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Produits et activités

De l’équipement nautique en libre-service

Des stations de location de planches à pagaie se déploient sur les plages du lac Léman, en Suisse. Les deux premières installations, conçues par la startup Equip, comportent chacune 6 embarcations offertes gratuitement par les villes de Gland et de Rolle. 

Comment ça marche ?

L’usager doit d’abord télécharger l’application Equip, puis y effectuer une réservation. Par mesure de sécurité, une carte de crédit est requise, mais la location est gratuite. Il peut ensuite déverrouiller un casier à l’aide de son téléphone et accéder à une planche, une pagaie et deux vestes de flottaison. Le contenant comprend également un panier dans lequel l’utilisateur peut laisser ses effets personnels.  

Plusieurs types d’équipement

D’autres stations de planches à pagaie, mais aussi d’autres équipements sportifs, sont prévus sur les berges du lac. Par ailleurs, la ville de Gland compte déjà un module pour le prêt de jeux de pétanque, de spikeball et de tennis de plage. Voilà qui permet d’alléger le balluchon du visiteur ou encore de l’initier à la pratique de nouvelles activités. 

La sécurité avant tout

Néanmoins, l’absence de personnel ou d’outils de communication (affiches, vidéos, etc.) prodiguant des consignes de sécurité et des conseils sur l’utilisation adéquate de l’embarcation et de la veste de flottaison pose un certain défi en matière de prévention des noyades. La transmission de ces informations est primordiale, qu’on s’adresse aux néophytes ou aux utilisateurs expérimentés. Une approche en libre-service ne doit pas compromettre la sécurité des visiteurs.

 

Image à la une : Equip/Vimeo 

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Tourisme durable

Un geste à la fois pour atteindre l’économie circulaire

S’approvisionner de façon locale, privilégier le partage de produits, ainsi que valoriser les biens en fin de vie sont des pratiques qui aident à diminuer la quantité de ressources premières utilisées et les émissions de carbone générées. La consommation et la production responsables, qui font partie des 17 objectifs de l’ONU à atteindre d’ici 2030, sont au cœur de l’économie circulaire:

 

 

« L’économie circulaire est un système de production, d’échange et de consommation visant à optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service, dans une logique circulaire, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien-être des individus et des collectivités ». – Pôle québécois de concertation sur l’économie circulaire

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Source : Recyc-Québec

Recyc-Québec, en collaboration avec Circle Economy, un organisme dédié à la promotion internationale de l’économie circulaire, a publié le premier Rapport sur l’indice de circularité de l’économie du Québec. Ce chiffre est évalué à 3,5 % pour la Belle Province. Circle Economy souligne qu’un indice mondial de 17 % permettrait de diminuer de 39 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2032.

Qu’en est-il du tourisme ?

« Soutenir la transition vers une économie circulaire » constitue l’un des cinq axes présentés dans le Plan d’action pour un tourisme responsable et durable 2020-2025 du ministère du Tourisme du Québec.

Puisque l’économie circulaire est une chaîne d’opérations, le gestionnaire peut intervenir à un stade précis. Le tout est un projet collaboratif entre divers acteurs visant à optimiser l’utilisation d’un bien. Le dirigeant doit se demander:

  • À quelle phase de cette chaîne puis-je réaliser des actions pour minimiser l’impact néfaste des activités de mon entreprise sur l’environnement ?
  • Est-il possible de coopérer avec une autre organisation pour réduire les déchets engendrés autant en amont de cette chaîne (écoconception) qu’en aval (donner une deuxième vie au produit) ?

Voici quelques initiatives inspirantes se retrouvant dans les différentes étapes du cycle de vie d’un bien.

Favoriser l’approvisionnement local

Les gestionnaires de La cabane à manger, située en Bretagne, cuisinent à partir d’ingrédients disponibles dans leur région. Les algues sont récoltées tout près de leur emplacement et le poisson a été acheté au port avoisinant. L’Auberge des Glaçis, dans la région de Chaudière-Appalaches, collabore avec plus de 70 producteurs locaux pour concevoir son menu. D’autres propriétaires exploitent leur propre potager afin de s’assurer de la fraicheur des aliments. C’est d’ailleurs le cas des Jardins de Métis, dont les aliments du restaurant sont cultivés à quelques pas de la cuisine.

L’aménagement paysager du Nordik Spa de Chelsea, en Outaouais, a été réalisé à l’aide de matériaux naturels dénichés sur son terrain. L’entreprise a même planté des arbres pour compenser les quelques coupes causées par ses activités de construction. Le ravitaillement en eau des spas provient d’un aqueduc municipal. Cela permet d’éviter le transport de 70 000 litres d’eau, acheminés par quatre camions chaque jour. Finalement, la chaleur dégagée par les bassins est récupérée pour chauffer les bâtiments. Pour plus d’exemples sur l’approvisionnement responsable, consultez cette analyse.

Privilégier l’écoconception

L’entreprise québécoise Nova propose de la vaisselle compostable et des boîtes alimentaires écoresponsables à des organisations. Une grande variété de produits est offerte dont les tasses, les bols, la coutellerie et les moules à muffins.

Source : Evoware

Des emballages et des ustensiles comestibles font également leur apparition sur le marché. Afin de pallier la pollution liée aux plastiques à usage unique, la jeune pousse indonésienne Evoware a conçu une pellicule biodégradable à base d’algues pouvant se dissoudre dans l’eau ou être consommée. Cette membrane sert à contenir les aliments tels que le café soluble ou des assaisonnements, et se décliner en différentes saveurs, couleurs, et même à l’effigie d’une marque spécifique. En Europe, l’entreprise française Koovee offre des ustensiles comestibles aromatisés aux fines herbes et à la fleur d’oranger. Une belle alternative écologique qui rehausse le goût des repas.

Encourager le partage

L’initiative montréalaise La tasse permet aux clients de payer un supplément de 5 $ aux entreprises membres pour recevoir une tasse réutilisable à l’achat d’un breuvage. Le consommateur récupère son argent lorsqu’il la rapporte. On compte aujourd’hui 400 commerces participants partout au Québec. Sous ce même concept, l’organisation québécoise Retournzy développe actuellement un système de consignes pour des contenants à emporter.

Afin de favoriser l’exploration lente d’une région, certaines entreprises proposent la location de vélos. C’est ce que permet Baiecycle et Écomobilité, situées à Baie-Saint-Paul, ainsi que Champagne et Paradis à Kamouraska.

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Source : La Vague

Réutiliser un produit en fin de vie

Disponible dans plusieurs pays, l’application Too Good To Go permet aux restaurateurs de vendre à moindre coût des paniers surprises composés des restants de la journée. En 2019, 10 millions de boîtes ont été affichées sur la plateforme mobile. Au Québec, dans Charlevoix, les propriétaires de la BioFerme les Caps créent de la choucroute à partir de feuilles de thé fermentées préalablement utilisées pour leur production de kombucha. La microbrasserie Tête d’Allumette, située à Saint-André-de-Kamouraska, donne ses résidus brassicoles aux agriculteurs de la région afin de nourrir leurs bovins.

À Amsterdam, les gestionnaires de l’hôtel QO s’efforcent de réduire l’impact environnemental du bâtiment. Lors de sa construction, près du tiers du béton provenait des débris de la démolition d’un édifice avoisinant. L’eau usée des douches et des lavabos est, quant à elle, réutilisée pour contrôler la température des chambres. À Percé, en Gaspésie, du plastique recyclé sera incorporé dans le bitume utilisé pour le pavage des routes ainsi que dans le mobilier urbain. Il s’agira de la première rue écoconsciente de la province en 2022.

Par où commencer ?

Que ce soit par la création de partenariats ou par l’implantation de nouvelles pratiques responsables, chaque gestionnaire touristique peut intégrer une ou plusieurs actions en économie circulaire dans ses activités d’entreprise. Il suffit d’y aller un geste à la fois.

  • Est-ce que les ressources employées sont locales ?
  • Est-ce que les emballages sont compostables ou réutilisables ?
  • Est-ce possible de donner une deuxième vie à mes produits ?

Et vous, quelles actions pourriez-vous réaliser ?

 

Image à la Une : Pexels

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Tendances

De l’égoportrait à la bienveillance

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique pour les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leurs réflexions afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.  

Le tourisme bienveillant englobe au départ la notion de respect de l’environnement naturel, puis celle du bien-être des sociétés visitées et, enfin, celle de la participation au développement de l’économie locale. C’est une forme de tourisme qui protège chaque type de voyage avec le vernis de l’indulgence, de la compréhension et d’une certaine forme d’altruisme envers un individu, un groupe, une communauté.

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Source : TIME

Moi et mon bien-être

La première apparition du mot selfie (égoportrait) date de 2002. En 2013, le phénomène devient assez répandu pour que selfie soit consacré Word of the Year (mot de l’année) par l’Oxford English Dictionary. Rapidement, il est toutefois perçu comme une preuve du narcissisme d’une nouvelle génération obsédée par sa propre personne.

Sa diffusion massive, associée à l’utilisation des réseaux sociaux, impose toutefois l’égoportrait comme une forme d’expression contemporaine incontournable. Et l’industrie du voyage ne tarde d’ailleurs pas à en mesurer tout le potentiel promotionnel. Des cadres géants sont placés à des endroits stratégiques pour inciter les voyageurs à se fondre dans le décor de la destination et à publier la nouvelle : « Je suis ICI! »

Durant ces mêmes années, les notions de bien-être et de santé globale prend de l’ampleur et se démocratise, alors que le stress vécu dans la vie tant professionnelle que personnelle atteint des niveaux alarmants. Maux de dos, hypertension, insomnie, fatigue chronique, tous ces maux modernes expliquent la recherche d’un meilleur équilibre entre la santé du corps et la paix de l’esprit. Entraînements personnalisés, massages, visites au spa, séances de yoga, nouvelles pratiques alimentaires, méditation sont devenus autant de moyens de s’évader, de se vider la tête, de se ressourcer, d’aspirer au bonheur. 

Le voyageur et le bien-être

Brexit, attentats terroristes, crise des réfugiés, inondations records au Québec, histoire navrante d’une enfant maltraitée à Granby, il est difficile d’atteindre la paix et l’harmonie lorsque le malheur frappe quotidiennement nos écrans. Si l’anxiété est une réaction physiologique compréhensible à cette avalanche de mauvaises nouvelles, une réponse se trouve de plus en plus dans la manifestation active d’empathie et de bienveillance pour son entourage, sa communauté et la planète.

Le voyage devient l’occasion de prolonger et d’approfondir cette quête ou à tout le moins de maintenir ses saines habitudes de vie en période de vacances. L‘industrie touristique l’a, encore ici, rapidement compris en offrant de nouvelles expériences directement associées à la santé et au bien-être.

Cette tendance est telle que les activités autrefois liées au tourisme de bien-être s’intègrent maintenant dans l’offre d’une foule d’acteurs de l’industrie, de l’hébergement au tourisme nature, en passant par la restauration et les attractions. Spas en forêt, pauses de yoga à l’hôtel, thé matcha au menu du café du musée, il est de plus en plus difficile de départager l’offre de bien-être du bien-être infusé dans l’offre touristique.

Un bel exemple de cette fusion des genres est celui du Monastère des Augustines de Québec, qui se présente comme un « havre de culture et de mieux-être ».

 

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Source photo : Monastère des Augustines

Certaines destinations réorientent même leur positionnement lorsque des joueurs majeurs de l’industrie investissent massivement dans cette tendance. Il en est ainsi de la Ville d’Austin, au Texas, qui appuie les investissements privés par la construction d’infrastructures publiques destinées à faire admirer le paysage jusqu’aux lieux de méditation, aménagés en bordure de l’eau. Le slogan d’Austin est ainsi passé de « Keep Austin Weird » à « Keep Austin Well ».

Des destinations bienveillantes?

C’est du moins le pari d’Auvergne Rhône-Alpes Tourisme qui, tout en maintenant son ambition de devenir une destination européenne de premier plan, mise sur un tourisme plus équitable, plus conscient et respectueux des collectivités et des écosystèmes, sur un tourisme plus lent et plus inclusif. Pour y arriver, cinq leviers ont été mis en place, notamment le Manifeste pour un tourisme bienveillant et un fonds de dotation qui vise à soutenir des initiatives telles que la sensibilisation à l’environnement et l’accessibilité aux publics handicapés. 

En résumé…

 Le voyage offre de plus en plus d’occasions de satisfaire les besoins de l’âme et de mettre les voyageurs en contact avec l’autre.

Après la prise en compte des dimensions physiques, sociales et économiques des sociétés visitées, vient celle de l’ouverture à la différence et à la marginalité. Dans un monde étourdissant et anxiogène, les valeurs actuelles d’altruisme et de bienveillance font tranquillement leur chemin et viennent colorer de plus en plus le secteur du voyage.

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

Source de l’image à la une : Unsplash 

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Hébergement

Comment encadrer la location sur les plateformes comme Airbnb

Le gouvernement du Québec vient de resserrer les règles permettant aux particuliers de louer leur résidence sur des plateformes comme Airbnb ou HomeAway. Les municipalités peuvent aussi réglementer en la matière si elles souhaitent aller plus loin pour encadrer davantage cette pratique. C’est d’ailleurs le cas de nombreuses villes ailleurs dans le monde.

 

 

Un règlement plus clair au Québec

À compter du 1er mai 2020, les personnes qui souhaitent louer temporairement leur maison, leur appartement ou leur chalet sur des plateformes comme Airbnb devront se conformer aux nouveaux règlements. À cette fin, le système de classification comprendra un nouveau type d’établissement : la résidence principale.

 

Un numéro d’enregistrement et une taxe d’hébergement

Le propriétaire qui veut louer légalement sa résidence principale, en tout ou en partie, sur une base temporaire, devra d’abord se procurer un numéro d’enregistrement auprès de la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ) en effectuant une requête en ligne. Ce numéro devra paraître sur toutes les offres de location, peu importe le média (en ligne ou imprimé). Le propriétaire devra aussi percevoir la taxe sur l’hébergement (3,5 % du tarif de chaque nuitée).

Un locataire pourra faire de même s’il a la permission de son propriétaire. Le détenteur d’un appartement en copropriété (condo) devra aussi obtenir l’aval du comité des copropriétaires avant de le louer temporairement. Le règlement ne statue pas sur le nombre maximal de jours annuellement, du moins pour l’instant.

 

Les résidences secondaires

Il ne sera pas possible de procéder ainsi pour la location à court terme d’une résidence secondaire. Le but est d’éviter qu’un propriétaire de plusieurs appartements ou condos, par exemple, puisse les louer à court terme, à répétition. La résidence secondaire devra plutôt être considérée comme un établissement commercial pour qu’elle puisse être louée légalement pour quelques jours ou quelques semaines. À cette fin, le lieu doit recevoir une classification de la CITQ comme établissement touristique.

 

Les villes invitées à aller plus loin, au besoin

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation souligne qu’il s’agit d’un règlement de base. Les autorités locales pourront ensuite bonifier la réglementation selon leurs besoins. Voyons quelques exemples à l’international de municipalités ayant établi leurs propres critères.

 

Amsterdam : un maximum de 30 jours par année

À Amsterdam, un résident peut louer son appartement s’il le fait en respectant, entre autres, les conditions suivantes :

  • Aviser la Ville chaque fois qu’il loue sa résidence;
  • Payer la taxe touristique à la municipalité et inclure tous les revenus de location dans sa déclaration de revenus;
  • Restreindre à quatre le nombre maximal de personnes pouvant être accueillies à la fois.

 

Une résidence privée peut être offerte en location pour un maximum de 30 jours par an. La Ville procède ainsi principalement pour éviter que la location à court terme contribue à la pénurie de logements, pour limiter l’offre d’hébergement, étant donné la fréquentation touristique déjà abondante à certaines périodes de l’année, ainsi que pour préserver le charme et l’authenticité de la ville.

 

San Francisco : un guide de démarrage

La ville qui a vu naître Airbnb, San Francisco, a formulé un guide de démarrage pour informer de la réglementation et de la marche à suivre les résidents qui souhaitent louer occasionnellement leur logement. Ainsi, les personnes admissibles à la location temporaire de leur habitation doivent notamment répondre aux critères suivants :

  • Être résidentes permanentes de San Francisco;
  • Être propriétaires ou locataires du logement à louer;
  • Avoir occupé le logement en question pour une période d’au moins 60 jours précédant la demande;
  • Prévoir de demeurer à cette adresse pour un minimum de 275 nuits par année;
  • Louer seulement l’unité qu’elles habitent, dans le cas où elles en possèdent plus d’une.

Aussi, le logement en question doit être conforme aux codes dictés par la Ville. De plus, il ne doit pas être :

  • Situé dans un des quartiers suivants : The Presidio, Fort Mason ou Treasure Island;
  • Loué à un tarif inférieur à celui du marché.

 

La marche à suivre comprend une série d’inscriptions permettant de valider la location.

Airbnb San Francisco guide demarrage

Source : San Francisco Business Portal

 

Berlin : des contraventions salées

En avril 2016, les autorités berlinoises ont décidé d’interdire toute location d’appartement à court terme aux visiteurs. Mais depuis le 1er mai 2018, la situation a complètement changé. Le propriétaire occupant peut louer son logement principal autant qu’il le veut et peut aussi louer sa résidence secondaire jusqu’à 90 jours par année. Néanmoins, les règles doivent être respectées sous peine de sévères contraventions. Une entorse à la réglementation entraîne une pénalité pouvant atteindre 500 000 euros (plus de 730 000 dollars canadiens), soit cinq fois plus que ce qu’elle était avant ce changement de cap.

 

Le résident qui souhaite louer son logement principal doit obtenir un permis de son arrondissement. Le processus est plutôt simple. Il est un peu plus exigeant en ce qui concerne la location d’une résidence secondaire. Depuis le 1er août 2018, le numéro d’enregistrement doit être affiché sur toutes les publications qui concernent la location.

 

Londres : une entente avec Airbnb

La location d’un logement complet à court terme, à Londres, ne nécessite pas de permis si elle ne dépasse pas 90 jours (consécutifs ou non) par année civile. Par ailleurs, une entente entre les autorités de la grande région londonienne et Airbnb stipule qu’une résidence sera automatiquement retirée de la liste des offres sur le portail de la société après 90 jours de location dans une même année. Pour louer au-delà de cette limite, le résident doit obtenir un permis de Temporary Sleeping Accommodation. Lorsque cette demande est approuvée par la Ville, elle doit être transmise à Airbnb pour maintenir l’affichage de l’offre. L’infographie suivante, conçue par l’entreprise Keycafe, illustre ce processus.

Londres Airbnb infographie 90 jours

Source : Keycafe

 

Les domaines de réglementation

Une étude de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) dévoile les règles en place dans 21 destinations concernant le marché de la location à court terme. Les mécanismes d’encadrement ont été regroupés en sept catégories. Le tableau suivant montre ces grandes catégories et la proportion des destinations étudiées ayant recours aux outils qu’elles comprennent pour encadrer le secteur de l’hébergement entre particuliers. Ainsi, tout comme le fait le Québec, 95 % des destinations analysées par l’OMT exigent la perception de taxes lors de la location à court terme des résidences.

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Encadrer plutôt qu’interdire

Les plateformes de location à court terme de résidences privées sont bien implantées dans le paysage de l’hébergement touristique. La popularité de ces offres a créé des retombées qui nécessitent un encadrement. Parmi ces impacts, mentionnons la concurrence que ces résidences représentent pour l’offre hôtelière largement réglementée, la contribution à la rareté des logements et à la hausse de leur loyer pour les résidents ainsi que la dilution de l’esprit de communauté dans certains quartiers centraux, due au taux de roulement des occupants des logements.

 

Bannir cette forme d’économie n’a pas porté ses fruits, l’exemple de Berlin le démontre. Il importe donc d’en maximiser les bienfaits pour les locateurs, leurs communautés et les voyageurs, tout en minimisant les risques d’abus et les comportements néfastes pour l’ensemble de la collectivité.

 

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Tourisme durable

Le tourisme durable s’impose!

« Le tourisme durable n’est pas une destination, c’est un voyage. » Cette phrase a été répétée à maintes reprises lors du dernier colloque du Global Sustainable Tourism Council (GSTC), qui s’est tenu aux Açores du 4 au 7 décembre. L’industrie s’implique de plus en plus afin d’assurer la pérennité du milieu dans lequel elle évolue et collabore afin d’optimiser ses pratiques durables.

Ce texte présente une synthèse d’analyses du Réseau de veille en tourisme portant sur le tourisme durable, rédigées au cours des deux dernières années.

Réduire son empreinte environnementale

L’un des défis en tourisme est de réduire son empreinte environnementale, et ce, autant pour l’industrie que pour les touristes. Pour ce faire, diverses organisations ont mis sur pied des idées innovantes.

Transport et durabilité

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Source : Roam Public Transit

Karavaniers a été la première agence de voyages au Canada à inclure systématiquement dans le prix de ses forfaits un montant compensatoire pour les émissions de carbone. Elle donne également 1 % de ses profits à des associations œuvrant pour la protection et la préservation de l’environnement.

Détour Nature est une entreprise québécoise qui organise des excursions guidées d’une journée ainsi que de courts voyages au Québec, au Canada et dans quelques États américains. Cette entreprise collabore avec Planetair depuis 2008 afin de compenser les gaz à effet de serre qu’elle produit.

En janvier 2019, la station suisse SkiArena Andermatt-Sedrun, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé une fin de semaine sans auto dans le but de sensibiliser sa clientèle à son empreinte écologique. Un service de transport en commun était offert.

Hébergement et établissements

Nearly Zero Energy Hotels était un consortium européen créé dans le but d’aider les établissements hôteliers à réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone. Le projet consistait, entre autres, à fournir des conseils personnalisés et des exemples de bonnes pratiques, notamment en matière de rénovation énergétique. Financée par la Commission européenne et l’Intelligent Energy Europe Programme pour une durée de trois ans (de 2013 à 2016), l’approche a permis des réductions de consommation énergétique allant jusqu’à 70 %.

Responsabilité sociale des entreprises

Il est impossible d’aborder le tourisme durable sans en considérer la contribution sociale, car lorsque celui-ci est bien géré, il engendre divers bénéfices pour les communautés locales.

En réponse aux diverses critiques qu’Airbnb a pu susciter, une nouvelle plateforme coopérative du nom de Fairbnb a été mise en place afin de travailler conjointement avec les acteurs locaux et de redistribuer une part des profits au sein de projets sociaux votés par les résidents. Une version test a été lancée au printemps 2019 dans cinq villes européennes, soit Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise.

À L’Isle-sur-la-Sorgue, en France, il existe un réseau d’entreprises dites positives, c’est-à-dire que leur économie est basée sur l’altruisme. Joël Gayet, fondateur de la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial, à l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale (Université d’Aix-Marseille), explique bien ce nouveau concept. L’idée est simple. Un montant minime, tel que 3 euros sur un total de 540 euros, est prélevé sur la facture des clients afin de financer des initiatives locales.

Dans le but de mesurer ses pratiques sociales, la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec SATQ-FEQ a annoncé l’actualisation et la bonification du Modèle d’évaluation des pratiques sociales des festivals et événements (MEPS). Cet outil standardisé de valorisation et d’amélioration des pratiques sociales se base sur des indices de performance comme la gestion responsable, la participation sociale et la reconnaissance du milieu. Il permet l’amélioration continue des entreprises afin de valoriser et de créer des retombées positives dans leur milieu. 

Collaborer pour mieux performer

Nous sommes dans une ère de collaboration, on parle même de coopétition. Travailler ensemble au sein d’une stratégie commune permet aux actions d’avoir un plus grand impact sur un plus grand territoire.

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Source : Jarina, EIP-AGRI Workshop

Dans cet esprit, l’Office de tourisme de Ljubljana, en Slovénie, a mis sur pied une chaîne d’approvisionnement verte sous la forme d’une plateforme Web. Par ce guichet unique, les hôteliers et les restaurateurs se sont vu offrir un accès simple et direct aux fermiers locaux et vice versa. L’initiative a connu un vif succès, s’étendant en 2017 à toute la région de la Slovénie du Centre et reliant la capitale à 25 municipalités.

Le Festibière de Gatineau est reconnu dans sa communauté pour faire preuve de leadership en matière de pratiques écoresponsables. Grâce à leur collaboration avec leurs nombreux partenaires, notamment la Ville de Gatineau et l’organisme Enviro Éduc-Action, les gestionnaires du festival ont développé une stratégie pour réduire la quantité de déchets produits et le gaspillage alimentaire.

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Source : Festibière de Gatineau

Communication et éducation pour favoriser l’adoption de pratiques durables

La communication est la clé pour faire adopter des pratiques respectueuses de l’environnement, selon les conférenciers du dernier colloque annuel sur le tourisme durable du GSTC. Cela permet d’inciter les touristes à être plus respectueux des milieux culturels et naturels dans lesquels ils s’immergent, et d’inspirer l’industrie à faire de même.  

Pour les touristes…

L’éducation par le transfert de connaissances est au cœur de la stratégie adoptée par l’Islande, avec The Icelandic Pledge. Il s’agit d’un serment au ton humoristique qui se décline en huit principes essentiels. En 2016, l’Islande a aussi lancé une vidéo en ligne intitulée Iceland Academy, dans laquelle elle fait des recommandations sous forme de cours afin de mieux sensibiliser les vacanciers.

Source : Youtube, Iceland Academy

Le nudge vert consiste à jouer sur le regard des autres à l’aide de leviers décisionnels psychosociologiques, tels que les normes sociales, en utilisant la communication comme outil de transmission. Par exemple, dans un hôtel, un message stipulant que 75 % des clients de la chambre avaient réutilisé leur serviette a eu pour effet de diminuer l’utilisation de serviettes de près de 40 %.

Pour l’industrie…

Le Centre de congrès de Göteborg, en Suède, prend l’avenue éducative en accompagnant les organisateurs qui désirent réaliser un événement durable chez eux. C’est aussi le cas du Centre des congrès de Québec, qui aide les organisateurs répondant aux critères du niveau 1 de la norme 9700-253 – Gestion responsable d’événements, du Bureau de normalisation du Québec (BNQ), à réaliser des événements écoresponsables.

… et pour éviter l’écoblanchiment

 Mettre en place des pratiques durables au sein de son entreprise, c’est bien, mais communiquer son offre, c’est encore mieux. Comment faire connaître ses actions sans tomber dans l’écoblanchiment (greenwashing)?

Nicolas Cournoyer, l’un des quatre fondateurs de Piknic Électronik et d’Igloofest, mentionne qu’il est important de faire connaître ses actions écoresponsables en choisissant celles que l’on désire mettre de l’avant. Il ajoute qu’il faut adopter un discours authentique en assumant que l’organisation n’est pas parfaite, mais qu’elle prend les mesures nécessaires pour adopter des pratiques durables. Afin d’éviter de donner une fausse impression d’écoblanchiment, la transparence et la modestie sont donc les valeurs à retenir dans ses communications avec les clients.

Source : Youtube, Piknic Electronik

Le tourisme durable est en pleine croissance et son application se fait ressentir dans tous les secteurs. Dans le but de le faire rayonner à l’échelle mondiale et pour qu’il ne s’agisse plus uniquement d’une niche, mais bien d’une norme de l’industrie, les entreprises et les organisations ont tout intérêt à collaborer et à faire connaître leurs actions.

Source de l’image à la une : Roam Transit, Pexels et Pixabay

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Produits et activités

Tourisme culinaire : préserver son authenticité

La gastronomie locale est le reflet de l’histoire et de l’héritage d’un territoire, mais aussi de la créativité de sa communauté. Pour un touriste, déguster les saveurs locales lui permet de comprendre les lieux visités. L’engagement et l’éducation de la communauté, l’intérêt des jeunes envers la cuisine régionale et l’élaboration d’une stratégie touristique culinaire incluant l’ensemble de la chaîne de valeur contribuent fortement à étendre et préserver son patrimoine culinaire.

 

Engager la communauté : le cas de l’Irlande

Cet automne, les Irlandais célèbrent la gastronomie avec la campagne Taste the Island. Fáilte Ireland, l’autorité nationale de développement touristique, invite l’industrie à partager ses trésors culinaires, de la mi-septembre à la mi-novembre. Les organisations souhaitant prendre part à la campagne doivent adhérer à la charte et à ses engagements tels que prioriser l’approvisionnement local, sensibiliser les visiteurs aux produits régionaux et créer un événement qui met en valeur la culture culinaire, les gens et les lieux (voir la vidéo).

Source : Youtube 

Les entreprises participantes ont à leur disposition des ateliers et une boîte à outils qui comprend des conseils personnalisés sur l’éventail d’expériences à proposer, selon la catégorie d’activités :

– Restaurants, hébergements, pubs, cafés, attractions;

– Producteurs, microbrasseries, distilleries, marchés fermiers, vente au détail;

– Circuits et activités gourmandes;

– Festivals et événements.

Cette initiative a comme objectifs de créer un réseau d’ambassadeurs, de faire connaître l’histoire culinaire de l’Irlande à travers le monde et d’attirer les visiteurs en dehors de la période de pointe estivale. Ce programme, de portée nationale, est d’une durée de trois ans.

Intéresser la relève

L’éducation des jeunes constitue l’une des voies privilégiées pour préserver l’identité culinaire d’une destination. Selon un rapport de 2019 de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et du Centre culinaire basque (BCC), la gastronomie devrait être incluse dans le cursus scolaire dès le plus jeune âge. Le Japon, reconnu internationalement pour la qualité de sa cuisine, intègre ce principe.

Taki, une ville de 15 000 résidents, possède une école professionnelle de gestion de restaurant. Pour appliquer les notions apprises, les étudiants gèrent un restaurant de façon totalement autonome. Ouvert uniquement les fins de semaine, l’établissement jouit d’une grande popularité depuis son ouverture en 2002 et sert environ 200 repas par jour. De plus, lors de sa création, des étudiants en architecture ont contribué à la conception du design des lieux.

La ville de Niigata, quant à elle, se définit comme créatrice de culture culinaire. Une initiative de la municipalité cible les élèves des écoles primaires. L’institution Agri-Park offre des conseils et des activités pratiques en agriculture et de conscientisation sur l’alimentation. Cet établissement est aussi ouvert au public.

Jeunes chefs rebelles cuisinent pour jeunes gourmets

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En Belgique, un collectif de 53 chefs âgés de moins de 35 ans propose une introduction à la cuisine gastronomique flamande aux jeunes de 18 à 34 ans, et ce, deux fois par année. La campagne, menée par Visitflanders, vise à offrir à une jeune clientèle une introduction à la cuisine haut de gamme à prix raisonnable. Ces jeunes chefs, des ambassadeurs de la destination, sont connus sous la signature « Flanders Kitchen Rebels ».

Des besoins de formation se présenteront dans l’avenir avec l’arrivée de nouvelles techniques et technologies dans ce secteur. LABe, un nouveau laboratoire d’innovation ouverte, au croisement de la gastronomie et de la transformation numérique, a vu le jour en Espagne. LABe est un incubateur pour tester les idées et les projets en lien avec la gastronomie et l’innovation. Un restaurant alimenté par des producteurs locaux figure comme un des lieux d’expérimentation et de validation pour les chefs et les start-ups.

On ne s’improvise pas destination gourmande

Une stratégie touristique culinaire ou gastronomique s’avère un outil crucial de développement qui contribue à faire converger l’ensemble des acteurs vers un objectif commun. Selon l’OMT et le BCC, le repérage, l’inventaire et l’analyse des acteurs dans la chaîne de valeur du tourisme culinaire du territoire sont considérés comme des étapes clés. Celles-ci permettent de déterminer les synergies et les réseaux d’intérêt et de créer les produits touristiques qui forgeront la culture gastronomique de la destination.

Un exemple de synergie réussie est l’itinéraire Taste the Atlantic – A Seafood Journey, mis sur pied par Fáilte Ireland sur une partie de la populaire route touristique Wild Atlantic Way, en Irlande. À ses débuts en 2015, 28 restaurants ont été présentés à 8 pêcheurs locaux afin d’explorer des pistes de collaboration. L’initiative a été reprise par plusieurs autres localités de la route et compte maintenant 21 fournisseurs. Les visiteurs peuvent dorénavant se délecter des captures du jour dans les pubs et les restaurants locaux. Au Québec, il existe un nouveau réseau de la ferme à l’assiette pour professionnels. La plateforme Arrivage, encore à ses débuts, a comme mission d’approvisionner directement les restaurateurs par un circuit court avec les producteurs.  

Les labels de qualité font aussi partie intégrante de la chaîne de valeur, car ils contribuent à conserver l’authenticité culinaire d’une destination et à éviter sa standardisation. Au Japon, le ministère de l’Agriculture, des Forêts et des Pêches délivre la certification Savor Japan – Explore Regional Flavors depuis 2016. Les régions certifiées sont souvent gérées par un organisme de promotion touristique et chacune met en valeur les spécialités locales. Au Québec, les produits d’appellation réservée pour le vin et le cidre de glace participent à la préservation de l’authenticité.

Enfin, les résidents prennent une place importante dans une stratégie. Ils agissent comme hôtes, comme visiteurs et, surtout, comme ambassadeurs : transmettez-leur votre histoire et votre vision afin qu’ils puissent se les approprier et les faire connaître à leur tour. 

Mettre en valeur les saveurs d’ici

Une nouvelle stratégie touristique canadienne honore les producteurs et les restaurateurs d’ici. Le tourisme de la ferme à la table – de l’océan à la table et le tourisme culinaire sont reconnus comme des priorités d’investissement, particulièrement les circuits gastronomiques, les expériences culinaires autochtones, les festivals alimentaires, les marchés de producteurs et les expériences culinaires locales.

Dans ce contexte favorable, il est d’autant plus opportun de connaître son authenticité culinaire et, surtout, de la faire rayonner auprès de la communauté, des jeunes et des visiteurs.

 

Image à la une : Pexels

Image Jeunes chefs rebelles : Michaël Dehaspe

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Hébergement Tourisme durable

Fairbnb : une alternative éthique à l’hébergement collaboratif

Une version test de Fairbnb sera lancée au printemps 2019 dans cinq villes européennes : Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise. L’ouverture au public est prévue d’ici la fin de l’année.

Cette plateforme sera gérée par et pour les citoyens dans le but d’éviter de recréer les effets néfastes causés par l’hébergement collaboratif tels que l’embourgeoisement, l’augmentation du prix de l’immobilier, la fragmentation des communautés et la fermeture d’entreprises locales. Des activistes, des urbanistes, des chercheurs et des codeurs de diverses grandes villes se sont unis avec l’ambition de réintégrer le sens du partage au sein de l’économie de partage. À cet effet, 50 % des bénéfices seront réinvestis dans des projets locaux votés par les citoyens. Il peut s’agir de coopératives alimentaires, de terrains de jeux ou encore de cafés communautaires.

Fairbnb demandera à ses hôtes d’obtenir une licence valide démontrant qu’il s’agit bien de résidences principales. Cela pourrait contrer la problématique actuelle, où plusieurs propriétés sont achetées, puis louées à temps plein. Par souci de transparence, cette coopérative travaillera également avec les gouvernements locaux et se conformera à la législation en vigueur.  

Un modèle intéressant pour favoriser l’équilibre entre le développement d’un produit et la communauté locale.

 

Source de l’image à la une : Marie-Alice G., photographe

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Produits et activités

Quelques grandes tendances en tourisme d’affaires

Le Réseau de veille en tourisme (RVT) collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille sur le tourisme d’affaires et de congrès. Cet exercice permet d’informer les intervenants de l’industrie touristique sur l’évolution de ce secteur d’activité. Le RVT a passé en revue les bulletins des deux dernières années pour en faire ressortir trois tendances observées au Canada et dans ses marchés concurrents.

 

La « festivalisation » des réunions et des événements

Dans son magazine portant sur les tendances de 2017, la firme d’intelligence d’affaires Skift identifie la « festivalisation » des événements comme une grande tendance de l’année. De plus en plus, les organisateurs de réunions développent une programmation multidisciplinaire qui s’inspire à la fois du monde des affaires et de celui des industries plus créatives, concevant une nouvelle convergence d’expériences.

Il s’agit tout simplement de réunir dans des lieux inspirants et dans des espaces de collaboration les esprits les plus créatifs du milieu des affaires, de la technologie, des médias, de la science, de l’éducation, de l’art et de la culture. D’y ajouter ensuite quelques éléments catalyseurs comme des expériences de réalité virtuelle et augmentée, des compétitions d’entreprises en démarrage, des spectacles de musique en direct, des expositions et des expériences authentiques et locales à l’extérieur du site, pour créer des réunions ou des conférences mémorables. Cette tendance a pris racine dans des événements comme SXSW et C2 Montréal, où des leaders de divers secteurs d’activité communiquent leurs visions du changement.

Les villes de taille moyenne ont la cote pour les voyages d’affaires

De plus en plus de planificateurs de réunions nord-américains et européens se tournent vers les villes de taille moyenne pour la tenue de leur événement, selon un autre rapport de Skift. Deux facteurs principaux expliquent cette situation. Premièrement, les coûts augmentent sans cesse dans les métropoles, les rendant alors trop chères pour un nombre croissant de décideurs. Deuxièmement, de plus en plus de villes de taille moyenne ont investi massivement dans la revitalisation urbaine, dans leurs infrastructures événementielles et dans leurs réseaux de transport, bonifiant ainsi de façon exponentielle l’expérience des visiteurs. Elles collaborent avec des ambassadeurs pour attirer de nouveaux événements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférences. Le Québec compte plusieurs de ces villes de taille moyenne dans diverses régions touristiques qui pourront profiter de cette tendance.

L’économie collaborative élargit son offre

Depuis quelques années déjà, des joueurs de l’économie collaborative comme Airbnb, Uber, Lyft, Flightcar ou LiquidSpace se sont ajoutés à l’offre traditionnelle destinée aux voyageurs d’affaires. Au début de l’année, celle-ci s’est diversifiée avec deux nouvelles options d’Airbnb, soit « Airbnb Plus » et « Beyond by Airbnb ». La première propose une sélection de logements haut de gamme regroupant les offres des propriétaires qui ont préalablement satisfait aux centaines de critères inclus dans un cahier des charges et qui ont subi une inspection favorable. La seconde comprend un choix de propriétés de luxe disposant d’un service de conciergerie pour l’organisation du séjour (voir la vidéo ci-dessous).

Beyond by Airbnb, Source : Vimeo

Uber s’intéresse aussi aux voyageurs d’affaires, pour qui il a mis sur pied Uber for Business. La plateforme permet de simplifier leurs notes de frais en leur offrant la possibilité de facturer directement à leur entreprise leurs déplacements professionnels effectués avec Uber. L’aspect culinaire n’est pas laissé pour compte, puisque Uber Eats débarque dans les chambres d’hôtel pour répondre à la demande des voyageurs d’affaires, qui peuvent dorénavant commander leur repas par l’entremise de l’application. L’employeur reçoit ensuite une facture qu’il peut payer selon ses propres barèmes, laissant l’employé débourser le montant excédentaire, s’il y a lieu.

Ces outils collaboratifs peuvent contribuer à une réduction des coûts liés aux déplacements d’affaires allant de 30 à 50 %, selon les experts.  

Le potentiel des nouvelles technologies

Un large éventail de nouvelles technologies afflue dans le secteur des réunions et des événements. Cela incite les hôteliers à repenser la façon dont ils vendent leurs propriétés. En utilisant des outils numériques et des solutions de marketing en ligne de manière stratégique, ils peuvent établir des relations plus directes avec les planificateurs de groupe et leur fournir un service personnalisé, plus flexible et plus transparent, pour gérer les réunions.

L’intelligence artificielle, par exemple, possède le potentiel de vraiment adapter les événements en remplaçant ou en facilitant les pratiques comme le jumelage ou les recommandations. Elle permet aussi une inscription plus fluide, un service de conciergerie à la demande et la capture en direct de données sur les invités. Les chatbots et les assistants numériques aident également les planificateurs à personnaliser l’information pour répondre aisément aux besoins de leurs participants. Et les technologies vocales comme Pixel Buds, de Google, ou BabbleOn, d’une entreprise émergente de San Francisco, peuvent s’avérer très utiles lors de congrès ou d’événements internationaux, puisqu’elles permettent de traduire plusieurs langues.

Quelques exemples de leur utilisation

Le Palais des Festivals et des Congrès de Cannes propose un nouvel outil numérique pour séduire les organisateurs de congrès et d’événements, le Cannes 360. Cette application mobile offre une visite immersive de ses espaces et des principaux sites emblématiques de la ville au moyen de vidéos en 360°. Des informations techniques rassemblant toutes les caractéristiques des surfaces et des salles sont aussi disponibles. Enfin, Cannes 360° fédère différents acteurs du tourisme d’affaires cannois tels que les lieux de réception et les hôtels.

Tourisme Quebec Mathieu Dupuis

Source : © Québec Original/Mathieu Dupuis

En 2016, l’hôtel InterContinental Montréal a fait appel à la réalité virtuelle pour effectuer la promotion de sa nouvelle salle de réception avant même que son aménagement soit terminé. Cela a permis à l’établissement de montrer à ses clients exactement à quoi ressembleraient ce lieu inédit, les divers arrangements possibles, les ambiances, etc.

Les organisateurs de l’International Corporate Events ont proposé aux participants de s’inscrire sur la plateforme Ya-Ya Regie, laquelle utilise le logiciel de reconnaissance faciale Zenus. Près de la moitié des congressistes a opté pour ce mode, ce qui a permis d’inscrire les participants cinq fois plus rapidement qu’avec le code à barres ou le système QR utilisé lors des événements de l’année précédente. De plus, la reconnaissance faciale améliore la sécurité, prévient les fraudes et permet de mesurer le degré de satisfaction des participants.

Ces tendances mondiales démontrent l’évolution récente du tourisme d’affaires et de congrès. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Image à la une : Joakim Honkosalo – Unsplash

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Hébergement

Hôteliers : tirez profit de l’hébergement collaboratif

Le propriétaire de l’hôtel Chicoutimi et de l’Auberge des îles a bonifié son offre en créant une plateforme de location sur laquelle il propose des propriétés privées clé en main, en plus de ses deux établissements. Sur Mon adresse à louer, il est ainsi possible de réserver des chambres d’hôtel, des chalets de ski ou de motoneige sur le bord d’un lac ou du fjord, près de spas ou d’un club de golf ou encore des villas en Grèce.

Cette diversification permet de proposer un service plus personnalisé, dans le but d’augmenter le taux de rétention de la clientèle. Plutôt que de perdre un client qui désire louer une unité autonome, l’hôtelier lui permet de choisir une habitation qui répond à ses besoins.

Mon adresse à louer donnera également des conseils aux municipalités afin de mieux structurer leur offre d’hébergement, en fonction des demandes régionales et internationales.

Selon le propriétaire, tous les hôteliers devraient utiliser leurs compétences afin de créer ce type d’hébergement alternatif. Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Source à la une : Unsplash

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Gestion Tourisme durable

Quand le sociofinancement appuie l’agrotourisme

Le financement participatif (crowdfunding) fait appel au grand public pour soutenir monétairement et collectivement des projets. Comme l’explique une précédente analyse, il existe plusieurs bénéfices à recourir à cette méthode.

Développée en 2014, la plateforme française MiiMOSA est le premier site de financement participatif dédié exclusivement aux acteurs de l’alimentation et de l’agriculture, incluant l’agrotourisme. C’est aussi un lieu d’échange, de partage et de solidarité entre les membres d’une communauté passionnée du terroir.

MiiMOSA propose deux types de financement participatif :

  1. Don avec contrepartie : le public soutient un projet en échange de produits, d’avantages exclusifs, de services ou d’expériences.
  2. Prêt rémunéré : le public soutient un projet en échange d’un remboursement avec intérêts.

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Source : MiiMOSA

Plusieurs projets en agrotourisme sont en cours de campagne ou sont passés par MiiMOSA pour financer leur idée. Par exemple, la Vinaigrerie balsamique ardéchoise désire agrandi ses installations et créer une vinaigrerie-cuisine pour accueillir des groupes et faire de la transformation. Le financement a déjà dépassé l’objectif de 10 000 euros. La réalisation du projet se fera en 2018 et 2019.

En 2015, la brasserie artisanale Ouche Nanon désire accueillir un atelier de distillation et produire les premiers whiskys du Berry et de la région Centre en France. L’objectif était de 9 000 euros. L’entreprise a reçu 16 722 euros. Ainsi, le financement reçu a permis d’acheter des barriques, d’aménager une cave et l’ensemble du matériel nécessaire. Selon le montant investi, les gens qui ont contribué au projet ont reçu des produits développés par la brasserie.

Les responsables de la plateforme se sont associés à deux partenaires majeurs pour soutenir les projets en agrotourisme : Airbnb et Bienvenue à la ferme, premier réseau de ventes directes et d’accueil à la ferme en France. Parmi les agriculteurs qui auront proposé un projet d’accueil à la ferme cet hiver (séjour dans une ferme ou une exploitation agricole, expérience ou découverte autour de la ferme, etc.), dix d’entre eux seront sélectionnés pour accélérer leur développement. Airbnb leur octroiera une aide financière allant jusqu’à 5 000 euros par projet. Bienvenue à la ferme accompagnera les gagnants avec ses conseillers locaux des Chambres d’agriculture dans la mise en place de leur projet d’accueil, et leur accordera une remise sur l’adhésion à la marque.

Ainsi, le sociofinancement est une bonne occasion pour les producteurs d’accroître leur notoriété et leur activité commerciale tout en valorisant leur travail et leurs produits.

Une idée pour le Québec?

 

Source de l’image à la une : Reshot