octobre, le site sera alimenté au gré de l’inspiration des visiteurs, et les internautes pourront suivre quotidiennement l’évolution des couleurs.

 

Image à la une: Massvacation.com

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Segments de clientèles

Les nouveaux segments de voyageurs d’affaires

Des clientèles averties qui veulent se sentir comme à la maison

Les jeunes professionnels et les voyageurs d’affaires de petites entreprises ont des exigences précises, notamment en ce qui a trait à l’hébergement. Ceux-ci, dépendants du numérique, s’attendent à ce que l’offre d’hébergement soit pourvue des technologies les plus récentes et ils veulent vivre une expérience sociale, le tout à un prix compétitif. La connectivité quasi constante, l’omniprésence sur les réseaux sociaux et l’inflation des prix les poussent et les outillent afin de comparer efficacement l’offre avant de choisir les composantes de leur voyage.

Aujourd’hui, ces nouvelles clientèles d’affaires recherchent un confort similaire à celui dont elles bénéficient au bureau et chez elles. L’hébergement doit combiner ces deux caractéristiques. Il doit disposer d’infrastructures et de services pour que les voyageurs puissent travailler dans de bonnes conditions. Les lobbies adaptés et l’accès facilité à Internet sont des atouts.

 Les gens d’affaires souhaitent conserver leurs habitudes quotidiennes et deviennent plus attentifs à leur hygiène de vie. Ils accordent entre autres de l’importance à ce que l’établissement soit équipé d’une salle d’entraînement, ou encore qu’il propose des repas de qualité et équilibrés.

L’économie collaborative prend place

Ayant saisi l’importance de cet enjeu de répondre favorablement aux attentes de ces clientèles, de nouveaux acteurs spécialisent leur offre. Par exemple, en hébergement, Airbnb et MagicEvent.com ont pris d’assaut le segment de la clientèle d’affaires en 2014.

Comme pour leurs vacances privées, la plateforme collaborative séduit les voyageurs d’affaires  de la génération Y, par ses prix compétitifs et la dimension sociale qu’apporte l’expérience. Cette option leur permet d’interagir avec les habitants. Par ailleurs, la location d’une chambre ou d’un appartement leur permet de bénéficier de fonctionnalités quotidiennes. Ils aiment notamment se préparer des repas, laver leurs vêtements, etc.

Le rapport de la Global Business Travel Association (GBTA), le Business Traveler Sentiment Index, révèle que le tiers (35 %) des jeunes voyageurs d’affaires sont intéressés par les services d’Airbnb. Les professionnels de la planification de séjours d’affaires voient également la demande augmenter pour ce type d’hébergement.

Néanmoins, si Airbnb attire une certaine catégorie de clientèle, il semble y avoir encore des réticences à réserver ce type d’hébergement. Dans le cas de la clientèle d’affaires, des modalités d’assurances, parfois de comptabilité, ou encore des questions de volume freinent les entreprises dans le choix de ce service.

L’arrivée d’hébergements hybrides?

L’entreprise Zoku fera son entrée dans l’industrie hôtelière dès l’automne 2015, à Amsterdam. Ce nouveau concept d’hébergement, à mi-chemin entre le bureau et l’appartement, cible précisément les professionnels. Il comprend des espaces modulables qui créent une atmosphère aussi propice au travail qu’à la détente.

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Source : YouTube

Le réseau de distribution réplique

De grandes agences de voyages en ligne ont décidé d’attirer ce segment de clientèle en lançant des programmes de fidélité. En plus d’offrir des avantages tarifaires, les programmes de fidélité permettent de tisser un lien avec le client, de mieux connaître ses habitudes et de personnaliser le service. Selon une étude menée par Expedia, 77 % des voyageurs travaillant pour de petites entreprises considèrent que les programmes de fidélité sont importants quand ils réservent un hôtel dans le cadre d’un déplacement professionnel.

Ainsi, Booking.com, filiale du groupe américain Priceline, s’est intéressé dernièrement à ce segment. Son programme Booking.com for Business s’adresse aux travailleurs indépendants ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises dépourvues de politique de voyage. En créant un compte, les voyageurs peuvent bénéficier d’une réduction de 10 % sur une sélection d’hébergements.

Bien qu’il soit déjà implanté dans le segment affaires avec la marque Egencia, Expedia.com riposte avec Expedia+ Business, un programme de fidélité qui cible lui aussi les petites entreprises. La plateforme, limitée actuellement au marché américain, récompense la compagnie et les voyageurs en argent en fonction du nombre de nuits réservées. Ce portail permet aussi aux entreprises de suivre l’itinéraire de leurs employés ainsi que leurs dépenses.

 L’hôtellerie n’a pas dit son dernier mot

Les hôteliers indépendants peuvent eux aussi tirer leur épingle du jeu en misant sur le design de service, afin de placer le client au cœur de l’expérience. Sans pour autant être sophistiquée, l’offre peut inclure des services élémentaires, mais adaptés aux besoins de cette clientèle.

Pour les établissements qui passent déjà par les plateformes de distribution en ligne, l’offensive des grands groupes comme Expedia et Booking dans ce segment peut leur faire profiter d’un bassin de clientèle plus important.

Des perspectives prometteuses

Rappelons que, selon la GBTA, les dépenses des voyageurs d’affaires au Canada auraient atteint 23 milliards de dollars en 2013, alors que les voyages d’affaires au Canada et aux États-Unis devraient augmenter de 3 à 4 % en 2015. Par ailleurs, les compagnies américaines projettent de dépenser 310 milliards de dollars dans les voyages d’affaires en 2015.

 

Source de l’image à la une : http://www.hotelogix.com/blog/2015/04/21/how-small-independent-hotels-can-attract-and-delight-business-travellers/

 

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Technologies

Accéder à l’Internet sans fil en tout temps? C’est dans la poche!

Le Conseil régional du tourisme Paris Île-de-France, en collaboration avec l’entreprise Travel Wifi, innove en offrant aux touristes de surfer sur Internet dès leur arrivée dans la capitale.

Moyennant un coût de 7,90 euros, la location de ce boîtier offre une connexion haut débit de 4G, sécurisée, dans n’importe quel endroit de la capitale. Le dispositif assure une autonomie de 6 heures et peut alimenter jusqu’à 10 appareils connectés simultanément.

 

Pour commencer, les visiteurs pourront se procurer le boîtier auprès des points d’information touristique de l’aéroport de Paris – Charles-de-Gaulle et des Galeries Lafayette.

Compétitive et innovante, cette offre devrait satisfaire un grand public en raison des prix élevés des forfaits Internet à l’étranger, des frais d’itinérance extrêmement élevés et du besoin pressant de rester connecté en tout temps, y compris en vacances.

 

Image à la une : Visit Paris Région

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Marchés géographiques

Lumière sur les habitudes touristiques des Français

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé, en décembre 2014, un sondage sur les habitudes de voyage des clientèles en provenance des principaux marchés du Québec*, dont la France. Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec.

Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du Nord-Est des États-Unis. Plus particulièrement, voici un portrait des habitudes touristiques des Français.

La France dans le cœur des Français

Même si l’Europe fait bonne figure dans le classement des destinations les plus prisées des Français, la France demeure leur destination de prédilection. La moitié d’entre eux déclare y avoir passé ses dernières vacances. Quand ceux-ci traversent les frontières, ils choisissent principalement l’Espagne (16 %) et l’Italie (13 %).

Les Français sont aussi friands des voyages dans le Sud, plus que les Ontariens et les Américains. Lorsque vient le temps de choisir une destination, ils se tournent vers les Antilles françaises, comme la Guadeloupe (33 %) et la Martinique (21 %).

En Amérique du Nord, les États-Unis viennent en premier, suivis de près par le Québec. Le reste du Canada, quant à lui, est une destination secondaire. Malgré l’éloignement géographique, les Français visitent davantage la Belle Province que les Américains (voir le tableau 1).

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Encore et toujours ensemble!

Pour les Français, les vacances sont un plaisir que l’on s’accorde plusieurs fois par année. La durée moyenne de leur dernier séjour était de 8,6 nuitées, contre 6,8 nuitées pour l’ensemble des marchés hors Québec (voir à la fin de l’article). Au cours des 12 derniers mois, 28 % des Français ont effectué deux séjours d’agrément d’au moins une nuitée, alors que la moitié de ceux qui prévoient partir au cours de la prochaine année le feront au minimum à deux reprises.

Les vacances sont aussi l’occasion de partager des moments avec les gens qu’ils aiment. Les Français voyagent d’abord et surtout en couple. Comparativement aux touristes des autres marchés, ils voyagent davantage avec leurs enfants, même s’il s’agit de famille monoparentale (voir le graphique 1). 

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L’hébergement à moindre coût

Globalement, les Français semblent attentifs au prix de l’hébergement. Ils choisissent des établissements de gamme moyenne. Ils logent en premier lieu dans des hôtels, des motels ou des auberges trois étoiles. Ils sont plus enclins à dormir dans un hébergement deux étoiles et moins plutôt que quatre étoiles et plus.

Souvent, les Français sont hébergés par des membres de leur famille ou des amis. Alors que la location de chalets, de maisons ou d’appartements par Airbnb ou HomeAway est encore marginale dans les autres marchés, eux s’y sont convertis.

Si ce sont des adeptes du camping, ils le sont nettement moins pour ce qui est des croisières (voir le graphique 2).

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S’instruire et pratiquer la randonnée

Pour une majorité de Français, visiter la ville, de préférence à pied, est un incontournable durant leur séjour. Comme ils sont attirés par l’histoire et la culture de la destination qu’ils découvrent, les Français sont les plus enthousiastes quant à la fréquentation des musées ou des sites historiques. Ils aiment aussi la bonne chère; 31 % disent avoir dégusté un repas gastronomique durant leur séjour. Si les Ontariens (49 %) et les Américains (43 %) se plaisent à magasiner, les Français préfèrent se rendre dans les parcs naturels et participer à des activités en milieu autochtone.

La randonnée pédestre trône en première place des activités physiques ou de plein air les plus pratiquées, l’été comme l’hiver. Parmi les autres activités récréatives estivales appréciées, la baignade et le vélo de route sortent favoris. En hiver, ils manifestent un intérêt particulier pour la raquette, mais aussi pour le traîneau à chiens et la motoneige (voir le tableau 2).

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Pourquoi pas le Québec?

Lorsque l’on interroge les Français sur ce qui les aurait incités à visiter le Québec lors de leur dernier séjour plutôt que d’aller ailleurs, les Français indiquent les prix plus compétitifs. Ils mettent notamment en cause les tarifs trop élevés de l’hébergement. Près de 12 % disent ne pas connaître cette destination.

Que l’on soit rassuré, la province compte aussi des atouts indéniables. La moitié des Français qui se sont rendus au Québec durant leur dernier séjour ont choisi cette destination plutôt qu’une autre pour la beauté de ses paysages.             

Se renseigner par les organismes de gestion des destinations

En premier lieu, les Français ont utilisé le Web et les médias sociaux pour les aider à choisir leur dernière destination de voyage, tandis que 30 % d’entre eux se sont fiés aux recommandations faites par des parents ou des amis.

Les Français n’hésitent pas à s’adresser directement aux destinations pour éclairer leurs choix. En comparaison avec l’ensemble des marchés hors Québec, ils recourent davantage aux brochures, aux dépliants ou aux guides et aux services d’un office de tourisme ou d’un bureau d’information touristique (voir le graphique 3).

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L’utilisation du mobile en vacances

Voici quelques faits saillants sur leur utilisation d’un appareil mobile :

  • Ils sont plus nombreux à avoir utilisé leur téléphone intelligent (68 %) que ceux de l’ensemble des marchés hors Québec (66 %).
  • En voyage, ils se servent de leur mobile surtout pour effectuer un parcours, suivre un itinéraire GPS (36 %) et pour accéder aux médias sociaux (34 %). Néanmoins, ils consultent moins fréquemment les médias sociaux que les touristes des autres marchés.
  • Ils sont plus enclins à prendre des photos et des vidéos, mais moins à les partager sur un réseau social.
  • Ils utilisent deux fois moins Instagram que les voyageurs des autres marchés et davantage leur appareil mobile pour chercher des renseignements touristiques.
  • Ils consultent plus la plateforme d’avis en ligne TripAdvisor.

 

Pour obtenir plus d’information sur le marché touristique français, consultez le récent profil du marché de la France réalisé par Tourisme Québec.

* Le marché hors Québec inclut l’Ontario (567 répondants), le Nouveau-Brunswick (36 répondants), le Nord-Est des États-Unis (1000 répondants) et la France (612 répondants).

 

Image à la une : © iStockphoto

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Tourisme durable

L’aménagement durable dans les petites municipalités

Le concept du développement durable ratisse large et peut décourager des petites municipalités qui sont confrontées, comme les grandes sinon plus, à des défis financiers et humains. Faces à ces multiples enjeux, les petites collectivités doivent choisir leurs axes de travail : certaines d’entre elles favorisent l’aménagement durable. Même si sa vocation première n’est pas d’être touristique, l’aménagement durable peut améliorer l’expérience des visiteurs et générer une image positive de la ville, quand il ne devient pas une attraction en soi.

Encourager la mobilité douce

Selon un classement réalisé par l’International City/County Management Association (ICMA) en 2012, les sentiers cyclables et pédestres constituaient les éléments les plus fréquemment adoptés dans le cadre d’une politique de développement durable dans les villes de moins de moins 25 000 habitants aux États-Unis, derrière le recyclage.

En Virginie, Ranson, une municipalité de 4000 habitants, a franchi un grand pas vers la durabilité, notamment en créant des corridors verts, tandis que Rosemary Beach, en Floride, a effectué une reconversion complète de son espace urbain et littoral en zone piétonne et cyclable.

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Source : Organic Gardening

Certaines villes se démarquent grâce à des projets innovants. Aux Pays-Bas, Nuenen a créé une piste cyclable phosphorescente qui s’illumine la nuit grâce à l’énergie solaire emmagasinée pendant la journée. En plus d’être écologique, cette infrastructure devient un clin d’œil à l’œuvre La nuit étoilée de l’artiste Vincent Van Gogh, natif de la région.

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Source : Ipnoze.com

Pour sa part, la ville chinoise de Liupanshui a entrepris une large opération de mise en valeur des berges de la rivière Shuicheng. Des sentiers piétons spectaculaires ont été aménagés et des espaces verts ont été créés afin de régénérer les écosystèmes. En plus de réduire les problèmes liés à la pollution et aux inondations, ce projet s’inscrivait dans une reconquête de l’espace périurbain.

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Source : Arch daily

Rendre sa ville plus verte

Le verdissement contribue à réduire les îlots de chaleur et à rendre la ville plus agréable à vivre. À Saint-Égrève, dans les Alpes françaises, on a limité la pollution visuelle et harmonisé l’environnement paysager par la mise en place d’un toit vert sur le centre artistique communautaire. À Normal, dans l’Illinois, l’Uptown Circle, un rond point vert, vise à récupérer les eaux de pluie, réduire des problèmes liés au trafic; il est également devenu un lieu de rassemblement.

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Sources : Inhabitat.com et SustainableCitiesCollective

Investir des espaces existants ou inutilisés

Tirer profit des ressources déjà existantes.

Il ne s’agit pas tant de créer de nouvelles infrastructures, mais plutôt de tirer profit des ressources déjà existantes.

Des villes font ainsi appel à l’imagination de créateurs pour rentabiliser certains espaces qui ne sont pas utilisés ou dont le potentiel est sous-exploité. C’est le cas en Suisse, où l’on a expérimenté la culture d’algues le long d’un réseau routier. Les algues produites dans des tubes grâce à l’énergie solaire servent ensuite à produire du biocarburant ou des cosmétiques. Cet aménagement, initié par le groupe The Cloud Collective dans le cadre du festival Genève, villes et champs, a créé la surprise auprès des visiteurs.

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Source : Kollectif.net

Les coûts de rénovation trop élevés de la piscine de Lenggries, en Allemagne, ont incité la commune à aménager une baignade écologique à partir de l’ancien bassin. Ce dernier a été équipé d’une zone de régénération, d’un filtre à plantes, de passerelles en bois et d’un plongeoir. Depuis les transformations, le nombre de visiteurs de la piscine a largement augmenté.

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Source : baigne-ecologique.com

Uzerche, une commune française du Limousin, a prévu de garder un espace naturel préservé près du centre-ville, dans le but d’observer des animaux sauvages.

Un projet accepté et acceptable!

Des outils existent pour orienter les démarches et se fixer des objectifs. Au Québec, la précédente stratégie gouvernementale de développement durable a récemment été actualisée pour laisser place à celle de 2015-2020, tandis que des outils comme l’Agenda 21 local accompagnent aussi les municipalités dans leur cheminement vers la durabilité.

Comme pour bon nombre de projets, l’aménagement durable urbain connaît le succès en partie grâce à la cohésion communautaire et à de solides partenariats avec les services, les entreprises, les organisations à but non lucratif, les institutions éducatives et les citoyens. La concertation et la mutualisation des moyens permettent une cohérence et une efficacité accrues. L’implication et le consentement de la population locale assurent l’intégration physique et sociale du projet au sein du paysage de la ville. La création d’une identité autour d’un aménagement peut même lui permettre de devenir un attrait touristique.

Effectuer une transition progressive.

Prendre un virage durable demande du temps et de l’énergie. Il est donc préférable d’effectuer une transition progressive.

Commencer par des améliorations visibles peut permettre de légitimer, d’encourager et de pérenniser les efforts. Par ailleurs, des programmes adaptés peuvent récompenser les petites villes et accroître leur visibilité. La commission européenne a lancé en 2015 le European Green Leaf, un concours qui reconnaît les meilleures pratiques en développement durable dans les villes de moindre envergure.

 

Source image à la Une: Arch daily