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Les millénariaux québécois… dans une destination près de chez vous

Les résultats présentés dans cet article proviennent de l’enquête Vividata menée auprès de 39 039 Canadiens âgés de 18 ans et plus dans dix provinces. La collecte s’est échelonnée d’avril à décembre 2018 et d’avril à juin 2019. Étant donné la situation liée à la COVID-19, nous avons retenu les éléments relatifs aux voyages effectués par les millénariaux québécois (nés de 1982 à 2001) dans les 12 mois précédant l’étude.

Qui sont les millénariaux québécois ?

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Quelles activités réalisent-ils en voyage ?

Au Québec, plus de la moitié (56 %) des millénariaux ont rendu visite à des amis ou à de la famille, une proportion moins importante que l’ensemble de leurs compatriotes canadiens (65 %) et ontariens (67 %). Par contre, les millénariaux du Québec sont plus enclins à aller à la plage et à faire de la randonnée et des activités d’aventure que les millénariaux canadiens et ontariens (voir le graphique 1).

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Parmi les modes de transport utilisés par les millénariaux québécois, l’auto (73 %) et l’avion (64 %) s’affichent comme les plus populaires. Les transports en commun ont pour leur part été plus employés par les millénariaux québécois (27 % ont pris le bus et 22 % le train) que par l’ensemble des millénariaux canadiens (bus : 18 % et train : 17 %) et ontariens (bus : 21 % et train : 16 %).

Les millénariaux québécois en vacances au Canada

 Durée du séjour et destination 

Au cours des 12 mois précédant l’enquête, 43 % des millénariaux québécois ayant voyagé au Canada ont effectué un séjour de vacances d’une à trois nuitées et 30 %, de 4 à 7 nuitées. Par ailleurs, la belle province constitue la destination canadienne la plus prisée par les millénariaux québécois (78 %). Près de la moitié (41 %) a également réalisé un séjour en Ontario.

Budget

Quelque 42 % des millénariaux québécois ayant voyagé au Canada ont dépensé moins de 500 $. De plus, les Québécois de la génération X et les baby-boomers sont plus enclins à débourser davantage pour leurs vacances que les millénariaux. En effet, un cinquième des Québécois de la génération X (18 %) et des baby-boomers (19 %) ont accordé un budget de 2000 $ et plus comparativement à 10 % pour les millénariaux québécois (voir le graphique 2).

Type d’hébergement

Lors de leur séjour au Canada, 43 % des millénariaux québécois ont dormi à l’hôtel. La location de maison, le camping et la location de chalet demeurent plus populaires chez les millénariaux que chez la génération X, les baby-boomers et parmi l’ensemble des millénariaux canadiens et ontariens.

Impact de la COVID-19 sur les habitudes de consommation

Le podcast publié par Euromonitor International sur les millénariaux et la génération Z précise que les impacts négatifs de la COVID-19 sur ces groupes d’individus sont particulièrement importants, que ce soit psychologiquement ou financièrement. Aux États-Unis, les millénariaux et la génération Z représentent 46 % de la population. Pratiquement la moitié d’entre eux (49 %) ont subi une baisse de salaire depuis le début de la pandémie. Si la plupart ont déjà traversé des récessions, les plus jeunes d’entre eux ainsi que la génération Z vivent leur première crise. Les entreprises doivent en tenir compte, notamment par des tarifs avantageux et des conditions d’annulation assouplies.

En Ontario, à Sault-Sainte-Marie, on ne pourra pas compter sur les touristes américains cet été ou cet automne comme à l’habitude. La Ville a alors décidé de se concentrer sur les millénariaux ontariens particulièrement friands d’activités de plein air pour cet hiver. Même si cette démarche ne compensera pas les pertes de l’industrie touristique dans la région, ce segment de clientèle semble porteur pour relancer le secteur d’après Travis Anderson, directeur du développement touristique et communautaire à la Ville.

À cause de la pandémie et de l’impossibilité de traverser les frontières, il est probable que les comportements de voyage présentés dans cet article ne reflètent qu’en partie les attitudes qui risquent de se produire cette année. Ainsi, on peut imaginer que le budget et la durée alloués aux vacances intra-Canada soient modulés et s’adaptent à la situation actuelle. Néanmoins, ce profil permet de cerner les préférences de voyages au pays de ces jeunes adultes.

À propos de la méthodologie de sondage

Vividata est un organisme à but non lucratif réalisant depuis 2015 une étude continue à propos des habitudes de consommation des Canadiens. La collecte des données s’échelonne sur 52 semaines et les résultats sont présentés de façon trimestrielle. Les données sont pondérées de façon à assurer la représentativité de la population canadienne.

Image à la une : Pexels

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Marketing

Raconte-moi une story

Depuis leur création en 2016, les stories d’Instagram connaissent un fort succès. Leur popularité dépasse maintenant celles de Snapchat, qui a pourtant lancé le concept. D’après Instagram, plus de 400 millions d’abonnés utilisent les stories quotidiennement. Ce format possède la particularité de permettre le partage de photos ou de courtes vidéos pouvant être visionnés seulement pour une durée de 24 heures.

Les stories s’inscrivent dans la tendance du storytelling. Elles diffusent des histoires inspirantes et teintées d’émotions pour bâtir un sentiment de proximité et de confiance entre les clients et une marque. Elles sont d’ailleurs populaires auprès des adeptes du marketing d’influence, qui y voient une plateforme de diffusion pour créer des liens et augmenter le niveau d’interaction avec les abonnés.

Plusieurs raisons justifient l’emploi des stories. Être présent sur Instagram pour joindre de nombreux abonnés s’avère déjà un bon argument. En 2018, plus d’un milliard de comptes dans le monde étaient actifs chaque mois, selon les données collectées par ce réseau social. Chaque jour, environ 500 millions de personnes utilisent l’application.

Plusieurs entreprises et destinations se laissent séduire par le concept des stories. Ce nouvel outil proposé par Instagram permet d’inspirer des voyageurs potentiels, d’augmenter l’interaction avec les abonnés, de favoriser sa visibilité et bien plus encore.

Mais avant de se lancer dans cette aventure, une question importante se pose…

En avez-vous vraiment besoin ?

Bien que la story d’Instagram soit l’outil au goût du jour, son utilisation doit s’inscrire dans une réflexion et une démarche marketing globale réalisées en amont. Il faut avoir des objectifs clairs et réfléchir à la portée des publications. Les stories joignent particulièrement les personnes de la génération du millénaire. Est-ce votre clientèle ? Quels messages voulez-vous transmettre ? Quel type d’interaction désirez-vous créer ? Connaissez-vous les indicateurs de performance ? Avez-vous le temps et l’énergie de réaliser des stories de qualité ?

Son utilisation doit s’inscrire dans une réflexion et une démarche marketing globale réalisées en amont.

Beaucoup de questions pour une publication qui ne dure que 24 heures, n’est-ce pas ? Pourtant, c’est un processus nécessaire afin de s’assurer que les publications sont de qualité et qu’elles engendrent des retombées positives.

Les usages des médias sociaux sont multiples. Plusieurs plateformes existent selon les clientèles et les messages à diffuser. Comme l’explique le spécialiste en marketing et médias sociaux Frédéric Gonzalo, l’aspect éphémère des stories constitue une force dans la mesure où il apporte un effet de rareté et d’exclusivité. Un abonné doit donc se connecter souvent pour ne rien manquer. Dans un contexte où les jeunes générations sont particulièrement sensibles au phénomène FOMO (Fear of Missing of Out), les stories possèdent beaucoup de potentiel pour les entreprises qui ciblent cette clientèle.

Si Instagram et les stories vous conviennent, parfait ! Sinon, concentrez vos efforts ailleurs !

Créer une story  en quelques étapes

Quelques étapes suffisent pour créer une story sur Instagram. (Lire aussi : Instagram: de la promotion à la commercialisation)

  1. Après avoir ouvert l’application, cliquez sur le bouton en forme d’appareil photo ou faites glisser votre doigt sur l’écran vers la droite.
  1. En gardant le téléphone à la verticale, sélectionnez le type de capture (en direct, boomerang, superzoom, texte, vidéo inversée ou mains libres). Vous pouvez également importer du contenu déjà enregistré sur votre appareil. 
  1. Avant de la publier officiellement, certaines fonctions d’édition peuvent être appliquées sur la story, notamment des filtres, du texte ou des autocollants. À cette étape, il est également possible d’ajouter la localisation, des sondages, des questions, etc. (voir photo)
  2. Prêt? Partager !
    Astuce : si vous doutez de la qualité de votre publication, n’hésitez pas à l’envoyer à l’un de vos contacts en privé avant de la partager.

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Éphémère, mais…

Bien que les stories soient temporaires, il existe un moyen de les sauvegarder. Introduites en décembre 2017, les Stories Instagram Highlights permettent de regrouper vos publications préférées au début de votre profil. C’est une bonne occasion de mettre en valeur votre contenu et de prolonger sa durée de vie. Tourisme Montréal classe les stories en catégories avec des icônes personnalisées.

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Source : Instagram

Quelques exemples en tourisme

De plus en plus de destinations ou d’entreprises touristiques emploient les stories dans le cadre de leur stratégie de communication numérique.

Tourisme Lanaudière utilise Instagram pour inspirer ses abonnés et les inciter à découvrir la région. Pour Mme Josiane Lavallée, coordonnatrice marketing et gestionnaire de communauté, la plateforme rejoint principalement les 18 à 34 ans qui délaissent Facebook. Instagram et les stories offrent l’occasion d’interagir davantage avec cette clientèle et de leur donner accès à de l’information rapidement. Mme Lavallée observe d’ailleurs que les réactions des abonnés s’avèrent très positives. Les Highlights sont organisés en catégories et permettent de mettre de l’avant les produits et activités de la région (voir photo plus bas). Le contenu s’avère plus ludique et plus visuel que sur les autres réseaux sociaux. La démarche de l’ATR s’inscrit dans un plan marketing global qui se divise et s’adapte ensuite selon la plateforme et les clientèles visées.

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Source : Instagram

Airbnb emploie plusieurs méthodes pour inspirer les voyageurs et susciter leur curiosité. En général, la story est bâtie ainsi : une première image ou une vidéo amène le sujet, et les suivantes donnent l’ensemble de l’information.

Dans le cas de ses Highlights, l’un d’eux met en valeur le magazine Airbnbmag avec des liens menant à la version électronique de la publication (voir photo 1). D’autres offrent des conseils pour les hôtes (voir photo 2) ou encore racontent des histoires et des expériences de voyage des utilisateurs de la plateforme (voir photo 3).

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Source : Instagram

Visit Flanders, en Belgique, a collaboré avec l’agence de communication We like travel pour développer sa marque territoriale avec son compte Instagram. Les stories placées en Highlights prennent la forme de petits guides touristiques. Cette idée a l’avantage de permettre aux utilisateurs de visionner de l’information à tout moment en se rendant sur le compte Instagram de la destination.

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Source : Instagram

Il ne faut pas oublier de mesurer la performance des stories et de vérifier si elles atteignent les objectifs préalablement fixés. Grâce à des indicateurs, comme le nombre de vues ou le taux de glissement (Swipe-trought rates), il sera possible de connaître la réaction du public et les histoires ayant suscité le plus haut taux d’engagement, ainsi que de découvrir ses points faibles pour ensuite les améliorer.

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Les tout-petits voyagent aussi

Voyager avec un bébé ou un jeune enfant nécessite davantage de planification pour les parents. La liste des choses à apporter est substantielle, les préoccupations sont multiples et la logistique sur place se fait parfois laborieuse. Malgré tous ces défis, nombreux sont ceux à partir à l’aventure avec leurs bambins.

Les parents du millénaire

Les parents de jeunes enfants sont issus majoritairement de la génération du millénaire (nés entre les années 1980 et 2000). Ils sont nombreux à vivre leur parentalité différemment de celle des générations précédentes. Ils ont voyagé avant d’avoir des enfants et souhaitent poursuivre leur découverte du monde, accompagnés de leur progéniture. Au Québec, plusieurs profitent de leur congé parental pour effectuer un périple allant de quelques jours à plusieurs mois.

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Ces parents s’inspirent et s’informent principalement en ligne, sur des blogues, des groupes de discussion et les médias sociaux. Leur réalité familiale fait en sorte qu’ils échangent des conseils pratiques et de bonnes adresses avec d’autres pères et mères. Sophie Reis, fondatrice du site de référence pour parents voyageurs BBJetlag.com, constate que la santé et la sécurité font partie des grandes préoccupations des familles et influencent le choix de leur destination. L’accessibilité s’avère également un facteur non négligeable; les vols directs s’inscrivent parmi les critères importants de cette clientèle.

Êtes-vous prêts à accueillir les tout-petits ?

Pour répondre aux attentes des familles composées de très jeunes enfants, il est essentiel de considérer les besoins de chaque membre du clan. Selon Sophie Reis, également auteure du livre « Le Guide des parents voyageurs : s’inspirer, s’informer et s’équiper, 0-12 ans », ce qui distingue les familles dont les enfants sont en très bas âge est que le voyage peut être planifié selon les champs d’intérêt des parents, leur niveau d’énergie et leurs envies. Éventuellement, plus les petits vieilliront, plus les activités à faire à destination prendront de l’importance dans les décisions.

Les parents de tout-petits doivent conjuguer avec les limitations occasionnées par les besoins de leurs enfants.

Cependant, les parents de tout-petits doivent conjuguer avec d’autres types de contraintes, soit les limitations occasionnées par les besoins de leurs enfants. C’est pourquoi, d’après madame Reis, les jeunes familles souhaitent autant que possible se faciliter la vie, et chaque attention qui leur est spécialement accordée sur place s’avère grandement appréciée.

Répondre aux besoins des jeunes familles

S’intéresser aux voyageurs de 0 à 3 ans et souhaiter les accueillir dans son établissement ou sa destination nécessite de bien répondre à leurs besoins. Quels sont-ils ?

 Un lieu accessible en poussette

Même si certaines sont de type tout-terrain, les poussettes sont assujetties aux limites de leurs roues. Les lieux prévus pour accueillir les familles doivent tenir compte de leur passage ou offrir une solution pour soulager les parents. Parfois volumineuses, les poussettes peuvent s’avérer encombrantes pour les autres clients si aucun espace n’est planifié. Par exemple, au restaurant, les parents voudront garder près d’eux leur bébé endormi dans la poussette afin de profiter de leur repas.

Un service orienté vers le bien-être de la famille

Tiraillés entre leurs propres besoins, ceux de leurs nourrissons et parfois ceux de la fratrie, les parents peuvent facilement se sentir dépassés par les événements. Être à leur écoute en offrant une assistance personnalisée peut transformer positivement leur expérience.

De nombreuses compagnies aériennes proposent aux familles un comptoir prioritaire pour s’enregistrer. Une fois à la porte d’embarquement, elles les invitent à s’installer à bord de l’avion plus rapidement que la majorité des voyageurs. Quant à eux, les aéroports repensent de plus en plus leurs aménagements afin d’intégrer des aires de jeux pour dégourdir les jambes des petits, de même qu’un espace familial dans lequel il est possible de changer la couche de son bébé, d’allaiter ou de simplement se trouver hors du brouhaha environnant.

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Source : Jambette.com — Aéroport Jean-Lesage de Québec

 Des équipements accommodants

L’inégalité des services et des équipements offerts spécifiquement pour les tout-petits oblige les parents à « déménager » lorsqu’ils partent en vacances. Heureusement, le nombre croissant de familles qui voyagent fait en sorte que l’industrie s’adapte peu à peu.

La SÉPAQ prête divers équipements pour tout-petits dans ses parcs, réserves fauniques et établissements touristiques : banc rehausseur, parc pour bébé, vaisselle pour enfant, siège de toilette, remorque à vélo, sac à dos porte-bébé, etc. Tous ces extras facilitent la vie des parents et leur permettent de profiter du plein air sans devoir s’équiper.

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Source : SÉPAQ

Plusieurs hôtels redéfinissent leurs installations en fonction des attentes des familles. Des sites Web tels que iEscape Kids Collection et Ciao Bambino ! répertorient des centaines d’établissements (hôtels, resorts, hôtels-boutiques, villas, etc.) qui répondent aux exigences de ce segment en fournissant les principaux éléments dont il aura besoin : bassinette, chaise haute, chauffe-biberon, etc. Il y a aussi des hôtels et des entreprises de location d’équipements de bébé qui s’associent, par exemple Destination Hotels et BabyQuip.

Ces dernières années, un grand nombre de familles se sont tournées vers des plateformes de location d’hébergement entre particuliers telles qu’Airbnb afin d’avoir plus d’espace et le loisir de cuisiner sur place. Cet engouement pour ce type de propriétés a fait naître des sites similaires destinés à cette clientèle, par exemple Kid & Coe. Les critères de recherche de ce dernier permettent de sélectionner les logements comprenant la plupart des équipements nécessaires ainsi que plusieurs autres, peut-être moins essentiels, mais appréciés, tels que jouets, livres, veilleuses, etc.

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Source : Kid&Coe

Comprendre la réalité des jeunes familles et leur offrir un service visant à leur faciliter la vie plaira non seulement aux parents, mais également aux autres clients. La cohabitation des différentes clientèles est parfois ardue. Aider les parents à mieux répondre aux besoins de leurs jeunes enfants favorise un meilleur climat pour tous.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer les commentaires et photos que publient les parents du millénaire sur les médias sociaux. Les surprendre et contribuer à rendre leur expérience mémorable saura les ravir. Et qui sait, leurs souvenirs affichés fièrement sur Instagram et Facebook en inspireront peut-être plus d’un ?

 

Source image à la une : Julie Johnson on Unsplash

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Les Québécois raffolent de YouTube

 

*Avertissement de contenu plutôt ludique

Google a mandaté la firme de sondage Ipsos pour mener une enquête sur l’importance de YouTube pour les Canadiens. En mai 2017, 4917 répondants âgés de 13 à 54 ans qui naviguent le Web au moins une fois par mois ont complété le sondage. Voici quelques résultats concernant le Québec.

 

Des usages intensifs et diversifiés

Les Québécois se tournent vers YouTube pour une grande variété de besoins et d’intérêts, ce qui rend ce média indispensable à plusieurs. Les usagers québécois du réseau social préféreraient abandonner les éléments suivants plutôt que YouTube durant une semaine :

  • Jouer à des jeux sur leur téléphone intelligent (53 %) 
  • L’alcool (49 %)
  • Le chocolat (45 %)
  • La télévision (43 %)
  • La télévision câblée (43 %)
  • Parler au téléphone (40 %)
  • Le café (39 %)
  • La messagerie texte (27 %)
  • Sortir avec des amis (24 %)

Les Québécois sont 3,2 fois plus nombreux à chercher des conseils et des trucs sur YouTube (76 %) qu’en consultant un magazine (24 %). Ils préfèrent grandement regarder un tutoriel (74 %) plutôt que de lire des instructions (26 %). De la même façon, ils choisissent plus souvent d’apprendre quelque chose à l’aide d’une vidéo plutôt que par la lecture (68 % versus 32 %).

Pour ces usagers, l’impression de contrôle est très importante : ils apprécient YouTube parce que la plateforme permet de visionner uniquement ce qui les intéresse (86 %), aide à choisir des films ou des séries (79 %) et n’oblige pas à regarder un clip jusqu’au bout (75 %).

L’impact de YouTube

Pour plus de la moitié des répondants (54 %), YouTube a simplement permis de vivre un moment amusant. Quelque 39 % ont cependant compris comment utiliser un produit et 40 % ont appris à faire quelque chose par eux même. Peut-être une donnée plus importante qu’elle le parait: YouTube a permis à 46 % des usagers québécois de rire aux larmes.

Source : Giphy

Industrie touristique : à vos caméras !

Plus sérieusement, l’industrie touristique tire-t-elle profit de cet amour pour ce média ? Regarder des vidéos, des films ou des émissions est l’activité de divertissement en ligne la plus populaire des Québécois selon le Cefrio (78 %); elle rallie la presque totalité des 18-34 ans (95 %). Êtes-vous au rendez-vous ?

Outre cette relation d’amour, d’autres leçons intéressantes sont à retenir de l’enquête d’Ipsos :

  • Les utilisateurs cherchent des conseils, des trucs, des tutoriels : il n’y a pas que des vidéos inspirationnelles sur YouTube ! Pensez aussi à des modes d’emploi comme ceux pour se familiariser avec la conduite en Écosse ou la randonnée en Norvège.
  • La plateforme les aide à faire des choix : êtes-vous présent, communiquez-vous bien votre offre par vidéo ?
  • Soyez amusant, drôle et décalé !

 

Source de l’image à la une : Think with Google

 

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Des GIF pour attirer les jeunes

L’Écosse célèbre les jeunes tout au long de 2018. Inspirées par cette thématique, plusieurs organisations touristiques, dont Youth Travel Edinburgh et Visit Scotland, se sont regroupées afin de créer l’initiative numérique #UncoverEdinburgh. Cette campagne a été développée par des influenceurs sur les médias sociaux et par des jeunes, pour leurs semblables.

 

La campagne #UncoverEdinburgh

Elle consiste en un portail rassemblant une série de GIF (de courtes vidéos montrant des images en boucle) de différents lieux de la ville à partager sur les médias sociaux. Les entreprises sont invitées à les télécharger et à dynamiser leurs comptes Facebook, Instagram et Twitter par la publication de ces images animées, parfois non conventionnelles, de la ville, afin d’interpeller et d’attirer les jeunes à Édimbourg. 

Voilà un moyen concret et concerté de parler d’une même voix aux jeunes voyageurs avides d’images et d’inspiration. Il s’agit certainement d’une façon de se positionner avantageusement sur leur liste des destinations potentielles.

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Source image à la une : Uncoveredinburgh.org

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Tendances 2018

L’unité de prospective, de recherche et d’innovation de l’importante agence de publicité américaine J. Walter Thompson ainsi que la firme d’intelligence d’affaires Skift dressent la liste des tendances mondiales émergentes, des changements de consommation et des modèles d’innovation touchant plusieurs industries, dont celle des voyages et du tourisme. En voici un bref aperçu.

 

 

 

Les travailleurs nomades

Bien qu’elle ne soit pas nouvelle — le RVT en a déjà parlé ici — cette tendance, menée par les jeunes générations de travailleurs qui rêvent d’être libres, d’avoir la possibilité de travailler partout où il y a du WiFi pour se connecter et créer du contenu, n’est pas près de disparaître. Les nomades numériques constituent un nouveau type de citoyen du monde qui exige de nouvelles expériences.

Les nomades numériques constituent un nouveau type de citoyen du monde qui exige de nouvelles expériences

C’est pourquoi des entreprises comme Unsettled ou Remote Year leur facilitent la vie en créant des communautés temporaires d’entrepreneurs et de créatifs à l’étranger, tandis que Habitas se spécialise dans le voyage de bien-être global, offrant des retraites dans des hôtels éco-chics. Le plus grand joueur est peut-être WeWork, qui propose à ses membres un choix de plus de 200 bureaux dans 20 pays. Montréal possède aussi ses espaces de travail partagé.

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Source : WeWork L’Avenue

L’hébergement immersif et l’expérientiel

Poussées par des auditoires stagnants, les compagnies cinématographiques sautent dans le train de l’expérience en créant des parcs à thème immersifs et des hôtels à l’image de leurs films. C’est le cas de Disney qui a annoncé l’ouverture d’un hôtel Star Wars en 2019 dans le cadre de son parc à thème Star Wars : Galaxy’s Edge à Orlando, en Floride. L’établissement permettra aux invités de se mêler aux personnages de la série et d’apprendre à conduire un vaisseau spatial au cours d’une expérience narrative de deux jours.

En août 2017, les films Lionsgate ont annoncé l’ouverture d’un Lionsgate Movie World à Jeju Shinhwa World, une station de loisirs qui a ouvert ses portes en 2017 sur l’île de Jeju, en Corée du Sud. Lionsgate Movie World comprendra un parc à thème de 1,3 million de pieds carrés qui recréera des expériences cinématographiques. Les visiteurs pourront se plonger dans le monde de films comme The Hunger Games, la saga Twilight, Now You See Me, et Robin des bois.

Source : YouTube

La renaissance des villes secondaires

Les X et les Y sautent à pieds joints dans la vie de banlieue pour revitaliser et réinventer des villes secondaires, profitant des attraits du mode de vie urbain à un prix abordable. Aux États-Unis, certains quartiers périphériques de Portland, Denver, Detroit et Austin connaissent une renaissance avec leurs bars, leurs magasins, leurs hôtels branchés et leurs galeries d’art alors que des entrepreneurs affluent vers ces villes, profitant des loyers accessibles.

Les conditions climatiques extrêmes créent des bouleversements

Avec les récentes données sur les changements climatiques indiquant des tempêtes violentes et des températures plus chaudes qui deviendront chose courante, les compagnies aériennes, les hôtels et les offices de tourisme doivent reconsidérer leur planification à court et à long terme, selon les analystes de Skift, une firme d’intelligence d’affaires.

Bon nombre d’attractions et de destinations populaires sont menacées en raison de ces nombreux impacts des changements climatiques

Aux États-Unis et dans les Caraïbes, la saison des ouragans 2017 a été l’une des plus intenses qu’a connu l’industrie touristique depuis des années. De récentes tempêtes comme Irma et Maria ont mis à genoux des îles entières. Les feux déciment des forêts en Californie à proximité de régions viticoles renommées. La grande barrière de corail est menacée en Australie. La fonte des glaciers est une préoccupation depuis des années, alors que deux des plus grands glaciers de l’Antarctique ont commencé à s’effriter en 2017. D’ici à 2100, une grande partie de l’Europe méridionale, y compris l’Espagne, l’Italie et la Grèce, sera trop chaude pour être visitée pendant les mois d’été et le niveau de la mer sera trop élevé dans de nombreuses destinations touristiques. Bon nombre d’attractions et de destinations populaires sont menacées en raison de ces nombreux impacts des changements climatiques.

Les appareils mobiles au service des voyageurs en temps réel

En 2018, la technologique émergente comme l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique, les services de localisation et les données en nuage atteindront leur plein potentiel sur les téléphones intelligents, selon Skift. Déjà, les voyageurs peuvent utiliser leur appareil numérique pour déverrouiller leur chambre d’hôtel, partager des photos de leurs vacances en temps réel sur Instagram et payer leurs achats. Dans un avenir rapproché, les appareils mobiles anticiperont les besoins des touristes, combinant l’interface facile à utiliser d’Uber, la personnalisation d’Amazon et les capacités prédictives de Google Now. Un exemple ? Un vol est retardé ; l’appareil mobile de demain pourra contacter automatiquement l’hôtel pour lui faire part du retard et l’aviser de ne pas libérer la chambre.

Ces quelques tendances sont loin d’être exhaustives ; que voyez-vous dans votre boule de cristal ?

 

Source image à la une : Unsplah

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Tendances

Tendances chez les consommateurs : 3 profils

L’évolution des comportements de la clientèle rythme les tendances et exerce de l’influence sur les entreprises. L’agence d’études de marché Euromonitor International présente dix segments de clientèles dont les impacts se font déjà sentir dans différents secteurs d’activités. En voici trois à surveiller pour l’industrie touristique.

Le cercle des jeunes milléniaux sains ( Clean Lifers )

De jeunes adultes éduqués dans la vingtaine prennent très au sérieux la quête du bien-être par l’adoption d’un mode de vie sain. Ils croient fermement en leurs idéaux et adaptent leurs comportements d’achat en conséquence. Ainsi, ils renoncent à plusieurs choses qui peuvent nuire à leur quête, comme l’alcool, les aliments mauvais pour la santé, et de plus en plus, les achats impulsifs. Ils préfèrent dépenser leur argent sur des expériences comme des escapades d’un week-end, des sorties dans un bon restaurant ou encore sur un événement de yoga avec des amis.

Ils sont attachés à la famille, souhaitent passer du temps avec leurs parents. Ces jeunes adultes ont d’ailleurs tendance à demeurer à la maison plus longtemps que ne l’ont fait leurs aînés. Ils ont développé une certaine complicité avec leurs parents, des membres de la génération X ou du baby-boom. Ils choisissent même de voyager ensemble.

Les hôtels qui ont pris le virage bien-être sauront recevoir ces jeunes milléniaux exigeants. C’est notamment le cas de la bannière EVEN Hotels, dont le concept est entièrement tourné vers le bien-être. Ses établissements proposent de nombreuses options gourmandes et des aménagements pour pratiquer le yoga et faire des exercices dans les chambres et en salle. Voici la vidéo promotionnelle de l’entreprise qui illustre bien son positionnement :

even-hotels-promo-videoCes grands consommateurs de kombucha, adeptes d’aliments crus et de routine d’exercices ont également un esprit de communauté très développé. Ils veulent faire la fête, mais ne souhaitent pas passer la nuit dans les bars. Pour combler ce désir, ils ont créé des événements qui leur ressemblent comme le Mindful Drinking Festival qui permet de découvrir toute une variété de jus et de boissons non alcoolisées et de mieux comprendre les bienfaits de demeurer sobre, tout en faisant la fête. Les événements Daybreaker, ces rassemblements qui allient yoga, fête et danse, se déroulent en matinée un peu partout à travers le monde et s’inscrivent aussi dans cette mouvance (voir la vidéo ci-dessous).

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Source : Daybreaker

Les emprunteurs ( The Borrowers )

À la recherche de liberté et d’expériences de vie, les emprunteurs refusent de cumuler du matériel pour afficher leur statut social. Ce principe de vie, associé jusqu’à récemment aux milléniaux, s’applique désormais à des personnes de tous âges. Des baby-boomers en quête de liberté se départissent de leurs biens afin de vivre plus simplement et librement.

La progression rapide de l’économie collaborative dans de nombreux secteurs a largement contribué à l’émergence du marché des emprunteurs. Aujourd’hui, les entreprises phares comme Airbnb et Uber sont bien établies. L’idée d’échanger des biens entre particuliers, de louer des produits plutôt que de les acheter est maintenant très répandue parmi des gens de tous âges. Et des startups œuvrent continuellement à innover en ce sens.

Les voyageurs peuvent louer des appartements, des maisons, faire du covoiturage, mais aussi louer de l’équipement de plein air, avec notamment le portail Spinlister, des articles pour bébés grâce à un partenariat entre Destination Hotels et Babierge ou encore un véhicule récréatif par la plateforme Camplifly.

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Source : Babierge

Les « visualisateurs » ( View in my roomers )

De plus en plus, les consommateurs pourront lier la perception et la réalité à l’aide de l’imagerie numérique. Bien que cela soit déjà possible, visualiser les produits ou les destinations avant de les consommer deviendra une pratique étendue. La technologie de réalité virtuelle et celle de la réalité augmentée — superposition d’informations sur une image réelle captée à travers l’écran d’un appareil mobile — permettent de réduire les incertitudes liées à un achat intangible. Les « visualisateurs » sont ces adeptes de la technologie au quotidien qui adoptent les nouvelles tendances numériques rapidement.

De grandes marques comme Ikea, Amazon ou encore les peintures Dulux offrent la réalité augmentée pour aider les « visualisateurs » à imaginer leur espace transformé par les produits qu’ils convoitent. Dans le premier cas, on peut visualiser les meubles dans les pièces de notre maison. Amazon et son application AR view propose sensiblement la même chose (voir la vidéo ci-dessous). Dulux offre un aperçu, toujours à travers l’écran de l’appareil mobile, de ce qu’aurait l’air une pièce selon les différentes couleurs sélectionnées.

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Source : Amazon

Le recours à la réalité augmentée par les grandes entreprises incitera les « visualisateurs » à rechercher cette technologie dans les expériences touristiques pour une plus grande immersion. Selon une étude de Ericsson ConsumerLab, le quart des friands de la technologie estiment que les gens exploreront des destinations touristiques rehaussées par la réalité augmentée au cours de la prochaine année. Cette technologie est facile d’accès pour les voyageurs puisqu’elle ne nécessite qu’un téléphone intelligent. Cet aspect lui donne une longueur d’avance sur la réalité virtuelle qui requiert le port d’un casque ou d’une visionneuse.

Il existe depuis un certain temps des applications permettant aux voyageurs de s’orienter en ville ou en milieu naturel grâce à l’identification des sommets, par exemple, à travers l’écran du téléphone, comme c’est le cas avec PeakVisor. Destination Sherbrooke propose l’application Muralis qui permet de découvrir la ville selon différentes époques, grâce à de grandes murales et à travers un téléphone intelligent par la réalité augmentée.

Des consommateurs avertis

Les principes adoptés par les consommateurs, les valeurs partagées par les entreprises et les outils technologiques mis à la portée de tous continuent à influencer les façons de consommer. Les consommateurs se font enquêteurs, partagent le fruit de leurs recherches sur les réseaux sociaux, partent même des mouvements et contribuent ainsi à la réputation des marques. Celles-ci doivent être à l’écoute, plus que jamais.

 

Image à la une : Reshot

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Marketing Tendances

De Hipsterville au tourisme social…

À l’occasion de la 26e édition du Nordic Symposium of Tourism and Hospitality Research qui se déroulait à Falun, en Suède, en octobre dernier, une grande variété de sujets et d’enjeux ont été abordés. Le Réseau de veille y était, en voici un aperçu.

Bienvenue à Hipsterville

Jan Henrik Nilsson de l’Université Lund, en Suède, s’intéresse à une forme récente de destinations touristiques : Hipsterville. Il fait bien sûr référence aux quartiers urbains en vogue, souvent en processus d’embourgeoisement, où l’on retrouve un grand nombre de cafés, de microbrasseries, de brocantes, d’espaces dédiés à l’art urbain, de commerces indépendants, ainsi qu’une faune urbaine jeune et branchée. Ces quartiers occupent une place grandissante dans le marketing des destinations.

hipsterville_cafe Source : Unsplash

Les visiteurs cherchent à découvrir des lieux authentiques, fréquentés par la population locale. Ces quartiers, qui vibrent d’une scène culturelle souvent riche et variée, exercent ainsi un fort pouvoir d’attraction pour ces voyageurs.

Ces quartiers exercent ainsi un fort pouvoir d’attraction pour ces voyageurs

Les produits touristiques y sont pour ainsi dire absents. Les gens y vont pour se promener, faire les boutiques, visiter les ateliers d’artistes, fréquenter les cafés, les bars et les restaurants. La diversité et la qualité de l’offre culinaire sont souvent des éléments attractifs à Hipsterville. Les visiteurs s’y rendent aussi pour l’esprit, la mentalité véhiculée par ces quartiers, soit l’aspect :

  • local ;
  • cosmopolite ;
  • branché ;
  • conscientisé aux différents enjeux sociaux et de santé ;
  • sensible à l’environnement.

 

Pour vivre cette ambiance, les circuits à vélo ou simplement la location de vélos sont populaires. Ils offrent une meilleure immersion dans la communauté que la visite en autobus et permettent de découvrir davantage que la promenade à pied. Habituellement, on ne retrouve pas d’hôtels traditionnels dans ces quartiers, mais plutôt une offre d’appartements à louer sur les plateformes en ligne comme Airbnb, des gîtes ou encore de petites auberges de jeunesse.

Selon le chercheur, l’intérêt grandissant pour ces quartiers urbains est propulsé par :

  • le tourisme urbain facilité par les tarifs des compagnies aériennes à bas prix, surtout en Europe ;
  • la croissance du phénomène bleisure, soit la prolongation par les voyageurs d’affaires de leur séjour pour agrément ;
  • les options offertes sur les plateformes comme Airbnb ;
  • les médias sociaux et la mobilité.

 

Enfin, M. Nilsson s’interroge sur la durabilité d’un tel type de tourisme, compte tenu d’une croissance de la fréquentation de ces quartiers par les voyageurs qui pourraient, conséquemment, fragiliser l’écosystème en place. Pour lui, l’étude de ce phénomène suscite des questions intéressantes à propos du tourisme urbain durable.

Une image de marque collective

La professeure Diane Nijs est venue présenter le concept de l’« émergence » ou de la création collective en partageant notamment le cas du positionnement de l’Estonie. Elle explique qu’un expert en image de marque, Peter Kentie, venu des Pays-Bas, a proposé le slogan « Just Estonishing » et toute une déclinaison de qualificatifs incluant « est » qui peut s’en suivre, afin de qualifier les secteurs d’activités phares du pays (voir l’image ci-dessous).

just-estonishing

Source : Estonian World

Cet admirateur de l’Estonie a même offert son concept de branding national gratuitement, et s’est fait insistant en rappelant les principes du marketing territorial, persuadé de la trouvaille marketing qu’il avait faite. Pour s’assurer de l’adhésion de la communauté envers ce concept venu de l’extérieur, un grand quotidien estonien a commandé un sondage qui a confirmé l’approbation de la population. Cette dernière ainsi que l’ensemble de la communauté d’affaires se sont approprié cette approche, comme le démontre la vidéo suivante où l’hôtel Park Inn Radisson met ses employés à l’avant-plan et utilise le concept -est.

Vidéo : YouTube

Les bienfaits du voyage sur l’être humain

Le professeur Nigel Morgan, de l’Université Swansea au Royaume-Uni, a souligné à quel point l’industrie touristique frappe sur le clou de l’apport économique du tourisme pour en justifier l’importance. D’autres secteurs d’activité, comme les loisirs et le sport ont plutôt une tradition liée à la recherche des bienfaits que procure la pratique d’activités physiques sur la santé et donc l’économie en matière de soins de santé. Les bénéfices personnels et sociaux qu’engendre le tourisme sont pourtant nombreux. Pour le voyageur, le tourisme permet de :

  • réduire le stress lié à la routine du quotidien ;
  • contribuer à une bonne santé mentale et physique ;
  • favoriser les interactions sociales ;
  • ouvrir les horizons, acquérir des expériences avec d’autres cultures ;
  • développer son indépendance et sa résilience ;
  • renforcer les liens avec sa famille, ses amis, ses partenaires de voyage.

De plus, M. Morgan ajoute que le tourisme est devenu une composante intégrante au mode de vie actuel ; ceux qui en sont exclus se trouvent en marge de la norme, ce qui contribue de surcroît à leur exclusion.

Il ajoute même que souvent, ceux qui bénéficieraient le plus d’un séjour de vacances sont aussi ceux qui en sont le moins capables financièrement. Le tourisme social, qui permet d’offrir à ces individus et à leur famille un support pour bénéficier de séjours touristiques, s’avère certainement une avenue envisageable si on appuie davantage la recherche sur les bienfaits du tourisme sur la santé.

Des sujets variés et actuels

Le tourisme ratisse large et les sujets qui s’y rattachent sont innombrables. Des chercheurs ont dévoilé leurs projets de recherche sur l’évolution des technologies dans l’industrie touristique, sur les comportements des voyageurs dans un environnement connecté en permanence, ou encore sur les façons dont les DMOs présentent l’offre touristique à une clientèle de plus en plus informée. Le développement de cette connaissance s’avère extrêmement enrichissant pour l’industrie notamment en l’outillant dans sa prise de décision, en favorisant la réflexion et en démystifiant certains phénomènes.

 

Image à la une : Visit Stockholm

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Segments de clientèles

Regard sur les tendances du tourisme LGBTQ

Qu’en est-il des tendances mondiales ?

Publié en mai 2017, le nouveau rapport sur le tourisme LGBTQ de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) met en lumière plusieurs tendances découlant de l’analyse de plus de 70 destinations dans 21 pays.

 

 

 

La diversification des destinations

Face à l’ouverture des mentalités, il existe maintenant une diversité de destinations et de petites entreprises qui s’adressent spécifiquement à ces voyageurs. Elles adaptent leurs efforts avec le soutien de leur DMO ou des organismes LGBTQ.

Les voyageurs LGBTQ sont conscients du risque d’être victimes de discrimination. La plupart accorderont une attention particulière aux attitudes sociales et à la qualité de vie de leur communauté dans les destinations qu’ils envisagent de visiter. Plusieurs destinations accueillent maintenant ces touristes dans un environnement sûr et respectueux et cherchent à construire des ponts avec leur propre communauté.

Néanmoins, les destinations qui acceptent moins la communauté LGBTQ ne sont pas nécessairement écartées des choix de voyages. Selon l’OMT, certains voyageurs engagés pour la cause décident d’y consacrer temps et argent afin de créer des débats sur leurs situations. En outre, plusieurs organisations, telles que l’International Gay & Lesbian Travel Association, ne prônent pas le boycottage des destinations moins amicales aux communautés LGBTQ et estiment que le voyage peut être un vecteur de changement.   

L’émergence des voyageurs LGBTQ chinois

L’OMT rapporte qu’il y a 65 millions de personnes LGBTQ vivant en Chine et que leur pouvoir d’achat se chiffre à environ 470 milliards de dollars par an. Elles constitueront une part importante des voyageurs LGBTQ internationaux dans les prochaines décennies.

La grande majorité des membres de la communauté LGBTQ chinoise est jeune et vit en milieu urbain. Elle est d’ailleurs très connectée et préfère planifier et réserver en ligne ses voyages. Les destinations qui sont sécuritaires et qui ne requièrent pas de visa sont favorisées par celle-ci.

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Source : Unsplash

Les destinations qui souhaitent attirer ces consommateurs doivent adapter leur approche marketing, rappelle l’OMT. Celle-ci doit être plus subtile et créative pour cibler ce public spécifique sans offenser la censure gouvernementale.

Les milléniaux LGBTQ s’imposent

On constate un changement massif et global des attitudes un peu partout dans le monde pour l’acceptation de la communauté LGBTQ. Pour de nombreux jeunes, les questions d’orientation et d’identité sexuelle ne sont plus perçues comme un enjeu.

Selon l’OMT, les voyageurs milléniaux de la communauté LGBTQ sont généralement à l’aise et ouverts à propos de leur sexualité et s’attendent à ce que les prestataires de services de voyages le soient aussi. En ce qui concerne les démarches marketing, ils préfèrent être visés dans le cadre de la principale campagne d’une destination, plutôt que d’être ciblés en fonction de leur orientation sexuelle.

Cette génération recherche et réserve principalement ses produits et services de voyage en ligne et espère une personnalisation. Ainsi, les destinations doivent poser des actions qui seront le résultat d’une approche moderne envers les personnes LGBTQ. Elles doivent aller au-delà des stéréotypes pour englober une plus grande diversité ethnique et corporelle, d’expériences, de mode, etc.

Bref, ceux qui cherchent à atteindre ce marché devront trouver des moyens innovants de rendre leur produit attrayant, tout en reconnaissant la nécessité d’accueillir les personnes qui se sentent différentes et qui veulent s’exprimer à travers à leurs choix de voyage.          

Les familles LGBTQ : mariage et enfants

Les pays légalisant le mariage homosexuel sont de plus en plus nombreux. Selon l’OMT, cela a un impact sur le tourisme sur les plans de l’image de marque de la destination, de l’innovation et de la compétitivité. En effet, il s’agit d’un tout nouveau segment de marché et les prestataires dans les destinations tentent de développer des produits et services pour y répondre. D’ailleurs, les couples de même sexe ont de grandes aspirations pour leur voyage de lune de miel.

Les destinations et les entreprises touristiques ont tout intérêt à adapter leur offre et leur message. Une enquête auprès des adultes LGBTQ américains menée par CMI a indiqué que lorsque les parents LGBTQ amènent leurs enfants en vacances, 68 % choisissent une destination adaptée aux enfants, alors que 32 % optent pour une destination gay friendly. Le même critère est utilisé pour le choix d’un hôtel.

Néanmoins, de nombreux parents LGBTQ peuvent devenir anxieux lorsque vient le temps de voyager. L’OMT explique qu’ils s’inquiètent de l’attitude du personnel des hôtels ou des agents frontaliers qui pourraient être inexpérimentés pour servir les couples de même sexe avec des enfants. Les parents LGBTQ et leurs enfants trouvent souvent plus agréable de voyager avec des familles similaires afin de se sentir comme à la maison et de partager des expériences.

Le tourisme LGBTQ est en pleine expansion. Si les voyageurs LGBTQ américains sont fidèles aux destinations qu’ils ont appréciées et se fient aux recommandations d’amis pour déterminer leur choix, les Canadiens LGBTQ sont pour leur part des voyageurs assidus, friands de culture. Selon Travel Gay Canada, les touristes LGBTQ canadiens dépensent environ 8,5 millions de dollars annuellement, dont la moitié au Canada. Les destinations n’ont qu’à saisir cette occasion pour développer leur offre en conséquence.

Source de l’image à la une : Pixabay

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Produits et activités

La popularité des espaces de travail collaboratif

Plusieurs chaines hôtelières y ont vu l’occasion de se démarquer et d’attirer une nouvelle clientèle, les milléniaux; la plus récente étant Mama Shelter. En effet, Mama Works ouvrira ses portes en juillet à Lyon dans un espace de 1 600 m² hébergeant 230 postes de travail, sept salles de réunion, des douches, une salle de sport et un studio de musique. En France, cette offre s’ajoute à celle encore toute fraîche du groupe Regus qui a inauguré le centre Spaces, le 3 avril dernier, à Paris. Mama Works proposera des abonnements flexibles plutôt que des baux classiques :

  • accès quotidien ;
  • bureau dédié à aire ouverte accessible en tout temps ;
  • bureau privé et personnalisable pour des groupes de deux à dix personnes.

coworking

Source : Mama Shelter

La communauté mondiale des travailleurs collaboratifs s’élève à plus d’un million d’utilisateurs (1 180 000) selon le Global Coworking Survey 2017 publié par Deskmag. Face à une demande qui a presque quadruplé depuis la fin de 2014, l’offre peine à suivre, alors que l’on recensait 13 800 espaces de travail collaboratif dans le monde en début d’année contre 6 000 en fin d’année 2014. Au Québec, la première Semaine du coworking s’est déroulée du 3 au 7 avril 2017. Elle réunissait des représentants de plus de 100 espaces canadiens, dont une trentaine du Québec.

Source de l’image à la une: @Pexel