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Tourisme durable

De la ferme à l’assiette des touristes, le succès slovène

Interrogés sur les raisons qui les empêchaient d’acheter des produits locaux et de les offrir à leur clientèle, les hôteliers et restaurateurs de la Slovénie en ont identifié deux majeures. C’était d’abord une question de coûts, jugeant les produits du terroir trop chers, et deuxièmement parce qu’ils considéraient le processus d’approvisionnement trop complexe.

Désirant assumer pleinement son statut de « capitale verte » de l’Europe, l’une des ambitions de la ville de Ljubljana consistait à trouver des solutions pour que l’industrie touristique puisse profiter de la richesse des produits régionaux disponibles en abondance.

Jarina, EIP-AGRI Workshop

La solution est venue du côté de Ljubljana Tourism. Lors de l’élaboration de sa stratégie de développement touristique 2014-2020, l’un des principaux constats à propos de son positionnement de destination écologique fût l’absence d’une chaine d’approvisionnement « verte ». Pour y parvenir, il fallait trouver une façon de bâtir cette réputation écologique des restaurants d’hôtels en les aidant à atteindre les critères des différents écolabels reconnus par les consommateurs. Pour obtenir ces certifications (par exemple Travel Life, Ecolabel, Green Key, Bio Hotels, Green Globe, etc.), les établissements devaient gagner l’accès aux fournisseurs locaux et leurs produits du terroir.

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Slovenian Tourist Board

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Good Place

En 2015, Ljubljana Tourism a donc initié un projet pilote intitulé : Green Supply Chains, en partenariat notamment avec l’Institute Factory of Sustainable Tourism et l’organisme Jarina, qui est la Coopérative du développement rural de la Slovénie. L’objectif du Green Supply Chains consiste à accroitre la proportion de nourriture et de boissons disponibles dans les hôtels et les restaurants de Ljubljana et dans ses environs.

Le projet s’est déployé de manière à permettre aux entreprises touristiques de pouvoir acheter une vaste gamme de produits, tous préparés localement et accessibles par l’entremise d’une seule plate-forme en ligne, centralisée et facile à utiliser. Par ce guichet unique, les hôteliers et les restaurateurs se sont vu offrir un accès simple et direct aux fermiers locaux et vice versa. La Coopérative du développement rural agit en tant qu’intermédiaire en représentant ses membres et s’assure de négocier des prix compétitifs pour les deux parties. Les produits sont livrés directement aux entreprises touristiques.

L’initiative a connu un vif succès, s’étendant en 2017 à toute la région de la Slovénie du Centre, reliant la capitale à 25 municipalités additionnelles. Un total de 28 fermes participent à cette chaîne d’approvisionnement qui livre plus de 13 tonnes de produits locaux aux cinq restaurants et aux trois hôtels signataires d’un contrat commercial (six autres établissements sont en processus d’adhésion).

Ce maillage avec le secteur agricole a permis de conscientiser l’industrie touristique quant à l’importance d’offrir des produits régionaux, particulièrement dans une destination urbaine et culturelle comme Ljubljana. Ce partenariat permet non seulement de faire rayonner l’identité culinaire de la ville, mais répond également à la demande de la clientèle touristique désirant consommer des produits authentiques.

Pour les acteurs touristiques, la présence d’une telle chaîne d’approvisionnement structurée devient la meilleure solution possible à un enjeu de taille : la disponibilité constante des ressources pour répondre aux impératifs d’un menu régulier d’une table gastronomique.

Good Place

Mentionnons que la distribution des produits de la coopérative Jarina ne se limite pas au secteur touristique. Elle a initialement développé son réseau de partenariats avec les garderies, les écoles et les résidences de personnes âgées. Ce modèle de commercialisation mis en place par Jarina a évolué sous différentes formes sur une période de 12 ans.

Ce maillage entre les secteurs agricole et touristique ne s’est pas déployé de façon isolée. Cette initiative a découlé d’une volonté plus large de la Slovénie qui s’est donnée comme but de devenir une destination 100 % verte. Cette volonté institutionnelle a tracé la voie et a permis de rendre possible de nombreux projets tels que le Green Supply Chains, issus du modèle de développement durable de la Slovénie. Un manuel abordant les aspects importants concernant le marketing de la marque « Slovenia Green » a d’ailleurs été publié comme outil d’aide aux entreprises touristiques.

Le Québec n’est pas différent des autres destinations ayant un fort potentiel agrotouristique. Il existe un défi de donner un accès simple, abordable et constant aux ressources des producteurs locaux. Alors que la demande pour des produits du terroir, authentiques et à faible empreinte écologique n’ira qu’en augmentant, ce type d’initiative peut certainement servir de source d’inspiration.

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Ailleurs dans le monde Tourisme durable

Un programme pour la rénovation énergétique des hôtels

Nearly Zero Energy Hotels est un consortium européen créé dans le but d’aider les établissements hôteliers à réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone. Le projet fournissait aux gestionnaires hôteliers une aide comprenant des conseils personnalisés et des exemples de bonnes pratiques, notamment en matière de rénovation énergétique. Le consortium prodiguait également de la formation pratique sur mesure en plus d’offrir en ligne la boîte à outils gratuite neZEH, permettant de trouver rapidement la solution énergétique la plus efficace selon la situation.  

Financée par la Commission européenne et l’Intelligent Energy Europe Programme (IEE) pour une durée de trois ans (de 2013 à 2016), l’approche a permis des réductions de consommation énergétique allant jusqu’à 70 %.

Cette initiative s’inscrivait dans la volonté de contribuer à l’atteinte des cibles de l’Union européenne pour 2020 et 2050 et des objectifs d’efficacité énergétique dans la lutte contre les changements climatiques. On trouve parmi ces engagements celui de la transformation progressive du parc immobilier européen en édifices à consommation énergétique presque nulle (Nearly Zero Energy Buildings).

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Le bilan de l’expérience fait tout même ressortir le défi de parvenir à modifier les comportements de la clientèle et des employés afin de maximiser les mesures d’économie énergétique mises en place. De plus, les programmes d’aide financière doivent être adaptés afin de prendre en compte la réalité des plus petits établissements, qui doivent supporter un investissement initial majeur pour profiter d’une rénovation énergétique ambitieuse.

Vidéo : Youtube

 

Source de l’image à la une : www.nezeh.eu

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Hébergement Ressources humaines

Intégrer des travailleurs handicapés, oui c’est possible !

Ilunion est un conglomérat espagnol dont la mission première consiste à offrir un environnement et des services complètement accessibles, tant pour sa clientèle dont les capacités physiques ou intellectuelles sont restreintes que pour ses autres clients. Au cours des dernières années, le groupe espagnol, propriétaire d’une chaîne hôtelière, s’est donné l’objectif d’intégrer une importante proportion de travailleurs vivant avec un handicap au sein de ses 25 établissements 3, 4 ou 5 étoiles. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, l’initiative s’avère d’autant plus intéressante.

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Les efforts de la bannière Ilunion se sont traduits par des résultats très positifs. La proportion des employés à capacités physiques ou intellectuelles restreintes est passée de 6,9 % en 2011 à 27,8 % en 2016. Plus de 200 personnes handicapées travaillent maintenant dans les hôtels de l’entreprise. Cette dernière a même obtenu le statut de Special Employment Center pour quatre de ses hôtels (Ilunion Suites Madrid, Ilunion Barcelona, Ilunion Valencia 3 et Ilunion Valencia 4). Cette reconnaissance gouvernementale est octroyée aux milieux de travail où au moins 70 % des employés vivent avec des limitations physiques ou intellectuelles.

Sur une plus grande échelle, le consortium espagnol présent dans plusieurs secteurs d’activité compte quelque 31  000 employés, dont environ le tiers présente une forme de handicap.  

Source de l’image à la une : Ilunion Hotels

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Segments de clientèles

Voyageurs d’affaires canadiens – Faits et chiffres 2018

Plus de 3,2 millions de Canadiens ont réalisé un voyage d’affaires au cours des 12 derniers mois. Les hommes sont encore fortement surreprésentés : ils constituent 71 % de ce marché. Il s’agit d’une clientèle plutôt aisée alors qu’une majorité (54 %) déclare un revenu annuel pour le ménage supérieur à 100 000 $.

Ces données proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement par Vividata. Plus de 31 600 Canadiens âgés de 12 ans et plus y ont participé, dont 9 000 Québécois et 15 700 Ontariens. Cette analyse présente les réponses liées au comportement des voyageurs d’affaires canadiens.

Répartition provinciale

Le nombre de voyageurs d’affaires québécois ne représente que 14 % de l’ensemble des voyageurs canadiens (voir le graphique 1). Le plus fort contingent provient de l’Ontario avec 44 % du total. Bien qu’elle ne compte que 11,6 % de la population du pays, l’Alberta génère 15 % des déplacements d’affaires.

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En regardant de plus près le foyer d’origine de la clientèle québécoise, on remarque que la grande région de Montréal accapare 53 % du marché avec 233 000 personnes. Le marché de la ville de Québec équivaut à 54 000 personnes, soit 12 % des Québécois, et celui de la région de Gatineau compte pour 30 % avec 133 000 voyageurs d’affaires.  

 La croissance des marchés émergents

Notre voisin du Sud demeure un partenaire commercial naturel. En effet, plus de 930 000 Canadiens indiquent qu’ils ont visité les États-Unis par affaires au cours des 12 derniers mois ou qu’ils projettent de le faire dans la prochaine année (voir le graphique 2). Le Royaume-Uni a été mentionné par 168 000 Canadiens, comparativement à 269 000 pour les autres pays européens. Les relations d’affaires avec certains pays émergents semblent florissantes. C’est maintenant plus de 202 000 Canadiens qui se rendent annuellement en Asie de l’Est par affaires.

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Les voyageurs d’affaires du Québec ont une plus forte propension à se rendre vers les autres pays d’Europe (voir le graphique 3). Les Québécois comptent pour 26 % des Canadiens qui voyagent par affaires vers le continent européen (en excluant le Royaume-Uni), alors qu’ils ne représentent que 13,5 % de ceux qui voyagent vers les États-Unis.

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Ce sont d’ailleurs les Québécois qui sont les plus susceptibles d’effectuer de longs voyages d’affaires. Plus de 16 % de leurs déplacements durent plus d’une semaine. La moyenne canadienne se situe à 11 % à cet égard.

Caractéristiques des voyages

L’avion et l’automobile sont les deux principaux moyens de transport utilisés dans le cadre des déplacements d’affaires des Canadiens, récoltant chacun une proportion de 43 %. Le train représente le premier choix pour seulement 7 % des voyageurs. On observe des différences importantes d’une province à l’autre (voir le graphique 4). Pour les gens d’affaires résidant en Colombie-Britannique et en Ontario, l’avion s’avère le mode de transport privilégié dans respectivement 51 % et 47 % des cas, alors que seulement 27 % des Québécois l’adoptent comme moyen principal. À l’inverse, ces derniers sont plus susceptibles de choisir le train (16 %) que les autres voyageurs d’affaires canadiens.

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Une enquête américaine de 2015 soulignait que ce sont surtout les personnes du millénaire (nées entre 1980 et 2000) qui sont les plus susceptibles d’utiliser les services de l’économie collaborative tels Airbnb pour leurs déplacements professionnels. Du côté canadien, l’hôtel traditionnel reste très populaire auprès du marché affaires. Plus de 85 % des Canadiens indiquent qu’ils ont opté pour ce type d’hébergement lors de leur dernier voyage d’affaires ou qu’ils le choisiront lors de leur prochain voyage (voir graphique 5). La catégorie maison ou appartement loué dans laquelle se retrouve le plus souvent l’offre de l’économie collaborative ne compte que pour 4 % du marché. Cette proportion est légèrement supérieure parmi les Québécois avec un taux d’environ 6 %.

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Plus du tiers (34 %) de cette clientèle touristique appartient au segment d’âge situé entre 35 et 49 ans. Alors que les personnes âgées de 65 ans et plus représentent 6 % de la population active au Canada, elles comptent pour plus de 10 % des Canadiens ayant effectué un déplacement professionnel au cours de la dernière année.

Quelque 22 % des voyageurs d’affaires sont nés à l’extérieur du Canada, soit sensiblement la même proportion que la population en général.

Comme il s’agit d’un marché qui demeure tributaire de nos différentes relations commerciales, l’ajout récent de nombreuses liaisons aériennes directes vers Montréal peut certes apporter de nouvelles clientèles au cours des prochaines années.

 

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Segments de clientèles

Les habitudes de plein air des seniors

Pour plusieurs, appartenir au 3e âge, ça veut aussi dire avoir tout son temps. C’est vrai aussi que les agendas ne subissent plus les contraintes du calendrier scolaire. Bien que la plupart des seniors sont à la retraite, ils se gardent très habituellement actifs et prennent leur temps pour sélectionner leurs occupations. Ils cherchent souvent à donner un sens à leur vie en multipliant les engagements (causes sociales, visites familiales, activités culturelles et sportives, voyages, etc.). Nous nous sommes intéressés à la dimension de leurs temps libres qui concernent les activités de plein air.

La Chaire de tourisme Transat, en partenariat avec une coalition de plusieurs partenaires* a publié à l’automne 2017 une vaste étude qui dressait le portrait du plein air non motorisé** au Québec. Les données traitant de ce segment de clientèle proviennent d’un sondage mené auprès de plus de 3 000 Québécois.

Au sens large, la définition du terme senior fait référence aux gens âgés de 65 ans et plus. En raison de limites physiques évidentes auxquelles les personnes de 75 ans et plus doivent souvent faire face, l’étude révèle que les seniors qui pratiquent le plein air se retrouvent massivement (91 %) dans le groupe d’âge situé entre 65 et 74 ans. Pour cette raison, la présente analyse s’attardera uniquement à ce segment.

Les raisons qui limitent les seniors

C’est un peu plus de la moitié (52 %) des seniors qui n’ont pratiqué aucune activité de plein air au cours des trois dernières années. À titre de comparaison, un peu plus du tiers (34 %) des Québécois appartiennent à cette catégorie. C’est d’abord le manque d’intérêt (35 %) qui est invoqué, suivi par des limites physiques permanentes (23 %) (voir le graphique 1).

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Parmi les activités que les seniors ne pratiquent pas, voici celles qui reçoivent le plus grand intérêt potentiel :

  • Randonnée équestre (30 %)
  • Canot en eau calme (28 %)
  • Raquette (26 %)
  • Ski de fond (21 %)
  • Randonnée pédestre ou marche hivernale (16 %)

Un marché très dynamique

Le vélo (29 %) et la randonnée pédestre (27 %) sont les activités qui récoltent les plus forts taux de pratique annuels parmi la population des seniors (voir le graphique 2). Une forte proportion des adeptes de 65 à 74 ans considèrent le vélo comme leur activité principale, davantage que pour l’ensemble des Québécois.

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Ils ont du temps libre et en profitent !

Lorsque les seniors ont la possibilité de pratiquer des activités de plein air, ils en profitent au maximum. Près de la moitié (46 %) d’entre eux effectuent au moins 20 sorties de plein air annuellement (voir le graphique 3). Près du quart (24 %) peuvent être qualifiés d’assidus, effectuant plus de 60 sorties par année. À titre comparatif, la proportion de ces adeptes assidus n’est que de 17 % parmi l’ensemble des pratiquants québécois.

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 Sur le plan touristique, 63 % des adeptes seniors ont effectué au moins un séjour incluant la pratique d’activités de plein air, avec nuitée à l’extérieur de leur domicile. Parmi ceux-ci, 31 % ont séjourné au moins six nuitées en hébergement commercial (gîtes, hôtels, campings payants, etc.), comparativement à 23 % pour l’ensemble des Québécois s’adonnant au plein air.

Quelques caractéristiques distinctives

Pour une majorité d’aspects, les comportements des seniors ne diffèrent pas des autres tels qu’ils ont été présentés dans l’étude globale de la Chaire de tourisme. Voici toutefois certains traits qui les distinguent :

  • Ils ont beaucoup plus tendance à sortir en solo (20 %) que les moins de 45 ans, par exemple (8 %). C’est néanmoins en couple qu’ils se retrouvent le plus souvent (39 %) ;
  • Plus que tout autre critère, ce qui caractérise une destination de rêve pour faire de la randonnée aux yeux de la majorité (60 %) d’entre eux, c’est d’abord la qualité des sentiers (aménagements, largeur, signalisation) plus encore que le côté spectaculaire des paysages (43 %) ou la facilité à organiser la randonnée (30 %) ;
  • Ils sont plutôt contre l’idée d’autoriser les animaux de compagnie sur certains lieux d’activités jugeant cet aspect non prioritaire (44 %) ;
  • Pour 91 % d’entre eux, la motivation principale vient du fait que le plein air favorise l’adoption de saines habitudes de vie ;
  • Ils sont plus susceptibles (40 %) de croire que les investissements publics en lien avec la pratique du plein air sont insuffisants ;
  • Le fait de profiter d’une connexion cellulaire ou Wi-Fi, que ce soit au départ d’une randonnée ou le long du sentier, les intéressent très peu ;
  • Ils sont très peu enclins à vouloir bénéficier de services spécialisés tels que le transport d’équipements, l’accompagnement d’un guide, une formation technique, le prêt de matériel ;
  • Une majorité (51 %) de seniors disposent d’un revenu annuel brut pour le foyer de moins de 50 000 $.

Des sorties finement planifiées

Les seniors se montrent beaucoup plus méticuleux que la moyenne dans la planification de leurs sorties de plein air. Par exemple, ils sont plus susceptibles de consulter chacune des sources d’informations suivantes pour planifier une excursion ou un voyage à vélo :

  • Cartes et guides imprimés ;
  • Cartes électroniques en ligne sur ordinateur ;
  • Cartes électroniques sur tablette ;
  • Sites Web de la destination ;
  • Site Web de la Route Verte.

Ensuite, une fois en selle sur leur vélo, les seniors se fient d’abord aux cartes et aux guides imprimés (38 %), alors qu’ils sont beaucoup moins à l’aise (9 %) avec les cartes électroniques sur téléphone que les moins de 35 ans (55 %).

Mais avant tout, on parle ici d’une clientèle qui reste jeune d’esprit. Pour preuve : ils accordent autant d’importance que les autres Québécois à une meilleure accessibilité universelle (personnes à mobilité réduite) des lieux de pratique du plein air au Québec. Surveillez bien ces têtes blanches, elles n’ont pas fini de nous surprendre !

* Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

 **Plein air non motorisé

Activités de plein air qui pour les fins de l’étude ont été définies comme des « activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature ». 

 

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Produits et activités

Besoins et attentes des randonneurs

Parmi les 5,5 millions de Québécois adeptes du plein air, 37 % ont adopté la randonnée ou la marche hivernale en sentier comme activité principale. Plus de 59 % d’entre eux pratiquent la randonnée annuellement. Sachant que l’engouement est indéniable, l’industrie touristique en profite-t-elle au maximum ? Notre offre est-elle bien adaptée aux aspirations des randonneurs, ou passe-t-on à côté d’opportunités ? Considérant que le tiers des randonneurs effectuent au moins cinq séjours touristiques de plein air annuellement et que 48 % font la majorité de leurs voyages à l’extérieur de leur région, il devient très intéressant de s’y attarder d’un point de vue touristique.

La Chaire de tourisme Transat, en partenariat avec une coalition de plusieurs partenaires* a publié à l’automne 2017 une vaste étude qui dressait le portrait du plein air non motorisé** au Québec. Les données proviennent d’un sondage mené auprès de plus de 3 000 Québécois.

La rando oui, mais quoi d’autre ?

C’est la possibilité d’observer la faune qui s’inscrit comme l’activité parallèle de prédilection des randonneurs (voir le graphique 1). La cueillette de petits fruits ou de champignons et la baignade sont aussi très populaires. Les hommes aiment davantage (32 %) combiner pêche et randonnée. Une proportion importante (38 %) de randonneurs profitent des sentiers pour courir à l’occasion.

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À quoi rêvent les randonneurs ?

Lorsque les randonneurs doivent sélectionner leur prochaine destination de plein air, quels sont leurs critères ? Interrogés à propos de leur lieu de randonnée de rêve (voir le graphique 2), c’est d’abord le côté spectaculaire des paysages qui les séduit (56 %), suivi de la qualité du sentier (49 %). Ils apprécieront (41 %) la facilité à s’organiser (disponibilité et clarté des informations, outils de planification efficaces). La proximité de la destination pèse rarement dans la balance.

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Comment améliorer notre réseau de sentiers ?

Évidemment la concurrence est forte en matière d’offre de sentiers, particulièrement chez nos voisins du sud. Voici quelques pistes d’amélioration qui pourraient être apportées à nos différents réseaux du point de vue des utilisateurs (voir le graphique 3). Les randonneurs souhaitent d’abord que l’on améliore l’accessibilité aux sentiers (57 %) et que l’on rehausse la qualité et le nombre d’installations sanitaires. On remarque aussi l’intérêt à fréquenter des sentiers en meilleure condition. Voulant profiter du potentiel contemplatif de la randonnée, 50 % souhaitent davantage de points d’observation. Par ailleurs, 63 % des randonneurs estiment qu’il est prioritaire de mieux développer les forfaits organisés pour améliorer l’offre de plein air au Québec.

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Les outils technos, bonne idée ou pas ?

Les randonneurs se sont prononcés sur leur degré d’intérêt envers certains services (voir le graphique 4). Pour plusieurs, c’est l’occasion d’être enfin débranchés alors que d’autres voient un avantage à décrocher d’Internet. Les activités basées sur le géocaching susciteront certainement l’intérêt de nombreuses familles, alors que 26 % des randonneurs en couple avec enfants à la maison jugent cette idée très intéressante.

L’opinion est très partagée en ce qui concerne l’accès au Wi-Fi sur le lieu du départ des randonnées ou sur l’ensemble du territoire des sentiers. Ce sont les randonneurs âgés de 25 à 34 ans qui montrent le plus d’intérêt (46 %) à demeurer connectés dans les deux situations.

C’est justement l’idée d’un outil concret, version papier, qui soulève le plus d’enthousiasme chez les randonneurs. Près de la moitié (46 %) affichent un grand intérêt pour des fiches synthèses qui présenteraient des détails techniques sur les sentiers, des détails sur les moyens d’y accéder, des éléments d’interprétation ou encore des informations touristiques.

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Qu’attendent les marcheurs de votre page Facebook ?

Que ce soit pour s’inspirer des belles découvertes de sentiers de leurs amis ou pour connaitre les informations pratiques de la prochaine destination envisagée, Facebook ou d’autres réseaux sociaux sont souvent utiles aux randonneurs (voir le graphique 5). Ils représentent une occasion de communiquer avec votre clientèle, de l’aider à finaliser la préparation d’une prochaine sortie de plein air. Par exemple, 33 % des randonneurs âgés de 25 à 34 ans affirment se servir des réseaux sociaux pour trouver des options de covoiturage.

Il y a de bonnes chances que vos prochains marcheurs soient inspirés par des photos aperçues sur Facebook ou Instagram et songent à vous visiter. En effet, 54 % partagent des photos de leurs randonnées sur ces réseaux et 47 % s’en servent régulièrement comme source d’inspiration pour choisir la prochaine sortie. Mais votre présence sur les réseaux sociaux est aussi l’occasion d’offrir d’autres fonctionnalités appréciées de nombreux randonneurs, par exemple pour les aider à trouver des partenaires de marche, pour leur permettre de joindre un groupe de discussion sur des sujets d’intérêt ou simplement pour communiquer.

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Les applications mobiles

Environ 38 % des randonneurs utilisent de temps à autre des applications mobiles spécialisées. Par contre, seulement 4 % s’en servent sur une base régulière. S’ils avaient à créer leur application idéale, les randonneurs souhaiteraient avant tout qu’elle soit en mesure d’afficher des cartes très détaillées de tous les sentiers (voir le graphique 6). Les femmes sont particulièrement sensibles à cet aspect : 73 % d’entre elles le jugent très important. Les randonneurs tiennent aussi à ce que l’application fonctionne hors ligne, soit pour la géolocalisation ou pour consulter des cartes téléchargées à l’avance.

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Perspectives de développement

Une partie de votre clientèle appartient à un groupe de randonneurs aguerris à la recherche de nouveaux défis. Environ le quart des adeptes se montrent même très intéressés à suivre des formations spécialisées portant sur la météorologie, l’orientation en forêt ou encore sur les techniques de camping.  La randonnée pédestre et la marche hivernale comptent de nombreux adeptes très assidus. Plus de 45 % des randonneurs effectuent plus de 20 jours d’activités annuellement. Celles-ci font souvent partie intégrante de la planification des séjours touristiques.

Les perspectives de développement pour les régions sont encore très vastes, alors que moins de 5 % des randonneurs fréquentent les grands sentiers emblématiques tels le sentier international des Appalaches, le sentier transcanadien et le sentier national du Québec.

* Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

**Plein air non motorisé

Activités de plein air qui pour les fins de l’étude ont été définies comme des « activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature »

 

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Segments de clientèles

Les mordus du tourisme de plein air

La Chaire de tourisme Transat, en partenariat avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et une coalition de 19 organisations qui contribuent à la promotion du plein air, a publié à l’automne 2017 une vaste étude qui dressait le portrait du plein air non motorisé au Québec.

L’enquête réalisée auprès de plus de 3 000 Québécois a permis de cerner le profil et le comportement des Québécois quant aux activités de plein air. Ces dernières ont été définies comme des « activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature »

Le plein air comme leitmotiv du voyage

À partir des résultats de cette étude, le RVT a dressé un segment de clientèle que nous identifierons comme les « mordus du tourisme de plein air ». Pour se qualifier, ces Québécois devaient, au cours des 12 derniers mois, avoir réalisé au moins six séjours d’au moins une nuitée à l’extérieur de leur domicile incluant la pratique d’activités de plein air. Précisons que les participants ont répondu au sondage en deux vagues, la première du 31 octobre au 8 novembre 2016 et la deuxième du 18 au 21 avril 2017.

Environ 20 % des adeptes de plein air appartiennent à cette catégorie, soit quelque 13 % des Québécois, représentant un marché potentiel de plus d’un million de personnes. Parmi ces mordus, la moitié effectuent de 6 à 10 voyages de plein air annuellement, alors que l’autre partie en fait plus de 10. Ils sont même plus de 26 % à effectuer plus d’une vingtaine de séjours de plein air chaque année. Fait intéressant, 47 % de ces grands amoureux du plein air indiquent qu’une majorité de leurs séjours ont été effectués à l’extérieur de leur région.

Les activités qui motivent leurs voyages

Les mordus du tourisme de plein air affichent un taux de pratique largement supérieur à celui des autres adeptes, pour toutes les activités recensées (voir le graphique 1). C’est toutefois pour les activités de raquette, de ski de fond, de canot et de kayak que les écarts sont les plus prononcés.

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Plus de 55 % de ces mordus comptent au-delà de 30 jours d’activités de plein air à leur actif annuellement en considérant les sorties d’au moins une heure (voir le graphique 2).

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Les répondants étaient aussi interrogés sur le nombre de nuitées commerciales associées à ces séjours de plein air. Sur une base annuelle, 40 % des mordus du plein air ont utilisé un hébergement commercial pour au moins 9 nuitées comparativement à 17 % des adeptes de plein air.

Comment rejoindre ou intéresser ces grands voyageurs ?

Voici quelques habitudes des mordus du plein air en lien avec les principaux médias sociaux. Facebook semble le média le plus porteur, alors que 60 % des gens appartenant à ce segment l’utilisent en lien avec leurs habitudes de pratique du plein air (voir le graphique 3). Notons que plus du tiers n’en utilise aucun.

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Le côté spectaculaire des paysages est l’aspect qui leur parle le plus. N’ayez pas peur de jouer la carte familiale : ils estiment plus facile de concilier la vie de famille et les activités de plein air que l’ensemble des adeptes (63 % comparativement à 51 %). Ils se montrent aussi particulièrement intéressés aux divers services tels que le transport vers l’activité, le prêt de matériel, la préparation au voyage, etc.).

Un message marketing axé sur les bienfaits associés au plein air serait certes très porteur. En effet, cette clientèle est d’avis (61 % se disent extrêmement d’accord) que la pratique d’activités de plein air permet de réduire le stress.

Ils sont également très sensibles à l’aspect environnemental : 43 % d’entre eux (34 % pour l’ensemble des adeptes) ont déclaré être extrêmement d’accord avec le fait que la pratique d’activités de plein air leur permet d’avoir une conscience environnementale plus grande.

Une partie importante de ce segment verrait d’un bon œil la possibilité de voyager avec leur petite bête préférée. En effet, 39 % des mordus croient qu’il est prioritaire d’autoriser les animaux de compagnie sur certains lieux de pratique de plein air.

Quelques données sociodémographiques

Le segment des mordus de voyages de plein air a davantage tendance (41 %) à appartenir au groupe d’âge situé entre 45 et 64 ans (voir le graphique 4). Ce sont aussi des hommes dans 57 % des cas alors que pour l’ensemble des adeptes du plein air c’est l’inverse avec une proportion de 53 % de femmes. Plus souvent, ils vivent en couple sans enfant à la maison (39 %), ils sont plus rarement célibataires, séparés ou divorcés sans enfants à la maison (24 %). 

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Quelque 29 % des mordus du tourisme de plein air ont des enfants de moins de 18 ans au foyer. Fait intéressant, leurs enfants sont beaucoup plus susceptibles que la moyenne d’avoir vécu des expériences de plein air lors d’activités parascolaires, dans un camp familial ou dans des groupes supervisés comme les scouts ou de jeunes naturalistes.

Par ailleurs, on pourrait croire que ces grands voyageurs font naturellement partie des Québécois les plus aisés, mais ce n’est pourtant pas le cas. En effet, plus des trois quarts d’entre eux déclarent un revenu familial de moins de 100 000 $.

Les mordus de voyages de plein air ont davantage tendance à habiter dans les régions éloignées (voir le graphique 5). Les Montréalais sont sous-représentés, comptant pour 20 % de ce segment alors qu’ils représentaient 25 % de l’ensemble des répondants. Les régions fortement surreprésentées sont l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et la région de la Capitale-Nationale.

graphique 5

Les mordus du plein air sont des as pour propager les bienfaits associés au plein air. Soyez prêts à les accueillir, les bonnes nouvelles se propagent rapidement !

Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

 

Source image à la Une : Pexels

 

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L’événement SXSW: la démesure inspirante !

 

South by Southwest (SXSW) Music, Film & Interactive rassemble pendant 10 jours à Austin (Texas) la communauté internationale autour d’une avalanche de conférences et d’événements musicaux et cinématographiques. SXSW génère 56 000 nuitées dans les hôtels désignés à proximité du festival. Il n’est pas facile de résumer SXSW, mais voici quelques caractéristiques de l’événement.

 

SXSW en quelques chiffres (2013)

Volet interactif

  • 1800 conférenciers, 1034 conférences, panels et plus de 30 000 délégués (57 pays différents)
  • 3000 personnes enregistrées comme média
  • 15 lieux différents de conférence au centre-ville, dont deux centres de congrès
  • Une compétition pour entreprises startup (71) ayant permis d’accumuler 500 millions de USD
  • Des conférenciers d’envergure (ex.: Chelsea Clinton, Eric Schmidt (Google), Julian Assange, Edward Snowden, Neil Young, Kevin Bacon)

Volet musique

  • 2278 prestations de musique, dont 597 de 55 pays différents
  • 721 conférenciers et 25 000 délégués
  • Audience dans les salles durant 3 jours: 57 000
  • 3000 personnes enregistrées comme média

Volet film

  • 133 longs métrages (110 courts métrages) présentés, dont 78 premières mondiales
  • 486 conférenciers et 16 000 délégués
  • Audience dans les salles: 75 000
  • 2000 personnes enregistrées comme média

S’ajoute à cette liste impressionnante les conférences éducatives (4300 participants) ainsi que les expositions Gaming (40 000 participants), équipements de musique (20 000 participants) et Flatstock 29 Poster Show (27 000 participants).  

Les visiteurs sont transportés par deux réseaux d’autobus, un premier (photo) responsable de véhiculer les festivaliers d’un lieu de conférence à l’autre avec trois circuits distincts sillonnant régulièrement le centre-ville. Un deuxième réseau est divisé en quatre grands secteurs géographiques et se charge de relier les participants entre les hôtels périphériques et le centre-ville.

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190 millions USD l’impact économique de SXSW pour la ville

Ces quelques chiffres permettent de saisir l’ampleur du phénomène et de comprendre que la ville devient complètement dédiée à ce happening. La firme Greyhill Advisors estime à 190 millions USD l’impact économique de SXSW pour la ville. La couverture médiatique est, quant à elle, évaluée à une valeur de 34 millions USD.

Un foyer d’innovation

On n’improvise évidemment pas un événement de cette ampleur et l’objectif n’est pas de tenter de reproduire SXSW. Ce dernier est néanmoins le théâtre d’une grande créativité et de remise en cause qui peuvent procurer une inspiration pour n’importe quel secteur d’activités. À l’échelle du Québec, cette inspiration peut se décliner sous deux facettes:

  1. Diverses idées organisationnelles ou créatives pouvant inspirer certains événements, attraits ou destinations touristiques.
  2. Pertinence d’amorcer une réflexion à propos de la création d’un moment et d’un lieu de convergence des forces vives qu’une ville pourrait offrir grâce à une nouvelle synergie alliant événementiel et contenu durant une période de temps concentrée. Par exemple, les festivités du 375e de Montréal pourraient servir de tremplin à de telles idées.

Voici quelques exemples des innovations observées à l’occasion de la session Interactive.

Austin Food Carts

La présence d’un aussi fort achalandage au centre-ville durant SXSW occasionne un déséquilibre entre l’offre et la demande en matière de restauration. Pour y remédier, on retrouve en périphérie une forte concentration de bouffe de rue. Les visiteurs peuvent se servir de l’application Austin Food Carts qui permet de retrouver facilement ces options alimentaires, tant par nom que par type de nourriture ou par distance de localisation.

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Bornes de rechargement

Les outils technologiques jouent un rôle prépondérant dans une conférence de grande envergure ou à saveur technologique. À SXSW, le téléphone intelligent est souvent accompagné d’une tablette ou d’un ordinateur portable. La présence d’une station de recharge commanditée par Chevrolet et munie de tous les fils de branchement nécessaires s’avère une belle valeur ajoutée pour le délégué dans le besoin de procurer un deuxième souffle à l’un de ses appareils. Il s’agit par ailleurs d’une occasion additionnelle d’effectuer du réseautage.

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Des résumés imagés

Les organisateurs de SXSW se sont servis de l’adage «une image vaut mille mots» pour donner un autre visage à l’événement. Un artiste avait la responsabilité de mettre en image les grandes lignes dégagées par chacune des conférences majeures. Ces illustrations très artistiques, accompagnées des mots-clés, étaient ensuite disposées dans le hall central de manière à capter l’attention de tous.

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Courriel du matin aux délégués

Dès les premières heures de la journée, les délégués recevaient un courriel visant à rappeler les principales activités de la journée et pour les aviser de changements et nouveautés. Cette procédure simple et efficace permet à tous d’être au même niveau et peut servir d’outil de référence durant la journée.

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Panneau de renseignement interactif

Probablement situé au croisement du gadget technologique et du nouveau standard futuriste, la signalétique interactive et mobile a capté l’attention à SXSW. Un petit panneau permet de sélectionner le type d’information recherchée (ex.: salles de conférence, restaurants, attraits, etc.). Les indications s’activent ensuite pour afficher les bons énoncés et pointer vers les bonnes directions.

Application SXSW

L’application développée pour SXSW constitue une bonne référence en la matière. Elle permet de voir des lieux géolocalisés, d’entrer en contact avec d’autres participants, de consulter les descriptions des sessions, d’actualiser les sélections personnelles, etc. Une fois le profil de l’utilisateur créé, les informations sont synchronisées entre le site de SXSW et l’application. Pour un événement de cette envergure, il s’agit d’un outil d’aide à la planification indispensable.

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La première année du festival interactif en 1994 réunissait à peine quelques centaines de passionnés d’informatique. L’attrait de l’événement était avant tout lié à son côté créatif et ponctué de surprises. En l’absence de formalité, il s’est rapidement imposé une culture particulière dictée par l’aura d’une ville très libérale et festive. Plusieurs se sont laissés charmés par cette ambiance distincte se démarquant des conférences de haut niveau où les «milliardaires conversent avec les millionnaires». Ici c’est davantage un Web designer qui parle à un gestionnaire marketing. La trame événementielle omniprésente accentue les opportunités d’y faire du réseautage à une échelle humaine, loin des séances planifiées que l’on voit dans les événements professionnels habituels.

Au-delà des chiffres, on remarque une tendance omniprésente du besoin de se ressourcer dans d’autres secteurs d’activités, afin de prendre connaissance d’idées innovantes. Tout comme l’industrie pharmaceutique s’inspire de celle de l’automobile, le tourisme gagne à davantage s’inspirer d’autres secteurs ou à ouvrir ses horizons.

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Diagnostic numérique: où en sont les entreprises touristiques du Québec? – partie 1

En novembre 2013, la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé un diagnostic numérique visant à mesurer l’état d’avancement technologique des entreprises touristiques du Québec. La démarche s’est effectuée en partenariat avec Tourisme Québec, ATR associées du Québec et ATS Québec (associations touristiques sectorielles). Les données proviennent d’un sondage Web conduit auprès de 2 393 intervenants œuvrant en tourisme au Québec (dont 46% du secteur de l’hébergement). Abordant la présence de la technologie dans les entreprises, cette analyse constitue le premier de deux textes consacrés au sujet.

Présence Web

Bonne nouvelle: plus de 85% des entreprises détiennent leur propre site Web. Celles qui n’en ont pas se retrouvent d’abord dans les catégories des centres de ski alpin (22%) et des résidences de tourisme, chalets, copropriétés ou studios (33%). Outre la raison évidente du manque de budget, les motifs les plus souvent évoqués sont les suivants:

  • des activités qui ne le justifient pas (33%);
  • un manque de temps (30%);
  • une absence de ressources humaines qualifiées (28%);
  • un processus trop complexe (22%);
  • un manque de conviction en ce qui concerne sa pertinence ou son utilité (18%).

Par ailleurs, le cycle de refonte du site Web des entreprises affiche un rythme intéressant (voir le graphique 1). Parmi les répondants qui en ont un, près de la moitié (46%) en ont effectué une refonte au cours de la dernière année, alors que plus du quart (27%) l’ont fait il y a un an ou deux.

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Internet et sa gestion

Pour la majorité des entreprises, la gestion complète d’un site Web à l’interne ne constitue pas une mince tâche

Pour la majorité des entreprises, la gestion complète d’un site Web à l’interne ne constitue pas une mince tâche. Seul le tiers d’entre elles (34%) affirment être en mesure de la prendre complètement en charge grâce aux ressources internes de l’organisation (voir le graphique 2). Pour une grande proportion (43%), une gestion hybride interne-externe constitue le meilleur scénario, alors que 19% s’en remettent complètement à un tiers externe. Certains gestionnaires (4%) avouent simplement ne pas disposer des ressources nécessaires pour gérer leur site.

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Parmi les entreprises qui effectuent une gestion à l’interne de leur site, la majorité (59%) y consacrent moins de cinq heures mensuellement, alors qu’il s’agit plutôt de cinq à dix heures pour le quart (25%) d’entre elles.

Lors d’une analyse antérieure, nous abordions la question des habitudes en matière de planification de voyages, plus particulièrement des types d’informations consultées en ligne par les Québécois. Nous avions constaté que le contenu informationnel joue un rôle primordial comme source d’inspiration pour le choix d’une destination. 

Les entreprises interrogées semblent bien en phase avec ce besoin de la clientèle: en plus des informations de base, une grande proportion d’entre elles (86%) présentent des photos ou des vidéos qui mettent en valeur les produits ou services offerts (voir le graphique 3). Environ les deux tiers (61%) positionnent également leur établissement ou leur attrait sur une carte Google. Mentionnons toutefois que peu d’entreprises (14%) affichent les commentaires des voyageurs ou intègrent un lien vers des sites d’avis tels que TripAdvisor.

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Puisque le contenu informationnel revêt une si grande importance pour le consommateur, l’enjeu de son renouvellement l’est tout autant pour les entreprises

Puisque le contenu informationnel revêt une si grande importance pour le consommateur, l’enjeu de son renouvellement l’est tout autant pour les entreprises. À cet égard, 25% d’entre elles parviennent à mettre à jour leur site Web au moins une fois par semaine. Près du quart (23%) effectuent plutôt leurs mises à jour une ou deux fois par mois, alors que 21% ne le font qu’une fois maximum par année.

Mesure de la performance

L’analyse de la fréquentation d’un site Web est au cœur du processus d’évaluation de la performance numérique d’une organisation. Sur cet aspect, environ 60% des entreprises confirment mesurer la fréquentation de leur site. Les outils les plus fréquemment utilisés sont les suivants:

  • statistiques produites par le fournisseur qui gère ou héberge leur site (32%);
  • Google Analytics (32%);
  • compteur des visiteurs sur leur site (10%);
  • autre type d’outil de mesure (5%).

Une autre dimension essentielle à la bonne performance d’un site Web concerne le référencement. À ce sujet, 79% des répondants ont précisé avoir défini des mots-clés au moment de la construction de leur site (référencement naturel). Parmi ces derniers, une vaste majorité (85%) obtiennent des résultats probants en apparaissant sur la première page des moteurs de recherche comme Google ou Yahoo.

Quant aux solutions de référencement payantes, seules 18% des entreprises ont eu recours à des campagnes Adwords réalisées par elles-mêmes (11%) ou par l’intermédiaire d’une agence (7%).

Quant aux solutions de référencement payantes, seules 18% des entreprises ont eu recours à des campagnes Adwords réalisées par elles-mêmes (11%) ou par l’intermédiaire d’une agence (7%).

De nos jours, rares sont ceux qui ne consultent pas les avis d’autres voyageurs au moment de planifier un voyage. Cette facette que constitue le monitoring de réputation représente un enjeu essentiel pour la performance des entreprises.

Pourtant, une majorité d’entre elles (52%) n’effectuent aucune surveillance de leur réputation en ligne (voir le graphique 4). Mentionnons toutefois que 14% des organisations estiment qu’il n’y a aucun commentaire qui les concerne. Le contingent d’entreprises actives sur les médias sociaux répondant aussi aux commentaires représente 11% de l’industrie touristique.

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Méthodologie de l’étude  

Afin que soit évalué le degré de connaissance et d’intégration des différents outils numériques, un questionnaire a été acheminé par courriel à 9 305 acteurs et entreprises touristiques du 17 au 31 octobre 2013. La constitution de l’échantillon préliminaire provient d’un extrait de la base de données de Tourisme Québec.

L’échantillon final a été établi à la suite d’ un tri effectué pour que les organisations jugées moins pertinentes (restaurants non touristiques, commerces, bureaux d’information et bureaux d’accueil touristiques, associations touristiques régionales, etc.) aux fins de cette enquête soient retirées. Un total de 2 393 intervenants ont répondu complètement à ce questionnaire pour un taux de réponse de 26%, ce qui est très élevé pour ce type de sondage visant l’industrie. Basée sur le diagnostic sectoriel du CQRHT, la répartition géographique des répondants est fidèle à la distribution des entreprises touristiques sur le territoire québécois.

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Près de la moitié (46%) des répondants à l’enquête proviennent du secteur de l’hébergement, dont une grande part de gîtes touristiques (17%) et de résidences de tourisme, copropriétés et chalets (17%). 

Une deuxième analyse tirée de la même enquête porte sur les questions liées à la mobilité, à la réservation en ligne et à l’utilisation des médias sociaux.

Image à la une: ©stock.xchng

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Un distributeur automatique et intelligent de cartes touristiques

L’Office de tourisme de San Sebastian, en Espagne, propose à ses visiteurs une façon pratique et personnalisée de se procurer des cartes touristiques de la ville. En entrant dans le bureau d’accueil, les touristes peuvent s’adresser à l’accueil ou simplement se tourner vers un guichet automatique de cartes touristiques.

 

À l’aide de son écran tactile, le système pose quelques questions aux visiteurs afin de connaître leur contexte de visite, notamment:

  • leur langue de préférence;
  • leur sexe;
  • la taille de leur groupe;
  • la présence ou non d’enfants;
  • leur mode de transport pour explorer la ville;
  • le temps dont ils disposent;
  • leurs principaux intérêts (p.ex.: attraits culturels, gastronomie, magasinage, etc.)

À partir de ces renseignements, le distributeur génère une carte touristique qu’il imprime instantanément sur un papier glacé de qualité. Le plan proposé identifie, à partir d’une légende personnalisée, les points jugés d’intérêt pour la visite. Cette initiative de l’Office de tourisme s’inscrit comme une option libre-service gratuite.