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Des produits prometteurs

Voici d’autres produits qui ont un avenir prometteur à l’horizon de 2030 selon Ian Yeoman, futurologue spécialisé en tourisme. L’intérêt pour le magasinage ne s’essouffle pas. Les résidences secondaires témoignent de l’enrichissement des gens. La gastronomie est omniprésente. L’aventure douce côtoie l’extrême. Les festivals et les événements permettent aux voyageurs de prendre le pouls du lieu visité.

Une folie irrésistible – le magasinage

L’intérêt pour la consommation ne se dément pas. De la nécessité, le magasinage est devenu une activité de loisir, une source de plaisir et de détente. Boutiques hors taxes, arcades, marchés, souks, magasins d’usine (factory outlets), marques de prestige, boutiques spécialisées, adresses branchées, tous attirent les touristes. Au-delà du produit, magasiner est devenu une expérience.

Avec l’avènement des grands mails, les centres commerciaux deviennent des destinations en soi – Mall of America au Minnesota, Las Vegas, Hong Kong, etc.  Diverses infrastructures s’y greffent – hôtels, piscines à vagues, cinémas, spectacles, expositions, etc. Certains centres se spécialisent – articles de sport, électroniques, etc.

Les destinations ajoutent une valeur ou une couleur à l’expérience. Ayant le plus grand centre commercial au monde, les plus grands designers de mode et le Dubaï Shopping Festival, Dubaï est considérée dans ce marché comme un symbole de luxe et d’exclusivité. El Mercado Mall à San Antonio au Texas recrée le Mexique et l’Amérique du Sud avec ses produits (pignatas, sombréros et poteries) et son architecture de style colonial. Les boutiques hors taxes tendent à sortir des aéroports comme à Johannesburg et à Buenos Aires.

Est-ce que le magasinage sur le Web mettra en péril les magasins qui ont pignon sur rue?  Le shoppertainment s’est immiscé dans le langage commercial. Et dans la prochaine décennie, les magasins se redéfiniront.

Une c’est bien, mais deux c’est mieux – le phénomène des résidences secondaires

La spéculation immobilière représente un des éléments moteurs du tourisme. Les gens s’enrichissent. Le double revenu familial permet de vivre plus aisément. On vit plus longtemps et en meilleure santé, on dispose de plus de temps libre. Les environnements tranquilles et les climats plus cléments sont attrayants. Il existe des régions qui offrent ces conditions et où le coût de la vie est moins cher. Beaucoup de gens cesseront de travailler bientôt et rechercheront un endroit en prévision de la retraite. Les déplacements sont facilités par une profusion de vols directs et à bas tarifs. La location ou l’achat d’une résidence secondaire devient alors chose facile et attirante. Ce phénomène s’observe particulièrement en Europe.

De l’aventure douce à extrême en passant par le grand événement – le tourisme sportif

Se maintenir en santé, le besoin de bouger, briser le rythme effréné du quotidien, se détendre, voilà certains facteurs qui expliquent pourquoi l’aventure, le plein air et les vacances actives ont la cote. Le tourisme et le sport sont intimement liés; ils prennent plusieurs formes: l’aventure douce pour les gens qui vieillissent, l’aventure extrême pour les jeunes urbains, les grands événements sportifs pour les amateurs, etc.

Si vous croyez avoir tout vu en matière d’aventure extrême, jetez un coup d’œil au Urban Rat Race et à l’Extreme Ironing, un type de pratique associé au besoin d’adrénaline, de sensations fortes et de surpassement. Le touriste veut toujours plus de choix et vivre de nouvelles expériences.

Du fast food au slow food – la cuisine

Vivre au quotidien, se maintenir en santé, socialiser, voyager: la nourriture est omniprésente. De partout, on importe des épices, des fruits, des poissons. Les chefs deviennent des célébrités, les chaînes et magazines spécialisés se multiplient, les ventes de livres de recettes explosent, le multiculturalisme des sociétés apporte des saveurs nouvelles et le mouvement des passionnés de cuisine (foodies) s’amplifie. Les gens dépensent plus qu’avant pour la nourriture.

La gastronomie est sans conteste la principale vedette. Elle constitue un des éléments les plus importants d’une expérience de voyage et même un but de visite – la France et l’Italie sont reconnues comme de grandes destinations culinaires. La gastronomie est intimement liée à la culture d’un pays, d’une région et contribue à l’authenticité de l’expérience.

Jazz, rodéo, carnaval – le monde des festivals et des événements

Pour le touriste, les festivals contribuent à l’authenticité d’une expérience.  Ils lui permettent de s’immerger dans la culture locale et d’y côtoyer la population. Que ce soit le Stampede de Calgary, le Mardi gras à la Nouvelle-Orléans, le Carnaval de Québec, le Festival International de Jazz de Montréal ou l’Oktoberfest de Munich, les grands événements définissent une destination et sont l’occasion de célébrer sa culture, ses traditions, ses talents, ses différences ou son unicité. Ces festivités deviennent des moteurs économiques et introduisent parfois de nouvelles saisons dans le calendrier d’une destination.

Ces événements sont synonymes de plaisir et de fêtes. En 2030, le nouveau «capitaliste» culturel sera le touriste hédoniste.

Macao contre Las Vegas, les paris sont ouverts – casinos et jeux

En 2030, Macao surpassera Las Vegas comme la destination la plus importante du jeu et du divertissement. La croissance des classes moyenne et riche en Chine contribuera à projeter Macao au sommet des destinations du jeu.

Un sujet tabou – le tourisme sexuel

Slogan de Las Vegas: What Happens in Vegas, Stays in Vegas!

Serveuse sexy, quartier chaud (red-light district), danseuse érotique, «escorte», masseuse… la prostitution, voici le côté pervers du monde moderne. La rencontre sexuelle constitue la principale motivation du tourisme sexuel. Malgré les côtés sombres et tabous de la prostitution juvénile, de l’exploitation sexuelle des enfants et du commerce sexuel, il semble que tourisme, romance, amour et sexe seront encore liés en 2030 et que la situation ne changera pas beaucoup malgré les campagnes de sensibilisation.

Ian Yeoman est professeur associé à l’Université de Victoria en Nouvelle-Zélande et à l’Université d’Édimbourg en Écosse. Il a déjà été planificateur stratégique à VisitScotland et responsable des modèles économiques, de l’analyse des tendances et de l’élaboration des scénarios.

Source:
– Yeoman, Ian. «Tomorrow’s Tourist: Scenarios & Trends», Elsevier, 2008, 357 pages.
[www.tomorrowstourist.com/]

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Ailleurs dans le monde Produits et activités Tendances

Le magasinage… à la recherche de la bonne affaire

On les voit déambuler, sacs à la main, le long de la rue Sainte-Catherine à Montréal et ailleurs au Québec. Qui sont ces touristes qui font leurs emplettes dans nos villes? L’activité de magasinage est bien populaire, mais peut-elle devenir une motivation principale au voyage? Survol des grandes tendances mondiales du magasinage.

Magasinage ou shopping, on le fait au Canada

Cela va sans dire, l’une des activités les plus fréquemment pratiquées par les Québécois en voyage au Canada est bel et bien le magasinage. Selon le Print Measurement Bureau (PMB), cette activité serait même légèrement plus en vogue depuis 2006. On peut conclure que les commerces québécois ont bénéficié de cette tendance à la hausse car d’année en année, environ 75% des Québécois qui voyagent à l’intérieur du Canada le font dans leur propre province.

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Le pourcentage de Québécois qui s’adonnent au magasinage lors d’un voyage à l’étranger est, quant à lui, plutôt stable au fil des ans, oscillant entre 37 et 42%.

Le magasinage semble être une activité complémentaire au voyage, du moins pour les Canadiens qui voyagent à l’intérieur du Canada, car il en est rarement la raison principale. C’est en fait ce que démontre le tableau suivant, publié par la Commission canadienne du tourisme sur les habitudes des touristes canadiens dans leur propre pays. À noter que la taille du marché d’adeptes du magasinage se chiffre à plus de 15 millions de Canadiens; il inclut toutefois les sorties au restaurant.

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Donc, si l’on considère que la taille du marché des voyageurs d’agrément est de 18 400 000 Canadiens, on constate notamment que 38% de l’ensemble de ces voyageurs ont effectué du magasinage ou du lèche-vitrine d’exposition et d’artisanat local  (7 000 000 de Canadiens). Il s’agissait de la raison principale du voyage pour 8% d’entre eux.

À l’échelle internationale, la firme Euromonitor International a néanmoins observé, de 2002 à 2007, une croissance mondiale des voyages dont le but premier serait le magasinage.

Partir pour mieux magasiner

Les fluctuations des taux de change auraient une grande influence sur le nombre de voyages de magasinage. En 2007, lorsque le dollar US était à la baisse, les États-Unis ont reçu 1,5 million de touristes étrangers de plus qu’en 2006. Cette augmentation a été le plus ressentie à New York, où la ville aurait connu une hausse de 22% des voyageurs en provenance de l’extérieur de l’Amérique du Nord. Le même phénomène s’est produit en Floride à la zone commerciale de Sawgrass Mills près de Fort Lauderdale, où 48% des achats ont été faits avec des cartes de crédit étrangères. À l’inverse, alors que la livre sterling performait bien en 2007, plusieurs touristes – particulièrement les Américains – ont délaissé Londres comme destination de magasinage. Un journaliste américain a même qualifié la ville d’onéreuse en lui collant le titre de «home of the $5 ice cream».

Les touristes chinois déferlent sur les commerces du monde

L’assouplissement des restrictions sur les voyages des Chinois à l’étranger en 2004, jumelé à la croissance des revenus disponibles des citoyens, a causé un véritable boom dans le trafic sortant de Chine. Le fait de voyager à l’étranger est devenu un symbole de statut social. De plus, les voyageurs chinois désirent se procurer les marques occidentales qui ne sont pas en vente dans leur pays. Ainsi, les dépenses touristiques mondiales attribuées au magasinage par les Chinois à l’étranger ont crû de 104% de 2002 à 2007 pour atteindre 9,9 milliards de dollars US. Ils se classent maintenant au 2e rang, derrière les Américains. Malheureusement, leur accès au Canada demeure toujours limité (lire: Mettre les pendules à l’heure… de la Chine).

Grande distance pour bonne affaire

L’étude d’Euromonitor International confirme que les touristes sont même prêts à effectuer des voyages long-courriers pour faire les boutiques. Les auteurs attribuent cette tendance observée, particulièrement dans la deuxième partie de la période de référence de l’étude (de 2002 à 2007), à la compétitivité des prix pour les billets d’avion, aux occasions attrayantes de magasinage, aux festivals et aux hôtels de luxe.

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En effet, les centres commerciaux se développent en véritables destinations touristiques avec l’ajout de composantes de restauration et de divertissement à grande échelle, ce que la revue Espaces appelle «la dimension “immatérielle” et qualitative dans les lieux de vente, afin de séduire un consommateur plutôt blasé et au niveau d’exigence accru». À titre d’exemple, le South China Mall de Hong Kong comporte sept zones dites internationales, car chacune d’entre elles ressemble à une ville ou à une région du monde. Le centre d’achats compte 1 500 boutiques, un parc aquatique, des montagnes russes, un théâtre Imax, des cinémas et des gondoles qui permettent aux gens de naviguer sur le canal qui traverse ce complexe gigantesque. Selon le magazine Forbes, c’est en Asie que l’on trouve neuf des dix plus grands centres commerciaux du monde.

Aussi, on observe que de plus en plus de villes se dotent d’un festival de magasinage en vue de stimuler leur économie et de faire venir les touristes en période creuse (exemples: Dubaï International Shopping Festival, Hong Kong Shopping Festival, Cannes Shopping Festival). Méga-campagnes marketing, concours aux prix qui font rêver et spectacles somptueux sont organisés dans le but de séduire les voyageurs et de les attirer dans les aires commerciales d’une région. Cependant, le succès de ces festivals dépend grandement de la continuité de l’événement, de la participation des commerçants et, surtout, des offres promotionnelles proposées.  Une véritable mobilisation des marchands est nécessaire, car tous doivent participer en offrant des rabais considérables. Évidemment, un tel évènement sous-entend également une grande collaboration entre commerçants locaux et intervenants touristiques, deux groupes qui, selon la revue Espaces, «ne travaillent que rarement ensemble».

Il va sans dire que le magasinage est une activité touristique importante qui en vaut parfois même le déplacement. Il reste à voir si le ralentissement économique actuel changera les comportements de consommation des touristes. Seront-ils plus économes en voyage ou, au contraire, seront-ils encore plus à l’affût de bonnes aubaines? Et quels incitatifs le Québec peut-il mettre en place pour tirer son épingle du jeu? Qui sait, les soldes de l’Après-Noël deviendront peut-être un jour une attraction touristique!

Lire aussi: Magasiner, l’activité numéro 1 du touriste!

Sources:
–    Dossier «Tourisme et Shopping 1re partie», Revue Espaces, no 269, avril 2009.
–    EAPV 2006 – Profil des activités au Canada: Magasinage et restauration lors d’un voyage. Commission canadienne du tourisme.
–    Print Measurement Bureau, 2002-20o8
–    «Shopping for Pleasure: The Development of Shopping as a Leisure Pursuit», Euromonitor International, mai 2008.
–    Van Riper, Tom. «The World’s Largest Malls», Forbes, 18 janvier 2009.

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Ailleurs dans le monde Marketing

Clin d’oeil – «Phil Your Bags», une invitation à la tentation

Le Philadelphia Convention & Visitors Bureau a décidé de courtiser les groupes de voyageurs. Déjà à sa 3e année, le programme «Phil Your Bags» présente la destination comme un paradis du magasinage, avec toute sa diversité, ses lieux branchés et son absence de taxes sur les vêtements et les chaussures. Un livret format passeport permet aux touristes de faire des économies en bénéficiant de coupons de réduction, non seulement lors de leur magasinage mais aussi dans les restaurants, les lieux de divertissement et de culture. Le livret «Phil Your Bags» inclut les heures d’ouverture, les sites Internet et une carte de localisation des participants. Il est disponible seulement dans les agences de voyage et chez les voyagistes.

Source: Philadelphia Convention & Visitors Bureau

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Produits et activités

Métiers d’art + certification = magasinage authentique garanti!

La quête d’authenticité prend de l’importance aux yeux des touristes et ce désir de «vrai» peut aussi se manifester lors de la recherche du cadeau ou du souvenir idéal. En ce sens, les créations artisanales se révèlent des choix intéressants pour les visiteurs. Mais comment s’assurer que l’objet de son désir est authentique et que l’on met la main sur un produit de qualité qui a réellement été produit par un artiste ou un artisan local? Plusieurs destinations proposent désormais des certifications visant à garantir la provenance et la qualité des créations de métiers d’art.

La reconnaissance régionale…

Pour se procurer des œuvres de métiers d’art, encore faut-il en trouver. En France, depuis 1992, la Confédération française des métiers d’art coordonne la labellisation de communes dont les priorités sont l’excellence et l’authenticité. Le réseau Ville et métiers d’Art rassemble 63 villes soucieuses de promouvoir la richesse et la diversité des métiers d’art. Cette reconnaissance est attribuée par une commission pour une période de trois ans (renouvelable) aux municipalités qui oeuvrent à la sauvegarde et à la promotion des métiers d’art.

logo_arts1.jpgAux États-Unis, dans les comtés de Lancaster et de York en Pennsylvanie, un comité-conseil gère un programme de certification de l’authenticité patrimoniale. Afin d’aider les visiteurs à trouver et à identifier les sites, les services et les produits qui représentent le réel patrimoine de la région, le comité-conseil en tourisme patrimonial impose aux entreprises locales désireuses d’afficher le logo officiel une évaluation de la qualité des services offerts et du respect de lignes directrices établies.

De telles certifications régionales s’avèrent très utiles pour aider le touriste à identifier des territoires ou des entreprises qui accordent une importance accrue à l’authenticité et aux métiers d’art. Toutefois, afin d’augmenter ses chances de dénicher un souvenir certifié «authentique», il faut plutôt chercher une réelle certification de l’objet. De cette façon, le visiteur s’assure que que le cadeau-souvenir qu’il se procure n’est pas «made in China» mais qu’il est véritablement lié à destination visitée.

La signature spécifiquement «métiers d’art»

logo_arts2.jpgAux États-Unis, les initiatives de reconnaissance officielle des œuvres des artisans sont amorcées depuis plusieurs années. Par exemple, c’est en 1981 que le Kentucky créait son programme de marketing des métiers d’art, le Kentucky Crafted, afin de soutenir le développement des artisans de l’État. Depuis, cette initiative a notamment inspiré le département de tourisme de l’État, qui s’est appuyé sur cette certification lors de l’élaboration de son guide touristique des métiers d’art et de la création du Kentucky Artisan Heritage Trail.

logo_arts3.jpgEn Alaska, la certification est encore plus pointue; l’Alaska State Council on the Arts a élaboré un programme de reconnaissance visant spécifiquement à garantir l’authenticité des oeuvres des artisans autochtones. Pour avoir le droit d’afficher le sceau du Silver Hand Program, une œuvre doit avoir été réalisée par un artisan autochtone natif de l’Alaska et avoir été créée sur le territoire de l’État à partir de matériaux naturels provenant de l’Alaska. Plus authentique que ça… impossible!

logo_arts4.jpgLe Canada n’est pas en reste puisque certaines provinces proposent déjà des initiatives de reconnaissance de la qualité des créations des artisans. En Alberta, le logo Alberta Craft émis par l’Alberta Craft Council se veut un symbole de qualité et la garantie que la pièce est une authentique création d’un artisan de la province.

Dans les Maritimes, les conseils d’artisanat du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse imposent aux artisans professionnels de soumettre leurs créations à l’évaluation d’un jury afin de pouvoir participer à certaines expositions ou à certains programmes de commercialisation des métiers d’art. Cette certification ne semble toutefois pas reprise dans la mise en marché touristique des métiers d’art.

Et le Québec là-dedans?

Au Québec, le visiteur désireux de se procurer une création artisanale originale peut compter sur une offre très variée. Selon le Conseil des métiers d’art du Québec, corporation professionnelle des artistes et artisans en métiers d’art, le Québec compte plus de 3000 professionnels qui créent et proposent des réalisations exploitant une foule de matériaux (céramique, verre, métaux, textile, cuir et peau, bois, papier, etc.).

logo_arts5.jpgAucune certification provinciale ne permet toutefois à un éventuel acheteur de distinguer clairement les créations professionnelles québécoises des autres formes de produits. La région des Laurentides, par ailleurs, s’est dotée depuis le 1er avril 2006 d’un organisme chargé de promouvoir les artisans professionnels, d’imposer des normes de qualité et d’apposer le sceau Signature Laurentides, qui atteste de la qualité des produits. Cette entreprise d’économie sociale regroupe actuellement 45 artisans professionnels.

La mise en marché du tourisme de métiers d’art

Naturellement, toutes ces démarches de certification et de reconnaissance favorisent la mise en marché des créations des artisans. Reste maintenant à ce que ces efforts mènent aussi au développement de nouvelles initiatives de mise en marché touristique des métiers d’art! Pour vous inspirer, une invitation à découvrir l’initiative américaine Handmade in America, projet qui a mené à la création de regroupements, d’itinéraires et même à la publication d’un guide touristique de métiers d’art écoulé à plus de 40 000 exemplaires.

Lire aussi:
Les touristes à la recherche d’authenticité, mais que veulent-ils au juste?

Sources:
– Clark, Jess. «Handmade in Carolina», WNC Magazine, [www.wncmagazine.com], juillet-août 2007, p. 94-100. http://www.handmadeinamerica.org/pdfs/WNC_Magazine07-08.pdf.
– Levêque, Jérémie et Catherine Virassamy. «Métiers d’art et tourisme – Des attirances réciproques», Revue Espaces Tourisme & Loisirs, [www.revue-espaces.com], novembre 2005, p. 22-30.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

La mode attire-t-elle le touriste?

La ville de Bruxelles a décidé cette année de jouer la carte de la mode afin de séduire les touristes. En consacrant 2006 «Année de la mode et du design», elle fait d’une pierre deux coups: elle dynamise le tourisme urbain et donne un bon coup de pouce à un secteur industriel en difficulté. Des idées à copier?

Cette année, la ville de Bruxelles (Belgique) a décidé de jouer la carte de la mode dans le but de séduire les touristes. Après le chocolat, la bière, les frites et les moules, sans oublier la dentelle, l’Office du tourisme et les autorités bruxelloises misent aujourd’hui sur les couturiers belges pour faire la promotion du modernisme et de la créativité de la région.

En effet, la ville a proclamé 2006 «Année de la mode et du design», architecture de la forme et de la matière. Le programme des événements a été concocté en collaboration avec Modo Bruxellae, association qui se voue corps et âme à la promotion de la mode bruxelloise, et le Bureau des Grands Événements, nouveau département du Bruxelles International – Tourisme & Congrès (BITC).

Bruxellois et touristes sont invités à venir découvrir les designers, par le biais:

  • d’expositions et de nombreux défilés;
  • d’une «Nuit de la mode», 90 minutes de défilés en continu;
  • de circuits et de fins de semaine thématiques, organisés en partenariat avec des restaurants, qui en profitent pour proposer des menus «design»;
  • d’un circuit de «vélotour urbain», pour découvrir le quartier de la mode à bicyclette;
  • d’un bureau d’information, installé temporairement sur la Grand-Place: la «Maison de la Mode» servira à la fois de bureau d’information, d’espace de rencontres et de conférences et accueillera diverses animations.

Ils sont bien sûr également invités à faire les boutiques!

La démarche est prometteuse. Et s’il est difficile de chiffrer les retombées touristiques, on peut d’ores et déjà en souligner les bienfaits sur le plan de l’architecture des quartiers. En effet, le regroupement des couturiers a déjà largement contribué à la revitalisation urbaine d’un quartier qui, jadis, était presque à l’abandon.

Le «quartier de la mode» est maintenant l’un des principaux points de chute des boutiques et des ateliers de couture. Les couturiers ont pu profiter de prix très avantageux afin de racheter les commerces à bon prix.

Statut de la mode à Bruxelles

En 2004, Bruxelles comptait un peu plus de 1600 établissements dans le secteur du textile, de l’habillement et du commerce de vêtements (commerces de gros et de détail). Cette industrie est principalement soutenue par les pouvoirs publics, via Modo Bruxellae, ainsi que par des subsides annuels de quelque 120 000 euros octroyés par le ministre de l’Économie du gouvernement bruxellois.

Une dotation complémentaire est fournie par Bruxelles Export pour permettre la participation à certaines missions à l’étranger (via notamment la Boutique Modo, présente dans les foires et les salons internationaux). Il existe également diverses aides ponctuelles et non structurelles accordées conformément à la politique d’image de Bruxelles.

À la suite de l’engouement des dernières années, les secteurs de la mode et du design de Bruxelles se traduisent par un développement économique intéressant pour la région. On y compte environ un millier d’emplois.

La ville a volontairement choisi de miser sur la création d’un lieu unique (géographique, économique et institutionnel) afin de regrouper les acteurs du réseau bruxellois. Celui-ci se veut, à la fois, le lieu de travail et d’accueil pour les visiteurs, les acheteurs et les professionnels du secteur. Ainsi, ils favorisent la présentation de prix préférentiels, augmentent la visibilité des jeunes créateurs et aident les jeunes entreprises à percer dans ce créneau très concurrentiel.

Une idée transportable?

Bruxelles n’est pas la seule ville qui a compris l’importance de la mode dans l’économie en général et dans l’industrie du tourisme en particulier. D’autres villes misent sur cette industrie, comme Florence et Milan, Barcelone, New York, Tokyo… et bien sûr Paris (où, par exemple, environ 6000 touristes entrent chaque jour chez Louis Vuitton)!

Deuxième ville francophone après Paris, avec ses 3,4 millions d’habitants, Montréal est connue et reconnue comme la capitale de la mode au Canada (elle regroupe à elle seule près de 60% des entreprises canadiennes du secteur) et l’une des plus importantes plaques tournantes de l’industrie de la fourrure au monde.

Mais la concurrence est rude et la bataille faire rage. Aujourd’hui, à l’heure où les Chinois tentent d’envahir le marché avec des produits bas de gamme en grande quantité et où Toronto joue des coudes en développant le haut de gamme pour déloger Montréal, la mode québécoise doit prendre un tournant décisif.

Déjà, de nombreuses activités sont organisées pour dynamiser ce secteur industriel, entre autres:

  • la Semaine de la mode, créée en septembre 2001 par Liaison Mode Montréal, regroupement d’associations sectorielles voué à la promotion de l’industrie de la mode et du vêtement de Montréal;
  • le Festival mode et design de Montréal, organisé par Sensation Mode, qui a pour mission de créer des évènements et des promotions «sur mesure» et qui met en vedette une quarantaine de défilés;
  • la Braderie de mode québécoise, braderie de mode griffée (35 à 40 designers) attirant plus de 8000 personnes, deux fois l’an durant quatre jours.

Alors, quand on sait que «faire les boutiques» est l’activité préférée des touristes lorsqu’ils voyagent (lire aussi: Magasiner, l’activité numéro 1 du touriste!) et que le luxe est un produit de niche en émergence (lire aussi: Le haut de gamme n’est plus un luxe, c’est une réalité!), ne serait-il pas judicieux de mettre l’accent sur ce pôle économique?

Sources:

– Breton, Brigitte. «À la mode de Bruxelles», Le Soleil, 20 avril 2006.
– Delanglade, Sabine. «Le luxe a un avenir fabuleux », L’Express, 13 avril 2006.
– Gouvernement du Québec (communiqué de presse). «Le gouvernement du Québec accorde 100 000 $ à la 10e Semaine de mode de Montréal», 20 mars 2006.
– Radio-Canada (SRC Télévision – Le Téléjournal/Le Point). «Industrie de la mode: Toronto parade aux côtés des géants européens de la haute couture pour déloger Montréal», 21 mars 2006.
– Radio-Canada (SRC Télévision – Le Téléjournal/Le Point). «Les jeans Parasucco déménagent: la mode est-elle toujours « in » à Montréal?», 25 août 2005.

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Réseaux de distribution

Dépeindre une destination touristique à l’image d’un centre commercial

En décembre 2005 est né le premier centre commercial francophone entièrement virtuel. En trois dimensions, ce dernier permet à l’internaute de circuler dans les allées, d’entrer dans les différentes boutiques pour effectuer des achats, tel un visiteur normal par un samedi après-midi pluvieux. Et si l’on transposait le centre commercial en destination touristique? Le premier centre commercial francophone entièrement virtuel vient d’ouvrir ses portes. Sous sa modeste appellation, Lecentredumonde.com n’est autre que la représentation virtuelle, en trois dimensions, d’un centre commercial traditionnel.

Déjà, on trouve sur ce site Internet pas moins de 80 bannières marchandes représentant des marques connues, réparties dans les produits de consommation courants, comme: l’alimentation, l’électroménager, l’habillement, le multimédia, le jardinage… et même les voyages et les vacances, avec des «magasins» comme Expedia, Opodo, Lastminute ou encore Nouvelles Frontières. Le tout, dans le même esprit qu’un centre commercial ayant pignon sur rue!

Représenté comme un lieu réel et non comme une base de données, contrairement aux sites d’achats comme nous les connaissons d’habitude (avec un moteur de recherche), la navigation y est moins rationnelle. Le site présente plusieurs points d’entrée, comme la recherche par catégorie (alimentation, bijouterie, vacances/voyages, etc.), par boutique ou selon un plan graphique.

D’aucuns diront que cette navigation risque de déplaire aux internautes qui recherchent généralement la facilité et prônent l’utilisation du moindre «nombre de clics». Néanmoins, cela peut représenter un avantage pour les internautes débutants, peu enclins à acheter en ligne.

L’avenir nous dira si l’on voit ici l’avènement d’une nouvelle mode!

De plus, afin de compléter cette nouvelle expérience d’achat, des hôtesses virtuelles sont présentes pour guider l’internaute dans sa visite, par le biais de messages sonores. Ces hôtesses annoncent, d’une voix suave, des offres spéciales et des messages d’intérêt public.

Il ne manque vraiment que la petite musique d’ascenseur pour se sentir dans l’ambiance.

Un modèle adaptable à une destination touristique?

L’idée est novatrice et originale.

Imaginons maintenant que nous adaptions cette expérience au domaine du tourisme. Rien ne nous empêcherait de transposer le centre commercial en une destination touristique, avec la possibilité d’acheter ou de faire des réservations.

Nous aurions, par exemple:

  • étage 1 – l’hébergement (hôtels, motels, B&B, campings, etc.)
  • étage 2 – l’offre culturelle (musées, salles de spectacles, cinémas, circuits patrimoniaux, etc.)
  • étage 3 – les différents moyens de transport (avion, train, circuits d’autocars, location de véhicules, etc.)
  • étage 4 – les activités récréotouristiques (activités sportives et de plein air)
  • étage 5 – un plancher dédié à l’épicurien qui sommeille en chaque touriste (spas et détente, restaurants, produits du terroir et découvertes gastronomiques régionales, etc.)
  • accueil – un guichet d’information où l’on trouverait, par exemple, l’office de tourisme ainsi que de l’information générale de type météo, banques, etc.

 

Cette nouvelle approche, plus marchande, pourrait bien à l’avenir remplacer les portails Web traditionnels de destinations touristiques comme nous les connaissons actuellement.

Par exemple:

Concepteurs Web, à vos souris. Étourdissez-nous!

Sources: – Le journal du Net. «Le premier centre commercial virtuel a ouvert ses portes», 9 mars 2006.
– Lecentredumonde.com – Dossier de presse, décembre 2005.

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Segments de clientèles

Le profil du voyageur – un air de déjà vu!

Instruit, revenu élevé… ça vous dit quelque chose? Quand il s’agit d’établir le profil de la clientèle touristique qui pratique une activité, certaines caractéristiques reviennent souvent et d’autres sont éludées. Au cours d’un même séjour, le voyageur peut se muter en touriste culturel parce qu’il visite un musée et le lendemain en touriste de nature parce qu’il fréquente un parc. A-t-il un profil différent pour autant? La détermination des segments de marchés en fonction des activités pratiquées ne se révèle pas une démarche valable.

Le portrait-robot du voyageur

Vieux ou jeunes, hommes ou femmes, mariés ou célibataires, ils voyagent tous. Peu importe les activités pratiquées, le profil de la clientèle est avant tout «touristique». C’est pourquoi lorsqu’elles sont décrites à travers la lorgnette des activités, les caractéristiques du visiteur se ressemblent très souvent; par exemple:

  • instruit
  • revenu élevé
  • gestionnaire ou professionnel
  • fervent utilisateur d’Internet
  • exigeant et expérimenté
  • recherche la qualité

Ajoutez-y quelques attributs propres au produit ou à l’activité pratiquée (culture, écotourisme, aventure, etc.) et vous obtenez le portrait-robot de votre client.

Quelques préceptes généraux sur le voyageur

  • Un Québécois sur deux voyage.
  • C’est généralement s’il est plus scolarisé et plus aisé qu’il voyage davantage et plus loin.
  • Il n’existe pas UN processus décisionnel et UN comportement d’achat uniques pour tous les séjours. Il n’y a pas toujours un grand degré de rationalité dans les décisions prises.
  • Les données sociodémographiques revêtent un caractère important dans la compréhension des besoins et du comportement des voyageurs (baby-boomers, génération X, minorités culturelles, famille, style de vie, etc.)
  • Nous faisons fausse route lorsque nous analysons la clientèle par la lorgnette des activités __ dans son processus décisionnel, le voyageur choisit d’abord sa destination et le choix des activités se situe au bas de sa liste.
  • Le magasinage (ou le shopping) demeure l’activité numéro 1 du voyageur (lire aussi: Magasiner, l’activité numéro 1 du touriste!).
  • Le voyageur recherche des expériences et de l’authenticité; il ne veut pas juste voir.
  • Il ne dépense pas inconsidérément __ il peut opter pour un repas fast food un soir et un repas gastronomique un autre soir.
  • Internet l’a transformé en consommActeur __ il peut facilement obtenir l’information, comparer les prix et réserver n’importe quand.
  • En raison de plusieurs facteurs sociodémographiques (difficulté de concilier les horaires de vacances, éclatement de la famille, concentration de la population en milieu urbain, d’où un facteur de stress accru, etc.), les déplacements de proximité et les courts séjours font désormais partie de la réalité.
  • Les récentes crises ont accentué les décisions de partir à la dernière minute.

Cela étant dit…

Parce qu’une personne visite un musée, peut-on la catégoriser dans le segment des touristes culturels? Si vous êtes tentés de dire «oui», alors accolez-vous l’étiquette de motoneigiste à un Français qui fait de la motoneige au Québec pour la première fois? C’est trop souvent la voie qu’empruntent de nombreux organismes lorsqu’il s’agit d’évaluer un segment de marché.

Une étude conclut que 45% des touristes qui ont visité l’Afrique du Sud sont des touristes de nature, car, lors de leur séjour, ils ont fréquenté un parc. La Travel Industry Association of America affirme qu’il existe une partie importante de touristes culturels et historiques parce que ces gens ont visité un site patrimonial durant leur séjour. Ces méthodes produisent des chiffres attrayants, mais dont la validité reste discutable. De telles extrapolations donnent lieu à une surévaluation du segment de clientèle et de la valeur d’une activité comme générateur de voyage.

On fait fausse route quand on détermine des segments de marché en fonction des activités pratiquées par les touristes. De même, il est injuste d’associer une relation de cause à effet à la pratique d’activités. Telles sont les conclusions qui ressortent d’une étude de deux chercheurs, Bob McKercher et Andrew Chan, qui se sont intéressés à ce phénomène.

Dans un premier temps, ces chercheurs ont analysé 13 enquêtes effectuées dans 6 pays différents (Australie, Canada, États-Unis, Hong Kong, Nouvelle-Zélande et Royaume-Uni) pour conclure que ces questionnaires ne permettent pas de déterminer que les activités pratiquées sont étroitement liées au but du voyage. De plus, ils ont tenu eux-mêmes un sondage afin d’établir une relation entre les activités pratiquées et le but du voyage: les résultats n’ont pas été concluants.

Il est tout aussi faux de conclure que les personnes qui ont visité un musée dépensent davantage, séjournent plus longtemps ou disposent d’un revenu supérieur. Les chercheurs soutiennent qu’on ne peut établir de telles relations. Cela reviendrait à dire que «le port du pyjama fait en sorte que les personnes mangent des céréales au petit déjeuner».

Un taux de participation élevé à une activité donne des indications qui aident à déterminer les produits d’appel d’une destination, les attractions secondaires et les activités substituables ou complémentaires, mais il n’induit pas nécessairement l’association à un type de touriste. Cela est d’autant plus vrai que certaines activités attirent des marchés hétérogènes et que plusieurs activités sont décidées une fois sur les lieux.

Mais, à défaut de statistiques fiables, il faut prendre les chiffres où l’on peut. À défaut d’un GPS, on regarde où le soleil se couche.

Sources:
– McKercher, Bob et Andrew Chan. «How Special Is Special Interest Tourism?», Journal of Travel Research, vol. 44, août 2005, p. 21-31.
– Travel Industry Association of America. «Leisure Travel Planning: How Consumers Make Travel Decisions», 2005.
– YPB&R Yankelovich Partners. «Which comes first when planning vacations: the decision about what to do, or where to go», eNewsletter, juin 2005.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Les Lifestyles Centers, ou les centres-villes réinventés

Les mégacentres commerciaux font peu à peu place à de nouveaux centres-villes à visage humain (Lifestyle Centers) qui procurent détente et services personnalisés. Cette nouvelle tendance générera-t-elle un impact sur le tourisme? Qu’en est-il au Canada?

Et l’Amérique inventa les centres commerciaux!

Puis, elle les transforma en mégacentres (Power Center) et en magasins entrepôts. Voilà maintenant que, de Puerto Rico à New York en passant par le Québec, elle nous influence encore en transformant notre environnement commercial en «centres style de vie» (Lifestyle Centers): quartier convivial, architecture recherchée abritant, autour d’une artère piétonne, magasins et grandes surfaces, bureaux, centres de divertissement (spa, cinéma, salle de sport, piscine, etc.), place centrale où se restaurer, stationnement en plein air, etc.

Bref, un petit look à l’européenne où le «milieu de vie à échelle humaine» semble reprendre le pas sur la quantité et le commerce de masse.

Une mode qui débarque chez nous

Le Québec, aussi, paraît frappé par cette nouvelle vague. Ainsi, à Boisbriand, les élus ont dévoilé le projet «Faubourg Boisbriand», investissement initial de 200 M $CA.

Situé sur les terrains appartenant jusqu’à récemment à General Motors, en bordure de l’autoroute 15, cette ville dans la ville combinera des fonctions:

  • industrielles (à 37%);
  • commerciales (à 35%). Quelques grandes surfaces côtoieront des commerces de dimension moyenne et une foule de petites entreprises de proximité, des  banques, etc.;
  • résidentielles (à 28%). Dans une première phase de développement immobilier, 2 000 unités seront construites sur les 5 000 prévues. Ce nouveau complexe mixte pourra accueillir environ 7 500 résidants, dont le cinquième travaillera dans les nouveaux commerces et services, et autant dans les entreprises industrielles;
  • touristiques. Les promoteurs comptent sur une clientèle extérieure qui viendra y jouir de l’ambiance, y faire ses achats et se divertir, tout en fréquentant les restaurants et les boutiques.

Même initiative à Brossard sur la rive sud de Montréal, où la construction des «Quartiers DIX30» (intersection des autoroutes 10 et 30) vient d’être lancée. Ce projet, dont les magasins devraient ouvrir leurs portes entre l’automne 2006 et le printemps 2007, comprendra un centre style de vie (épicerie fine, fromagerie, poissonnerie, boucherie, pharmacie, club vidéo, etc.) et un mégacentre commercial, pour un total de 1,3 million de pieds carrés de magasins.

Attention, il faut cependant faire la différence entre un regroupement commercial construit autour d’une rue centrale avec des boutiques spécialisées et les centres de magasins entrepôts qui, depuis quelques temps, fleurissent comme pâquerettes au printemps (comme au Marché central à Montréal, à Lachenaie, Boucherville, etc.).

Un bon point pour le tourisme?

Ces nouveaux centres à l’architecture originale ou à vocation particulière deviendront-ils une destination en soi, tant pour les résidants que pour les touristes et les excursionnistes?

De nombreuses études semblent le démontrer: généralement, les centres-villes ou les quartiers piétonniers attirent plus de touristes, car ceux-ci aiment goûter la vie en communauté et découvrir le mode de vie local.

Les promoteurs de ces nouveaux concepts espèrent qu’en joignant ainsi l’utile à l’agréable, les visiteurs reviendront plus souvent et y resteront plus longtemps. Dans les Lifestyle Centers des États-Unis (une centaine), on constate que l’atmosphère plus conviviale et personnalisée entraîne un taux de dépenses plus élevé. Toutefois, aucune statistique ne vient appuyer cette constatation.

Par ailleurs, selon une étude réalisée en 2004 par l’International Association of Shopping Centers (IASC), l’aménagement de magasins et de restaurants autour d’une rue piétonne centrale constitue une combinaison gagnante. En effet, on dénote une augmentation de près de 20% de l’achalandage. Comme les visiteurs fréquentent ces centres autant pour effectuer leurs achats réguliers que pour prendre un repas au restaurant ou tout simplement bénéficier de l’agréable ambiance des lieux, ils y reviennent plus souvent.

Selon les responsables de l’étude, les restaurants et les cafés qui offriront une touche particulière (produits de niche, décoration originale ou typique, etc.) pourraient même voir cet achalandage augmenter de 35%. 

 

Bémol sur le climat

La plupart de ces nouveaux complexes américains se situent dans des villes où le climat est relativement chaud (Floride, Californie, etc.). Ce type de commerce sera-t-il toujours aussi intéressant sous un mètre de neige? Car, si le froid est insupportable, les consommateurs ne voudront pas rester dehors.

Les villes de Boston, New York et Chicago se sont pourtant lancées dans cette aventure. Les promoteurs insistent sur le fait que, pour des climats nordiques, il faudra prévoir des porches et des abris couverts (amovibles ou non), des tunnels piétonniers, un système de trottoirs chauffants, etc. Citons l’exemple du Vestar Desert Ridge dans le nord de la Californie qui, pour contrer les nuits froides, a ajouté un brasero extérieur en béton (2,4 m de haut sur 1,8 m de large), autour duquel les visiteurs peuvent se réchauffer entre deux visites.

Les Lifestyle Centers auront-ils autant de succès au Canada qu’aux États-Unis?

Selon les dires de Maureen Atkinson, associée senior chez J.C. Williams Group (Toronto), firme d’experts-conseils en commerce de détail, les consommateurs urbains canadiens en ont assez des grands centres commerciaux et recherchent de nouvelles expériences d’achats.

Cependant, selon elle, certaines villes telles qu’Ottawa ou Montréal sont probablement trop froides pour un concept de ce genre. Dès lors, on peut prévoir moins d’ouvertures de «centres style de vie» que chez nos voisins américains. De plus, seules quelques villes peuvent réellement fournir la concentration de résidants requise pour soutenir de tels centres, qui risquent ainsi d’être plus petits.

Voir aussi

International Council of Shopping Centers 
Faubourg Boisbriand 

Sources:

– Brouillette, Donald. «Faubourg Boisbriand: une ville dans la ville», Le Courrier (Sainte-Thérèse), 9 avril 2005.
– Canada NewsWire. «Première phase de Faubourg Boisbriand – Un premier investissement de 253 M$», 6 avril 2005.
– Cloutier, Laurier. «Le complexe commercial Quartiers DIX30 prend forme à Brossard», La Presse, 15 juin 2005.
– Cloutier, Laurier. «Place aux lifestyle centers», La Presse, 8 juin 2004.
– Cloutier, Laurier. «Revanche des centres-villes», La Presse, 25 avril 2005.
– Hazel, Debra. «Brave new format: Lifestyle centers look good, but are they earning their keep?», Shopping Centers Today, mai 2003.
– Silva, Tricia Lynn. «Lifestyle centers to be dominant retail product in future», 27 mai 2005.
– Grubb & Ellis Company.  «Retail Market Trends North America», été 2005.

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Produits et activités

Magasiner, l’activité numéro 1 du touriste!

On se demande toujours ce que les gens aiment faire quand ils voyagent. La réponse: du shopping. Peu importe la nationalité, magasiner fait partie de l’expérience touristique et demeure l’activité favorite du voyageur. Ce phénomène, souvent ignoré ou sous-estimé, est associé généralement au milieu urbain. Une étude présente le potentiel du magasinage en tant que marché de niche dans les milieux ruraux au Canada.

Qui ne veut pas rapporter un souvenir, faire du shopping dans un souk, se laisser tenter par un accessoire à la toute dernière mode dans une grande ville branchée? Courir les magasins fait partie de l’expérience touristique, de la découverte culturelle d’une destination et du plaisir de voyager. Pour certains, cela devient même la raison du voyage.

On se paie une folie?

Au-delà du plaisir, plusieurs autres facteurs incitent les voyageurs à magasiner:

  • un taux de change favorable (euro vs dollar canadien);
  • de nouveaux produits;
  • des produits moins chers;
  • des structures commerciales différentes (mégacentre commercial, factory outlet, marché local, souk, etc.);
  • les boutiques hors taxes.

Le «magasineur» en nous

Des études de marché effectuées par le Département d’État américain démontrent que plusieurs nationalités sont friandes du magasinage et des données fournies par la Travel Industry Association of America (TIA) révèlent que:

  • le shopping est l’activité la plus populaire (30%), suivie de la visite de parents et d’amis (27%);
  • c’est aussi l’activité numéro un des groupes multiethniques, les Asiatiques-Américains ayant la plus forte propension, surpassant même les voyageurs américains en général (39% contre 34%);
  • lors d’un voyage avec des enfants, le shopping fait partie des activités les plus populaires (32%), suivi d’un événement familial ou social (31%);
  • il constitue souvent un complément à la visite de parcs thématiques (40%).

En 2003 au Canada, on dénombrait un peu plus de 60 millions de personnes (voyages-personnes) qui se sont adonnées à cette activité au cours d’un voyage.

À Montréal, c’était d’ailleurs l’activité la plus pratiquée par les touristes (52%) et les excursionnistes (27%) qui visitaient cette ville en 2003. Cette même année, l’Office du tourisme et des congrès de Québec y consacrait une enquête afin d’établir le profil-type des touristes s’y étant adonnés dans cette région.

Les Chinois adorent! Un sondage effectué par la compagnie ACNielsen et la Tax Free World Association (TFWA) révèle que les Chinois sont devenus les plus grands «voyageurs-magasineurs» de la planète avec des dépenses moyennes de 987 $US par voyage, surpassant ainsi les Japonais. Ces derniers restent toutefois premiers en ce qui a trait aux dépenses totales par voyage. Cette enquête indique aussi que près de 100% des Chinois magasineront lors de leurs déplacements. Vêtements à la mode, cosmétiques, confiseries, bijoux et montres ont principalement la faveur de cette clientèle. Fort de la croissance des voyageurs et de l’augmentation de leurs revenus qui se profilent, le potentiel de ce marché s’avère prometteur.

Quand le «magasinage» devient un marché de niche pour le milieu rural

Aucune étude n’a jusqu’à maintenant déterminé, selon les différents types de voyageurs, à quel stade du voyage et à quelle fréquence ceux-ci s’adonnent au shopping. On observe toutefois que le comportement d’achat du voyageur diffère de la rationalité qu’il exerce au quotidien.

Le phénomène du shopping est plus souvent lié au milieu urbain, où le comportement d’achat est associé à l’âge, au sexe et aux statuts familial et socioéconomique. Facteurs d’attraction par eux-mêmes, les mégacentres commerciaux (par exemple le West Edmonton Mall) et les factory outlets incitent les gens à traverser des frontières.

Une étude basée sur les données de l’Enquête sur les voyages des Canadiens (EVC) de 1998 à 2001 (333 428 dossiers) présente le potentiel du magasinage en tant que marché de niche dans les milieux ruraux au Canada. Les conclusions indiquent que ce segment de marché est significatif et viable.

Une des démarches des chercheurs a été de comparer les voyageurs canadiens qui magasinent dans les milieux ruraux (hors des grands centres urbains et des villes de taille moyenne) aux voyageurs canadiens en général. Voici les principales caractéristiques distinctives de cette clientèle:

  • Elle visite plus souvent les parents et les amis.
  • Bien que les deux groupes voyagent beaucoup en été, cette clientèle voyage plus que la moyenne des voyageurs canadiens en automne.
  • Elle voyage plus souvent en famille, avec des enfants.
  • Généralement, le shopping s’insère parmi de multiples autres activités. Entres autres, cette clientèle présente une plus forte propension à visiter les sites historiques, à faire des excursions et à fréquenter les bars et les clubs.
  • Elle part plus souvent pour une escapade d’une journée ou, à l’opposé, un séjour de plus de 7 jours.
  • La personne qui magasine est plus souvent mariée et de sexe féminin.
  • Les groupes d’âge de 18-24 et de 45-64 ans sont plus fortement représentés.
  • Ces personnes sont moins scolarisées que la moyenne des voyageurs et elles sont plus nombreuses à avoir un revenu se situant de 20 000 à 59 000$.

Clientèle non homogène, soulignons que cinq segments se dessinent à l’intérieur des magasineurs ruraux: escapade pour visiter un parent ou un ami (32%), excursion de shopping (28%), séjour de plein air et de sports (19%), court séjour (10%) et, finalement, long séjour (9%).

En général, le voyageur qui magasine stimule l’économie régionale. Les gens associent l’artisanat et les produits alimentaires aux régions rurales alors que ces dernières leur confèrent un caractère d’authenticité. Dans cette dynamique, le magasinage permet de générer des emplois et d’offrir une plate-forme aux artisans. En milieu urbain, cette activité ne revêt pas le même caractère et ses retombées sont donc plus difficilement identifiables.

Michael Nowlis, dans son texte «Les grandes tendances qui révolutionneront l’industrie touristique à l’aube du 3e millénaire», affirme que le magasinage, du mégacentre commercial à la petite boutique d’artisanat, deviendra une activité incontournable pour les destinations touristiques.

Sources:
– Carmichael, Barbara A. et Wayne W. Smith. «Canadian Domestic Travel Behaviour: A Market Segmentation Study of Rural Shoppers», Journal of Vacation Marketing, vol. 10, no 4, septembre 2004, p. 333-347.
– Office du tourisme et des congrès de Québec. «Profil de la clientèle touristique ayant fait du magasinage en 2003», novembre 2004.
– TFWA et ACNielsen. «Hey, Big Spenders!», Communiqué de presse, 19 mai 2005.
– Tourisme Montréal. «Le profil-type du visiteur à Montréal en 2003», [http://www.tourisme-montreal.org], décembre 2004.
– Travel Industry Association of America. «The Domestic Travel Market Report, 2004 Edition».
– Travel Industry Association of America. «Domestic Research: Travel Market Segments», [http://www.tia.org].
– US & Foreign Commercial Service and US Department of State. «US&FCS Market Research Reports», 2002-2005.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Les marchés de Noël: véritables buts de voyage

En Europe du Nord et en Europe centrale, le mois de décembre est un moment de grande effervescence. Chaque ville y va de son marché de Noël, avec ou sans thème, pour le plus grand plaisir des visiteurs et des touristes. À un point tel que ces marchés deviennent une motivation de voyage en soi. On peut parler ici de créneau en expansion.

Origines et traditions

La tradition du marché de Noël est originaire d’Europe du Nord, d’Alsace plus particulièrement, où les foires accompagnaient de nombreuses fêtes. La foire de Noël la plus ancienne date du Moyen Âge (XVIe siècle). Elle s’est ensuite diffusée avec succès en Europe centrale.

Aujourd’hui, en France, en Allemagne, en Suisse et en Belgique, la renommée de certains marchés de Noël n’est plus à faire (comme à Aix-la-Chapelle, Cologne, Strasbourg, etc.). Et quand vient le mois de décembre, c’est de partout que les touristes arrivent, pour l’ambiance, les odeurs, les couleurs, les lumières, etc. Un succès grandissant que l’on attribue à l’engouement des baby-boomers pour le retour aux traditions anciennes.

Les marchés de Noël étaient d’abord et avant tout des marchés de sapins. Puis, vinrent les décorations, les couronnes et fleurs séchées, les bougies, les cadeaux et cartes de Noël, les jouets en bois, etc.

Aujourd’hui, c’est aussi la fête des produits du terroir: dégustation et vente de charcuteries, pâtisseries, brioches, vins de la région, bières artisanales, marrons grillés, et surtout, le fameux pain d’épices, biscuit dont on fait les figurines servant de décorations dans le sapin.

C’est également un lieu de rencontre, l’occasion de se retrouver entre amis autour d’un verre de vin chaud. Certains marchés proposent des promenades en calèche, des feux d’artifice, une patinoire, des concerts et des animations… Autour du marché, hôteliers et restaurateurs participent de concert.

Des retombées économiques et sociales non négligeables

Le marché de Noël représente également des retombées non négligeables pour la région et ses acteurs économiques. Selon une étude réalisée en 2002 à Montreux (le plus gros marché de Noël en Suisse romande), en moyenne, chaque visiteur a dépensé pas moins de 10 $CA. Cette somme se répartit comme suit: 5,70 $CA pour les produits divers et 4,30 $CA pour boire et manger.

L’événement ayant cette année-là attiré près de 230 000 visiteurs, ce sont 2 263 500 $CA qui ont, grosso modo, été dépensés au cours de la manifestation (dont le budget de base a avoisiné 118 000 $CA). Quant aux nuitées engendrées par le marché, elles ont été estimées à 7150 (visiteurs et exposants).

C’est également une très belle occasion de s’impliquer socialement et communautairement, en faisant participer d’autres collectivités, comme les écoliers ou les aînés, par exemple. À Lyon (France), les seniors de la résidence «La petite Provence» se mobilisent pour confectionner des noeuds servant à la décoration du marché de Noël. En collaboration avec la maison des jeunes et de la culture, l’amicale laïque (une association proposant des activités culturelles, sportives et des animations de quartier), les secouristes et les écoles avoisinantes, c’est le moment de retrouvailles intergénérationnelles autour d’une manifestation joyeuse.

Noël au Québec

À Québec, un marché de Noël se tient tout le mois de décembre au Marché du Vieux-Port; il réunit une centaine de producteurs, transformateurs et artisans de l’agroalimentaire venant des quatre coins de la province et présentant plus de 1000 produits du terroir québécois. Aucune étude sur les retombées économiques de cette activité n’a été réalisée, mais Francis Villeneuve, adjoint aux communications du Marché du Vieux-Port de Québec, évalue à 50 000 les visiteurs de l’an dernier. «C’est manifestement un succès», déclare-t-il.

Plus modeste, mais tenant du même principe que ceux qu’on trouve en Europe, ce marché fait partie des nombreuses autres activités présentées dans le cadre de l’événement Québec fête Noël (du 2 décembre 2004 au 2 janvier 2005). Cette manifestation, qui en est à sa sixième édition cette année, propose, entre autres, une série de concerts de Noël, des expositions variées, une crèche vivante, des visites guidées thématiques.

Forts du succès rencontré aux niveaux local et national, les organisateurs de Québec fête Noël souhaitent attirer davantage de visiteurs internationaux. Un projet de jumelage avec Strasbourg et Montreux est en développement. Il vise à accueillir des représentants de ces pays, qui viendraient faire découvrir la tradition entourant leurs marchés de Noël respectifs. Ce jumelage verra peut-être le jour à l’hiver 2006, une délégation québécoise devant se rendre en Europe dans les prochains jours.

En ce qui concerne les actions promotionnelles destinées à la clientèle touristique, Francis Villeneuve déplore le manque de moyens financiers mis à leur disposition, mais annonce qu’ils travaillent actuellement à la conception d’un site Web promotionnel (en français et en anglais, et peut-être même en espagnol, si les fonds le permettent).

Pour ou contre les traditions?

Et vous, si vous aviez à choisir, que préféreriez-vous? Acheter un sapin sur Internet ou déambuler parmi de petites échoppes sentant le sapin et la brioche, sous les douces lumières des lampions colorés, au son de chants de Noël qui nous rappellent notre enfance?

Non, ne me dites rien!

Voir aussi

Marché de Noël de Strasbourg
Marché de Noël de Montreux

Sources:
– Kayler, Françoise. «Les marchés de Noël illuminent l’Alsace», La Presse, 10 novembre 2004.
– Le Progrès (Lyon, France). «Les seniors partants pour le marché de Noël», 21 novembre 2004, p. 12.
– Champagne, Pierre. «Le Marché de Noël», Le Soleil, 13 décembre 2003, p. H6.
– Racine, Jean-François. «Québec fête Noël voit gros», Le Journal de Québec, 6 janvier 2004.