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Ressources humaines

Pénurie de main-d’œuvre : en mode solutions technologiques

Plusieurs outils numériques s’adressant au client ou à l’employé seraient en mesure de résoudre certaines situations irritantes relatives au manque de personnel dans l’industrie touristique. En voici quelques-uns.  

Privilégier une formation mieux adaptée aux enjeux

Assurer une formation adéquate lorsque le roulement des employés est considérable, ou lorsque les conditions d’emploi (temps plein ou partiel) ne sont pas stables peut s’avérer une tâche ardue. Les conséquences d’un apprentissage non uniforme peuvent affecter la qualité de l’accueil ou du service. L’entreprise québécoise Happy Hotels se spécialise dans la formation des ressources en réalité augmentée et virtuelle. À l’aide de modules clé en main, elle offre un programme répondant aux standards de l’entreprise et uniformisé pour tous les travailleurs, le tout à distance et de manière autonome. En plus de faciliter le processus de formation dans le contexte de rareté de main-d’œuvre, la réalité virtuelle contribue à une meilleure rétention de l’information pour les employés et garantie des économies de coût. 

Soigner l’accueil de la clientèle

Le manque de ressources humaines peut contraindre les gestionnaires d’entreprises touristiques à réduire leurs heures d’opération ou peut simplement affecter l’expérience client. Plusieurs outils technologiques peuvent entrer en action pour pallier cet irritant. Entre autres, l’accueil des clientèles à leur hébergement peut être effectué par préenregistrement en ligne ou par borne autonome (Hotello), et la communication assurée par un agent conversationnel comme Automat ou HeyDay. Sur place, les robots de l’hôtel Monville, par exemple, sont en mesure d’accomplir certaines tâches comme le service aux chambres. Le service de conciergerie peut être opéré par un assistant concierge virtuel comme NuGuest. Ces solutions libèrent des ressources qui se concentrent davantage sur d’autres tâches. 

Par ailleurs, se munir d’un outil permettant la réservation de plages horaires obligatoires et la gestion des files constitue une stratégie intéressante. Le client se déplace selon un horaire prévu, ne perd pas de temps à attendre inutilement et n’a pas de mauvaise surprise à l’arrivée. Somme toute, bien communiquer ses nouvelles directives s’avère essentiel en 2022. 

Faire preuve d’agilité avec la main-d’œuvre

Se munir d’outils numériques peut favoriser une optimisation des processus internes et d’embauche. Augmenter sa capacité d’agilité et repenser sa méthode de recrutement permet de mieux faire face aux imprévus. 

L’application Dispo se spécialise dans l’affectation temporaire de main-d’œuvre pour les domaines de la restauration, de l’hôtellerie et du commerce en ligne. Pour les employeurs, Dispo présélectionne un bassin de travailleurs qualifiés et traite toutes les procédures administratives. Les gestionnaires peuvent ainsi rapidement combler leurs besoins en ressources humaines et, par exemple, soulager des équipes de travail fatiguées ou assurer un meilleur service client comme les opérations de nettoyage. De leur côté, les candidats peuvent accepter ou refuser les propositions d’emploi selon leurs propres critères (durée du contrat, temps plein ou partiel, etc.). Ce fonctionnement leur permet d’adopter un horaire flexible sans engagement, d’obtenir un revenu d’appoint ou tout simplement de découvrir un nouveau métier. Pourquoi ne pas valoriser le développement de certaines compétences dans un nouveau secteur d’activité ? Dispo touche une panoplie de profils de travailleurs, allant de l’étudiant souhaitant travailler pendant sa session en passant par le retraité disponible quelques heures par semaine seulement.  

Source : Dispo 

De son côté, Merinio propose à des entreprises comme des parcs d’attractions, des stations de ski, des hôtels ou encore des agences de sécurité, de repenser la gestion et la communication interne et d’améliorer la transparence entre gestionnaires et employés. Accessible sous la forme d’une application ou d’une plateforme en ligne, l’outil centralise toutes les communications internes, qu’il s’agisse de tâches administratives (recrutement, congés, absences, etc.), de besoins urgents de personnel ou de gestion d’emploi du temps. Le gestionnaire crée numériquement sa demande d’horaire qui est transmise aux employés selon leurs disponibilités. En cas de fort ensoleillement, par exemple, un parc d’attractions peut très rapidement se munir des ressources nécessaires pour faire face à un achalandage accru. Ces processus centralisés et automatisés permettent une plus grande efficacité et un gain de temps considérable pour les responsables qui peuvent se concentrer sur l’essentiel de leur mission : la gestion de l’humain. Pour les travailleurs, la solution numérique et automatisée assure une expérience employé sans irritant.  

Source : Merinio

Selon Stéphanie Fissette, enseignante et conseillère en ressources humaines, spécialisée dans le domaine touristique, une expérience client optimale va de pair avec une expérience employé sans faille. Les conditions de travail ont un impact sur la rétention, la mobilisation et la fidélisation du personnel. Elle permet, entre autres, de limiter le roulement des équipes qui pose des problèmes de formation, et de réduire le désengagement ou la démotivation qui ont une incidence sur l’expérience des visiteurs. 

Être à l’avant-garde des technologies et trouver des solutions innovantes en réponse aux enjeux présents, n’est-ce pas la clé du succès d’une entreprise ? 

Image à la une : Maxim Hopman de Unsplash

Cet article fait partie du cahier des perspectives touristiques 2022 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Technologies

Faites fleurir vos données

Une culture de la donnée

L’industrie touristique, composée d’une forte majorité de petites et de très petites entreprises, accuse un certain retard en matière de collecte et d’analyse de données.

Pourtant, les organisations qui reposent leurs décisions stratégiques sur des chiffres et des profils solides deviennent plus compétitives puisqu’elles sont en mesure de :   

  • personnaliser l’offre en fonction des types de clientèle; 
  • améliorer le produit et en développer de nouveaux; 
  • réduire les irritants pour offrir une expérience sans friction (seamless); 
  • obtenir des informations très utiles pour prendre des décisions rapidement; 
  • miser sur les bons segments de clientèles, au bon moment;  
  • créer des campagnes marketing ciblées et efficaces, en haute comme en basse saison; 
  • augmenter sa performance et ses revenus. 

Une entreprise dont l’ensemble des décisions stratégiques sont guidées par les données implique le développement d’une culture de la donnée à travers les équipes de travail. Cette approche doit ainsi se refléter dans la culture de l’entreprise. Cela se traduit, entre autres, par l’identification d’objectifs mesurables qui seront partagés à l’ensemble du personnel. Bien sûr, les composantes de cette culture doivent avoir un sens pour les employés – améliorer les opérations, faciliter ou rendre plus agréables certaines fonctions, former le personnel à colliger les informations nécessaires, accroître la satisfaction des employés comme de la clientèle, etc.  

Un pas de plus : mutualiser ses données

Le recours à des technologies de collecte, d’analyse et de diffusion peut s’avérer onéreux, surtout pour des petites et de très petites organisations. Bien que la concurrence reste un enjeu sans équivoque dans le partage de données, tenter une collaboration mutuellement bénéfique constitue la meilleure approche dans ce cas. Une telle démarche peut créer des occasions d’affaires, un gain d’efficacité dans sa gestion des opérations et générer des perspectives d’innovation dans son organisation. 

Malgré ces avantages, il existe encore un manque de compréhension sur le potentiel de la mutualisation. Selon une étude menée par la Commission européenne en 2018, les principaux freins au partage de données entre PME sont : 

  • les aspects techniques et les coûts associés;  
  • les zones d’ombre juridiques, notamment sur la propriété des données, leur utilisation et les engagements y étant liés;  
  • le manque de connaissances et de compétences concernant l’utilisation des données et la capacité à en tirer pleinement profit;  
  • les difficultés à leur donner de la valeur et un prix. 

Les entreprises sondées ayant mis en commun leurs données identifient les facteurs de succès suivants à la réussite de la mutualisation : 

  • bâtir un environnement de confiance entre les parties prenantes (garanties de sécurité, bonne communication, collaboration étroite entre les utilisateurs pour s’assurer du gagnant-gagnant); 
  • favoriser une compréhension claire des besoins en donnant des exemples d’utilisation des données;  
  • créer des partenariats avec une organisation tierce qui possède des compétences en matière de mutualisation de données; 
  • mettre en place des mécanismes simples et faciles à utiliser; 
  • instaurer un cadre légal transparent en matière de protection des données personnelles et de propriété intellectuelle. 

 La réalité des entreprises du secteur touristique rend difficile la question du partage des données. En effet, la multiplicité des PME engageant des acteurs variés et ayant des champs d’expertise et intérêts différents complexifie certainement la tâche. S’inspirer d’un secteur d’activité connexe qui comporte des enjeux similaires et qui a développé une expertise en matière de mutualisation peut s’avérer judicieux.   

S’inspirer du secteur des arts et de la culture au Québec

Au cours des dernières années, divers organismes culturels québécois ont engagé des projets numériques visant à recueillir et à analyser des données du secteur, afin d’augmenter la connaissance de leurs publics, entre autres. Plusieurs ministères fédéraux et provinciaux encouragent ces initiatives par l’entremise de programmes de subvention. Par exemple, le ministère de la Culture et des Communications (MCCQ) a déployé un plan d’action axé sur les données des publics du secteur culturel. Dans ce contexte, l’organisme Synapse C a été créé pour accompagner les organisations culturelles dans leur transition vers une culture de la donnée, le tout dans une perspective d’intelligence d’affaires. Les entreprises et associations québécoises de ce secteur sont ainsi de plus en plus sensibilisées aux enjeux et aux retombées de la collecte, de l’exploitation et de la mutualisation des données.  

À titre d’exemple, le Conseil québécois de la musique (CQM) a entrepris en 2018 un projet visant à améliorer sa gestion et ses contacts avec son public sur le long terme. Quel jour et à quelle heure doit-on les solliciter? Quel est notre positionnement dans l’offre globale? Ainsi, 14 entreprises du secteur musical se sont prêtées au jeu de la mutualisation, pour augmenter l’intelligence collective et prendre de meilleures décisions stratégiques. Suite à la préparation des données (nettoyage, standardisation, analyse et anonymisation) réalisée par Synapse C, les participants ont été dotés d’un tableau de bord comportant des indicateurs visuels permettant d’obtenir une plus vaste connaissance des publics québécois et de recueillir des indices sur leur concurrence : situation géographique des clientèles grâce aux codes postaux, heure à laquelle les gens achètent les billets, pourcentage de visiteurs qui ne viennent qu’une fois dans la saison (stratégie de fidélisation), etc. Pour en savoir plus, veuillez visionner cette vidéo explicative du projet. 

Source: Youtube / Conseil québécois de la musique 

Regarder passer le train?

Le recours grandissant aux données crée une pression sur les entreprises qui opèrent encore uniquement à l’instinct. Bien que ce dernier soit toujours un allier de l’entrepreneur qui a du flair, les données viennent confirmer, mieux orienter ou infirmer la décision de mise en œuvre d’une idée ou d’un projet. Il peut s’agir d’un exercice complexe pour des entreprises de petite taille. À cet égard, se regrouper et mutualiser ses données peut s’avérer une approche gagnante, surtout dans une optique de coopétition.

Et vous, êtes-vous prêts à partager les vôtres? 

Image à la une : Fauxels de Pexels

Cet article fait partie du cahier des perspectives touristiques 2022 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Gestion

Expériences culturelles : nouveaux modèles d’affaires inspirants au Québec

Au Québec, dès mars 2020, plusieurs organisations ont offert aux aficionados des propositions culturelles riches, bien que totalement gratuites. En période incertaine et dans une perspective temporaire, ces initiatives apparaissaient alors comme une démonstration de générosité et de solidarité, voire de résilience. Par la suite, la survie des entreprises entrait en jeu : l’industrie a compris que passer à travers cette crise inédite nécessiterait d’adapter son modèle d’affaires.

Un nouveau souffle pour la réalité virtuelle

La réalité virtuelle (RV) jouit d’un nouvel élan. En plus de bénéficier de l’arrivée de lunettes plus abordables et de la présence d’une offre de plus en plus diversifiée, elle permet de vivre des expériences immersives à distance.

PHI VR TO GO : une expérience virtuelle à emporter

Avec le confinement, le Centre Phi de Montréal, qui se situe au carrefour de l’art, du cinéma, de la musique, du design et de la technologie, ne pouvait plus permettre la rencontre in situ avec le public. L’équipe du musée a alors proposé un service de location de casques de RV, disponibles en collecte ou en livraison. La formule est simple : une programmation de dix œuvres en RV à dévorer en 48 h dans le confort de son salon. Lorsque les institutions culturelles ont rouvert à l’été 2020, le projet PHI VR TO GO avait un tel succès que le concept a survécu et s’est pourvu d’une seconde programmation. Sécuritaire, personnalisé selon les intérêts des usagers et accessible à tous, le concept s’est même exporté à l’international. Il était ainsi disponible, entre autres, au CENTQUATRE-PARIS.

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Source : PHI VR TO GO

Hoppin’ World, la RV sociale 

Hoppin’ World amène le public à découvrir des régions du Québec à l’aide de vidéos à 360° en réalité virtuelle sociale. La RV sociale permet de se
« téléporter » à plusieurs pour vivre l’émotion sans l’effet d’isolement que peut procurer le casque. Les attraits culturels touristiques sont ainsi valorisés en amont de la visite avec une expérience guidée comportant des vues inédites (ex. être sur la scène à côté du musicien, voler à bord d’un hélicoptère, etc.). Voilà une occasion pour les agences de voyages, par exemple, d’effectuer la promotion des expériences touristiques d’une destination.

Source : Youtube, Hoppin’

Les expériences hybrides

Se sucrer le bec à la maison : la coopétition au service des traditions

À l’annonce de la pandémie en 2020, les cabanes à sucre se sont retrouvées privées de leurs revenus saisonniers. À l’approche d’une seconde saison en confinement, elles ont initié le projet Ma cabane à la maison pour bénéficier d’un appui pécuniaire en 2021.

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Source : Ma cabane à la maison

Les clients devaient choisir en ligne un menu concocté par l’une des érablières participantes. Puis, ils se faisaient livrer ou allaient récupérer leur festin. Un spectacle musical, rassemblant des artistes québécois, était disponible sur une plateforme numérique pour accompagner leur repas composé essentiellement de produits locaux. Le concept a eu un franc succès. Deux mois après le lancement du projet, 500 000 boîtes avaient été commandées. Plusieurs entreprises participantes envisagent de maintenir ce service toute l’année. Un service qui pourrait même se déployer dans d’autres provinces canadiennes. Une belle manière de favoriser le rayonnement culturel québécois !

La réalité mixte (XR) comme parcours hybride

Prologue est une jeune société québécoise qui conçoit des expériences immersives en temps réel basées sur la localisation. Utilisant la réalité augmentée, la vision industrielle et la spatialisation sonore, les contenus XR portables racontent des histoires situées dans des espaces spécifiques, publics ou privés, afin d’étendre l’expérience qu’offrent les attraits et les événements grand public. La pandémie a amené Jonathan Rouxel, PDG & directeur de création de Prologue à pousser sa plateforme de divertissement VoiceTrip™ comme une nouvelle façon de créer des galeries à ciel ouvert permettant de découvrir différents endroits de Montréal de façon ludique, artistique et divertissante.

Source : Youtube, Prologue, VoiceTrip

Un modèle économique mouvant

Catalina Briceno, professeur à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal, insiste toutefois pour dire qu’il y a une absence de modèle économique clair qui émerge, malgré plusieurs essais durant la pandémie de 2020-21. « Certaines pratiques vont rester, la prestation musicale ou le théâtre en ligne, par exemple, ne serait-ce que pour rejoindre un public fan ou auparavant inaccessible ». Selon elle, le public préférera peut-être maintenir une certaine distanciation à court terme. L’anxiété sanitaire sera-t-elle un frein ou un nouveau moteur économique ?

Au MT Lab, ce type de nouveau comportement des usagers est suivi de près par les entrepreneurs. Le succès inattendu de la startup 1point6 en 2020 le montre bien. En 2019, elle s’était totalement dédiée à l’installation d’espaces physiques dans des foires commerciales. En 2020, la compagnie a développé « virtualB », une plateforme de kiosques virtuels 100 % en ligne qui a servi à des échanges commerciaux pour des missions d’export du ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec. Le succès ? La possibilité d’être ensemble sur la plateforme, sans se sentir seul devant son écran.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Produits et activités

Toilettes publiques, ça presse !

Une analyse publiée par le Réseau de veille en 2017 faisait déjà état de la demande croissante et de l’importance de toilettes adéquates dans le contexte touristique. Pourtant, les lacunes des installations sanitaires de plusieurs régions et villes touristiques québécoises ont fait couler de l’encre depuis la saison estivale 2020.

 

 

Des enjeux existants accentués par la crise sanitaire

Parcs municipaux, zones de plein air ou encore places publiques, les espaces extérieurs ont profité d’une grande popularité dans la dernière année alors que les commerces, restaurants, bars et infrastructures sportives, culturelles et de divertissement sont restés fermés la majeure partie du temps. Comparativement à l’Europe qui possède davantage de sanitaires de type autonettoyant, le Canada s’est en moindre mesure équipé de toilettes dans l’espace public. Il a adopté une culture d’installations privées, présentes essentiellement dans les commerces ou les entreprises. Ainsi, les diverses fermetures ont mis en évidence leur insuffisante. Souvent, on déplore aussi de ces lieux leur manque d’hygiène et de sécurité. Or, il s’agit d’éléments essentiels à la nouvelle expérience de voyage dans un contexte de reprise des activités touristiques.

À la chasse aux toilettes

Pour faire face au manque d’infrastructures, certaines destinations ont développé des solutions qui permettent de repérer les toilettes disponibles.

Au Royaume-Uni, un site Web entièrement dédié à leur localisation sur le territoire a vu le jour. La carte interactive Lockdown Loo a été conçue à l’origine pour localiser les installations sanitaires ouvertes durant les mesures de confinement. La plateforme est par la suite devenue Loocations.com et fonctionne sur une base collaborative. Elle propose aux visiteurs et usagers de partager en ligne les endroits où des toilettes sont accessibles et d’en donner une description : informations générales sur le lieu, heures d’ouverture, accès pour les personnes à mobilité réduite, etc.

Source : Loocations UK

Des applications ont aussi été créées pendant la pandémie. Développée par la startup nantaise Urban Services, en France, Ici Toilettes permet aux citadins de trouver les toilettes les plus proches grâce à la géolocalisation. Outre la difficulté d’accès et la salubrité des lieux, les fondateurs de l’application ont fait certains constats, dont les coûts élevés pour la construction et l’entretien de ces infrastructures. La startup a alors lancé une campagne de collecte de fonds pour démarrer un projet qui répond à tous ces critères. L’idée est de trouver des partenaires privés comme des bars ou des restaurants, qui, en échange d’une rémunération mensuelle de la part des municipalités, ouvriront les portes de leurs installations sanitaires. De son côté, l’utilisateur peut accéder gratuitement à ces toilettes situées à proximité.

Ainsi, son fonctionnement se base sur trois entités : les pouvoirs publics, les utilisateurs et certains collaborateurs. La rémunération apportée par les autorités est redistribuée équitablement entre les partenaires restaurateurs, plusieurs associations ayant des objectifs communs et Urban Services.

Source : Ici Toilettes

D’ici 10 ans, le projet vise à s’étendre à l’ensemble des villes françaises de plus de 20 000 habitants. Depuis déjà plusieurs années, il existe un programme similaire pour les commerces de l’Allemagne et de la Suisse qui s’intitule Nette Toilet. L’utilisateur peut télécharger une application qui localise les toilettes faisant partie du programme.

 

Et l’hygiène, dans tout ça ?

D’après un rapport du Centre de collaboration nationale en santé environnementale, la pandémie ne devrait pas justifier la fermeture totale ou partielle des toilettes publiques. On y dévoile l’importance d’accorder à ces installations un entretien régulier et accompagné de protocoles renforcés, et ce, pour lutter contre la transmission bactérienne en général. Ces infrastructures sont aussi bien indispensables pour les travailleurs sur la route que pour les personnes se trouvant dans des situations précaires ou de handicap.

L’hygiène est devenue un facteur inconditionnel à la reprise des activités. D’après une étude menée par Léger à l’été 2020 auprès des visiteurs du Quartier des spectacles de Montréal, la désinfection de certains lieux comme les toilettes après chaque passage fait partie des mesures les plus rassurantes (82 %) pour participer à des activités culturelles dans le quartier. De plus, avoir des installations sanitaires propres et accessibles permet aux passants de se laver les mains fréquemment et de lutter contre le phénomène des « toilettes sauvages ».

Des toilettes connectées, propres et sans attente 

Pour assurer des standards de propreté et proposer une expérience efficace, plusieurs villes ont recours à la technologie.

L’aéroport de Narita, au Japon, ainsi que l’aéroport d’Atlanta, aux États-Unis, se sont dotés de toilettes connectées fabriquées par la firme TOTO. La technologie utilisée permet de récolter des données sur le nombre de personnes en attente et de connaitre la quantité de toilettes disponibles aux usagers depuis l’entrée. Des capteurs permettent aussi de surveiller le volume de savon des distributeurs et d’obtenir des renseignements sur l’état de propreté générale des infrastructures. Pour les employés de l’entretien, l’utilisation de ces données permet une gestion des opérations et de l’achalandage plus efficace. Les usagers, de leur côté, bénéficient d’un service irréprochable. C’est la première image qu’ils auront de cette destination : hygiène impeccable et gestion exemplaire.

Source : TOTO USA

Inclure les toilettes dans l’expérience touristique 

À Tokyo, de nouvelles toilettes publiques attirent les regards. Conçues par des architectes de renom, ces infrastructures futuristes transparentes ont été installées à l’occasion des Jeux olympiques de 2020. Destinées à la fois aux touristes et aux résidents, la mission est double : marier une nécessité d’ordre public avec la performance artistique. La configuration du lieu promet une expérience sécuritaire à ses usagers. En effet, avant d’y pénétrer, ces derniers peuvent s’assurer de la disponibilité et de la propreté des toilettes. Une fois verrouillées, les vitres s’assombrissent.

Source : CBC

Depuis 2016, l’entreprise québécoise Les Cabinets se spécialise en blocs sanitaires expérientiels dans les événements, les galas ou en contexte corporatif. Mêlant ambiance olfactive et sonore, ces toilettes haut de gamme assurent propreté et service irréprochable. La qualité de l’expérience client, essentielle à la reprise du tourisme de demain, est au cœur de la démarche.

À chacun sa toilette

Qu’il s’agisse d’une implantation dans l’espace public, dans une entreprise privée ou encore dans un événement, plusieurs solutions existent et peuvent répondre à tous types de besoins et de budgets.

Concevoir des toilettes publiques innovantes, c’est aussi ce qu’ont choisi de faire plusieurs startups. C’est le cas de Madame Pee, une jeune pousse française, qui a commercialisé les premiers urinoirs pour femmes dès 2019. Ceux-ci répondent à plusieurs objectifs : hygiène, intimité, ergonomie, écologie et efficacité. Si, dans les premiers temps, ces urinoirs étaient déployés dans certains festivals, de nouveaux modèles se sont adaptés au contexte urbain.

Toujours en France, Ecosec propose les toilettes MADA. Le projet s’inscrit dans le mouvement de l’économie circulaire. Ces toilettes sèches sont dotées d’un système qui permet de revaloriser l’urine en engrais. Par la suite, ce fertilisant naturel est vendu aux agriculteurs locaux. Le système fonctionne entièrement sans électricité, ne dépend pas des réseaux d’eau des municipalités, et son coût est inférieur à celui des toilettes chimiques traditionnelles. La vidéo suivante illustre le concept.

https://www.youtube.com/watch?v=7gJszaYbeUc

Chaque année depuis 2010, le concours Canada’s Best Restroom propose à l’assistance d’élire par vote les meilleures toilettes au Canada. Et vous, êtes-vous prêt pour concourir l’année prochaine ?

 

Source de l’image à la une : Freepik

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Gestion

L’innovation, qu’est-ce que ça veut dire pour mon entreprise ?

Les mesures sanitaires mises en place pour contrer la COVID-19 ont forcé les organisations à s’adapter constamment et à faire preuve de créativité pour ajuster leur modèle d’affaires. L’innovation s’est invitée au sein des entreprises touristiques québécoises et doit demeurer bien présente en vue de la reprise imminente et de la compétitivité à plus long terme. À l’occasion des Assises du tourisme 2021, Martin Lessard, directeur général du MT Lab, a répondu à l’appel pour démystifier l’innovation : trouver des solutions technologiques concrètes, intégrer l’innovation dans ses processus et la mettre en valeur au sein de l’entreprise.

Au fait, qu’est-ce que l’innovation ?

L’innovation réside dans l’apport de changements ou d’améliorations dans les processus. Lorsque survient une rupture, ou quand le contexte change, des solutions apparaissent pour répondre à un besoin. Parfois jugée abstraite et souvent associée à l’utilisation de la technologie, l’innovation peut toutefois être très simple, se trouver dans les petites choses et proposer des solutions concrètes. La NANA (Navette Nature) constitue un bel exemple de remède à un besoin sans nécessiter l’usage de la technologie : offrir un accès en transport en commun aux parcs de la Sépaq.

Le rôle de la pandémie : entre rattrapage technologique et occasions d’affaires

Les crises sont un terreau fertile à l’innovation. La pandémie de la COVID-19 a agi comme un accélérateur et a fait faire un bond technologique à l’industrie touristique. Des outils tels que le code QR ou le NFC ne sont pas inédits. En revanche, l’innovation réside dans leur nouvel usage, associé à un contexte opportun. Ainsi, une décennie plus tôt, face à une pandémie, l’industrie n’aurait pas eu recours à ces outils, quand bien même ils existaient déjà. Qu’il s’agisse de payer sans contact ou de feuilleter un menu de restaurant sur son cellulaire, c’est l’utilisation facilitée (les appareils photo sont aujourd’hui capables de lire un code QR) et le contexte sanitaire où le sans contact devient essentiel, qui font que l’innovation trouve sa place. Des startups comme My Smart Journey ou Stimulation Déjà Vu ont développé avant la crise des solutions qui répondent en fait au contexte sanitaire actuel et s’intègrent bien dans un parcours client redéfini. La première permet de déployer rapidement de l’information multimédia en utilisant des technologies sans contact, et la deuxième recourt aux odeurs pour véhiculer des messages sur un lieu, ce qui peut apparaitre comme une manière de rassurer et de réduire l’anxiété.

L’innovation technologique est-elle accessible pour les entreprises ?

La pandémie a rendu évidentes l’utilité et la pertinence de la technologie dans nos vies. Elle fait à présent partie intégrante de nos habitudes, dont certaines vont rester. Ainsi, les entreprises n’ont d’autre choix que d’emboiter le pas. Toutefois, si l’innovation technologique peut être accessible à toutes les entreprises, elle va de pair avec une connexion internet stable. Celle-ci se fait encore à deux vitesses dans certaines régions.

L’innovation, un état d’esprit

Poursuivre son chemin aux côtés d’une startup

Travailler avec une startup, c’est penser différemment. Les jeunes pousses fonctionnent par projet et sont très agiles. Allégées de certaines procédures bureaucratiques, elles ont la capacité de tester à la manière d’un projet pilote, et d’apprendre de leurs bons coups et de leurs échecs. Elles se trouvent au début de leur processus entrepreneurial et sont donc souvent à la recherche de clients. Ainsi, elles ont la capacité de s’adapter aux besoins de ces derniers et de développer une solution sur mesure. Faire appel à une startup peut dès lors permettre de répondre à des demandes très concrètes. Par exemple, Merinio propose une solution automatisée, simple et rapide pour la planification et le recrutement des employés dans une ère de pénurie de main-d’œuvre. De son côté, Piecemeal permet d’optimiser les commandes des restaurants en fonction de leur approvisionnement et de leur menu.

Le virtuel : des utilisations concrètes

Le virtuel est sur toutes les lèvres ces derniers temps. Trouver de nouvelles occasions d’affaires, aller chercher des clients à distance et simplifier la vie des entreprises dans ce nouveau contexte, c’est ce que certaines startups ont développé. Hoppin’ World propose la visite de lieux par la réalité virtuelle sociale. À l’avant-garde, elle offre ainsi aux régions touristiques l’occasion de rendre disponible une bulle collective, soit un environnement virtuel à 360° qui peut être fréquenté par l’utilisateur mais aussi par d’autres individus (amis, famille, etc.). Dans un contexte d’affaires, cette technologie permet la visite de centres de congrès, ou encore de la destination, le tout sans avoir à se déplacer. L’entreprise Happy Hotel offre des solutions de formation à distance par la réalité augmentée, qui permettent de contourner les contraintes sanitaires. Profiter de l’agilité d’une startup en tant qu’entreprise peut ainsi s’avérer bénéfique.

Source : Youtube, Hoppin’

Faciliter la rencontre entre l’idée et le marché

Pour laisser place à l’innovation, il est très important de consacrer du temps à l’écoute des solutions qui sont proposées afin d’être prêt à répondre aux nouveaux besoins des visiteurs au moment opportun. Il ne s’agit pas de bondir sur toutes les innovations, mais bien de guetter celles qui rentrent en adéquation avec son besoin.

Collaborer pour innover collectivement

« Lorsqu’on est proche de la ruche, on a accès au miel. »

Martin Lessard, Assises 2021

Au Québec, il existe plusieurs pôles d’innovation, le MT Lab en est un exemple. L’un des avantages de ce type d’organismes est de faciliter le maillage entre des startups et diverses organisations, car l’innovation d’une entreprise provient aussi de l’externe. On parle alors du concept « d’innovation ouverte ». L’écosystème qui gravite autour de ces pôles constitue des ressources précieuses avec lesquelles il est possible de collaborer pour intégrer l’innovation dans ses activités : « Lorsqu’on est proche de la ruche, on a accès au miel. » (Martin Lessard, Assises 2021).

Et le retour sur l’investissement ?

Avant de développer un projet innovant, les entreprises devraient se questionner à propos de sa rentabilité. Selon Martin Lessard, il est important de se demander si la solution fera économiser du temps, si elle rapportera de l’argent ou si elle permettra aux employés d’exécuter davantage de tâches. Qu’importe qui est responsable de l’innovation dans l’organisation, l’essentiel est de communiquer les opportunités à son équipe. Après tout, nous sommes tous des gestionnaires de l’innovation. Et vous, l’êtes-vous ?

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Le 27 mai dernier se tenaient les Assises du tourisme, un événement du ministère du Tourisme, organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Pour la première fois depuis 15 ans, ce grand rassemblement se déroulait virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19. L’objectif consistait à actualiser les connaissances des acteurs de l’industrie et d’échanger sur des thèmes communs qui permettront d’orchestrer la relance ensemble.  

Pour accéder aux autres contenus liés à l’événement, veuillez cliquer sur le titre qui vous intéresse : 

Image à la une : Freepick

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Produits et activités Technologies

L’amélioration de l’expérience client par la technologie

Selon une étude menée à la fin septembre 2020 pour Amadeus auprès de 6000 voyageurs en France, en Allemagne, en Inde, à Singapour, au Royaume-Uni et aux États-Unis,quelqu84% d’entre eux déclarent que la technologie leur redonnerait confiance aux voyages en répondant à leurs inquiétudes (peur d’attraper le virus, quarantaine imposée par le gouvernement, peur de rester bloqué à l’étranger)L’enquête révèle aussi les trois principaux avantages de la technologie recherchés par les touristes internationaux : réduire l’attente et l’afflux de gens dans les espaces publics (38%), limiter les contacts (31%), protéger les données financières et les informations personnelles (31%). Pour plus de détails, veuillez consulter l’infographie suivante 

Des outils technologiques pour améliorer la confiance des voyageurs 

Diffuser et communiquer l’information

La communication est essentielle afin d’informer les visiteurs des mesures sanitaires en vigueur ou encore de la modification ou de l’annulation d’une réservation. Certains outils technologiques interviennent comme facilitateurs communicationnels et permettent aux entreprises de mieux gérer leurs demandes clients. C’est le cas de LoungeUp, dans le secteur de l’hébergement touristique, qui a amélioré son outil pour centraliser et personnaliser toutes les conversations et les requêtes clients. Cela a pour effet d’augmenter la réactivité du personnel hôtelier et d’agir ainsi sur la satisfaction et la fidélisation des invités.   

 Planifier son voyage 

Des outils technologiques comme Hoppin’ ou TravelworldVR permettent aux visiteurs de se projeter dans la destination avant de s’y rendre, grâce à la réalité virtuelle. D’autres, tel le bracelet Connect and Go ou encore le système de files d’attente virtuelles Filotomatix au Parc Astérix, en France, contribuent à une meilleure planification des déplacementsPar ailleurs, plusieurs organisations ont instauré un système de réservation de plage horaire pour éviter que se forment des attroupements. Voilà une avancée qui répond aux exigences sanitaires tout en procurant une expérience améliorée, sans attente ni foule. 

Dans une perspective de relance, ces outils sont d’autant plus intéressants : en plus de rassurer les vacanciers, ils bonifient l’expérience client.

Dans une perspective de relance, ces outils sont d’autant plus intéressants : en plus de rassurer les vacanciers, ils bonifient l’expérience client. Un bracelet connecté centralise les transactions monétaires et les commandes, et de son côté, une plateforme de gestion des flux favorise une meilleure fluidité du parcours. Les files se font virtuellement et les visiteurs peuvent mettre à profit leur temps tout en évitant les foules. 

L’expérience client sans contact : un pilier de la relance 

 De l’expérience physique à l’expérience virtuelle ou hybride 

Selon un sondage Léger réalisé au début de l’été auprès des visiteurs du Quartier des spectacles, 54% des répondants étaient enclins à participer à un festival une fois le confinement levé. Ce chiffre atteignait même 71% si l’on s’intéressait aux visiteurs de moins de 34ans. Du même souffle, les trois quarts ayant visionné des prestations en ligne n’avaient pas l’intention de privilégier ce mode d’écoute si le retour en salle était possible.  

Cela dit, les expériences virtuelles et hybrides répondent à d’autres enjeux intéressants dans un contexte de relance : 

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Un parcours client revisité

La pandémie a eu pour effet de populariser à nouveau des outils technologiques laissés de côté, comme le code QR, ou encore de propulser l’intérêt pour des technologies numériques sans contact déjà bien utilesD’après une étude menée en juillet 2020 par Blackbox Research auprès de plus de 10000personnes provenant de 17pays, 76% des répondants interrogés disent qu’ils préféreraient voyager dans une destination offrant des expériences sans contact. 

 Dans le secteur de l’hôtellerie, par exemple, un client peut se préenregistrer sur son cellulaire ou à l’aide d’un code QR en arrivant à l’hôtel et ouvrir la porte de sa chambre avec une clé virtuelle. Une fois installé, il bénéficie de services de conciergerie virtuelle utilisant l’intelligence artificielleet se fait acheminer son repas par un robot. S’il sort au restaurant, il peut choisir ses mets sur un menu holographiqueLors de son déplacement en avion, le visiteur a la possibilité de recourir à une nouvelle plateforme sans contact d’identification biométrique. S’il a participé à un événement en ligne, il a donné son opinion instantanément sur la plateforme de visioconférence, ce qui permet une rétroaction post-événement plus riche et davantage d’engagement.  

Intégration des processus sanitaires dans le parcours client 

La pandémie a vu apparaître des dispositifs pour encourager le respect des consignesCertains outils viennent transformer les contraintes sanitaires en éléments ludiques​, interactifs et sécuritaires. Par exemple, un collier de distanciation à la cathédrale de Florence s’illumine et vibre dès que deux personnes sont trop proches, un logiciel interactif de distanciation sociale permet de projeter un faisceau lumineux pour illustrer la distance entre les individus dune file dattente, des applications surveillent la capacité des pubs en Suède ou calculent la distance entre les visiteurs dans les parcs d’attractions 

L’intégration de la technologipeut intervenir à tout moment dans le parcours client. Dans un contexte incertain en matière de déplacements, elle peut agir comme outil de promotion et d’accessibilité dans une perspective durable. De plus, elle a comme effet d’augmenter la confiance et la fidélisation des visiteurs. Si elle est une clé certaine à différents niveaux pour tout gestionnaire d’entreprise touristique, il est essentiel d’avoir en tête que l’humain étant un animal social, il faut penser à garder le contact… sans contact. 

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Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

 

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Marketing

Exemples de partenariats inspirants pour la relance touristique

Les partenariats présentés ci-après ont été créés avant ou pendant la crise. Ces collaborations reflètent les défis que les entreprises et les destinations devront relever pour assurer le tourisme de demain.

Développement durable : un pilier majeur du tourisme de demain

Bien que l’environnement ait été temporairement placé au second plan pendant la crise, les objectifs en matière de réduction d’émissions de CO2 et la transition écologique sont au cœur des plans d’action touristiques. Ainsi, la réduction des déchets et l’écomobilité sont des voies porteuses.

Vail Resorts place la barre plus haut en matière de durabilité. L’opérateur de stations de ski a en effet étendu sa collaboration avec PepsiCo à 18 autres stations d’Amérique du Nord. L’objectif d’un tel partenariat est de réduire les déchets et les emballages des boissons et des aliments, ainsi que les gobelets en papier ciré dans les stations, en les remplaçant par des produits PepsiCo compostables ou durables. De plus, le géant de l’agroalimentaire s’impliquera dans divers projets qui s’inscrivent dans le cadre du Commitment to Zero, l’engagement en développement durable de Vail Resorts afin de réduire l’empreinte carbone à zéro d’ici 2030.

En matière d’écomobilité, Impact Factory, appuyé par le centre d’innovation thecamp en France, porte le projet Demoiselle depuis 2017. Il s’intéresse aux zones non desservies par le transport en commun, et notamment au dernier kilomètre parcouru et au tissu urbain à densité faible. Prenant la forme d’une navette modulaire autonome à énergie propre, le projet envisage la mobilité comme un service et fédère de nombreux partenaires (Métropole Aix-Marseille Provence, SNCF, Pôle d’Activités Aix-en-Provence, RATP, etc.).

Le virage local

La pandémie a rendu évidente la nécessité pour les destinations de faire redécouvrir leur territoire à une clientèle locale. Qu’il s’agisse d’incitatifs ou de campagnes promotionnelles misant sur les attraits locaux, plusieurs partenariats s’intéressent à l’accès à la nature ou encore aux micro-excursions.

Marriott Bonvoy, le programme de fidélisation de Marriott International, mise sur un partenariat marketing avec la National Park Foundation (NPF), le partenaire officiel à but non lucratif du service des parcs nationaux américains. L’initiative, qui prend la forme d’un site Internet de réservations et de conseils de voyage, permet aux membres du programme de fidélité de Marriott de profiter de rabais sur les propriétés situées à proximité des parcs nationaux, d’accumuler des points pour le programme de cartes annuelles de ces parcs et des espaces récréatifs fédéraux, ou encore de faire le don de la valeur de ses points de fidélisation à la NPF.

En ce qui a trait à la promotion des aventures de proximité, des organisations de gestion de la destination (OGD) incitent les communautés locales à redécouvrir leur territoire. VisitOslo, en partenariat avec The Trip Boutique, un outil numérique de planification de voyages propulsé par l’intelligence artificielle, propose par exemple des itinéraires personnalisés correspondant aux intérêts, styles et goûts des visiteurs. Dans un contexte post-pandémique, l’offre vise à faire vivre l’expérience de locaux aux visiteurs, en tirant parti des recommandations des résidents. D’un autre côté, la technologie utilisée permet à l’OGD de récolter des données afin de mieux connaître sa clientèle.

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La sécurité avant tout

L’un des changements importants survenus au cours de l’année 2020 est l’importance de la sécurité des visiteurs en matière sanitaire. C’est même devenu un enjeu prioritaire dans le parcours client.

Un partenariat comme celui entre United Airlines, Clorox et Cleveland Clinic, a permis la mise en place de United CleanPlus, un engagement de l’entreprise à mettre la santé et la sécurité au premier plan de l’expérience client, dans le but d’offrir un standard de propreté de pointe. S’entourer d’experts dans le domaine de la désinfection et de la santé, c’est assurer aux clients de voyager en toute confiance.

La capacité d’adaptation et d’optimisation des pratiques 

Technologie 

 La présence en ligne des entreprises touristiques est devenue essentielle à leur survie durant la crise. Les outils technologiques permettent notamment de rassurer les visiteurs, de les fidéliser, de les aider à planifier leurs déplacements et de limiter les contacts.

Hitit, un fournisseur de services aériens et de voyage, et Nella Airlines, une startup brésilienne, ont uni leurs forces pour provoquer une transformation numérique et mettre en place un système compétitif de services aux passagers et de planification opérationnelle (réservation, billetterie, contrôle des départs, gestion de l’équipage, fidélisation, comptabilité, etc.). Le but est d’adapter les services aux passagers.

Les données massives 

Collecter des données sur sa clientèle, c’est s’assurer de mieux la rejoindre en lui proposant du contenu pertinent et personnalisé. Qu’elle passe par l’intelligence artificielle ou la mutualisation de données, une exploitation collective des données aide à concevoir des prestations touristiques et des services adaptés. La donnée peut être vue comme un levier du développement du territoire.

L’OMT et Telefónica, une entreprise multinationale espagnole en télécommunications, travaillent ensemble pour promouvoir l’utilisation efficace du big data et de l’intelligence artificielle dans le secteur du tourisme. Le but est d’aider les destinations à mieux comprendre le comportement des touristes, et de commercialiser leurs produits plus efficacement. Une bonne gestion des données aidera également les destinations à mieux gérer les flux touristiques en accord avec les nouveaux protocoles de santé et de sécurité. Cette collaboration tire avantage de la transformation numérique pour soutenir une reprise durable de l’industrie.

Des destinations qui misent sur les partenariats

Le Singapore Tourism Board (STB) soutient des partenariats diversifiés afin de sortir de la crise. Ceci implique de nombreuses collaborations avec, entre autres, des acteurs gouvernementaux ainsi que des associations et des entreprises touristiques. Le STB forme des alliances dans des domaines aussi variés que l’hygiène, l’aide aux entreprises (partage d’information, plateforme de données partagées, etc.), la croissance et l’innovation (formation), ou encore le tourisme local et l’image de marque (campagne marketing de relance SingapoRediscover).

Collaborer en s’appuyant sur les piliers de la relance du tourisme post-COVID, c’est s’assurer de bâtir des projets et des solutions basés sur de nouvelles habitudes de voyage afin de sortir plus fort de la crise. En effet, durabilité, tourisme local, santé et sécurité et adaptation technologique des pratiques, entre autres, sont à présent des incontournables.

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

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Produits et activités

Des visites guidées virtuelles pour les groupes scolaires

Accéder à des activités éducatives tout en restant dans le confort de sa salle de cours, c’est ce que proposent différents musées cet automne. En effet, les groupes scolaires représentent une clientèle importante pour les musées. Ces derniers doivent innover en adoptant une proposition ajustée tout en limitant les déplacements de groupe. Ces pratiques permettent de sécuriser un accès à l’éducation aux élèves tout en conservant les revenus générés par les groupes scolaires pour les institutions muséales.

Aux États-Unis, plusieurs musées comme le Guggenheim, le Metropolitan Museum of Art, ou encore le Noma proposent depuis peu des visites de groupes guidées et des ateliers artistiques virtuels. Ces nouvelles initiatives, gratuites pour les résidents et payantes pour les autres, permettent de répondre aux besoins des écoles en matière d’activités pédagogiques. De plus, la composante virtuelle atténue les barrières géographiques et rend des expositions disponibles aux écoles des quatre coins du monde. Visiter le Guggenheim dans le confort de sa salle de cours, voilà une belle occasion pour le découvrir !

Adapter son offre et cibler les groupes et la clientèle scolaire, c’est aussi ce que le Musée le Grand Blockhaus de Batz-sur-mer, en France, a choisi de mettre en place. Les deux créateurs de ce musée privé ont développé une exposition virtuelle interactive. L’outil Web comprend une vidéo à 360° de visites extérieure (gratuite) et intérieure (payante) du lieu, guidées et commentées. Les utilisateurs peuvent se promener librement sur la plateforme, cliquer sur les différents objets du musée et y obtenir des informations. Un jeu de piste développé pour les 5 à 12 ans est également disponible.

Source : Musée le Grand Blockhaus

Au Québec

Plusieurs musées de la province ont également adapté leur offre. Notons, entre autres, les initiatives suivantes :

  • Pointe-à-Callière proposera des visites guidées hybrides à partir du 20 octobre. D’abord, les élèves accèderont à une visite virtuelle sur la fondation de Montréal spécialement conçue pour les groupes et animée par un guide. Dans un second temps, ce dernier restera en ligne avec les enfants pour une activité interactive, le tout sur le portail Microsoft Teams.
  • Le Musée de l’Holocauste Montréal a mis au point de toutes nouvelles visites guidées virtuelles s’inscrivant dans les programmes pédagogiques, le témoignage en direct d’un ou d’une survivante ainsi que des ateliers éducatifs en visioconférence.
  • Le Musée de la mémoire vivante de Saint-Jean-Port-Joli offre trois activités virtuelles cet automne, chacune conçue pour des groupes d’âge différents.

 

De telles initiatives viennent bien s’insérer à la programmation scolaire en cette période de rentrée, marquée par de nouvelles manières d’envisager les rassemblements et l’apprentissage.

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Produits et activités

Les nomades numériques… en contexte pandémique

Le concept de « nomade numérique » n’est pas nouveau. Comme le traduit cette analyse publiée par le Réseau de veille en 2015, si leur emploi ne les contraint pas à voyager, mais ne les oblige pas non plus à rester au même endroit, ces professionnels connectés et mobiles font le choix de partir quelques semaines, mois ou années tout en gardant une attache professionnelle à leur lieu d’origine. À l’heure où la relation au voyage a évolué, et où l’on privilégie le télétravail, qu’en est-il du concept de nomade numérique en temps de COVID-19 ?

Le télétravail : nouvelle réalité pendant la crise sanitaire

Une étude de Statistique Canada, réalisée en mai 2020, dévoile que près de quatre travailleurs canadiens sur 10 (38,9 %) occupent un emploi qui peut être effectué depuis la maison. Or, en 2018, seuls 13 % des employés canadiens travaillaient habituellement quelques heures par semaine depuis leur domicile. Un sondage Léger indique que la moitié (50 %) des Canadiens étaient en télétravail lors du confinement à la fin avril. Ces statistiques mettent en lumière l’adaptation rapide du marché du travail canadien.

Le même sondage Léger révèle que 79 % des personnes interrogées aiment l’expérience de télétravail, après avoir expérimenté la flexibilité y étant associée. Une enquête réalisée par la firme VMware Canada publiée le 23 juin indique que six Canadiens sur 10 (59 %) ayant pratiqué le télétravail ces derniers mois préféreraient travailler de la maison plus souvent, voire exclusivement. Quelque 26 % de ces nouveaux télétravailleurs ne souhaitent pas un retour in situ dans les conditions d’emploi en vigueur avant la COVID-19.

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Source : Journal de Québec

Des offres de nomadisme

En réponse à cette nouvelle réalité, diverses offres de travail délocalisé ont vu le jour ces dernières semaines. Les nomades numériques constituent de moins en moins un marché de niche. En effet, un nombre grandissant de gens pense à sortir de la ville pour travailler dans des destinations alliant nature et bien-être.

Des propositions variées sont dorénavant disponibles pour les télétravailleurs, dans leur propre pays ou à l’étranger.

Télétravail à l’étranger

Désireuses de rendre attractif leur territoire à nouveau, certaines destinations comme la Barbade ou l’Estonie ouvrent leurs portes aux nomades numériques. La proposition est tentante : disposer d’outils numériques performants permettant de rester en contact avec l’employeur tout en profitant d’un environnement qui s’apparente à celui des vacances.

  • Certains pays proposent maintenant un visa pour venir télétravailler sur leur territoire. Afin de stimuler l’économie locale qui souffre de l’absence de touristes, la Barbade invite quiconque pouvant travailler en mobilité à venir s’y installer pendant un an grâce au visa « Barbados Welcome Stamp ». En Estonie, le « Digital Nomad Visa » possède des caractéristiques similaires.
  • Pour les Québécois friands de tout-inclus, la compagnie aérienne Sunwing lance de nouveaux forfaits dans le Sud à compter du 1er novembre 2020. Intitulé « Surclassez votre bureau », le programme présente des séjours de 14, 21 ou 28 nuitées dans plusieurs resorts partenaires en Jamaïque, au Mexique ou encore en République dominicaine. En plus de séjourner dans un hôtel cinq étoiles en bord de mer et de participer à des activités de détente et de réseautage, les nomades numériques bénéficieront d’un accès Wi-Fi dans tout l’établissement et des espaces de travail favorisant la productivité.
  • Certaines agences de voyages réceptives ont lancé une gamme de forfaits de télétravail. C’est le cas de Best Of Tours avec le concept The Real Travel, qui offre aux travailleurs en déplacement la sécurité de dormir dans un logement sélectionné par l’organisme et l’occasion de découvrir un pays et une culture à un rythme lent.

Source : Youtube

Travailler et partir à la découverte de son propre pays 

Actuellement, les voyages internationaux non essentiels ne sont toujours pas encouragés par de nombreux pays, comme le Canada, et la population n’est pas à l’abri d’une deuxième vague de COVID-19 cet automne. De plus, une quatorzaine est encore obligatoire dans certains pays. Des destinations choisissent alors de miser sur les télétravailleurs locaux et espèrent ainsi attirer un nouveau segment de clientèle.

  • En France, Pierre & Vacances s’adapte au nomadisme et déploie dès cet été un séjour pour les télétravailleurs. Destiné à être pérennisé, le produit est pour l’instant en rodage par une sélection de « bêta-testeurs ». En effet, le projet a été développé en cocréation avec les clients et les employés, et le groupe espère apporter des améliorations à l’offre afin qu’elle soit optimale.

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Source : T.O.M

  • Au Vermont, Jay Peak Resort s’adapte également avec sa campagne Relocation Vacation en suggérant aux visiteurs des séjours prolongés (location au mois) afin de profiter à la fois d’un style de vie propre à la région et d’activités familiales comme le golf ou la piscine.
  • Développer des espaces de travail partagés afin d’encourager l’attractivité du lieu, c’est ce que mettent de l’avant des élus dans les Pyrénées catalanes. Ce territoire rencontre des enjeux comme la saisonnalité des activités ou la mobilité des populations. En 2018, une étude visant à créer un réseau de tiers-lieux — tels que les espaces de coworking — a été réalisée par la collectivité. La crise liée à la COVID-19 a engendré une certaine réorganisation forcée du travail. C’est pourquoi le projet prend d’autres perspectives en transformant les difficultés du territoire en atouts : libérer les habitants de l’isolement et accueillir des néoruraux en télétravail désireux de se rapprocher du plein air et de la montagne.
  • Au Québec, le Massif de Charlevoix proposera dès décembre 2020 des forfaits alliant productivité, quiétude et activités de plein air. Que ce soit pour quelques jours, quelques mois, voire une année au complet, les Québécois pourront installer temporairement leur bureau dans une télécabine ou dans une salle de cotravail et profiter des joyaux naturels et gastronomiques de Charlevoix. Une connexion internet à haute vitesse ainsi qu’un service de gardiennage pour les enfants sont au programme.

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Source : Le Massif de Charlevoix

Le télétravail, nouvelle norme post-COVID ?

L’industrie a compris qu’il était impératif de s’adapter aux changements forcés en matière de pratiques professionnelles et à un nouveau mode de vie et de voyage. On peut toutefois se poser la question à savoir dans quelle mesure le travail à distance va s’imposer à long terme. Selon le sondage de VMware Canada, seuls 22 % des Canadiens interrogés ont eu la confirmation que les arrangements de travail mis en place pendant la COVID-19 s’établiraient de manière pérenne. Voilà qui témoigne des changements importants dans l’approche avec laquelle les employeurs envisagent la relation professionnelle, bien que le télétravail se confronte à des enjeux comme la sécurité des données et des réseaux, ainsi qu’au sentiment d’appartenance à une équipe.

 

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Segments de clientèles

Les millénariaux québécois… dans une destination près de chez vous

Les résultats présentés dans cet article proviennent de l’enquête Vividata menée auprès de 39 039 Canadiens âgés de 18 ans et plus dans dix provinces. La collecte s’est échelonnée d’avril à décembre 2018 et d’avril à juin 2019. Étant donné la situation liée à la COVID-19, nous avons retenu les éléments relatifs aux voyages effectués par les millénariaux québécois (nés de 1982 à 2001) dans les 12 mois précédant l’étude.

Qui sont les millénariaux québécois ?

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Quelles activités réalisent-ils en voyage ?

Au Québec, plus de la moitié (56 %) des millénariaux ont rendu visite à des amis ou à de la famille, une proportion moins importante que l’ensemble de leurs compatriotes canadiens (65 %) et ontariens (67 %). Par contre, les millénariaux du Québec sont plus enclins à aller à la plage et à faire de la randonnée et des activités d’aventure que les millénariaux canadiens et ontariens (voir le graphique 1).

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Parmi les modes de transport utilisés par les millénariaux québécois, l’auto (73 %) et l’avion (64 %) s’affichent comme les plus populaires. Les transports en commun ont pour leur part été plus employés par les millénariaux québécois (27 % ont pris le bus et 22 % le train) que par l’ensemble des millénariaux canadiens (bus : 18 % et train : 17 %) et ontariens (bus : 21 % et train : 16 %).

Les millénariaux québécois en vacances au Canada

 Durée du séjour et destination 

Au cours des 12 mois précédant l’enquête, 43 % des millénariaux québécois ayant voyagé au Canada ont effectué un séjour de vacances d’une à trois nuitées et 30 %, de 4 à 7 nuitées. Par ailleurs, la belle province constitue la destination canadienne la plus prisée par les millénariaux québécois (78 %). Près de la moitié (41 %) a également réalisé un séjour en Ontario.

Budget

Quelque 42 % des millénariaux québécois ayant voyagé au Canada ont dépensé moins de 500 $. De plus, les Québécois de la génération X et les baby-boomers sont plus enclins à débourser davantage pour leurs vacances que les millénariaux. En effet, un cinquième des Québécois de la génération X (18 %) et des baby-boomers (19 %) ont accordé un budget de 2000 $ et plus comparativement à 10 % pour les millénariaux québécois (voir le graphique 2).

Type d’hébergement

Lors de leur séjour au Canada, 43 % des millénariaux québécois ont dormi à l’hôtel. La location de maison, le camping et la location de chalet demeurent plus populaires chez les millénariaux que chez la génération X, les baby-boomers et parmi l’ensemble des millénariaux canadiens et ontariens.

Impact de la COVID-19 sur les habitudes de consommation

Le podcast publié par Euromonitor International sur les millénariaux et la génération Z précise que les impacts négatifs de la COVID-19 sur ces groupes d’individus sont particulièrement importants, que ce soit psychologiquement ou financièrement. Aux États-Unis, les millénariaux et la génération Z représentent 46 % de la population. Pratiquement la moitié d’entre eux (49 %) ont subi une baisse de salaire depuis le début de la pandémie. Si la plupart ont déjà traversé des récessions, les plus jeunes d’entre eux ainsi que la génération Z vivent leur première crise. Les entreprises doivent en tenir compte, notamment par des tarifs avantageux et des conditions d’annulation assouplies.

En Ontario, à Sault-Sainte-Marie, on ne pourra pas compter sur les touristes américains cet été ou cet automne comme à l’habitude. La Ville a alors décidé de se concentrer sur les millénariaux ontariens particulièrement friands d’activités de plein air pour cet hiver. Même si cette démarche ne compensera pas les pertes de l’industrie touristique dans la région, ce segment de clientèle semble porteur pour relancer le secteur d’après Travis Anderson, directeur du développement touristique et communautaire à la Ville.

À cause de la pandémie et de l’impossibilité de traverser les frontières, il est probable que les comportements de voyage présentés dans cet article ne reflètent qu’en partie les attitudes qui risquent de se produire cette année. Ainsi, on peut imaginer que le budget et la durée alloués aux vacances intra-Canada soient modulés et s’adaptent à la situation actuelle. Néanmoins, ce profil permet de cerner les préférences de voyages au pays de ces jeunes adultes.

À propos de la méthodologie de sondage

Vividata est un organisme à but non lucratif réalisant depuis 2015 une étude continue à propos des habitudes de consommation des Canadiens. La collecte des données s’échelonne sur 52 semaines et les résultats sont présentés de façon trimestrielle. Les données sont pondérées de façon à assurer la représentativité de la population canadienne.

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