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Tendances

Expérimenter pour trouver les meilleures solutions

Alors que le monde semble reprendre son souffle, l’heure est à l’expérimentation pour les entreprises et les territoires. Chacun cherche à comprendre si certaines solutions mises de l’avant durant la pandémie devraient être maintenues à plus long terme et si certains comportements observés depuis 2020 deviendront la norme chez les consommateurs de demain. Dans une société qui évolue rapidement, l’expérimentation s’intensifie et s’impose dans tous les champs d’activités. 

Plusieurs concepts devront être éprouvés pour qu’on songe ensuite à les consolider, mais jusqu’à quel point les solutions demeureront en place ou nécessiteront des compromis ? Mèneront-elles à d’autres solutions ? Par exemple, est-il concevable d’exiger le retour des employés au bureau ou préférable d’opter pour des modèles hybrides et flexibles ? Est-ce que les organisations miseront sur les échanges commerciaux virtuels ou retourneront-elles sur la route comme dans le passé ? Les choix retenus seront guidés par les valeurs et priorités post-covid des décideurs et l’adoption de la clientèle. Les entreprises résilientes et innovantes devront se donner encore le droit à l’erreur et à une période d’ajustements. 

L’exploration au profit de l’expérience humaine

Les entreprises qui incluront leurs employés dans cette expérimentation en les considérant comme de véritables partenaires de réussite s’engagent vers la voie du succès dans les années à venir.

Le travailleur a changé. La pandémie l’a fait réfléchir et a provoqué une transformation de son mode de vie. Il s’interroge sur l’utilisation de son temps et l’importance qu’il accorde à son emploi, évalue ses conditions de travail et dans certains cas, revoit son choix de carrière. Cette remise en question engendre de grands bouleversements organisationnels, particulièrement en cette période de pénurie de main-d’œuvre, où les entreprises n’ont d’autre choix que de remettre l’humain au centre de leurs priorités.  

Les organisations s’adaptent en testant de nouvelles approches liées notamment aux modalités de travail, au style de leadership et aux processus (équipes autonomes, ludification et agilité). Elles cherchent à offrir une meilleure expérience en mettant en place des politiques internes revisitées, plus inclusives qui visent le bien-être de chacun. La manière de recruter fait place à la créativité en plaçant l’expérience candidat au premier plan et en innovant pour attirer la relève. Enfin, les entreprises sont prêtes à essayer diverses technologies numériques pour soulager leurs effectifs.  

Les entreprises qui incluront leurs employés dans cette expérimentation en les considérant comme de véritables partenaires de réussite s’engagent vers la voie du succès dans les années à venir.

La ville comme laboratoire vivant

Le tourisme urbain deviendra la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. 

La ville est constamment en mouvement, elle se redessine au rythme des crises et des nouveaux comportements. Cet écosystème complexe et fragilisé cherche à retrouver son équilibre en testant de nouvelles propositions qui s’arriment aux besoins de ses usagers et à sa vocation de lieu social et de rencontres.  

Pour améliorer la qualité de vie des résidants, on assiste à de nombreux projets-pilotes teintés d’idées créatives et innovantes, notamment en lien avec la mobilité active ou encore avec la transformation des espaces publics. Certains projets s’avèrent concluants et s’insèrent de façon permanente dans le paysage urbain, pour le bien-être et la santé des utilisateurs. Toutefois, la vocation de certains lieux est remise en question. 

Source : Pexels 

L’avenir semble encourageant pour les milieux urbains. D’après le dernier rapport du World Travel & Tourism Council, le tourisme urbain devrait croître plus rapidement que tous les autres secteurs, il deviendrait ainsi la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. Les acteurs des centres urbains devront donc tester de nouvelles façons de tirer leur épingle du jeu en proposant des expériences et des célébrations inoubliables.  

Le tourisme urbain deviendra la locomotive de la reprise des voyages pour la prochaine décennie. 

L’agilité, gage de résilience

La crise sanitaire a forcé les organisations à penser autrement et à mettre en pratique de nouvelles façons de faire. Elles ont dû s’adapter, s’ajuster et se réinventer.  

Une entreprise agile effectue le développement et la livraison de sa solution en mode itératif. Les startups sont des championnes de l’expérimentation, puisqu’elles testent bien souvent de nouveaux types de solutions. Les entreprises de toutes tailles gagnent à s’inspirer de cet état d’esprit, d’ouverture et d’exploration où l’erreur est permise. 

Les données jouent un rôle crucial dans les organisations. Elles permettent d’appuyer ou d’infirmer certaines intuitions et ainsi de mesurer le succès des expérimentations ou des projets-pilotes. Une fois validés, ces tests améliorent l’offre et l’expérience client. Cet aspect est d’autant plus important dans un contexte où les consommateurs développent de nouvelles habitudes et recherchent une plus grande personnalisation des expériences. 

Les entreprises agiles qui prennent des décisions basées sur les données auront tous les atouts en main pour incarner un tourisme intelligent dans les années à venir. Dans le contexte d’incertitude économique et géopolitique actuel, cela leur permettra certainement de mieux faire face aux futurs défis.  

Le Web 3.0  

La 3e génération d’Internet, le Web 3.0, a la particularité d’interconnecter les données entre elles de manière décentralisée. Grâce aux technologies comme la blockchain et l’intelligence artificielle, elle offre aux utilisateurs une expérience plus rapide, personnalisée et sécurisée. Les consommateurs comme les organisations y font leurs premiers pas en expérimentant les nouvelles opportunités. Si certains ont une longueur d’avance résultant de leur adhésion précoce, d’autres les observent pour analyser et comprendre leur utilisation. 

Source : Pexels 

Le métavers peut transporter les voyageurs dans de nouveaux espaces et a le potentiel de devenir un outil marketing pour de nombreux secteurs, dont le tourisme de réunion et de congrès. Certaines entreprises touristiques offrent la possibilité de payer en crypto-monnaies aux clients qui en possèdent. De leur côté, les NFT poussent plus loin l’exclusivité et les privilèges dans les secteurs de la culture, du plein air et du luxe. Ces technologies resteront-elles des produits de niche ou seront-elles adoptées par une forte proportion de consommateurs et d’entreprises ?  

Est-ce que les expérimentations actuelles dans le domaine du Web 3.0 sont une prémisse au voyage de demain ? Les prochaines années détermineront si le retour sur investissement pour les entreprises est concluant et si le jeu en valait la chandelle.  

Image à la une : Unsplash

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Produits et activités

De l’équipement nautique en libre-service

Des stations de location de planches à pagaie se déploient sur les plages du lac Léman, en Suisse. Les deux premières installations, conçues par la startup Equip, comportent chacune 6 embarcations offertes gratuitement par les villes de Gland et de Rolle. 

Comment ça marche ?

L’usager doit d’abord télécharger l’application Equip, puis y effectuer une réservation. Par mesure de sécurité, une carte de crédit est requise, mais la location est gratuite. Il peut ensuite déverrouiller un casier à l’aide de son téléphone et accéder à une planche, une pagaie et deux vestes de flottaison. Le contenant comprend également un panier dans lequel l’utilisateur peut laisser ses effets personnels.  

Plusieurs types d’équipement

D’autres stations de planches à pagaie, mais aussi d’autres équipements sportifs, sont prévus sur les berges du lac. Par ailleurs, la ville de Gland compte déjà un module pour le prêt de jeux de pétanque, de spikeball et de tennis de plage. Voilà qui permet d’alléger le balluchon du visiteur ou encore de l’initier à la pratique de nouvelles activités. 

La sécurité avant tout

Néanmoins, l’absence de personnel ou d’outils de communication (affiches, vidéos, etc.) prodiguant des consignes de sécurité et des conseils sur l’utilisation adéquate de l’embarcation et de la veste de flottaison pose un certain défi en matière de prévention des noyades. La transmission de ces informations est primordiale, qu’on s’adresse aux néophytes ou aux utilisateurs expérimentés. Une approche en libre-service ne doit pas compromettre la sécurité des visiteurs.

 

Image à la une : Equip/Vimeo 

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Gestion

L’innovation, qu’est-ce que ça veut dire pour mon entreprise ?

Les mesures sanitaires mises en place pour contrer la COVID-19 ont forcé les organisations à s’adapter constamment et à faire preuve de créativité pour ajuster leur modèle d’affaires. L’innovation s’est invitée au sein des entreprises touristiques québécoises et doit demeurer bien présente en vue de la reprise imminente et de la compétitivité à plus long terme. À l’occasion des Assises du tourisme 2021, Martin Lessard, directeur général du MT Lab, a répondu à l’appel pour démystifier l’innovation : trouver des solutions technologiques concrètes, intégrer l’innovation dans ses processus et la mettre en valeur au sein de l’entreprise.

Au fait, qu’est-ce que l’innovation ?

L’innovation réside dans l’apport de changements ou d’améliorations dans les processus. Lorsque survient une rupture, ou quand le contexte change, des solutions apparaissent pour répondre à un besoin. Parfois jugée abstraite et souvent associée à l’utilisation de la technologie, l’innovation peut toutefois être très simple, se trouver dans les petites choses et proposer des solutions concrètes. La NANA (Navette Nature) constitue un bel exemple de remède à un besoin sans nécessiter l’usage de la technologie : offrir un accès en transport en commun aux parcs de la Sépaq.

Le rôle de la pandémie : entre rattrapage technologique et occasions d’affaires

Les crises sont un terreau fertile à l’innovation. La pandémie de la COVID-19 a agi comme un accélérateur et a fait faire un bond technologique à l’industrie touristique. Des outils tels que le code QR ou le NFC ne sont pas inédits. En revanche, l’innovation réside dans leur nouvel usage, associé à un contexte opportun. Ainsi, une décennie plus tôt, face à une pandémie, l’industrie n’aurait pas eu recours à ces outils, quand bien même ils existaient déjà. Qu’il s’agisse de payer sans contact ou de feuilleter un menu de restaurant sur son cellulaire, c’est l’utilisation facilitée (les appareils photo sont aujourd’hui capables de lire un code QR) et le contexte sanitaire où le sans contact devient essentiel, qui font que l’innovation trouve sa place. Des startups comme My Smart Journey ou Stimulation Déjà Vu ont développé avant la crise des solutions qui répondent en fait au contexte sanitaire actuel et s’intègrent bien dans un parcours client redéfini. La première permet de déployer rapidement de l’information multimédia en utilisant des technologies sans contact, et la deuxième recourt aux odeurs pour véhiculer des messages sur un lieu, ce qui peut apparaitre comme une manière de rassurer et de réduire l’anxiété.

L’innovation technologique est-elle accessible pour les entreprises ?

La pandémie a rendu évidentes l’utilité et la pertinence de la technologie dans nos vies. Elle fait à présent partie intégrante de nos habitudes, dont certaines vont rester. Ainsi, les entreprises n’ont d’autre choix que d’emboiter le pas. Toutefois, si l’innovation technologique peut être accessible à toutes les entreprises, elle va de pair avec une connexion internet stable. Celle-ci se fait encore à deux vitesses dans certaines régions.

L’innovation, un état d’esprit

Poursuivre son chemin aux côtés d’une startup

Travailler avec une startup, c’est penser différemment. Les jeunes pousses fonctionnent par projet et sont très agiles. Allégées de certaines procédures bureaucratiques, elles ont la capacité de tester à la manière d’un projet pilote, et d’apprendre de leurs bons coups et de leurs échecs. Elles se trouvent au début de leur processus entrepreneurial et sont donc souvent à la recherche de clients. Ainsi, elles ont la capacité de s’adapter aux besoins de ces derniers et de développer une solution sur mesure. Faire appel à une startup peut dès lors permettre de répondre à des demandes très concrètes. Par exemple, Merinio propose une solution automatisée, simple et rapide pour la planification et le recrutement des employés dans une ère de pénurie de main-d’œuvre. De son côté, Piecemeal permet d’optimiser les commandes des restaurants en fonction de leur approvisionnement et de leur menu.

Le virtuel : des utilisations concrètes

Le virtuel est sur toutes les lèvres ces derniers temps. Trouver de nouvelles occasions d’affaires, aller chercher des clients à distance et simplifier la vie des entreprises dans ce nouveau contexte, c’est ce que certaines startups ont développé. Hoppin’ World propose la visite de lieux par la réalité virtuelle sociale. À l’avant-garde, elle offre ainsi aux régions touristiques l’occasion de rendre disponible une bulle collective, soit un environnement virtuel à 360° qui peut être fréquenté par l’utilisateur mais aussi par d’autres individus (amis, famille, etc.). Dans un contexte d’affaires, cette technologie permet la visite de centres de congrès, ou encore de la destination, le tout sans avoir à se déplacer. L’entreprise Happy Hotel offre des solutions de formation à distance par la réalité augmentée, qui permettent de contourner les contraintes sanitaires. Profiter de l’agilité d’une startup en tant qu’entreprise peut ainsi s’avérer bénéfique.

Source : Youtube, Hoppin’

Faciliter la rencontre entre l’idée et le marché

Pour laisser place à l’innovation, il est très important de consacrer du temps à l’écoute des solutions qui sont proposées afin d’être prêt à répondre aux nouveaux besoins des visiteurs au moment opportun. Il ne s’agit pas de bondir sur toutes les innovations, mais bien de guetter celles qui rentrent en adéquation avec son besoin.

Collaborer pour innover collectivement

« Lorsqu’on est proche de la ruche, on a accès au miel. »

Martin Lessard, Assises 2021

Au Québec, il existe plusieurs pôles d’innovation, le MT Lab en est un exemple. L’un des avantages de ce type d’organismes est de faciliter le maillage entre des startups et diverses organisations, car l’innovation d’une entreprise provient aussi de l’externe. On parle alors du concept « d’innovation ouverte ». L’écosystème qui gravite autour de ces pôles constitue des ressources précieuses avec lesquelles il est possible de collaborer pour intégrer l’innovation dans ses activités : « Lorsqu’on est proche de la ruche, on a accès au miel. » (Martin Lessard, Assises 2021).

Et le retour sur l’investissement ?

Avant de développer un projet innovant, les entreprises devraient se questionner à propos de sa rentabilité. Selon Martin Lessard, il est important de se demander si la solution fera économiser du temps, si elle rapportera de l’argent ou si elle permettra aux employés d’exécuter davantage de tâches. Qu’importe qui est responsable de l’innovation dans l’organisation, l’essentiel est de communiquer les opportunités à son équipe. Après tout, nous sommes tous des gestionnaires de l’innovation. Et vous, l’êtes-vous ?

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Le 27 mai dernier se tenaient les Assises du tourisme, un événement du ministère du Tourisme, organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Pour la première fois depuis 15 ans, ce grand rassemblement se déroulait virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19. L’objectif consistait à actualiser les connaissances des acteurs de l’industrie et d’échanger sur des thèmes communs qui permettront d’orchestrer la relance ensemble.  

Pour accéder aux autres contenus liés à l’événement, veuillez cliquer sur le titre qui vous intéresse : 

Image à la une : Freepick

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Tendances

Le temps d’innover… autrement!

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique pour les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

Si l’on observe des changements rapides de valeurs et de comportements chez les voyageurs, la question qui se pose est la suivante : comment innover dans un contexte aussi fluide? Comment développer sur quelques années une réponse qui sera toujours appropriée lorsque l’innovation deviendra accessible?

Les mégadonnées sont mortes, vive la donnée intelligente!

En 2019, on a plusieurs fois annoncé la « mort » des mégadonnées (big data) ou du moins de la façon dont on les compile et on les utilise. La majorité des entreprises ne savent pas comment les interpréter pour développer des outils d’aide à la prise de décision qui sont adéquats. En fait, suivre les consommateurs dans leur parcours actuel en tentant de prévoir leur comportement futur à l’aide des seules mégadonnées présente plusieurs failles, la principale étant la cause de ce comportement.

La donnée intelligente (smart data) est celle qui, dès son point de collecte, possède tous les attributs (qualité, pertinence, contexte) pour se transformer instantanément en information exploitable, à laquelle on ajoute le facteur humain (interprétation).

« In short, the emergence of big data doesn’t change the fact that people matter. A human touch is still integral in business today. Big data can offer some answers but continual human-to-human connections are also needed to fully understand rapidly evolving marketplace. » Tyler Douglas, Vision Critical

La 5G — trente fois plus rapide que la 4G — engendrera des impacts majeurs sur le tourisme, par exemple en permettant la connectivité massive (qui modifiera à jamais l’industrie du divertissement) et une croissance exponentielle des milliards d’objets connectés déjà présents dans nos vies quotidiennes. La 5G est arrivée discrètement en 2019 à Montréal et dans les principales villes canadiennes. Le tout devrait s’accélérer en 2020. Notre univers technologique changera rapidement… à la vitesse 5G. 

Mieux intégrer le facteur humain dans l’innovation

Dans le contexte anxiogène actuel, le voyage devra offrir des réponses plus personnalisées que jamais à une foule de besoins et d’attentes à « réinterpréter », parfois simples, parfois complexes. Comment l’innovation peut-elle y participer? Comment mieux intégrer le facteur humain sans en arriver à des propositions tout bonnement maquillées aux couleurs des dernières nouveautés technologiques?

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Source : Unsplash

Comment appuyer le voyageur en solo qui désire seulement s’isoler d’un quotidien trop exigeant ou le même touriste, maintenant en quête d’aventures uniques et marginales? Comment aider les destinations à relever le défi de la satisfaction de voyageurs plus sensibles au respect des environnements et des populations des lieux visités?

Si l’innovation en tourisme commence par une connaissance approfondie des besoins et des aspirations des voyageurs, les innovations technologiques ou autres devront non seulement répondre techniquement à des exigences logistiques de ces voyageurs, mais aussi anticiper la façon de les accompagner. Le tout, afin que chacune des étapes du parcours client soit teintée des valeurs du voyageur, les soutienne et apporte des réponses à ce qui va à leur encontre. On peut croire que les sciences du comportement joueront un rôle de plus en plus important dans les années à venir.

Les besoins d’innovation

Pour l’année 2020-2021, les grands partenaires du MT Lab ont déterminé huit besoins d’innovation :

Autour du visiteur-voyageur 

  1. Apprendre à le connaître pour mieux répondre à ses besoins;
  2. Optimiser et personnaliser son arrivée à destination;
  3. Faciliter ses déplacements pour fluidifier son parcours;
  4. Offrir des activités toujours plus immersives et responsables;

Autour du lieu, de la destination 

  1. Optimiser la productivité et le fonctionnement des infrastructures d’accueil;
  2. Valoriser les occasions d’emploi et trouver des solutions à la pénurie de main-d’œuvre;
  3. Attirer, diversifier, fidéliser la clientèle;
  4. Accroître les retombées sociales et locales, et limiter l’impact environnemental.

Innovation : accélérateurs et freins

L’expérience antérieure nous démontre que l’innovation passe par :

  1. La planification :

    • En faire l’un des objectifs prioritaires de l’organisation,
    • Prévoir le temps et les ressources nécessaires,
    • Mutualiser le risque (collaborer avec les associations sectorielles et régionales),
    • Repenser la gouvernance en amont,
    • Faire de la place et donner du temps à l’innovation,
    • Intégrer des critères d’innovation dans les programmes d’aide;
  1. La nécessité de s’exposer à l’innovation :

    • Se tenir à l’affût des tendances,
    • Prendre des risques individuels et collectifs;
  1. La sérendipité :

  • Trouver autre chose que ce que l’on cherchait,
  • Être agile;
  1. Le réseautage :

  • Fréquenter des gens intelligents;
  1. L’importance de laisser de la place au réseau d’innovation dans les CA ou dans les instances de gouvernance.

L’expérience nous démontre aussi que l’innovation est souvent freinée par :

  1. La taille des entreprises :

  • Le clivage entre PME sans ressources et grandes entreprises peu flexibles;
  1. La force d’inertie :

  • La difficulté à remettre en question son modèle contractuel et de gestion,
  • Le manque d’agilité et de flexibilité pour intégrer l’innovation;
  1. L’incapacité à développer des modes de financement adaptés à l’innovation en tourisme;

  2. L’absence d’accompagnement — régions – secteurs – organisations;

  3. Les exigences de résultats rapides :

  • La difficulté d’allouer le temps et les ressources nécessaires à la réalisation des projets,
  • Les exigences pour passer d’une démonstration de faisabilité (proof of concept, POC) à une organisation pérenne;
  1. Le manque d’une vaste gamme d’expertises tant dans les incubateurs que dans les grandes organisations.

En résumé…

L’ensemble de leur réflexion a montré aux conférenciers à quel point nous sommes dans une ère où les choses vont vite. Tellement, que cela peut en rendre certains anxieux. Nous sommes exposés à une pléiade de nouvelles avancées qui nous interpellent et qui peuvent en déconcerter plus d’un. Où aller? Comment y arriver? Que faire, et avec qui, face au changement? Paradoxalement, le niveau de vie collectif en Occident n’aura jamais été aussi élevé, et l’accès au voyage, aussi démocratisé.

L’innovation sert de fil conducteur et donne un sens — verticalement et horizontalement — à une nouvelle gouvernance du tourisme qui repose sur des compétences et des rapports nouveaux, non plus de force, mais de collaboration entre les acteurs privés, publics et associatifs.

Nous voyons également poindre de nombreuses initiatives de création de lieux d’incubation et d’accélération à l’échelle mondiale. Par ailleurs surgit une volonté de créer un réseau de ces mêmes incubateurs touristiques. Cela témoigne de la récente prise de conscience du caractère stratégique et structurant de l’innovation en tourisme.

Cependant, la poussée du numérique a pu laisser croire à certains prestataires touristiques — hôtels, restaurants, sites et attraits — que de nouvelles solutions, faciles à implanter et peu coûteuses, venaient d’apparaître par magie. Cela s’explique par la taille majoritairement modeste des entreprises du tourisme et par le peu de temps à accorder à la prospective de marché et de gestion. Et, bien que toute la connaissance du monde puisse loger dans la mémoire d’un téléphone intelligent, l’utilisation de ce dernier est trop souvent superficielle, voire futile.

Pour connaître l’ensemble des tendances, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

Source de l’image à la une : pexels

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Destinations Gestion

Une formule pour rendre les territoires touristiques innovants

Les 9 et 10 juillet derniers, 27 experts de la francophonie (France, Belgique, Suisse, île de La Réunion et Canada) se sont réunis à Montréal pour échanger à propos de l’accueil de l’innovation sur les territoires et destinations touristiques. Le lendemain, ils ont communiqué le fruit de leurs réflexions lors de la plénière des Francophonies de l’innovation en tourisme (#FIT19).

Cette 8e édition s’avère encore une fois riche en contenu. Les experts rassemblés ont fait un travail remarquable pour synthétiser leurs raisonnements en une formule. 

Préambule à la formule

Pour bien comprendre les composantes de cette formule, commençons par un bref retour en arrière. Lors de la 6e édition des Francophonies du e-tourisme 2017 (ancien nom de l’événement), les experts réunis se sont penchés sur la notion de l’innovation (voici le compte-rendu de la conférence). Ensemble, ils ont défini les conditions propices à l’innovation, soit le talent, le terreau et le potentiel.

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La 6e édition fut également l’occasion de déterminer les 10 facteurs favorables au développement de l’innovation.

facteurs d'innovation tourisme

Lors de la plus récente édition, les experts ont souligné le fait que les territoires possèdent des réalités différentes face à l’innovation. Celles-ci, aussi appelées postures, se divisent en trois grandes catégories :

  1. Le territoire opportuniste: il innove grâce à une occasion idéale qui se présente;
  2. Le territoire connecteur-expérimentateur: il se dote d’une stratégie pour s’assurer d’accueillir des expérimentations et des innovations;
  3. Le territoire volontaire et provocateur: il développe une politique de l’innovation tous azimuts, dont le but est le développement économique.

Enfin, une quatrième catégorie s’ajoute à cette liste : le territoire onaniste qui se dit innovant, alors qu’il n’innove pas forcément.

Interprétation de la formule

RC < PO x PV x PP = MI

Pour faire émerger la mobilisation autour de l’innovation (MI), il faut s’assurer de vaincre les résistances au changement (RC), tout en concentrant ses efforts sur trois composantes qui, ensemble, génèrent un effet multiplicateur favorable à l’innovation :

  1. Repérer et comprendre les problématiques présentes sur un territoire afin de saisir les opportunités (PO) au moment opportun;
  2. Établir un diagnostic de la posture de son territoire et définir une vision (PV) de la destination, soutenue par un plan de développement;
  3. Entamer les premiers pas (PP) vers l’action.

formule innovation destination

Pour accéder à des exemples des divers éléments théoriques abordés, vous pouvez visionner la plénière des Francophonies de l’innovation en tourisme (#FIT19) grâce au Facebook Live réalisé par le MT Lab. 

Les postures des territoires 

  • Opportuniste : Foresta Lumina et Saint-Élie-de-Caxton – autour de 47 min
  • Connecteur-expérimentateur : Autour du Louvre Lens et Trois-Rivières – autour de 52 min
  • Volontaire et provocateur : Montréal, Aube et Valais – autour de 55 min

Illustration de divers éléments de la formule

  • PO : Île de La Réunion : un territoire lab – autour de 1 h 14 min
  • PV : Autour du Louvre Lens – autour de 1 h 35 min
  • PP : Open Tourisme Lab, accélérateur start-up en tourisme – autour de 1 h 47 min

Études de cas

  • Les forêts d’Ardenne – autour de 2 h 27 min
  • Le département de l’Aube – autour de 2 h 44 min
  • Le MT Lab – autour de 3 h 1 min

 

Source image à la une : Jordane Munger

Source des images se trouvant dans l’infographie :

  1. Gerd Altmann de Pixabay
  2. com de Pexels
  3. Cody King de Pexels
  4. Ashutosh Sonwani de Pexels
  5. Karen Arnold de Pixabay

 

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Gestion

Des solutions innovantes pour le financement des PME

Des difficultés de financement persistantes

les garanties et cautions exigées par les financiers constituent le principal problème lors d’une demande de financement

Les exigences en matière de garanties et de cautions affectent la capacité des PME touristiques à emprunter. Au Québec, 44 % des entreprises des secteurs de l’hébergement, des arts et spectacles, des divertissements et loisirs ainsi que des services de voyages, qui ont été interrogées en novembre 2017 par la firme de recherches et sondages SOM pour le compte du ministère du Tourisme, affirment que les garanties et cautions exigées par les financiers constituent le principal problème lors d’une demande de financement; cette proportion atteint 61 % dans le cas des services de voyages. Pourtant, la possibilité d’avoir accès au financement est primordiale pour assurer le développement et la viabilité des entreprises.

Des programmes particuliers pour les PME touristiques

Pour résoudre ces difficultés de financement, des destinations ont décidé de mettre sur pied des programmes spécifiques pour les PME touristiques. C’est le cas du Québec qui a créé, entre autres, le Programme d’appui au développement des attraits touristiques (PADAT), géré par Investissement Québec, et le Fonds tourisme PME, en partenariat avec Filaction. Ces deux programmes visent à stimuler l’investissement des entreprises touristiques et à favoriser l’émergence de projets novateurs. Ils ont vu le jour dans le cadre du Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020 et ils font partie des huit programmes d’aide financière aux entreprises touristiques du ministère du Tourisme.

Le Fonds de solidarité FTQ « accompagne financièrement et stratégiquement les entreprises désireuses de profiter des opportunités de croissance » grâce à du capital-actions et à de la dette non garantie. La Banque de développement du Canada propose également des solutions de financement pour agrandir ou acquérir des installations, investir dans les ventes et le marketing, ou explorer de nouveaux marchés.

En France, il y a cinq ans, le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne a créé la Banque du Tourisme, une caisse locale consacrée entièrement à ce secteur d’activité. En plus d’offrir du financement, celle-ci propose un accompagnement, des formations sur mesure ou encore du soutien à la création et à la transmission des entreprises.

La Banque autrichienne du développement et du tourisme constitue un guichet unique pour les entreprises touristiques. Il s’agit d’un partenariat public-privé dont les programmes reposent sur le financement direct et indirect, de même que sur le partage de risques : prêts bonifiés, subventions et garanties d’État. L’argent prêté ne doit pas servir au financement des activités courantes.

Des modes de financement innovants

l’Organisation de coopération et de développement économiques croit qu’il faut élargir la gamme des outils de financement afin de rendre les entreprises moins dépendantes de l’emprunt

Malgré l’importance du financement bancaire pour le secteur des PME, l’Organisation de coopération et de développement économiques croit qu’il faut élargir la gamme des outils de financement afin de rendre les entreprises moins dépendantes de l’emprunt. Voici quelques exemples venus d’ailleurs :

  1. Le prêt entre particuliers et le financement participatif. Ils constituent deux modes de financement innovants, simples et peu coûteux pour les entreprises touristiques qui éprouvent de la difficulté à obtenir des fonds en faisant appel aux circuits traditionnels. Bien qu’ils existent depuis plus de 10 ans, ils sont peu utilisés dans le secteur du tourisme. Toutefois, certaines destinations, comme la Nouvelle-Zélande, ont modifié leur législation afin de permettre le prêt entre particuliers et le financement participatif sur le marché des capitaux du pays. Supervisés par l’Autorité des marchés financiers néo-zélandaise, les services de prêt entre particuliers et de financement participatif sont maintenant fournis par des sociétés privées (plateformes) agréées par le législateur. En février 2016, on dénombrait quatre plateformes autorisées pour le prêt entre personnes et huit, pour le financement participatif.                                         

La défunte TravelStarter, une plateforme de financement participatif destinée aux PME du tourisme, a permis de financer des projets dans plusieurs pays, notamment la Croatie, l’Espagne, les États-Unis, la France, le Portugal, la Slovénie et le Royaume-Uni. À Cardiff, au Royaume-Uni, Safehouse Hostel a amassé plus de 10 000 $ US pour financer des travaux de rénovation. À San Francisco, Pacific Tradewinds Hostel a réalisé une campagne marketing pour moderniser et rénover l’espace de travail partagé qu’il met à la disposition des entrepreneurs en déplacement et pour promouvoir l’endroit auprès des résidents et des voyageurs. Au Québec, La Ruche a permis à Voyage Grand V de mettre sur pied son projet Bustel, un autobus scolaire converti en auberge voyageuse, et MiiMOSA, qui se consacre exclusivement aux secteurs de l’alimentation, de l’agriculture et de l’agrotourisme, a soutenu plusieurs projets.

  1. Le financement responsable. Au Royaume-Uni, des entreprises sociales réinvestissent leurs bénéfices pour offrir du financement à d’autres personnes et entreprises. Elles financent les prêts qu’elles accordent, entre autres, auprès de sources publiques et privées (banques commerciales, investisseurs sociaux, aides publiques, fonds fiduciaires, fondations). En 2015, 51 acteurs de la finance responsable ont prêté 98 millions de livres sterling (173 millions CA) à des microentreprises et à des PME. Le propriétaire du Black Swan, un gîte rural, a eu la possibilité de ne payer que de faibles mensualités pendant les six premiers mois suivant son ouverture. Le prêt s’est accompagné de services de soutien non financiers, comme le tutorat.
  2. Les coopératives de cautionnement permettent aux PME suisses d’obtenir des prêts grâce aux garanties de plafond de crédit qu’elles leur accordent. Elles peuvent couvrir jusqu’à 65 % des pertes occasionnées par un projet. Trois de ces quatre institutions œuvrent sur le plan régional.
  3. Le prêt d’honneur. Il s’agit d’un prêt sans intérêt (taux zéro) qui ne nécessite pas de garantie personnelle ou réelle. Il est consenti à une personne physique — et non à une entreprise — afin qu’elle puisse augmenter sa capacité d’emprunt pour réaliser un nouveau projet ou acquérir une entreprise. L’entrepreneur s’engage sur l’honneur à rembourser cette dette. En France, deux réseaux offrent ce type de prêt aux personnes capables de présenter un solide plan d’affaires. L’effet de levier est considérable : pour un euro de prêt d’honneur, les banques allouent en moyenne de 7 à 13 euros en financement supplémentaire. De plus, l’entrepreneur reçoit un accompagnement tout au long de la phase de démarrage de l’entreprise. Au Québec, le CLD Antoine-Labelle propose un tel fonds à ses investisseurs. Son objectif : « stimuler l’entrepreneuriat, fournir un support (sic) technique et financier aux entrepreneurs désirant créer, développer un nouveau projet ou prendre la relève d’une entreprise à but lucratif dans la MRC d’Antoine-Labelle. »

Et vous? Avez-vous des solutions à apporter aux problèmes de financement des PME touristiques?

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Accéder à la nature en transport collectif

Le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air.

Reconnu pour ses attraits naturels, le Québec est un véritable terrain de jeu pour les Québécois, ainsi que pour les visiteurs internationaux qui sont de plus en plus nombreux à vouloir y faire du plein air, tel que le montre une étude de la Chaire de tourisme Transat.

Cependant, l’accès au territoire, plus précisément aux sentiers et aux lieux de pratique, représente un défi majeur. Selon les données du sondage de Vividata 2018, plus du quart (26,6 %) des résidents de l’île de Montréal n’ont pas de véhicule. C’est également le cas de 11 % de la population de la région de Québec. Voici quelques solutions d’ici et d’ailleurs qui facilitent le transport vers la nature en partant des centres urbains.

Différentes navettes, différentes offres de services

Une escale en Islande

En Islande, les navettes Destination Blue Lagoon ont été mises en place afin d’offrir la possibilité aux voyageurs de se rendre directement au Lagon bleu à partir de l’aéroport de Keflavik ou encore de la ville de Reykjavik. Cette option permet aux passagers en escale de visiter un attrait du pays qui aurait été autrement inaccessible. Une belle façon de faire découvrir sa destination grâce à une courte escapade et de semer l’envie d’y retourner.

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Source : Jeff Sheldon, Unsplash

Nana au service des Montréalais 

En fonction depuis juin 2016, Nana une start-up montréalaise de la cohorte des entreprises « incubées » 2018-2019 du MT Lab, a été créée dans le but de faciliter l’accès à la nature pour les touristes. Un service de navettes s’adressant aux voyageurs et aux résidents est offert depuis Montréal jusqu’à l’entrée des parcs et réserves sélectionnés. 

Partenaire de Nana, le réseau d’autobus Parkbus, fondé en 2010, propose une offre complémentaire ailleurs au Canada. Desservant à ses débuts la ville de Toronto, cette entreprise fournit aujourd’hui ses services à Vancouver, à Halifax et à Ottawa. Elle travaille actuellement sur un projet favorisant l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

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 Source : Nana, la navette nature

Préservation de l’environnement : un incontournable pour la pérennité des activités 

Les entreprises et les organisations spécialisées dans le secteur du plein air sont de plus en plus nombreuses à sensibiliser leur clientèle à son impact sur l’environnement et à mettre en place des programmes assurant une saine gestion des ressources naturelles.

Détour Nature, excursions et sensibilisation 

Détour Nature est une entreprise québécoise qui organise des excursions guidées d’une journée ainsi que de courts voyages au Québec, au Canada et dans quelques États américains. Depuis 2008, elle collabore avec Planetair afin de compenser les gaz à effet de serre qu’elle produit. Elle mise également sur la philosophie de Sans trace Canada et, à chaque sortie, sensibilise sa clientèle à l’importance de ne rien laisser sur son passage.

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Source : Fanny Beaulieu Cormier

Un système de navettes multiarrêts 

 Fervente défenseuse de la préservation des richesses naturelles de la vallée de la Bow, Banff a été la toute première municipalité du Canada à introduire un réseau d’autobus entièrement hybrides et électriques. Le service de navettes Roam propose différents arrêts tout au long de la journée, afin de faciliter la découverte des destinations avoisinantes telles que le lac Minnewanka, la ville de Canmore, le mont Tunnel et le mont Sulphur. Ces autobus sont accessibles aux personnes à mobilité réduite et en fauteuil roulant. Il est aussi possible d’y transporter son vélo, ses skis, etc.

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Source : Roam Public Transit

Des stations de ski favorisent le transport en commun

Selon le rapport de la National Ski Areas Association, chaque année en Amérique du Nord, des millions de personnes visitent les stations de ski. Soucieuses de continuer à offrir des expériences de qualité, les stations de ski n’ont pas d’autre choix que d’instaurer des solutions pour préserver leur principal attrait : la nature.

En janvier 2019, la station suisse SkiArena Andermatt-Sedrun, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé une fin de semaine sans auto dans le but de sensibiliser sa clientèle à son empreinte écologique. Les personnes qui s’y rendaient en transport en commun bénéficiaient d’un rabais de 50 % sur leur billet de train et leur accès journalier.

En Utah, le programme Reducing Individual Driving for the Environment (R.I.D.E.) est un système de covoiturage créé par la station de ski Snowbird dans le but de réduire les émissions de carbone et la congestion routière. Depuis le début de l’année 2019, l’application du même nom est offerte. Cette dernière permet de cumuler des points à chaque déplacement enregistré et de profiter ainsi de divers privilèges. Ayant comme objectif de conscientiser et de responsabiliser, l’application indique à ses utilisateurs leurs économies de CO2, en direct sur leur téléphone intelligent. En 2018, ce programme a évité l’émission de 381 000 kilogrammes de CO2.

Les citoyens s’organisent 

Les citoyens s’engagent eux aussi et mettent sur pied diverses initiatives telles que le covoiturage et l’optimisation de l’utilisation du transport en commun.

Covoiturage Plein air Montréal est un groupe Facebook dont les membres peuvent proposer des sorties ou encore se joindre à des personnes possédant un véhicule pour une escapade. Fonctionnant sur le même principe, la plateforme québécoise Ski Covoiturage s’adresse plus particulièrement aux adeptes de sports alpins.

Aux États-Unis, OffMetro a été conçu par et pour des citadins souhaitant s’évader de la ville sans voiture. Son site Web regroupe des idées d’activités facilement accessibles en modes de transports alternatifs comme le vélo, l’autobus, le bateau, etc.

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L’accès à la nature est un incontournable pour plusieurs Québécois et touristes désirant profiter des paysages de la belle province. Proposez-vous un service de transport en commun qui facilite l’accès à votre attrait ? Avez-vous pensé à élaborer un système de points dans le but d’inciter votre clientèle à réduire son empreinte carbone ? N’hésitez pas à vous inspirer des différentes solutions d’ici et d’ailleurs afin d’améliorer votre offre.

Source image à la une : Roam Transit