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Vers une reprise du tourisme mondial

Rolf Freitag, PDG chez IPK International, a présenté les résultats du plus récent World Travel Monitor® sur les tendances mondiales des voyages en 2020 et sur les intentions de voyage en 2021. Cette enquête annuelle, représentative de la population de plus de 60 pays, fournit les données issues de plus de 500 000 répondants. 

Après avoir connu de forts taux de croissance au cours des 10 dernières années, l’industrie touristique est l’un des secteurs les plus durement touchés par la crise de la COVID-19. À l’échelle mondiale, les voyages à l’étranger ont diminué de 70 % en 2020. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, les arrivées de touristes internationaux au mois de janvier 2021 ont chuté de 87 % par rapport à 2020. Les pertes varient selon le continent et le segment de voyage. Ainsi, les types de vacances axées sur la nature et les voyages en voiture ont donné de bien meilleurs résultats pendant la pandémie que ceux réalisés par voie aérienne, que les escapades urbaines ou les excursions. 

Reprise de la demande internationale en 2022, au plus tard en 2023, selon les experts. 

Malgré ce déclin drastique, les derniers chiffres de l’enquête d’IPK menée en janvier 2021 apportent de l’espoir pour l’année à venir : les deux tiers (62 %) des voyageurs internationaux ont l’intention de voyager à nouveau à l’étranger cette année. De plus, avec la disponibilité des vaccins et en supposant que des pourcentages élevés de la population soient vaccinés rapidement dans le monde, cela contribuera à une reprise de la demande internationale en 2022, au plus tard en 2023, selon les prévisions des experts présents à ITB Berlin. Pour le Canada, Euromonitor International s’attend aussi à ce que le nombre d’arrivées internationales atteigne le niveau prépandémie quelque part entre 2022 et 2023.

Les visites de parents et d’amis ont la cote 

Interrogés sur leurs projets de voyage en 2021, les répondants démontrent un intérêt supérieur à la moyenne prépandémie pour les visites de parents et d’amis. Celui pour les voyages d’affaires est plus élevé chez les Américains et les Asiatiques que chez les Européens. En ce qui a trait aux voyages d’agrément à l’international, les vacances au soleil et à la plage tiennent le haut du pavé. Les séjours urbains se classent au deuxième rang (1er chez les Asiatiques) et les vacances axées sur la nature figurent en troisième position. Ce type de séjours a crû en popularité depuis la pandémie. Les dernières enquêtes reflètent également un intérêt toujours élevé pour les voyages aériens à l’étranger. 

Questionnés sur leurs destinations préférées pour 2021, les Européens choisissent les destinations européennes. L’Espagne occupe la première place, suivie de l’Italie, de l’Allemagne et de la France. Les Américains et les Asiatiques privilégient aussi les voyages sur leur propre continent. 

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Augmentation prévue des dépenses 

Les résultats d’un autre récent sondage en ligne concernant le comportement des voyageurs allemands, américains et chinois au cours des 12 derniers mois, ainsi que leurs intentions de voyage pour 2021, ont été présentés par Claudia Cramer, directrice des études de marché chez Statista. On y apprenait qu’environ 70 % des personnes interrogées envisagent de réaliser un ou plusieurs voyages d’agrément en 2021, soit 37 % des Allemands, 42 % des Américains et 66 % des Chinois. De plus, près du quart des répondants allemands et américains et plus du tiers des Chinois estiment qu’ils dépenseront plus d’argent pour voyager dans le courant de la prochaine année qu’au cours de la même période à ce jour. 

Environ 70 % des personnes interrogées envisagent de réaliser un ou plusieurs voyages d’agrément en 2021.

Confiance et sécurité 

La sécurité personnelle perçue lors d’un voyage pèse lourd sur les intentions de voyage, selon les résultats du sondage de Statista. La moitié des Allemands qui ne prévoient pas de voyager en 2021 se disent inquiets de le faire pendant la pandémie. Aux États-Unis, c’est 34 % des répondants et 56 % dans le cas des Chinois.  

« La confiance joue un rôle crucial dans les décisions de voyage en 2021 », a déclaré Christian Smart, directeur général de Travelzoo, lors du congrès ITB Berlin NOW. Depuis six ans, en coopération avec ITB Berlin, Travelzoo mène des enquêtes sur les tendances des voyages. Quelque 83 % des répondants ont mentionné que le fait de pouvoir faire confiance aux personnes et aux entreprises importait le plus pour eux. Ceci est encore plus vrai pour les gens âgés. Pour établir cette confiance, un service client facile d’accès (42 %), se sentir valorisé en tant qu’acheteur (33 %) et la réputation d’une marque (31 %) représentent des facteurs clés.  

Pour redonner confiance aux voyageurs, Monika Wiederhold, directrice du Global Program Lead chez Amadeus, suggère que les informations sur la santé, comme les certificats sanitaires, soient intégrées dans les solutions informatiques et disponibles en temps réel. « De nouvelles technologies d’interaction sans contact, comme l’identification biométrique et les identités numériques, permettraient d’offrir une certaine paix d’esprit aux touristes », a-t-elle déclaré. 

Une reprise durable dépend dans une large mesure du sentiment de sécurité que les destinations sauront transmettre aux voyageurs. Que sommes-nous prêts à mettre de l’avant dans notre industrie pour favoriser cette confiance ? Le RVT aimerait vous entendre sur cette question. 

 

Source de l’image à la une : pexel.com 

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Marchés géographiques

Cinq marchés étrangers comparés

L’enquête annuelle de la Veille touristique mondiale de Destination Canada permet de suivre l’évolution de onze marchés cibles du pays. Cette analyse présente des renseignements sur les cinq principaux marchés internationaux du Québec en ce qui a trait au volume de touristes, en excluant les États-Unis.

Les voyageurs considèrent-ils spontanément le Canada comme destination? Connaissent-ils les possibilités de voyage au Canada? Quelles sont les destinations concurrentes? Est-ce que cette clientèle pourrait contribuer à atténuer les effets de la saisonnalité?

Les infographies qui suivent présentent des éléments de réponses sur les comportements des voyageurs long-courriers de cinq pays.

 

cinq marchés comparés

Les touristes au rendez-vous

À l’exception du Royaume-Uni, dont la fréquentation est stable depuis les deux dernières années, les arrivées au pays des autres marchés sont en croissance. La popularité du Canada chez nos cousins français ne s’essouffle pas; 2018 a même atteint un record et les prévisions pour 2019 semblent optimistes. Les visites des Mexicains affichent une forte hausse depuis l’abolition du visa en 2016. La Chine se classe au sommet des marchés émetteurs au monde et le Canada en retire sa part de marché.

Un potentiel d’environ 15 millions de personnes en provenance des cinq marchés ayant l’intention de venir au Canada au cours des deux prochaines années souhaitent visiter le Québec. La province comptabilisait 800 000 visites réelles de ce bassin en 2016. Le Canada réussit à rester dans les premières positions dans la considération spontanée pour un voyage long-courrier, mais certains pays, comme le Japon, prennent une place de plus en plus importante dans l’esprit des voyageurs.

Les voyageurs de plus en plus informés

La prise de connaissance des possibilités de voyages pour une destination s’avère l’une des premières étapes menant à l’achat. La position du Canada peut fluctuer grandement d’une année à l’autre par rapport à ses concurrents. Par exemple, 23 % des voyageurs chinois long-courriers ayant l’intention de faire un voyage d’ici 2020 mentionnent avoir une excellente ou une bonne connaissance des possibilités de voyages au Canada, le classant en 13e position en 2018 (7e en 2017). En d’autres mots, 12 destinations ont devancé le Canada en ce qui a trait à l’information sur le produit et l’expérience offerte en 2018. L’effet opposé s’est produit pour les Mexicains : le Canada se classe 2e en 2018 (5e en 2017). Bonne nouvelle, le Canada protège sa première position depuis les deux dernières années auprès des Français.

Destination Canada étudie l’ensemble du cheminement du client potentiel, de la prise de connaissance au rêve, à la création d’un scénario de voyage et à la planification détaillée et, enfin, à l’achat. Par exemple, les Chinois qui planifiaient activement un séjour au Canada en 2018, c’est-à-dire qui ont minimalement collecté de l’information sur le pays en prévision de leurs vacances, considéraient également les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Il devient alors essentiel d’exercer une influence au bon moment.

Un été achalandé, les autres saisons populaires

Les mois de juillet et août attirent le plus grand volume de touristes (de 27 % à 32 %), et ce, pour les cinq marchés. Lors de l’enquête, le printemps et l’automne semblaient attrayants pour certains marchés, mais cet attrait ne s’est pas concrétisé en arrivées réelles. Quelque 20 % des Mexicains envisageaient de visiter le Canada en novembre ou décembre, malgré leur réticence au froid (16 % sont réellement venus à cette période).

 

Marchés saisons

 

cinq marchés québec

Selon le Conference Board du Canada, la clientèle d’outremer devrait augmenter de 4,8 % annuellement, de 2018 à 2022, au Québec. Est-ce que ces touristes profiteront des quatre saisons de la province?

 

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Technologies

L’avenir du paiement électronique en tourisme

Les portefeuilles électroniques

Il s’agit d’une solution qui permet de confier à un tiers de confiance ses données personnelles et de paiement, qui sont stockées en vue de réaliser des achats. Le porte-monnaie électronique peut être intégré sur une variété d’appareils, dont le téléphone mobile. Il s’avère possible dès lors d’effectuer un virement sûr de son compte bancaire vers celui d’un fournisseur, par l’entremise d’un terminal de paiement installé en magasin.

Les portefeuilles électroniques dominent les modes de paiement en Chine

Les portefeuilles électroniques dominent les modes de paiement en Chine, où 62 % des transactions en ligne ont été effectuées de cette manière en 2016. Cette proportion s’élève à 25 % en Allemagne, 23 % aux États-Unis et seulement 12 % au Canada, selon Worldpay, une entreprise spécialisée en solutions de traitement des paiements (voir le graphique 1). Aux États-Unis, de même qu’au Canada, la carte de crédit constituait la principale façon de payer en 2016. Toutefois, Worldpay prévoit que sa part diminuera au profit de celle du portefeuille électronique d’ici 2021.

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Les principaux joueurs

Il existe différents types de portefeuilles électroniques. Certains sont proposés par des opérateurs de cartes ou des institutions bancaires (MasterCard, Visa, BMO, RBC, etc.), d’autres par des entreprises technologiques (Apple, Google) ou des services classiques de paiement en ligne comme PayPal.

En Amérique du Nord

Aux États-Unis, la base d’utilisateurs est répartie entre les systèmes d’exploitation Apple (Apple Pay, 34%), Android (Android Pay, 31%), Samsung (Samsung Pay, 22%) et les services comme PayPal ou ceux offerts par les banques et les détaillants (Walmart Pay). Depuis le 8 janvier dernier, Google Pay réunit sous une seule bannière Android Pay et Google Wallet.

Selon un sondage d’Auriemma Consulting Group effectué en février 2018, l’adoption des portefeuilles mobiles américains est passée de 23 % au premier trimestre de 2016 à 34 % à la même période de 2018.

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En Chine

Les deux principaux porte-monnaie numériques chinois, Alipay et WeChat Pay, accaparent plus de 80 % du marché des paiements mobiles. Le premier, affilié à la plateforme de commerce électronique chinoise Alibaba, possède 520 millions d’utilisateurs à travers le pays. Le second fait partie intégrante du média social WeChat et en compte un milliard.

Alipay a commencé son déploiement mondial en 2015. Deux ans plus tard, ses usagers peuvent effectuer leurs achats dans quatre millions de points de vente aux États-Unis, soit presque autant qu’Apple Pay. Alipay est également disponible dans 100 000 autres lieux de vente répartis dans 26 pays.

Quant à WeChat Pay, elle proposera très bientôt sa solution de paiement aux Européens. Elle est aussi offerte chez plusieurs centaines d’exploitants américains, tels que Caesars Entertainment à Las Vegas. La dissémination d’Alipay et de WeChat Pay en Europe et en Amérique du Nord dépendra en grande partie de la force du pouvoir d’achat des voyageurs chinois. Comme il s’agit du premier marché émetteur de touristes et de l’économie mondiale la plus importante, on peut prévoir une croissance de ce mode de paiement dans le monde.

Les cartes prépayées

Les cartes prépayées proposent des taux de change avantageux et permettent des retraits d’argent gratuits ou peu coûteux. Il en existe des centaines destinées aux voyageurs et offertes par des acteurs établis tels que Travelex, MoneyCorp, Thomas Cook et même la Banque de Montréal et Citizens Bank. Les cartes prépayées ciblent plusieurs publics et besoins. Selon Anouska Ladds, responsable européenne des compagnies aériennes, des hôtels et des agences de voyages en ligne chez MasterCard, elles attirent les utilisateurs avertis qui souhaitent avoir un aperçu de leur budget de voyage. Les applications mobiles liées à ces cartes permettent en effet aux consommateurs d’analyser leurs dépenses et certaines offrent la possibilité de définir des budgets numériquement.

Les applications dans le tourisme

Les entreprises touristiques qui possèdent un fort achalandage de voyageurs chinois ont adopté le portefeuille mobile Alipay. C’est le cas d’Intercontinental Hotels Group (IHG) qui permet à ses clients d’utiliser ce mode de paiement. Cela a commencé dans les 270 hôtels d’IHG en Chine, puis le déploiement s’est poursuivi l’année dernière pour les 5000 propriétés du groupe dans le monde. Depuis février, la chaîne accepte aussi WeChat Pay dans ses établissements de Los Angeles et de Beverly Hills. À Montréal, les membres participants de l’Association des hôtels du Grand Montréal offrent à leurs clients la possibilité d’accéder directement à leur compte Alipay et WeChat Pay pour payer leur note de séjour.

La chaîne easyHotel comprend 26 établissements européens ; tous acceptent les méthodes classiques de paiement telles que les cartes de crédit et de débit, mais les hôtels du Benelux (Pays-Bas, Belgique, Luxembourg) autorisent le système de paiement électronique hollandais iDeal, alors que PayPal est admis en Allemagne. Comme la plupart des clients proviennent d’Europe, easyHotel n’envisage donc pas encore Alipay ou WeChat Pay. Par contre, comme Londres est la destination préférée des touristes chinois qui visitent la Grande-Bretagne, le Savoy est le premier établissement de luxe à leur offrir Alipay, et ce, depuis la fin du mois de mai 2018.

De la même manière, des destinations qui accueillent un nombre important de voyageurs chinois proposent le paiement électronique par Alipay. C’est le cas de Visit Helsinki et du Nouveau-Brunswick. En effet, l’année 2018 étant placée sous l’égide du tourisme Canada-Chine, le gouvernement du Nouveau-Brunswick vise à faire de cette province une destination touristique plus attrayante pour les Chinois en appuyant la mise en place de WeChat Pay et d’Alipay dans des attractions de la province cet été.

Les aéroports du monde entier acceptent Alipay et WeChat Pay. L’automne dernier, celui d’Heathrow à Londres a installé Alipay dans ses salons Premium Plaza. Dans le cadre de son programme d’amélioration des services, Ryanair propose à ses clients qui disposent d’un compte Google Pay de payer leur billet d’avion directement avec ce compte. Skyjet, une entreprise de jets privés nolisés a elle aussi adopté ce service en avril dernier. D’autres compagnies aériennes devraient suivre. De plus, Google Pay permet d’ajouter les cartes d’embarquement de façon sécurisée. Le portefeuille électronique pourra également contenir des billets pour n’importe quel événement culturel ou sportif.

Avec les nouvelles options de paiement qui gagnent en popularité dans le monde entier, les entreprises touristiques doivent concentrer leurs efforts sur les méthodes qui permettront de créer une expérience fluide pour leurs clients. Toutefois, avant de se lancer dans des démarches, somme toute complexes, il importe de savoir si l’utilisation du portefeuille électronique est répandue parmi sa clientèle.

 

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Marchés géographiques

Les voyageurs chinois : un marché en évolution

L’importance du marché chinois est considérable pour la province. Selon Destination Canada, le Québec arrive en troisième position, après la Colombie-Britannique et l’Ontario, parmi les provinces canadiennes visitées par les touristes chinois. Les nouvelles liaisons aériennes favorisent l’accessibilité et le taux de change est très avantageux. D’après les données du ministère du Tourisme du Québec, le nombre de voyageurs en provenance de la Chine a augmenté de 111 % dans la province depuis 2014. Qui plus est, les dépenses de ce marché au Québec en 2018 devraient enregistrer une hausse de 164 % par rapport à 2016 pour atteindre un total de 223 millions de dollars.

Le nombre de voyageurs en provenance de la Chine a augmenté de 111 % dans la province depuis 2014

Le 8 mai dernier se tenait la conférence « Bonjour Chine » organisée par Tourisme Montréal. L’objectif de cette journée de formation était de préparer et d’outiller l’industrie touristique de la métropole à bien accueillir la clientèle chinoise.

Ce compte rendu expose les principales tendances de ce marché en pleine croissance.

Les tendances 

Les tendances en Chine évoluent plus vite qu’ailleurs, car l’environnement et les mentalités changent rapidement. Les voyages organisés ont encore la cote, mais les comportements et les goûts des touristes chinois se modifient dans cette ère de nouvelle société de consommation chinoise. 

L’émergence des milléniaux 

Les milléniaux deviennent une part importante des voyageurs chinois : 87 % d’entre eux ont moins de 40 ans. Issus d’un contexte sociopolitique différent, ils dépensent en moyenne 40 % de plus que leurs parents et leurs grands-parents. La croissance de la clientèle chinoise reposera sur les milléniaux d’ici les cinq prochaines années.

Cette génération est caractérisée par son niveau de stress élevé et son souci pour l’environnement. Elle est plus hédoniste, plus urbaine et plus occidentalisée. Les milléniaux chinois cherchent d’ailleurs à se démarquer de leurs aïeuls et de leurs traditions.

La croissance de la clientèle chinoise reposera sur les milléniaux d’ici les cinq prochaines années.

Les individus de 25 à 38 ans voyagent plusieurs fois par an. Certains aspects de leur séjour sont organisés à l’avance, mais ils sont globalement indépendants. Quant aux 20 à 25 ans, ils voyagent seuls et sont plus ouverts à de nouvelles expériences.

Les expériences extrêmes 

Les Chinois sont de plus en plus avides d’expériences hors du commun. Cela s’explique par une grande recherche de liberté et d’individualité. Cet aspect est davantage présent chez les milléniaux. En ce sens, les destinations plus « extrêmes » deviennent populaires auprès de la clientèle chinoise. Par exemple, un voyageur sur huit en Antarctique est Chinois. Néanmoins, le confort et des horaires flexibles constituent des critères de satisfaction très importants.

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Source : Unsplash

L’écotourisme 

Le stress et la pollution des grands centres urbains poussent les voyageurs chinois à choisir des destinations proches de la nature qui favorisent la détente physique et mentale. Le retour à la nature permet de trouver un équilibre. Les activités conjuguant le plein air et l’exercice ainsi que les aliments bio sont recherchés.

L’authenticité 

Le désir de s’éloigner des clichés touristiques, que ce soit pour les attraits visités ou les souvenirs achetés est de plus en plus fréquent. Ils ne sont pas friands des produits « Made in China » ! L’immersion dans la vie locale est un gage d’authenticité et un aspect de plus en plus recherché par ces voyageurs.

La découverte du monde et de soi 

Les Chinois estiment que le voyage est un moyen efficace pour se découvrir et s’ouvrir au monde. Cette tendance est davantage observée chez les plus jeunes. D’ailleurs, 27 % des 15 à 25 ans considèrent sérieusement le fait de prendre une année sabbatique afin d’explorer d’autres régions du globe et d’apprendre de nouvelles langues. La découverte du monde est perçue comme une voie de croissance personnelle.

Le tourisme gourmand 

Un nombre croissant de voyageurs chinois considèrent la nourriture comme un moyen pour découvrir une destination. Ils sont ouverts à expérimenter de nouveaux produits et la cuisine locale. Pendant un séjour à l’étranger, 74 % d’entre eux ont tendance à déguster une ou des spécialités régionales.

La montée du tourisme gourmand est appuyée par le phénomène des « gourmands numériques ». Ces foodies chinois qui partagent des photos de leurs plats ou de leurs recettes sur les réseaux sociaux sont de plus en présents. Ils cherchent constamment à prendre et à partager de nouveaux clichés uniques.

Le nouveau nightlife 

Les milléniaux chinois cherchent des activités nocturnes surprenantes. Ils privilégient des soirées privées et exclusives. Ils n’hésitent pas à se promener au hasard le soir en quête de surprises et d’évènements inattendus. Amateurs d’authenticité, ils cherchent les bars et les clubs locaux.

Les groupes émergents 

Deux groupes prennent de l’ampleur au sein du marché des voyageurs chinois.

  • Les femmes

Désormais, elles se marient beaucoup plus tard ou pas du tout. Conséquemment, les femmes chinoises ont plus de temps pour voyager et de l’argent à dépenser. Elles voyagent fréquemment avec des amies.  

  • La communauté LGBTQ

Regroupant environ 5 % de la population chinoise, il s’agit d’un segment de clientèle ayant un fort potentiel. Ils voyagent beaucoup plus que l’ensemble de leurs compatriotes. Plus du tiers (34 %) des hommes gais ont séjourné à l’étranger dans les 12 derniers mois comparativement à 8 ou 9 % pour la population en général. Les touristes LGBTQ se déplacent en grand nombre pour assister à des évènements festifs et pour se marier.

Devenir China Friendly : les outils disponibles

La croissance du marché chinois est une occasion à saisir pour l’industrie touristique. En cette année du tourisme Canada-Chine, Destination Canada fournit plusieurs informations et des fiches pour les entreprises désirant mieux recevoir ces voyageurs. Le ministère du Tourisme du Québec a également conçu un guide pour les intervenants du milieu. Tourisme Montréal lançait récemment le programme « Bonjour Chine » afin d’outiller ses membres pour améliorer le séjour des visiteurs chinois.

Êtes-vous prêt ?

 

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Marchés géographiques

6 marchés touristiques internationaux comparés

Expedia Media Solutions a réalisé une enquête en mars et avril 2017 auprès de touristes de quelques pays. Pour se qualifier, les répondants devaient avoir réservé un voyage en ligne au cours de la dernière année. Les six marchés qui ont été retenus pour les fins de cette analyse comptent tous un échantillon de 1000 répondants.

Avant d’aborder quelques faits marquants de cette enquête, rappelons le volume de visites-personne en provenance de ces marchés au Canada et au Québec (voir le tableau 1). Tous ont connu une hausse considérable en 2016 par rapport à 2015, la Chine en tête. La France et l’Allemagne visitent le Québec dans une plus importante proportion.

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Tous les voyages ne sont pas créés égaux

Selon Expedia, ce sont les Chinois qui ont effectué le plus grand nombre de voyages, mais les séjours des Allemands et des Français sont de plus longue durée (voir le tableau 2). Les Japonais ont tendance à effectuer de plus courts déplacements. La prochaine liaison aérienne directe d’Air Canada entre Montréal et Tokyo favorisera certainement la venue de ces voyageurs. Les Européens voyagent hors de leurs frontières dans des proportions beaucoup plus grandes que les autres marchés comparés. La proximité et l’accessibilité des États voisins y sont bien sûr pour beaucoup.

Le budget alloué au voyage est un élément important pour tous, particulièrement pour les Chinois et les Français.

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D’un marché à l’autre, les types de voyages effectués varient considérablement (voir le graphique 1). Les Chinois s’intéressent fortement à la détente et aux visites touristiques. Dans plus de la moitié des cas, le dernier voyage des Américains consistait à visiter de la famille ou des amis ainsi qu’à se détendre. L’ensemble de ces clientèles ont effectué des séjours romantiques dans des proportions similaires, à l’exception des Japonais.

graphique1_type_voyageLe dernier voyage a été réservé majoritairement dans les trois mois précédant le départ. Le comportement des Chinois détonne par rapport aux autres marchés (voir le graphique 2) ; ils réservent moins longtemps à l’avance. Les Français et les Allemands se sont organisés légèrement plus tôt que les voyageurs provenant des autres pays comparés.

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Encore ouverts à l’inspiration

Pour les organisations de promotion de destination ou les agences de voyages en ligne comme Expedia, il importe de savoir dans quelle mesure il est possible d’influencer le choix d’un lieu de vacances ou s’il est déjà déterminé dans l’esprit du voyageur avant de réserver. De 43 % à 60 %, des répondants hésitaient entre quelques destinations au moment de décider d’entreprendre un voyage (voir le graphique 3). La moitié des Chinois et 43 % des Américains avaient déjà choisi leur lieu de séjour. Les campagnes inspirationnelles ont ainsi moins d’impact auprès d’eux. Les Japonais semblent avoir une opinion légèrement moins arrêtée sur la destination lorsqu’ils prévoient un voyage. 

3-inspiration_voyage Voyager pour explorer ou selon ses valeurs

Tous ces voyageurs accordent une grande importance au rapport qualité-prix dans le choix d’un lieu de vacances, les Allemands y sont toutefois un peu moins sensibles. La possibilité de pratiquer des activités sportives et de plein air motive fortement ces voyageurs, bien que dans une moindre proportion pour les Japonais. Motivés par tous ces éléments, les Chinois se démarquent particulièrement pour la gastronomie, les vacances familiales et les attraits culturels et historiques d’une destination. L’envie de sortir des sentiers battus ou de vivre une expérience unique et peut-être risquée (You only live once — YOLO) représente aussi un critère de choix d’un voyage, particulièrement pour les Américains, les Chinois et les Français.

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Joindre ces voyageurs n’est pas chose simple pour un gestionnaire touristique. Cependant, mieux connaître leurs habitudes de voyage et leur comportement de planification permet de bien choisir les contributions à des campagnes nationales, régionales ou sectorielles. Pour aller plus loin dans la connaissance des marchés touristiques internationaux, les profils de marché de Destination Canada et de Tourisme Québec constituent de précieuses sources.

 

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Segments de clientèles

Regard sur les tendances du tourisme LGBTQ

Qu’en est-il des tendances mondiales ?

Publié en mai 2017, le nouveau rapport sur le tourisme LGBTQ de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) met en lumière plusieurs tendances découlant de l’analyse de plus de 70 destinations dans 21 pays.

 

 

 

La diversification des destinations

Face à l’ouverture des mentalités, il existe maintenant une diversité de destinations et de petites entreprises qui s’adressent spécifiquement à ces voyageurs. Elles adaptent leurs efforts avec le soutien de leur DMO ou des organismes LGBTQ.

Les voyageurs LGBTQ sont conscients du risque d’être victimes de discrimination. La plupart accorderont une attention particulière aux attitudes sociales et à la qualité de vie de leur communauté dans les destinations qu’ils envisagent de visiter. Plusieurs destinations accueillent maintenant ces touristes dans un environnement sûr et respectueux et cherchent à construire des ponts avec leur propre communauté.

Néanmoins, les destinations qui acceptent moins la communauté LGBTQ ne sont pas nécessairement écartées des choix de voyages. Selon l’OMT, certains voyageurs engagés pour la cause décident d’y consacrer temps et argent afin de créer des débats sur leurs situations. En outre, plusieurs organisations, telles que l’International Gay & Lesbian Travel Association, ne prônent pas le boycottage des destinations moins amicales aux communautés LGBTQ et estiment que le voyage peut être un vecteur de changement.   

L’émergence des voyageurs LGBTQ chinois

L’OMT rapporte qu’il y a 65 millions de personnes LGBTQ vivant en Chine et que leur pouvoir d’achat se chiffre à environ 470 milliards de dollars par an. Elles constitueront une part importante des voyageurs LGBTQ internationaux dans les prochaines décennies.

La grande majorité des membres de la communauté LGBTQ chinoise est jeune et vit en milieu urbain. Elle est d’ailleurs très connectée et préfère planifier et réserver en ligne ses voyages. Les destinations qui sont sécuritaires et qui ne requièrent pas de visa sont favorisées par celle-ci.

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Source : Unsplash

Les destinations qui souhaitent attirer ces consommateurs doivent adapter leur approche marketing, rappelle l’OMT. Celle-ci doit être plus subtile et créative pour cibler ce public spécifique sans offenser la censure gouvernementale.

Les milléniaux LGBTQ s’imposent

On constate un changement massif et global des attitudes un peu partout dans le monde pour l’acceptation de la communauté LGBTQ. Pour de nombreux jeunes, les questions d’orientation et d’identité sexuelle ne sont plus perçues comme un enjeu.

Selon l’OMT, les voyageurs milléniaux de la communauté LGBTQ sont généralement à l’aise et ouverts à propos de leur sexualité et s’attendent à ce que les prestataires de services de voyages le soient aussi. En ce qui concerne les démarches marketing, ils préfèrent être visés dans le cadre de la principale campagne d’une destination, plutôt que d’être ciblés en fonction de leur orientation sexuelle.

Cette génération recherche et réserve principalement ses produits et services de voyage en ligne et espère une personnalisation. Ainsi, les destinations doivent poser des actions qui seront le résultat d’une approche moderne envers les personnes LGBTQ. Elles doivent aller au-delà des stéréotypes pour englober une plus grande diversité ethnique et corporelle, d’expériences, de mode, etc.

Bref, ceux qui cherchent à atteindre ce marché devront trouver des moyens innovants de rendre leur produit attrayant, tout en reconnaissant la nécessité d’accueillir les personnes qui se sentent différentes et qui veulent s’exprimer à travers à leurs choix de voyage.          

Les familles LGBTQ : mariage et enfants

Les pays légalisant le mariage homosexuel sont de plus en plus nombreux. Selon l’OMT, cela a un impact sur le tourisme sur les plans de l’image de marque de la destination, de l’innovation et de la compétitivité. En effet, il s’agit d’un tout nouveau segment de marché et les prestataires dans les destinations tentent de développer des produits et services pour y répondre. D’ailleurs, les couples de même sexe ont de grandes aspirations pour leur voyage de lune de miel.

Les destinations et les entreprises touristiques ont tout intérêt à adapter leur offre et leur message. Une enquête auprès des adultes LGBTQ américains menée par CMI a indiqué que lorsque les parents LGBTQ amènent leurs enfants en vacances, 68 % choisissent une destination adaptée aux enfants, alors que 32 % optent pour une destination gay friendly. Le même critère est utilisé pour le choix d’un hôtel.

Néanmoins, de nombreux parents LGBTQ peuvent devenir anxieux lorsque vient le temps de voyager. L’OMT explique qu’ils s’inquiètent de l’attitude du personnel des hôtels ou des agents frontaliers qui pourraient être inexpérimentés pour servir les couples de même sexe avec des enfants. Les parents LGBTQ et leurs enfants trouvent souvent plus agréable de voyager avec des familles similaires afin de se sentir comme à la maison et de partager des expériences.

Le tourisme LGBTQ est en pleine expansion. Si les voyageurs LGBTQ américains sont fidèles aux destinations qu’ils ont appréciées et se fient aux recommandations d’amis pour déterminer leur choix, les Canadiens LGBTQ sont pour leur part des voyageurs assidus, friands de culture. Selon Travel Gay Canada, les touristes LGBTQ canadiens dépensent environ 8,5 millions de dollars annuellement, dont la moitié au Canada. Les destinations n’ont qu’à saisir cette occasion pour développer leur offre en conséquence.

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Segments de clientèles

4 profils de voyageurs asiatiques

L’Asie-Pacifique est maintenant le marché touristique le plus important au monde. D’ici deux décennies, il représentera 42 % du trafic aérien mondial, selon l’IATA. Plus important encore, l’attitude des Asiatiques à l’égard des voyages a changé : quatre voyageurs sur cinq affirment qu’il ne s’agit plus d’un luxe, mais d’une nécessité.

Sabre Corporation, fournisseur de technologies pour l’industrie du voyage, s’est associé à The Futures Company, pour mener une recherche sur les attitudes et les aspirations, actuelles et anticipées, des voyageurs asiatiques. Ils en ont tiré quatre profils type selon deux dimensions principales : le degré de contrôle dans la planification du voyage et la motivation à voyager. Chaque profil comprend une combinaison de voyageurs d’affaires et d’agrément, ainsi qu’une bonne répartition entre les genres et les différents groupes d’âge.

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Source : Sabre et The Futures Company

L’Explorateur : à la découverte de lui-même et du monde !

L’Explorateur décrit le voyage comme un moyen de sortir du quotidien, de lâcher prise, de découvrir le monde. Il sert aussi de tremplin pour grandir en tant qu’individu : un Explorateur sur quatre se déplace pour reconnecter avec lui-même; le score le plus élevé de toutes les catégories. Il est également plus susceptible de voyager en solo.

L’inspiration pour ses voyages, l’Explorateur la puise auprès de ses parents et de ses amis, mais aussi dans les blogues et les guides touristiques. Le temps de la planification venu, il semble le seul maître à bord. En effet, la grande majorité (85 %) préfère investir de son propre temps pour être certain d’élaborer le voyage parfait. Il effectue l’achat de ses billets d’avion et ses réservations hôtelières directement sur les sites Web des fournisseurs ou à l’aide de comparateurs de prix, sur son appareil mobile ou son ordinateur. Malgré ce souci de bien planifier son séjour, l’Explorateur est le type de voyageurs asiatiques qui laisse le plus de place à l’improvisation au cours de son voyage.

Plus des trois quarts des Explorateurs (79 %) estiment qu’il est important d’adopter les coutumes et les traditions de la destination visitée, même si cela signifie qu’ils doivent mettre les leurs de côté (66 % tous types confondus).

 Près d’un touriste chinois sur deux appartient à cette catégorie de voyageurs.

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Source : Sabre et The Futures Company

 L’Engagé, cet organisateur influent !

L’Engagé voyage pour s’exprimer et pour exposer son statut social. Il partage ses aventures avec ses proches sur de multiples plateformes. Cela constitue d’ailleurs une composante essentielle de son expérience de voyage. Il est motivé par un désir de se rapprocher de ceux qui restent à la maison et de partager ses sentiments. L’Engagé est inspirant et influent : 61 % de ce type de voyageurs admettent avoir encouragé quelqu’un à voyager, soit le pourcentage le plus élevé de tous les types de touristes asiatiques. Bien qu’il soit source d’inspiration pour son entourage, l’Engagé se base lui aussi sur les recommandations de parents et d’amis pour rêver ses voyages, mais aussi sur les blogues et les promotions.

Tout comme l’Explorateur, l’Engagé préfère prendre le contrôle des opérations : près de trois touristes sur quatre planifient eux-mêmes leur séjour. Fort possiblement parce qu’ils sont des voyageurs aguerris : plus de la moitié d’entre eux ont voyagé plus de 20 fois au cours de leur vie et 39 %, plus de 3 fois par année. La majorité (plus de 50 %) a joué un rôle clé dans la planification de ses voyages dès la fin de son adolescence et au début de sa vingtaine.

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Source : Sabre et The Futures Company

Le Suiveur : en famille et avec les amis

Le Suiveur aime être pris en charge. De tous les types de voyageurs, il est le plus susceptible de s’allier les services d’un agent de voyage pour la planification de son séjour (72 %). S’il réserve son billet d’avion sur le site Web des transporteurs, le Suiveur préfère réserver son hébergement auprès de son agent de voyages.

Même si la majorité des Suiveurs sont enclins à voyager de façon autonome, en famille et entre amis (93 %), quatre sur dix se déplacent généralement en groupe organisé, ce qui reflète les préférences des voyageurs plus âgés qui se trouvent en plus grand nombre dans cette catégorie de touristes. Le Suiveur partage ses expériences de voyage principalement pour se connecter avec ses amis et sa famille à la maison, très peu (10 %) pour faire part de ses accomplissements.

Les Japonais représentent la plus grande proportion de voyageurs de cette catégorie. Toutefois, ils diffèrent des autres Suiveurs asiatiques puisqu’ils préfèrent une expérience de voyage spontanée et flexible (45 % comparativement à 36 %). Ils préfèrent aussi bâtir leur propre itinéraire et sont plus ouverts à la culture de leur destination de voyage.

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Source : Sabre et The Futures Company

L’Opportuniste : spontané et techno

L’Opportuniste veut simplement voyager. Toute occasion est bonne pour explorer le monde et s’immerger dans une nouvelle culture. Bien qu’appartenant au plus petit groupe de voyageurs asiatiques (18 %), l’Opportuniste offre peut-être le plus grand potentiel de dépenses compte tenu de son grand intérêt pour le luxe et le bien-être. On trouve l’Opportuniste en plus grand nombre en Chine et à Taiwan ainsi que, dans une plus petite proportion, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Indonésie.

L’Opportuniste est spontané. Plus des deux tiers passent une semaine ou moins à planifier leur voyage, la proportion la plus élevée toutes catégories confondues. Cela découle de leur désir d’être pris en charge, souvent par un agent de voyages.

Bien que la majorité des Opportunistes voyagent principalement pour se détendre et relaxer, ils le font dans l’espoir d’en retirer une expérience significative pour eux-mêmes. Les deux tiers mentionnent qu’ils voyagent pour se découvrir et s’améliorer eux-mêmes, non pas pour éblouir leur entourage. Ils tentent de tirer le meilleur parti de l’expérience sans être encombrés par les aspects pratiques. Ils accordent plus d’importance que les Explorateurs et les Engagés à avoir un guide touristique « humain », mais ils sont aussi les plus disposés à essayer les nouvelles technologies comme la réalité augmentée.

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Source : Sabre et The Futures Company

Cette étude confirme que le touriste asiatique ne forme pas un bloc monolithique, qu’il existe plusieurs facettes à sa personnalité et une grande diversité dans ses motivations et sa manière de voyager.

Source de l’image à la une : Sabre

 

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Marchés géographiques

Top 20 des destinations touristiques et des pays émetteurs

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) estime le nombre de voyages internationaux à près de 1,2 milliard en 2015, soit 25 % de plus qu’en 2010*. Sur une plus longue période, la croissance est exponentielle.

Rappelons que l’OMT compile les statistiques nationales et que les méthodologies peuvent varier. L’analyse doit donc se faire avec prudence. De plus, les résultats pour l’année 2015 sont estimés en fonction de données partielles pour quelques destinations. Il s’agit d’une mise à jour de l’analyse de 2011 Classement mondial des destinations et des pays émetteurs.

Un classement en évolution constante

Non seulement le classement des destinations a beaucoup changé au cours des dernières années, mais la répartition des touristes se fait maintenant entre un très grand nombre de pays. Voici quelques observations marquantes concernant les arrivées internationales dans les principales destinations (tableau 1) :

  • Les 5 premiers pays du classement représentaient 43 % des arrivées en 1970 et 28 % en 2015. Les pays n’étant pas inclus dans le top 15 des arrivées internationales comptaient pour 3 % des arrivées en 1950, 34 % en 1990 et 46 % en 2015.
  • Le Canada est passé du 2e rang en 1970, au 14e rang en 2010 pour se classer en 18e place en 2015.
  • La Chine est maintenant une destination extrêmement populaire.
  • La Malaisie, la Turquie et Hong Kong ont aussi gagné d’importantes parts de marché.
  • Depuis les années 2000, les cinq premières positions sont plutôt stables. La France affiche une avance, mais sa croissance ralentit. La Chine talonne l’Espagne en 2015, toutes deux derrière les États-Unis.

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* Les pourcentages correspondent à la part de marché du regroupement de pays.

Source : Organisation mondiale du tourisme

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Arrivées et recettes touristiques : deux réalités

Les graphiques 1 et 2 présentent respectivement le nombre d’arrivées internationales ainsi que les recettes touristiques. Chacun dévoile un classement différent. Alors que la France occupe le 1er rang en matière d’arrivées internationales, elle figure au 4e rang en termes de recettes touristiques. Ce sont les États-Unis qui jouissent de la première position avec une solide longueur d’avance en matière de recettes. L’Espagne et la Chine suivent. Si quelques pays occupent un rang similaire, d’autres sont carrément absents d’un classement ou d’un autre. Certains pays enregistrent des recettes touristiques élevées par rapport au nombre de visiteurs : l’Australie (42e rang en termes d’arrivées internationales), l’Inde (40e), la Suisse (36e) ou Singapour (26e).

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L’accroissement global des arrivées touristiques internationales a profité à tous les pays du top 20. Le graphique 3 illustre des écarts considérables entre les pays. Le Canada a enregistré une croissance de 13 %, ce qui est moindre que celle d’autres destinations et qui explique son glissement dans le classement. Le Japon effectue un retour en force, passant de 8,6 à 29,5 millions d’arrivées touristiques internationales en 5 ans. Cette augmentation s’explique par des facteurs externes (dépréciation du yen et croissance économique de la Chine) ainsi que par une dérèglementation du trafic aérien et un assouplissement des visas pour les Chinois, Malaisiens et Thaïlandais, rendant le pays plus accessible. La Thaïlande, l’Arabie Saoudite et la Grèce ont également gagné en volume de touristes.

top 20 arrivees touristiques variation

Qui sont les plus grands voyageurs?

L’information relative aux marchés émetteurs par pays s’exprime en dépenses touristiques à l’international telles que publiées par l’OMT (tableau 2). Le nombre de déplacements n’est pas compilé. Ces dépenses, en dollars américains, sont passées de 495 milliards en 2000 à 986 milliards en 2010, puis à 1260 milliards en 2015 : une variation globale de 154 %. En 2015, 28 pays effectuaient des dépenses touristiques internationales de plus de 10 milliards de dollars américains alors qu’ils étaient 10 en 2000.

La Chine a connu une hausse fulgurante en termes de dépenses touristiques internationales. Sur 10 ans, elles ont augmenté de 1240 %. Bien qu’une large part de cette croissance soit attribuable aux voyages de proximité, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un marché émetteur immense. Les dépenses touristiques des Chinois à l’étranger sont estimées à 292 milliards de dollars américains en 2015. À titre comparatif, les dépenses des Américains (2e rang) s’élèvent à 113 milliards et celles des Canadiens à 29 milliards. Au Canada, le nombre de voyages en provenance de la Chine dépassera celui des Français en 2016, se plaçant au 2e rang. D’autres pays asiatiques connaissent aussi des augmentations considérables de leurs dépenses touristiques internationales (Corée, Hong Kong ou Singapour). Il est crucial de poursuivre les efforts pour développer des liaisons aériennes directes.

L’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France occupent les rangs suivants. Le Japon est passé du 5e rang en 2005, puis au 19e rang en 2015. Quelques pays ont connu une baisse de leurs dépenses touristiques internationales, mais celle du Japon est la plus marquée. Les Canadiens dépensent beaucoup pour des voyages internationaux, se classant au 7e rang.

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Miser sur l’attractivité et l’accessibilité

Le tourisme international poursuit donc sa folle croissance et compte toujours plus de joueurs. Demeurer dans la course est un défi pour tous. Bien que les distances soient moins impressionnantes qu’avant, le Québec ne jouit pas d’une proximité avec les volumineux marchés émetteurs asiatiques, ou de la présence de liaisons low cost avec plusieurs pays voisins comme c’est le cas en Europe notamment. Les efforts pour accroître l’attractivité et l’accessibilité de la destination s’avèrent donc doublement importants.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Tendances

Qui sera le touriste de demain ?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 18 janvier 2017 les quatre grands mouvements qui exerceront une influence sur le touriste de demain : le changement dans l’ordre mondial, les nouveaux enjeux démographiques, l’environnement sous tension et les technologies disruptives. Selon les deux conférenciers experts de l’industrie touristique, Paul Arseneault et Pierre Bellerose, le secteur du voyage tel que nous le connaissons sera transformé et les effets sur le touriste seront multiples. 

Le touriste de demain sera…

  • Plus libre
  • Plus intolérant à l’inquiétude et au stress
  • Plus confiant en lui
  • Plus spontané
  • Plus proactif face aux questions éthiques
  • Parfaitement autonome
  • Entièrement numérique
  • Connu et mesuré dans toutes ses actions et préférences
  • Prévisible au-delà de sa propre conscience (scruté en permanence sous ses moindres coutures)

Voici comment les grands bouleversements mondiaux occasionneront quelques-uns de ces changements sur le touriste.

Le touriste de demain sera plus libre de voyager

Cette évolution vers plus de liberté s’expliquera par la multiplication de la classe moyenne, par le basculement du pouvoir économique aux pays émergents et par l’accessibilité accrue aux technologies.

Multiplication de la classe moyenne 

À l’horizon 2030, la pauvreté extrême diminuera fortement. Selon KPMG, 60 % de la population fera partie de la classe moyenne, comparativement à 27 % en 2009, et 80 % d’entre elle proviendra des pays en développement. L’entreprise Visa prévoit que près de la moitié de tous les ménages à travers le monde pourront s’offrir un voyage en 2025.

multiplication de la classe moyenne en 2030

Source : KPMG

La croissance des voyageurs asiatiques est déjà bien visible. En 2015, la Chine est devenue le premier pays émetteur en matière de dépenses touristiques selon l’Organisation mondiale du tourisme. Elles totalisaient 292 milliards de dollars américains, soit plus du double de celles des États-Unis, au deuxième rang.

Vers plus d’autonomie et d’émancipation 

L’accès à l’information, favorisé par l’utilisation généralisée d’Internet et des réseaux sociaux, a contribué à l’autonomisation et à l’émancipation des individus, c’est-à-dire à leur faculté d’émettre un jugement, de prendre part aux débats publics et d’exercer une pression sur les gouvernements et les communautés internationales. Ceci est particulièrement remarquable dans les pays en développement. Cette tendance s’intensifiera puisqu’en 2030, 50 % de la population aura accès à Internet, comparativement à 34 % en 2012, selon KPMG.

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Source : KPMG

Ainsi, le touriste de demain sera plus « intelligent », mais son émancipation aura pour conséquence la fragmentation extrême de ses besoins, de ses goûts et de ses opinions. De plus, le voyage sera la nouvelle forme d’affirmation de l’individualité, en particulier avec la multiplication des personnes seules.

Le pouvoir aux économies émergentes 

L’activité économique et la croissance se déplacent vers l’Asie et l’Amérique latine. Selon KPMG, les pays en développement devraient générer 57 % du PIB mondial d’ici 2030. De plus, la Banque mondiale prévoit que la Chine, à elle seule, sera responsable du tiers de la croissance mondiale d’ici 2025. La hausse du pouvoir d’achat dans ces pays est une des conséquences du déplacement du pouvoir économique. Singles’ Day en Chine est le plus important événement de magasinage en ligne au monde. En 24 heures, 17,8 milliards de dollars américains ont été dépensés sur le site Web du leader Alibaba en 2016.

Le touriste de demain sera plus intolérant à l’inquiétude et au stress

Bien que davantage d’individus auront la liberté de voyager, les touristes chercheront à réduire leurs inquiétudes et leur stress face aux tensions mondiales, aux enjeux sécuritaires et au réchauffement climatique.

Tensions mondiales et enjeux sécuritaires

Du référendum néerlandais d’avril dernier à celui plus récent en Italie, en passant par le Brexit et par l’élection de Trump, s’égrène une série de scrutins qui représentent à la fois une réaction, mais aussi une certaine direction vers le protectionnisme. Plusieurs autres signes présagent les tensions mondiales à venir, telles que la remise en question des traités de libre-échange et l’incertitude à long terme de l’équilibre commercial mondial.

Les enjeux sécuritaires, qui étaient jusqu’à présent conjoncturels, se maintiendront dans le temps, en particulier en Europe et au Moyen-Orient. La population souhaite une sécurisation à laquelle elle n’aurait pas consentie auparavant, telle que le retour des frontières, des visas et des contrôles. Le tourisme demeurant une priorité élevée, les voyages s’effectueront davantage à l’intérieur des frontières et dans d’autres destinations perçues plus sécuritaires. Le consommateur recherchera des marques qui le rassureront et réduiront ses anxiétés. Le marketing de réassurance prendra alors toute son importance et les procédures de modification et d’annulation de voyage s’assoupliront.

Réchauffement climatique : de la théorie à la triste réalité   

Ouranos, un consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, anticipe des hausses de température au Québec pouvant aller de 2 à 4 °C d’ici 2050. Cela devrait s’accompagner d’une diminution de la durée de la saison d’enneigement, d’une augmentation de la durée des vagues de chaleur et de la quantité de précipitations. Le littoral du Québec maritime est composé à 50 % de côtes en érosion, dont 43 % potentiellement à risque de submersion.

Les effets prévisibles du réchauffement climatique affectent déjà de plein fouet l’industrie touristique mondiale. La montée des eaux sera une triste réalité pour beaucoup de pays. Les touristes choisiront des destinations où les risques d’intempéries seront les moins élevés et opteront pour des marques impliquées dans les causes environnementales, mais aussi sociales et humanitaires. La responsabilité sociale des entreprises sera un critère de choix primordial.

Le touriste de demain sera entièrement numérique

De nombreuses technologies, dont l’intelligence artificielle, l’internet des objets, la voiture autonome et la réalité virtuelle, faciliteront l’intégration du numérique dans toutes les sphères du voyage, mais de manière moins perceptible qu’aujourd’hui.

Abandon de la vie privée   

Selon le Forum économique mondial, 80 % de la population aura une identité numérique en 2023. Il sera de plus en plus ardu de protéger sa vie privée en raison de l’accès illimité à l’information et aux mégadonnées. La gestion de la réputation en ligne sera alors incontournable, tant pour les entreprises que pour les individus, qui se surveillent dès lors entre eux, depuis l’apparition des médias sociaux. Pour recevoir un service personnalisé de la part des entreprises, les consommateurs devront accepter une perte de confidentialité de leurs informations personnelles. À mesure que les algorithmes prolifèreront, leurs actions et leurs préférences seront de plus en plus connues et mesurées.

Nouvelles mutations touristiques   

Avec l’apparition de tous ces bouleversements mondiaux, des mutations numériques émergent dans le secteur touristique :

  • Le terme « e-tourisme » n’a plus lieu d’être puisque le numérique est intégré dans toutes les sphères du tourisme.
  • L’atout premier des technologies est de fluidifier l’expérience de voyage. Amadeus investit 500 millions d’euros par an dans la technologie « pour diminuer les irritants et réduire le stress du voyageur », une demande de la nouvelle génération.
  • Amadeus prédit l’arrivée des agences de voyages mobiles pour accompagner l’utilisateur tout le long de son séjour. Une seule application répondra à tous ses besoins. WeChat est-il un exemple précurseur, comme le démontre cette vidéo ? Serait-ce la fin programmée des acteurs institutionnels du tourisme comme intermédiaires ?

 Paul Arseneault et Pierre Bellerose

Source : © Stef & Stef Photographie

En définitive, selon messieurs Arseneault et Bellerose, le touriste de demain aura modifié son rapport :

  • Au temps : ce qui est mémorable est éphémère;
  • À l’autre : interactions sociales mondialisées;
  • Au monde, à la communauté et à la société : citoyen autonome du monde;
  • Au voyage : une action courante et nécessaire.

Retrouvez l’ensemble des éléments abordés en consultant la présentation complète ou en visionnant la vidéo de la conférence ci-dessous.

Les bouleversements qui auront un impact sur le touriste d’ici 2030 :

Changement dans l’ordre mondial :

  • Tensions mondiales et enjeux sécuritaires
  • Déclin de l’empire américain
  • Alliances nouvelles et multiples entre les États et affaiblissement des régions
  • Le pouvoir aux économies émergentes
  • Perte d’importance des organisations internationales
  • Règne des grands groupes
  • Élargissement des flux mondiaux

Nouveaux enjeux démographiques :

  • Migrations
  • Vieillissement et mutations démographiques mondiaux
  • Personnes seules
  • Multiplication de la classe moyenne
  • L’humanité s’urbanise radicalement
  • Forte aspiration à l’autonomisation et à l’émancipation des individus
  • Les milléniaux au pouvoir

Environnement sous tension :

  • Réchauffement climatique : de la théorie à la triste réalité
  • Enjeux énergétiques et tensions géopolitiques
  • Retour à la nature
  • L’ère de la sensibilité et des défis éthiques

Technologies disruptives :

  • Algorithmes
  • Abandon de la vie privée
  • L’Internet des objets révolutionnera le tourisme
  • Voiture autonome et mobilité
  • Réalités virtuelles et superposées
  • Nouvelles mutations touristiques

 

Source de l’image à la une: © Paul Arseneault 

 

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Marchés géographiques

Commercialiser son offre auprès des clientèles chinoises

La Chine constitue le premier marché émetteur de tourisme international, tant en nombre de voyages qu’en budget de dépenses par voyageur. De ce fait, les Chinois et leurs professionnels de l’industrie touristique se retrouvent sollicités par de nombreuses destinations en quête de cette lucrative clientèle. Ces dernières années, les pays qui détiennent le statut de destination approuvée (SDA) par la Chine déploient des ressources considérables pour conquérir les voyageurs chinois, créent des stratégies pour mieux se promouvoir auprès de ce marché et développent des produits adaptés à leurs besoins. Dans ce contexte fort concurrentiel, il s’avère essentiel d’unir les efforts des intervenants québécois avec ceux des autres provinces afin de faire briller la destination.

Une industrie encore très réglementée

L’administration nationale du tourisme de Chine (China National Tourism Administration; CNTA) est l’organisme gouvernemental et national responsable de l’industrie du tourisme. La CNTA s’occupe entre autres d’autoriser les agences chinoises à offrir des forfaits de groupe à l’international auprès des voyageurs chinois et à agréer les agences réceptives dans les pays visités.

Les agences de voyages et les grossistes chinois sont obligés d’utiliser les services des agences réceptives accréditées SDA.

À l’heure actuelle, des 24 900 agences de voyages présentes en Chine, seules 2151 sont autorisées à offrir des voyages vers l’extérieur du pays. Celles-ci sont principalement situées dans les régions de Beijing et de Shanghai, ainsi que dans les provinces de Guangdong, de Zhejiang et de Jiangsu. Les agences de voyages et les grossistes chinois sont obligés d’utiliser les services des agences réceptives accréditées SDA.

Les agences réceptives spécialisées effectuent une grande proportion des ventes auprès de la clientèle chinoise. Pour être accréditées SDA, elles doivent d’abord avoir adopté des politiques et des méthodes de travail qui assurent d’offrir aux groupes de voyageurs chinois la meilleure expérience touristique possible. À destination, elles ont l’obligation de fournir des guides-accompagnateurs et du matériel d’information touristique en chinois. Au Canada, elles sont au nombre de 68, dont 5 au Québec.

Faire connaître l’offre canadienne et québécoise

Selon le programme annuel de veille touristique mondiale (VTM) sur la Chine de Destination Canada, les Chinois connaissent relativement peu le Canada. Il y a donc avantage à mieux informer ce marché à propos de l’offre touristique canadienne afin d’éveiller l’intérêt des voyageurs chinois et d’augmenter leur considération à venir au pays.

Lors du séminaire « Chine : mode d’emploi » organisé par le ministère du Tourisme du Québec, qui avait lieu à Montréal le 10 juin dernier, on a souligné l’importance de présenter et de proposer des expériences québécoises aux consommateurs et aux professionnels du tourisme chinois. Les principaux salons professionnels, congrès, bourses et événements médiatiques sur le tourisme constituent des rendez-vous incontournables pour commercialiser l’offre du pays. Parmi ces événements, mentionnons Rendez-vous Canada, qui aura lieu à Montréal en 2016, Showcase – Canada Asia, qui se tient à Shenyang, en Chine, cet automne et CITAP, qui se déroulera à Vancouver en décembre prochain.

L’usage des appareils mobiles est par ailleurs extrêmement répandu chez cette clientèle

Pour faire connaître l’offre touristique de la destination directement auprès des consommateurs chinois, Internet est l’outil par excellence. Les Chinois sont hyperconnectés et consultent régulièrement les moteurs de recherche et les réseaux sociaux pour planifier leurs voyages. L’usage des appareils mobiles est par ailleurs extrêmement répandu chez cette clientèle; la mise en valeur de l’offre doit donc passer aussi par ces canaux. Parmi les médias sociaux les plus utilisés, mentionnons Weibo, QQ, Youku, Douban et WeChat.

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Le marketing « à la chinoise »

Dans son document intitulé « Mode d’emploi Chine », le ministère du Tourisme du Québec présente huit astuces marketing visant à cibler les consommateurs chinois.

  1. Se faire connaître auprès des acteurs clés et établir une relation de confiance à long terme.
  2. Déterminer les tendances du moment en matière de tourisme et surveiller l’évolution de leurs préférences.
  3. Comprendre les consommateurs chinois et être attentif à leurs besoins.
  4. Avoir une présence sur l’Internet chinois et collaborer avec des entreprises qui comprennent la particularité des réseaux de ce marché.
  5. Utiliser un mélange de médias approprié.
  6. Créer un site Web en chinois et éviter de diriger les internautes vers des sites qui leur sont inaccessibles (p. ex. : Facebook, YouTube, Twitter).
  7. Être présent sur les médias sociaux chinois, car certains font davantage confiance à l’information trouvée sur ces plateformes qu’à celle véhiculée sur les sites Web d’entreprises.
  8. Raconter une histoire et miser sur le marketing de contenu.

Dans une analyse précédente, nous vous présentions les différents types de touristes chinois. Il s’avère important de bien comprendre que cette clientèle possède des profils multiples dont les besoins diffèrent et qui ne peuvent être rejoints d’une seule et unique façon. Maintenant que la liaison aérienne directe entre Montréal et Beijing est en exploitation, redoublons d’efforts pour faire rayonner la destination et attirer cette clientèle jusque dans nos sites et nos établissements!