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Hébergement Technologies

Personnalisation : offrir un sommeil sur mesure

La personnalisation de l’expérience touristique est une manière pour les organisations d’établir de plus profondes connexions avec les clients et de répondre à leurs nouvelles attentes ainsi qu’à leurs besoins naissants.  

La personnalisation évolue tant sur le plan des approches proposées que des actions posées. Dans le secteur du luxe, cela se traduit par le passage vers une démarche plus décomplexée, sobre et délaissant peu à peu le caractère plus cérémonieux qui est depuis si longtemps associé à cette sphère. Certains des éléments plus traditionnels sont mis de côté au profit d’une approche plus détendue, informelle et inclusive qui séduit une clientèle élargie, comme les millénariaux.  

Des marques décident ainsi de retourner à l’essentiel, tout en utilisant intelligemment la technologie pour combler les besoins de base de leurs clients. C’est le cas notamment de l’hôtel Park Hyatt de New York qui mise sur le tourisme du sommeil. En phase avec la croissance du marché de la santé et du bien-être — qui devrait d’ailleurs croître en moyenne de 6,49 % par an jusqu’en 2027 selon un récent rapport de Technavio — l’établissement a doté certaines de ses suites de lits intelligents, les Restorative Beds, dont la technologie de libération de la pression s’adapte au corps à chaque stade du sommeil. Les lits possèdent un système de contrôle de la température et de l’inclinaison du corps pour faciliter la circulation de l’air et la respiration du dormeur. Ce dernier peut ensuite enregistrer ses préférences via une application et accéder à son profil lorsqu’il retourne séjourner dans un établissement hôtelier équipé des mêmes lits. L’utilisation de cette technologie vise principalement à aider les clientèles à lutter contre le décalage horaire. Pour l’hôtel, c’est une manière de tisser des liens avec ses visiteurs et de les fidéliser. 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat. 

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Gestion Produits et activités

Coopérer pour élargir son offre de bien-être

En Suisse, la station touristique de Flims-Laax-Ferela, située dans le canton des Grisons, attire les visiteurs en quête de bien-être avec son projet « Spa Around ». Depuis décembre 2022, neuf hôtels indépendants ont harmonisé leur offre de soins et ouvert leurs portes à tous les clients qui séjournent dans l’un des établissements participants. L’expérience des visiteurs se trouve ainsi grandement bonifiée, ce qui représente un avantage concurrentiel à la destination.  

Le concept de « Spa Around » permet à chaque hôtel de diversifier son offre à moindre coût. Au lieu d’investir dans la construction d’infrastructures supplémentaires, chacun peut se concentrer à maximiser son potentiel en travaillant en synergie avec les autres partenaires. Grâce à une plateforme de réservation centrale, la gestion des flux de visiteurs entre chaque établissement s’effectue efficacement. 

Source : Spa AroundLes neuf hôtels participants 

À la base, les hôteliers participants envisageaient de proposer le concept uniquement hors saison pour éviter le surachalandage durant les moments les plus populaires. Or, considérant la gestion efficace de la plateforme de réservation, qui fixe et respecte les quotas attribués à chaque spa, ils n’ont pas eu besoin de restreindre la période d’opération du projet. 

Cette formule de coopération est avantageuse à tous les niveaux, tant pour les hôteliers et leurs clients que pour le rayonnement de la destination ! 

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Performance Ressources humaines

Pénurie de main-d’œuvre : impacts sur la clientèle touristique

De nombreux voyageurs québécois vivent des expériences touristiques problématiques qui découlent de la pénurie de main-d’œuvre. Pour une deuxième année consécutive, la Chaire de tourisme s’est intéressée à cet enjeu et documente ce phénomène grâce à son enquête annuelle. Voici ce que nous apprennent les résultats. 

Quelque 51 % des répondants ayant voyagé au Québec à l’été 2022 ont vécu des situations irritantes liées à la pénurie de main-d’œuvre. Cette donnée est relativement stable par rapport à l’été 2021 (49 %).  

Quelque 51 % des Québécois ont vécu des situations irritantes liées à la pénurie de main-d’œuvre à l’été 2022.

Parmi ceux-ci, un certain profil de voyageurs se démarque. Voici quelques particularités qui se dégagent de ce profil :  

-25 % d’entre eux appartiennent au groupe des 25-34 ans (contre 17 % des répondants n’ayant pas été affecté par le manque de personnel) ; 

-37 % considèrent les voyages comme une dépense prioritaire dans leur budget (contre 27 %) ; 

-58 % sont des femmes (contre 47 %) ; 

-66 % considèrent que les voyages jouent un rôle important pour leur santé mentale (contre 57 %). 

D’un point de vue sociodémographique, les femmes ainsi que les gens âgés de 25 à 34 ans semblent avoir vécu plus souvent que les autres répondants des situations irritantes en lien avec la pénurie de main-d’œuvre à l’été 2022. Deux hypothèses sont possibles ; ces groupes peuvent avoir été exposés plus fréquemment à de mauvaises expériences ou peuvent être plus sensibles aux situations négatives.  

De plus, ces répondants pourraient avoir été davantage bouleversés par le manque de main-d’œuvre en raison de l’importance qu’ils accordent au voyage ; ce dernier représente une dépense prioritaire dans leur budget et joue un rôle important pour leur santé mentale. 

La diminution des services offerts, la réduction des heures d’ouverture et les longues files d’attente figurent parmi les éléments ayant le plus affecté la qualité des expériences touristiques des voyageurs québécois à l’été 2022. Le stress chez les employés semble avoir incommodé une plus forte proportion de voyageurs l’été dernier par rapport à 2021. 

Un peu plus de 80 % des voyageurs québécois ayant vécu des irritants en lien avec la pénurie de main-d’œuvre à l’été 2022 jugent que cela a affecté leur expérience touristique. Cette proportion est plus élevée qu’à l’été 2021 (75 %). Quelque 29 % des répondants ayant vécu des irritants en lien avec le manque de personnel considèrent que ces situations auront un certain impact sur leur intention de visiter à nouveau la destination. Cette donnée représente une hausse par rapport à l’été 2021 (23 %). 

À la lumière de ces informations, la pénurie de main-d’œuvre pèse toujours sur l’expérience client des visiteurs au Québec ainsi que sur l’image de la destination. Les difficultés observées par la Chaire de tourisme Transat l’année dernière ne se sont pas encore résorbées. Comment remédier à cet enjeu qui risque de créer un bris de connexion entre les visiteurs et les entreprises touristiques visitées ? 

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Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Produits et activités

De l’équipement nautique en libre-service

Des stations de location de planches à pagaie se déploient sur les plages du lac Léman, en Suisse. Les deux premières installations, conçues par la startup Equip, comportent chacune 6 embarcations offertes gratuitement par les villes de Gland et de Rolle. 

Comment ça marche ?

L’usager doit d’abord télécharger l’application Equip, puis y effectuer une réservation. Par mesure de sécurité, une carte de crédit est requise, mais la location est gratuite. Il peut ensuite déverrouiller un casier à l’aide de son téléphone et accéder à une planche, une pagaie et deux vestes de flottaison. Le contenant comprend également un panier dans lequel l’utilisateur peut laisser ses effets personnels.  

Plusieurs types d’équipement

D’autres stations de planches à pagaie, mais aussi d’autres équipements sportifs, sont prévus sur les berges du lac. Par ailleurs, la ville de Gland compte déjà un module pour le prêt de jeux de pétanque, de spikeball et de tennis de plage. Voilà qui permet d’alléger le balluchon du visiteur ou encore de l’initier à la pratique de nouvelles activités. 

La sécurité avant tout

Néanmoins, l’absence de personnel ou d’outils de communication (affiches, vidéos, etc.) prodiguant des consignes de sécurité et des conseils sur l’utilisation adéquate de l’embarcation et de la veste de flottaison pose un certain défi en matière de prévention des noyades. La transmission de ces informations est primordiale, qu’on s’adresse aux néophytes ou aux utilisateurs expérimentés. Une approche en libre-service ne doit pas compromettre la sécurité des visiteurs.

 

Image à la une : Equip/Vimeo 

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Tendances

Les tendances touristiques racontées

Cette année, l’équipe de la Chaire a collaboré avec le bédéiste Cyril Doisneau pour mettre en scène certaines tendances décortiquées dans le cahier Perspectives touristiques2022. Nous vous invitons à les découvrir à travers l’histoire de nos deux voyageurs afin de déceler des opportunités ou des défis qui pourraient se présenter au cours des prochains mois. Bonne lecture! 

Image à la une : Cyril Doisneau

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Réseaux de distribution

Agence de voyages : un allié de force en temps d’insécurité

Beaucoup d’incertitudes et d’insécurité règnent autour du voyage depuis deux ans. Quelles sont les restrictions en place dans le pays que je souhaite visiter ? Que dois-je faire si mes plans changent ou sont annulés ? Devrais-je payer des frais additionnels si je dois reporter la date de mon départ ou de mon arrivée pour des raisons liées à la COVID-19 ? Voilà des questions auxquelles les voyageurs n’avaient jamais été réellement confrontés auparavant, mais qui deviennent rapidement des obstacles.   

Or, le désir profond de voyager et de s’évader est resté et s’est même amplifié chez certaines personnes avec les confinements forcés vécus à plusieurs reprises. Pour répondre aux (nouveaux) besoins des voyageurs, des agences de voyages ont su tirer leur épingle du jeu et rappeler aux consommateurs la valeur ajoutée de leurs services.  

Intérêt et avantages perçus des agences de voyages

D’après une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat en décembre 2021 auprès de 1 206 voyageurs québécois, plus de la moitié (56 %) a déjà fait affaire avec une agence de voyage dans le passé. Près du tiers (29 %) de ceux-ci envisagent de le faire à nouveau en 2022, malgré l’incertitude liée aux voyages qui perdure cette année. L’organisation plus simple (53 %) et une meilleure assistance en cas de problème (44 %) constituent les deux principaux avantages à faire appel à une agence de voyages pour planifier son séjour.

Parmi les voyageurs québécois qui envisagent d’utiliser les services d’une agence de voyages en 2022, on a tendance à retrouver davantage d’individus âgés de 55 à 74 ans (52%). Si la proportion de personnes avec un revenu plus élevé reste majoritaire (38% avec un revenu de 100 000 $ et plus), la part des voyageurs avec un plus faible revenu est légèrement plus élevée que parmi ceux qui ont déjà transigé avec une agence (33%). 

 

Une enquête menée par Travelweek en juin 2021 auprès de 2 599 consommateurs à travers le Canada indique que 59 % des répondants sont plus susceptibles de réserver par le biais d’une agence de voyages lorsqu’ils seront prêts à voyager à nouveau.   

Reprise appuyée par une solide relation de confiance

Lorsque des milliers de voyageurs ont dû rentrer au bercail in extremis au printemps 2020, plusieurs ont été soulagés de pouvoir compter sur leur agent de voyage pour les rapatrier au pays et pour gérer les aspects logistiques de leur déplacement. Cette période critique représente, pour certains voyageurs, la fondation ou la confirmation d’une solide relation de confiance qui pourrait durer encore de nombreuses années. 

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Segments de clientèles

Comment recevoir les voyageurs avec compagnons canins

Selon une étude initiée par l’Insurance Research Council, près d’un Américain sur trois a adopté un animal en 2020. L’American Pet Products Association estime à 40 % la part des ménages américains ayant un chien à la maison. Au Québec, cette proportion s’élève à 20 % d’après l’enquête Vividata menée auprès de 6303 Québécois.

 

 

Le meilleur ami de l’homme ne perd pas son titre : parmi les animaux domestiques, il est sans surprise le compagnon de voyage le plus populaire. Selon un sondage récent réalisé en 2021 par la firme de recherche The Vacationer auprès de 531 Américains maîtres d’animaux, 4 voyageurs sur 10 comptent amener leur animal de compagnie lors d’un séjour d’agrément en 2021. La moitié des répondants provenant de la région de la Nouvelle-Angleterre, un marché d’intérêt pour le Québec, ont déclaré que leurs compagnons les accompagneraient en vacances cet été.

Voici quelques conseils et bonnes pratiques pour les recevoir.

Hébergements : trois éléments clés pour accueillir les voyageurs canins

La firme de consultation américaine Xotel, spécialisée en hôtellerie, a émis un petit guide pour outiller les hébergements quant à l’accueil d’animaux domestiques. Trois éléments clés vous aideront à recevoir ces compagnons adorés :

  • Choisissez le type d’animal que vous acceptez : instaurez une limite de deux animaux par ménage, avec un poids maximum. De cette manière, vos visiteurs pourront mieux se préparer, voire décider laquelle de leur bête emmener.
  • Établissez les règles de base : indiquez sur votre site Web les zones où il n’est pas permis d’emporter avec soi son chien ou son chat (piscine, restaurant, etc.) et les endroits où ils peuvent être admis. Proposez également un trajet de marche à proximité.
  • Énoncez clairement les responsabilités des maîtres : ces derniers doivent être informés des conséquences encourues en cas de bris de meubles ou de blessures. Demandez à ce que les propriétaires limitent les aboiements pendant la nuit. Vous pouvez exiger la signature d’un document à cette fin.

Pour vous faire une idée des règles de base, le site Web québécois Partoutavecmonchien.com répertorie chaque établissement inscrit selon les services et restrictions suivants :

  • Accepte les gros chiens ;
  • Espace pour courir ;
  • Parc à chiens clôturé ;
  • Gardiennage disponible ;
  • Supplément pour animal ;
  • Les chiens doivent être tenus en laisse.

Une fois ces règlements bien établis, vous pouvez offrir des agréments selon vos ressources, comme une garderie, des promenades ou un menu personnalisé.

Services supplémentaires : qui veut bien tarifier, tarifie

Plusieurs considèrent leur toutou comme un membre de la famille et cette affection influence leurs besoins. Une recherche expérimentale auprès de 595 propriétaires de chiens a démontré que plus les liens avec l’animal sont serrés, plus les répondants étaient enclins à payer des frais additionnels pour voyager avec lui. Certains établissements misent sur cet attachement pour offrir une panoplie de services et élargir leur fourchette de prix.

SourceGroupe Alt hôtels 

Par exemple, alors que la famille Alt Hotels ajoute un tarif de 30 $ par nuitée par animal, justifié par un service de nettoyage approfondi, l’InterContinental Houston exige 150 $ US sous le même prétexte. Celui-ci reste toutefois astucieux : il offre un forfait de plusieurs nuitées incluant un rabais sur ce montant, des points à utiliser dans les autres hôtels de son groupe IHG Hotels & Resort et un service de conciergerie personnalisé pour les voyageurs et leur chien.

La chaîne Kimpton Hotels accepte les chiens de toutes les tailles et ne facture aucuns frais. Elle fournit un lit, une gamelle et des gâteries pour chaque invité poilu. Certains hébergements ont même des « employés canins » pour tenir compagnie aux visiteurs.

La tarification demeure ainsi à la discrétion de chaque gestionnaire.

Des destinations amies des chiens

En vue d’attirer ces voyageurs aux besoins spécifiques, certaines destinations donnent un coup de main à la planification des vacances avec compagnons canins. Tourisme Cantons-de-l’Est publie sur son site Web une page réunissant tous les hébergements et attraits de la région qui acceptent les animaux. L’association liste quelque 86 établissements.

Tourisme Lanaudière compile aussi plusieurs attraits et hébergements amis des chiens, cette fois dans un article de blogue. Le message souligne, entre autres, que ces bêtes tant aimées font partie de la famille et doivent être traitées ainsi partout où elles vont.

Source : Tourisme Lanaudière 

Certaines régions de France proposent depuis 2007 le label « Toutourisme France », qui regroupe une vingtaine d’offices de tourisme et un réseau de partenaires dans tout le pays. Les bureaux participants offrent des paniers cadeaux pour chiens qui contiennent des sacs de propreté et des friandises, en plus d’un guide qui suggère des hébergements et des activités pour faciliter l’organisation des vacances. Cette initiative vise à favoriser la cohabitation des résidents et des touristes avec leurs animaux domestiques.

Source : Toutourisme France 

Et vous, êtes-vous prêt à accueillir ces toutouristes ?

 

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Gestion Technologies

Techno en nature, oui ou non ?

La pandémie a accéléré les solutions technologiques

D’après un article de PhocusWire, les contraintes sanitaires associées à la COVID-19 ont amené certaines organisations à se doter d’applications qui ludifient l’expérience des visiteurs, et aident à gérer l’achalandage et à conserver une distanciation physique. C’est d’ailleurs le cas au Québec : selon un sondage de la Chaire de tourisme Transat, parmi les entreprises québécoises qui comptaient opérer durant la saison estivale 2020, le tiers ont procédé à l’installation de technologies facilitant la distanciation.

Génération Y en nature : pas d’Internet SVP !

Aux États-Unis, des chercheurs ont comparé la perception de l’usage de technologies en nature auprès de 100 consommateurs de plein air issus de la génération Y (nés entre 1981 et 2002) et de 176 gestionnaires d’entreprises de tourisme de nature. Les deux groupes devaient évaluer, sur une échelle d’un à cinq, dix types d’outils numériques, à savoir s’ils diminuaient (1) ou amélioraient (5) la qualité de l’expérience en nature. Les résultats démontrent que les répondants de la génération Y jugent plus négativement que les gestionnaires huit des dix éléments proposés. Le tableau 1 illustre le pointage de chaque outil noté. Les nombres en vert signifient que la différence entre les deux groupes est statistiquement significative.

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Source : Chaire de tourisme Transat

La prise de photos et de vidéos s’avère assez populaire auprès de la génération Y, mais les outils reliés à l’accès à Internet semblent inspirer un sentiment plutôt négatif, avec un pointage sous la barre du 3. Les groupes de discussion révélaient que cette génération préfère attendre d’être à la maison pour partager ses clichés.

Rester minimaliste

Les technologies devraient supporter les activités récréotouristiques sans capter l’attention complète du randonneur. Les experts du Centre d’étude des interactions humain-technologie en contexte de plein air (HCI Outdoors) avancent les deux principes suivants :

  • La technologie en nature peut améliorer l’expérience et encourager les novices à s’adonner au plein air. Les outils pratiques comme Alltrails ou Hikster aident à la planification et au référencement. Les applications ludiques peuvent solliciter l’intérêt des non-initiés.
  • La relation humain-nature doit surpasser l’interaction humain-technologie. Ces outils devraient requérir le moins de manipulation possible durant l’activité. À cet effet, les experts défendent la pertinence d’imbriquer les outils dans l’équipement du randonneur (sac à dos, vêtements), pour un design qui épouse l’environnement, notamment en hiver.

Certains acteurs déploient des moyens qui peuvent répondre à ces deux principes. En voici quelques exemples.

Outils pratiques : les alertes sont de mise

Parmi les solutions, on retrouve des outils pour gérer les flux comme Wishtrip, qui envoie des notifications aux visiteurs pour les aider à se disperser sur le site et ainsi limiter les attroupements. Le deuxième parc national le plus populaire aux États-Unis, Yellowstone National Park, a aussi lancé une application qui propose plusieurs activités sur le territoire et qui diffuse en temps réel l’état des routes, l’achalandage des campings et la météo d’après la position géographique. Pas besoin de consulter son appareil, des alertes émanent du téléphone selon le souhait des utilisateurs. Encore faut-il que la personne ne se laisse pas absorber par ses autres notifications.

Les applications ludiques : une porte d’entrée en nature

Dans une entrevue avec le Réseau de veille en tourisme, Jean-Luc Caillaud, directeur général de Rando Québec, souligne que les applications ludiques devraient être utilisées comme une porte d’entrée pour initier de nouveaux adeptes. Enfants et néophytes peuvent découvrir les joies du plein air avec les appareils qu’ils utilisent au quotidien, atténuant ainsi leur dépaysement en nature. Dans une telle optique, la startup My SmartJourney propose une application de géolocalisation pour réaliser une « chasse aux artefacts dans 18 km de sentiers » dans quelques endroits de la province.

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Source : MySmartJourney

Le directeur de Rando Québec avertit toutefois que l’utilisation de ces applications devrait rester transitoire, « Il faut vivre de son temps sans oublier la philosophie du plein air », soutient-il. D’ailleurs, Foresta Lumina, à Coaticook, représente une initiative qui combine les deux grands principes cités précédemment. Ses parcours sont un bon exemple de design ludique enchâssé dans le paysage, qui ne demande pas de manipulation et qui conserve l’attention sur la nature.

Enfin, l’inclusion de solutions technologiques en nature est envisageable pour attirer de nouveaux adeptes et pour outiller la clientèle. Elle doit par contre se réfléchir à la place des utilisateurs, demeurer minimaliste et s’imbriquer dans le décor.

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Produits et activités Technologies

L’amélioration de l’expérience client par la technologie

Selon une étude menée à la fin septembre 2020 pour Amadeus auprès de 6000 voyageurs en France, en Allemagne, en Inde, à Singapour, au Royaume-Uni et aux États-Unis,quelqu84% d’entre eux déclarent que la technologie leur redonnerait confiance aux voyages en répondant à leurs inquiétudes (peur d’attraper le virus, quarantaine imposée par le gouvernement, peur de rester bloqué à l’étranger)L’enquête révèle aussi les trois principaux avantages de la technologie recherchés par les touristes internationaux : réduire l’attente et l’afflux de gens dans les espaces publics (38%), limiter les contacts (31%), protéger les données financières et les informations personnelles (31%). Pour plus de détails, veuillez consulter l’infographie suivante 

Des outils technologiques pour améliorer la confiance des voyageurs 

Diffuser et communiquer l’information

La communication est essentielle afin d’informer les visiteurs des mesures sanitaires en vigueur ou encore de la modification ou de l’annulation d’une réservation. Certains outils technologiques interviennent comme facilitateurs communicationnels et permettent aux entreprises de mieux gérer leurs demandes clients. C’est le cas de LoungeUp, dans le secteur de l’hébergement touristique, qui a amélioré son outil pour centraliser et personnaliser toutes les conversations et les requêtes clients. Cela a pour effet d’augmenter la réactivité du personnel hôtelier et d’agir ainsi sur la satisfaction et la fidélisation des invités.   

 Planifier son voyage 

Des outils technologiques comme Hoppin’ ou TravelworldVR permettent aux visiteurs de se projeter dans la destination avant de s’y rendre, grâce à la réalité virtuelle. D’autres, tel le bracelet Connect and Go ou encore le système de files d’attente virtuelles Filotomatix au Parc Astérix, en France, contribuent à une meilleure planification des déplacementsPar ailleurs, plusieurs organisations ont instauré un système de réservation de plage horaire pour éviter que se forment des attroupements. Voilà une avancée qui répond aux exigences sanitaires tout en procurant une expérience améliorée, sans attente ni foule. 

Dans une perspective de relance, ces outils sont d’autant plus intéressants : en plus de rassurer les vacanciers, ils bonifient l’expérience client.

Dans une perspective de relance, ces outils sont d’autant plus intéressants : en plus de rassurer les vacanciers, ils bonifient l’expérience client. Un bracelet connecté centralise les transactions monétaires et les commandes, et de son côté, une plateforme de gestion des flux favorise une meilleure fluidité du parcours. Les files se font virtuellement et les visiteurs peuvent mettre à profit leur temps tout en évitant les foules. 

L’expérience client sans contact : un pilier de la relance 

 De l’expérience physique à l’expérience virtuelle ou hybride 

Selon un sondage Léger réalisé au début de l’été auprès des visiteurs du Quartier des spectacles, 54% des répondants étaient enclins à participer à un festival une fois le confinement levé. Ce chiffre atteignait même 71% si l’on s’intéressait aux visiteurs de moins de 34ans. Du même souffle, les trois quarts ayant visionné des prestations en ligne n’avaient pas l’intention de privilégier ce mode d’écoute si le retour en salle était possible.  

Cela dit, les expériences virtuelles et hybrides répondent à d’autres enjeux intéressants dans un contexte de relance : 

expériences_virtuelles

expériences_hybrides

Un parcours client revisité

La pandémie a eu pour effet de populariser à nouveau des outils technologiques laissés de côté, comme le code QR, ou encore de propulser l’intérêt pour des technologies numériques sans contact déjà bien utilesD’après une étude menée en juillet 2020 par Blackbox Research auprès de plus de 10000personnes provenant de 17pays, 76% des répondants interrogés disent qu’ils préféreraient voyager dans une destination offrant des expériences sans contact. 

 Dans le secteur de l’hôtellerie, par exemple, un client peut se préenregistrer sur son cellulaire ou à l’aide d’un code QR en arrivant à l’hôtel et ouvrir la porte de sa chambre avec une clé virtuelle. Une fois installé, il bénéficie de services de conciergerie virtuelle utilisant l’intelligence artificielleet se fait acheminer son repas par un robot. S’il sort au restaurant, il peut choisir ses mets sur un menu holographiqueLors de son déplacement en avion, le visiteur a la possibilité de recourir à une nouvelle plateforme sans contact d’identification biométrique. S’il a participé à un événement en ligne, il a donné son opinion instantanément sur la plateforme de visioconférence, ce qui permet une rétroaction post-événement plus riche et davantage d’engagement.  

Intégration des processus sanitaires dans le parcours client 

La pandémie a vu apparaître des dispositifs pour encourager le respect des consignesCertains outils viennent transformer les contraintes sanitaires en éléments ludiques​, interactifs et sécuritaires. Par exemple, un collier de distanciation à la cathédrale de Florence s’illumine et vibre dès que deux personnes sont trop proches, un logiciel interactif de distanciation sociale permet de projeter un faisceau lumineux pour illustrer la distance entre les individus dune file dattente, des applications surveillent la capacité des pubs en Suède ou calculent la distance entre les visiteurs dans les parcs d’attractions 

L’intégration de la technologipeut intervenir à tout moment dans le parcours client. Dans un contexte incertain en matière de déplacements, elle peut agir comme outil de promotion et d’accessibilité dans une perspective durable. De plus, elle a comme effet d’augmenter la confiance et la fidélisation des visiteurs. Si elle est une clé certaine à différents niveaux pour tout gestionnaire d’entreprise touristique, il est essentiel d’avoir en tête que l’humain étant un animal social, il faut penser à garder le contact… sans contact. 

recommandations

 

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

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Marketing Produits et activités

Peut-on jumeler les mesures sanitaires et l’expérience client ?

Dans le monde touristique pré-COVID, le terme « expérience » était sur toutes les lèvres. Certains commençaient d’ailleurs à s’interroger sur la surutilisation du concept. La crise sanitaire a complètement paralysé l’industrie du voyage. Depuis le début du déconfinement, le tourisme reprend graduellement son souffle. Maintenant, les différents secteurs d’activités doivent adapter leurs produits et respecter les nouvelles normes en vigueur.

Devant le besoin crucial de mesures sanitaires et de distanciation physique, est-il possible d’assurer une expérience client agréable ? L’émotion, la surprise, la personnalisation deviendront-elles des termes désuets dans l’ère post-COVID ? Voici quelques exemples inspirants ayant réussi à transformer certaines contraintes au grand plaisir des visiteurs.

Diffuser l’information avant la visite

Plusieurs entreprises publient des vidéos pour annoncer que les visiteurs sont à nouveau les bienvenus. Pourquoi ne pas y joindre les nouvelles règles sanitaires qui s’appliquent à l’organisation ? Une bonne diffusion de l’information permet à la clientèle de bien se préparer en amont et de les rassurer concernant les mesures mises en place pour leur sécurité. Idéal pour gérer les attentes et éviter les mauvaises surprises à l’arrivée !

Une bonne diffusion de l’information permet à la clientèle de bien se préparer en amont et de les rassurer concernant les mesures mises en place pour leur sécurité.

C’est le cas du Royal Air Force Museum en Angleterre comme le démontre cette vidéo.

Source : YouTube

Quant au Chimei Museum à Taïwan, les responsables n’hésitent pas à utiliser l’humour et l’ensemble de leurs collections pour sensibiliser les visiteurs sur l’importance de prendre leur température avant de pénétrer l’institution.

Avant de franchir la porte : l’attente

Dans plusieurs cas, l’aire d’attente se situe désormais à l’extérieur d’un commerce, d’une attraction, etc. Étant déjà un enjeu de taille avant l’arrivée de la COVID-19, la gestion des files a un impact sur l’expérience du visiteur et constitue sa première impression sur la qualité de l’accueil. Heureusement, de nombreuses stratégies et actions peuvent être mises en place pour faciliter la vie aux gestionnaires et aux clients, comme le démontre cette analyse.

Une fois sur place

Les touristes arrivent enfin ! À quoi ressemble l’accueil avec les mesures sanitaires ? Est-ce que le parcours client constitue un véritable labyrinthe froid et aseptisé ? Parfois, un peu de créativité et d’humour apportent un effet positif à l’expérience sans réduire l’importance de l’hygiène. Voici quelques exemples.

Parfois, un peu de créativité et d’humour apportent un effet positif à l’expérience sans réduire l’importance de l’hygiène.

Les lieux d’accueil et d’information touristique

Certains sites illustrent les mesures de distanciation physique selon les caractéristiques de leurs régions : c’est le cas de Combloux en France (voir image suivante). Cette méthode est non sans rappeler ce qu’ont fait Tourisme Côte-NordCamping Québec et Tourisme Granby pendant la période de confinement.

distance_sociale_fromageSource : Facebook — Combloux

De son côté, la boutique physique de Destination Agen se trouve désormais sur leur page Facebook. Les visiteurs commandent par courriel ou par téléphone et obtiennent leur produit le lendemain à l’office de tourisme. Une bonne initiative pour restreindre au maximum la manipulation des objets et éviter de mauvais souvenirs à la maison !

D’autres éléments très souvent palpés dans les bureaux d’accueil touristique demeurent les brochures ! En France, plusieurs solutions sont mises en place. Chez Tourisme Périgord, les vacanciers sont alors invités à consulter les conseillères en séjour pour recevoir la documentation et des offres personnalisées. Quant à l’office de tourisme de Binic-Étables-sur-Mer, les fascicules se trouvent dans des pochettes en fonction de plusieurs thématiques telles que la famille, la mer ou les jours de pluie. Au Teich, le bureau d’accueil propose aux touristes d’obtenir l’information directement sur leur téléphone intelligent en scannant un code QR.

brochure_sans_contactSource : Facebook — Ville Le Teich

Les restaurants (juste en gras)

 Fortement touchés par la crise sanitaire, plusieurs restaurateurs usent de créativité pour proposer des solutions originales et faire respecter les mesures de distanciation physique. Que ce soit par des peluches de panda à Bangkok ou l’utilisation de chapeau-frites en Allemagne, les idées se multiplient pour apporter le sourire aux visiteurs. Il est toutefois important de rappeler que les initiatives doivent demeurer sécuritaires. Il ne faudrait pas que le virus se propage à cause de la manipulation des objets par les clients. 

À Montréal, le restaurant le Monarque fusionne la gastronomie et la mode en collaborant avec la maison de création Sarah Pacini, dont fait partie le designer et couturier québécois Philippe Dubuc. Près d’une trentaine de mannequins, qui portent les collections printemps-été 2020, sont disposés dans l’établissement pour favoriser la distanciation physique. Certains se retrouvent aux tables, d’autres au bar. Le tout pour se fondre harmonieusement au décor chic du lieu. Il s’avère possible d’acheter les vêtements en participant à un encan silencieux. Les profits seront remis à des œuvres caritatives.

mannequins_restoSource : Facebook — Sarah Pacini

Une touche d’humour, un message clair et précis, un accueil chaleureux, une ambiance agréable… ces quelques ingrédients simples assurent une expérience réussie dans un contexte hors de l’ordinaire.

 

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