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Gestion Tourisme durable

Stratégies pour mesurer la fréquentation d’un site touristique

Selon ONU Tourisme (nouvelle appellation de l’Organisation mondiale du tourisme – OMT), les arrivées de voyageurs internationaux augmenteront de 3,3 % par an d’ici 2030. Cet afflux serait relativement facile à absorber si tous les touristes se répartissaient équitablement à destination, mais ce n’est pas le cas ; certains sites sont convoités et attirent un plus grand nombre de personnes. La saisonnalité, les événements météo extrêmes ou l’instabilité politique sont d’autres conditions pouvant entraîner des débalancements.  

La gestion des flux touristiques représente ainsi un enjeu de taille, tant pour les destinations que pour les attraits. Comment identifier les zones les plus sensibles ?  

Évaluer la capacité d’accueil d’un site

D’après ONU Tourisme, la capacité d’accueil (aussi appelée capacité de charge touristique) réfère au nombre maximal de personnes qui peuvent visiter un lieu en même temps, sans provoquer la destruction de l’environnement physique, économique et socioculturel ou diminuer la satisfaction des visiteurs. Il n’existe pas d’approche universelle pour évaluer la capacité d’accueil d’un attrait ou d’une destination. Néanmoins, certains types d’indicateurs peuvent aider à estimer la charge touristique d’un lieu : 

  • Territoriaux : la dimension du lieu, son degré de congestion et le ratio résidants/visiteurs ; 
  • Politiques : l’accessibilité du lieu, les mesures d’urgence et les outils de gestion de crise en place ; 
  • Économiques : les retombées économiques du tourisme pour la destination, les possibilités d’emplois, la rentabilité et la compétitivité des entreprises ;  
  • Sociaux : le degré de satisfaction des visiteurs, la pression sur la population locale, le sentiment de sécurité au sein du lieu ;  
  • Environnementaux : l’impact des activités sur l’environnement (dommages causés aux plantes, au sol, à l’eau, à la faune, etc.), les émissions de gaz à effet de serre.  

Bref, on peut s’intéresser à la capacité d’accueil d’un site en tenant compte de plusieurs dimensions. Pour respecter les communautés, désengorger les infrastructures, offrir une expérience client agréable et préserver le patrimoine naturel, culturel et bâti, les destinations sont de plus en plus nombreuses à mesurer la fréquentation de certains sites. Il est d’abord essentiel d’établir un dialogue avec les communautés résidentes pour mettre en place une stratégie de mesure adaptée à la réalité locale. Cette démarche permet de jauger ce que représente un nombre acceptable de visiteurs. 

Mesurer la fréquentation d’un site permet de jauger ce que représente un nombre acceptable de visiteurs. 

Mesurer la fréquentation d’un site

Mesurer la fréquentation d’un site passe par le suivi des données d’achalandage. Une fois recueillies, ces informations permettent d’évaluer la pression exercée sur le lieu, de rediriger les clientèles vers des endroits moins achalandés s’il y a lieu, ou même, de les inciter à planifier leur visite en dehors des heures de pointe. Il existe différentes méthodes de collecte de données. En voici quelques-unes.  

Le comptage manuel

Le comptage manuel est une méthode terrain généralement utilisée pour évaluer l’achalandage à petite échelle. Cette technique permet aussi de collecter des informations qui peuvent servir à qualifier l’échantillon, tels que l’âge ou le sexe. 

À titre d’exemple, The People Mooving Count, issu du programme CIVITAS développé par la Commission européenne, propose une méthode permettant de calculer le nombre de personnes qui se déplacent dans un espace et par quels moyens. Ces informations donnent une idée de la fréquentation d’un lieu à différents moments de la journée et de son accessibilité par divers modes de transport. Cette méthode de comptage peut être utilisée pour mesurer l’efficacité d’un nouveau passage piéton, la popularité d’un festival ou l’attractivité d’un parc, par exemple.  

La ville de Copenhague, au Danemark, l’applique pour calculer les déplacements et habitudes de la population. Les chiffres recueillis représentent un atout pour les différents niveaux de gouvernance impliqués dans la planification des transports et la gestion des flux touristiques (lire aussi : La mobilité comme service, les bénéfices pour l’industrie touristique). 

Les progrès technologiques permettent une variété de méthodes de collecte qui requièrent moins d’efforts et de ressources, tout en produisant un plus grand volume de données. 

Les applications mobiles

Depuis 2016 en Australie, l’État de la Tasmanie, en collaboration avec l’Université de la Tasmanie, recueille les données des voyageurs via une application mobile qui enregistre leurs déplacements en temps réel, à la fois à l’échelle de la destination et des attraits. L’outil génère également de courtes enquêtes qui colligent des informations à propos, entre autres, de la provenance et de l’âge des voyageurs ainsi que de leur objectif de visite et des réseaux sociaux utilisés pendant leur séjour. 

Ces données sont ensuite regroupées dans un tableau de bord, le Tourism Tracer, disponible en ligne. Le niveau de détail du Tourism Tracer permet de connaître, notamment, la durée pendant laquelle une personne s’arrête à un belvédère, traverse un parc national ou parcourt une galerie d’art.  

Source de l’image :  Tourism Tracer

En Nouvelle-Aquitaine, en France, l’application mobile Maplage.info permet aux sauveteurs de saisir en temps réel certaines données relatives à l’occupation des plages qu’ils surveillent, soit l’affluence sur le sable ainsi que dans la zone de baignade, les services et équipements disponibles, laccessibilité du lieu, les conditions de baignade, la température de l’eau et la météo. Ces informations sont ensuite mises à disposition des offices de tourisme et des prestataires touristiques de la région pour diffusion. Le tout est également disponible sur une plateforme qui permet aux voyageurs de planifier leur visite selon ces avis ou de se diriger vers les emplacements les moins achalandés. 

Source de l’image: MaPlage.info 

Les capteurs et compteurs

En Islande, Visit Iceland donne accès aux données de fréquentation touristique des sites naturels particulièrement achalandés. Ces informations sont récupérées par des capteurs infrarouges placés stratégiquement sur le territoire. Les données de passage des visiteurs sont collectées pour être ensuite analysées et présentées dans un tableau de bord accessible aux voyageurs comme aux opérateurs touristiques. L’objectif est d’assurer un suivi de la fréquentation de certains sites et d’inciter à la planification de visite en dehors des périodes les plus achalandées.  

Source de l’image: Visit Iceland 

En France, certains lieux culturels, comme le musée du Louvre, le Centre Pompidou et le muséum d’histoire naturelle du Havre, collaborent avec la solution technologique Affluences. Cette dernière utilise des capteurs et des compteurs permettant de visualiser les zones les plus fréquentées, de contrôler la capacité d’accueil en configurant des «alertes de dépassement de visiteurs» et de calculer le temps d’attente à l’accueil ou dans certains points d’intérêt, comme l’aire de restauration. Ces renseignements permettent de rediriger les clientèles vers les zones les moins fréquentées ou les files d’attente les plus courtes, tout en garantissant leur sécurité et leur confort 

Source de l’image: Affluences  

La gestion des flux, une nécessité

Les visiteurs participent à la dégradation de l’environnement naturel d’une destination ou d’un attrait sous plusieurs formes. Une forte concentration de touristes engendre de facto des émissions de gaz à effet de serre plus élevées, en plus de créer une pression sur les infrastructures et le patrimoine bâti.  

Dans certains cas, l’expérience client est affectée en raison des longues files d’attente, des embouteillages qui compliquent les déplacements, du bruit, de la lenteur des services, des prix exorbitants et de la propreté de certains lieux. La progression des déplacements touristiques mondiaux nécessitera des attraits et des destinations qu’ils mesurent et gèrent leur achalandage.  

Image à la une : Pexels 

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Produits et activités

De l’équipement nautique en libre-service

Des stations de location de planches à pagaie se déploient sur les plages du lac Léman, en Suisse. Les deux premières installations, conçues par la startup Equip, comportent chacune 6 embarcations offertes gratuitement par les villes de Gland et de Rolle. 

Comment ça marche ?

L’usager doit d’abord télécharger l’application Equip, puis y effectuer une réservation. Par mesure de sécurité, une carte de crédit est requise, mais la location est gratuite. Il peut ensuite déverrouiller un casier à l’aide de son téléphone et accéder à une planche, une pagaie et deux vestes de flottaison. Le contenant comprend également un panier dans lequel l’utilisateur peut laisser ses effets personnels.  

Plusieurs types d’équipement

D’autres stations de planches à pagaie, mais aussi d’autres équipements sportifs, sont prévus sur les berges du lac. Par ailleurs, la ville de Gland compte déjà un module pour le prêt de jeux de pétanque, de spikeball et de tennis de plage. Voilà qui permet d’alléger le balluchon du visiteur ou encore de l’initier à la pratique de nouvelles activités. 

La sécurité avant tout

Néanmoins, l’absence de personnel ou d’outils de communication (affiches, vidéos, etc.) prodiguant des consignes de sécurité et des conseils sur l’utilisation adéquate de l’embarcation et de la veste de flottaison pose un certain défi en matière de prévention des noyades. La transmission de ces informations est primordiale, qu’on s’adresse aux néophytes ou aux utilisateurs expérimentés. Une approche en libre-service ne doit pas compromettre la sécurité des visiteurs.

 

Image à la une : Equip/Vimeo 

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Tendances

Les tendances touristiques racontées

Cette année, l’équipe de la Chaire a collaboré avec le bédéiste Cyril Doisneau pour mettre en scène certaines tendances décortiquées dans le cahier Perspectives touristiques2022. Nous vous invitons à les découvrir à travers l’histoire de nos deux voyageurs afin de déceler des opportunités ou des défis qui pourraient se présenter au cours des prochains mois. Bonne lecture! 

Image à la une : Cyril Doisneau

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Gestion Technologies

Techno en nature, oui ou non ?

La pandémie a accéléré les solutions technologiques

D’après un article de PhocusWire, les contraintes sanitaires associées à la COVID-19 ont amené certaines organisations à se doter d’applications qui ludifient l’expérience des visiteurs, et aident à gérer l’achalandage et à conserver une distanciation physique. C’est d’ailleurs le cas au Québec : selon un sondage de la Chaire de tourisme Transat, parmi les entreprises québécoises qui comptaient opérer durant la saison estivale 2020, le tiers ont procédé à l’installation de technologies facilitant la distanciation.

Génération Y en nature : pas d’Internet SVP !

Aux États-Unis, des chercheurs ont comparé la perception de l’usage de technologies en nature auprès de 100 consommateurs de plein air issus de la génération Y (nés entre 1981 et 2002) et de 176 gestionnaires d’entreprises de tourisme de nature. Les deux groupes devaient évaluer, sur une échelle d’un à cinq, dix types d’outils numériques, à savoir s’ils diminuaient (1) ou amélioraient (5) la qualité de l’expérience en nature. Les résultats démontrent que les répondants de la génération Y jugent plus négativement que les gestionnaires huit des dix éléments proposés. Le tableau 1 illustre le pointage de chaque outil noté. Les nombres en vert signifient que la différence entre les deux groupes est statistiquement significative.

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Source : Chaire de tourisme Transat

La prise de photos et de vidéos s’avère assez populaire auprès de la génération Y, mais les outils reliés à l’accès à Internet semblent inspirer un sentiment plutôt négatif, avec un pointage sous la barre du 3. Les groupes de discussion révélaient que cette génération préfère attendre d’être à la maison pour partager ses clichés.

Rester minimaliste

Les technologies devraient supporter les activités récréotouristiques sans capter l’attention complète du randonneur. Les experts du Centre d’étude des interactions humain-technologie en contexte de plein air (HCI Outdoors) avancent les deux principes suivants :

  • La technologie en nature peut améliorer l’expérience et encourager les novices à s’adonner au plein air. Les outils pratiques comme Alltrails ou Hikster aident à la planification et au référencement. Les applications ludiques peuvent solliciter l’intérêt des non-initiés.
  • La relation humain-nature doit surpasser l’interaction humain-technologie. Ces outils devraient requérir le moins de manipulation possible durant l’activité. À cet effet, les experts défendent la pertinence d’imbriquer les outils dans l’équipement du randonneur (sac à dos, vêtements), pour un design qui épouse l’environnement, notamment en hiver.

Certains acteurs déploient des moyens qui peuvent répondre à ces deux principes. En voici quelques exemples.

Outils pratiques : les alertes sont de mise

Parmi les solutions, on retrouve des outils pour gérer les flux comme Wishtrip, qui envoie des notifications aux visiteurs pour les aider à se disperser sur le site et ainsi limiter les attroupements. Le deuxième parc national le plus populaire aux États-Unis, Yellowstone National Park, a aussi lancé une application qui propose plusieurs activités sur le territoire et qui diffuse en temps réel l’état des routes, l’achalandage des campings et la météo d’après la position géographique. Pas besoin de consulter son appareil, des alertes émanent du téléphone selon le souhait des utilisateurs. Encore faut-il que la personne ne se laisse pas absorber par ses autres notifications.

Les applications ludiques : une porte d’entrée en nature

Dans une entrevue avec le Réseau de veille en tourisme, Jean-Luc Caillaud, directeur général de Rando Québec, souligne que les applications ludiques devraient être utilisées comme une porte d’entrée pour initier de nouveaux adeptes. Enfants et néophytes peuvent découvrir les joies du plein air avec les appareils qu’ils utilisent au quotidien, atténuant ainsi leur dépaysement en nature. Dans une telle optique, la startup My SmartJourney propose une application de géolocalisation pour réaliser une « chasse aux artefacts dans 18 km de sentiers » dans quelques endroits de la province.

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Source : MySmartJourney

Le directeur de Rando Québec avertit toutefois que l’utilisation de ces applications devrait rester transitoire, « Il faut vivre de son temps sans oublier la philosophie du plein air », soutient-il. D’ailleurs, Foresta Lumina, à Coaticook, représente une initiative qui combine les deux grands principes cités précédemment. Ses parcours sont un bon exemple de design ludique enchâssé dans le paysage, qui ne demande pas de manipulation et qui conserve l’attention sur la nature.

Enfin, l’inclusion de solutions technologiques en nature est envisageable pour attirer de nouveaux adeptes et pour outiller la clientèle. Elle doit par contre se réfléchir à la place des utilisateurs, demeurer minimaliste et s’imbriquer dans le décor.

Source image à la une

Unsplash

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Technologies

Visiteur cherche œuvres d’art captivantes

À l’automne 2018, lorsque le High Museum of Art a revu l’organisation de ses installations, deux responsables se sont questionnés sur l’apport des technologies intelligentes à l’expérience des visiteurs. Plus précisément, ils souhaitaient trouver un moyen de présenter la diversité des œuvres du musée, une solution qui permettrait à chacun de se créer un parcours sur mesure et qui collecterait des données à propos des préférences du public. L’objectif : augmenter l’engagement des visiteurs envers leur institution muséale.

Plusieurs employés possédant diverses expertises ont été interpellés par le projet. Après avoir pris en compte les positions de chacun, les deux responsables en sont venus à la conclusion que la nouvelle application devait être en mesure de répondre à la question la plus souvent posée par les visiteurs, à savoir : qu’y a-t-il d’intéressant à voir au musée? Aussi simple soit-elle, cette question en entraîne inévitablement une autre : quel type d’art aimez-vous? En répondant à cette dernière, il devient aisé d’élaborer des propositions qui rendent l’expérience au musée beaucoup plus agréable.

L’application Heartmatch permet donc aux amateurs d’art de distinguer ce qu’ils aiment de ce qu’ils n’aiment pas. Tout comme l’application du site de rencontre Tinder, l’utilisateur accède à des photos et indique ses préférences par un simple glissement de doigt (voir la vidéo ci-bas). Une fois qu’il a choisi ses coups de cœur, ceux-ci se retrouvent sur un plan virtuel du musée et créent un parcours entièrement personnalisé.

Source vidéo : https://vimeo.com/315962478

Après quelques essais, l’équipe a décidé d’inclure cent œuvres d’art à l’application. Les utilisateurs ont ainsi un bon aperçu de la diversité offerte au musée. Quant aux responsables, ils possèdent maintenant un outil qui repère et enregistre les préférences des visiteurs.

 

Source image à la une : Snow White de Pexels

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Tourisme durable Transport

Accéder à la nature en transport collectif

Le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air.

Reconnu pour ses attraits naturels, le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air, tel que le montre une étude de la Chaire de tourisme Transat.

Cependant, l’accès au territoire, plus précisément aux sentiers et aux lieux de pratique, représente un défi majeur. Selon les données du sondage de Vividata 2018, plus du quart (26,6 %) des résidents de l’île de Montréal n’ont pas de véhicule. C’est également le cas de 11 % de la population de la région de Québec. Voici quelques solutions d’ici et d’ailleurs qui facilitent le transport vers la nature en partant des centres urbains.

Différentes navettes, différentes offres de services

Une escale en Islande

En Islande, les navettes Destination Blue Lagoon ont été mises en place afin d’offrir la possibilité aux voyageurs de se rendre directement au Lagon bleu à partir de l’aéroport de Keflavik ou encore de la ville de Reykjavik. Cette option permet aux passagers en escale de visiter un attrait du pays qui aurait été autrement inaccessible. Une belle façon de faire découvrir sa destination grâce à une courte escapade et de semer l’envie d’y retourner.

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Source : Jeff Sheldon, Unsplash

Nana au service des Montréalais 

En fonction depuis juin 2016, Nana une start-up montréalaise de la cohorte des entreprises « incubées » 2018-2019 du MT Lab, a été créée dans le but de faciliter l’accès à la nature pour les touristes. Un service de navettes s’adressant aux voyageurs et aux résidents est offert depuis Montréal jusqu’à l’entrée des parcs et réserves sélectionnés. 

Partenaire de Nana, le réseau d’autobus Parkbus, fondé en 2010, propose une offre complémentaire ailleurs au Canada. Desservant à ses débuts la ville de Toronto, cette entreprise fournit aujourd’hui ses services à Vancouver, à Halifax et à Ottawa. Elle travaille actuellement sur un projet favorisant l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

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 Source : Nana, la navette nature

Préservation de l’environnement : un incontournable pour la pérennité des activités 

Les entreprises et les organisations spécialisées dans le secteur du plein air sont de plus en plus nombreuses à sensibiliser leur clientèle à son impact sur l’environnement et à mettre en place des programmes assurant une saine gestion des ressources naturelles.

Détour Nature, excursions et sensibilisation 

Détour Nature est une entreprise québécoise qui organise des excursions guidées d’une journée ainsi que de courts voyages au Québec, au Canada et dans quelques États américains. Depuis 2008, elle collabore avec Planetair afin de compenser les gaz à effet de serre qu’elle produit. Elle mise également sur la philosophie de Sans trace Canada et, à chaque sortie, sensibilise sa clientèle à l’importance de ne rien laisser sur son passage.

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Source : Fanny Beaulieu Cormier

Un système de navettes multiarrêts 

 Fervente défenseuse de la préservation des richesses naturelles de la vallée de la Bow, Banff a été la toute première municipalité du Canada à introduire un réseau d’autobus entièrement hybrides et électriques. Le service de navettes Roam propose différents arrêts tout au long de la journée, afin de faciliter la découverte des destinations avoisinantes telles que le lac Minnewanka, la ville de Canmore, le mont Tunnel et le mont Sulphur. Ces autobus sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et en fauteuil roulant. Il est aussi possible d’y transporter son vélo, ses skis, etc.

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Source : Roam Public Transit

Des stations de ski favorisent le transport en commun

Selon le rapport de la National Ski Areas Association, chaque année en Amérique du Nord, des millions de personnes visitent les stations de ski. Soucieuses de continuer à offrir des expériences de qualité, les stations de ski n’ont pas d’autre choix que d’instaurer des solutions pour préserver leur principal attrait : la nature.

En janvier 2019, la station suisse SkiArena Andermatt-Sedrun, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé une fin de semaine sans auto dans le but de sensibiliser sa clientèle à son empreinte écologique. Les personnes qui s’y rendaient en transport en commun bénéficiaient d’un rabais de 50 % sur leur billet de train et leur accès journalier.

En Utah, le programme Reducing Individual Driving for the Environment (R.I.D.E.) est un système de covoiturage créé par la station de ski Snowbird dans le but de réduire les émissions de carbone et la congestion routière. Depuis le début de l’année 2019, l’application du même nom est offerte. Cette dernière permet de cumuler des points à chaque déplacement enregistré et de profiter ainsi de divers privilèges. Ayant comme objectif de conscientiser et de responsabiliser, l’application indique à ses utilisateurs leurs économies de CO2, en direct sur leur téléphone intelligent. En 2018, ce programme a évité l’émission de 381 000 kilogrammes de CO2.

Les citoyens s’organisent 

Les citoyens s’engagent eux aussi et mettent sur pied diverses initiatives telles que le covoiturage et l’optimisation de l’utilisation du transport en commun.

Covoiturage Plein air Montréal est un groupe Facebook dont les membres peuvent proposer des sorties ou encore se joindre à des personnes possédant un véhicule pour une escapade. Fonctionnant sur le même principe, la plateforme québécoise Ski Covoiturage s’adresse plus particulièrement aux adeptes de sports alpins.

Aux États-Unis, OffMetro a été conçu par et pour des citadins souhaitant s’évader de la ville sans voiture. Son site Web regroupe des idées d’activités facilement accessibles en modes de transports alternatifs comme le vélo, l’autobus, le bateau, etc.

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L’accès à la nature est un incontournable pour plusieurs Québécois et touristes désirant profiter des paysages de la belle province. Proposez-vous un service de transport en commun qui facilite l’accès à votre attrait ? Avez-vous pensé à élaborer un système de points dans le but d’inciter votre clientèle à réduire son empreinte carbone ? N’hésitez pas à vous inspirer des différentes solutions d’ici et d’ailleurs afin d’améliorer votre offre.

Source image à la une : Roam Transit

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Produits et activités

Quelques grandes tendances en tourisme d’affaires

Le Réseau de veille en tourisme (RVT) collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille sur le tourisme d’affaires et de congrès. Cet exercice permet d’informer les intervenants de l’industrie touristique sur l’évolution de ce secteur d’activité. Le RVT a passé en revue les bulletins des deux dernières années pour en faire ressortir trois tendances observées au Canada et dans ses marchés concurrents.

 

La « festivalisation » des réunions et des événements

Dans son magazine portant sur les tendances de 2017, la firme d’intelligence d’affaires Skift identifie la « festivalisation » des événements comme une grande tendance de l’année. De plus en plus, les organisateurs de réunions développent une programmation multidisciplinaire qui s’inspire à la fois du monde des affaires et de celui des industries plus créatives, concevant une nouvelle convergence d’expériences.

Il s’agit tout simplement de réunir dans des lieux inspirants et dans des espaces de collaboration les esprits les plus créatifs du milieu des affaires, de la technologie, des médias, de la science, de l’éducation, de l’art et de la culture. D’y ajouter ensuite quelques éléments catalyseurs comme des expériences de réalité virtuelle et augmentée, des compétitions d’entreprises en démarrage, des spectacles de musique en direct, des expositions et des expériences authentiques et locales à l’extérieur du site, pour créer des réunions ou des conférences mémorables. Cette tendance a pris racine dans des événements comme SXSW et C2 Montréal, où des leaders de divers secteurs d’activité communiquent leurs visions du changement.

Les villes de taille moyenne ont la cote pour les voyages d’affaires

De plus en plus de planificateurs de réunions nord-américains et européens se tournent vers les villes de taille moyenne pour la tenue de leur événement, selon un autre rapport de Skift. Deux facteurs principaux expliquent cette situation. Premièrement, les coûts augmentent sans cesse dans les métropoles, les rendant alors trop chères pour un nombre croissant de décideurs. Deuxièmement, de plus en plus de villes de taille moyenne ont investi massivement dans la revitalisation urbaine, dans leurs infrastructures événementielles et dans leurs réseaux de transport, bonifiant ainsi de façon exponentielle l’expérience des visiteurs. Elles collaborent avec des ambassadeurs pour attirer de nouveaux événements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférences. Le Québec compte plusieurs de ces villes de taille moyenne dans diverses régions touristiques qui pourront profiter de cette tendance.

L’économie collaborative élargit son offre

Depuis quelques années déjà, des joueurs de l’économie collaborative comme Airbnb, Uber, Lyft, Flightcar ou LiquidSpace se sont ajoutés à l’offre traditionnelle destinée aux voyageurs d’affaires. Au début de l’année, celle-ci s’est diversifiée avec deux nouvelles options d’Airbnb, soit « Airbnb Plus » et « Beyond by Airbnb ». La première propose une sélection de logements haut de gamme regroupant les offres des propriétaires qui ont préalablement satisfait aux centaines de critères inclus dans un cahier des charges et qui ont subi une inspection favorable. La seconde comprend un choix de propriétés de luxe disposant d’un service de conciergerie pour l’organisation du séjour (voir la vidéo ci-dessous).

Beyond by Airbnb, Source : Vimeo

Uber s’intéresse aussi aux voyageurs d’affaires, pour qui il a mis sur pied Uber for Business. La plateforme permet de simplifier leurs notes de frais en leur offrant la possibilité de facturer directement à leur entreprise leurs déplacements professionnels effectués avec Uber. L’aspect culinaire n’est pas laissé pour compte, puisque Uber Eats débarque dans les chambres d’hôtel pour répondre à la demande des voyageurs d’affaires, qui peuvent dorénavant commander leur repas par l’entremise de l’application. L’employeur reçoit ensuite une facture qu’il peut payer selon ses propres barèmes, laissant l’employé débourser le montant excédentaire, s’il y a lieu.

Ces outils collaboratifs peuvent contribuer à une réduction des coûts liés aux déplacements d’affaires allant de 30 à 50 %, selon les experts.  

Le potentiel des nouvelles technologies

Un large éventail de nouvelles technologies afflue dans le secteur des réunions et des événements. Cela incite les hôteliers à repenser la façon dont ils vendent leurs propriétés. En utilisant des outils numériques et des solutions de marketing en ligne de manière stratégique, ils peuvent établir des relations plus directes avec les planificateurs de groupe et leur fournir un service personnalisé, plus flexible et plus transparent, pour gérer les réunions.

L’intelligence artificielle, par exemple, possède le potentiel de vraiment adapter les événements en remplaçant ou en facilitant les pratiques comme le jumelage ou les recommandations. Elle permet aussi une inscription plus fluide, un service de conciergerie à la demande et la capture en direct de données sur les invités. Les chatbots et les assistants numériques aident également les planificateurs à personnaliser l’information pour répondre aisément aux besoins de leurs participants. Et les technologies vocales comme Pixel Buds, de Google, ou BabbleOn, d’une entreprise émergente de San Francisco, peuvent s’avérer très utiles lors de congrès ou d’événements internationaux, puisqu’elles permettent de traduire plusieurs langues.

Quelques exemples de leur utilisation

Le Palais des Festivals et des Congrès de Cannes propose un nouvel outil numérique pour séduire les organisateurs de congrès et d’événements, le Cannes 360. Cette application mobile offre une visite immersive de ses espaces et des principaux sites emblématiques de la ville au moyen de vidéos en 360°. Des informations techniques rassemblant toutes les caractéristiques des surfaces et des salles sont aussi disponibles. Enfin, Cannes 360° fédère différents acteurs du tourisme d’affaires cannois tels que les lieux de réception et les hôtels.

Tourisme Quebec Mathieu Dupuis

Source : © Québec Original/Mathieu Dupuis

En 2016, l’hôtel InterContinental Montréal a fait appel à la réalité virtuelle pour effectuer la promotion de sa nouvelle salle de réception avant même que son aménagement soit terminé. Cela a permis à l’établissement de montrer à ses clients exactement à quoi ressembleraient ce lieu inédit, les divers arrangements possibles, les ambiances, etc.

Les organisateurs de l’International Corporate Events ont proposé aux participants de s’inscrire sur la plateforme Ya-Ya Regie, laquelle utilise le logiciel de reconnaissance faciale Zenus. Près de la moitié des congressistes a opté pour ce mode, ce qui a permis d’inscrire les participants cinq fois plus rapidement qu’avec le code à barres ou le système QR utilisé lors des événements de l’année précédente. De plus, la reconnaissance faciale améliore la sécurité, prévient les fraudes et permet de mesurer le degré de satisfaction des participants.

Ces tendances mondiales démontrent l’évolution récente du tourisme d’affaires et de congrès. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Image à la une : Joakim Honkosalo – Unsplash

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Wilson, le concierge des bons plans

Présentée au salon technologique du 2e Sommet mondial Destinations pour tous, qui s’est tenu à Bruxelles les 1er et 2 octobre dernier, « I Wheel Share » est une application mobile collaborative, centralisée et géolocalisée, grâce à laquelle les personnes en situation de handicap partagent des informations sur l’accessibilité des lieux qu’elles connaissent bien.

« Salut! Moi, c’est Wilson, le majordome des bons plans handicap, comment puis-je t’aider ? » C’est ainsi que Wilson, le chatbot de I Wheel Share, accueille ses utilisateurs sur Messenger. Son objectif : proposer des activités sportives ou culturelles, des logements, des restaurants, une liste de toilettes accessibles à proximité, et ce, en fonction du handicap de la personne, qu’il soit moteur, auditif ou visuel. Les informations fournies par Wilson proviennent de bases de données de partenaires.

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Source : I Wheel Share

Source image à la Une : Unsplash

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Technologies

L’avenir du paiement électronique en tourisme

Les portefeuilles électroniques

Il s’agit d’une solution qui permet de confier à un tiers de confiance ses données personnelles et de paiement, qui sont stockées en vue de réaliser des achats. Le porte-monnaie électronique peut être intégré sur une variété d’appareils, dont le téléphone mobile. Il s’avère possible dès lors d’effectuer un virement sûr de son compte bancaire vers celui d’un fournisseur, par l’entremise d’un terminal de paiement installé en magasin.

Les portefeuilles électroniques dominent les modes de paiement en Chine

Les portefeuilles électroniques dominent les modes de paiement en Chine, où 62 % des transactions en ligne ont été effectuées de cette manière en 2016. Cette proportion s’élève à 25 % en Allemagne, 23 % aux États-Unis et seulement 12 % au Canada, selon Worldpay, une entreprise spécialisée en solutions de traitement des paiements (voir le graphique 1). Aux États-Unis, de même qu’au Canada, la carte de crédit constituait la principale façon de payer en 2016. Toutefois, Worldpay prévoit que sa part diminuera au profit de celle du portefeuille électronique d’ici 2021.

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Les principaux joueurs

Il existe différents types de portefeuilles électroniques. Certains sont proposés par des opérateurs de cartes ou des institutions bancaires (MasterCard, Visa, BMO, RBC, etc.), d’autres par des entreprises technologiques (Apple, Google) ou des services classiques de paiement en ligne comme PayPal.

En Amérique du Nord

Aux États-Unis, la base d’utilisateurs est répartie entre les systèmes d’exploitation Apple (Apple Pay, 34%), Android (Android Pay, 31%), Samsung (Samsung Pay, 22%) et les services comme PayPal ou ceux offerts par les banques et les détaillants (Walmart Pay). Depuis le 8 janvier dernier, Google Pay réunit sous une seule bannière Android Pay et Google Wallet.

Selon un sondage d’Auriemma Consulting Group effectué en février 2018, l’adoption des portefeuilles mobiles américains est passée de 23 % au premier trimestre de 2016 à 34 % à la même période de 2018.

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En Chine

Les deux principaux porte-monnaie numériques chinois, Alipay et WeChat Pay, accaparent plus de 80 % du marché des paiements mobiles. Le premier, affilié à la plateforme de commerce électronique chinoise Alibaba, possède 520 millions d’utilisateurs à travers le pays. Le second fait partie intégrante du média social WeChat et en compte un milliard.

Alipay a commencé son déploiement mondial en 2015. Deux ans plus tard, ses usagers peuvent effectuer leurs achats dans quatre millions de points de vente aux États-Unis, soit presque autant qu’Apple Pay. Alipay est également disponible dans 100 000 autres lieux de vente répartis dans 26 pays.

Quant à WeChat Pay, elle proposera très bientôt sa solution de paiement aux Européens. Elle est aussi offerte chez plusieurs centaines d’exploitants américains, tels que Caesars Entertainment à Las Vegas. La dissémination d’Alipay et de WeChat Pay en Europe et en Amérique du Nord dépendra en grande partie de la force du pouvoir d’achat des voyageurs chinois. Comme il s’agit du premier marché émetteur de touristes et de l’économie mondiale la plus importante, on peut prévoir une croissance de ce mode de paiement dans le monde.

Les cartes prépayées

Les cartes prépayées proposent des taux de change avantageux et permettent des retraits d’argent gratuits ou peu coûteux. Il en existe des centaines destinées aux voyageurs et offertes par des acteurs établis tels que Travelex, MoneyCorp, Thomas Cook et même la Banque de Montréal et Citizens Bank. Les cartes prépayées ciblent plusieurs publics et besoins. Selon Anouska Ladds, responsable européenne des compagnies aériennes, des hôtels et des agences de voyages en ligne chez MasterCard, elles attirent les utilisateurs avertis qui souhaitent avoir un aperçu de leur budget de voyage. Les applications mobiles liées à ces cartes permettent en effet aux consommateurs d’analyser leurs dépenses et certaines offrent la possibilité de définir des budgets numériquement.

Les applications dans le tourisme

Les entreprises touristiques qui possèdent un fort achalandage de voyageurs chinois ont adopté le portefeuille mobile Alipay. C’est le cas d’Intercontinental Hotels Group (IHG) qui permet à ses clients d’utiliser ce mode de paiement. Cela a commencé dans les 270 hôtels d’IHG en Chine, puis le déploiement s’est poursuivi l’année dernière pour les 5000 propriétés du groupe dans le monde. Depuis février, la chaîne accepte aussi WeChat Pay dans ses établissements de Los Angeles et de Beverly Hills. À Montréal, les membres participants de l’Association des hôtels du Grand Montréal offrent à leurs clients la possibilité d’accéder directement à leur compte Alipay et WeChat Pay pour payer leur note de séjour.

La chaîne easyHotel comprend 26 établissements européens ; tous acceptent les méthodes classiques de paiement telles que les cartes de crédit et de débit, mais les hôtels du Benelux (Pays-Bas, Belgique, Luxembourg) autorisent le système de paiement électronique hollandais iDeal, alors que PayPal est admis en Allemagne. Comme la plupart des clients proviennent d’Europe, easyHotel n’envisage donc pas encore Alipay ou WeChat Pay. Par contre, comme Londres est la destination préférée des touristes chinois qui visitent la Grande-Bretagne, le Savoy est le premier établissement de luxe à leur offrir Alipay, et ce, depuis la fin du mois de mai 2018.

De la même manière, des destinations qui accueillent un nombre important de voyageurs chinois proposent le paiement électronique par Alipay. C’est le cas de Visit Helsinki et du Nouveau-Brunswick. En effet, l’année 2018 étant placée sous l’égide du tourisme Canada-Chine, le gouvernement du Nouveau-Brunswick vise à faire de cette province une destination touristique plus attrayante pour les Chinois en appuyant la mise en place de WeChat Pay et d’Alipay dans des attractions de la province cet été.

Les aéroports du monde entier acceptent Alipay et WeChat Pay. L’automne dernier, celui d’Heathrow à Londres a installé Alipay dans ses salons Premium Plaza. Dans le cadre de son programme d’amélioration des services, Ryanair propose à ses clients qui disposent d’un compte Google Pay de payer leur billet d’avion directement avec ce compte. Skyjet, une entreprise de jets privés nolisés a elle aussi adopté ce service en avril dernier. D’autres compagnies aériennes devraient suivre. De plus, Google Pay permet d’ajouter les cartes d’embarquement de façon sécurisée. Le portefeuille électronique pourra également contenir des billets pour n’importe quel événement culturel ou sportif.

Avec les nouvelles options de paiement qui gagnent en popularité dans le monde entier, les entreprises touristiques doivent concentrer leurs efforts sur les méthodes qui permettront de créer une expérience fluide pour leurs clients. Toutefois, avant de se lancer dans des démarches, somme toute complexes, il importe de savoir si l’utilisation du portefeuille électronique est répandue parmi sa clientèle.

 

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L’Internet de séjour se concrétise

Les stratèges d’Agitateurs des Destinations Numériques (ADN) — François Perroy, Ludovic Dublanchet et Pierre Eloy — conseillent les gestionnaires de destination tant sur le plan de l’accueil et de la promotion que du service. Récemment, ils ont publié un livre blanc portant sur leur vision de l’Internet de séjour et de sa concrétisation à travers un outil de conciergerie pour les destinations.

Accompagner le visiteur connecté

Le séjour du voyageur se décline en trois temps : avant, pendant et après. L’utilisation du Web est intensive à chacune de ces étapes, quoiqu’elle desserve des buts différents. Après la phase de recherche et de planification, mais avant celle du retour à la maison, le voyageur est sur place, parmi la population locale. Et si une minorité de voyageurs entrent dans un office de tourisme, presque tous se déplacent avec un appareil mobile leur permettant de rester connectés. Bien qu’une partie du voyage soit organisée avant le séjour, de multiples recherches ont lieu et des décisions se prennent toujours dans le feu de l’action. L’accompagnement personnalisé est donc tout à propos.

L’Internet de séjour signifie non seulement de pouvoir répondre aux besoins du visiteur dans l’immédiat, mais aussi de les devancer. Qu’il soit touriste ou excursionniste, il veut faire des activités qui lui ressemblent et le dépaysent à la fois, s’orienter, ne rien manquer. Croulant sous les propositions, ces visiteurs apprécieront les conseils personnalisés qui conviennent à leur type de séjour. Les suggestions tiennent compte de plusieurs facteurs : lieu, moment, composition du groupe, météo, préférences et autres.

Personnaliser la proposition

La solution technologique développée par les ADN s’adresse à la clientèle touristique présente sur le territoire et lui apporte, hors de l’office de tourisme, des informations personnalisées, de qualité et actualisées en temps réel. Les résidents constituent également l’un des publics cibles d’une telle plateforme, cherchant parfois le même type de suggestions.

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Source : Internet de séjour, livre blanc, 2017

La force de cet outil, comparativement à des plateformes telles que TripAdvisor, Yelp ou Google Places, réside dans l’exploitation de la connaissance fine du territoire propre aux organisations de gestion des destinations locales. L’algorithme permet ainsi de proposer des informations qualifiées, sous forme de bons plans locaux, et divulguées dans une logique pertinente pour le voyageur, selon le moment, son profil et ses envies. La démarche inclut d’ailleurs la définition de profils types d’utilisateurs (ou personas).

La présence d’un accès Wi-Fi sur l’ensemble du territoire est un préalable important, ou incontournable pour le visiteur en provenance de l’étranger.

Cocréer un outil territorial

Cette solution numérique doit être adaptée à chaque territoire à travers un travail de concertation et de cocréation avec les acteurs. Les caractéristiques de la destination, les clientèles visées et d’autres paramètres influenceront sa conception et sa configuration. La taille de la destination peut varier, mais cette dernière doit proposer un nombre relativement grand d’offres.

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Source : Internet de séjour, livre blanc, 2017

Une plateforme d’Internet de séjour inclura des activités portant sur le patrimoine, la nature, la culture, des restaurants, des bars, des fêtes et des festivals ainsi que des boutiques. Elle exclura, par définition, les lieux d’hébergement. Des visuels soignés, l’homogénéité et la qualité des écrits ainsi que l’apparence globale doivent être pris en considération.

Associer les irremplaçables conseils humains

Un accès personnalisé à la banque d’information touristique, grâce à un algorithme est déjà un grand pas en avant. Puisque rien ne remplace un échange réel, on y ajoute les conseils d’experts locaux. C’est le cas du territoire de Médoc Atlantique qui utilise la plateforme développée par les ADN. Découvrez leur stratégie d’Internet de séjour dans le second volet de cette analyse.

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