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Chasse et pêche : faciliter l’inclusion des femmes

La difficulté de recrutement des femmes dans les activités de chasse et pêche est attribuable, en grande partie, au manque de représentation de celles-ci sur le terrain et dans les médias, ainsi qu’au manque de lieux d’affirmation où elles peuvent se sentir en confiance de pratiquer ces activités. 

Créé en 2017 par dix femmes, le programme Artemis, vise à favoriser davantage leur inclusion dans les activités de prélèvement et de conservation de la nature aux États-Unis. 

Pour répondre aux défis actuels, Artemis met sur pied plusieurs initiatives, en commençant par la représentation dans les médias. En partageant du contenu généré par les membres, l’objectif est de mettre de l’avant de bons modèles à suivre. 

Source : Artemis

Artemis a aussi un balado et une série vidéo YouTube offrant conseils, astuces et histoires de chasse et de pêche pour favoriser la transmission des connaissances et promouvoir la réalité des femmes dans ce milieu. 

L’organisation utilise également un modèle de gestion par ambassadeurs ; ces femmes deviennent donc des mentores pour les nouvelles membres et une voix auprès des instances gouvernementales pour la protection du sport qu’elles pratiquent. Ces mêmes ambassadrices s’occupent d’organiser des événements de chasse et de pêche pour rassembler les plus expérimentées et les débutantes lors de journées d’initiation qui permettent l’échange de connaissances et de techniques dans un environnement sécuritaire et respectueux. 

Faire preuve d’inclusion est une bonne façon d’augmenter la participation de clientèles moins représentées dans un cadre de confiance.  

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Les voyages entre copines

Un marché florissant

Bien que nous n’ayons pas trouvé de données statistiques récentes sur les voyages des femmes, déjà en 2013, le nombre de voyages entre amies ou parentes atteignait un chiffre record, selon une enquête d’American Express. L’étude rapportait que 56 % des voyageuses avaient déjà effectué un séjour entre « femmes seulement ».

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement, entre 2008 et 2014 aux États-Unis, selon Marybeth Bond, auteur du blogue Gutsy Traveler et spécialiste des voyages des femmes.

Le boom de ce segment de clientèle a provoqué une augmentation de 230 % du nombre d’entreprises spécialisées dans les voyages pour femmes seulement

Même si Intrepid Travel, expert du voyage responsable en petits groupes, rapporte que 63 % des 100 000 réservations effectuées sur son site Web en 2012 provenaient de femmes âgées de 25 à 39 ans, celles de 60 ans et plus constituent une énorme proportion de voyageuses. Maintenant retraitées, elles voyagent parce qu’elles en ont le temps et les ressources.

Selon Kelly Lewis, fondatrice et éditrice des Go! Girl Guides, des publications destinées aux voyageuses, les femmes recherchent des expériences de voyage plus actives ou philanthropiques. Toutefois, la santé et la sécurité demeurent au cœur de leurs préoccupations. Voyons comment l’industrie touristique tente de s’adapter à ce lucratif marché.

L’offre hôtelière pour copines

Plusieurs forfaits hôteliers offerts dans le cadre de séjours entre filles proposent les traditionnelles séances de spa et massage comme celui de l’Auberge Godefroy à Bécancour, de l’Hôtel Spa Watel à Sainte-Agathe-des-Monts, ou de l’Auberge de la Montagne Coupée dans Lanaudière. L’Auberge et Spa West Brome ajoute à son escapade de filles, un film de filles et un popcorn! D’autres forfaits comme ceux de l’hôtel Niagara Falls de la chaîne Courtyard de Marriott et du Andrew Pinckney Inn, sont plutôt axés sur le magasinage et la gastronomie.

Un peu moins traditionnel, le forfait Couette et espadrilles à Charlevoix de l’hôtel Le Germain à Baie-Saint-Paul, invitait les filles à sillonner au pas de course les sentiers environnants pendant un weekend d’automne. Au programme : yoga, course à pied, expérience thermale et conférence sur la nutrition.

Un peu d’aventure et de divertissement peut-être? C’est ce que proposent plusieurs centres de villégiature membres de l’association Resorts of Ontario : leçons de poker, cours de mixologie ou de joaillerie, courses extrêmes, paintball, randonnées et vélo de montagne.

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Source : Resorts of Ontario

Le réseau de distribution courtise-t-il les copines?

Pas spécifiquement. Plutôt les groupes de femmes qui partagent les mêmes intérêts comme les activités de plein air ou d’aventure. Wild Women Expeditions s’adresse aux femmes depuis plus de 25 ans avec sa pléiade d’activités de plein air telles que le canot, le kayak, le rafting, le vélo, la randonnée ou l’équitation, entres autres, sur presque tous les continents.

World Expeditions, qui se spécialise dans le tourisme d’aventure en petits groupes, a vu le nombre de ses clientes augmenter considérablement au cours des 20 dernières années, passant de 38 % en 1996 à 54 % en 2016. Même sur les itinéraires les plus difficiles, proposant notamment l’alpinisme ou la longue randonnée en montagne, les femmes représentent maintenant 30 % du groupe. C’est pourquoi le voyagiste a mis sur pied une toute nouvelle gamme d’activités d’aventure pour femmes seulement. Elle verra le jour en 2017.

Des destinations qui affichent leurs weekends de filles

L’office de tourisme et des congrès de Chattanooga a commencé à commercialiser des forfaits destinés spécifiquement aux femmes en 2010, un an après que l’État du Tennessee ait lancé sa campagne de promotion pour les touristes de la gent féminine. Ses escapades entre amies incluent des soins de spa, la fabrication de bijoux, des visites de vignobles, des repas dans les restaurants locaux et bien sûr… du magasinage, mais avec un volet « dans les coulisses » pour offrir un élément de découverte.

Seetorontonow, le site Web de Tourisme Toronto, annonce clairement ses weekends de filles en leur proposant cinq circuits incluant luxe, spa, gastronomie, magasinage, musées et divertissement.

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Source : Tourisme Toronto

Un voyage de pêche entre copines, pourquoi pas?

Afin de promouvoir les activités de chasse et de pêche auprès de la gent féminine urbaine, l’Association des pourvoiries de la Mauricie lançait la campagne « o » qui s’est déroulée sur les ondes de la radio du 29 février au 11 mars 2016. Les auditrices devaient répondre à des questions sur la faune pour être admissibles au concours permettant de gagner un forfait pour quatre personnes à la pourvoirie La Seigneurie du Triton.

Orvis, détaillant de produits de pêche et d’équipement de plein air du Vermont exploite aussi une école et organise des voyages. Célébrant le 50e anniversaire de son institution cette année, Orvis propose un voyage de pêche à la mouche exclusivement réservé aux femmes, sur la plus grande île du Belize.

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Source: Pourvoiries Mauricie

Et même l’économie collaborative s’en mêle

Issu de l’économie collaborative, le site Web Copines de voyage publie chaque semaine de nouvelles offres auxquelles adhèrent des intéressées qui peuvent échanger et discuter d’un voyage avant même d’effectuer leur réservation. Dès que le nombre minimum de participantes est atteint, le voyage est confirmé.

En 2015, près de deux millions de Canadiennes âgées de 18 ans et plus ont voyagé au Québec. Pourquoi ne pas s’y intéresser de plus près en leur offrant une gamme de produits et services variés, dont des escapades entre filles. Tentez le coup et voyez ce qu’il advient!

Source de l’image à la une : Pixabay.com 

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Les Mancations, l’univers masculin du voyage

De nos jours, de plus en plus d’hommes troquent pour quelque temps leurs obligations familiales et professionnelles contre des vacances entre hommes, des mancations ou des brocations. Du traditionnel voyage de golf ou de pêche, l’offre a évolué et s’est diversifiée en fonction des besoins de la clientèle masculine.

De métrosexuel à lumbersexuel, qui est le mancationer moderne?    

Au cours des dix dernières années, le rôle des hommes dans la société a évolué sur divers plans : travail, couple, famille. On a assisté à l’émergence du métrosexuel, cet urbain branché, soucieux de son image et intéressé par les produits axés sur le bien-être, la santé et l’esthétisme. Celui-ci cède doucement la place au lumbersexuel. Avec sa barbe fournie, ses bottes et sa chemise à carreaux, le lumbersexuel semble sortir tout droit du bois. Et pourtant! Il travaille dans l’univers des nouvelles technologies, aime la cuisine maison réconfortante, préfère aller camper plutôt que de flâner dans les boutiques comme le métrosexuel aimait si bien le faire. Le type d’hommes dans le groupe de voyageurs influencera grandement le genre de mancation; en voici d’autres :

  • Les amateurs de luxe – Ces hommes aiment les plaisirs de la vie, la gastronomie, le bon vin, les suites d’hôtels haut de gamme. Ils disposent d’un budget important pour leur séjour de type mancation. Des hôtels ciblent cette clientèle avec des offres personnalisées. Par exemple, The Crawford Hotel, situé à l’intérieur de la gare Union récemment rénovée, a établi un partenariat avec un des plus grands fabricants de vins et spiritueux indépendants de l’État, Stranahan’s Colorado Whiskey, pour offrir un forfait exclusif « Stranahan’s Curated». Ce dernier inclut la visite de la distillerie, une dégustation, une bouteille de whisky et des verres;
  • Les boys – L’aspect le plus important pour ce groupe de mancationers c’est le groupe lui-même et non le lieu ou même le type d’activité. Ils se laisseront donc guider beaucoup plus par le prix que par n’importe quoi d’autre;
  • Les aventuriers – Ils rêvent d’adrénaline, recherchent les émotions fortes et le danger. Pour leur mancation, rien de connu et surtout plein d’aventure! Voici l’exemple de l’Hotel Viking à Newport au Rhode Island qui, en association avec l’entreprise 12 Meter, propose à ses clients de participer à une course à bord d’un yacht de 12 mètres de l’America’s Cup. L’expérience d’une durée de 3 heures promet des sensations fortes tout comme cet autre forfait de l’établissement qui invite les groupes à apprendre les rudiments du polo pour ensuite concourir amicalement;
  • Les gars de party – Ils se mettent sur leur 36 (ou leur 31, c’est selon!) et sortent en ville. Leur voyage sera urbain avec une bonne dose de divertissement.

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Source : pexel.com

L’offre s’organise. Vraiment?

Bien qu’il soit encore difficile de trouver une offre bien structurée pour les voyages de type mancation, le Réseau de veille en tourisme a déniché quelques exemples, tels l’agence de voyages en ligne Expedia qui dédie une section de son site aux vacances entre hommes. Sans vraiment mettre de l’avant des forfaits particuliers, elle suggère plutôt des destinations et des hôtels en fonction du type de mancation recherché. Par exemple, Las Vegas pour les boîtes de nuit et les spectacles osés, la Nouvelle-Orléans pour l’ambiance de fête qui dure toute la nuit, l’Alaska ou le Wyoming pour un voyage de chasse ou pêche ou encore la ville d’Anchorage, en Alaska, pour les plaisirs urbains et le retour à la nature. Vacances Signature, quant à elle, met l’accent sur les centres de villégiature.

Le blogue spécialisé mantripping propose des destinations, des forfaits, des idées de mancations, allant du traditionnel voyage de golf à une virée des casinos, en passant par un séjour de randonnée en montagne; tout y passe ou à peu près.

Weekend de gars (WDG) est un site Web québécois construit par des gars, pour des gars. Il présente des séjours organisés de chasse (sept espèces et safari en Afrique) et de pêche, mais également des forfaits pour amateurs de sensations fortes comme du parachutisme, du rafting, du bateau à propulsion hydraulique (jet boat), de la luge de rivière et même de la survie en forêt.

Du côté des DMO, notons que le Wisconsin répertorie des escapades entre hommes; au menu : pêche, golf, tour guidé de brasseries et VTT pour n’en nommer que quelques-uns. Kamloops en Colombie-Britannique présente un exemple d’escapades entre hommes où il est question de golf, de randonnée, de vélo de montagne, de paintball, de parachutisme, de boîte de nuit et de… spa. Visit Belmont, en Caroline du Nord, souhaite briser son image de ville ennuyeuse et mise sur le plaisir à profusion (nourriture, boisson et plein air) à coût abordable.

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Source : Travel Wisconsin

Une manne pour l’industrie touristique?

Les mancations peuvent apporter un flux régulier de vacanciers. Pour créer de bons forfaits pour ces séjours, il n’existe pas de solution ou de recette unique, mais plutôt une multitude d’options en fonction de votre emplacement, de vos équipements et des attractions locales situées à proximité. Plusieurs activités et produits touristiques sont susceptibles de plaire à ce groupe de voyageurs en plus de la chasse, de la pêche et du golf. Comme l’offre semble peu structurée à l’heure actuelle, pourquoi ne pas être parmi les premiers à plonger dans l’univers masculin du voyage et à concocter des forfaits axés sur le tourisme d’apprentissage, l’aventure, le plein air, le divertissement et même le bien-être?

 

Source de l’image à la une : pexels.com

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Renouveler sa clientèle chasse, pêche et piégeage par la familiarisation

En prévision de la rédaction du premier Plan pour la relève en matière de chasse, de pêche et de piégeage (CPP), le secteur de la faune du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs a mandaté en 2014 la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM afin qu’elle réalise la revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention qui ont été développées dans les autres provinces du Canada et aux États-Unis. Voici quelques données et exemples liés aux divers programmes de familiarisation.

 

En général, les programmes visent à informer et à initier de nouveaux adeptes ou ceux ayant peu d’expérience de pratique d’activités de plein air de manière ludique. Ils prennent principalement la forme de camps de vacances, d’événements ciblant différents segments de marché, de compétitions, de séminaires ou d’activités pédagogiques en classe. Ces initiatives combinent normalement un volet éducatif à une expérience sur le terrain.

5 facteurs de succès importants à considérer

1. Atteindre les adeptes potentiels dans leur milieu de vie 

Plusieurs initiatives ont pour but de rejoindre et d’intéresser des adeptes potentiels directement dans leur milieu de vie. On répond ainsi aux contraintes de temps et d’argent de certains groupes éducatifs, culturels ou de loisirs qui n’auraient pas la chance de participer à d’autres activités de recrutement de CPP. Ces programmes ciblent principalement les jeunes dans les écoles, les camps de vacances et les maisons des jeunes.

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2. Mettre de l’avant les valeurs familiales et l’aspect social de l’activité 

Le fait de n’avoir personne avec qui pratiquer les activités de CPP constitue l’un des principaux freins à la pratique de celles-ci pour plusieurs segments de marché. Que ce soit des camps de vacances, des événements ou des journées sur le terrain, les programmes de familiarisation doivent donner l’occasion aux participants de rencontrer de nouvelles personnes, d’interagir avec leurs parents et amis et de socialiser entre eux. À cet égard, les actions de communication devraient mettre l’accent sur la cohésion familiale, le développement de liens familiaux, l’occasion de passer du temps avec ses enfants en plein air, ou encore la chance pour les familles et les amis d’acquérir ensemble de nouvelles compétences.

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3. Miser sur des initiatives globales où les participants peuvent choisir les activités selon leurs centres d’intérêt

Plusieurs initiatives recensées misent sur une approche plus globale du plein air, laissant aux participants le choix des activités qu’ils souhaitent pratiquer. Les personnes qui ont déjà de l’intérêt pour le plein air sont d’ailleurs plus susceptibles d’adhérer à celles de CPP.

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4. Briser les barrières liées aux armes à feu et au manque de connaissances techniques 

Plusieurs segments de marché ont affiché certaines craintes liées au maniement des armes à feu et à la sécurité en situation de chasse. Ils ont souligné que le manque de connaissances techniques constituait un frein à la pratique des activités de chasse. Certains programmes sont donc directement créés afin de familiariser les participants avec le maniement des armes à feu, le volet sécurité et éthique en situation de chasse et aussi différentes techniques de chasse.

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5. Cibler les publics moins traditionnels à fort potentiel de développement 

Les programmes qui tentent de répondre aux besoins d’un trop grand éventail de clientèles risquent de nuire à l’initiation ou à la rétention de certains segments. Le but est plutôt de familiariser des personnes qui connaissent peu ces loisirs, mais qui démontrent de l’intérêt à les pratiquer. Les jeunes enfants, les femmes, les jeunes professionnels, les retraités et les personnes à capacité physique restreinte sont des exemples de clientèles qui répondront différemment aux techniques d’enseignement, aux formations et aux activités présentées.

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Pour obtenir plus d’information sur d’autres programmes portant sur le mentorat ou la formation, consultez la Revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention de la clientèle chasse, pêche et piégeage en Amérique du Nord, réalisée par la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM.

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Facteurs de succès pour la chasse, la pêche et le piégeage

En prévision de la rédaction du premier Plan pour la relève en matière de chasse, de pêche et de piégeage (CPP), le secteur de la faune du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs a mandaté en 2014 la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM afin qu’elle réalise la revue des meilleures pratiques de recrutement et de rétention qui ont été développées dans les autres provinces du Canada et aux États-Unis. Cette recherche a permis de faire ressortir quelques facteurs globaux de succès.

Miser sur un environnement sécuritaire et contrôlé

Plusieurs segments de marché sont préoccupés par la sécurité lors de la pratique de la CPP. Bien que ces freins soient plus présents pour les activités de chasse, les programmes de pêche doivent également fournir un environnement sécuritaire et contrôlé, particulièrement lorsque l’activité a lieu dans une embarcation ou près d’un plan d’eau. La présence de professionnels provenant d’agences fauniques reconnues et l’inclusion d’un volet éducatif sont les principaux moyens utilisés pour y parvenir.

Mettre en valeur la pratique éthique des activités 

Les comportements non éthiques de certains participants constituent l’un des principaux freins à la pratique de la CPP. Instaurer des notions d’éthique chez les nouveaux adeptes, principalement pour les segments plus jeunes et les adeptes actifs, peut contribuer à la pratique plus responsable des activités de CPP. Cela peut également susciter un effet positif sur l’image et la perception de ces loisirs chez la population en général.

Assurer la formation efficace des instructeurs

Les participants qui désirent en apprendre davantage sur un sujet ou simplement développer leurs compétences souhaitent obtenir de l’information d’un instructeur compétent. La sélection et la formation des instructeurs sont donc des processus essentiels afin d’assurer un enseignement efficace à l’aide de techniques fiables et éprouvées. Le développement de normes relatives à l’enseignement et à l’évaluation des instructeurs sont des moyens utilisés afin de s’assurer que l’enseignement répond aux objectifs et à l’orientation du programme.

Le tableau suivant présente les meilleures pratiques de planification, de sélection, de développement et d’évaluation des instructeurs pour des programmes d’initiation aux activités de CPP.

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage3Source : Take Me Fishing, 2010

Assurer l’accessibilité aux différents programmes

Afin de rejoindre une majorité d’adeptes potentiels et de briser les freins liés au coût de l’activité, il est nécessaire de faciliter l’accès aux programmes de recrutement et de rétention, par exemple en offrant des événements gratuits ou en fournissant l’équipement et la nourriture aux participants. En Nouvelle-Écosse, les Free Sportfishing Weekends permettent aux pêcheurs de s’initier à la pêche estivale et hivernale sans  avoir à se munir d’un permis de pêche provincial alors qu’au Manitoba, la gratuité des permis de chasse et de pêche pour les jeunes a eu une influence positive sur le recrutement et la rétention des chasseurs.

D’autres programmes offrent des bourses permettant à un ou plusieurs jeunes de participer sans avoir à défrayer les coûts liés à l’inscription. C’est le cas du Mentored Outdoor Experience, où certains participants peuvent chasser gratuitement le cerf de Virginie grâce à une bourse qu’ils recevront après avoir rédigé un texte de 125 mots exprimant les raisons pour lesquelles ils souhaitent apprendre à chasser le cerf dans l’État de l’Iowa.

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage1Source : Mentored Outdoor Experience

 Accompagner les organisateurs

Certains programmes nationaux ont créé des outils pour accompagner les organisateurs dans la mise en place et le déroulement de leur événement. Cela favorise le développement d’initiatives régionales, en plus d’assurer la qualité et l’uniformité des expériences vécues et du message véhiculé sur le territoire.

À la suite de la création de la « Journée de la chasse pour les jeunes », le ministère des Ressources naturelles de l’Ontario a développé une plateforme Web, Youth Hunting Day Planning Toolkit, visant à outiller et à accompagner les organisateurs d’événements sur le territoire. Les informations, les idées et les conseils présentés sont basés sur les dix éditions précédentes. Il est considéré comme un outil de planification utile aux organisations.  

Facteurs_succes_chasse_peche_piegeage2Source : Youth Hunting Day Planning Toolkit

Mettre en place des systèmes d’évaluation de la performance

La mise en place de systèmes de mesure et d’évaluation des programmes de recrutement et de la rétention des chasseurs, pêcheurs et piégeurs est un moyen efficace de déterminer les initiatives les plus performantes. Ces systèmes peuvent par exemple prendre la forme de sondages de satisfaction ou d’entrevues des participants. Les résultats de ces outils d’évaluation peuvent ensuite être utilisés afin d’effectuer les ajustements nécessaires au succès de l’initiative, ou afin de valider son intérêt auprès des partenaires.

 Bien qu’il s’avère difficile de prendre en considération chacun de ces facteurs dans le cadre d’une seule initiative, il est essentiel de les garder bien en tête afin de développer des programmes plus performants, et ainsi assurer la pérennité des activités de chasse, de pêche et de piégeage au Québec.

 

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Valoriser une destination grâce aux activités fauniques

 

 

Pour respecter les principes du développement durable, l’offre proposée en tourisme de nature doit s’organiser en concertation avec les adeptes d’activités fauniques, les professionnels du tourisme, la population locale, les instances gouvernementales et les environnementalistes.

 

Qui pratique la chasse, la pêche et l’observation de la faune?

Selon le ministère du Tourisme du Québec, pour le tourisme de nature, le milieu naturel constitue la motivation principale à la visite. Les activités proposées peuvent inclure un prélèvement faunique (chasse et pêche) ou non (observation de la faune).

Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) de 2014, 5% des Canadiens qui ont effectué un voyage au Canada ont pratiqué la chasse ou la pêche durant leur séjour. Les hommes représentent 62% de cette clientèle. Les deux tiers des chasseurs ou pêcheurs ont moins de 50 ans. Le PMB ne fournit pas de données concernant l’observation de la faune, mais 8% des Canadiens ayant effectué un voyage au Canada ont visité un parc national ou provincial. Cette fois-ci, ce sont les femmes qui sont légèrement plus présentes, avec 52% de participation.

Les enjeux liés au tourisme de nature

D’un point de vue économique, le tourisme de nature permet d’assurer une meilleure répartition des bénéfices du tourisme sur l’ensemble du territoire, de maintenir le dynamisme économique hors des grands centres et de valoriser la main-d’œuvre locale. Si certaines régions, comme les Laurentides, se démarquent déjà sur la scène internationale, d’autres s’affairent progressivement à mettre en place une offre exclusive (régions du nord du Québec). Voici quelques données en vrac:

  • Les dépenses effectuées dans le réseau Parcs Canada contribuent au produit intérieur brut (PIB) à hauteur de près de 3 milliards de dollars;
  • D’après la Sépaq, 15$ sont générés localement pour chaque dollar dépensé dans un parc national;
  • Les zones d’exploitation contrôlée (zecs) assurent directement le maintien de plus de 600 emplois en région;
  • Les pourvoiries accueillent tous les ans 420 000 touristes et emploient 2500 personnes.

Un des enjeux majeurs du tourisme de nature concerne son impact sur l’environnement. En effet, les professionnels doivent encourager la venue de visiteurs, tout en respectant le seuil de tolérance du milieu afin de ne pas abîmer la ressource, motivation première du voyage. Les acteurs du tourisme de nature, de plus en plus conscients de cette réalité, encadrent le comportement de leur clientèle, notamment par des règlements et des chartes de bonne conduite.CD_Valoriser_Destination_activites_fauniques_image1

Source: Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs

Pour éviter les conflits entre les usagers (population locale, forestiers, touristes, environnementalistes, agriculteurs, etc.), les politiques gouvernementales de gestion du tourisme de nature sont développées en concertation avec les différentes parties prenantes.

Les bonnes pratiques durables

La chasse pour réguler la population faunique

Le développement intensif de l’urbanisation, la déforestation et les changements climatiques exercent une pression sur l’environnement qui n’est pas sans conséquence (diminution des prédateurs, perturbation du cycle alimentaire animalier, etc.). Sur l’île d’Anticosti, la surpopulation de chevreuils crée un déséquilibre environnemental qui a des répercussions sur l’écosystème et l’agriculture. Une des solutions de régulation adoptée fait appel à la chasse touristique afin de minimiser les déséquilibres.

Dans le Parc national de la Pendjari, au Bénin, la surpopulation de gros gibiers (lions, buffles, hippopotames, antilopes, etc.) menace l’agriculture et la sécurité des locaux. Afin de pallier ce problème, les chasseurs se voient proposer deux alternatives:

  • Faire appel à des guides privés qui organiseront leur séjour de chasse et verseront 30% des redevances perçues aux riverains de la réserve ; 
  • Choisir de chasser sur les terres des villages environnants, en passant directement par une association de villageois.

Dans les deux cas, l’intégralité de la viande est remise aux populations locales. L’initiative permet de faire participer les communautés, d’assurer une meilleure répartition des revenus touristiques, de valoriser les connaissances des locaux, de limiter la rancœur des villageois envers les animaux sauvages et de lutter contre le braconnage.

La pêche pour attirer les visiteurs

Plusieurs destinations misent sur leur diversité faunique pour se distinguer. Conscient de l’opportunité que représente la pêche sportive, le Pays de Galles a lancé le programme Wild Fishing Wales afin d’améliorer son offre. Ainsi, ce sont 71 km de sentiers, 86 km d’accès aux points d’eau et 18 cours d’eau qui ont pu être réhabilités.

Afin d’aider les pêcheurs à trouver les meilleurs emplacements pour pratiquer leur loisir, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs a créé une carte d’accès aux plans d’eau pour l’ensemble de la province. En Gaspésie, les acteurs ont profité de cette initiative pour recenser et caractériser les plans d’eau, ainsi que les ressources marines. En Colombie-Britannique, le projet Family Fishing Water répertorie les emplacements de pêche accessibles en famille.

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Source: Allons pêcher

Aux Îles-de-la-Madeleine, Les Trésors de la Lagune proposent une excursion pour aller pêcher les coques et initier les visiteurs aux traditions culinaires et maritimes des Madelinots.

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Source: Les Trésors de la Lagune

L’observation de la faune et la sensibilisation

En Suède, les visiteurs peuvent être hébergés dans le Kolarbyn Ecolodge, une hutte rustique située au milieu des bois. Des guides entraînent ces touristes qui sont en immersion totale pendant trois jours sur la trace des élans, des castors, des baies sauvages et des champignons. Ce séjour relativement peu invasif est adapté aux familles et permet au visiteur de se fondre dans l’espace à observer en devenant une espèce parmi d’autres.

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Source: Wild Sweden

Convaincu que la conservation passe par l’éducation, le Réseau d’observation des mammifères marins (ROMM) a mis en place une série d’initiatives pour transformer les visiteurs sensibilisés en «ambassadeurs dans la conservation et la protection du Saint-Laurent». Afin de faire progresser les connaissances de la faune du fleuve, les locaux et les touristes sont ainsi invités à partager leurs observations de celle-ci avec une application mobile.

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Source: ROMM

Lorsqu’il est abordé de façon intégrée, le tourisme de nature permet de valoriser l’environnement et les cultures locales, mais il contribue également à l’enrichissement des connaissances et à la protection du milieu.

 

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Visionnez la vidéo réalisée par l’organisme:

Image à la une: © BY SA NC Steve Wall

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Pêche touristique au Québec: des chiffres qui inquiètent

Que ce soit en pourvoirie, en réserve faunique, sur une rivière à saumon ou lors d’une escapade urbaine, le Québec propose une variété d’offres de qualité aux pêcheurs. Pourtant, on constate un certain désintérêt de la part de la clientèle américaine pour ce produit touristique. Voici l’état de la situation des pêcheurs québécois et provenant de l’extérieur de la province.

Les Québécois «mordus» de la pêche

La pêche est un loisir prisé par de nombreux Québécois. Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) de 2013, quelque 14% des 12 ans et plus (955 000 personnes) ont pratiqué la pêche au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Bien qu’il s’agisse en majorité de pêcheurs occasionnels (50% d’entre eux pratiquent la pêche une ou deux fois par année), 190 000 Québécois s’y adonnent plus de 10 fois annuellement (voir le graphique 1). Toutefois, ce segment est plutôt vieillissant: 64% des pêcheurs assidus ont plus de 44 ans.

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Les données PMB de 2013 nous dévoilent également quelques informations sur le profil des pêcheurs québécois:

  • Sept pêcheurs sur dix sont des hommes;
  • 42% sont âgés de 35 à 54 ans, le tiers de 55 ans et plus, et 25% de 12 à 34 ans;
  • Environ un pêcheur sur trois dispose d’un revenu personnel annuel de plus de 50 000$.

Indicateur de la variation de la popularité de l’activité, les données sur les ventes de permis de pêche du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) démontrent que plus de 709 000 permis de pêche ont été vendus aux Québécois en 2012, ce qui représente une augmentation de 3% par rapport à 2002 (voir le graphique 2). L’écart entre les données PMB et celles des ventes de permis pour 2012 peut s’expliquer par le fait que certaines personnes (conjoints, enfants de moins de 18 ans, etc.) ont la possibilité de pêcher en utilisant le permis d’un autre, et aussi parce que certains pratiquent cette activité à l’extérieur de la province. Les résultats démontrent également que, malgré une baisse de 2% des ventes depuis 2009, les quatre dernières années présentent des chiffres records de la décennie écoulée.

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Les pêcheurs non résidents délaissent le Québec

Produit touristique de calibre international pour le Québec, la pêche est cependant un marché de plus en plus concurrentiel. La vente de permis aux pêcheurs non résidents a ainsi connu une baisse de 27% depuis 2002, passant de 63 000 permis vendus cette année-là à quelque 46 000 en 2012 (voir le graphique 3).

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le nombre d’Américains ayant pratiqué cette activité lors d’un voyage d’une nuit ou plus au Québec s’est réduit de près de 30% entre 2006 et 2011

Les données de Statistique Canada relatives à la pratique de la pêche lors d’un voyage d’un jour ou plus au Québec démontrent que cette diminution est principalement attribuable au marché des États-Unis. En effet, le nombre d’Américains ayant pratiqué cette activité lors d’un voyage d’une nuit ou plus au Québec s’est réduit de près de 30% entre 2006 et 2011 (voir le graphique 4). Cette baisse a suivi une tendance similaire à celle du nombre total de touristes d’agrément américains ayant visité le Québec sur cette même période. Il est à noter que les données de Statistique Canada correspondent au nombre de visites et peuvent dépasser les chiffres de vente de permis.

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Le marché américain, un potentiel indéniable

Le marché des pêcheurs américains démontre tout de même un potentiel à ne pas négliger lors de la promotion de l’activité. Selon l’Outdoor Recreation Participation Report de 2012, plus de 16% des Américains ont pratiqué la pêche au moins une fois en 2011, ce qui représente un marché de plus de 46 millions de pêcheurs. Une étude de la Commission canadienne du tourisme sur le marché touristique d’agrément des États-Unis réalisée en 2009 indique également que les Américains classent le Canada au premier rang par rapport à la concurrence sur le plan de la chasse et de la pêche. De plus, selon Statistique Canada, les pêcheurs américains sont des voyageurs à haut rendement, c’est-à-dire qu’ils séjournent plus longtemps que l’Américain moyen en visite au pays.

Une initiative afin d’attirer les pêcheurs

Selon une enquête sur les pêcheurs américains au Manitoba réalisée en 2012, ce marché semble accorder davantage d’importance à la quantité de poissons, à la présence de poissons-trophées et à la variété d’espèces sur un territoire qu’à la qualité du service ou au confort de l’hébergement. Afin de mettre de l’avant ses atouts, la province du Manitoba a créé le programme Master Angler Awards. Cette initiative vise la reconnaissance des pêcheurs qui capturent, puis remettent à l’eau des spécimens de différentes espèces. Pour son accomplissement, le touriste se voit ainsi décerner un certificat de reconnaissance et sa photo est publiée en ligne sur le site Web du programme. En plus de contribuer à la conservation de la ressource, cette initiative constitue une occasion pour la province d’exposer la variété des espèces disponibles sur le territoire et de démontrer la présence de poissons-trophées. De plus, cela favorise la pratique de la pêche durable par les résidents et encourage la fidélisation des touristes internationaux. Un programme de reconnaissance pour les jeunes de moins de 12 ans a également été conçu afin de souligner leur première prise de chaque espèce.

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Source : Master Angler Awards

Bien que la qualité de la pêche soit un élément déclencheur dans le choix d’une destination pour les pêcheurs américains, le gestionnaire se doit de tout mettre en œuvre afin d’assurer une expérience de qualité à sa clientèle. Qu’en pensez-vous?

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Produits et activités

La diversification des activités de plein air dans les pourvoiries du Québec

Face à cette tendance, de nombreuses pourvoiries cherchent à diversifier leur offre.

Une clientèle de plein air variée

Les données de Statistique Canada de 2010 démontrent que les Québécois et les Canadiens en visite au Québec pratiquent une variété d’activités de plein air, principalement la randonnée pédestre, l’observation de la faune, la détente à la plage et le camping (voir graphique 1). Les touristes canadiens au Québec semblent également intéressés par les activités nautiques. Que ce soit par le développement de sites d’hébergement insolites ou par l’élargissement des activités disponibles, les pourvoyeurs tentent de s’adapter aux demandes d’un segment de clientèle bien présent.

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Le rapport Outdoor Recreation Participation de 2012 précise que près de 50% des Américains âgés de six ans ou plus ont participé à des loisirs de plein air en 2011, soit le plus haut taux de participation des cinq dernières années. Ces résultats démontrent bien le potentiel de développement de cette clientèle pour les pourvoyeurs. Qu’en est-il maintenant de la diversification de l’offre des pourvoiries du Québec?

Des produits diversifiés pour une clientèle élargie

L’auberge du Lac-à-l’Eau-Claire et la pourvoirie du Lac Blanc, en Mauricie, ont développé une offre d’activités très étoffée. Outre la pêche et la chasse, on peut y pratiquer la randonnée pédestre, l’observation de la faune et de la flore, des activités nautiques (pédalos, kayaks, canots, etc.), du quad ainsi qu’une variété de sports (volleyball, tennis, badminton, etc.). En hiver, il est possible d’y faire du traîneau à chiens, de la motoneige, de la glissade sur tube, de la raquette, du ski de fond, de la pêche sur glace et du patin. L’étalement de leur offre leur a permis de prolonger leur période d’exploitation, en plus d’en faire de réels centres de plein air. Les deux destinations mettent également de l’avant des activités intérieures comme les jeux de table, les jeux pour enfants, l’espace santé (Lac-à-l’Eau-Claire) et le centre aquatique (Lac Blanc).

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Source: Auberge du Lac-à-l’Eau-Claire

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Source: Pourvoirie du Lac Blanc

Ces pourvoiries ont aussi su se positionner comme des destinations haut de gamme par le développement de nombreux forfaits. Leurs thématiques sont la gastronomie, la détente, le tourisme d’affaires, les activités estivales ou hivernales, les événements, l’expérience autochtone ainsi que la pêche et la chasse. On retrouve également sur place un centre de location pour la pêche, la motoneige et les autres activités de plein air, ce qui permet l’accueil d’une clientèle néophyte et internationale. La pourvoirie du Lac-à-l’Eau-Claire offre aussi la possibilité de louer un équipement audiovisuel complet pour les mariages ou les réunions d’affaires.

Des loisirs pour toute la famille

La pourvoirie Évasion plein-air Trudeau, située dans la région de Lanaudière, s’est davantage positionnée comme une destination familiale avec le développement d’aires de jeux extérieures et intérieures pour enfants. En plus de la présence d’animaux de la ferme, les enfants peuvent s’amuser avec les jeux aquatiques (trampoline sur l’eau, pédalo, kayak, baignade, etc.). D’autres activités, comme la randonnée pédestre, le vélo de montagne, le ski de randonnée, la raquette et la glissade sur neige sont aussi disponibles sur place. Cette pourvoirie offre également des forfaits corporatifs et pour des événements.

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Source : Pourvoirie Évasion Plein Air Trudeau

De multiples activités d’interprétation

La seigneurie du Triton, en haute-Mauricie, se démarque en misant sur ses sentiers pédestres et ses activités d’interprétation de la faune et de la flore. Accompagnée d’un guide ou d’un animateur, la clientèle est invitée à observer l’ours noir, le castor, les frayères à truite, etc. En plus d’offrir de nombreuses activités de plein air, cette pourvoirie propose un terrain de jeux et un service de garde afin que les parents puissent passer du temps en couple. De plus, les contes et légendes autour du feu de camp en soirée plaisent à tous.

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Source: La Seigneurie du Triton

Située dans les Cantons-de-l’Est, la station de montagne Au Diable Vert est lauréate du prix Or des Grands Prix du tourisme 2012 dans la catégorie hébergement – pourvoiries. C’est sa capacité à innover, à renouveler et à développer des activités d’interprétation originales et écotouristiques qui distingue cette destination des autres. Sur le site, la clientèle est invitée à participer à de nombreuses activités guidées d’interprétation: photographie, mycologie, herboristerie, initiation à la pêche sportive, excursion guidée en kayak à la pleine lune, etc. Pour ajouter à l’expérience, les visiteurs peuvent acheter de la viande de bœuf Highland, élevé sur place.

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Source: Au Diable Vert

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Source: Au Diable Vert

De l’hébergement original

La station de montagne Au Diable Vert présente aussi une offre d’hébergement variée et originale, du site de camping rustique à l’hébergement en auberge. Pour ceux désirant se dépayser davantage, des refuges dans les arbres sont disponibles autant en été qu’en hiver.

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Source: Au Diable Vert

Pour sa part, la pourvoirie Pignon Rouge Mokocan de Lanaudière propose de l’hébergement en yourte traditionnelle. Ce type d’hébergement, en plus de bien s’intégrer au climat québécois, s’inscrit directement dans la tendance glamping (lire aussi: Du camping au glamping: l’hébergement de plein air se diversifie). Avec l’engouement des touristes pour le camping de luxe et l’hébergement alternatif écologique, le développement de ce type d’habitation est une occasion de cibler des segments de clientèle en plein essor.

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Source: Pourvoirie Pignon Rouge Mokocan

Ainsi, l’évolution des besoins de leur clientèle et la forte compétitivité entre les destinations en milieu naturel incitent les pourvoyeurs à adapter et à diversifier leur offre touristique. Tout porte à croire que le développement du plan d’action conjoint entre Aventure Écotourisme Québec, Tourisme Autochtone Québec et la Fédération de pourvoiries du Québec favorisera le développement de l’offre de produits des pourvoiries.

 

Sources:

– Fédération des pourvoiries du Québec. «NOUVEAUTÉ: Hébergement en Yourte à la Pourvoirie Pignon Rouge Mokocan». Janvier 2013.

– Daigle / Saire. « Étude sur la performance économique des pourvoiries du Québec – Année 2010 ». Fédération des pourvoiries du Québec. 2012.

– Gouvernement du Québec. 2012. « Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune ». Art. 78.1. 2012.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2010.

– The Outdoor Foundation. « Outdoor recreation participation report 2012». Janvier 2013.

Sites Web:

– Auberge Lac-à-l’Eau-Claire. Lac-à-l’Eau-Claire : St-Alexis-Des-Monts

Pourvoirie du Lac Blanc

– Pourvoirie Trudeau. Pourvoirie Trudeau : Évasion Plein-air

– La Seigneurie du Triton. La Seigneurie du Triton : depuis 1893