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Marketing

100 façons de découvrir une région

L’Agence de développement régional de Nelson vient de lancer la campagne de marketing « One Hundred Ways ». Cette initiative vise à inspirer les résidents ainsi que les visiteurs à explorer la région et à découvrir de nouvelles activités. Mais surtout, l’objectif consiste à soutenir les entreprises locales.

La tendance du tourisme expérientiel a inspiré l’organisation à mettre de l’avant les propositions touristiques incontournables, mais aussi celles moins connues du public. Chaque jour, une vidéo de 15 secondes est diffusée sur les médias sociaux de @nelsontasmannz et présente une nouvelle façon de vivre au rythme de la région.

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Un catalogue répertorie et classifie également les expériences proposées par la campagne. Ainsi, il est possible de découvrir la région sous huit grands thèmes : la culture, l’immersion, l’aventure, la vie active, les paysages, les parcs nationaux, la gastronomie et les boutiques.

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Source : NelsonTasman.nz

Et vous, de quelle façon inspirez-vous vos visiteurs à vivre de nouvelles expériences dans votre région ?

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Hébergement

Classifier ou ne pas classifier ?

L’abolition du programme québécois

Au Québec, tout établissement touristique est tenu de présenter une demande d’attestation de classification pour opérer légalement, tel que le stipule la Loi sur les établissements d’hébergement touristique. Mais avec le dépôt du projet de loi 100, le système de classification devrait être aboli prochainement. Sa désuétude, son manque de cohérence avec les attentes des consommateurs et la lourdeur de sa gestion expliquent ce verdict. Mais est-ce qu’une formule améliorée pourrait le remplacer ? Existe-t-il des modèles mieux adaptés à la réalité actuelle qui transmettent de l’information pertinente à la prise de décision, tout en certifiant le niveau de qualité d’un lieu ?

Classifier, à quoi ça sert ?

Un système de classification hôtelière consiste à répartir les établissements en différentes catégories, selon leurs caractéristiques et leurs services communs. Il permet d’offrir des repères à partir d’informations colligées par des experts indépendants. La plupart des programmes mesurent la quantité et la qualité des installations et des équipements — taille des chambres, état du plancher, type de matelas, de lingerie, de produits de toilette, présence d’une piscine, d’un centre d’affaires, etc. Un tel système procure au voyageur l’assurance que l’hôtel classifié est un lieu répondant à une série de normes.

Pourquoi remet-on ces systèmes en question ?

Généralement, les programmes traditionnels de classification ne comprennent pas les éléments suivants, pourtant devenus essentiels dans le processus de décision des consommateurs :

  • La satisfaction des consommateurs ;
  • La qualité de l’expérience ;
  • La qualité des contacts avec le personnel ;
  • La facilité à réserver sur le site Web ;
  • Les marqueurs clés de différenciation.

Certains de ces programmes sont remis en question parce qu’on estime que d’autres types d’évaluation semblent mieux correspondre aux repères recherchés par les clients. En effet, depuis déjà plusieurs années, des consommateurs consultent systématiquement les avis en ligne sur les sites Web comme TripAdvisor ou encore Booking avant d’arrêter leur choix.

Comment ça se passe ailleurs ?

Différentes formules sont observables ailleurs dans le monde. En France, aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’adhésion est volontaire. Un hôtelier français, par exemple, doit procéder à une demande de classification auprès d’Atout France, l’agence de développement touristique.

Aux États-Unis, il n’existe pas de système géré par les instances gouvernementales. Les entreprises (hôtels et restaurants) qui le souhaitent peuvent s’associer à des formules privées (AAA et Forbes) qui leur confèrent de la crédibilité et un gage de qualité. Dans le cas de AAA, qui couvre toute l’Amérique du Nord (CAA pour le Canada), l’hôtelier doit répondre à plus d’une trentaine de critères pour se prévaloir d’un classement de 1 à 5 diamants. Le répertoire de Forbes est plus restrictif, il comprend principalement les établissements de luxe.

En Espagne, chaque région gère son propre programme. Les critères peuvent légèrement varier, mais les catégories de 1 à 5 étoiles permettent tout de même au voyageur de jauger les types d’établissements qu’il considère. L’adhésion pour les hôteliers y est obligatoire.

Certaines destinations décident de ne recourir qu’aux avis en ligne pour orienter le choix des visiteurs. C’est le cas de la Norvège qui publie, sur le site Web Visit Norway, la liste des hébergements avec la cote attribuée par les clients sur TripAdvisor. Pas d’évaluation indépendante ni de repères rapides en matière de prix et de type d’établissement (économique vs luxueux).

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Source : Visit Norway

Trois modèles pour s’inspirer

Plusieurs systèmes de classification à adhésion volontaire ont été actualisés et permettent au consommateur d’effectuer un choix éclairé. Ces programmes sont aussi une occasion pour les établissements de se positionner favorablement auprès des voyageurs. Ils représentent des hébergements sécuritaires passés sous l’œil avisé des évaluateurs.

Europe : qualité des services en ligne et gestion de la satisfaction

Les regroupements hôteliers de plusieurs pays d’Europe, dont l’Autriche, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, la Belgique et le Danemark, se sont ralliés pour adhérer à un système de classification uniformisé, The Hotelstars Union.

Bien que la grille d’évaluation soit assez conventionnelle, elle comprend des éléments d’intérêt comme un volet sur la gestion de la qualité (gestion des plaintes, analyse systématique des avis en ligne, client mystère, etc.). On y trouve aussi une section visant à évaluer la qualité du site Web, son adaptabilité aux différents écrans, la possibilité d’y réserver une chambre, etc. L’adhésion à une certification durable occupe un poids considérable dans le calcul des points. Les critères sont réévalués tous les cinq ans afin d’assurer la cohérence du modèle avec les besoins et les attentes des consommateurs.

Écosse : critères en tourisme durable

En Écosse, les entreprises touristiques sont invitées à souscrire au Quality Assurance Scheme. Depuis 2020, Visit Scotland exige des candidats l’adoption d’au moins 19 des 38 actions liées au tourisme durable. Il s’agit d’un standard minimum nécessaire pour obtenir le sceau de la classification. Parmi ces critères, mentionnons le recours à des fournisseurs locaux et à des sources d’énergie renouvelable, la promotion des activités culturelles de la région, ou encore la formation du personnel à accueillir des clients en situation de handicap. Les structures qui répondent à un grand nombre de ces critères peuvent se démarquer grâce à des certifications durables développées par l’organisation de gestion de la destination et ses partenaires.

Australie : intégration des avis en ligne

En complément des évaluations d’experts, le système australien intègre les notes attribuées par les consommateurs sur les sites d’avis en ligne. L’agrégateur ReviewPro, qui collige les cotes et commentaires publiés sur les plateformes comme TripAdvisor, Booking ou encore Expedia, transmet ces informations qui s’ajoutent à l’accréditation officielle. Le tarif de base pour une chambre apparait également sous le classement. Voilà qui permet au voyageur d’obtenir les renseignements qu’il cherche en un seul coup d’œil.

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Source : Australia.com

Jeter le bébé avec l’eau du bain ?

Les systèmes de classification hôtelière, adaptés au contexte actuel, jouent un rôle important dans l’industrie touristique. Non seulement ils mettent en place des standards de qualité qui assurent le déploiement d’une offre d’hébergement sécuritaire et approuvée par des experts indépendants, mais ils permettent aussi au voyageur de faire un choix éclairé.

La prise en compte des avis en ligne est désormais un incontournable, tout comme les indicateurs liés au tourisme durable et responsable ainsi que la qualité de l’expérience client. Et pourquoi ne pas aussi considérer les bonnes pratiques en matière de ressources humaines (l’expérience employé), d’innovation ou encore de design ?

Croyez-vous qu’un système renouvelé de classification de l’hébergement touristique pourrait bien servir l’industrie et la clientèle ?

Image à la une : Unsplash

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Tendances

Le tourisme post-COVID : à quoi s’attendre ?

De lourdes répercussions

Alors que l’industrie touristique connaissait une forte progression à peu près partout dans le monde, à divers degrés, et que les projections étaient au vert, la pandémie de COVID-19 a tout interrompu. Selon Destination Canada, les cicatrices qu’elle laissera sur l’économie touristique canadienne seront plus profondes que celles des impacts du 11 septembre 2001, du SRAS et de la crise économique de 2008 réunis.

Un été à saveur locale (encore)

Beaucoup d’espoir repose sur l’immunisation des Québécois et un faible nombre de nouveaux cas pour atténuer les mesures sanitaires en place durant l’été. L’avancement de la campagne de vaccination de masse laisse présager une saison estivale 2021 prometteuse pour une partie des entreprises touristiques de la province. Les destinations de plein air et d’agrotourisme devraient trouver leur compte, comme l’an dernier. Les grandes villes, dépourvues d’une part importante de leurs atouts habituels, seront contraintes d’attendre le retour des touristes internationaux et un affaiblissement de la pandémie pour qu’une véritable relance s’y opère.

Par ailleurs, les voyageurs canadiens envisagent de traverser la frontière dans un horizon de trois à six mois. C’est ce que démontrent les recherches Web qu’ils réalisent sur les sites d’Expedia Group. Près du tiers des séjours convoités pour des départs prévus dans les 60 à 90 jours concernent des destinations internationales. Si les Canadiens ont hâte de sortir du pays, la majorité des Américains craignent toujours de voyager à l’étranger.    

Le besoin de voyager de nos voisins américains

Mais ils sont beaucoup moins inquiets à l’idée de voyager dans leur pays. Avec la vaccination qui avance à vitesse grand V (40 % de la population est vaccinée en date du 19 avril 2021), les restrictions de voyage tombent et certaines attractions phares, comme Disneyland, planifient leur réouverture. Les transporteurs aériens nationaux estiment qu’ils offriront pour la saison estivale l’équivalent de 90 % de la capacité de l’été 2019.

Les 2/3 des Américains se sentent prêts à voyager à nouveau.

Les données récoltées du 9 au 11 avril par la firme Destination Analysts révèlent que les 2/3 des Américains se sentent prêts à voyager à nouveau. Même que 86 % des voyageurs prévoient d’effectuer des séjours d’agrément et 73 % ont l’intention de les réaliser d’ici 3 mois. Ces projets concernent surtout des voyages intérieurs.

Relaxer, prendre une pause de la routine quotidienne et passer du temps en famille constituent les principales raisons qui motivent le voyage. Mais ils sont aussi très nombreux à mentionner vouloir voir quelque chose de différent. En effet, près de la moitié affirment souhaiter fuir l’ennui, vivre de nouvelles expériences et explorer des endroits qu’ils n’ont jamais fréquentés.

Mais les Américains envisagent tout de même de grands classiques. Selon le sondage de Destination Analysts, ils ciblent les icônes touristiques pour leur prochain séjour au pays : la Floride, la ville de New York, Las Vegas, Hawaï et la Californie.

Des valeurs sûres : la plage et les séjours urbains

Un autre sondage, réalisé par plusieurs partenaires au Royaume-Uni et s’adressant à une quinzaine de marchés (plus de 8000 répondants) révèle aussi des résultats éloquents. Cette enquête, menée en décembre 2020, précédait l’apparition des variants de COVID-19 dans l’espace médiatique, un facteur qui pourrait atténuer l’enthousiasme des voyageurs. Ceci étant dit, sept sondés sur dix considéraient alors un séjour d’agrément à l’international en 2021, ce qui démontre une forte résilience à l’idée de voyager, malgré les incertitudes qui planent depuis maintenant plus d’un an. Les grandes villes et la côte (la mer/la plage) constituent les deux principaux types de destinations recherchées.

Selon l’enquête annuelle World Travel Monitor réalisée auprès de quelque 500 000 répondants dans plus de 60 pays, les vacances au soleil et à la plage sont les plus convoitées pour 2021. Les séjours urbains arrivent au 2e rang suivis des vacances axées sur la nature et le plein air. 

Une responsabilité partagée

Une sensibilisation à un tourisme plus durable s’est certainement répandue durant la crise. Mais choisir des destinations en dehors des circuits très fréquentés ou réduire son empreinte écologique ne semblent pas être prioritaire pour le moment. Les gens ont été privés de nombreux divertissements pendant un an, ils ont besoin de se changer les idées, de faire la fête, et ils comptent bien rattraper le temps perdu lorsque les mesures seront levées.

Le virage vers un tourisme de masse plus durable devra s’opérer de concert avec l’ensemble des secteurs impliqués. La responsabilité ne repose pas que sur les épaules du voyageur. L’industrie doit proposer des choix durables attractifs qui déclencheront un véritable engouement auprès des différents marchés touristiques.   

Un budget bien garni, des attentes élevées

Faute de voyager, les ménages ont accumulé des liquidités. Les restrictions ont pour effet d’alimenter la demande des consommateurs qui, la tirelire bien remplie, rêvent du moment où ils seront à nouveau libres de vivre des expériences touristiques. Leurs attentes sont élevées.

Certaines habitudes ont aussi changé depuis le début de la pandémie. Le recours à la technologie, par exemple, s’est amplifié. Bien des gens ont aiguisé leurs compétences en matière d’utilisation d’outils numériques, que ce soit pour la recherche d’information, les communications et les réservations. Cellulaire en main, ils exigeront efficacité et fluidité dans la planification et le déroulement de leurs séjours.

Tourisme d’affaires : besoin de relations humaines

Le secteur du tourisme d’affaires et de congrès recouvrera sa vitesse de croisière après celui d’agrément. Les gens sont prêts à prendre le « risque » de voyager pour leurs besoins personnels, mais moins pour le travail. Toutefois, lorsque la vaccination sera bien avancée et que la confiance des voyageurs sera de retour, les contacts en face à face s’imposeront d’eux-mêmes.

Bien que l’on ait pu constater l’efficacité des rencontres virtuelles, le contexte ne laissait pas le choix. La peur de contracter le virus, l’impossibilité de se déplacer et l’interdiction de se rassembler ont dicté les moyens d’entretenir les relations humaines depuis mars 2020. Mais plusieurs experts observent ce qu’on appelle désormais la « fatigue Zoom ».

Prendre un verre avec un client, croiser des pairs et partager des moments uniques avec eux lors d’activités de congrès, discuter avec des partenaires d’affaires autour d’un bon repas, ces moments sont souvent la clé de relations professionnelles porteuses et durables.

De nombreuses entreprises se sont équipées de solutions technologiques pour faciliter les échanges en ligne. L’efficacité de ces méthodes virtuelles pourrait bien justifier leur recours, même une fois la crise résorbée. Cela permettrait de restreindre les voyages d’affaires à ceux que les gestionnaires estiment nécessaires au développement de l’organisation ainsi que de réduire les dépenses.

Mais dans un avenir post-COVID, où les mesures sanitaires sont levées et où les gens ont renoué avec le plaisir de se rencontrer, on peut se demander si les réunions virtuelles ne deviendront pas un plan B. Les organisations qui choisiront de limiter les déplacements professionnels pourraient se faire rattraper par celles qui y verront un avantage concurrentiel en misant sur des relations d’affaires de qualité où le contact en face à face est privilégié.

Les voyages nourrissent le cerveau

Des chercheurs de Harvard ont d’ailleurs trouvé un lien de causalité entre le nombre de touristes d’affaires qu’un pays reçoit et la croissance de son PIB. Ils attribuent notamment ce lien aux déplacements du savoir-faire. Celui-ci se transférerait de cerveau en cerveau grâce à de véritables partages d’expériences, et ce, par mimétisme au fil des années. Ni les livres ni les vidéos ne rendent ce type de partage. Les voyages permettent de transmettre ce savoir-faire d’un pays à un autre. Ces connaissances exercent de l’influence sur les capacités à innover et à produire de la richesse. Découvrir, apprendre, échanger, n’est-ce pas là toute l’essence du voyage ?

L’élan québécois

Près de 80 % des Québécois ayant voyagé au Québec l’an dernier désirent visiter encore plus la province. Autant d’ambassadeurs créés pour nous faire découvrir ce que nous avons juste sous notre nez. Les loisirs et les sorties étant limités, le temps de magasinage touristique disponible est plus important qu’habituellement et les destinations et entreprises doivent en profiter. L’heure n’est plus aux secrets bien gardés. Ils doivent être intelligemment intégrés à un portefeuille d’offres qui permettra de mieux répartir les touristes cet été… et à la Belle Province de se rendre plus attractive pendant qu’elle a toute notre attention.

L’été 2021 marquera le début d’une relance progressive. Néanmoins, le niveau d’avancement est incertain et les revenus internationaux se feront attendre encore un moment. Heureusement, les pertes structurelles majeures touchant l’offre ont été évitées et l’intérêt et la capacité de voyager sont palpables.

L’avenir touristique sera bon… mais encore faut-il s’y rendre.

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Marketing

Miser sur le tourisme local : oui, mais comment?

Les Québécois au Québec

Plus que jamais auparavant, le tourisme au Québec dépend du marché intérieur. En 2000, les dépenses des Québécois comptaient pour 58 % des recettes touristiques. Cette proportion a grimpé à 63 % en 2017 et on suppose qu’avec la fermeture des frontières, elle représentera presque la totalité des revenus pour l’année 2020.

Mais les Québécois avaient aussi pris l’habitude de voyager à l’étranger. Les données du ministère du Tourisme indiquent qu’en 2017, ils ont dépensé 8,1 milliards de dollars en voyage à l’international alors que les touristes internationaux ont injecté 3,6 milliards de dollars dans l’économie québécoise, soit un déficit touristique de 4,5 milliards de dollars. Les restrictions liées à la pandémie pourraient donner l’occasion aux Québécois de débourser ces dollars-voyages ici même, dans les entreprises de leur province. Les programmes Explore Québec sur la route et le Passeport Attraits y contribueront certainement.

Promouvoir le tourisme local

En cette période de crise qui se prolonge, toutes les destinations jonglent avec cette idée de faire voyager les gens dans leur propre pays. Dans un récent rapport, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) présente de nombreuses initiatives dont l’objectif consiste à développer le marché touristique intérieur. Incitatifs économiques, campagnes marketing, organisation de l’offre, les mesures foisonnent et certaines ont retenu notre attention. En voici quelques-unes partagées dans le rapport de l’OMT ainsi que d’autres, interceptées dans le radar du Réseau de veille.

Slovénie : rassurer puis aider à planifier

L’organisme de gestion de la destination (OGD) de la Slovénie a déployé de nombreux efforts pour stimuler la demande intérieure. Dans un premier temps, il s’est concentré sur la santé et la sécurité dans les organisations. Déjà bien en selle en matière de tourisme durable — l’OGD a remporté plusieurs distinctions au cours des dernières années à cet égard — la destination a renforcé les mesures d’hygiène dans les entreprises qui peuvent ensuite afficher le logo Green & Safe.

Source : Slovenian Tourist Board 

Pour mousser l’offre touristique auprès de la population, le Slovenian Tourist Board (STB) a développé une campagne avec la collaboration des OGD des régions. Chacune a ainsi été invitée à soumettre trois itinéraires à l’intention des voyageurs slovènes. Ils sont présentés dans la langue nationale, sur le portail Web de l’OGD et sur les médias sociaux, propulsés par l’opération The Time is Now. My Slovenia. De courte, moyenne ou longue durée, les parcours sont disponibles sur Trip planner, l’application Web utilisée par le STB pour outiller les voyageurs dans l’organisation de leur séjour. Les responsables des régions et les fournisseurs touristiques ont été formés par webinaire pour gérer eux-mêmes les informations et les mises à jour à apporter concernant leur offre sur le portail.

En plus d’une vidéo promotionnelle illustrant les paysages exceptionnels de la Slovénie, la campagne comprend une série de courts témoignages mettant en vedette des personnalités connues et moins connues de l’industrie touristique. Voilà une très belle façon, en cette période particulièrement difficile pour les entreprises du tourisme, de montrer des visages et d’humaniser ce secteur. Les vidéos sont en slovène puisqu’elles s’adressent au marché intérieur.

Source : YouTube 

Finlande : 100 raisons pour voyager au pays

Le gouvernement de la Finlande a accordé 500 000 euros pour bonifier la campagne 100 Reasons to Travel in Finland élaborée par la Finnish Association of Tourism Organisations (Suoma Ry, en finnois). Elle vise à donner une vitrine aux petites et moyennes entreprises touristiques du pays. Ces dernières sont invitées à se joindre à la campagne moyennant la somme de 300 euros.

Le portail Web, très illustré, permet à l’utilisateur de choisir parmi la centaine d’offres selon les catégories, de les visualiser rapidement sur une carte de la Finlande, d’obtenir l’itinéraire pour s’y rendre ou encore de consulter les propositions de circuits. On encourage ainsi les Finlandais à voyager au pays afin de soutenir les organisations touristiques des régions. Le site Web est en finnois.

Source : 100syyta.fi 

Australie : bien informer les voyageurs

L’organisme Tourism Australia a développé une plateforme en ligne dans le but d’informer les Australiens sur les mesures sanitaires dans chaque région et chaque secteur concerné par le tourisme. La carte interactive permet de prendre facilement connaissance des restrictions de voyage et des mises en garde, avant de connecter l’utilisateur aux services et aux offres touristiques. Le site est agréable à consulter et mis à jour régulièrement.

Source : Australia.com 

Norvège : inciter à skier

Pour inciter la population de la Norvège non initiée au ski à fréquenter les stations cet hiver, Visit Norway a développé une série de vidéos mettant en vedette des skieurs expérimentés… âgés de six ans. Il s’agit ici d’un clin d’œil quant à l’idée que les Norvégiens soient nés avec des skis dans les pieds. Sur le site Web de Visit Norway, on précise que si ce n’est pas le cas, les conseils promulgués par les jeunes experts permettent de se lancer dès cet hiver. Ainsi, les mini classes de maître offrent une série d’astuces pour les débutants. Cette campagne, en anglais, peut aussi bien interpeller les touristes internationaux.

 

Source: Visit Norway

Formons les meilleurs ambassadeurs

La crise a des impacts dévastateurs sur l’industrie touristique. Mais elle crée aussi des opportunités. Voilà une occasion de faire découvrir aux voyageurs québécois les différentes facettes des régions de leur province. Ils sont exigeants, expérimentés. Offrons-leur ce qu’il y a de mieux. Leur fierté n’en sera que rehaussée et ils deviendront les meilleurs ambassadeurs lorsque les frontières seront rouvertes.

 

 

Image à la une : Unsplash 

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Marketing Produits et activités

Qui sont les amateurs de road trip au Québec ?

Le road trip est un produit clé de la marque touristique québécoise. Les routes signalisées, circuits touristiques et autres routes panoramiques qui sillonnent le Québec mettent bien en valeur les attraits culturels et naturels de la belle province. Une étude de la Chaire, menée pour le ministère du Tourisme, démontre le potentiel indéniable de ce produit.

Le Québec compte 17 routes touristiques officielles balisées au moyen de panneaux bleus, couvrant 4 399 kilomètres. Cliquez ici pour voir la version agrandie de la carte.

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Source : Chaire de tourisme Transat. Carte des 17 routes touristiques officielles du Québec, compilation à partir de données ouvertes du Gouvernement du Québec (mars 2019).

À l’automne 2019, la Chaire de tourisme Transat complétait une vaste étude pour le ministère du Tourisme visant à faire l’état de la situation et à proposer des recommandations pour le développement stratégique des routes touristiques officielles du Québec.

Cette étude souligne notamment le potentiel qu’elles présentent. Sur un horizon de 5 ans, près de 8 voyageurs québécois sur 10 (79 %) jugent probable de faire un road trip, c’est-à-dire un voyage dont la route est considérée comme le but principal. La pandémie mondiale a forcé bon nombre de Québécois à réévaluer leurs projets de voyage, mais force est d’admettre que le road trip s’avère un type de vacances de prédilection dans ce contexte, permettant liberté et autonomie.

Un produit d’appel aux retombées manifestes

L’enquête en ligne, menée du 13 mars au 1er avril 2019 auprès de 2 584 visiteurs ayant parcouru l’une des 17 routes officielles au cours des 3 dernières années, permet de jauger les retombées touristiques pour les régions concernées.

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Les routes et circuits touristiques exercent un pouvoir d’attractivité. Quelque 43 % des répondants de l’étude jugent que la route touristique parcourue a constitué l’un des motifs de visite de la région. Certaines routes s’affichent comme des produits d’appels plus forts que d’autres, notamment la Route du Fleuve (55 %), la Route des Vins (54 %) et la Route des Navigateurs (50 %).

Les retombées locales ou régionales des routes touristiques sont variables, mais assurément intéressantes. Selon l’enquête de satisfaction, certaines routes se positionnent davantage comme des circuits d’excursions, et peuvent être explorées en moins d’une journée (par exemple, le Chemin du Terroir, la Route du Richelieu ou le Chemin du Roy). D’autres sont plus couramment parcourues sur plusieurs jours. C’est le cas de la Route des Baleines, la Route du Fjord ou la Route des Navigateurs.

La visite d’une route s’inscrit fréquemment dans le cadre d’un séjour. Plus des trois quarts des répondants (77 %) ont mentionné avoir passé au moins une nuitée hors du domicile lors de leur périple (mais pas nécessairement sur la route elle-même). En moyenne, ces séjours durent 5,2 nuitées. Les groupes ayant réalisé de tels séjours déclarent des dépenses touristiques moyennes de 497 $ en lien avec la visite de la route (incluant l’hébergement, le transport, la restauration, les loisirs et divertissements, etc.), signe de nettes retombées économiques pour les localités et les régions concernées.

L’été est la saison la plus favorable à la découverte d’une route touristique. Plus de la moitié des répondants (58 %) ont mentionné avoir exploré la route durant la belle saison. Environ un quart (23 %) l’ont plutôt sillonnée à l’automne. On note d’ailleurs à ce moment plus d’engouement envers les routes à thématique agrotouristique telles que la Route des Vins (45 % des visiteurs l’ont parcourue à l’automne), le Circuit du Paysan (38 %) ou le Chemin du Terroir (34 %). Il y a là un potentiel inexploité qui pourrait s’avérer porteur pour allonger la saison touristique.  

La mise en valeur du panorama : la clé de l’expérience proposée

Sans surprise, le paysage est placé au cœur de l’expérience road trip, et sa mise en valeur est la clé. De façon générale, il représente la principale motivation à visiter une route touristique (67 % des répondants) et la thématique de route jugée la plus intéressante parmi celles proposées par l’enquête (score moyen d’intérêt de 3,7/4,0). L’observation de la faune et de la flore ainsi que le terroir et l’agrotourisme se classent en 2e position, obtenant un score moyen d’intérêt de 3,3/4,0.

Concernant la dernière route touristique québécoise empruntée, 78 % des visiteurs ont rapporté que la beauté des paysages a été la principale motivation à la parcourir. Le panorama est également le premier coup de cœur des répondants (cité par 42 % d’entre eux), l’élément dont ils sont le plus satisfaits (un score moyen de satisfaction de 3,9/4,0) et la composante jugée la plus importante de l’expérience (une importance moyenne accordée de 3,8/4,0). 

Tabler sur la mise en valeur du paysage

L’accès aux belvédères et aux points de vue constitue un élément décisionnel de l’expérience souhaitée. L’enquête révèle que ce critère est considéré comme le plus important, et près du tiers des visiteurs (30 %) mentionne qu’il s’agit de la principale amélioration à apporter. Cela démontre l’importance de bonifier et de renouveler le concept de halte routière, afin de permettre une meilleure mise en valeur du paysage. La présence d’activités et d’animation le long des routes est une dimension appréciée qui pourrait également être enrichie, du point de vue des répondants.

Faciliter la planification en ligne

Selon l’enquête de satisfaction, 83 % des répondants mentionnent avoir consulté au moins une source d’information pour s’inspirer ou organiser leur visite. Des outils de planification clairs et de l’information adaptée aux besoins des visiteurs potentiels s’avèrent donc essentiels.

Des outils de planification clairs et de l’information adaptée aux besoins des visiteurs potentiels s’avèrent donc essentiels.

Le tableau ci-dessous résume les principales sources d’information utilisées, plateformes consultées et types d’information recherchée.

Source : Enquête sur la satisfaction des routes touristiques du Québec (Chaire de tourisme Transat, 2019)

Un outil de relance touristique auprès des marchés extérieurs

La COVID-19 qui sévit prive l’industrie québécoise de revenus substantiels. À la réouverture des frontières, il serait pertinent d’utiliser les routes touristiques du Québec comme outil de relance auprès des marchés extérieurs tels que la Nouvelle-Angleterre, l’Atlantique-Centre et la France.

Une étude en ligne menée du 8 au 18 mars 2019 auprès d’un échantillon représentatif de 1 600 voyageurs issus de ces marchés (ainsi que de l’Ontario) révèle que 83 % d’entre eux projettent d’effectuer un road trip au cours des 5 prochaines années. Parmi ces répondants, 41 % ont déjà visité la belle province, et le tiers sont des voyageurs ayant déjà visité le Québec et envisageant de réitérer l’expérience. En ces temps incertains, le désir de parcourir une destination connue peut s’avérer sécurisant. Il s’agit là d’une opportunité pour ces voyageurs avides de routes panoramiques, de parcs et d’espaces naturels ainsi que d’histoire et de patrimoine.

Pour en savoir plus sur les routes touristiques

Consultez les cinq rapports de la vaste étude « Routes touristiques » sur l’état de la situation et les recommandations pour un développement stratégique des routes touristiques au Québec réalisé en collaboration avec le ministère du Tourisme.

Source de l’image à la  une : Freepik

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Tendances

Voir grand pour le « micro »

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique dans les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

 

 

Quand les grands commencent à s’essouffler

Ces dernières années ont vu la montée en force d’entreprises gigantesques, nées du développement de l’internet et des communications mobiles. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) de ce monde ne sont pas les seules entreprises à avoir pris de l’ampleur; pensons au nombre incroyable de fusions et d’acquisitions de plusieurs milliards de dollars ayant créé des empires dans pratiquement tous les secteurs de l’économie. Ces géants semblent toutefois de plus en plus contestés, puisqu’ils sont souvent perçus comme de mauvaises entreprises citoyennes.

L’industrie touristique n’est pas épargnée par ce phénomène. Plusieurs grands joueurs sont touchés. Certains mégafestivals connaissent des déboires et sont parfois annulés. Le secteur est aussi touché par la faillite de généralistes d’envergure tels que Thomas Cook. Pourquoi autant de fermetures, alors qu’il n’y a jamais eu autant de touristes?

« Nous avons besoin de beaucoup moins que ce que nous estimons nécessaire. » Maya Angelou, écrivaine, actrice et militante américaine

La recherche de biens et de services toujours plus personnalisés, d’expériences plus individuelles et gratifiantes explique peut-être que l’on soit à l’ère de la méfiance et du désintérêt pour tout ce qui semble trop grand, trop gros, trop connu ou trop ordinaire.

En contrepartie, les microvacances, les minimaisons, les microboutiques, les microévénements et les micromusées — tout ce qui est rare, unique et marginal — semblent avoir le vent dans les voiles, particulièrement auprès des millénariaux.

La tendance au « micro »

Dans cette perspective, il y a un retour aux activités et aux événements plus petits, nichés, courts dans le temps et davantage en phase avec les nouvelles valeurs des voyageurs et les réalités des destinations.

Les microfestivals

Une foule de microfestivals gagnent en popularité et se présentent souvent comme l’antithèse de gros événements coûteux, surpeuplés et aux programmes quasi identiques d’une ville à l’autre. Les microfestivals se démarquent sur plusieurs points. En plus de divertir et d’animer un territoire, ces petits événements créent des liens sociaux et mettent en valeur l’essence même d’une communauté. Localisés dans de plus petites villes ou dans des quartiers excentrés de plus grosses agglomérations, ils incitent les visiteurs à sortir des centres-villes et à désengorger les places habituellement surchargées par la tenue de grands événements. La Noce à Chicoutimi et le Festival international de Jazz à Verdun en sont quelques exemples.

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Source : Pexels

Les micromusées

Que ce soit pour rapprocher l’art des citoyens, pour démocratiser l’accès aux œuvres de grands musées nationaux par le numérique (les Micro-folies) ou pour inciter la population à exposer et à partager un objet en relation avec un thème choisi, durant quelques heures (pop-up museum), les micromusées ont la particularité d’être modulables, temporaires et ludiques, et de provoquer les rencontres et les échanges.

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Source : Micro-folies Sevran

Les microaventures – microséjours – microvacances

Les microvacances se définissent comme un voyage d’agrément de moins de cinq nuits. Elles se planifient moins de six jours à l’avance (50 % des réservations) et à partir d’un appareil mobile (pour plus de deux personnes sur cinq), selon Expedia.

Les gens, surtout les millénariaux, ont moins de temps libre ou moins de vacances. Toujours d’après Expedia, 54 % des Canadiens se sont privés de congés en 2018.

Pour ceux qui sont dans l’impossibilité de prendre de longues vacances, les microaventures ou les microséjours permettent :

  • D’insérer des temps de loisirs dans l’agenda chargé du travail, lorsque cela est possible;
  • D’optimiser les journées de congé;
  • De rompre plus facilement avec le quotidien;
  • De voyager plus souvent et de visiter plus de destinations.

Ces vacances peuvent aussi bien être un séjour à la plage, une pause bien-être ou une activité de randonnée comme celles proposées par la compagnie Chilowé, qui se spécialise en microaventures, en France.

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Source : Chilowé

Microattention = microciblage = créneau

La tendance micro se heurte aussi à la très petite capacité d’attention des humains, dont la durée moyenne est de 8 secondes. Comment joindre les clientèles dans ces conditions?

  • En révisant nos modèles de segmentation pour passer d’un découpage géographique à une segmentation basée sur les champs d’intérêt et les passions, ce qui risque d’attirer la clientèle cible et de mieux retenir son attention.
  • En utilisant des médias et des micro-influenceurs qui se spécialisent dans une niche précise d’activités et dont l’approche est plus personnalisée, pour toucher une communauté plus engagée.

Vers une démondialisation?

C’est le retour du local et d’une plus grande sensibilité envers ce qui est proche de nous et à notre échelle, malgré les technologies, la rapidité des choses et la facilité de communication. Notre quartier, notre village plutôt que les pays qui autrefois faisaient rêver? À suivre avec attention en 2020!

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

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Marchés géographiques

Cinq marchés étrangers comparés

L’enquête annuelle de la Veille touristique mondiale de Destination Canada permet de suivre l’évolution de onze marchés cibles du pays. Cette analyse présente des renseignements sur les cinq principaux marchés internationaux du Québec en ce qui a trait au volume de touristes, en excluant les États-Unis.

Les voyageurs considèrent-ils spontanément le Canada comme destination? Connaissent-ils les possibilités de voyage au Canada? Quelles sont les destinations concurrentes? Est-ce que cette clientèle pourrait contribuer à atténuer les effets de la saisonnalité?

Les infographies qui suivent présentent des éléments de réponses sur les comportements des voyageurs long-courriers de cinq pays.

 

cinq marchés comparés

Les touristes au rendez-vous

À l’exception du Royaume-Uni, dont la fréquentation est stable depuis les deux dernières années, les arrivées au pays des autres marchés sont en croissance. La popularité du Canada chez nos cousins français ne s’essouffle pas; 2018 a même atteint un record et les prévisions pour 2019 semblent optimistes. Les visites des Mexicains affichent une forte hausse depuis l’abolition du visa en 2016. La Chine se classe au sommet des marchés émetteurs au monde et le Canada en retire sa part de marché.

Un potentiel d’environ 15 millions de personnes en provenance des cinq marchés ayant l’intention de venir au Canada au cours des deux prochaines années souhaitent visiter le Québec. La province comptabilisait 800 000 visites réelles de ce bassin en 2016. Le Canada réussit à rester dans les premières positions dans la considération spontanée pour un voyage long-courrier, mais certains pays, comme le Japon, prennent une place de plus en plus importante dans l’esprit des voyageurs.

Les voyageurs de plus en plus informés

La prise de connaissance des possibilités de voyages pour une destination s’avère l’une des premières étapes menant à l’achat. La position du Canada peut fluctuer grandement d’une année à l’autre par rapport à ses concurrents. Par exemple, 23 % des voyageurs chinois long-courriers ayant l’intention de faire un voyage d’ici 2020 mentionnent avoir une excellente ou une bonne connaissance des possibilités de voyages au Canada, le classant en 13e position en 2018 (7e en 2017). En d’autres mots, 12 destinations ont devancé le Canada en ce qui a trait à l’information sur le produit et l’expérience offerte en 2018. L’effet opposé s’est produit pour les Mexicains : le Canada se classe 2e en 2018 (5e en 2017). Bonne nouvelle, le Canada protège sa première position depuis les deux dernières années auprès des Français.

Destination Canada étudie l’ensemble du cheminement du client potentiel, de la prise de connaissance au rêve, à la création d’un scénario de voyage et à la planification détaillée et, enfin, à l’achat. Par exemple, les Chinois qui planifiaient activement un séjour au Canada en 2018, c’est-à-dire qui ont minimalement collecté de l’information sur le pays en prévision de leurs vacances, considéraient également les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Il devient alors essentiel d’exercer une influence au bon moment.

Un été achalandé, les autres saisons populaires

Les mois de juillet et août attirent le plus grand volume de touristes (de 27 % à 32 %), et ce, pour les cinq marchés. Lors de l’enquête, le printemps et l’automne semblaient attrayants pour certains marchés, mais cet attrait ne s’est pas concrétisé en arrivées réelles. Quelque 20 % des Mexicains envisageaient de visiter le Canada en novembre ou décembre, malgré leur réticence au froid (16 % sont réellement venus à cette période).

 

Marchés saisons

 

cinq marchés québec

Selon le Conference Board du Canada, la clientèle d’outremer devrait augmenter de 4,8 % annuellement, de 2018 à 2022, au Québec. Est-ce que ces touristes profiteront des quatre saisons de la province?

 

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Marketing Réseaux de distribution

Les agences de voyages continuent à se redéfinir

Depuis son avènement, Internet a bouleversé le rôle des agents de voyages. De plus en plus formés, ceux-ci sont devenus des conseillers experts plutôt que des vendeurs de forfaits préalablement conçus. Plusieurs agences se spécialisent dans un produit de niche et proposent des offres personnalisées.

Communiquer leur valeur ajoutée demeure cependant un réel défi. Certaines fausses perceptions peuvent amener des voyageurs à ne pas utiliser leurs services. Afin de remédier à la situation, l’agence 58 Stars, à Seattle, a créé une page sur laquelle elle dément chacun des mythes sur les agences de voyages, notamment celui prétendant qu’en passant par une agence, c’est forcément plus cher. 

Les agences de voyages traditionnelles sont là pour de bon

Malgré les bouleversements vécus dans les dernières décennies, les agences de voyages dites traditionnelles ont su garder le cap. Voici quelques faits démontrant leur pertinence.

  • Quand l’organisation d’un voyage devient un irritant

Alors que pour certains voyageurs, la planification de vacances est stimulante, pour d’autres, cette étape peut être épuisante. Ces derniers préféreront plutôt recourir aux services des agents de voyages. Selon Leah Smith, présidente de Tafari Travel, à Brooklyn, ce désintérêt pourrait provenir de la prolifération des offres et des ressources disponibles en ligne. Le terme Net Lag a même été utilisé par Hotels.com pour définir cette nausée du numérique.

  • Cultiver les relations en face à face qui se raréfient

Donnant suite au constat de cette forte présence du numérique dans le quotidien, Capriello et Riboldazzi, deux chercheurs scientifiques, soulignent qu’il est d’autant plus important pour une agence d’avoir un bureau où il est possible de développer une relation directe avec ses clients.

  • Les agences de voyages demeurent une ressource fiable

Certains voyageurs préfèrent réserver auprès d’une agence pour des raisons de sécurité. Que ce soit pour effectuer des transactions en ligne ou encore pour obtenir un suivi en cas d’annulation de vols, l’expertise de ces entreprises et la confiance qu’elles affichent répondent à ce besoin de sûreté. Il suffit de penser à Wow Air, qui a fait faillite cet hiver. Des milliers de passagers ont dû débourser des frais supplémentaires pour changer leurs billets d’avion, alors que ceux qui avaient acheté auprès d’un agent détenant un permis étaient protégés par le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages.

Quelques stratégies innovantes pour assurer le rayonnement d’une agence

Les agences dites traditionnelles se redéfinissent afin de mieux connecter leurs clients et d’en acquérir de nouveaux. C’est le cas du restaurant The Globe, de l’agence de voyages Lorraine Travel, en Floride. Il a permis à l’agence de diversifier ses services et, ainsi, de joindre une nouvelle clientèle. Voici trois autres stratégies innovantes et inspirantes.

  • Les agences pop-up

Une agence pop-up est temporaire, demeurant au même endroit durant quelques jours ou quelques mois. C’est dans le but d’engager des clients potentiels et d’apprendre à mieux les connaître que Mike Salvadore, copropriétaire de 58 Stars, à Seattle, a décidé de créer ce type d’installation. Vidéo, musique et dégustation autour d’un thème rendent l’expérience multisensorielle. Scents of the city, un autre projet éphémère qui s’est tenu durant trois jours à Bruxelles, misait quant à lui sur l’odorat afin d’inciter les passants à visiter les destinations représentées. Chaque lieu iconique possédait son parfum. 

L’emplacement constitue un élément déterminant de cette opération. Les agences de voyages ont tout intérêt à analyser où se trouve leur public cible et à définir quels sont ses besoins, afin de s’installer dans un endroit stratégique où ils joindront des voyageurs potentiels. Il est aussi recommandé d’utiliser les médias sociaux avant l’événement pour inciter les gens à s’y présenter. Proposer le partage de photos à l’aide de mots-clics sur Instagram ou Twitter peut contribuer au rayonnement de l’entreprise. Une fois l’événement terminé, il est important de mesurer son succès. Qu’est-ce qui a bien fonctionné? Quels seraient les changements à apporter? Pour ce faire, il est possible de s’adresser directement aux participants via un sondage.

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Source : Les deux portes intérieures qui ont fait connaître l’agence Travel Associates

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Source : Travel Associates

  • Le design d’intérieur, une stratégie d’attraction efficace

Au même titre que les agences pop-up doivent attirer l’attention, les agences de voyages ayant pignon sur rue doivent attirer le regard. L’image de marque est le reflet de l’identité de l’entreprise et le design d’intérieur permet de communiquer ce qui rend celle-ci unique. Travel Associates, située dans un endroit de Los Angeles où il y a beaucoup de piétons, a su miser sur son design pour susciter l’intérêt des passants. Ses deux portes principales, d’une hauteur de douze pieds, lui ont permis de devenir célèbre sur Instagram, mais c’est son ambiance accueillante qui a charmé les Angelins. Ces derniers y restent pour déguster des cafés et des viennoiseries tout en discutant avec les agents, à leur plus grand bonheur.

  • L’organisation d’événements

C’est également le design d’intérieur qui a conféré à Pique Travel Design, au Minnesota, une belle vitrine pour se faire connaître. Situé dans un ancien entrepôt de bois reconverti en agence, leur espace de travail atypique a séduit des clients qui ont demandé aux propriétaires de louer l’endroit. Depuis, plusieurs événements s’y sont déroulés. Il est possible d’y célébrer un mariage et d’acheter le voyage de noces au même endroit. Des partenaires y organisent des événements de collecte de fonds procurant à l’agence une autre belle vitrine.

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design transformés en salle de réception pour un mariage

Ce service complémentaire de location de salles permet d’assurer des revenus supplémentaires et de solidifier ses relations avec ses clients grâce à des soirées régulières. C’est aussi le cas de Departure Lounge, située au Texas, qui organise des soirées mettant en vedette une nouvelle destination, deux ou trois fois par mois. Spécialisée en tourisme d’affaires, l’agence House of Travel, en Floride, mise quant à elle sur le côté divertissement du bleisure afin d’attirer des clients potentiels. Ses bureaux étant localisés dans un ancien bar, il est possible d’y jouer une partie de billard avec son agent avant de réserver son voyage.

À retenir 

Dans ce monde où la compétition est accrue, la clé pour la réussite de son entreprise est sa capacité d’adaptation aux changements, ainsi que ses aptitudes à entretenir de bonnes relations avec ses clients. Il est important de se distinguer en présentant ses services de façon innovante.

 

Quelle stratégie avez-vous mise en place afin d’attirer et de fidéliser vos clients ?

Comment votre entreprise pourrait-elle sortir des sentiers battus ?

 

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Technologies

Une startup pour faciliter la planification de séjours

Visit Finland a intégré à son site Web le planificateur de séjours créé par la startup indienne Inspirock. En quelques clics, les visiteurs obtiennent un itinéraire complet en fonction des dates, des lieux et des préférences qu’ils ont spécifiés. Une grille horaire renseigne le visiteur sur les lieux à visiter, l’offre de restauration ainsi que les options de transport et d’hébergement disponibles. La plateforme intègre des assistants de réservation (hébergement, billets de train) ainsi que les commentaires des utilisateurs de TripAdvisor.

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Source : Visit Finland

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Source : Visit Finland

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Source : Visit Finland

En 2016, la solution technologique d’Inspirock groupait déjà 11 000 destinations. La plateforme compte environ 25 000 utilisateurs, répartis dans 190 pays, qui ont planifié plus de 2 millions de séjours en 2018. Les organisations de gestion de la destination (OGD) intéressées peuvent intégrer l’outil à leur site Web. Cela représente une opportunité intéressante, particulièrement pour les petites OGD qui n’ont pas les ressources nécessaires pour développer une technologie similaire.

Dans un monde où l’information abonde et où la personnalisation occupe une place grandissante, les outils en ligne de planification de séjours comme celui d’Inspirock permettent aux OGD, petites ou grandes, de proposer facilement et rapidement des itinéraires sur mesure à leur clientèle.

 

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Segments de clientèles

Lumière sur les voyages tout inclus

Les informations présentées dans cet article sont susceptibles d’intéresser les lecteurs du Réseau de veille spécialisés dans le tourisme expéditif, mais également ceux qui cherchent à comprendre qui sont les voyageurs qui s’évadent vers des cieux ensoleillés.

La Chaire de tourisme Transat a réalisé un sondage en 2018 portant sur les vacances dans les hôtels tout inclus, en collaboration avec Transat A.T. inc. Les 802 répondants canadiens ont tous séjourné dans ce type d’établissement au cours des trois dernières années. La répartition de leur province de résidence est la suivante : la moitié provient du Québec; 26 %, de l’Ontario; et le reste, des autres provinces canadiennes.

Profil des voyageurs

L’infographie suivante présente quelques caractéristiques du profil des voyageurs ayant séjourné dans un établissement en formule tout inclus.

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Les proportions de voyageurs âgés de 25 à 34 ans et de 55 à 64 ans se révèlent légèrement plus élevées que pour les autres segments. La part des jeunes de 18 à 24 ans n’est que de 6 %. Les répondants se répartissent également entre ceux ayant fait des études universitaires et ceux des autres degrés de scolarité. Les deux tiers des répondants ont effectué de un à deux voyages tout inclus au cours des trois dernières années, alors qu’une proportion importante, 33 %, ont réalisé trois voyages ou plus.

Plus du tiers des voyages se sont déroulés en hiver. Les individus de 35 à 54 ans sont plus nombreux à voyager l’automne (24 %) que leurs aînés (16 %) ou leurs cadets (16 %). Les 18 à 34 ans voyagent dans une plus forte proportion que la moyenne durant la période des Fêtes (11 %) ou l’été (23 %). Les répondants de 55 ans et plus privilégient nettement l’hiver (48 %).

Destination du dernier voyage

Cuba est la destination la plus fréquentée par les Québécois lors de leur dernier séjour dans un établissement tout inclus, alors que le Mexique se classe au premier rang pour les répondants du reste du Canada. Les Québécois ont visité la République dominicaine dans une proportion légèrement plus élevée que les autres Canadiens et la situation est inversée en ce qui concerne les séjours aux États-Unis.

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Sur l’ensemble des répondants, on observe que Cuba est plus populaire auprès des jeunes de 18 à 34 ans (36 %, la moyenne globale étant de 28 %), alors que la République dominicaine est plus courue chez les 35 à 54 ans (18 % versus une moyenne de 14 %). Les voyages vers d’autres destinations que celles explicitement nommées intéressent davantage les personnes de 55 ans et plus. Il n’y a pas d’écart significatif dans le choix des destinations visitées selon le sexe.

Des voyageurs de tous les niveaux de revenus visitent Cuba, la Jamaïque ou la République dominicaine, mais le Mexique et les « autres destinations » attirent une plus forte proportion de voyageurs dont le ménage a un revenu de 100 000 $ et plus. Les voyageurs dont le ménage a un revenu inférieur à 40 000 $ ont voyagé davantage aux États-Unis.

Composition du groupe

Ainsi que l’on peut s’y attendre, la plupart des voyages se font en couple (voir le graphique 2), et plus encore lorsqu’il s’agit des répondants de 55 ans et plus (49 %). Près du tiers des derniers voyages en formule tout inclus se passait en famille, une proportion plus forte chez les 35 à 55 ans (38 %).

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Sources d’information

De façon générale, différentes sources d’information aident à choisir une destination de vacances tout inclus (voir le graphique 3). Les agences de voyages en ligne ainsi que les recommandations de la famille ou d’amis se classent aux premiers rangs pour les Québécois. Ceux-ci consultent davantage les agences de voyages traditionnelles que les autres Canadiens qui, eux, accordent une importance significativement plus grande aux avis et recommandations en ligne.

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Sans surprise, les répondants de 18 à 34 ans utilisent davantage les réseaux sociaux (30 %) que ceux âgés de 55 ans et plus (10 %), qui favorisent plutôt les agences traditionnelles (46 %). Les personnes de 35 à 54 ans sont celles qui consultent le plus les avis ou les recommandations en ligne (53 %).

 

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