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Le bibliotourisme à la page

Les bibliothèques : joyaux du patrimoine architectural

Les bibliothèques changent; elles revoient non seulement leur gamme de services offerts, mais également leur design afin d’en faire des lieux inspirants, où la population a envie de passer du temps. Il n’est plus rare de voir des bibliothèques devenir de véritables ouvrages d’art qui se démarquent dans le paysage urbain. La bibliothèque Oodi, à Helsinki en Finlande, en est un bon exemple. Visitée par des gens de partout dans le monde, elle a reçu son millionième visiteur à peine trois mois après son ouverture. Au moment d’écrire cette analyse, l’endroit figurait au premier rang des activités à faire dans la métropole scandinave sur TripAdvisor et le mot-clic #oodi faisait l’objet de près de 25 000 publications sur Instagram.

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Source de l’image : Bibliothèque Oodi, par Kuvio

Alors que certaines de ces constructions émergent d’un canevas blanc, d’autres contribuent à la valorisation et à la revitalisation du patrimoine industriel ou religieux d’une ville. C’est le cas de la bibliothèque Monique-Corriveau, à Québec, qui est installée au cœur d’une ancienne église. La Bibliotheek LocHal, à Tilburg aux Pays-Bas, a, quant à elle, trouvé résidence dans un ancien hangar à locomotives.

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Au-delà de l’architecture, des services indispensables aux voyageurs

Il y a une dizaine d’années, l’arrivée du commerce en ligne et des livres électroniques a remis en question le rôle des bibliothèques. De façon générale, celles-ci ont bien su se réinventer. Ne se contentant plus de prêter des documents, elles intègrent maintenant une grande variété de services et d’espaces. Terrasse sur le toit, jardins, bibliothèque de semences, prêt d’instruments de musique et de jeux, accès à l’internet sans fil, bornes de recharge, ordinateurs et imprimantes font maintenant partie de l’offre de plusieurs d’entre elles. Ces services destinés d’abord à la population peuvent s’avérer très utiles pour les touristes de passage dans une ville. La Ville de La Haye, aux Pays-Bas, a ajouté une vocation supplémentaire à sa bibliothèque centrale en y intégrant un bureau d’informations touristiques. D’autres établissements très réputés comme la New York Public Library, la Carnegie Library of Pittsburgh et la Trinity College Dublin Library ont même jusqu’à offrir des visites guidées de leurs installations.

Source de la vidéo : YouTube

Vecteur d’authenticité

Pendant leurs voyages, les touristes sont en perpétuelle quête d’authenticité. Ils veulent ralentir le rythme, rencontrer la population locale et vivre comme elle. Le bibliotourisme s’inscrit bien dans cette tendance, puisque les bibliothèques sont principalement fréquentées par les résidents et sont des lieux favorables aux échanges et à la culture. La Maison de la littérature, à Québec, ainsi que la Grande Bibliothèque, à Montréal, sont deux endroits à l’architecture notoire, qui présentent également de riches programmations culturelles.

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Source de l’image : Wikimedia Commons, Didi L. G.

La mise en valeur des bibliothèques peut vraisemblablement représenter une occasion pour les municipalités de bonifier leur offre touristique. Votre région dispose d’une belle bibliothèque? Pourquoi ne pas la mettre de l’avant dans votre promotion touristique?

Image à la une : Pexel, mentatdgt

 

 

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Marketing

Le démarketing à la rescousse de la destination

Le secteur du tourisme génère de plus en plus de visiteurs et l’OMT estime que d’ici 2030, 4 millions de touristes s’ajouteront aux 1,4 milliard de personnes qui voyagent déjà. Pour de nombreuses destinations, gérer cet essor représente un défi important. Plusieurs d’entre elles se retrouvent victimes de leur propre succès, alors que leurs infrastructures n’avaient pas été prévues pour soutenir une telle augmentation. Le démarketing offre quelques pistes de solution en réponse à ces enjeux.

Le démarketing, vraiment?

Loin d’être nouveau, ce concept, proposé en 1971 par Philip Kotler et Sidney Levy, repose sur l’idée que les surplus peuvent être aussi problématiques que les pénuries. Les auteurs, respectivement économiste et spécialiste du marketing, définissent le démarketing comme étant l’aspect du marketing qui vise à décourager la clientèle (ou un segment en particulier) sur une base temporaire ou permanente. Ce type de stratégie est déjà largement employé dans certains secteurs, notamment en santé publique. Pensons aux publicités sur les paquets de cigarettes ou encore à celles qui invitent la population à consommer alcools et jeux de façon modérée.

L’idée est donc de limiter l’augmentation de la demande plutôt que de l’encourager, puisqu’une croissance aurait des répercussions négatives sur la société. Dans le contexte touristique actuel, de plus en plus de gestionnaires doivent réfléchir à cette notion. Doit-on à tout prix attirer un maximum de visiteurs au nom du développement économique?

Des stratégies inusitées

Comment développer une approche de démarketing? Les stratégies à adopter se basent sur les mêmes principes que ceux du marketing traditionnel, c’est-à-dire les 4P (promotion, place, produit, prix). À l’aide de quelques exemples, voyons comment s’articulent ces stratégies dans un contexte de démarketing touristique.

Promotion

Lorsqu’un territoire touristique n’arrive plus à gérer les flux de visiteurs qu’il attire et que les attraits et les infrastructures sont sursaturés, l’une des solutions possibles consiste à cesser toute forme de promotion. C’est ce qu’a récemment fait l’organisation de gestion de la destination (OGD) des Pays-Bas en annonçant qu’elle consacrerait maintenant son énergie à gérer la destination plutôt qu’à la promouvoir. Seules les régions méconnues feront l’objet d’une campagne à l’international. Cette mesure vient en dernier recours, après avoir fait la promotion des entre-saisons, relocalisé les fameuses lettres « I amsterdam » et sensibilisé les touristes aux comportements inappropriés.

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Source de l’image : Koen Smilde sur iamsterdam.com

Place

La notion de place fait souvent référence à l’emplacement d’un service ou d’un commerce. La géolocalisation des attraits rend maintenant les trésors les mieux gardés accessibles à tous. Cependant, cette pratique engendre des conséquences sur l’environnement, puisque certains sites, qui seraient autrement restés méconnus, deviennent rapidement très fréquentés. En réponse à ce phénomène, l’OGD de Jackson Hole, au Wyoming, a lancé une campagne invitant les visiteurs à géolocaliser leur photo de façon responsable, en utilisant des coordonnées génériques d’un site plutôt que l’endroit exact où celle-ci a été prise.

Source de la vidéo : YouTube

De façon similaire, le site du patrimoine mondial de Puerto Princesa, aux Philippines, a voulu limiter la fréquentation de certains sites fragiles en retirant tout simplement ceux-ci des cartes touristiques qu’il produit.

Produit

Les caractéristiques du produit influencent directement la demande pour celui-ci. Ainsi, dans une stratégie de démarketing, le produit sera rendu volontairement moins attrayant. Dans le cas d’une destination, on peut penser à des méthodes de gestion des flux touristiques comme l’imposition de quotas ou l’introduction de plages horaires limitées.

Le parc national de la Péninsule-Bruce, en Ontario, a déjà instauré ce genre de mesure. Les visiteurs doivent réserver un créneau de quatre heures pour découvrir le secteur le plus achalandé du parc.

Prix

L’augmentation des tarifs d’accès est la quatrième stratégie dont il est question dans cet article. Il s’agit d’une pratique que la Ville de Venise explore. Reporté plusieurs fois, un de ses projets a pour but d’instaurer une taxe fixe à tous les visiteurs ne séjournant pas au moins une nuitée dans la ville ou qui ne disposent pas de la carte Venezia Unica.

Il faut noter que ce genre d’initiative peut être plus controversé, particulièrement dans un contexte de destination, particulièrement de sites naturels ou patrimoniaux, puisque cela engendre un enjeu d’équité et favorise les personnes qui ont la capacité de payer.

Mieux vaut prévenir que guérir!

Le démarketing peut donc s’avérer utile pour gérer les flux grandissants de touristes. Toutefois, avant d’en arriver là, il n’y a rien de tel qu’une bonne planification territoriale en amont. Et vous, quelles sont vos stratégies pour faire face à la croissance touristique?

Image à la une : © Anne-Julie Dubois

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Marketing

Les avis négatifs au cœur de la promotion touristique viennoise

Une analyse précédente du Réseau de veille en tourisme désigne les avis en ligne comme le deuxième facteur d’importance après le prix dans le processus décisionnel des touristes. Certes, ces évaluations apportent un complément d’information, mais à quel point doit-on s’y fier? Dans sa dernière campagne, le Vienna Tourist Board a pris le pari de démontrer l’absurdité de plusieurs commentaires négatifs sur la destination.

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Source de l’image : Vienna Tourist Board, Wien Nord, Paul Bauer

La campagne Unrating Vienna, lancée en juin dernier et déployée dans plusieurs villes européennes, encourage les visiteurs à faire preuve de discernement lorsqu’ils consultent les avis en ligne. Les panneaux mettent en contraste des commentaires réels de touristes à l’égard de certains attraits de la destination et des images évocatrices des lieux. Un partenariat a également été réalisé avec le réputé Musée Leopold. L’établissement a projeté sur sa façade une citation selon laquelle « les œuvres sont dégoûtantes » (voir la photo ci-dessous).

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Source de l’image : Vienna Tourist Board, Paul Bauer

D’après l’organisation de gestion de la destination, 95 % des visiteurs lisent au moins sept évaluations avant de réserver. Toutefois, plusieurs d’entre elles se révèlent fausses. Toujours selon le Vienna Tourist Board, 20 % des commentaires sur la plateforme Yelp seraient mensongers. L’initiative a donc pour objectif de faire réfléchir les gens sur l’importance qu’ils accordent à ces avis et de les amener à se forger une opinion à partir de leurs propres expériences.

Alors, qui décide de ce que nous aimons?

 

Image à la une : Vienna Tourist Board, Wien Nord, Paul Bauer.

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Technologies

Le potentiel des données spatiales en tourisme

Systèmes GPS, téléphonie satellite et Internet mobile. Toutes ces technologies ont une chose en commun, elles utilisent ou génèrent des données spatiales. Ces dernières enrichissent la connaissance de la clientèle ou d’un territoire touristique en fournissant un renseignement précieux : la localisation.

Qu’est-ce qu’une donnée spatiale?

Les données spatiales sont généralement obtenues par l’intermédiaire de satellites en orbite autour de la Terre. Elles permettent de géolocaliser des points d’intérêt, des personnes ainsi que des phénomènes ou des événements.

Les systèmes GPS, les appareils intelligents, les cartes papier ou numériques et les images satellites sont tous des outils qui dépendent des données spatiales. Plusieurs d’entre eux sont essentiels à de nombreux voyageurs qui les utilisent pour se repérer, localiser attraits, hébergements et restaurants, ou encore pour prévoir leurs déplacements.

Les solutions spatiales comme outils de connaissance et d’attractivité territoriale

Les données spatiales représentent un outil d’analyse du territoire et de la clientèle fort intéressant pour les organisations touristiques. Comme tout type de données, il s’agit également d’un excellent outil d’aide à la décision. Toutefois, leur potentiel est bien souvent sous-estimé.

À la suite des Rencontres nationales tourisme et spatial qui se sont tenues à La Rochelle, en France, les 27 et 28 mai dernier, la Chaire de tourisme Transat a répertorié quelques cas d’utilisations pertinentes pour les organisations touristiques.

Cartographie d’un territoire

Les visiteurs se fient grandement aux cartes pour se repérer lors de leur séjour. Qu’elles soient en format numérique ou papier, les bureaux d’accueil et de renseignements ont tout intérêt à offrir des versions de qualité puisqu’elles constituent également un outil de promotion de leur territoire. Des startups comme Vizity permettent de cartographier ses données de façon interactive et sur mesure.

Auteur : FrenchWeb – Source de la vidéo : Dailymotion

Pour aller plus loin, Kalkin propose, quant à elle, une table numérique où les actes de renseignements deviennent de véritables expériences immersives grâce à une table interactive, qui va même jusqu’à créer une scène en trois dimensions pour faire ressortir les activités incontournables.

Auteur : Kalkin – Source de la vidéo : Youtube

Gestion des flux touristiques

Les données mobiles des fournisseurs de téléphonie cellulaire suivent en temps réel le comportement des individus. Prenons l’exemple d’une destination de ski très prisée qui souhaite savoir où se dirigent les visiteurs au sein de la station en cas de météo défavorable. Les données mobiles révèlent le parcours des individus. Ceux-ci sont alors classés en sous-groupes selon leurs habitudes. L’offre peut donc être améliorée pour répondre davantage aux besoins des différents segments observés.

De façon similaire, les données mobiles renseignent les gestionnaires sur l’affluence de certains sites ou événements. L’information captée sert à élaborer des stratégies visant à rediriger les touristes vers des secteurs moins achalandés ou encore à gérer les files d’attente.

L’entraînement d’une intelligence artificielle à l’aide de ces jeux de données peut mener à fournir des prédictions sur la fréquentation de certains lieux.

Observation et prédiction des phénomènes naturels

Des entreprises comme MEOSS et IGO rendent disponibles des solutions basées sur la récurrence de l’imagerie satellite qui suit l’évolution de certains phénomènes naturels. Ce genre de service s’avère particulièrement utile pour connaître l’état de la saison des couleurs, en automne, de la floraison des champs de lavande ou encore l’enneigement de certains lieux.

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Source : MEOSS

Les activités d’observation de la faune tirent également profit des outils de géolocalisation. Au moyen d’une application, les adeptes de ces activités sont en mesure d’indiquer leurs dernières observations et, ainsi, de contribuer à la création d’une importante base de données.

Défis pour une meilleure intégration des données spatiales en tourisme

Malgré tout le potentiel des données spatiales en tourisme, certains défis demeurent. Le premier est lié à l’acquisition et à la qualité des données. Pour qu’une donnée spatiale soit intéressante, elle doit être récurrente, c’est-à-dire mise à jour sur une base régulière. De plus, la gratuité des données est un enjeu important, surtout pour les petites entreprises, les startups et les associations touristiques. Malheureusement, les organisations qui développent ce genre de service tendent à en rendre l’accès payant.

Toutefois, avec la tendance aux données ouvertes, les institutions offrent de plus en plus leurs données en libre accès. Des plateformes comme OpenStreetMap sont accessibles gratuitement et mises à jour régulièrement.

Le deuxième défi est celui de la qualité et de l’homogénéité des données. La donnée spatiale en elle-même n’a que peu de valeur pour l’industrie touristique si elle n’est pas croisée avec des informations provenant du tourisme. Il faut donc mutualiser ces données et les fusionner de façon à les uniformiser. C’est ce que font des plateformes comme DATAtourisme et Apidae. Pour assurer la qualité des données, il est nécessaire de mettre en place un certain standard en ce qui a trait à leur structure, ce qui n’est toujours pas le cas au Québec.

Une fois la question des données traitée, la suivante est celle de la formation de la main-d’œuvre. L’utilisation à plus grande échelle des données spatiales dans le domaine du tourisme impliquera vraisemblablement des efforts importants afin d’intégrer ce domaine tant dans les curriculums pédagogiques que dans la formation continue. On peut également imaginer que la demande pour les services d’analystes spécialisés en données géospatiales augmentera, particulièrement, chez les associations touristiques régionales et dans le milieu de la recherche.

Enfin, lorsque la donnée se rend au touriste, il faut qu’elle soit intéressante et pertinente. La clientèle exige d’avoir accès à l’information, de façon rapide, simple et gratuite. Ces éléments doivent être présents dans tous les projets impliquant des données spatiales.

Selon vous, existe-t-il d’autres défis à relever afin de favoriser l’adoption des données spatiales en tourisme? Quelles ressources permettraient à votre organisation de maximiser l’utilisation de ce type de données?

 

Source de l’image à la une : Thor Alvis sur Unsplash

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Destinations

Attirer les touristes grâce aux places publiques

Créer des espaces publics qui se démarquent

Les places publiques s’inscrivent dans l’ADN d’une ville et constituent souvent un repère culturel ou historique important. Pourquoi ne pas profiter de ses espaces pour faire rayonner la destination à l’international ? Une réflexion s’impose donc sur la façon d’aménager ces espaces afin de répondre aux besoins et aux attentes de deux clientèles distinctes : les résidents et les touristes. Alors que les professionnels de l’aménagement connaissent généralement bien les demandes de la population, il n’est pas aussi simple de définir les éléments qui assureront un succès touristique aux places publiques.

La Chaire de tourisme a effectué un étalonnage des meilleures pratiques afin de conjuguer les besoins variés des clientèles qui fréquentent ces espaces. Les facteurs de succès répertoriés sont de nature touristique et urbanistique.

Facteurs touristiques 

  • La proximité des principaux attraits touristiques, qui favorise la fréquentation de l’espace public.
  • Des services touristiques accessibles sur les lieux (bureau d’information, départs de tours de ville, achats de billets de transports, restauration, toilettes publiques).
  • Le dynamisme et l’animation de la place grâce à une programmation d’activités riche et diversifiée, en toute saison.
  • La fréquentation naturelle et l’appropriation par la population locale qui confirment l’authenticité des lieux.

Facteurs urbanistiques

  • La localisation géographique de choix au centre-ville.
  • La convergence d’artères principales autour de la place.
  • Une vocation de nœud de transport qui facilite la mobilité sous toutes ses formes.
  • La mixité des usages privés et publics sur le site et dans ses alentours (concession, kiosques, boutiques).
  • Un endroit propre et sécuritaire en tout temps.

Des places publiques qui font rayonner la destination

Pour illustrer comment ces facteurs de succès se traduisent concrètement, deux exemples sont présentés : le premier est une place publique circonscrite alors que le second est une artère piétonne. Ces cas se démarquent à l’international et remplissent leur mission d’accueillir autant la population locale que les touristes.

Melbourne

Inauguré en 2002, Federation Square (ou Fed Square) est aujourd’hui considéré comme l’âme de Melbourne. Cet espace public, qui tire commémore les 100 ans  de la Fédération de l’Australie, a été créé grâce à l’installation d’une dalle au-dessus de la station de train et de métro Flinders, au centre-ville de Melbourne.

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Auteur : Aussie Nickuss — Source : Wikimedia Commons

Fed Square occupe une surface d’environ 38 000 m2 et est entouré de bâtiments à l’architecture éclectique qui hébergent de nombreux restaurants, galeries d’art, musées ainsi que les studios de la télévision et de la radio nationales. On y trouve également une , un amphithéâtre de 450 sièges, du mobilier urbain, des toilettes publiques et un bureau touristique — bref de quoi en faire un lieu très polyvalent.

Auteur : Federation Square — Source : YouTube

Pouvant recevoir jusqu’à 15 000 personnes simultanément, l’endroit est devenu le lieu de rassemblement par excellence de la population et accueil de plus de 1800 événements tout au long de l’année. On y trouve notamment le festival light in winter, des activités hebdomadaires de bien-être (méditation, tai-chi, Zumba), des activités culturelles et la diffusion d’événements sportifs.

Dès les débuts du projet, l’organisation responsable de la gestion du site avait pour objectif d’en faire une destination iconique qui reflète la culture de Melbourne, tout en offrant une expérience mémorable aux touristes. On peut donc dire « mission accomplie », puisque Fed Square reçoit près de 10 millions de visiteurs par année, ce qui lui vaut le titre d’attrait le plus visité de la province de Victoria.

Minneapolis

Depuis 1968, un segment d’un kilomètre et demi de l’avenue Nicollet offre aux résidents, aux travailleurs et aux touristes une artère commerciale où les déplacements s’effectuent uniquement à pied ou en transport collectif. Situé entre l’avenue Washington Sud et la place Alice Rainville, Nicollet Mall est le carrefour de plusieurs lignes de bus et de tramway.

Revitalisée de 2015 à 2017, l’artère se positionne comme une destination de Minneapolis à ne pas manquer. Elle se décline maintenant en cinq secteurs, le plus important étant Nicollet Center, situé entre la 6e et la 8e Rue.

Malgré son aspect commercial, la configuration de l’artère combine habilement les usages privés et publics. D’une part, on y trouve des restaurants, des commerces, des bureaux et des résidences, et d’autre part, ses larges trottoirs, son mobilier urbain, ses terrasses, son circuit d’art public et son petit théâtre constituent des espaces publics propices aux rencontres et aux rassemblements.

Auteur : mpls downtown council — Source : YouTube

Le climat de Minneapolis se rapproche de celui du Québec. Malgré les aléas de la météo, l’organisme qui gère Nicollet Mall élabore une programmation diversifiée sur toute l’année. S’y déroulent des événements majeurs comme le Super Bowl Live, qui attire près d’un million de visiteurs en plein mois de février. Des activités de plus petite envergure sont également prévues comme un marché fermier et des prestations artistiques en été. Le système d’éclairage du site, comprenant une promenade illuminée et des lanternes, peut être adapté en fonction des événements qui s’y tiennent.

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Source : Nicollet Mall

Étant donné l’étendue du site, une signalétique guide les touristes, ce qui facilite le repérage et renforce l’identité de l’artère. Le bureau touristique de Meet Minneapolis a pignon sur rue afin de fournir des informations détaillées sur la ville. Des kiosques mobiles, animés par une escouade d’ambassadeurs, sont également déployés le long de l’artère pour fournir rapidement des renseignements. Cette équipe assure également la sécurité des lieux.

Mettre ses espaces publics en valeur

Les petites villes gagnent également à dynamiser leurs espaces publics. Non seulement cela crée un lieu de rassemblement pour la population en plus de favoriser les contacts avec les touristes à la recherche d’authenticité.

 

Source de l’image à la une : Auteur : Daniel Nettesheim — Source : Pexel.

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Technologies

Une startup pour faciliter la planification de séjours

Visit Finland a intégré à son site Web le planificateur de séjours créé par la startup indienne Inspirock. En quelques clics, les visiteurs obtiennent un itinéraire complet en fonction des dates, des lieux et des préférences qu’ils ont spécifiés. Une grille horaire renseigne le visiteur sur les lieux à visiter, l’offre de restauration ainsi que les options de transport et d’hébergement disponibles. La plateforme intègre des assistants de réservation (hébergement, billets de train) ainsi que les commentaires des utilisateurs de TripAdvisor.

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Source : Visit Finland

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Source : Visit Finland

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Source : Visit Finland

En 2016, la solution technologique d’Inspirock groupait déjà 11 000 destinations. La plateforme compte environ 25 000 utilisateurs, répartis dans 190 pays, qui ont planifié plus de 2 millions de séjours en 2018. Les organisations de gestion de la destination (OGD) intéressées peuvent intégrer l’outil à leur site Web. Cela représente une opportunité intéressante, particulièrement pour les petites OGD qui n’ont pas les ressources nécessaires pour développer une technologie similaire.

Dans un monde où l’information abonde et où la personnalisation occupe une place grandissante, les outils en ligne de planification de séjours comme celui d’Inspirock permettent aux OGD, petites ou grandes, de proposer facilement et rapidement des itinéraires sur mesure à leur clientèle.

 

Image à la une : Pexel