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Portrait des emplois dans les secteurs touristiques en 2023

Le ministère du Tourisme du Québec dévoile un tableau de bord des emplois associés aux secteurs du tourisme pour 2023. Celui-ci offre un aperçu exhaustif des indicateurs clés relatifs à l’emploi dans les secteurs affiliés (divertissements et loisirs, hébergement, restauration, transport et voyages) ainsi que dans les différentes régions québécoises. Parmi les variables présentées, on retrouve notamment les suivantes :  

  • La tendance mensuelle de l’emploi ; 
  • La récupération des emplois depuis 2019 ; 
  • Les rémunérations moyennes ; 
  • La distribution géographique des emplois.

L’état des emplois dans les secteurs associés au tourisme 

En 2023, le nombre d’emplois a connu une croissance de près de 15 % (équivalent à 406 938 emplois) par rapport à 2022. Cette augmentation a été principalement observable en début d’année, avec un pic au premier trimestre, avant de diminuer peu à peu.  

Source : Statistique Canada, tiré du site du Gouvernement du Québec

Le nombre d’emplois s’est presque aligné sur celui de 2019, atteignant 99 % de ce dernier.  

Cependant, cette résurgence n’a pas été uniforme à travers la province ; six régions administratives se sont distinguées en surpassant les niveaux d’emploi de l’époque prépandémique de 2019. En effet, la Montérégie et Laval ont pris les devants avec une récupération de 110 %, suivies par Chaudière-Appalaches à 106 %, l’Outaouais à 105 %, Montréal à 104 %, et l’Estrie à 103 %. Ces chiffres témoignent d’une certaine vitalité et d’une adaptabilité des secteurs touristiques. 

Source : Statistique Canada, tiré du site du Gouvernement du Québec

 

Quelques 40 % des emplois dans les secteurs touristiques sont des postes à temps partiel 

Ce pourcentage équivaut à plus du double de celui observé dans l’ensemble des industries québécoises (19 %). Le secteur de la restauration compte pour plus de la moitié (55 %) de ses emplois à temps partiel. Les régions du Centre-du-Québec et de Chaudière-Appalaches présentent des proportions particulièrement élevées avec respectivement 59 % et 57 %.  

Les salaires augmentent, mais des disparités significatives persistent entre les différents secteurs touristiques et les régions 

Le salaire moyen des emplois dans les secteurs liés au tourisme a grimpé de manière continue depuis 2016, culminant à 24 $ de l’heure en moyenne en 2023. Montréal se démarque avec le salaire horaire moyen le plus élevé à 27 $, tandis que Chaudière-Appalaches présente le salaire moyen le plus modeste à 19 $ de l’heure.  

Qu’en est-il des postes vacants ?  

Le pourcentage de postes vacants passe de 8% au deuxième trimestre, à 5,8% au troisième trimestre de 2023. Cette diminution rapproche les secteurs du tourisme de la moyenne de l’ensemble des industries au Québec, qui est de 4,3%. Malgré cette amélioration, le taux de postes vacants demeure plus élevé que la moyenne annuelle de 2019, qui était de 4,8%. Le secteur des arts, spectacles et loisirs a le taux le plus bas avec 2,5% alors que celui de la restauration enregistre le taux de vacance de le plus élevé (7,1%). En effet, c’est huit postes sur 10 qui proviennent de ce secteur, illustrant une forte demande dans cette branche.  

Source : Statistique Canada, tiré du site du Gouvernement du Québec 

 

Les salaires proposés 

Une tendance positive se dégage : les salaires moyens proposés ont augmenté depuis 2019, passant de 15 $ à 19 $ de l’heure en 2023. Ceci reflète une croissance salariale malgré le contexte économique.  

Cependant, les salaires restent inférieurs de 6 $ à ceux offerts en moyenne dans l’ensemble des industries du Québec. Le secteur de la restauration propose, quant à lui, la rémunération moyenne la plus basse, s’élevant à 17 $ de l’heure (en incluant les postes où les pourboires sont courants).  

Pour plus d’informations et une compréhension approfondie de ces données, veuillez consulter le tableau de bord du ministère du Tourisme du Québec.  

Image à la une : Pexels

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Un été 2023 oscillant entre stabilité touristique et défis économiques

À chaque fin de trimestre, l’équipe de la Chaire de tourisme Transat mène, pour le compte du ministère du Tourisme, une enquête visant à mesurer et à suivre la performance de l’industrie touristique québécoise grâce à son panel La voix des pros. Les résultats clés de cette vague de l’étude (couvrant la période de juillet à septembre 2023) sont présentés ici. Ils suggèrent un maintien de l’achalandage touristique estival par rapport à l’été 2022, malgré un contexte inflationniste, un certain effacement de la clientèle québécoise, ainsi que des défis météorologiques et de main-d’œuvre. 

En comparaison avec l’année précédente, la moitié des entreprises sondées ont observé une hausse de l’achalandage estival (50 %), alors qu’un tiers constatent plutôt une baisse de celui-ci. Les répondants témoignent d’une disparité des observations concernant la clientèle québécoise : le tiers des participants rapportent chacun des mouvements contradictoires (en baisse : 33 % ; stable : 32 % ; en hausse : 35 %). La clientèle française se fait quant à elle plus remarquer, avec 42 % des entreprises signalant une augmentation de celle-ci. 

Les réservations de dernière minute s’affichent plus fréquentes qu’à l’été 2022. En effet, la moitié des répondants ont constaté une augmentation de celles-ci. Par ailleurs, 58 % estiment que les conditions météorologiques ont eu un effet négatif sur l’achalandage. 

Le quart des répondants qui offraient des postes saisonniers estivaux n’ont pas réussi à tous les combler.  

La hausse du chiffre d’affaires chez la moitié des entreprises sondées (49 %) est contrebalancée par l’augmentation significative des coûts d’opération (81 %) et des salaires (89 %), en résultant une réduction des marges bénéficiaires pour 56 % d’entre elles. Cette situation témoigne de l’inflation généralisée, poussant les entreprises à augmenter leurs tarifs (69 % d’entre elles).

En ce qui concerne le prochain trimestre, près de la moitié des répondants (45 %) s’attendent à un niveau d’achalandage similaire à celui de la fin de 2022, 30 % anticipent une diminution, et 25 % prévoient une augmentation. L’enthousiasme limité des entreprises peut être attribuable à une forme d’incertitude économique, ainsi qu’à une prudence générale face à la variabilité de l’achalandage observée. Ces résultats suggèrent que les entreprises doivent naviguer dans un environnement où la flexibilité et l’adaptation sont cruciales pour maintenir la rentabilité face à des facteurs externes fluctuants comme les conditions météorologiques et l’inflation.  

Source: création en interne 

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique !  

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes. Vous courrez la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue au mois de janvier 2024. 

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Performance

Un début d’année 2023 performant pour les entreprises touristiques

À chaque fin de trimestre, l’équipe de la Chaire mène, pour le compte du ministère du Tourisme, une enquête visant à mesurer et à suivre la performance de l’industrie touristique québécoise grâce à son panel La voix des pros. Les résultats clés de cette vague de l’étude sont présentés ici (de janvier à mars 2023). 

La reprise touristique continue de s’accélérer, et ses bénéfices ont été observés par les répondants lors de la saison touristique hivernale. Les visiteurs sont ainsi jugés plus nombreux qu’à l’hiver 2022 : plus des trois quarts des entreprises sondées (77 %) mentionnent un achalandage touristique plus élevé durant le premier trimestre de 2023. Les répondants remarquent d’ailleurs un retour progressif des visiteurs provenant des marchés éloignés : près d’une entreprise sur deux juge que les Français, les Américains et les Canadiens (hors Québec) sont plus nombreux qu’à l’hiver précédent. Cette tendance à la hausse se maintient depuis la dernière année ; elle a été observée à l’été comme à la fin de l’année 2022. 

La grande majorité des entreprises estime également que leur performance financière est plus appréciable qu’avant. Leur chiffre d’affaires est jugé à la hausse par 73 % d’entre elles, comparativement aux mois de janvier à mars 2022. Une proportion un peu plus faible (56 %) estime que les dépenses touristiques de leurs visiteurs ont augmenté, suggérant que l’inflation généralisée et la montée des prix ont pu contribuer elles aussi à l’augmentation du chiffre d’affaires des entreprises. Les données colligées lors de l’enquête n’informent toutefois pas sur l’état des marges bénéficiaires des entreprises.  

Sans doute de plus en plus confiantes envers la reprise touristique, plus de la moitié des entreprises (58 %) a toutefois indiqué avoir augmenté son budget d’investissement entre l’hiver 2022 et celui de 2023. 

À travers cette enquête, les panélistes ont également la chance de soumettre des questions à leurs pairs. Une question portant sur les pratiques durables et responsables déployées par l’industrie révèle que plus des deux tiers des répondants disent avoir intégré certains principes de développement durable au sein de leur organisation. Les actions de promotion et de marketing sont les plus populaires pour le moment, notamment la communication des bonnes pratiques adoptées (68 % des répondants). 

Les prévisions d’achalandage pour le 2e trimestre de 2023 sont positives : plus de la moitié des organisations sondées (60 %) entrevoient une hausse par rapport à 2022. 

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois de juillet. 

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Gestion Performance

Faites entendre votre voix !

Vous êtes entrepreneur ou entrepreneuse, gestionnaire ou personne passionnée travaillant dans l’industrie touristique au Québec ? Nous souhaitons dialoguer avec vous ! 

Influencez les programmes d’aide et les politiques publiques en lien avec le tourisme ! Répondez à de courtes enquêtes, quelques fois par année.  

Pour chaque participation, vous recevrez du contenu exclusif relatif à ces études et vous courrez la chance de gagner de nombreux prix, dont notamment des accompagnements stratégiques personnalisés réalisés par les professionnelles et professionnels de la Chaire. 

En adhérant à La Voix des pros aujourd’hui, vous courez déjà la chance de remporter l’une des deux cartes cadeaux d’une valeur de 100 $ CA offertes par la Chaire (inscription requise avant le 24 avril 2023). 

Rejoignez-nous dès maintenant ! 

 

Pour toute question, communiquez avec nous : voixdespros@uqam.ca 

 

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Performance

Une fin d’année 2022 encourageante selon les entreprises touristiques

La vaste majorité des entreprises sondées estiment que le dernier trimestre de 2022 a été largement plus profitable que la fin d’année 2021. La hausse de l’achalandage touristique au 4e trimestre de 2022 par rapport à la même période en 2021 se reflète dans le chiffre d’affaires des entreprises. Cette tendance, déjà observée durant l’enquête à l’été 2022, se poursuit et témoigne de la relance de l’activité touristique. 

Pour la période des Fêtes précisément, le retour à la normale n’est pas encore complètement constaté. Près de la moitié des entrepreneurs sondés (45 %) constatent que l’affluence de visiteurs est demeurée en dessous des niveaux observés en 2019. Ils estiment néanmoins que les revenus générés sont au-delà de leurs attentes (à 48 %). 

Les enjeux de main-d’œuvre continuent à déstabiliser l’industrie. Au total, six entreprises sondées sur dix qui offrent des postes permanents ont déclaré en avoir au moins un de vacant. Près de quatre entreprises sur dix effectuant des embauches saisonnières avaient pour leur part au moins un poste hivernal vacant. Ces postes sont d’ailleurs en proportion plus difficiles à combler que les postes permanents. 

Enfin, les prévisions d’achalandage pour le 1er trimestre de 2023 sont largement positives ; plus de la moitié des organisations sondées envisagent une hausse par rapport à 2022.  

Cette enquête trimestrielle est rendue possible grâce aux entreprises membres de notre panel La Voix des pros. Nous avons besoin de votre voix afin de suivre la performance de l’industrie touristique ! 

Rejoignez-nous et répondez à nos enquêtes, tout en courant la chance de remporter des prix de participation ! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel, en répondant d’abord à quelques questions. La prochaine enquête est prévue pour le mois d’avril. 

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Performance Ressources humaines

Pénurie de main-d’œuvre : impacts sur la clientèle touristique

De nombreux voyageurs québécois vivent des expériences touristiques problématiques qui découlent de la pénurie de main-d’œuvre. Pour une deuxième année consécutive, la Chaire de tourisme s’est intéressée à cet enjeu et documente ce phénomène grâce à son enquête annuelle. Voici ce que nous apprennent les résultats. 

Quelque 51 % des répondants ayant voyagé au Québec à l’été 2022 ont vécu des situations irritantes liées à la pénurie de main-d’œuvre. Cette donnée est relativement stable par rapport à l’été 2021 (49 %).  

Quelque 51 % des Québécois ont vécu des situations irritantes liées à la pénurie de main-d’œuvre à l’été 2022.

Parmi ceux-ci, un certain profil de voyageurs se démarque. Voici quelques particularités qui se dégagent de ce profil :  

-25 % d’entre eux appartiennent au groupe des 25-34 ans (contre 17 % des répondants n’ayant pas été affecté par le manque de personnel) ; 

-37 % considèrent les voyages comme une dépense prioritaire dans leur budget (contre 27 %) ; 

-58 % sont des femmes (contre 47 %) ; 

-66 % considèrent que les voyages jouent un rôle important pour leur santé mentale (contre 57 %). 

D’un point de vue sociodémographique, les femmes ainsi que les gens âgés de 25 à 34 ans semblent avoir vécu plus souvent que les autres répondants des situations irritantes en lien avec la pénurie de main-d’œuvre à l’été 2022. Deux hypothèses sont possibles ; ces groupes peuvent avoir été exposés plus fréquemment à de mauvaises expériences ou peuvent être plus sensibles aux situations négatives.  

De plus, ces répondants pourraient avoir été davantage bouleversés par le manque de main-d’œuvre en raison de l’importance qu’ils accordent au voyage ; ce dernier représente une dépense prioritaire dans leur budget et joue un rôle important pour leur santé mentale. 

La diminution des services offerts, la réduction des heures d’ouverture et les longues files d’attente figurent parmi les éléments ayant le plus affecté la qualité des expériences touristiques des voyageurs québécois à l’été 2022. Le stress chez les employés semble avoir incommodé une plus forte proportion de voyageurs l’été dernier par rapport à 2021. 

Un peu plus de 80 % des voyageurs québécois ayant vécu des irritants en lien avec la pénurie de main-d’œuvre à l’été 2022 jugent que cela a affecté leur expérience touristique. Cette proportion est plus élevée qu’à l’été 2021 (75 %). Quelque 29 % des répondants ayant vécu des irritants en lien avec le manque de personnel considèrent que ces situations auront un certain impact sur leur intention de visiter à nouveau la destination. Cette donnée représente une hausse par rapport à l’été 2021 (23 %). 

À la lumière de ces informations, la pénurie de main-d’œuvre pèse toujours sur l’expérience client des visiteurs au Québec ainsi que sur l’image de la destination. Les difficultés observées par la Chaire de tourisme Transat l’année dernière ne se sont pas encore résorbées. Comment remédier à cet enjeu qui risque de créer un bris de connexion entre les visiteurs et les entreprises touristiques visitées ? 

Image à la une : Unsplash

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.  

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Quand le plaisir de voyager l’emporte sur les freins

Mais, au grand dam du célèbre séducteur, voyager exige plus d’efforts qu’avant ! C’est, du moins, l’avis de près des 2/3 des voyageurs québécois sondés par la Chaire de tourisme en novembre 2022. Les délais d’attente de plusieurs jours devant les bureaux de Passeport Canada à l’été 2022 ou encore la situation chaotique vécue à cette même période dans de nombreux aéroports à travers le monde en sont des exemples probants. 

Une reprise bien sentie

À l’automne 2022, Destination Canada estimait que le pays était en bonne posture pour que le tourisme d’agrément renoue, en 2024, avec les résultats de 2019. Ceux du marché intérieur devraient être atteints en 2023. Si la tendance se maintient, les dépenses des voyageurs américains au pays dépasseront celles de 2019 en 2024. Les revenus provenant des autres marchés étrangers pourraient tarder jusqu’en 2026 pour se rétablir complètement. Parmi les causes de ce retard anticipé, mentionnons, entre autres, la récession économique en Europe, les mesures particulières imposées aux Chinois pour entrer au Canada et les réticences de certains marchés asiatiques à reprendre les voyages à l’international.  

La firme en intelligence d’affaires Skift évalue aussi que la plupart des régions du monde sont en voie de retrouver les niveaux de performance de 2019, avec l’Amérique du Nord en tête et l’Asie-Pacifique en queue de peloton. Les secteurs d’activité qui s’en remettent le mieux sont ceux des locations de vacances et de l’hôtellerie. Le transport aérien peine toutefois à remonter la pente, notamment à cause de problèmes de logistique et de pénurie de main-d’œuvre. 

Sur le plan des voyages d’affaires, ce sont les petites et moyennes entreprises (PME) qui contribuent le plus à la reprise du secteur. La plus grande société en gestion de voyages d’affaires, Amex GBT, évalue que les réservations effectuées au 3e trimestre de 2022 par les PME représentaient 80 % de celles enregistrées en 2019, soit 19 points de pourcentage au-dessus de celles réalisées par les multinationales. 

Prix à la hausse

La majorité des voyageurs québécois sondés par la Chaire estiment que le contexte économique actuel représente un frein pour les voyages dans les années à venir.  

Bien que les restrictions de voyage soient pratiquement toutes levées et que la pandémie se résorbe à peu près partout sur la planète, d’autres facteurs pourraient restreindre l’envie de voyager. L’invasion russe en Ukraine crée des tensions géopolitiques et suscite des craintes quant à la stabilité de nombreux pays. Ce conflit a généré une forte augmentation des coûts de l’énergie et ainsi contribué à une inflation galopante.  

Au Canada, l’Indice des prix à la consommation a crû de 6,8 % durant l’année 2022. Il s’agit d’un sommet en 40 ans. À cela s’ajoutent les hausses successives des taux d’intérêt qui créent une forte pression sur les détenteurs de prêts hypothécaires. Cette augmentation du coût de la vie se reflète dans le budget discrétionnaire des ménages. Celui-ci s’érode, et des choix s’imposent quant aux façons de le dépenser. La majorité des voyageurs québécois sondés par la Chaire estiment d’ailleurs que le contexte économique actuel représente un frein pour les voyages dans les années à venir.  

Pénurie de main-d’œuvre

Les enjeux de main-d’œuvre apportent aussi leur lot d’inconvénients. De nombreux voyageurs québécois ont vécu des irritants liés à la pénurie de personnel durant leurs séjours dans la province à l’été 2022. Ces situations ont affecté la qualité de leurs expériences, du moins pour la forte majorité d’entre eux. Et cette problématique n’est pas sur le point de se résorber, compte tenu, entre autres, du départ massif à la retraite des baby-boomers au cours des prochaines années.  

Crise climatique

Huit milliards d’humains se partagent désormais la planète bleue et ses ressources. Ils sont nombreux à pouvoir témoigner de l’augmentation et de l’intensification des changements climatiques et des conséquences qui en résultent. 

Dans un tel contexte, les consommateurs, de plus en plus informés, ne peuvent faire fi de leur empreinte carbone et de leur impact sur le milieu d’accueil. En ce sens, seulement 26 % des voyageurs sondés par la Chaire mentionnent que les changements climatiques les poussent à changer leur façon de voyager. Voilà qui illustre la dichotomie du voyageur entre le bien de la planète et son propre bien-être. Cette donnée doit être incluse dans les réflexions sur la transition durable. 

Forte envie de voyager

Le désir de voyager surpasse les contraintes externes : quelque 89 % des voyageurs québécois envisagent d’effectuer au moins un séjour avec nuitée en 2023. Et cet appétit du voyage n’est pas exclusif aux Québécois. Une étude réalisée pour le compte du groupe Expedia auprès de 11 000 adultes provenant de 11 marchés géographiques, dont le Canada et les États-Unis, révèle que 46 % d’entre eux estiment que les voyages ont une plus grande importance qu’avant la pandémie. 

Source : Unsplash

La flexibilité que permet le télétravail ouvre également de belles possibilités de voyage jumelé à des déplacements professionnels. Il pourrait s’agir d’une avenue qui contribuera positivement aux retombées économiques du tourisme d’affaires.  

Au Québec, 19 % des voyageurs sondés par la Chaire ont effectué un déplacement professionnel d’au moins une nuitée au Québec entre novembre 2020 et 2022. De ce nombre, 34 % ont prolongé leur déplacement d’affaires dans la province pour des fins de loisirs ou d’agrément (bleisure). En 2023, la moitié de ces voyageurs d’affaires (52 %) projette de prolonger un voyage grâce au travail à distance. 

Se faire plaisir

Selon les données colligées par l’organisme Euromonitor International, les consommateurs en 2023 seront friands de nouvelles expériences et d’activités permettant des interactions sociales ; les voyages en font partie. Le concept de bien-être et l’idée de se faire plaisir, de prendre soin de soi et de profiter de la vie semble prendre de l’ampleur.   

Bien que 71 % des voyageurs québécois sondés par la Chaire aiment avant tout découvrir les attraits et activités incontournables, la plupart s’intéresse plus qu’avant aux voyages dans des endroits peu achalandés. La firme Skift souligne que de plus en plus de milléniaux chercheront des expériences de voyage que leurs proches ne connaissent pas. Et cette cohorte démographique, qui devient la plus importante aux États-Unis en termes de nombre et de pouvoir d’achat, exerce une forte influence sur les organisations. 

Source : Unsplash

2023 : un nouveau point de départ ?

Pour se positionner avantageusement, les entreprises touristiques doivent notamment déployer des actions qui montrent leur engagement à développer un tourisme plus durable et responsable sans trop de friction, à prendre soin de leurs employés comme de leur clientèle et à offrir un service impeccable en ligne comme sur place. Les collaborations seront de mise afin de répondre à ces différents impératifs. 

Les cinq grandes tendances formulées par l’équipe de la Chaire de tourisme illustrent les phénomènes observés et qui sont appelés à prendre de l’ampleur au cours des prochaines années. Issues, entre autres, de l’exercice de veille, elles sont aussi documentées par un sondage réalisé en novembre 2022 auprès d’un panel de voyageurs québécois. Ces données toutes fraîches permettent de cerner l’état d’esprit des voyageurs dans le contexte actuel. Et celui-ci se transforme rapidement. 

Dans ces circonstances, la reprise du rythme de croisière de 2019 est-elle l’idéal à atteindre ? Et si 2023 devenait un nouveau point de départ ?  

Image à la une : Unsplash

Les statistiques sur les voyageurs québécois présentées dans ce texte proviennent d’un sondage mené par la Chaire de tourisme Transat du 21 au 25 novembre 2022. 

Cet article se retrouve dans le Cahier Tendances 2023 réalisé par l’équipe de la Chaire de tourisme Transat.

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Performance

L’été 2022 vu par les entreprises touristiques québécoises

L’achalandage touristique jugé à la hausse par rapport à l’été 2021 se reflète sur le chiffre d’affaires des entreprises.

La hausse des prix a eu un effet principalement favorable sur ce chiffre d’affaires, grugeant toutefois les bénéfices d’un peu moins de la moitié des répondants. 

 

 

Faits saillants de la performance des organisations touristiques pour le 3e trimestre de 2022 

 

Nous avons besoin de votre voix afin de poursuivre notre étude de la performance de l’industrie touristique du Québec! Rejoignez la Voix des pros, le nouveau panel virtuel créé à cet effet. Répondez à nos enquêtes, et courez la chance de remporter des prix de participation! Toutes les entreprises touristiques québécoises sont invitées à s’inscrire au panel en répondant dabord à ces quelques questions. 

Image à la une : Création de l’auteure.

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Performance

Un vent de positivisme pour les organisations touristiques

En collaboration avec le ministère du Tourisme, la Chaire de tourisme réalise depuis avril 2020 une enquête en ligne afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise. Sondées à propos de la saison estivale 2021, les organisations se montrent optimistes et relatent une nette amélioration depuis 2020. 

Le bilan est positif pour près d’une organisation sur deux (45 %) qui déclare avoir vu sa situation financière s’améliorer depuis décembre 2020.

Toutefois, elles font face à bien des enjeux économiques, les pertes financières étant celui jugé le plus préoccupant (plus de détails dans l’infographie ci-dessous).

Parmi les organisations habituellement en activité à l’été, 96 % l’étaient effectivement en 2021. Parmi elles, plus de la moitié (54 %) l’étaient à leur niveau normal d’activité et 45 %, à un niveau plus limité. Celles qui se trouvaient partiellement en activité blâmaient principalement les restrictions liées à la COVID-19, le manque de main-d’œuvre et l’absence de clientèles clés. 

Malgré tout, la saison estivale 2021 a été jugée satisfaisante par près des deux tiers des organisations sondées, à un niveau moyen de satisfaction de 7/10. Il s’agit d’une progression par rapport à l’été 2020, qualifié de satisfaisant par seulement la moitié des répondants (51 %). Ce degré de contentement est entre autres alimenté par une meilleure rentabilité par rapport à l’été 2020. Au total, quatre organisations sur cinq ont été en mesure d’au moins couvrir leurs frais, et 45 % ont pu réaliser des bénéfices (contre 26 % en 2020). 

Avec le relâchement des mesures sanitaires amorcé ainsi que l’ouverture des frontières, il est fort probable que la saison 2022 soit encore meilleure que celle vécue en 2021. Ce vent d’optimisme est aussi ressenti de la part des voyageurs. En date du 8 mars 2022, selon Destination Canada, 85 % des Québécois se sentent à l’aise de voyager dans leur province et 75 % dans les autres provinces canadiennes. 

 Image à la une : Andrea Piacquadio de Pexels 

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Marchés géographiques Performance

À quoi s’attendre dans les régions touristiques du Québec à l’été 2021 ?

Une étude réalisée par la Chaire de tourisme Transat pour le compte du ministère du Tourisme révèle que 81 % des voyageurs québécois envisagent de visiter le Québec cet été, et que 70 % y feront leur voyage principal (soit le plus long en termes de nuitées). Le Québec sera même l’unique destination pour environ la moitié des voyageurs québécois (54 %). La carte du Québec présente ci-dessous la répartition des voyageurs selon leurs intentions de visite, cliquez ici pour l’agrandir.

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81 % des voyageurs québécois envisagent de visiter le Québec cet été et 70 % y feront leur voyage principal.

Un recueil spécial produit par l’équipe de la Chaire dresse le portrait des voyages principaux planifiés dans chaque région. Il présente notamment des données sur la durée du séjour, les types de voyage, les modes d’hébergement et le budget prévu, ainsi que le profil sociodémographique des voyageurs.

Vous pouvez le consulter ici : Recueil complet des intentions de voyage des Québécois à l’été 2021.

Image à la une : Pexels.