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Destinations Marketing

Destination : la belle vie

À la recherche du bien-être

Le place branding, qui consiste à positionner un lieu en regard de son identité propre et de le promouvoir comme une marque, est devenue une approche très répandue. Des experts en la matière se sont rassemblés dans la capitale finlandaise, Helsinki, lors de l’édition 2023 du congrès international Nordic Place Branding Conference. Selon l’organisation marketing à l’origine de cette conférence, Future Place Leadership, l’une des tendances qui animent l’attractivité des destinations est justement le déploiement d’un lieu où il fait bon vivre. Peu importe le motif du déplacement — pour travailler, pour visiter ou pour y vivre — l’être humain a tendance à choisir un endroit où il espère se sentir bien, voire se sentir mieux. 

Des représentantes de la Ville d’Helsinki sont d’ailleurs venues présenter leur stratégie en matière d’attractivité territoriale qui mise sur la qualité de vie, le bien-être, la « belle vie ».  

Helsinki : une ville fonctionnelle, mais encore…

Il fallait donc travailler le « côté givré » de la marque, lui donner une âme, procurer des émotions, y mettre un peu de magie.

La ville d’Helsinki semble méconnue auprès de ceux qui n’y sont jamais allés. Bien que l’image perçue soit plutôt positive, les responsables du marketing de la marque d’Helsinki constatent, à la suite des consultations, que c’est son caractère de lieu fonctionnel qui marque les esprits. Lorsque les gens visitent la ville, ils sont agréablement surpris de découvrir les autres aspects, ceux qui lui donnent sa couleur, son énergie. Il fallait donc travailler le « côté givré » de la marque, lui donner une âme, procurer des émotions, y mettre un peu de magie.

Pour ce faire, l’équipe de marketing a identifié les cinq pierres angulaires de la marque en fonction de l’identité de la ville : 

– Fonctionnelle : Ville compacte et intelligente dans laquelle il est facile de se déplacer, où les services sont fiables et fluides. 

– Durable : Persistance à créer des solutions durables reconnues dans le monde. 

– Urbaine en nature : Ville de contrastes où la nature sauvage côtoie le dynamisme urbain. 

– Libre : Milieu ouvert, où chacun peut s’exprimer et bénéficier d’occasions pour s’émanciper.   

– Extraordinaire : Atmosphère unique, parfois excentrique, à travers les saisons.  

Ces cinq aspects révèlent l’identité de la ville. La synergie de ces caractéristiques fait d’Helsinki un endroit où il fait bon vivre (Good Life).  

Source : Nordic Place Branding Conference 2023

Offrir du bonheur aux résidants comme aux visiteurs

Plusieurs projets récents illustrent cette volonté des autorités helsinkiennes à créer un milieu où il fait bon vivre. En voici trois qui expriment bien l’esprit de Good Life promu par la Ville. 

Réaliser les souhaits des citoyens 

Le budget OmaStadi a été mis sur pied dans le but de réaliser des idées proposées par les résidants. Ce sont 8,8 millions d’euros qui y sont attribués. Le processus d’utilisation de ce budget participatif se décline en 4 phases : 

– Brainstorm: Période durant laquelle chacun peut soumettre, en ligne, des idées pour améliorer la ville d’Helsinki. 

– Cocréation : Les idées qui satisfont les critères sont transformées en propositions et des experts de la Ville en estiment les coûts. 

– Vote : Tous les résidants âgés de 12 ans et plus sont invités à voter. 

– Mise en œuvre : La Ville développe les projets comptant le plus grand nombre de votes. 

L’année dernière, le budget OmaStadi a notamment généré cinq nouveaux sites de baignade. 

Source : OmaStadi 

Offrir un lieu de rencontre unique 

En 2018, la ville s’est dotée d’une infrastructure colossale, d’une grande bibliothèque publique avec une impressionnante signature architecturale. Oodi, qui signifie « ode », a été créé dans le but de devenir le « salon des Finlandais » et des visiteurs. Le tiers de cet espace polyvalent est occupé par des livres, alors que le reste est constitué de salles de jeux, de cinémas, de studios de musique, d’aires de cotravail, de cafés, d’ateliers de couture et de cuisine. Bien que certains services soient offerts uniquement aux usagers qui détiennent une carte de bibliothèque, plusieurs sont disponibles pour tous. Les visiteurs peuvent aussi prendre part à une visite avec guide ou découvrir les lieux de façon autoguidée. 

Source : Oodi 

Donner la culture aux enfants 

La Ville invite toutes les personnes nées à Helsinki depuis 2020 à devenir des Enfants de la Culture (Culture Kids). Ce programme incite ainsi les parents à inscrire leur enfant pour qu’il soit parrainé par un intervenant culturel (théâtre, orchestre symphonique, musée, etc.). Chaque année, ce parrain invite son filleul et sa famille à au moins deux événements qui stimulent le développement de l’enfant ou qui contribuent au bien-être de la famille, et ce, gratuitement. Le parrainage se poursuit jusqu’à ce que le jeune débute sa scolarité (sept ans). Voilà qui permet aux familles de s’approprier l’offre culturelle et de devenir de fiers ambassadeurs. 

Essayer la destination ?

Et cette « Good Life », il est même possible pour un étranger de l’essayer grâce au programme 90 Day Finn. Celui-ci a pour but de favoriser les collaborations entre les professionnels de diverses disciplines des quatre coins du monde et les entrepreneurs créatifs et innovants de la capitale finlandaise. Les candidats choisis (15) sont accompagnés lors de leur transfert dans la ville et un espace de cotravail leur est attribué gratuitement. Des activités sociales sont prévues chaque semaine, ainsi que des visites et réunions avec des entreprises qui correspondent au milieu professionnel du candidat. Ce programme permet de promouvoir le style de vie d’Helsinki, de provoquer des occasions d’affaires et de mousser la destination auprès d’une clientèle susceptible de revenir ou même de s’y installer avec sa famille. 

Une affaire d’attractivité territoriale  

Le positionnement d’une destination, son identité ou sa marque, figure depuis maintenant plusieurs années dans les communications marketing pour l’ensemble des clientèles. Selon des experts ayant pris la parole lors du Nordic Place Branding Conference il n’est plus souhaitable de développer séparément une marque touristique, une autre pour attirer les investisseurs et un positionnement pour s’adresser à de futurs résidants. Les agences liées à ces secteurs devront travailler ensemble pour communiquer l’identité et la marque associées à un lieu. Et la qualité de vie occupe une place grandissante dans l’attractivité de chacun de ces segments.  

Image à la une : Instagram / My Helsinki 

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Marketing

Dessine-moi ma ville !

Helsinki Curious

La capitale de la Finlande, pays le plus heureux au monde pour la cinquième année consécutive, reçoit une attention médiatique grandissante depuis quelques années. Et pour cause, en plus de nager dans le bonheur, elle trône au sommet des palmarès des villes offrant la meilleure qualité de vie. Cette visibilité récente génère un intérêt des étrangers pour la métropole finlandaise. À cet égard, la Ville a réalisé un sondage qui révèle notamment que seulement 17 % des Londoniens ont déjà visité Helsinki, mais que 91 % s’y intéressent ; voilà les « Helsinki Curious ».  

Trois portraits à l’aveugle

La Ville et son agence marketing responsable de l’attractivité — Helsinki Partners — ont interpellé trois artistes visuels de type « Helsinki Curious ». Ces créateurs de Londres, Berlin et Tokyo devaient chacun concevoir une œuvre qui reflète l’image qu’ils se font d’Helsinki. Les instigateurs du projet ont fourni aux participants deux sources d’informations pour nourrir leur imaginaire : des récits de voyageurs et des entretiens avec des personnes ayant déjà visité ou habité la ville. Les règles du jeu interdisaient les recherches en ligne. 

Source : Illustrations de Jack Sachs, Aysha Tengiz et Takashi Nakamura / Helsinki Partners 

Une ville vibrante, ouverte, libre, où la nature est omniprésente, voilà quelques composantes qui se dégagent de chacune des œuvres. Elles ont été dévoilées à l’occasion de la Helsinki Design Week, en septembre 2022. La série documentaire Helsinki Curious, mettant en vedette les trois artistes participants, est disponible sur le site web My Helsinki. Aussi, ces illustrations font office d’affiches publicitaires pour la campagne automnale de la destination Helsinki dans les villes d’origine des artistes, soit à Londres, Berlin et Tokyo. 

Un processus inspirant 

L’initiative Helsinki Curious constitue une approche fort intéressante dans une optique de réflexion sur l’image projetée d’une ville ou d’un village. De plus, elle permet de susciter l’attention, de créer du contenu marketing tout en célébrant de jeunes artistes et leur esprit créatif.  

Image à la une : ©Aysha Tengiz / Helsinki Partners 

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Destinations Tourisme durable

Fiskars : de village en déclin à destination culturelle durable

Le village de Fiskars s’est vu décerner plusieurs distinctions au fil des années. Il a notamment remporté le titre de la destination de l’année dans son pays en 2019, s’est taillé une place dans la liste des Global Top 100 Sustainable Destinations en 2020 et s’est mérité le Green Destination Award — Gold — en 2021. Voici l’histoire inspirante de Fiskars, véritable pôle culturel créatif. 

Une histoire classique

La naissance du village remonte au 17e siècle, en 1649 précisément, quand l’entreprise Fiskars (aujourd’hui Fiskars Group) s’implante dans une petite localité située à une heure de route d’Helsinki pour y établir une fonderie et fabriquer des outils. Plus tard, elle se spécialisera dans les scies, les outils de jardinage et les ciseaux. Ces derniers avec leurs anneaux orange au design ergonomique ont fait la renommée de l’entreprise. Vers la fin du 20e siècle (1980), la compagnie a besoin de plus d’espace et relocalise ses opérations ailleurs en Finlande et aux États-Unis. 

Tel que l’illustre l’image ci-dessous, le village de Fiskars est situé en milieu rural, le long d’une rivière, et compte plusieurs bâtiments historiques. Il fait partie de la commune de Raseborg qui regroupe plusieurs districts et villages. 

Source : Visit Raseborg 

Attirer les artistes

Témoin de la désertion du village par sa population, Ingmar Lindberg, alors vice-président de Fiskars Group et responsable du parc immobilier de l’entreprise, élabore un plan pour maintenir la communauté en vie. Il souhaite poursuivre la tradition d’une collectivité créative, manuelle, artisane. Comme la moitié des bâtiments du village appartient à Fiskars Group, ce dernier possède un grand contrôle sur leur utilisation. La direction procède d’abord à la rénovation des installations pour en faire des ateliers, des studios et des appartements. 

M. Lindberg lance ensuite des invitations à des membres influents de la communauté créative d’Helsinki à venir s’installer à Fiskars, à très bon prix. Les artistes et designers sont ciblés pour leurs compétences, leur créativité et leur renommée. Il ne suffira que d’une vingtaine de personnes qui répondent à l’appel pour que l’effet domino s’enclenche et que d’autres artisans se joignent au mouvement. 

Géré pour et par la communauté

Quelques années plus tard, en 1994, une première exposition d’art est organisée. La qualité des collections présentées, le charme rural des lieux, la beauté des bâtiments historiques et de la nature environnante séduisent les visiteurs. Le bouche-à-oreille opère très rapidement. Suivra ensuite la création de la coopérative Onoma, formée par les artisans, artistes et designers de Fiskars. Aujourd’hui, la gestion du village est assurée par la communauté locale, la coopérative et d’autres intervenants clés de la région.  

Plusieurs événements animent Fiskars et mettent en valeur les produits qui y sont fabriqués comme l’Antiques Fair, le Slow Food Festival, ou encore la Fiskars Village Art & Design Biennale. Chaque événement est organisé en collaboration avec l’organisme de gestion de la destination Raseborg (la commune dont fait partie Fiskars). La Fiskars Village Association est aussi interpellée pour certains aspects. Celle-ci représente tous ceux qui travaillent et vivent dans le village. Elle tient aussi des rencontres entre les anciens et les nouveaux résidents de la communauté créative. 

La vidéo suivante, conçue à la suite de l’obtention du prix Green Destinations Communities & Culture Award, résume bien l’histoire et le type d’offre touristique de Fiskars Village.    

Une approche durable

Cette gouvernance concertée a mis Fiskars Village dans le giron des communautés culturelles durables. Par ailleurs, la préservation et la valorisation de la culture locale, des paysages naturels et bâtis, et aussi des savoir-faire et du bien-être de la communauté font partie des valeurs partagées par les organismes impliqués dans la gestion de Fiskars. Les entreprises qui bénéficient de l’activité touristique mettent en vedette les ressources locales. À titre d’exemple : 

-La brasserie Fiskarsin Panimo, la cidrerie Kuura et la distillerie Ägräs utilisent des herbes sauvages et des baies qui poussent aux alentours pour la fabrication de leurs boissons décorées de diverses distinctions. 

-La scierie fournit les ébénistes avec du bois coupé dans la forêt avoisinante. 

-Le musée Fiskars a recours à un troupeau de moutons pour brouter l’herbe du pâturage sur lequel il se trouve. 

Source : Fiskars Village/Facebook 

Une offre touristique étoffée

Quelque 200 000 visiteurs foulent les rues du petit village chaque année. Ils y découvrent notamment :  

-Un dynamisme de quartier urbain dans un paysage rural féérique et des bâtiments historiques bien restaurés ; 

-Une architecture où l’ancien et le moderne s’harmonisent grâce à des règles de design bien définies pour les nouveaux bâtiments ;  

-Des événements culturels de qualité à différents moments de l’année ; 

-Des activités de plein air pour profiter des beautés naturelles des lieux comme des sentiers de randonnée et de vélo de montagne ; 

-Une offre culturelle très dense — exposition, spectacles, ateliers d’artisans, etc. ; 

-De nombreuses boutiques de fabrication locale et design ; 

-Une offre agrotouristique diversifiée ;  

-De bonnes tables qui valorisent les produits locaux, mais aussi des cafés ; 

-De l’hébergement d’expérience : mini maisons d’architecte, tentes suspendues, cabine au bord du lac. 

Un modèle qui fait des envieux

Aujourd’hui, les entreprises qui souhaitent s’établir à Fiskars s’engagent à respecter les principes du développement durable. Il en est de même pour les artistes qui rejoignent la coopérative Onoma. Cette dernière regroupe un peu plus d’une centaine de membres pour une communauté d’environ 600 habitants. Le succès de Fiskars rayonne et de nombreuses délégations internationales s’y rendent chaque année pour tenter d’importer ce modèle afin de vivifier les municipalités en manque de dynamisme.  

Des facteurs de succès ?

Bien sûr, le fait que l’entreprise à l’origine de ce projet soit propriétaire d’une grande part des bâtiments principaux compte pour beaucoup dans la réussite du projet. Les moyens financiers et la volonté de Fiskars Group de créer une communauté dynamique y ont aussi largement contribué. Mais il y a plusieurs autres leçons à tirer, comme de considérer :   

-Le bien-être de la communauté d’abord ; 

-L’importance que revêt la créativité, l’art, la culture et le design dans qualité de vie de la collectivité ; 

-Le développement local et durable intégré dans la gestion au quotidien ; 

-Les événements et la qualité des installations pour animer les lieux et créer des échanges ; 

-La gouvernance collaborative avec la participation des citoyens. 

Tant que le village de Fiskars sera un lieu où il fait bon vivre et travailler, il demeurera une destination convoitée, tant pour les nouveaux résidents que pour les voyageurs. Il s’agit d’un équilibre indispensable à préserver. 

Image à la une : Fiskars Village/Facebook 

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Marketing Tourisme durable

L’Écosse sensibilise les voyageurs au tourisme durable

Visit Scotland a créé trois guides, sous forme de vidéos, pour inciter les citoyens à voyager de façon plus responsable. Des informations supplémentaires sont aussi accessibles sur le site Web officiel de la destination. L’objectif est de protéger les écosystèmes, en plus de mettre en valeur le patrimoine naturel et immatériel. Des prises de vue uniques témoignent de la diversité des paysages et des activités disponibles, ce qui vient renforcer l’attractivité du pays.

La première vidéo publiée met l’accent sur les générations futures en soulignant que nos actions actuelles ont des répercussions directes sur leur avenir. Les principes de base du tourisme durable, tels que le mouvement « sans trace », sont aussi partagés. Ramasser ses déchets et enterrer ses besoins font partie des conseils prodigués.

Source : Visit Scotland

L’approche « sans trace », tout comme la planification de son séjour, sont au cœur des deux autres guides qui portent sur le camping et les véhicules récréatifs. Une bonne organisation de son voyage comprend entre autres la réservation de nuitées. Comme mentionné dans la vidéo, dormir dans des sites aménagés est le meilleur moyen pour préserver les écosystèmes et ne pas endommager la nature sauvage. Cela fait également mousser l’économie locale en encourageant les entreprises de la région.

Ceci étant dit, puisque le camping sauvage est permis en Écosse, quelques recommandations sont données afin d’assurer le respect de la faune et de la flore, mais aussi celui des résidents. On propose notamment d’installer sa tente loin des habitations, d’y séjourner pour une durée maximale de trois jours et de consulter le Scottish Outdoor Access Code.  

Source : Visit Scotland

Partager les bonnes pratiques à suivre en milieu naturel permet de sensibiliser les vacanciers sur l’importance de protéger les écosystèmes, en plus de se positionner en tourisme durable. Les vidéos de Visit Scotland constituent des outils de communication utiles servant à rehausser la visibilité et la notoriété de la destination.

Et vous, quelles actions avez-vous entreprises pour informer vos visiteurs sur les comportements responsables à adopter ?


Image à la Une : Pexels

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Marketing

Mousser l’attrait de la ville auprès d’une clientèle locale

La pandémie de COVID-19 a freiné la croissance des grandes villes internationales. Aujourd’hui, elles cherchent à se relever et à reconquérir les marchés qui les ont délaissées durant la crise, notamment les clientèles de proximité. Dans cette foulée, le maire de Londres a annoncé en mai dernier le déploiement de la plus importante initiative réalisée jusqu’à présent auprès des visiteurs locaux. Il s’agit de la campagne « Let’s Do London ». Évaluée à 7 millions de livres sterling (12 millions de dollars canadiens), cette initiative a été développée par la Ville et London & Partners, en collaboration avec l’industrie hôtelière ainsi que les secteurs de la culture et du commerce de détail.

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Source : TMW

Prendre les Anglais par les émotions

Let’s Do London s’adresse aux Londoniens ainsi qu’aux Anglais intéressés à (re)découvrir Londres, le temps d’une escapade d’un jour ou d’une fin de semaine. La clientèle ciblée connaît manifestement l’offre touristique de la ville ou, du moins, sait comment la trouver. C’est pourquoi les messages clés reposent davantage sur une connexion émotionnelle avec le public que sur une proposition informationnelle.

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Source : TMW

La campagne de marketing s’adresse aussi au marché affaires. Les messages promulgués misent sur l’inspiration et encouragent la réservation d’espaces de réunion ou d’événement. Ils se veulent également accueillants pour inciter le public à participer à tous types de festivités à travers la ville.

Développer une programmation sans précédent

L’un des projets phares se traduit par une série d’activités et d’événements réalisés en collaboration avec des institutions culturelles et des attraits touristiques londoniens. L’objectif consiste à mettre de l’avant les plus beaux atouts de la ville, ce pour quoi les résidents et visiteurs affectionnent tant Londres, soit : les arts, la culture, le sport, la gastronomie et le divertissement.

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Source : Let’s do London Toolkit

Une réouverture sécuritaire

Après des mois de pandémie, la question de la sécurité demeure cruciale. Diverses mesures sanitaires doivent encore être respectées malgré l’avancement du déploiement de la vaccination. Néanmoins, un réel sentiment de reprise souffle sur les grandes villes du monde et laisse présager le retour des touristes urbains.

Source image à la une : London & Partners

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Technologies Tourisme durable

Répartir ses flux touristiques grâce au GPS

L’organisation de gestion de la destination (ODG) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le sud de la France, a constaté un très fort achalandage dans les sites de plein air les plus populaires de la région, ce qui a causé au fil des années des impacts environnementaux notables : modification du comportement de la faune et accélération de l’érosion des sols, par exemple. Le partenariat avec l’application de guidage Waze vise donc à mieux répartir les flux de visiteurs et, par conséquent, à soulager l’écosystème contre les répercussions de l’activité touristique.

Quel est le principe ?

L’idée derrière ce partenariat est simple : proposer aux visiteurs des solutions alternatives lorsque le site est bondé. Avec l’application GPS, les utilisateurs reçoivent des messages publicitaires les informant de l’achalandage et leur fournissant des renseignements pratiques tels que :

  • des plages horaires moins fréquentées ;
  • des stationnements relais avec navette gratuite pour rejoindre le site et ainsi éviter le trafic ;
  • des itinéraires alternatifs avec d’autres attraits de la région ;
  • la promotion de restaurants locaux.

En plus de diminuer la pression sur l’écosystème, cette innovation bonifie l’expérience des visiteurs en leur évitant les désagréments causés par un fort achalandage. Elle permet aussi de mieux répartir l’activité touristique dans l’espace et entre les acteurs, en faisant découvrir aux curieux les richesses moins connues du territoire. Voilà qui favorise une meilleure répartition des retombées touristiques et ainsi un développement plus inclusif et responsable.

Quels sont les facteurs de succès ?

Le partenariat repose sur la collaboration étroite de trois types d’acteurs : une OGD qui pilote et coordonne l’initiative, des attraits touristiques et une application GPS.

Après un an de test, cette collaboration entre la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et Waze a permis de déterminer trois critères de succès :

  • Connaitre suffisamment son territoire afin de proposer des itinéraires alternatifs crédibles et en phase avec les attentes des visiteurs ;
  • Promouvoir des messages publicitaires et des scénarios alternatifs simples et les moins contraignants possibles afin d’en faciliter l’adoption ;
  • S’assurer que les attraits participants notifient le partenaire GPS dès que la capacité maximale de fréquentation est atteinte. Cette étape est primordiale afin d’activer des messages publicitaires sur la situation en temps réel.

Un dispositif similaire au Québec ?

Sondés dans le cadre d’une enquête en ligne* sur leurs intentions de voyage, les Québécois sont affirmatifs : la nature figure parmi les premières expériences touristiques recherchées à l’été 2021. De plus, 57 % des voyageurs québécois désirent éviter les attraits trop achalandés en raison de la situation sanitaire ; et 39 % vont privilégier la visite d’attraits en nature. Cette tendance au vert ne date pas de cette année et n’est résolument pas prête de ralentir. Les sites de plein air ont toujours autant la cote.

Développer ce type d’innovation au Québec permettrait ainsi de répondre aux attentes des voyageurs, de mieux répartir les retombées économiques et d’améliorer la qualité de l’expérience touristique offerte tout en préservant la richesse de notre territoire.

*Sondage en ligne réalisé par la Chaire de tourisme Transat du 16 au 21 avril 2021 auprès de 1 269 voyageurs québécois ayant l’intention de faire au moins un séjour avec nuitée en dehors de leur domicile à l’été 2021 ; pour le compte du ministère du Tourisme.

Image à la une : Pexels.

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Gestion

La force des alliances stratégiques

Que ce soit pour une période de temps fixe ou pour la réalisation d’un projet donné, établir une collaboration avec un partenaire de confiance peut être bénéfique aux deux parties impliquées. Avant, mais aussi pendant la pandémie de COVID-19, plusieurs entreprises ont décidé d’unir leurs forces pour survivre ou faire fleurir leurs activités. Provenant de secteurs similaires ou compatibles, elles se sont ralliées pour atteindre des objectifs communs tout en tirant profit des valeurs ajoutées que procure leur entente. 

Des avantages qui rapportent 

Plusieurs avantages émanent d’une alliance stratégique. Pour une petite ou moyenne entreprise (PME), elle peut faciliter son développement sans pour autant augmenter sa taille ni engager des coûts additionnels importants. D’après la Banque de développement du Canada (BDC), une alliance contribue dans certains cas à : 

  • percer de nouveaux marchés ;  
  • réaliser des économies d’échelle ; 
  • donner un accès à de nouvelles technologies ; 
  • partager des coûts et des ressources ; 
  • accélérer la recherche et le développement grâce au partage de ressources financières et humaines. 

Lorsque cette démarche rassemble des acteurs de différents secteurs économiques, d’autres avantages s’ajoutent. En effet, une alliance peut mener à : 

  • créer un nouveau produit ou un service ; 
  • concevoir des offres originales et identitaires, sources d’innovation ; 
  • optimiser les ressources économiques sur le territoire. 

Quelques exemples d’alliances…   

… entre l’hôtellerie et le secteur de la restauration 

Il fut un temps où manger dans sa chambre d’hôtel n’était pas l’expérience la plus recherchée. Or, avec la fermeture des salles à manger des restaurants due à la pandémie, déguster un bon repas en chambre a souvent été la seule option possible.  

Au cours de la dernière année, plusieurs hôteliers se sont associés à des chefs pour offrir des formules gastronomiques à une clientèle avide de sorties épicuriennes. Cet hiver, lors du festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE, ce type d’alliance s’est traduit par les forfaits Couette & Gastronomie. Tout au long de l’événement, des concepts uniques de jumelage ont vu le jour.  

alliance entre hotels et restaurants et chefs

Source : Montréal en Lumière

Ce genre de partenariat n’est pas exclusif aux festivals. Au cours de la dernière année, plusieurs chefs et restaurants se sont alliés pour faire face à la crise. Maintenant que l’idée a germé, certaines alliances pourraient évoluer dans un contexte de relance ou post-pandémique.  

… entre l’hôtellerie et le secteur des arts 

L’Association des hôtels du Grand Montréal et le Conseil des arts de Montréal s’allient à travers le programme « Passerelle : de l’art à l’hôtel ». Ce projet, lancé le 6 mai dernier, vise à relancer le milieu des arts de la scène (plus particulièrement des arts de la rue et du cirque) tout en contribuant à l’activité économique du secteur hôtelier et du centre-ville.  

Le programme permet à des artistes et à des collectifs de se prémunir d’une bourse de 30 000 $ afin d’adapter leur proposition créative en fonction d’un espace atypique de diffusion, soit l’un des cinq hôtels participants : l’Hôtel 10, l’Hôtel Bonaventure Montréal, l’Hôtel Le Germain Montréal, l’Hôtel Monville et l’Hôtel Le Saint-Sulpice. Suite à la sélection des projets (juin), les artistes et les hôteliers collaboreront afin de présenter un spectacle au public, de septembre à décembre 2021.  

… entre l’hôtellerie de plein air et le secteur des attraits 

La fluctuation de la demande met parfois de la pression sur le réseau d’hébergement se trouvant à proximité des attraits. Pour répondre à leurs besoins saisonniers, des entreprises optent pour des partenariats. C’est le cas de la station de ski Le Valinouët de Saint-David-de-Falardeau au Saguenay, qui s’est alliée à l’entreprise Coolbox, spécialisée dans l’offre de minichalets mobiles. Ensemble, elles bonifient l’expérience globale des amateurs de glisse en proposant des options d’hébergement aux abords des pistes. 

alliance entre stations de ski et sites touristiques

Source : Coolbox 

Plusieurs autres stations de ski et sites touristiques créent des ententes similaires, notamment le Parc Safari. Ce dernier a ainsi développé des forfaits qui permettent aux visiteurs de dormir à proximité des animaux.  

Choisir le bon partenaire  

Le développement d’une alliance comporte aussi des risques. C’est pourquoi, il importe de les évaluer avant de conclure une entente. Pour bien choisir son partenaire, la BDC propose de se questionner à propos des facteurs suivants : 

  • les attributs recherchés par l’autre partenaire ; 
  • les objectifs communs entre les parties prenantes ; 
  • les attentes ; 
  • l’aspect concurrentiel ;  
  • la compatibilité des marques ; 
  • la durée de la relation ;  
  • le plan stratégique de l’alliance ;  
  • l’établissement d’une stratégie de sortie ; 
  • le type de contrat à signer. 

La confiance et la bonne chimie entre les partenaires s’avèrent également essentielles au succès de l’alliance. Car n’oublions pas que la relation qui se formalisera par l’entente ne sera pas que transactionnelle, mais aussi humaine ! 

Source de l’image à la une : Photo de fauxels provenant de Pexels

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Marketing

Le projet Bonjour Québec à 360 degrés : rendre le marketing de la destination accessible à l’entreprise

À l’occasion des Assises du tourisme 2021, Martin Soucy, président-directeur général de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, Emmanuelle Legault, vice-présidente Marketing et Stratégie chez Tourisme Montréal, François-G. Chevrier, directeur général d’Événements Attractions Québec (EAQ), ainsi que Mélissa Caron de l’équipe numérique de Bonjour Québec, se sont rassemblés afin de présenter comment la marque Bonjour Québec prend forme à l’échelle d’une entreprise et d’une région.

Les trois piliers de la marque

Lancée en juin 2020, la marque Bonjour Québec s’appuie sur trois grandes caractéristiques qui expriment son identité : son accueil généreux, sa culture créative et son territoire spectaculaire. Ces piliers rassemblent les régions, les secteurs d’activités, les entreprises et les résidents autour d’une volonté commune de faire briller la Belle Province dans son ensemble, tout en mettant en valeur les singularités distinctives de chacun. Ce nom, Bonjour Québec, se veut aussi le porte-étendard du caractère francophone de la destination, une particularité concurrentielle en Amérique du Nord.

Bonjour_Quebec_marketing

Source : Alliance de l’industrie touristique du Québec

La marque Bonjour Québec au service de chaque région et secteur

Le déploiement de la marque se concrétise avec l’aide de partenaires. Dans le cas de Tourisme Montréal, Emmanuelle Legault souligne l’importance de travailler avec les autres régions ainsi qu’avec les quartiers. Selon elle, il est possible de témoigner d’une même voix et d’adopter une approche similaire et un message cohérent en se ralliant, tout en respectant son unicité.

Madame Legault affirme également que pour bien ancrer l’image de marque, il faut la décloisonner et se l’approprier. Ainsi, les résidents deviennent de fiers ambassadeurs de leur quartier, de leur coin de pays, ce qui vient donner encore plus de crédibilité à la promotion de la destination.

Quant aux produits touristiques, ils possèdent des attributs qui illustrent la marque et son ADN. Les membres des ATS incarnent donc Bonjour Québec en mettant de l’avant des expériences qui concordent avec les piliers. Pour comprendre le rôle à jouer de chaque secteur et activité, François-G Chevrier présente l’analogie de la recette « Québec goûte bon ». Pour la réussir, on a besoin de tous les ingrédients. Même si certains sont plus subtils, ils sont tout aussi nécessaires que les autres, car leur singularité contribue à rehausser les saveurs.

La force de la coopétition

S’unir pour être plus fort ensemble et, de cette façon, livrer une image cohérente à l’échelle locale comme internationale : voici l’objectif de la marque Bonjour Québec.

Lors de la relance, la concurrence sera d’autant plus féroce. La compétition intra-Québec doit laisser sa place à la coopétition. Créer des partenariats avec des entreprises voisines vient renforcer l’attractivité de la région et encourager les gens à y séjourner plus longuement.

Le programme Explore Québec et le Passeport Attraits permettent d’ailleurs aux Québécois de s’approprier davantage leur province et de faire mousser l’économie locale. Il s’agit de deux leviers visant à organiser l’offre et à stimuler la demande. Si l’image du territoire éveille l’imaginaire, encore faut-il inciter les gens à réserver. Ces propositions présentent un avantage autant pour le voyageur que pour l’entreprise, puisque les rabais accordés sont compensés par les programmes. Il existe actuellement près de 400 passeports attraits et 600 forfaits Explore.

Ces offres visent à faire (re) découvrir les diverses régions aux Québécois tout en générant des revenus pour les entreprises touristiques. Leur intérêt doit être soutenu au-delà de la pandémie. Il ne s’agit plus de voir le Québec comme un territoire où y faire des escapades, mais plutôt comme un endroit plaisant pour y passer de longues vacances.

Le Québec est-il prêt pour la relance ?

Les forfaits sont prêts et les entreprises ont hâte d’accueillir les touristes. Le site Web de Bonjour Québec a eu un fort succès auprès des Québécois l’été dernier. Les statistiques de fréquentation indiquent une hausse de 67 % de cette clientèle par rapport à l’été précédent. Le site, qui reçoit déjà 650 000 visiteurs mensuellement et comporte 18 000 fiches entreprises, a été rafraîchi au cours des dernières semaines. Il affiche une carte interactive et donne la possibilité à l’utilisateur d’enregistrer ses coups de cœur afin de personnaliser son itinéraire.

Comme le mentionnait Martin Soucy, le parcours client n’est plus linéaire en raison des nombreuses plateformes existantes. Il faut savoir diriger les visiteurs au bon endroit. Le nouveau site Web se veut donc la porte d’entrée numérique du voyageur et la plaque tournante lui permettant de trouver ce qu’il recherche et de le diriger vers les plateformes régionales, sectorielles et des organisations. À cet effet, les panélistes invitent les organisations touristiques à suivre la marque et les expériences qui sont portées au fil des saisons, afin de les mettre en vitrine dans leurs propres outils promotionnels et dans les messages qui y sont véhiculés.

Finalement, qui porte le Bonjour ?

Afin qu’une marque soit forte et rayonne au niveau local comme international, chacun doit porter son message : que ce soit la destination qui invite et fait rêver le monde entier, les régions qui font découvrir leur caractère distinctif et leurs secrets cachés, les entreprises touristiques qui incarnent la promesse faite aux voyageurs ou encore les résidents, fiers ambassadeurs de leur coin de pays.

Et vous, comment dites-vous Bonjour Québec ?

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Le 27 mai dernier se tenaient les Assises du tourisme, un événement du ministère du Tourisme, organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Pour la première fois depuis 15 ans, ce grand rassemblement se déroulait virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19. L’objectif consistait à actualiser les connaissances des acteurs de l’industrie et d’échanger sur des thèmes communs qui permettront d’orchestrer la relance ensemble.  

Pour accéder aux autres contenus de l’événement, veuillez cliquer sur le titre qui vous intéresse : 

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Segments de clientèles Tendances

Migration interrégionale et télétravail

Depuis longtemps, les régions du Québec rivalisent d’ingéniosité pour attirer de nouveaux résidents. Certaines l’ont d’ailleurs fait de façon structurée avec de solides stratégies d’attractivité territoriale. Plusieurs démarches ont porté fruit et la tendance favorable aux régions se ressent depuis quelques années.





Migration interrégionale au Québec : des bilans positifs

Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), les Laurentides et Lanaudière présentent le bilan migratoire positif le plus élevé pour la période allant de juillet 2019 à juillet 2020. Moins de personnes ont quitté ces régions et davantage s’y sont installées. Elles affichent d’ailleurs leurs meilleurs résultats depuis le commencement de la compilation des données par l’ISQ en 2001. L’ensemble des municipalités régionales de comté (MRC) de l’Estrie, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent et du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont aussi réalisé des gains au cours de cette période.

Des occasions à saisir pour les entreprises touristiques régionales

De nombreuses MRC situées en zones de villégiature ont obtenu de forts gains migratoires ces dernières années. Ces nouveaux résidents ont certes choisi de déménager pour retrouver des avantages liés à leur qualité de vie, mais comme précisé dans une analyse précédente, ils souhaitent également réaliser des expériences qui se rapprochent de celles vécues par les touristes.

Après le marketing territorial vient l’accueil de ces habitants installés depuis peu. Quelles stratégies visant ce segment de clientèles pourraient être mises de l’avant ?

Après le marketing territorial vient l’accueil de ces habitants installés depuis peu. Quelles stratégies visant ce segment de clientèles pourraient être mises de l’avant ? Leur proximité et leur envie de découvrir leur nouvelle région font d’eux des visiteurs fort attrayants. Ils ont le potentiel d’effectuer plusieurs visites et de recommander leurs coups de cœur à des parents et à des amis.

Migration interrégionale au Québec : des bilans négatifs

Les données de l’ISQ mettent également en lumière une vingtaine de MRC qui affichent un solde migratoire négatif de juillet 2019 à juillet 2020. Parmi elles se trouvent : Montréal, Laval, Longueuil, Québec et Gatineau.

Montréal cumule des pertes depuis quelques années. Cette tendance semble s’amplifier avec la pandémie. Au cours de la période à l’étude, la métropole a accueilli près de 27 000 personnes en provenance des autres régions alors que 62 900 résidents ont quitté la ville. Ces derniers ont choisi de s’établir ailleurs dans la province. Cette perte de 35 900 individus représente le plus lourd déficit migratoire interrégional que Montréal ait connu depuis 20 ans.

Les télétravailleurs

Avec la montée en flèche du télétravail, il est maintenant légitime de se questionner à propos de l’impact de cette nouvelle réalité sur les projets de migration des Québécois ou des Canadiens.

Le télétravail était sous-pratiqué avant la pandémie de COVID-19 d’après des données de Statistique Canada. Seulement 13 % des employés s’y adonnaient parfois à raison de quelques heures par semaine en 2018. Or, au début du confinement, 39 % des salariés canadiens se sont déclarés en télétravail. Si le travail à distance demeurait fréquent dans les organisations après la crise sanitaire, plusieurs experts s’entendent pour dire qu’il pourrait engendrer d’importants bouleversements.

Comme le télétravail est très apprécié, plusieurs entreprises revoient leurs politiques internes en vue de l’intégrer sur une base régulière ou flexible. Dans la prochaine année, elles devront se positionner à ce sujet et leur décision pourrait avoir un impact sur la mobilité de leurs employés.

Une tendance à suivre

Les données de l’ISQ à propos du bilan migratoire ne couvrent que les premiers mois de la crise sanitaire. Considérant qu’un déménagement se planifie, il est possible que ceux réalisés au début de la pandémie étaient prévus bien avant le confinement.

Le prochain bilan offrira un meilleur portrait de l’effet de la pandémie sur la migration interne au Québec. D’ici sa sortie, on peut supposer que l’année 2020-2021 sera encore très dynamique en ce qui concerne les déplacements interrégionaux. Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, le marché immobilier résidentiel de la province a connu une hausse de 17 % par rapport à 2019, un record depuis les premières compilations de données en 2000.

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Destinations Marketing

Des territoires, une démarche mobilisatrice : Vision attractivité Cantons-de-l’Est/Estrie

Les associations touristiques régionales (ATR) possèdent de nombreuses ressources et connaissances en matière de marketing, de promotion et d’accueil. Et si leur intérêt et leurs compétences se transformaient pour mettre sur pied un projet d’attractivité territoriale en mobilisant l’ensemble des acteurs d’une région ? Voici le cas de Vision attractivité Cantons-de-l’Est/Estrie.  


Vision attractivité en bref  

La directrice générale de Tourisme Cantons-de-l’Est, Mme Francine Patenaude, s’intéresse depuis longtemps à l’attractivité territoriale. Son organisation a d’ailleurs développé de nombreuses connaissances à ce sujet. Avec les années, les actions et le discours se sont transformés en une démarche régionale d’attractivité. En mars 2018 l’ATR a initié le projet.  

Vision attractivité Cantons-de-l’Est/Estrie constitue une démarche globale (voir l’image suivante) qui vise à mobiliser les citoyens et les acteurs du milieu pour « travailler à la mise en place d’une vision commune en matière d’attractivité et la réalisation d’actions structurantes permettant d’attirer, d’accueillir et retenir davantage de travailleurs, d’entrepreneurs, de résidents, d’étudiants et de visiteurs dans la région ».  

 

La région regroupe neuf territoires (deux MRC de la Montérégie et sept de l’Estrie) : 

  • MRC Brome-Missisquoi 
  • MRC de Coaticook 
  • MRC du Haut-Saint-François 
  • MRC de La Haute-Yamaska 
  • MRC du Granit 
  • MRC de Memphrémagog 
  • MRC de Sherbrooke 
  • MRC des Sources 
  • MRC du Val-Saint-François 

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Source : cantonsdelest.ca 

Durant les trois premières années, un comité consultatif représentatif des secteurs et des territoires a piloté la démarche afin que les actions entreprises concordent avec la réalité et les aspirations de la région en matière d’attractivité. Celui-ci a par la suite cédé la place à un conseil d’administration dûment formé.  

Les étapes du projet 

Une démarche de l’ampleur de Vision attractivité s’est déroulée en plusieurs étapes au cours des deux dernières années (voir l’infographie). 

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Tous ces efforts pour établir ce portrait ont fait ressortir certains éléments de l’ADN du territoire et ont permis de dégager des pistes d’action concrètes pour mieux structurer l’offre régionale en fonction des besoins des jeunes adultes. 

Un des éléments importants au début du projet fut de poser un diagnostic de la situation de l’emploi, de l’éducation, des niveaux salariaux, de la démographie, des types d’industries, etc. Des sondages ont été effectué auprès des résidents de la région et aussi auprès des autres Québécois afin de comprendre leurs besoins ains que la perception qu’ils ont des Cantons-de-l’Est. Tous ces efforts pour établir ce portrait ont fait ressortir certains éléments de l’ADN du territoire et ont permis de dégager des pistes d’action concrètes pour mieux structurer l’offre régionale en fonction des besoins des jeunes adultes. 

L’importance de rencontrer les acteurs du milieu 

 Les diverses tournées, colloques, ateliers, chantiers se sont avérés des étapes essentielles pour expliquer le projet aux parties prenantes. Ce processus a été nécessaire pour préciser que malgré qu’il soit porté par une ATR, il ne s’agissait pas d’un projet en tourisme, mais bien d’une réflexion régionale qui embrasse tous les secteurs. Ce fut le plus grand défi selon Mme Patenaude. 

Ces rencontres étaient d’autant plus importantes dans la mesure où les échanges donnent l’occasion de mieux cerner et de respecter les enjeux locaux afin de bâtir une confiance mutuelle autour de valeurs communes. Une meilleure connaissance améliore l’adhésion et la collaboration des diverses parties prenantes. Par exemple, certains acteurs étaient préoccupés par l’adéquation entre leurs stratégies et initiatives locales et les efforts déployés à l’échelle régionale. La démarche de Vision attractivité a permis d’arriver à un consensus pour dégager une image englobante qui est complémentaire aux marques individuelles. 

Une meilleure connaissance améliore l’adhésion et la collaboration des diverses parties prenantes.

Ainsi, une vision et une identité régionale furent créées d’un commun accord, rien n’a été imposé. Il est essentiel d’aller au-delà de la simple approche marketing.  

La suite… 

Tourisme Cantons-de-l’Est passe désormais le flambeau à un OBNL qui s’occupera de travailler sur l’attractivité territoriale à temps plein. Avec la nouvelle directrice générale, Mme Vanessa Cournoyer-Cyr, l’organisation s’assurera de la pérennité du projet. Les principaux axes d’intervention seront la mobilisation de l’ensemble des acteurs, la valorisation des territoires, la promotion et l’accueil ainsi que la maximisation du caractère attractif de la région. L’objectif demeure le même : attirer, accueillir et retenir davantage de travailleurs, de résidents, d’entrepreneurs, d’étudiants et de visiteurs dans les Cantons-de-l’Est.  

 

 

Source de l’image à la une : Pexels