Au Québec, les sports nautiques font partie des activités identifiées dans la Stratégie touristique du Saint-Laurent. Le nautisme est en effet l’un des produits prioritaires, car il représente un avantage concurrentiel et il répond à la demande des marchés cibles hors Québec. En développant les sports nautiques moins connus, le Québec peut consolider ce positionnement et se différencier des marchés concurrents. Voici des projets favorisant l’accessibilité et l’attractivité des sports nautiques méconnus des touristes.
Le surf, un produit d’appel même pour les débutants
L’industrie du surf se taille une place au Québec. Selon PMB 2015, 102 000 Québécois possèdent ou louent une planche à voile ou de surf, soit une hausse de 120 % en cinq ans. Il existe de nombreux lieux de pratique en eau vive, sur les rivières et le fleuve. À Montréal, les populaires vagues à surf de l’Habitat 67 et de la « vague à Guy » du Parc-des-Rapides attirent chaque année entre 18 000 et 25 000 surfeurs, selon la Fédération québécoise de canoë-kayak d’eau vive (qui s’occupe aussi du surf).
Pour faire découvrir cette activité aux novices, deux centres de surf intérieur ont ouvert au Québec dans les dernières années. Il s’agit de Maeva Surf à Laval, et Oasis Surf à Brossard (voir vidéo ci-dessous). Ce dernier, qui abrite un bar-restaurant et organise des événements corporatifs, a attiré 50 000 clients en 2015.
Il existe aussi des parcs à surf dans des bassins extérieurs, comme le NLand Surf Park au Texas et le Surf Snowdonia Adventure Parc au Pays de Galles (voir photos ci-desssous). Ce dernier est un lagon artificiel équipé de la technologie Wavegarden permettant de créer les plus longues vagues artificielles au monde (300 mètres). Le site propose de multiples activités d’aventure aquatiques, des hébergements en pods, un bar, un café et un restaurant, ce qui en fait un véritable produit touristique. De plus, des forfaits de consolidation d’équipes sont proposés pour les groupes.

Sources : Contemporist et Instagram
Le surf en eau froide, produit à développer au Québec?
Le surf se pratique en hiver dans des régions éloignées du Québec telles que la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et la Côte-Nord, où les sportifs affrontent les vagues glacées du Saint-Laurent et de son golfe. La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide, à l’instar d’autres régions éloignées du globe telles que les îles Lofoten en Norvège.
La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide
Pour éviter que cette activité ne reste réservée à une poignée d’aventuriers, la Norvège a mis en place une offre touristique. Le complexe Unstad Arctic Surf, au bord de la mer arctique, est une école de surf ouverte à l’année. Elle dispose d’un camping, de chalets et d’un spa, organise des camps de trois jours et propose plusieurs types de forfaits, même en hiver. Certains incluent les transferts de l’aéroport, le transport aux différents lieux de surf, l’hébergement, les repas et l’équipement.

Source : Unstad Arctic Surf
Le kayak de mer, une offre complémentaire et originale
Certains acteurs offrent une expérience de kayak de mer distinctive en tirant profit d’autres attraits, installations ou tout simplement des éléments naturels. Observer les baleines en kayak dans la région de Tadoussac est un produit populaire dans le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et est proposé par plusieurs entreprises touristiques et inclus dans des forfaits de voyagistes. Mais il y a un potentiel de développement pour ce produit de niche. Par exemple, l’école KSF, basée à Montréal, organise des sorties de groupe en été pour assister aux feux d’artifice Loto-Québec ou encore admirer la pleine lune.

Source : KSF
L’entreprise d’activités d’aventure Katabatik située dans la région de Charlevoix propose un forfait d’une demi-journée de kayak hivernal. Organisée à la fin de l’hiver, l’excursion permet de s’approcher de la banquise, des phoques, et de contempler les falaises glacées.

Source : Katabatik
Pour attirer les visiteurs, l’accessibilité d’un produit va de pair avec son attractivité. À Minneapolis, un projet pilote a vu le jour afin d’encourager les touristes urbains, mais aussi les résidents, à pratiquer le kayak. Mississippi River Paddle Share est le premier service de partage de kayaks situé dans un parc national. Une trentaine de bateaux sont mis à disposition dans quatre stations prévues à cet effet aux abords du fleuve Mississippi et de la ville. Les réservations se font sur le site Web où l’utilisateur choisit un jour et une plage horaire et reçoit un code d’accès qui lui permet d’ouvrir un casier contenant le kayak, la rame et le gilet de sauvetage. Il peut se rendre d’un point de chute à l’autre et continuer son excursion grâce aux stations de vélos en libre-service de la ville, situées à proximité.

Source : Mississippi River Paddle Share
Promouvoir les sports nautiques par les festivals
La pratique de la planche à pagaie (SUP) est en forte hausse. Selon l’organisme Outdoor Foundation, le nombre de participants aux États-Unis est passé de 1,1 million en 2010 à 2,8 millions en 2014. Le Paddlefest O’Soleil est un nouvel événement nautique qui a lieu chaque été au lac Saint-Jean, sur le site de la Coopérative O’Soleil, un café-bistro qui organise des activités de planche à pagaie (SUP) et de kite surf sur le lac. Le but de l’événement est de promouvoir la pratique de ces sports moins connus par des courses et des démonstrations.

Source : Facebook
Une voie à poursuivre pour le Québec
Au Québec, plusieurs facteurs favorisent le développement de l’offre touristique autour des sports nautiques émergents : les nombreux centres de location d’équipement, le développement du Sentier maritime du Saint-Laurent, les projets de création de vagues à surf artificielles, l’omniprésence des voies d’eau et la structuration grandissante du secteur nautique grâce au programme Québec Stations Nautiques de l’Association Maritime du Québec.
Avez-vous d’autres idées pour développer ces pratiques ?
Source de l’image à la une : © Jean-François Hamelin/QuébecOriginal











Source: 
Le canal du Midi en France est l’un des plus vieux canaux d’Europe, aujourd’hui entièrement dédié au tourisme. Parmi ses lieux les plus visités et les plus emblématiques, celui des 















Les croisières internationales offrent de multiples possibilités de mise en valeur du Saint-Laurent. Alors que de nombreux investissements et projets ont été mis de l’avant depuis 2008 pour positionner le Québec comme destination de croisière internationale, il reste toutefois à renforcer sa notoriété, et plus spécifiquement, le produit de croisières estivales. Ce sujet a d’ailleurs été abordé en profondeur lors du 14e Symposium annuel sur les croisières internationales qui avait lieu à Québec en juin 2012, où un groupe d’experts de quatre importantes lignes de croisières (Holland America Line, Seabourn, Carnival Cruise Lines et Norwegian Cruise Line) ont partagé leur perception face à la destination.
Les routes et circuits thématiques représentent une autre avenue intéressante pour améliorer les opportunités de développement touristique du Saint-Laurent. On trouve actuellement au Québec plus d’une centaine de routes et circuits conçus pour mettre en valeur les richesses culturelles et naturelles des régions qu’ils traversent. Plusieurs d’entre eux sillonnent le fleuve et offrent des points de vue, panneaux d’interprétation, lieux historiques autour de la thématique maritime et en lien avec le fleuve. La
depuis 2007, ce programme permet de regrouper l’ensemble des fournisseurs de services et des produits nautiques. En se dotant d’une image commune, les entreprises et organismes augmentent ainsi leur portée promotionnelle. L’objectif ultime est d’augmenter la notoriété du secteur, tant auprès de la population locale que de la clientèle touristique. À ce jour, huit stations nautiques ont été créées sur le territoire québécois et d’autres sont présentement en processus de développement.






