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Produits et activités

Le bien-être, nouveau pilier de l’industrie touristique

Selon le Global Wellness Institute, le marché mondial du tourisme de bien-être pesait plus de 639 milliards de dollars américains en 2017 et enregistrait une évolution deux fois supérieure à celle de l’ensemble de l’industrie touristique. Au Canada, les voyageurs ont réalisé 27,5 millions de séjours de bien-être et plus de 90 % d’entre eux ont été réalisés par des Canadiens. L’ensemble des dépenses générées au pays par les clientèles locale et internationale s’élevaient à 15,65 milliards de dollars américains (l’équivalent de 20,85 milliards de dollars canadiens). À l’échelle mondiale, c’est en Amérique du Nord que les dépenses étaient les plus importantes. Le budget moyen des personnes ayant effectué un séjour de bien-être est également supérieur à celui de l’ensemble des voyageurs.

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Une définition — deux segments de voyageurs

Selon le Global Wellness Institute, le tourisme de bien-être est un concept à ne pas confondre avec le tourisme médical ou de santé. Il s’agit de maintenir de façon proactive sa santé en voyage. Il existe deux types de voyageurs de bien-être, que l’on distingue selon leurs intentions. Alors que celui dit « primaire » considère le bien-être comme la motivation principale du choix de sa destination et des activités, le voyageur « secondaire » cherche seulement à inclure quelques activités de bien-être au cours de son séjour. Cette seconde catégorie représente la majorité des voyageurs de ce créneau. La distinction est importante, puisque les deux profils ont des attentes et des besoins différents.

Le bien-être, dans l’ADN des entreprises touristiques

À l’heure où le bien-être s’immisce dans toutes les sphères du voyage, les acteurs de l’industrie touristique font preuve d’innovation pour créer de nouveaux produits et expériences qui répondent aux attentes de la clientèle.

Les aéroports en Amérique du Nord se dotent de spas de luxe et de centres de remise en forme et proposent des cours de yoga dans les aérogares et les salons. Ils appliquent une approche biophilique dans la conception des espaces, c’est-à-dire qu’ils créent des environnements pourvus d’éléments naturels ou en lien avec la nature (végétaux, lumière, eau, sons, etc.) qui favorisent le bien-être. En vol, les compagnies aériennes offrent des séances de méditation, des programmes qui favorisent le sommeil et des options alimentaires plus saines.

Les hôtels et les centres de villégiature axés sur le bien-être se multiplient. Les partenariats entre les groupes hôteliers et les secteurs de la remise en forme, des spas, de la nutrition ou encore des cosmétiques sont de plus en plus courants. Pour se distinguer, les établissements élaborent des environnements et des designs qui s’inspirent de la nature et favorisent la relaxation. Chez AccorHotels, le bien-être se décline en cinq dimensions : la nutrition, l’environnement de la chambre, le mouvement (exercice physique), les spas et la pleine conscience (programmes et lieux réservés à la méditation), comme l’explique Emlyn Brown, directeur du Bien-Être pour les marques luxe et haut de gamme de la chaîne, en entrevue dans la revue Espaces.

Les voyagistes, les agences de voyages, les compagnies de croisières et les organisateurs d’événements rehaussent la qualité des voyages axés sur le bien-être grâce à des collaborations avec des spécialistes. L’agence de voyages Alma Mundi organise des séjours à travers le monde « pour apprendre à se faire du bien », avec des conférenciers renommés dans leur domaine, que ce soit la philosophie et la spiritualité, la méditation de pleine conscience ou encore le deuil. Selon l’agence Zen&go, en entrevue dans la revue Espaces, le plus important est de pouvoir compter sur de bons professeurs ou maîtres de la discipline pratiquée (yoga, ayurveda, « détox », méditation, chamanisme, etc.).

Spa EastmanSource : Alma Mundi

Les destinations se positionnent sur le tourisme de bien-être

D’après le Global Wellness Institute, les organismes de gestion des destinations (OGD) sont de plus en plus nombreux à mettre de l’avant certaines formes de tourisme de bien-être dans leurs communications et leur commercialisation. Plus d’un tiers des OGD des États américains et plus de la moitié de ceux de provinces et territoires canadiens (Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Ontario, Saskatchewan, Yukon) font la promotion de ce tourisme sur leur site Web.

Certaines destinations développent leur image de marque autour du bien-être et se dotent d’une stratégie nationale, à l’instar de l’office du tourisme du Costa Rica qui a mis sur pied, en 2018, la démarche Wellness Pura Vida, inspirée de son fameux slogan Pura Vida. Elle se fonde sur les principes du tourisme responsable, puisque l’organisme souhaite faire bénéficier les communautés locales des retombées de cette stratégie. Parmi ses actions, elle fait la promotion de l’offre de bien-être proposée par les habitants et de celle consacrée à la gastronomie locale et autochtone.

En 2017, l’office de tourisme de Beverly Hills, en Californie, a lancé une campagne estivale intitulée City of Wellth, néologisme créé à partir des mots wellbeing (bien-être) et wealth (richesse), en mettant à profit des habitudes de santé déjà bien ancrées parmi les habitants de la ville. L’office de tourisme et les hôtels proposaient des événements, des activités et des forfaits thématiques. Sur le site Web de la destination, un jeu-questionnaire permettait aux internautes de connaître leur score en matière de style de vie et recommandait des activités pouvant le rendre plus sain, offertes dans la ville.

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Source : Love Beverly Hills

Le bien-être s’immisce dans toutes les sphères du tourisme au point d’en être indissociable. Son influence dans l’industrie devrait s’accentuer, puisqu’il reflète les nouvelles habitudes de vie et les valeurs d’une part croissante de la population. Au fur et à mesure que le tourisme de bien-être évolue, on constate qu’il n’est plus uniquement considéré du point de vue du voyageur, mais aussi de celui des résidents. Une tendance qui offre des occasions de maillage avec le tourisme responsable.

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Gestion

Quelles sont les stratégies tarifaires des attractions?

Après des décennies à fixer un prix d’entrée unique et à le maintenir toute l’année, les grands joueurs du secteur des parcs à thème s’approprient des modèles de gestion des revenus répandus dans l’aérien et l’hôtellerie, tels que la tarification dynamique et les programmes de fidélisation. Cette analyse lève le voile sur ces tendances applicables à l’ensemble des attractions, tout en présentant préalablement les principales stratégies tarifaires des attractions québécoises.

 

Stratégies tarifaires des attractions québécoises

En 2017, la Société des Attractions Touristiques du Québec (SATQ) a réalisé un état des lieux des pratiques tarifaires de ses 177 attractions membres. Selon elle, 41 % recouraient à une tarification pour l’admission et à une autre pour des activités ou des services supplémentaires. À l’inverse, seules 11 % d’entre elles n’exigeaient aucuns frais.

Parmi les stratégies tarifaires (hors le tarif simple) des attractions qui exigent un coût d’admission, la vente de forfaits est la plus répandue (57 %), suivie des passeports saisonniers (35 %). Les coupons de réduction et les tarifs réduits en prévente sont les moins privilégiés. Comme le note la SATQ, plus le budget de fonctionnement des attractions est élevé, plus celles-ci ont recours à de telles stratégies.

S’inspirer des grands

Parmi les types d’attractions, les grands parcs thématiques font preuve d’innovation en ce qui a trait aux stratégies tarifaires. Ces changements se constatent particulièrement chez les groupes internationaux. Toute attraction, peu importe sa taille et son type d’offre, peut s’en inspirer et adapter ces stratégies à son contexte.

Disney, d’un tarif saisonnier…

Depuis 2016, Disneyland Resort et Walt Disney World proposent une structure de prix saisonniers pour les billets à la journée. La compagnie offre trois gammes de tarifs selon la période de l’année, basées sur un modèle de prévision de l’achalandage des parcs. Par exemple, la gamme la plus élevée est utilisée pour les journées les plus fréquentées.

Six Flags Entertainment Corporation, qui possède 18 parcs en Amérique du Nord, y compris La Ronde à Montréal, pratique cette stratégie depuis 2012 dans la plupart de ses parcs. Elle offre, pour les réservations en ligne, des rabais valables lors des journées les moins achalandées de la semaine.

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Source : Six Flags

Le but de cette stratégie, outre l’augmentation des revenus, est de mieux répartir le volume de visiteurs dans les parcs tout au long de l’année et de réduire la surfréquentation aux périodes de pointe (lire aussi : Planifier et gérer une augmentation significative de visiteurs). Cette méthode permet également aux clients de connaître les journées moins achalandées afin de profiter davantage de leur expérience. De plus, en réduisant l’attente pour embarquer dans les manèges, les visiteurs ont davantage de temps pour dépenser dans les différents points de vente du parc.

Dans une étude publiée en 2018, Atout France, l’Agence de développement touristique de la France, recommande aux parcs de loisirs de modifier en permanence la tarification. Selon elle, cette stratégie permet souvent des gains en chiffre d’affaires compris entre 5 et 8 %.

… à un tarif dynamique

En octobre dernier, Disney a dévoilé une stratégie basée sur une tarification dynamique faisant fluctuer ses tarifs selon la journée d’arrivée et la durée du séjour. Voici une vidéo présentant cette nouvelle manière de réserver.

Selon la firme en intelligence d’affaires Skift, il est probable que la compagnie continue de s’inspirer des pratiques du secteur aérien en augmentant les prix à mesure que la date d’arrivée approche. En encourageant les visiteurs à réserver longtemps avant leur arrivée ou bien la veille, un parc planifie plus facilement ses activités.

La tarification dynamique n’est pas sans danger. Une hausse des prix peut susciter du mécontentement chez la clientèle, en particulier chez les plus fidèles clients.

Programmes de fidélisation : une stratégie gagnant-gagnant

Un autre changement entrepris par les grands parcs d’attractions concerne l’ajout d’un programme de fidélisation payant, qui remplacerait de façon éventuelle les abonnements et les passeports de saison. Celui de Six Flags comprend quatre niveaux, pour un tarif variant de 5,99 $ US à 16,99 $ US par mois. Il permet d’accumuler des points afin de profiter d’avantages tels que le stationnement gratuit, un accès plus rapide aux manèges, des rabais aux différents points de vente dans le parc ou encore des laissez-passer pour un ami. La compagnie a récemment rehaussé son programme en donnant la possibilité de gagner des points en embarquant dans un manège, en assistant à un spectacle, en répondant à un sondage ou encore en partageant une publication sur les réseaux sociaux.

Avec cette stratégie tarifaire, Six Flags accède à de multiples informations sur le comportement d’achat et de visite des clients, ce qui lui permet d’offrir plus d’outils pour favoriser leur rétention. Un autre avantage mentionné par l’entreprise est le fait que les membres sont moins réticents à voir les prix augmenter que le reste de la clientèle.

Des exemples à suivre pour le Québec

Experts et médias spécialisés s’entendent pour dire que ces nouvelles stratégies seront de plus en plus présentes. Il est certain que cela nécessite des investissements, d’autant plus que la technologie qui permet d’affiner ces tactiques et d’atteindre de meilleurs résultats peut s’avérer coûteuse pour certaines attractions. Mais celles-ci peuvent emboîter le pas à mesure que ces innovations deviennent plus accessibles.

Il existe de nombreuses autres tactiques tarifaires qui méritent d’être testées. Par exemple, à certains moments de l’année, le Zoo de Granby offre un abonnement saisonnier au prix d’un billet. Ces types d’initiatives attirent inévitablement l’attention des visiteurs et peuvent augmenter la fréquentation tout comme la fidélisation!

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Source : Facebook

 

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Produits et activités

Trois tendances pour le tourisme maritime et fluvial

Le Réseau de veille en tourisme (RVT) produit depuis plusieurs années le bulletin de veille touristique sur le Saint-Laurent pour le ministère du Tourisme du Québec. Cet exercice permet d’informer les intervenants des produits en lien avec la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique. Le RVT a passé en revue les bulletins des deux dernières années pour en faire ressortir trois tendances observées au Québec et dans ses marchés concurrents.

 

Les croisières expéditions, un créneau en vogue

Selon la Cruise Lines International Association (CLIA), la popularité croissante des destinations nordiques figure parmi les grandes tendances de l’industrie des croisières. La clientèle, attirée par l’expérience nordique, recherche des croisières d’aventures, voire de l’extrême. Lors de la dernière édition du plus grand événement annuel organisé par l’industrie, Seatrade Cruise Global, les compagnies ont annoncé une hausse importante de la demande pour les croisières expéditions.

Mêlant aventure, découverte et apprentissage, celles-ci s’effectuent à bord de navires plus petits que leurs cousins océaniques. Elles accostent dans des ports de moindre taille, situés dans des régions hors des sentiers battus, telles que l’Arctique canadien, le Groenland ou encore l’Alaska. Cette offre séduit une part croissante de voyageurs aisés, soucieux de l’environnement et en quête de voyages transformationnels et expérientiels, comme le constate la CLIA.

Pour répondre à la demande, 26 navires sont en cours de construction, selon Cruise Industry News, tant pour les compagnies déjà établies que pour de nouveaux joueurs, les plus connues étant Celebrity Cruises, Silversea, Hurtigruten, Quark Expeditions ou encore Ponant. Cette dernière envisage de doubler sa flotte d’ici 2021, pour disposer de 12 navires d’expédition, dont le premier brise-glace de luxe au monde. Quant à Hurtigruten, une compagnie présente sur le fleuve Saint-Laurent, elle lancera en 2019 les deux premiers navires hybrides d’une nouvelle génération (voir image ci-dessous), qui seront considérés parmi les plus respectueux de l’environnement.

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Source : Hurtigruten

Parmi les destinations, l’Alaska suscite un fort engouement chez la clientèle et les compagnies depuis plusieurs années. Visitée non seulement par des bateaux d’expédition, mais aussi par des méganavires pouvant transporter jusqu’à 5000 passagers, la région a accueilli un nombre record de 41 navires et plus de 995 000 passagers en 2017. Une popularité qui pourrait très bien se propager à d’autres destinations nordiques.

Les destinations améliorent l’accueil des passagers en escale

Les autorités portuaires et les villes d’accueil accentuent leurs efforts pour améliorer l’expérience des passagers en visite dans leur destination. Partant du constat que les employés des navires de croisières sont régulièrement sollicités par leur clientèle pour connaître l’offre touristique de la ville norvégienne d’Oslo, l’organisme Oslo Cruise Partners a produit un manuel à leur intention. L’imprimé inclut des renseignements pratiques, des coupons de réduction ainsi que des gratuités, afin d’améliorer l’expérience de visite tant des passagers que des membres d’équipage qui souhaitent explorer la ville.

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Crédit photo : VisitOSLO/Tord Baklund; source : VisitOSLO

Le port d’Aarhus, au Danemark, a quant à lui choisi d’accueillir les croisiéristes avec une équipe de 1300 hôtes locaux bénévoles. Vêtus d’un chandail bleu et d’un badge présentant l’inscription Ask me (Demandez-moi), ces résidents guident les croisiéristes à travers la ville et assistent avec eux à des événements culturels.

L’autorité portuaire de Nanaimo, sur l’île de Vancouver, a instauré une politique d’accueil similaire pour les passagers de croisières, le White Glove Service, afin d’éliminer les irritants lors de leur visite. Par exemple, un service de voiturettes de golf transporte les personnes à mobilité réduite jusqu’au terminal où ils traversent la douane. Une navette gratuite, offerte aux passagers et aux membres des équipages, circule en continu tout au long de la journée et s’arrête à quatre lieux d’intérêt. Des bénévoles, portant des vêtements identifiables, sont présents le long de la route empruntée par la navette pour répondre aux questions et faire des recommandations de visites. Selon l’autorité portuaire, les nouveaux standards d’accueil reposent sur la qualité du service des bénévoles, fiers ambassadeurs de leur communauté et de leur région.

Au Québec, l’accueil des résidents dans les escales du Saint-Laurent est le principal facteur de satisfaction des passagers, selon une étude du ministère du Tourisme publiée en 2017. Mais l’accueil est également un enjeu bien présent, en raison du manque de financement des activités et de la pénurie de main-d’œuvre.

La mise en valeur récréotouristique des cours d’eau

En Amérique du Nord comme en Europe, les villes et les territoires ont à cœur la revitalisation touristique de leurs cours d’eau et de leurs rives. Ils adoptent une approche collaborative afin de favoriser l’émergence de projets innovants. L’État de New York a lancé au printemps dernier le concours « Réimaginons le canal » (Reimagine the Canals Competition) afin de transformer de manière visionnaire le réseau de canaux de l’État pour en faire une source de développement économique et touristique. Parmi les projets sélectionnés en mai dernier, Go the Distance vise à aménager des lieux d’hébergement pour les plaisanciers, Canal Winterlocks permettra d’organiser des activités hivernales sur le canal Érié et Intra-Works proposera des installations d’art et de sculpture visant à forger une identité culturelle pour le réseau de canaux.

En France, l’organisme responsable du développement touristique et culturel de l’estuaire du fleuve de la Loire a créé la marque Terre d’estuaire, la Loire de tous les sens, au printemps dernier. Cette initiative a vu le jour afin de valoriser 60 kilomètres de rives et de regrouper les offres touristiques et culturelles de la destination au sein de forfaits thématiques.

La Ville de Québec a lancé son futur plan d’aménagement des principales rivières de son territoire par un concours international d’idées, en mai 2017. Le plan servira entre autres à mettre en valeur des activités récréotouristiques tout au long de l’année sur les rivières du Cap Rouge, Saint-Charles, Beauport et Montmorency. Les projets des trois lauréats du concours Rêvons nos rivières vont guider les autorités municipales dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan directeur permettant l’atteinte de plusieurs objectifs, notamment :

  • Améliorer l’accessibilité aux rivières, tout en préservant leur qualité;
  • Dépasser les limites récréatives et profiter des quatre saisons;
  • Renforcer le sentiment d’appropriation des citoyens envers les rivières et leurs milieux environnants;
  • Relier les équipements récréotouristiques existants et à venir;
  • Mettre en valeur la culture et le patrimoine.

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Source : Rêvons nos rivières

Ces tendances mondiales, présentes tant au Québec qu’à l’international, démontrent l’importance des secteurs maritime et fluvial au sein de l’industrie touristique. Pour en apprendre davantage, consultez l’ensemble des bulletins de veille ou abonnez-vous* pour recevoir les prochains.

Source de l’image à la une : © Jean-François Frenette/Québec Original

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Marketing

Les événements sportifs, un atout pour la destination

André Richelieu, chercheur et professeur au département de marketing de l’ESG UQAM, a démontré, dans son article A sport-oriented place branding strategy for cities, regions and countries, l’importance d’intégrer les événements sportifs dans la stratégie d’image de marque d’une destination (place branding). Grâce à une vaste revue de la littérature et une collecte de données secondaires, le chercheur a identifié les priorités des gestionnaires de territoires (organismes publics, organismes de gestion de la destination, etc.) pour mener à bien une telle démarche.

Définir l’image de marque d’une destination à travers le sport

Il s’agit de développer une marque pour un territoire en utilisant des techniques marketing, dans le but de transformer positivement son image. Différents vecteurs peuvent être utilisés, comme l’histoire, l’architecture, la gastronomie, la géographie ou encore le sport. Ce dernier représente un effet de levier important pour les gestionnaires de territoires en raison de son aspect émotionnel, de sa capacité à engager un large public et à créer un lien de confiance entre le lieu et ses clientèles cibles (touristes, entrepreneurs, investisseurs et résidents).

Selon monsieur Richelieu, il existe quatre façons d’utiliser le sport dans l’image de marque de la destination :

  1. Les événements sportifs majeurs (ex. : les Jeux olympiques) ou secondaires (ex. : course cycliste dans le périmètre d’une ville) ;
  2. Les équipes sportives privées (ex. : équipe de soccer de Manchester United) ou nationales (ex. : équipe de rugby les All Blacks de la Nouvelle-Zélande) ;
  3. Les participations sportives (ex. : courir un marathon) ;
  4. Les lieux sportifs (ex. : stades sportifs d’équipes populaires, anciens sites des Jeux olympiques).

Le chercheur s’intéresse plus particulièrement aux événements sportifs et à leurs impacts potentiels sur un territoire.

Un rayonnement fort pour une destination

Les événements sportifs peuvent offrir un rayonnement qui dépasse les limites du territoire et s’étend à l’international dans le cas de ceux de grande envergure. Ils sont d’autant plus attractifs et efficaces qu’ils évoquent des symboles forts et déclenchent de vives réactions émotionnelles de la part des spectateurs. Le sport peut être un grand catalyseur de l’image de marque d’une destination.

Retombées sociales des événements sportifs

Monsieur Richelieu relate cinq impacts sociaux potentiels de la mise en place d’une stratégie de marque d’un territoire misant sur les événements sportifs. Ces impacts ont également été identifiés par d’autres chercheurs :

Capital social : Les petits événements ont une moins grande portée que les manifestations majeures, mais peuvent produire davantage d’impacts intangibles. Ils bénéficient à une large part de la population locale en renforçant le sentiment d’appartenance à la communauté  suscité par son implication dans l’organisation. Leurs effets sont plus durables et il y a de grandes chances que ces événements laissent un legs socioéconomique pour le territoire.

Bien-être et identité collective : Le sport procure un effet de bien-être pour ceux qui le pratiquent. Ce bienfait se manifeste aussi chez les personnes assistant aux événements et celles qui s’y sont impliquées en tant que bénévoles. Les prouesses sportives des athlètes, qu’ils évoluent à l’échelle locale, nationale ou internationale, suscitent un sentiment de fierté pour la population et permettent de forger une identité collective autour du sport.

Participation sportive : La tenue d’un événement stimule la participation sportive de la population. Celle-ci, inspirée par la performance des athlètes, décide de pratiquer un nouveau sport ou d’accroître ses activités physiques. Néanmoins, il s’avère que cet effet est surtout visible à court terme et plusieurs études ne revèlent aucun changement significatif parmi les populations observées.

Capital humain : Les événements sportifs, grâce aux possibilités de bénévolat qu’elles offrent, encouragent les interactions sociales, le partage de connaissances, l’entraide et le développement des compétences de leadership. Ces effets touchent plus la population locale dans le cas des petits événements, où elle est davantage mise à contribution. Dans le cas de manifestations majeures, une grande part des bénévoles proviennent de l’extérieur du territoire.

Régénération urbaine : D’ambitieux plans de développement d’infrastructures sont mis en place pour accueillir des événements internationaux. Bien souvent, ces installations ne répondent qu’à un besoin ponctuel et n’ont plus d’utilité une fois la manifestation achevée. Mais certains exemples prouvent qu’il est possible, avec une bonne planification, de régénérer une zone urbaine durablement. C’est le cas de la Pologne, lors du Championnat d’Europe de football en 2012. Le pays a choisi d’investir davantage dans le transport local et national que dans la construction ou la rénovation de stades, ce qui aurait stimulé l’économie du pays, tout en améliorant son attractivité touristique.

Approche holistique de l’image de marque d’une destination à travers le sport

Afin de définir une image de marque liée aux événements sportifs qui se distingue de celles des destinations concurrentes, les gestionnaires du territoire doivent adopter une approche holistique articulée autour de quatre dimensions :

  • Sportive : L’objectif des gestionnaires est d’organiser un événement mémorable unissant sport et divertissement (« sportainment »). Cela peut générer une image positive et des partenariats avec des marques.
  • Économique : Les gestionnaires s’assurent que l’événement soit financièrement viable, doté d’infrastructures durables qui seront réutilisées par la communauté.
  • Commerciale : Les revenus provenant des commanditaires et des produits dérivés sont maximisés.
  • Sociale : Les gestionnaires, mais aussi les politiciens, sont transparents afin d’obtenir le support de la communauté locale. La communication, la collaboration et le consensus sont les clés du succès. Cette dimension implique également de porter une attention au legs de l’événement. Pour cela, une méthode de calcul fiable est utilisée pour mesurer les impacts économiques et sociaux.

Cette approche holistique présente le potentiel de laisser un legs et de créer de la valeur pour le territoire et sa population. Pour résumer, voici les trois priorités des organismes publics et de gestion de la destination lors de l’organisation d’un événement sportif.

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Source : André Richelieu

Le tourisme sportif, un marché de grande importance

Au sein de l’industrie du sport, le tourisme sportif est le segment qui croît le plus rapidement. Selon l’Alliance canadienne du tourisme sportif et Statistique Canada, le pays a enregistré 19,8 millions de touristes sportifs en 2017, dont une grande majorité de Canadiens (90 %). Le Québec est la deuxième province d’importance après l’Ontario, en termes de volume. En 2017, 4,89 millions de visiteurs s’y sont déplacés et ont dépensé 1,27 milliard de dollars canadiens.

Montréal a accueilli 55 événements sportifs en 2017, comparativement à 35 en 2012, l’année où la Ville a instauré un programme pour encourager la tenue de ce type de manifestation. L’administration finance les événements de petite et moyenne envergure à hauteur de 500 000 $ par année et souhaite qu’ils génèrent non seulement des retombées économiques, mais aussi sociales.

C’est donc un marché d’importance pour Montréal, mais aussi pour l’ensemble du Québec. Afin de s’assurer que les événements accueillis sur leur territoire génèrent des impacts sociaux, les gestionnaires québécois peuvent s’appuyer sur l’approche holistique de monsieur Richelieu.

 

Source de l’image à la une : © pexels.com

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Hébergement

Passer une nuit à l’hôtel sous une tente

À Séoul, les Coréens sont nombreux à dormir à l’hôtel le samedi soir et à jouer aux touristes dans leur propre ville. En raison de la popularité grandissante de ces « staycations » l’hôtel Four Seasons de Séoul affiche complet ces nuits-là. Pour héberger davantage de clients et séduire les nombreuses familles, l’établissement installe dans les chambres des tentes sous lesquelles les enfants peuvent se glisser pour dormir. Avec des coloris et un design faisant écho au glamping, cet équipement remplace le traditionnel lit de camp au confort souvent discutable.

Source : Youtube

Outre leur aspect pratique, ces tentes s’avèrent un outil marketing très efficace. Selon le directeur général de l’hôtel, pratiquement tous les parents partagent des photos sur les médias sociaux de leur progéniture sous la tente. Celle-ci est incluse dans le forfait « Kids Stay Cool » qui comprend aussi un livret de jeux, une peluche, un ensemble de produits de toilette pour enfants et des collations. Et bonne nouvelle pour ceux qui souhaiteraient rapporter la tente chez eux, elle peut être achetée, tout comme la literie, le peignoir et les pantoufles. Un moyen efficace pour l’hôtel de demeurer à l’esprit de sa clientèle !

 

Source de l’image à la une : © Four Seasons Hotel Seoul

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Gestion

Comment impliquer les résidents dans le tourisme (Partie 2)

La Mission des Offices de tourisme de la Nouvelle-Aquitaine (MONA), en France, vient de publier une boîte à outils pour les organisations touristiques locales désireuses de mettre sur pied des stratégies ciblant la population. L’analyse Les résidents : acteurs du tourisme local détaille la méthodologie proposée. Pour illustrer chacun des objectifs, la MONA a également procédé à un étalonnage de bonnes pratiques. En voici quelques-unes déployées en France, ainsi qu’une sélection du Réseau de veille. Elles sont présentées en fonction de chacun des objectifs identifiés pour cibler les résidents.

Informer les résidents du rôle de l’organisation touristique locale

L’Office de Tourisme de l’Ouest Var s’adresse aux résidents par l’intermédiaire de son site Web, où une section leur est dédiée. En plus de les inspirer pour leurs sorties, la page répertorie des services qui pourraient leur être utiles : une billetterie disponible dans trois points de vente, des lieux où organiser une réception, des adresses pour fêter un anniversaire d’enfant, etc. Des brochures thématiques sont également téléchargeables en ligne.

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Source : Office de Tourisme de l’Ouest Var

Améliorer la qualité d’accueil sur le territoire

Issue d’une collaboration entre Tourisme Mont-Tremblant, la municipalité, la chambre de commerce et quelques acteurs touristiques, la formation CRÉER vise à améliorer l’expérience client dans la destination. Depuis janvier 2017, elle a permis de mieux faire connaître le territoire à 625 employés et cadres et de les fédérer autour d’une vision commune afin de les convertir en ambassadeurs.

L’implication des bénévoles est chose courante dans les centres d’informations touristiques des États-Unis. Nombre d’entre eux sont des retraités qui y travaillent à l’année. Mais certaines initiatives se démarquent, notamment celle de l’office de tourisme et des congrès Destination Cleveland, en Ohio, qui gère une plateforme de bénévolat en ligne. Les résidents désirant s’impliquer dans les activités d’accueil des visiteurs peuvent y consulter les offres disponibles. Il s’agit avant tout de répondre aux demandes des voyageurs à l’aéroport, dans les hôtels ou dans les congrès. Les organisations touristiques peuvent solliciter ponctuellement ces bénévoles. Par exemple, lors du rassemblement annuel de l’American Bus Association, les membres de l’équipe, tous vêtus du même chandail, étaient présents à différents points de la ville, dans le centre de congrès et dans les hôtels pour guider et donner des renseignements touristiques aux 3500 participants.

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Source : PCMA Convene

Promouvoir l’offre touristique du territoire auprès des résidents…

pour en faire des relais de l’information touristique et les inciter à l’expérimenter

L’Office de tourisme et des congrès de Dunkerque Dunes de Flandre a créé le club ambassadeur tourisme  pour ceux qui veulent partager leur passion pour leur ville. Les adhérents reçoivent des bulletins d’information et de la documentation, sont conviés à des rendez-vous surprise, obtiennent des invitations et des rabais. Le club compte aujourd’hui 900 ambassadeurs qui, en contrepartie, font connaître l’offre touristique autour d’eux.

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Source : Club ambassadeur tourisme

Pour un autre exemple de bonne pratique, découvrez la campagne See Your City de l’organisme de promotion touristique New York City & Company, sur le site Web du Réseau de veille : New York à la conquête de ses résidents.

Faire des résidents des prescripteurs…

… et développer un sentiment d’appartenance au territoire

L’office de tourisme de Brive s’est inspiré de l’identité de la ville pour concevoir son image de marque, Brive 100 % Gaillarde. Cette stratégie marketing repose avant tout sur le partage auprès de la population locale dans le but de susciter l’adhésion du plus grand nombre de personnes et de les transformer en ambassadeurs. L’organisation a créé le slogan «  Réveillez le gaillard qui est en vous  ». Le message se reflète dans l’animation des réseaux sociaux avec une nouvelle page Facebook et le mot-clic #tousgaillards. Parmi les actions entreprises, les fans de la communauté sont invités à partager leurs photos prises à travers le monde, vêtus d’un vêtement à l’effigie de la marque.

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Source : Brive Tourisme

Relisez notre analyse Pourquoi créer un réseau d’ambassadeurs pour découvrir d’autres exemples.

Enrichir et diversifier l’offre touristique grâce aux résidents

Le festival de musique Hellfest, qui se tient chaque année dans la petite ville de Clisson, accueille environ 150  000 personnes. Les organisateurs proposent gratuitement une plateforme d’hébergement en ligne où les résidents peuvent publier une annonce pour louer une chambre, une maison, un appartement ou un emplacement de camping. Le site n’est pas transactionnel, mais un contrat est téléchargeable pour ceux qui le souhaitent. Ce service permet ainsi de diversifier l’offre d’hébergement pour les festivaliers.

À l’office de tourisme de West Sweden, l’ensemble de l’offre de l’économie collaborative ainsi que les services des résidents ont été agrégés sur le site Web. Relisez notre clin d’œil pour plus de détails : La destination vous présente l’offre de ses résidents.

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Source : West Sweden

Les résidents sont aussi amenés à enrichir l’offre d’un attrait. C’est le cas du musée d’histoire naturelle de Chicago qui les a sollicités afin qu’ils prêtent leur voix à leur audioguide. Voyez notre clin d’œil pour plus de détails : Quand les résidents donnent leur voix au musée.

Impliquer les résidents dans l’action touristique locale

L’ATR des Cantons de l’Est a créé le label Cœurs Villageois pour améliorer l’attractivité touristique de ses municipalités, tout en renforçant leur identité. Pour obtenir cette appellation, chacune des localités doit compter sur l’adhésion de la population puisque celle-ci est amenée à jouer un rôle dans l’accueil des visiteurs. De plus, l’implication citoyenne et la qualité du bénévolat sont des prérequis, en particulier dans le domaine culturel. L’ATR souhaite qu’un geste d’accueil soit posé pour chaque visiteur, une tâche qui n’incombe pas uniquement aux acteurs touristiques, mais à l’ensemble de la population.

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Source : Tourisme Cantons de l’Est

PLANED est une association du Pays de Galles dont la mission est d’appuyer des projets de développement local. Elle encourage l’implication du plus grand nombre de résidents et leur donne la possibilité de jouer un rôle décisif dans l’amélioration de leur qualité de vie. L’association vise à susciter un sentiment d’appartenance en incitant la population à mieux connaître ses atouts patrimoniaux. Cela a notamment permis de créer de manière collaborative des guides touristiques et de nombreuses activités dans les municipalités (randonnées thématiques, activités d’interprétation, expositions, etc.).

les résidents prennent conscience de leur importance au sein de l’écosystème touristique

Grâce à ces initiatives, les résidents prennent conscience de leur importance au sein de l’écosystème touristique. Les organismes locaux leur permettent d’exercer une influence sur l’attractivité de la destination et cela a un impact direct sur leur qualité de vie. Tout le monde en sort gagnant.

Avez-vous des projets qui impliquent les résidents ? Partagez-les ci-dessous dans l’espace commentaires, nous serons très heureux de vous lire !

 

Source de l’image à la une : © Brive Tourisme / @feedebeauxreves et @monsieurpop

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Gestion

Les résidents, acteurs du tourisme local (Partie 1)

Face à la demande croissante des voyageurs pour des expériences «locales», certaines organisations de gestion de la destination tissent des liens avec les résidents afin de les intégrer à l’activité touristique. Elles sont de plus en plus nombreuses à prendre ce virage, mais s’interrogent encore sur la manière de cibler cette clientèle. Une association française, la Mission des Offices de tourisme de la Nouvelle-Aquitaine (MONA), vient de publier une méthodologie pour planifier des projets en collaboration avec la population locale, dont les grandes lignes sont présentées ici.

Cinq profils de résidents

La MONA, responsable de l’animation et de la professionnalisation de ses adhérents, a créé une boîte à outils et des formations afin de faciliter la mise sur pied de projets ciblant la population locale. Cinq profils de résidents ont été définis selon leur contribution touristique ; plusieurs rôles pouvant être endossés par une même personne :

  • Offreur : il propose une offre touristique (payante ou non). Exemples : hôteliers, loueurs sur Airbnb, chauffeurs de taxi, greeters, etc. ;
  • Consommateur : il est un utilisateur potentiel de services de l’office de tourisme et de l’offre globale du territoire. Exemples : retraités accueillant leurs petits-enfants, nouveaux résidents, etc. ;
  • Influenceur : il fait la promotion de son lieu de vie et peut influencer son entourage ou sa communauté en ligne à visiter la destination. Exemples : blogueurs, expatriés, clients ambassadeurs, etc. ;
  • Accueillant : il est un élément indissociable du territoire. Qu’il soit en contact direct ou non avec les touristes, il participe à « l’ambiance » d’une destination. Exemples : commerçants, chauffeurs d’autobus, artistes, étudiants, etc. ;
  • Citoyen : il s’implique dans la vie locale. Exemples : bénévoles d’une association, militants, membres de comités, etc.

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Source : MONA

Six objectifs possibles

Après avoir établi ces cinq profils, la MONA s’est demandé en quoi les résidents seraient utiles pour dynamiser le tourisme, mais aussi comment les organisations locales pouvaient répondre à leurs besoins. Elle a alors formulé six objectifs pouvant être sélectionnés selon le ou les profils de résidents ciblés :

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Une boîte à outils et des formations

Comprendre les différents rôles des résidents et les objectifs à atteindre permet de définir plus facilement une stratégie. Cette méthodologie guide l’organisme dans sa démarche et facilite la mise en place d’actions concrètes.

La MONA propose des fiches de travail pour aider les organisations touristiques à se poser les bonnes questions, telles que « Pourquoi travailler avec cette personne ? », « Pour quel type d’actions ? ». Par exemple, une organisation peut vouloir collaborer avec un chauffeur de taxi afin de s’assurer de la qualité de l’accueil offert. Plusieurs actions peuvent être mises en place, comme celle de lui offrir une formation ou encore déposer une brochure d’information touristique dans son véhicule.

Pour accompagner ses adhérents dans cette démarche, la MONA organise des formations collectives. Un accompagnement sur-mesure et un service-conseil peuvent éventuellement être proposés. Enfin, de bonnes pratiques provenant de l’industrie complètent la boîte à outils. Une seconde analyse présente une sélection de cas concrets, étayée d’exemples du Réseau de veille.

Impliquez-vous les résidents dans votre planification stratégique ?

 

Source de l’image à la une : © Québec Original/Lafond, Dominique

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Gestion

Les musées madelinots s’appuient sur la cocréation pour innover

Le créneau d’excellence Récréotourisme a accompagné en 2016 le Réseau muséal des Îles de la Madeleine dans une démarche de cocréation afin d’élaborer une nouvelle expérience touristique. Ce projet leur a mérité une place parmi les finalistes du concours de la 2000e analyse du Réseau de veille. Voici les détails.

Plusieurs rencontres inspirées des principes du design d’expérience auxquelles ont pris part une centaine de participants (membres du Réseau muséal, entreprises du secteur des nouvelles technologies, résidents et visiteurs des Îles de la Madeleine) ont eu lieu à l’été 2016. Avec l’aide du Living Lab en innovation ouverte, la démarche s’est déroulée en trois étapes :

  • Découverte et inspiration : il s’agissait de cadrer le mandat de design d’expérience, de définir le parcours client, d’initier les participants au concept d’expériences touristiques enrichies par la technologie, d’identifier des pratiques inspirantes et finalement, de préparer les questions et mener les entrevues auprès des touristes et des Madelinots.
  • Définir : analyse des 25 entrevues réalisées à la première étape pour identifier les thèmes et les principes de design qui guideront les participants pour la suite de la démarche.
  • Idéation et prototypage : une vingtaine de participants se sont réunis durant trois jours pour le sprint MuséoZ’Îles, une série d’activités participatives (voir la vidéo ci-dessous). L’objectif était de cocréer des expériences touristiques en s’aidant des dix principes de design identifiés précédemment. Les idées ont germé sous forme de projets qui se sont ensuite transformés en prototypes. Des deux expériences présentées aux visiteurs et aux résidents, une seule a été retenue.

Le projet choisi est le « Carnet de visite du Réseau muséal des Îles de la Madeleine », un outil en ligne pour la planification de visites muséales et un dispositif pour cumuler des privilèges. Encore en cours d’élaboration, le projet sera testé lors de la saison touristique 2018 dans les trois musées partenaires que sont le Centre d’interprétation du phoque, le C.A.M.I. (Council for Anglophone Magdalen Islanders) et le Musée de la Mer.

Un projet aux multiples retombées

Comme l’explique Jason Bent, directeur du créneau d’excellence Récréotourisme, cette démarche de cocréation a permis aux parties prenantes de s’initier aux nouvelles approches de design de service et d’expérience, de valider la pertinence d’utiliser la technologie pour enrichir cette expérience et d’intégrer les résidents et les visiteurs dans le renouvellement de l’offre touristique. Elle a aussi fait l’objet d’une couverture dans les médias régionaux et a été présentée dans le cadre de l’événement Digital Tourism Think Tank Global 2017 à Bruxelles en décembre dernier.

Grâce à une aide financière de 108 136 $ provenant du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et du ministère de la Culture et des Communications, le Réseau muséal des Îles de la Madeleine embauchera un animateur culturel ainsi qu’un coordonnateur pour chacun des trois partenaires, et lancera une campagne de promotion.

Enfin, l’outil numérique améliorera l’expérience muséale des visiteurs, qui pourront planifier leurs visites et leurs activités selon leurs intérêts.

Avez-vous mené une démarche de cocréation au sein de votre entreprise ? Partagez votre expérience dans la section commentaires !

 

Source de l’image à la une : © Créneau d’excellence Récréotourisme

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Segments de clientèles

Coup d’œil sur les Québécois adeptes d’activités nautiques

La Chaire de tourisme Transat a réalisé pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et de nombreux autres partenaires (voir au bas de l’analyse), une vaste étude auprès de plus de 3 000 Québécois, afin de cerner leur profil et leur comportement par rapport aux activités physiques de plein air.

Cette analyse s’intéresse aux sports nautiques pratiqués au moins une fois au cours des trois dernières années par 353 répondants. Cela inclut deux catégories d’activités : le canot et le kayak (265 répondants) et la voile et les sports aérotractés (sports de glisse où les adeptes utilisent la traction d’un cerf-volant pour se déplacer ; 88 répondants). Voici en détail les comportements liés aux activités suivantes :canot-kayak

Popularité du canot/kayak d’eau calme

Le canot et le kayak récréatif d’eau calme sont les activités nautiques les plus populaires

Le canot et le kayak récréatif d’eau calme sont les activités nautiques les plus populaires des adeptes québécois de plein air. Les autres sports ont un taux de pratique allant de 3 à 8 % (voir le graphique 1).

Activites-nautiques-Quebecois

 

Activité sporadique ou régulière ?

Alors que le canot d’eau calme est l’activité la plus répandue (voir le graphique 1), seulement 6 % des initiés en font 10 fois ou plus par année selon le graphique ci-dessous. À l’inverse, les sports aérotractés sont les moins populaires, mais constituent l’activité la plus souvent pratiquée par les adeptes (21 % en font 10 fois et plus).

Adeptes-quebecois-nautisme

De manière générale, le canot et le kayak sont pratiqués sporadiquement durant l’année, alors que la voile et les sports aérotractés attirent un plus grand nombre de sportifs passionnés. Il est à noter toutefois qu’une faible part des répondants sont membres d’un club ou d’une fédération de canot/kayak ou de voile (respectivement 4 et 5 %).

Priorité aux paysages et aux qualités techniques du lieu

Les répondants étaient invités à noter les critères d’importance dans le choix du lieu de pratique de l’activité sur une échelle de 1 à 5 ; 1 étant « pas du tout important » et 5 « extrêmement important ». Le tableau ci-dessous reprend le classement des critères ayant récolté le plus de notes « 4 » et « 5 ».

Criteres-choix-lieu-nautisme

La beauté des paysages et l’environnement ainsi que l’accessibilité (mise à l’eau, stationnement, etc.) sont les principaux critères de choix du lieu pour les adeptes du canot/kayak, suivi du coût pour y accéder. Selon les Québécois qui consacrent du temps à la voile ou à un sport aérotracté, les qualités techniques de l’endroit ont priorité sur la beauté du site et sur les services disponibles sur place. Leur choix est moins influencé par le facteur coût que pour les fervents de canot/kayak. Au-delà des principaux critères du tableau, les services à proximité, tels que les attraits touristiques, les restaurants et l’hébergement suscitent moins d’attention de la part des adeptes de canot/kayak (46 %) que de ceux de voile et de sports aérotractés (53 %).

Dépenses dédiées aux activités nautiques

Les adeptes de voile et de sports aérotractés ont dépensé en moyenne 1854 $ au cours de la dernière année, soit près du triple des dépenses des adeptes de canot/kayak. Cela se justifie, entre autres, par un plus faible taux de pratique de ces derniers. Pour l’ensemble de ces répondants, les principaux postes de dépense sont l’hébergement, le transport, l’achat de matériel et d’équipement et la restauration.

Depenses-moyennes-activites-nautiques

Améliorer l’accessibilité des sites et de l’information

Selon les personnes qui s’adonnent au canot/kayak, l’accessibilité des plans d’eau et des rivières au Québec devrait être la principale priorité pour rendre la pratique plus favorable. Offrir davantage d’information à propos des lieux (sites Web, cartes marines, etc.) et plus de services sur place (quais, toilettes, eau potable, etc.) sont les autres améliorations suggérées. Les mordus de voile et de sports aérotractés souhaiteraient avant tout disposer de plus d’informations, autant techniques que touristiques, sur les lieux de pratique et d’une meilleure signalisation des zones à risque.

Séduire les voyageurs

Les entreprises d’activités nautiques ont tout avantage à valoriser leur région dans leurs communications, car les adeptes québécois sont aussi de fervents voyageurs. Les deux tiers des amoureux du canot/kayak ont effectué au moins un voyage touristique incluant la pratique de l’activité au cours d’une saison. La durée habituelle de leur séjour est d’une ou deux nuitées (49 %). Les personnes qui pratiquent la voile et les sports aérotractés réalisent des voyages dans une proportion encore plus élevée (83 %) et sur une durée plus longue puisque 66 séjournent plus de deux nuitées au cours de la saison.

 

Ce portrait est-il fidèle à ce que vous observez ? Vos commentaires nous intéressent, partagez-les ci-dessous.

*Les partenaires du sondage pour les activités nautiques sont la Fédération québécoise du canot et du kayak, Eau vive Québec et Voile Québec.

 

Source de l’image à la une : © Québec Original/Matthew Clark

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Hébergement

Les hôteliers embrassent leur quartier

D’où vient cette tendance ?

Traditionnellement, les hôtels font la promotion des lieux touristiques les plus connus, dispersés à travers la ville. Or, dans la lignée du slow travel, une catégorie de voyageurs préfère se limiter à une zone géographique autour de son hébergement et découvrir des lieux moins achalandés en profitant des activités et des événements locaux. Des hôteliers répondent alors à cette demande en leur donnant des conseils personnalisés pour visiter le quartier, qui ne figurent pas nécessairement dans les guides touristiques officiels.

Certains hôteliers y voient un moyen de demeurer concurrentiels face à des acteurs tels que Airbnb

Certains d’entre eux ont saisi cette occasion pour générer des revenus supplémentaires en vendant des offres sur leur site Web. Mais la commercialisation des activités touristiques est un secteur de plus en plus compétitif. S’y côtoient des start-ups de niche, des agences de voyages en ligne, des acteurs de l’économie collaborative, mais aussi des organismes de gestion de la destination qui veulent consolider leur présence dans un secteur qui leur est cher. En prenant le train en marche, certains hôteliers y voient un moyen de demeurer concurrentiels face à des acteurs tels que Airbnb.

Informer la clientèle des activités locales 

Alimenter un blogue est maintenant une pratique répandue parmi les hôteliers. D’autres font le choix de créer un guide touristique virtuel avec du contenu qui se renouvelle moins fréquemment. Ces établissements y glissent de plus en plus souvent des adresses locales moins fréquentées des touristes.

La responsabilité de transmettre de l’information touristique à la clientèle ne repose plus uniquement sur les concierges. Certains stratèges, comme ceux de l’agence Tambourine, suggèrent d’inciter tous les employés de première ligne à devenir des experts de leur quartier, pour partager leurs coups de cœur aux clients.

Agréger les activités locales dans un guide

Lodging Interactive, une agence de marketing en ligne pour l’industrie hôtelière, propose un nouveau service : Stay.Play.Explore. Il s’agit d’une agrégation d’activités, d’attraits et d’événements à proximité de l’hôtel. Le contenu est personnalisé selon le type de clientèle (famille, couple, voyageurs d’affaires, etc.) et un programme d’activités est suggéré pour une fin de semaine. Enfin, le microsite contient des informations pratiques telles que l’adresse des pharmacies et des cliniques de soins d’urgence les plus proches, ou encore celle du nettoyeur. La plateforme est référencée sur le site Web de l’établissement et peut aussi être intégrée à son compte Facebook.

Stay-Play-Explore

Source : Stay.Play.Explore

La start-up Arrivedo s’est spécialisée sur ce marché de niche. Elle crée des guides de quartier pour les hôtels grâce à un système de gestion de contenus qui intègre Foursquare et OpenStreetMaps, une plateforme collaborative de cartographie. Cela lui permet de proposer les attraits incontournables dans le quartier. Les hôteliers peuvent être mis en relation avec des rédacteurs de voyage afin de produire dix articles sur leurs propres recommandations d’expériences, en échange d’une nuitée gratuite. La start-up agit aussi comme métamoteur et privilégie les hôtels ayant créé leur guide de quartier dans les résultats de recherche.

Pourquoi seulement informer lorsque l’on peut aussi vendre ?

Les hôtels Mercure de la chaîne AccorHotels, dont la promesse de marque est de faire vivre une expérience ancrée dans la communauté locale, ont créé les « Local Stories ». Ce sont des lieux, histoires, anecdotes, légendes locales méconnues des touristes, situés aux alentours de ses établissements. Grâce à un partenariat avec la start-up Cariboo, la chaîne Mercure offre la possibilité de réserver une visite guidée avec un résident pour découvrir les « Local Stories » de cinq villes de France.

Mercure-Cariboo

Source : Cariboo

L’offre de restauration bénéficie d’un intérêt similaire. À titre d’exemple, neuf hôtels Hyatt Centric aux États-Unis ont scellé une entente avec la start-up GrubHub, spécialisée dans la livraison de repas à domicile. Le service aux chambres comprend à présent les menus de quelques restaurants du quartier, sélectionnés par l’hôtel. Les plats sont commandés à même un site Web dédié ou auprès du personnel de la réception.

Les hôteliers jouent un plus grand rôle dans l’expérience de voyage de la clientèle

En valorisant et en commercialisant l’offre locale, les hôteliers jouent un plus grand rôle dans l’expérience de voyage de la clientèle. Selon un sondage de la firme d’intelligence d’affaires Skift, 69 % des voyageurs américains qui séjournent dans les hôtels préfèrent dépenser davantage pour faire des activités de qualité plutôt que pour avoir une chambre de catégorie supérieure. La demande est bien là, avez-vous entrepris des démarches pour y répondre ?

 

Source de l’image à la une : Pexels