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Produits et activités

Accroître la popularité des sports nautiques

Au Québec, les sports nautiques font partie des activités identifiées dans la Stratégie touristique du Saint-Laurent. Le nautisme est en effet l’un des produits prioritaires, car il représente un avantage concurrentiel et il répond à la demande des marchés cibles hors Québec. En développant les sports nautiques moins connus, le Québec peut consolider ce positionnement et se différencier des marchés concurrents. Voici des projets favorisant l’accessibilité et l’attractivité des sports nautiques méconnus des touristes.

Le surf, un produit d’appel même pour les débutants

L’industrie du surf se taille une place au Québec. Selon PMB 2015, 102 000 Québécois possèdent ou louent une planche à voile ou de surf, soit une hausse de 120 % en cinq ans. Il existe de nombreux lieux de pratique en eau vive, sur les rivières et le fleuve. À Montréal, les populaires vagues à surf de l’Habitat 67 et de la « vague à Guy » du Parc-des-Rapides attirent chaque année entre 18 000 et 25 000 surfeurs, selon la Fédération québécoise de canoë-kayak d’eau vive (qui s’occupe aussi du surf).

Pour faire découvrir cette activité aux novices, deux centres de surf intérieur ont ouvert au Québec dans les dernières années. Il s’agit de Maeva Surf à Laval, et Oasis Surf à Brossard (voir vidéo ci-dessous). Ce dernier, qui abrite un bar-restaurant et organise des événements corporatifs, a attiré 50 000 clients en 2015.

Il existe aussi des parcs à surf dans des bassins extérieurs, comme le NLand Surf Park au Texas et le Surf Snowdonia Adventure Parc au Pays de Galles (voir photos ci-desssous). Ce dernier est un lagon artificiel équipé de la technologie Wavegarden permettant de créer les plus longues vagues artificielles au monde (300 mètres). Le site propose de multiples activités d’aventure aquatiques, des hébergements en pods, un bar, un café et un restaurant, ce qui en fait un véritable produit touristique. De plus, des forfaits de consolidation d’équipes sont proposés pour les groupes.

surf snowdonia adventure parc au pays de galles

Sources : Contemporist et Instagram

Le surf en eau froide, produit à développer au Québec?

Le surf se pratique en hiver dans des régions éloignées du Québec telles que la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et la Côte-Nord, où les sportifs affrontent les vagues glacées du Saint-Laurent et de son golfe. La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide, à l’instar d’autres régions éloignées du globe telles que les îles Lofoten en Norvège.

La province a de nombreux atouts pour devenir une destination prisée pour le surf en eau froide

Pour éviter que cette activité ne reste réservée à une poignée d’aventuriers, la Norvège a mis en place une offre touristique. Le complexe Unstad Arctic Surf, au bord de la mer arctique, est une école de surf ouverte à l’année. Elle dispose d’un camping, de chalets et d’un spa, organise des camps de trois jours et propose plusieurs types de forfaits, même en hiver. Certains incluent les transferts de l’aéroport, le transport aux différents lieux de surf, l’hébergement, les repas et l’équipement.

unstad arctic surf mer arctique

Source : Unstad Arctic Surf

Le kayak de mer, une offre complémentaire et originale

Certains acteurs offrent une expérience de kayak de mer distinctive en tirant profit d’autres attraits, installations ou tout simplement des éléments naturels. Observer les baleines en kayak dans la région de Tadoussac est un produit populaire dans le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et est proposé par plusieurs entreprises touristiques et inclus dans des forfaits de voyagistes. Mais il y a un potentiel de développement pour ce produit de niche. Par exemple, l’école KSF, basée à Montréal, organise des sorties de groupe en été pour assister aux feux d’artifice Loto-Québec ou encore admirer la pleine lune.

kayak de mer ecole ksf montreal

Source : KSF

L’entreprise d’activités d’aventure Katabatik située dans la région de Charlevoix propose un forfait d’une demi-journée de kayak hivernal. Organisée à la fin de l’hiver, l’excursion permet de s’approcher de la banquise, des phoques, et de contempler les falaises glacées.

kayak hivernal charlevois katabatik

Source : Katabatik

Pour attirer les visiteurs, l’accessibilité d’un produit va de pair avec son attractivité. À Minneapolis, un projet pilote a vu le jour afin d’encourager les touristes urbains, mais aussi les résidents, à pratiquer le kayak. Mississippi River Paddle Share est le premier service de partage de kayaks situé dans un parc national. Une trentaine de bateaux sont mis à disposition dans quatre stations prévues à cet effet aux abords du fleuve Mississippi et de la ville. Les réservations se font sur le site Web où l’utilisateur choisit un jour et une plage horaire et reçoit un code d’accès qui lui permet d’ouvrir un casier contenant le kayak, la rame et le gilet de sauvetage. Il peut se rendre d’un point de chute à l’autre et continuer son excursion grâce aux stations de vélos en libre-service de la ville, situées à proximité.

service de partage kayak mississippi river paddle share

Source : Mississippi River Paddle Share

Promouvoir les sports nautiques par les festivals

La pratique de la planche à pagaie (SUP) est en forte hausse. Selon l’organisme Outdoor Foundation, le nombre de participants aux États-Unis est passé de 1,1 million en 2010 à 2,8 millions en 2014. Le Paddlefest O’Soleil est un nouvel événement nautique qui a lieu chaque été au lac Saint-Jean, sur le site de la Coopérative O’Soleil, un café-bistro qui organise des activités de planche à pagaie (SUP) et de kite surf sur le lac. Le but de l’événement est de promouvoir la pratique de ces sports moins connus par des courses et des démonstrations.

kitesurf et planche a pagaie paddlefest osoleil

Source : Facebook

Une voie à poursuivre pour le Québec

Au Québec, plusieurs facteurs favorisent le développement de l’offre touristique autour des sports nautiques émergents : les nombreux centres de location d’équipement, le développement du Sentier maritime du Saint-Laurent, les projets de création de vagues à surf artificielles, l’omniprésence des voies d’eau et la structuration grandissante du secteur nautique grâce au programme Québec Stations Nautiques de l’Association Maritime du Québec.

Avez-vous d’autres idées pour développer ces pratiques ?

 

Source de l’image à la une : © Jean-François Hamelin/QuébecOriginal

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La reconquête touristique des berges fluviales

Pour de nombreuses municipalités, les berges des fleuves deviennent un élément supplémentaire d’attractivité et un lieu de pratique d’activités nautiques et terrestres. Au Québec, les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive et leurs aménagements se multiplient, tout comme dans d’autres pays, notamment la France.

Des activités qui relient le territoire au fleuve

En France, le terme offre fluvestre est utilisé pour rassembler les activités terrestres, réalisées au bord des fleuves, et fluviales, pratiquées sur les fleuves : loisirs nautiques, baignade, vélo, randonnée, événements, visite de sites remarquables, observation de la faune et de la flore, etc. Le développement du tourisme fluvestre permet d’utiliser un territoire sous-exploité. Il a pour effet d’encourager les passagers à s’arrêter en escale et à dépenser, et d’inciter les visiteurs et les résidents à effectuer des activités au bord de l’eau.

Le développement du tourisme fluvestre permet d’utiliser un territoire sous-exploité.

Afin de développer ce type de tourisme, les berges sont aménagées, développées et valorisées. Selon la firme de consultation Horwath HTL, les principales initiatives peuvent se catégoriser comme telles :

  • Création d’espaces naturels au bord de la voie d’eau, notamment en zone périurbaine;
  • Conception de nouveaux espaces publics en lien direct avec les berges;
  • Création de bases de loisirs nautiques ou reconfiguration des installations existantes;
  • Création de voies vertes le long de la voie d’eau;
  • Développement d’équipements saisonniers ou éphémères (par exemple la Plage de l’Horloge à Montréal).

Une promenade le long des berges

Ancienne zone industrialisée, la promenade Samuel-De Champlain de la Ville de Québec est aujourd’hui un parc aménagé le long du fleuve Saint-Laurent qui a nécessité des investissements de près de 70 millions de dollars. Des sentiers et une piste cyclable donnent accès à trois stations, sur près de 2,5 km :

  • La Station des Cageux, où se trouvent un marais, une tour d’observation d’une hauteur de 25 mètres et une descente à l’eau;
  • La Station des Sports, dédiée aux activités sportives (terrains de soccer, aire de jeux gazonnée).
  • La Station des Quais, constituée de quatre jardins thématiques inspirés de l’environnement et de l’histoire du fleuve : le Quai-des-Brumes, le Quai-des-Flots, le Quai-des-Hommes, le Quai-des-Vents.

Selon la Commission de la capitale nationale du Québec, 313 000 visiteurs ont fréquenté les lieux en moyenne 9,5 fois pour un total de 3 millions de visites en 2015. Cela représente une augmentation de fréquentation de 15 % par rapport à 2013. Les travaux de la dernière phase du développement commenceront en 2017 et comporteront la création de points d’observation, de parcs et de belvédères. Au final, 24 km de littoral seront accessibles aux visiteurs.

promenade Samuel-De Champlain

Quais des Hommes; source : Flickr/CCNQ

À Paris, un ancien axe routier longeant la Seine a été reconverti en 2013 en un espace de loisirs, d’animations et de culture. Le projet les Berges est composé de 3 aménagements étendus sur 4,5 hectares le long de la Seine :

  • Au port de Solférino, un immense escalier fait office d’amphithéâtre pour des projections sur le fleuve. Plusieurs autres installations ont été mises en place : un parcours sportif, un espace de jeux pour enfants couvert en hiver et les « Zzzz », des conteneurs vitrés à louer.
  • Au port des Invalides, les visiteurs profitent d’une plage, de restaurants avec terrasse ouverts à partir du printemps et de péniches amarrées au quai proposant une offre de restauration, des spectacles et des croisières.
  • Au port du Gros Caillou, un espace nature permet d’observer la faune et la flore sur les jardins flottants de cinq îlots, ainsi que dans le verger.

Les Berges de Paris

Port de Solférino; sources : Architecture urbanisme FR et MY TF1 News

Plus de quatre millions de visiteurs ont fréquenté les Berges en 18 mois et les émissions de dioxyde d’azote (NO2) ont diminué en moyenne de 15 % sur le site. 

Développement récréotouristique dans une escale nautique

Le projet récréotouristique Écomonde du lac Saint-Pierre situé à Sorel-Tracy, sur la voie maritime du Saint-Laurent, devrait voir le jour en 2017. Situé sur un quai bordé d’une plage, d’une piste cyclable et d’un parc, le complexe comprendra, entre autres, un établissement d’hébergement, un lieu de congrès et réunions, une salle multifonctionnelle et un amphithéâtre extérieur. Une programmation artistique ainsi que des circuits écotouristiques seront proposés. Le Regroupement indépendant pour la relance économique de la région de Sorel-Tracy (RIRÉRST), le promoteur, a invité des firmes de création dont Moment Factory à définir un concept touristique. Le budget prévu pour ces travaux s’élève à 19,7 millions de dollars et les retombées économiques sont évaluées à 6 millions de dollars, pour un potentiel de 240 000 visiteurs par année.

La mise en réseau des sites d’accès au fleuve

La mise en réseau des accès publics au fleuve garantit le succès d’un développement concerté et cohérent mené à l’échelle d’un territoire administré par plusieurs collectivités.

La mise en réseau des accès publics au fleuve garantit le succès d’un développement concerté et cohérent

Le réseau des Haltes du Saint-Laurent est le résultat d’un travail de concertation entre cinq municipalités de la MRC de Portneuf (Deschambault-Grondines, Portneuf, Cap-Santé, Donnacona et Neuville) et divers acteurs locaux. Chacune a aménagé un site au bord des berges du Saint-Laurent afin d’offrir un accès libre et gratuit pour pratiquer des activités nautiques, d’interprétation, d’observation et la baignade. Le projet fut inauguré en 2013 et les cinq sites sont identifiés par une sculpture symbolisant à la fois une voilure et un vol d’oiseau.

Haltes du Saint-Laurent

Source : Cameleoh!

Une initiative similaire a été entreprise par cinq municipalités de la MRC de Kamouraska. Depuis juillet dernier, sept sites d’accès au fleuve Saint-Laurent sont clairement identifiés par des panneaux « Fleuve & détente » et par le symbole d’une chaise de plage sur la carte vélo du guide touristique.

Ces projets innovants permettent de révéler les multiples usages d’un fleuve et de ses rives. L’aménagement des berges du Saint-Laurent permettra d’atteindre les objectifs fixés dans la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique, en haussant l’attractivité des dix pôles du Saint-Laurent et de leurs produits prioritaires.

 

Source de l’image à la une : ©QuébecOriginal/Jean-François Hamelin

 

 

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L’enjeu de l’accès public au fleuve Saint-Laurent

L’accès au fleuve, un enjeu reconnu

L’accessibilité aux rives fut un enjeu identifié lors de la quatrième phase (2005-2010) de l’Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent. Depuis, l’accès limité au Saint-Laurent pour les citoyens et les visiteurs a été reconnu comme une faiblesse lors de l’élaboration, en 2014, de la Stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique par le ministère du Tourisme. Pour y remédier, le plan d’action 2014-2017 prévoit l’amélioration de l’offre de produits et de services à proximité des berges.

Partant du constat que l’accès aux rives du Saint-Laurent dépend grandement des initiatives municipales, l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent (GLSL Cities) a réalisé une étude en 2014 auprès de 22 municipalités québécoises riveraines, de Salaberry-de-Valleyfield à l’Ouest jusqu’à Chandler à l’Est. Des sources complémentaires ont été utilisées pour approfondir les résultats. L’objectif était de dresser un portrait des accès publics au fleuve (APF) et d’identifier des pistes de solutions pour les conserver et en accroître le nombre.

La vocation des accès publics au fleuve

L’étude a permis de constater que les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive.

… les accès publics au fleuve sont principalement à vocation récréative et sportive

Les activités commerciales (transport, pêche) sont peu présentes et les espaces riverains réservés à la protection et à la préservation sont rares. Les types d’accès publics au fleuve sur le territoire des municipalités interrogées sont : 

  • des parcs, des promenades et des pistes cyclables (100 %);
  • des quais et des jetées (82 %);
  • des marinas et des ports de plaisance (77 %);
  • des rampes de mise à l’eau (bateaux de plaisance et autres petites embarcations; 77 %);
  • des plages et d’autres lieux de baignade aménagés (36 %);
  • des campings et des centres de villégiatures riverains (36 %);
  • des traversiers (exploitation annuelle; 27 %).

L’évolution des accès publics au fleuve

L’étude dresse un portrait de l’évolution du nombre d’APF par type d’accès en se basant sur des données comparatives, dont certaines datant de plus de trente ans (voir le tableau 1). Les types d’accès qui augmentent en nombre sont les parcs, les promenades et les pistes cyclables, les rampes de mise à l’eau, ainsi que les plages et les autres lieux de baignade. La consolidation des acteurs, l’aménagement du territoire riverain, l’amélioration de la qualité de l’eau et l’émergence de nouvelles pratiques nautiques ont permis un meilleur accès au fleuve.

evolution nombre dacces publics au fleuve

Les APF, un défi pour les municipalités

Disposer d’un accès direct au fleuve sans l’emploi d’une embarcation est une demande urgente des citoyens. En dehors des huit plages recensées, seuls 16 % des 101 parcs et promenades offrent un contact direct et aménagé au fleuve.

De plus, malgré un état satisfaisant de la majorité des accès au fleuve, plusieurs infrastructures telles les quais, les jetées et les rampes nécessiteraient d’importantes réparations. Seuls 23 % des répondants réalisent un travail de protection, de restauration et de valorisation spécifique aux APF et 77 % déplorent un manque de capacité pour en assurer une gestion optimale et développer leur plein potentiel.

Les autres contraintes entourant l’accroissement et l’agrandissement des APF sont la densification urbaine, les transformations environnementales (par ex. : érosion des berges) et les fluctuations économiques.

Les possibilités de développement des APF

Les municipalités accordent une grande importance aux accès publics au fleuve puisqu’elles considèrent qu’ils contribuent au sentiment d’appartenance (100 %), à la qualité de vie des résidents (92 %), au développement économique (83 %) et représentent un attrait touristique (75 %). Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses (voir le tableau 2).

Les APF ont donc le potentiel de devenir des attraits régionaux et les possibilités de développement d’activités récréotouristiques sont nombreuses.

Cependant, la baisse de popularité de certaines pratiques récréatives (pêche et nautisme) doit être prise en compte, tout comme le retour d’autres activités telles que la baignade, le canot, le kayak et l’arrivée de nouvelles pratiques comme la planche aérotractée (kitesurfing).

L’action municipale est déterminante pour accroître le niveau d’accessibilité aux rives, que ce soit par la planification urbaine ou encore par la concertation régionale ou métropolitaine.

possibilites developpement acces publics fleuve

 

Dans le cadre de sa nouvelle Stratégie maritime, le gouvernement du Québec s’est engagé à investir 30 millions de dollars sur trois ans pour créer des projets touristiques le long des rives du Saint-Laurent; de quoi soutenir les municipalités dans leurs démarches.

Une seconde analyse présentera des initiatives québécoises qui ont fait l’objet de bonnes pratiques dans l’étude, ainsi que d’autres exemples d’ailleurs.

Source de l’image à la une : ©QuébecOriginal/André Quennneville

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Top 2015 – Produits à fort potentiel au Québec

Depuis 2012, le ministère du Tourisme du Québec s’est donné les moyens de développer des produits novateurs et originaux grâce à son Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020. Afin de mieux orienter les entreprises et organismes dans leurs efforts, une des mesures du plan d’action 2016-2020 est d’assurer le déploiement des stratégies sectorielles, pour la mise en valeur des produits à fort potentiel. Voici plusieurs extraits de nos analyses, sur des bonnes pratiques d’ici et d’ailleurs, qui sont autant d’idées inspirantes pour le Québec !

Le patin, produit porteur pour le tourisme hivernal

Des destinations remettent des activités hivernales traditionnelles au goût du jour, tel que le patin. C’est le cas de Moscou qui a utilisé la patinoire de la célèbre place Rouge pour y tenir un spectacle de patinage artistique et une partie de hockey jouée par des vétérans lors des Jeux olympiques d’hiver de 2014.

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Source : boro.gr

Au cœur du centre-ville de Winnipeg, la Red River Mutual Trail est, en hiver, une longue voie glacée offrant une programmation intéressante. Outre patiner, il est possible de faire du curling, du hockey, de la marche, des activités familiales et du ballon-balai.

Exemples tirés de l’analyse Se démarquer d’un coup de patin

Des régions revitalisées par le tourisme culturel et événementiel

Conscientes des avantages associés à un milieu créatif dynamique, plusieurs collectivités locales ont adopté des stratégies visant à mieux stimuler leur vitalité culturelle. Depuis 2012, l’Association touristique régionale de l’Abitibi-Témiscamingue coordonne le projet CULTURAT, qui vise entre autres à faire rayonner la région en misant sur les arts, la culture et son identité. Un des objectifs est d’accroître et de bonifier les activités de tourisme culturel sur le territoire.

Des municipalités de plus petite taille peuvent aussi rayonner grâce à leur district culturel. C’est le cas de Paducah dans l’État du Kentucky, une ville d’environ 25 000 habitants, qui se démarque par son Lowertown Arts District.

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Source: Paducah CVB

 Exemples tirés de l’analyse La culture au service du développement régional

Des lieux inusités pour le tourisme d’affaires et de congrès

Les entreprises touristiques ouvrent grand leurs portes aux touristes d’affaires. Plusieurs attractions s’intéressent à la clientèle corporative et les réunions font partie intégrante de leur offre touristique : parc animalier, centre de ski, lieu historique, parc, jardin extérieur, etc. Les lieux de diffusion culturelle sont aussi à l’écoute des gens d’affaires, que ce soit des théâtres, musées, cinémas, salles de spectacle, maisons de la culture, centres ou galeries d’arts.

Exemples tirés de l’analyse Des lieux de réunions inusités, sources d’inspiration

Les activités aériennes pour mousser le tourisme de nature et d’aventure

Parcours dans les arbres, tyroliennes extrêmes, structures aériennes spectaculaires, l’offre de produits en plein air incitant les gens à faire preuve d’agilité et à braver les hauteurs se propage, se diversifie et rivalise d’ingéniosité et de promesses de poussées d’adrénaline. La tyrolienne Zip World Velocity au Royaume-Uni permet d’atteindre des vitesses très élevées (plus de 160 km/h). Le visiteur est en position couchée à plat ventre, tête première, donnant ainsi l’impression de voler.

Le parc autrichien Area 47 est en quelque sorte le Disney World des parcs d’aventure. On y trouve un très grand nombre d’activités de plein air, dont plusieurs aériennes, mais aussi des activités d’intérieur.

Exemples tirés de l’analyse Parcs d’aventure : Les activités aériennes se diversifient

Les hébergements authentiques pour le tourisme au nord du 49e parallèle

L’hébergement constitue une composante majeure de l’expérience dans les destinations nordiques, où le voyageur est en quête d’authenticité. Icelandic Farm Holidays, une association formée de propriétaires fermiers, propose 4800 lits et circuits thématiques en Islande, à la limite du cercle arctique.

En Norvège, plus d’une centaine de cabanes de pêcheurs longent la côte. Au fil du temps, elles sont devenues une oasis pour les visiteurs étrangers. Très prisées en été, ces cabanes sont équipées minimalement d’une salle de séjour, d’une chambre et d’une toilette.

Exemples tirés de l’analyse Voyager autrement dans les destinations nordiques 

Le patrimoine pour valoriser le Saint-Laurent touristique

Le ministère du Tourisme du Québec a élaboré une stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent touristique qui est soutenue par la Stratégie maritime du gouvernement du Québec. Le patrimoine fluvial est au cœur de l’histoire du Québec et cet héritage peut être reconverti à des fins touristiques. La province compte deux routes thématiques axées sur ce patrimoine dont la Route des Navigateurs, qui retrace l’histoire du fleuve à travers une centaine d’activités, d’attraits, d’événements et de points de vue.

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Source: Route des phares

Cet héritage peut aussi être célébré par des événements. C’est le cas de la Régate 1900, organisée dans la région des Pays de la Loire et qui réunit diverses embarcations de rivière et de lac inspirées de la « Belle Époque ». Ce rassemblement vise ainsi à faire revivre les loisirs et sports nautiques du début du XXe siècle.

Exemples tirés de l’analyse Valorisation du patrimoine fluvial et maritime

Découvrez d’autres produits inspirants dans notre catégorie des produits et activités touristiques.

Consultez les autres articles de l’édition Top 2015 :

Image à la une : © Québec Original

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Valorisation du patrimoine fluvial et maritime

Le fleuve Saint-Laurent et les rivières figurent au cœur de l’histoire du Québec et font partie de son patrimoine culturel. Cet héritage doit être préservé et mis en valeur pour ne pas être voué à la disparition. À travers des exemples venant d’ici et d’Europe, voici des conversions du patrimoine maritime et fluvial en attraits touristiques.

Les bateaux

En France, les bateaux traditionnels retrouvent une seconde vie. Ils sont devenus les icônes d’événements et de festivités maritimes, et de nombreuses villes du littoral possèdent leur bateau emblématique, souvent une réplique de l’original. C’est le cas de la goélette La Recouvrance, ambassadrice de la ville de Brest en Bretagne.

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Source: La Recouvrance

La Fondation du patrimoine maritime et fluvial a attribué le label bateau d’intérêt patrimonial à plus de 700 bateaux maritimes et fluviaux français. Consciente de l’importance de cette reconnaissance, la Fédération des ports de plaisance soutient et valorise la présence de ces bateaux dans ses ports, et encourage leur accueil et leur regroupement.

Au mois de juillet, la goélette Lois McClure, appartenant au Musée maritime du lac Champlain, a pu être visitée au Vieux-Port de Montréal et au canal de Lachine. Cette réplique des navires de commerce qui naviguaient à l’intérieur du Canada et des États-Unis au XIXe siècle n’offre pas d’excursions, mais les visiteurs peuvent l’explorer à quai lors de ses nombreuses tournées dans les deux pays.

La yole de Bantry, un canot d’état-major du XVIIe siècle, est utilisée par l’organisme le Défi international des jeunes marins, situé à Québec. Des sorties sur le fleuve sont offertes gratuitement aux jeunes de 15 à 35 ans dans le but de les sensibiliser au patrimoine maritime et fluvial.

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Sources: lcmm.org et Défi international des jeunes marins

Les ports

L’intérêt du public envers le patrimoine portuaire est en hausse, et son potentiel de développement touristique est bien présent. En 2013, le port d’Anvers, en Belgique, a remporté l’ESPO Award de l’Organisation des ports maritimes européens pour ses rénovations et reconversions d’anciennes installations portuaires, notamment:

  • les Archives Felix, un entrepôt du XIXe siècle abritant les archives de l’histoire de la ville et du port;
  • le Musée MAS, qui retrace entre autres l’histoire des échanges entre la ville, le fleuve Escaut et la mer du Nord. Le musée compte aussi la plus grande collection de grues portuaires du monde;

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Sources: Port of Antwerp et MAS

  • le musée Red Star Line, qui se consacre à l’histoire des 2,6 millions d’immigrants vers le Nouveau Monde qui sont monté à bord des navires de la compagnie du même nom, au tournant du XIXe siècle. Il est établi dans les anciens hangars de la Red Star Line, classés monuments historiques.

En juin dernier, le Port de Québec a dévoilé le concept d’aménagement de la future promenade portuaire du Foulon, située dans un ancien secteur industrialo-portuaire. Il prévoit la mise en valeur de son histoire et de son patrimoine par des panneaux d’interprétation disséminés le long de la promenade.

Les phares

Depuis le départ des gardiens de phare, ces emblèmes de la mer accueillent de nombreux visiteurs, curieux de se livrer à l’expérience d’isolement vécue par ses anciens occupants. La plupart des phares ouverts au public sont érigés sur la terre ferme. En France, un seul phare situé en mer peut être visité; c’est le phare de Cordouan, sur la côte Atlantique. Plusieurs compagnies de croisières proposent la traversée, mais les passagers sont souvent contraints de finir les pieds dans l’eau selon les marées.

AL_patrimoine_maritime_image4Source: Phare de Cordouan

En 2008, le Canada a adopté la Loi sur la protection des phares patrimoniaux. Durant deux ans, chaque province a soumis des candidatures de phares afin qu’ils soient classés dans ce programme. Pour l’instant, des 27 monuments présentés par le Québec, seul celui de l’île aux Perroquets a été désigné en vertu de cette loi, en avril dernier. Néanmoins, plusieurs dizaines de phares sont inscrits au Registre du patrimoine culturel du Québec.

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Source: Île aux perroquets

Les canaux et écluses

AL_patrimoine_maritime_image6Le canal du Midi en France est l’un des plus vieux canaux d’Europe, aujourd’hui entièrement dédié au tourisme. Parmi ses lieux les plus visités et les plus emblématiques, celui des neuf écluses de Fonseranes attire chaque année près de 200 000 personnes, en raison de son impressionnant dénivelé d’une vingtaine de mètres sur une distance de plus de 310 mètres. Le soir, les portes restent ouvertes pour permettre aux curieux d’admirer la vue.

 

 

Source: Petit patrimoine

Au Québec, cinq canaux sont classés lieux historiques nationaux par Parcs Canada. En 2002, le canal de Lachine a été revitalisé et a rouvert à la navigation de plaisance.

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Source: Parcs Canada

Les routes touristiques

L’association «la Route des Phéniciens», intégrée au programme des itinéraires culturels du Conseil de l’Europe, compte 17 pays participants. Elle mène à bien diverses initiatives afin de promouvoir le patrimoine maritime à travers la culture des Phéniciens:

  • parcours nautiques reliant plusieurs ports, sous une thématique commune (par ex. la Route du jasmin, la Route de l’argent);
  • itinéraires archéologiques sous-marins à la découverte d’artefacts;
  • excursions en mer sur des barques de pêcheurs;
  • parcours d’«archéotrekking» (randonnées guidées pour découvrir des sites archéologiques en bord de mer).

Le Québec compte deux routes thématiques axées sur le patrimoine fluvial et maritime. La Route des Navigateurs retrace l’histoire du fleuve à travers une centaine d’activités, d’attraits, d’événements et de points de vue. En parcourant la Route des Phares, qui en compte 45, le visiteur peut accéder à une vingtaine d’entre eux grâce à leur reconversion en auberge, en musée ou en lieu d’observation.

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Source: Route des phares

Enfin, la Société des musées du Québec propose un itinéraire pour découvrir le fleuve Saint-Laurent à travers les 15 musées qui le longent et qui lui font honneur.

Les musées et centres d’interprétation

En France, on dénombre 59 musées autour de la voie d’eau (fleuve, rivière, canal). Le Musée de la batellerie de Conflans-Sainte-Honorine présente la plus importante collection du pays sur la navigation fluviale.

Les nombreux musées et centres d’interprétation maritimes au Québec mettent à l’honneur la population côtière, les marins, les pêcheurs, les colonisateurs, les ouvriers de chantiers, ainsi que tous les événements qui ont marqué l’histoire du fleuve: Musée maritime du Québec, Musée naval de Québec, Site historique du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac, Musée Empress of Ireland, etc. Néanmoins, aucun de ces attraits n’est présent à Montréal. L’association Héritage maritime Canada a donc entrepris d’y créer un musée maritime, qui serait aussi l’instigateur de rassemblements de bateaux et de fêtes nautiques.

Les événements

Outre les nombreuses fêtes maritimes mettant à l’honneur les anciens métiers de la mer, le patrimoine culinaire et musical ou encore les bateaux traditionnels, la France célèbre aussi l’histoire de ses fleuves et canaux. C’est le cas avec la Régate 1900, organisée au confluent de deux rivières dans la région des Pays de la Loire. C’est une régate réunissant diverses embarcations de rivière et de lac inspirées de la «Belle Époque». Ce rassemblement vise ainsi à faire revivre les loisirs et sports nautiques du début du XXe siècle.

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Source: Voile et canotage d’Anjou

La plus importante célébration dédiée au patrimoine maritime au Québec se déroule tous les étés à Saint-Jean-Port-Joli, lors de la Fête des chants de marins. Elle s’est donné pour mission la mise en valeur de la culture maritime d’ici et d’ailleurs et la promotion des arts et des traditions populaires liés au fleuve. À Québec, les organisateurs des Fêtes de la Nouvelle-France auraient comme projet de recréer une bataille historique sur le fleuve.

La récente Stratégie de mise en valeur du fleuve Saint-Laurent touristique du ministère du Tourisme du Québec fait état de l’attractivité des sites patrimoniaux auprès des marchés de clientèle. C’est ainsi une autre pierre posée à l’édifice pour inciter les acteurs du tourisme à mettre en valeur le patrimoine culturel du Saint-Laurent.

 

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Découvrir la destination à la pagaie

Le Print Measurement Bureau 2014 estime que 673 000 Québécois ont fait du canot à au moins une occasion au cours de la dernière année. C’est sensiblement le même nombre et la même proportion, soit plus ou moins 10% des Québécois de 12 ans et plus, depuis 5 ans. Bien que les statistiques sur la pratique du kayak et de la planche à pagaie (stand-up paddling, SUP) – planche individuelle sur laquelle on pagaie debout – ne soient pas disponibles, nous pouvons affirmer qu’il s’agit de deux activités en vogue depuis quelques années.

Le kayak au premier rang

Le kayak s’avère le sport de pagaie le plus populaire; le nombre de gens le pratiquant a augmenté de 20% de 2010 à 2012

L’organisme Outdoor Foundation publiait récemment un rapport sur la pratique des activités de pagaie par les Américains. L’étude révèle que plus de 19 millions d’individus (6,7% de la population de 6 ans et plus) se sont adonnés au canot, au kayak, à la planche à pagaie ou au rafting en 2012. Le kayak s’avère le sport de pagaie le plus populaire; le nombre de gens le pratiquant a augmenté de 20% de 2010 à 2012, et c’est en Nouvelle-Angleterre que son taux de pratique est le plus élevé (8,2% de la population). Le canot arrive en seconde place tous groupes d’âge confondus, mais il est le sport de pagaie le plus populaire parmi les jeunes de 6 à 17 ans. La fréquence de pratique du canot est plus élevée que pour les autres activités de pagaie, mais son nombre d’adeptes a diminué au cours des dernières années.

Le rafting récolte 1,3% de participants auprès de la population américaine. La plupart (68%) en ont fait moins de 3 fois au cours de l’année. Cette activité est surtout pratiquée par des garçons de 13 à 17 ans. Le rafting est aussi en perte de vitesse. La planche à pagaie est une activité nautique en pleine émergence, dont la croissance de 2010 à 2012 a été de 36%. Elle rejoint pour l’instant 1,5 million d’Américains, soit 0,5% de la population. La planche à pagaie séduit principalement les adultes de 18 à 44 ans. Le tableau suivant rassemble les faits saillants de l’étude de l’Outdoor Foundation et de Coleman.

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Faciliter la pratique et initier les jeunes

Les organismes comme Pagaie Canada et la Fédération québécoise du canot et du kayak rassemblent des programmes de formation pour apprendre aux gens à pratiquer ces sports. Aux États-Unis, le National Water Trail System (NWTS), une initiative gouvernementale, fait appel aux coopératives ainsi qu’aux organismes locaux et d’États qui gèrent les différents cours d’eau afin de regrouper les parcours canotables des États-Unis. Le NWTS a ainsi pour but de protéger et de restaurer les rivières, les lacs et leurs berges, tout en y favorisant l’accès aux loisirs de plein air. L’utilisateur peut se rendre sur le site Web de la NWTS pour consulter les parcours canotables, ainsi que les caractéristiques et les cartes utiles pour y naviguer. Les adeptes peuvent y partager leurs histoires de descente de rivières.

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Source: National Water Trails System

L’organisme américain Outdoor Nation, dont le but est d’inciter les jeunes – surtout ceux de la génération Y – à faire des activités de plein air, mise d’abord sur les sports de pagaie pour y arriver. En collaboration avec le U.S. National Park Service, entre autres, Outdoor Nation lance la troisième édition de Paddle Nation Grant, un programme de bourses pour les instigateurs de projets qui poussent les jeunes à pagayer. Chacun des 16 projets novateurs gagnants recevra une bourse de 2500 dollars américains.          

Sortir des sentiers battus… et se régaler!

Les adeptes de sports de pagaie s’organisent pour pratiquer leur activité de façon autonome ou avec des groupes d’initiés. Mais pour inciter les néophytes à le faire, le producteur doit offrir le service complet qui comprend une courte formation, l’équipement et l’activité guidée. Plusieurs petites entreprises québécoises le font. Certaines vont au-delà de l’offre traditionnelle avec des sorties en mer en plein hiver. C’est le cas de Katabatik, qui propose des sorties hivernales en kayak sur le fleuve dans la région de Charlevoix. L’activité n’est pas plus difficile à pratiquer qu’en été, selon le propriétaire. Lorsque l’on est bien habillé, il s’agit d’une expérience unique et mémorable.

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Source: Katabatik

D’autres entreprises misent aussi sur l’aspect épicurien des voyageurs, comme Fjord en Kayak, au Saguenay, qui propose un menu gourmand. En Colombie-Britannique, Edible Canada et Sealegs Kayaking ont créé les Gourmet Kayaking Weekend. Ces séjours combinent la découverte des Gulf Islands en kayak, des nuitées sous la tente et des repas conçus par des chefs à l’aide de produits locaux et de vins de la région. La vidéo suivante donne un aperçu d’un séjour type.

Jouer la carte de la nouveauté

L’effet de nouveauté de la planche à pagaie se fait toujours sentir. Sa polyvalence en fait une activité qui peut se conjuguer de multiples façons, que ce soit en lac, en rivière, que l’on soit jeune ou moins jeune, sur un cours d’eau agité ou calme. D’ailleurs, le SUP Yoga est pratiqué autant en ville qu’en milieu de villégiature. Méditer en plein lac tout en cherchant l’équilibre sur sa planche se prête bien aux objectifs du yoga. Les retraites de SUP yoga se multiplient. Juna Yoga offre notamment à Mont-Tremblant une retraite yoga + SUP + écologie. Le forfait comprend aussi des activités de plein air et des ateliers de cuisine biologique.

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Source: Juna Yoga

Un moyen de découverte et de sensibilisation

Pour le Québec et le Canada, les sports de pagaie représentent tout un pan de l’histoire et s’inscrivent dans le patrimoine. Autrefois un moyen de déplacement, ce type d’activité pourrait contribuer à l’interprétation des lieux et à la découverte de milieux naturels et d’espaces spectaculaires, parfois même inaccessibles autrement que par voie d’eau. Les sports de pagaie, qui incitent à la contemplation, permettent de se rapprocher de la nature et de sensibiliser l’utilisateur à sa protection, pour un tourisme plus durable.

 

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La culture et le design au service du Saint-Laurent

Tilman Latz, architecte paysagiste et urbaniste allemand, apprécie l’intensité du Vieux-Port de Montréal, où les anciens silos côtoient les habitations et les installations récréatives. Alexander Reford, directeur des Jardins de Métis, estime qu’en Gaspésie le paysage maritime est bien vide, qu’il manque d’animation et d’activités nautiques. Daniel Blier, directeur du Parc Jean-Drapeau, veut donner l’occasion aux visiteurs de rouler leurs bas de pantalons pour mettre les pieds dans l’eau, comme on peut désormais le faire à New York ou à Lyon. Voici, en rafale, quelques exemples d’idées et de projets partagés lors du Congrès Tourisme + Paysages de l’Association des architectes paysagistes du Québec (AAPQ), qui s’est déroulé à Montréal les 4 et 5 avril 2014.

Ce ne sont pas les projets qui manquent…

Le quai

Une plateforme flottante pouvant accueillir des événements sera dressée sur le canal Lachine dès ce printemps. Le ponton de 24 sur 11 mètres pourra servir à différents types d’occasions: projection en plein air, spectacle de musique ou réception regroupant jusqu’à 200 personnes. Le promoteur du projet, Simon Lebrun, vise à rendre cette structure permanente. Elle pourra être déplacée, à la guise du client, dans le périmètre du canal Lachine. M. Lebrun est aussi fondateur d’Héritage Maritime Canada, dont la mission consiste à promouvoir le patrimoine maritime. Il est également derrière le Défi Canot à glace Bota Bota Montréal et d’autres événements festifs se déroulant au Vieux-Port.

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© Simon Lebrun

Parcours insulaire

Aux Îles-de-la-Madeleine, la firme Bourgeois/Lechasseur Architectes a créé des installations inspirées de la mer et des îles afin de mettre ces dernières en valeur. La Place des gens de mer, à Cap-aux-Meules, marque le début d’un parcours insulaire regroupant 12 sites extérieurs. Implantée sur le terrain d’une ancienne usine de transformation de poissons, industrie emblématique des Îles, cette place publique constitue le point de départ de la découverte de l’archipel. Les autorités souhaitent aussi en faire un lieu de rassemblement. Elle accueillera le Marché du village et le futur mémorial aux marins. Des corridors d’accès ont également été aménagés afin de relier le noyau villageois au sentier du littoral.

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© bourgeoislechasseur.com

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© bourgeoislechasseur.com

Plan Bleu Vert

L’Arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles a élaboré le plan Bleu Vert dans le but de valoriser ses berges. La mairesse, Chantal Rouleau, insiste sur l’importance de changer l’image de l’est de l’île de Montréal en misant sur son emplacement aux abords du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Prairies. Parmi les projets, le plan comprend la création de «fenêtres» ou d’ouvertures sur les plans d’eau tous les 500 mètres ainsi que l’aménagement d’accès publics aux berges. La mairesse souligne que 24 rues sans issue pourraient très bien offrir des percées visuelles sur l’eau. Il suffirait de peu: on retire les blocs de béton, on désherbe un peu et on installe du mobilier urbain.

L’Arrondissement a lancé un concours afin d’aménager la plage de l’Est, ce qui figure également au programme du plan Bleu Vert. La firme Ruccolo + Faubert Architectes & Ni a ainsi été sélectionnée pour créer un lieu accessible à tous et offrant un lien privilégié entre le visiteur et le fleuve.

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Projet La plage de l’Est – © Ruccolo + Faubert Architectes & Ni

S’inspirer d’ailleurs

Estuaire

Comme le mentionnait Jean Blaise, directeur de l’organisme Le Voyage à Nantes, la Ville de Nantes mise sur le patrimoine et la culture comme leviers d’attractivité. Pour mieux souligner le lien entre cette ville et sa voisine, Saint-Nazaire, on a invité des artistes à interpréter le paysage sur les 60 kilomètres de l’estuaire qui les relient. La collection permanente rassemble 29 œuvres formant un parcours le long de la Loire ouvert aux visiteurs à l’année. Chacune de ces créations met en vedette un lieu atypique ou un site notable du territoire. Les images ci-dessous donnent un aperçu de l’exposition pérenne du projet Estuaire.

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© Bernard Renoux – «La Maison dans la Loire» de Jean-Luc Courcoult

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© Nautilus Nantes – «Nymphéa» d’Ange Leccia

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© Bernard Renoux – «The Settlers» de Sarah Sze    

Brooklyn Bridge Park 

Les friches industrielles de cette zone riveraine de l’East River se transforment depuis une dizaine d’années en un parc urbain exceptionnel qui offre des voies de passage entre la ville et la rivière, telles qu’une rampe de mise à l’eau pour kayaks. En plus des points de vue spectaculaires sur Manhattan, le Brooklyn Bridge Park, qui s’étend sur plus de deux kilomètres, propose une programmation variée ainsi que la possibilité de pratiquer des activités de plein air de toutes sortes et de tenir des événements de grande envergure. La diversité des aménagements et l’intégration du patrimoine industriel ne sont pas étrangères aux nombreuses distinctions qu’a reçues la firme d’architectes paysagistes Michael Van Valkenburgh Associates Inc, chargée de ce projet de longue haleine.

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© Michael Van Valkenburgh Associates Inc.

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© Michael Van Valkenburgh Associates Inc.

Plusieurs autres projets inspirants ont été abordés lors du Congrès annuel de l’AAPQ. De la créativité des professionnels québécois et de sources d’inspiration étrangères germent des idées qui devraient bien servir la stratégie de mise en valeur du Saint-Laurent développée par Tourisme Québec et ses nombreux partenaires. Il s’agit d’une mission qui exige non seulement une approche multidisciplinaire, mais surtout l’aval des communautés locales.

 

Image à la une : © Simon Lebrun

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Le Saint-Laurent, un levier de croissance pour le Québec

Le fleuve Saint-Laurent constitue un potentiel fort intéressant pour le positionnement du Québec à l’échelle internationale. À la fois berceau historique, culturel et patrimonial, il est au cœur de la province, jouxtant 14 de ses 22 régions touristiques. À l’heure où le Québec entreprend un vaste chantier de projets touristiques qui façonneront son développement et sa mise en valeur, plusieurs défis se pointent à l’horizon. Parmi ceux-ci, le positionnement estival du produit de croisières internationales et la mise en marché des routes touristiques de la province.

Les particularités du fleuve

Jalonné de routes thématiques, de points d’observation et de nombreux attraits, le fleuve est une icône importante pour le Québec. La diversité de ses paysages et de ses écosystèmes nourrit autant l’imaginaire collectif des Québécois que celui des touristes qui le visitent. Dévoilé en mai 2012, le plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020 lui accorde une place de choix en le reconnaissant comme un axe de développement prioritaire pour les années à venir.

La vision de développement du fleuve

Dans le cadre des travaux réalisés par le comité-fleuve depuis l’automne 2011, on a identifié cinq domaines d’intervention qui permettront de positionner le fleuve Saint-Laurent comme un attrait incontournable et distinctif.

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  • Voir le Saint-Laurent par l’aménagement des rives et augmenter son accessibilité par les routes thématiques, promenades, belvédères, accès publics à partir des installations portuaires, accès aux îles et aux phares;
  • Naviguer sur le Saint-Laurent par la poursuite des efforts entrepris pour encourager la venue de navires de croisières internationales et en facilitant le développement des croisières fluviales, des croisières excursions, des transferts inter-rives et de la plaisance;
  • Connaître le Saint-Laurent par le développement d’activités d’interprétation, de mise en valeur des potentiels naturels, patrimoniaux, culturels et des produits du terroir;
  • Animer le Saint-Laurent en encourageant, notamment, l’émergence d’événements majeurs et rassembleurs à partir des installations portuaires visant à mettre en valeur des thématiques maritimes;
  • Faire du sport sur le Saint-Laurent par le développement d’activités (kayak de mer, planche aérotractée (kitesurf), plongée, pêche, etc.).

Le branding du Saint-Laurent en été: le défi des croisières internationales

Croisieres_St-Laurent_image2Les croisières internationales offrent de multiples possibilités de mise en valeur du Saint-Laurent. Alors que de nombreux investissements et projets ont été mis de l’avant depuis 2008 pour positionner le Québec comme destination de croisière internationale, il reste toutefois à renforcer sa notoriété, et plus spécifiquement, le produit de croisières estivales. Ce sujet a d’ailleurs été abordé en profondeur lors du 14e Symposium annuel sur les croisières internationales qui avait lieu à Québec en juin 2012, où un groupe d’experts de quatre importantes lignes de croisières (Holland America Line, Seabourn, Carnival Cruise Lines et Norwegian Cruise Line) ont partagé leur perception face à la destination.

Perçu comme une jeune destination de croisières internationales possédant de nombreux atouts, le Saint-Laurent est spécialement reconnu par les lignes internationales de croisières pour ses couleurs d’automne. Contrairement aux croisières automnales qui constituent un produit relativement mature, les croisières estivales représentent toujours un défi en raison de la grande concurrence existant entre les destinations. Le Québec représente toutefois un riche potentiel et pourrait étirer sa saison jusqu’à six mois par année comme l’a fait l’Alaska.

Il existe une disparité des besoins entre les clientèles de croisières d’été et d’automne, ces dernières s’adressant davantage à une clientèle plus âgée, contrairement aux croisières d’été qui proposent un produit adapté à une clientèle familiale. Selon plusieurs experts, le produit aventure douce pourrait devenir un créneau très porteur pour le Québec auprès des familles.

L’Association des croisières du Saint-Laurent (ACSL), appuyée par le ministère du Tourisme du Québec, poursuit un travail de front afin de commercialiser et de mettre en valeur le fleuve Saint-Laurent auprès des lignes de croisières. D’ailleurs, l’engouement pour l’été se fait déjà ressentir puisqu’en 2013, deux navires de la compagnie Holland America Line sillonneront le fleuve et se partageront la saison estivale, une première pour le Québec.

La mise en valeur du fleuve par les routes thématiques

Croisieres_St-Laurent_image3Les routes et circuits thématiques représentent une autre avenue intéressante pour améliorer les opportunités de développement touristique du Saint-Laurent. On trouve actuellement au Québec plus d’une centaine de routes et circuits conçus pour mettre en valeur les richesses culturelles et naturelles des régions qu’ils traversent. Plusieurs d’entre eux sillonnent le fleuve et offrent des points de vue, panneaux d’interprétation, lieux historiques autour de la thématique maritime et en lien avec le fleuve. La route des navigateurs, par exemple, propose un trajet reliant les attraits touristiques des régions du Centre-du-Québec, de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent qui permet de découvrir l’histoire de la navigation, de la pêche et de la construction navale. La route des phares, quant à elle, offre un parcours de découverte des phares qui ont façonné l’histoire. Dans les régions de Manicouagan et de Duplessis, la route des baleines permet l’observation des cétacés à partir d’observatoires spécialement aménagés.

Selon les statistiques de fréquentation du site Bonjour Québec, les routes et les circuits thématiques sont des produits d’une grande popularité auprès de la clientèle non québécoise. En effet, celles-ci révèlent que 60% des visiteurs qui consultent la page dédiée à ces types de produits proviennent de l’extérieur du Québec, alors que ce pourcentage chute à 30% pour l’ensemble du site. Clairement, les routes et circuits représentent un fort potentiel pour promouvoir le Québec à l’échelle internationale. L’adaptation aux nouvelles technologies pour leur mise en marché est cependant une étape à ne pas négliger afin d’en maximiser les retombées. Par exemple, avec les applications mobiles ou les code-barres, il est possible de parfaire l’expérience du visiteur en lui donnant accès à une panoplie de renseignements supplémentaires sur la région et ses attraits.

 

Avec ce plan de développement, le fleuve Saint-Laurent sera au cœur des préoccupations au cours des années à venir. S’y grefferont aussi les produits culturels et festifs, hivernaux, nature et aventure, tourisme d’affaires et de congrès, tous des axes qui pourront s’interconnecter afin de renforcer la position du Québec à l’international.

 

Sources:

– Conférences. «Symposium annuel sur les croisières internationales», Ville de Québec, 12 au 14 juin 2012.

– Tourisme Québec. «Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020», mai 2012.

Sites Internet:

– Bonjour Québec 

– Route des phares 

– Route des navigateurs

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L’industrie nautique lorgne les touristes

 

Au Québec, le tourisme nautique regroupe une multitude d’intervenants et d’activités sur l’ensemble du territoire et a le potentiel d’intéresser diverses clientèles. Certaines stations nautiques tentent d’ailleurs de réinventer leur offre pour séduire de plus en plus de touristes. Festivals, journées familiales, défilé de voiliers, toutes les excuses sont bonnes pour aller jouer dans l’eau! Voici un rapide survol de l’offre et de la demande d’un secteur plus que prometteur.

Une industrie qui se prend en main

Afin de favoriser la concertation des intervenants du secteur nautique au Québec et dans le but de promouvoir les activités auprès d’un plus large public, l’Association maritime du Québec (AMQ) a mis de l’avant plusieurs initiatives. Mentionnons l’instauration de Québec Stations Nautiques, de la certification Éco-marina et du programme d’évaluation de la qualité des marinas. (Lire aussi: C’est le temps de naviguer)

Québec Stations Nautiques

Le concept de Québec Stations Nautiques s’inspire du réseau France Stations Nautiques. Implanté dans la province Tourisme_nautique_image1depuis 2007, ce programme permet de regrouper l’ensemble des fournisseurs de services et des produits nautiques. En se dotant d’une image commune, les entreprises et organismes augmentent ainsi leur portée promotionnelle. L’objectif ultime est d’augmenter la notoriété du secteur, tant auprès de la population locale que de la clientèle touristique. À ce jour, huit stations nautiques ont été créées sur le territoire québécois et d’autres sont présentement en processus de développement.

Certaines stations nautiques ont tenté d’instaurer une offre touristique innovante. En voici d’ailleurs quelques exemples.

La Station nautique Rive-Sud, réseau de navigation de plaisance situé entre Sainte-Catherine et Verchères, organise en ce moment une journée d’activités rassemblant tous les types d’embarcation (à rames, à voile ou à moteur). Ce concept s’inspire de la grande Vogalonga en Italie, qui tenait sa 37e édition en 2011. Cette fête maritime italienne a rassemblé quelque 6000 rameurs dans près de 1650 embarcations.

 

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Source: Venicexplorer

Par la mise sur pied d’un événement similaire, la Station nautique Rive-Sud souhaite promouvoir les différents fournisseurs de services nautiques de son territoire, augmenter la notoriété des activités nautiques auprès d’un plus grand nombre de personnes et amener la population à se réapproprier les plans d’eau. Ce projet, encore embryonnaire, devrait voir le jour en 2012.

À l’occasion des célébrations de Lévis en 2011, la Station nautique Québec-Lévis a tenu l’événement Prends la vague. La programmation de la journée était axée sur des activités nautiques pour une clientèle familiale: course de voiliers téléguidés, cours d’initiation à la voile, course à obstacles pour bateaux à moteur, tours de voiliers pour les enfants, etc. Le clou de l’événement était sans aucun doute la parade des flambeaux, où 60 voiliers ont illuminé les rives entre le parc Saint-Laurent et la traverse de Lévis.

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Source : Lévis Célébration 2011

En Montérégie, la journée Les îles à la rame est le plus important rassemblement de canots, de kayaks et de rabaska au Québec. Accompagné de musiciens, on y explore les Cent Îles du Lac Saint-Pierre à travers un parcours de 16 kilomètres. Cette activité se veut une promotion de la pratique d’activités nautiques ayant peu d’incidence sur l’environnement et s’adresse aux pagayeurs de tous les niveaux. Selon les organisateurs de l’évènement, 750 personnes y participent en moyenne chaque année.

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Source : Sorel Tracy Magazine

La marina du Club nautique de La Tuque, en Mauricie, organise chaque été quelques activités centrées sur le nautisme: tournoi de pêche, course de canots et, depuis 2008, parade de bateaux illuminés. C’est à l’occasion du traditionnel Noël du campeur que le club nautique invite les plaisanciers à décorer leur embarcation et à participer à cette parade, qui se termine autour d’un feu de camp accompagné de musique festive.

La Ville de Comox, en Colombie-Britannique, organise chaque année un festival nautique autour de sa marina. Ce festival de trois jours a lieu lors de la longue fin de semaine de la fête de la Colombie-Britannique. Pouvant plaire à une clientèle familiale, cet événement offre des activités variées: pêche de la barbotte, joute sur canoë, concours de construction de petitsnavires, course de bateaux-dragons, mascottes, magiciens, maquillage, parade d’animaux artisanat et feux d’artifice.

Du côté de la demande

Selon les données du Print Measurement Bureau (2011), près de 10% de la population québécoise a fait une excursion en canot au moins une fois dans les 12 derniers mois, soit 684 000 personnes. Cette activité aurait été plus populaire auprès des Québécois que le bateau à moteur (631 000), l’aviron (49 000), la voile (168 000) et la planche à voile (61 000). Pour les usagers ayant pratiqué l’activité plus de trois fois au cours des 12 derniers mois, il est intéressant de constater que le canot et le bateau à moteur récoltent respectivement 4,3% et 4,7% d’adeptes québécois.

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À l’été 2011, l’AMQ a réalisé une étude afin de déterminer le profil des plaisanciers en visite dans les marinas. Malgré le petit échantillon de cette étude, on peut en dégager certaines observations. En effet, plus de la moitié de cette clientèle, presque exclusivement québécoise, a participé à des activités touristiques, telles que des visites culturelles ou des activités de plein air, et a passé au moins une nuit à la marina.

Bien que le Québec possède près d’un demi-million de lacs, des milliers de rivières et l’un des plus majestueux fleuves au monde, le tourisme nautique demeure à ce jour une activité de niche. Les efforts réalisés par les différents fournisseurs de services pour structurer cette industrie porteront sans doute leurs fruits. Soulignons que parallèlement à ces initiatives, les travaux du comité performance permettront de faire connaître le fleuve Saint-Laurent à l’échelle internationale. Dans ce cas-ci, il y a gros à parier que le passé ne sera pas garant du futur!

 

Sources :

– Association maritime du Québec

– Célébrations Lévis 2011

– Comox Nautical Days

– Fête du nautisme

– Îles à la rame

– Paquin, Pierre-Louis, «Des bateaux colorés pour le Noël du campeur», L’Écho de La Tuque, 25 juillet 2010.

– Ministère des Ressources naturelles et de la Faune

– Print Measurement Bureau, 2010 et 2011

– Québec Stations Nautiques

– Station Nautique Rive-Sud

– SorelTracy Magazine, «Les îles à la rame fêtent leur 10e anniversaire le 26 juin», Sorel Tracy Magazine, 6 juin 2011.

– Tourisme au Québec, Étude sur les marchés potentiels, Association maritime du Québec, août 2011.

– Tourisme Sorel-Tracy, Les Îles à la rame, consulté le 3 février 2012.

– Vogalonga

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Le tourisme d’observation des baleines: la situation du Québec en 2009

Le secteur de l’observation des baleines – très important au Québec étant donné la valeur du tourisme marin –  connaît le taux de croissance le plus rapide de l’ensemble du tourisme faunique mondial. Selon un rapport récent, en 2008, 13 millions de personnes ont observé des baleines dans 119 pays, comparativement à 9 millions d’observateurs dans 87 pays en 1998 (1). Au cours des 10 dernières années, l’industrie de l’observation des baleines s’est accrue selon un taux moyen de 3,7% mondialement, enregistrant certaines variations cependant. Par exemple, elle a augmenté de 13% en Asie, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, de 10% en Amérique du Sud, en Océanie et dans les îles du Pacifique, et de 7% en Europe. Bien que l’Amérique du Nord, en accueillant près de 50% de tous les observateurs dans le monde (tableau 1), reste la destination d’observation des baleines la plus importante, le secteur y a connu une baisse de 1,5% par année.

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Québec dans le contexte de l’Amérique du Nord orientale

L’observation de la faune marine, surtout celle des baleines, occupe une place importante parmi les activités de nature au Québec. Le lieu de prédilection pour ces dernières demeure le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (PMSSL), milieu naturel de 1245 km2 où l’on peut facilement apercevoir bon nombre d’animaux marins (y compris les espèces rares telles que le béluga et le rorqual bleu), même près du rivage.

Malgré une augmentation du nombre d’observateurs de baleines à l’échelle internationale, un déclin général s’observe depuis les 10 dernières années le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. Le Québec y fait exception, puisqu’une faible croissance a été enregistrée de 1998 à 2008 (graphique 1). Quant aux destinations avoisinantes, le nombre de touristes observateurs de baleines a chuté de 25% en Nouvelle-Angleterre et de très peu en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

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La diminution du nombre d’observateurs de baleines le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord s’est traduite par une baisse du nombre d’entreprises offrant ce genre d’activité au cours des 10 dernières années (graphique 2). Cependant, au Québec, cette baisse résulte surtout de fusions.

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C’est en Nouvelle-Angleterre, le long de la côte atlantique, que les recettes totales provenant de l’observation des baleines sont les plus élevées, malgré la diminution du nombre d’observateurs dans cette région (graphique 3). Là-bas, l’industrie vaut 138,45$ par observateur, et les clients internationaux représentent environ 15% du marché. Le Québec se classe au deuxième rang: la valeur économique de cette industrie y est de 142,55$ par observateur, et les clients internationaux y comptent pour à peu près 20% du marché (1).

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Le tourisme dans les sites d’observation de baleines les plus fréquentés du Québec

Dans la région du PMSSL, les statistiques montrent qu’en 2005, approximativement 284 000 visiteurs ont observé des baleines à partir d’un bateau commercial, tandis que le nombre de kayakistes se chiffre à environ 35 000 par année. À ces touristes s’ajoutent les 60 000 personnes qui ont observé les baleines à partir de différents endroits dans le parc marin. À peu près 40% des visiteurs ont fait une excursion d’une journée, alors que 60% ont passé en moyenne 3,2 nuits dans la région du parc marin, et 40 % y étaient déjà venus (2). Bien que les retombées économiques de l’observation des baleines soient intéressantes, aucune portion des revenus du tourisme n’est allouée à la gestion des ressources du parc, étant donné que les exploitants ne sont pas tenus de contribuer financièrement aux efforts de conservation (3). Néanmoins, quelques-uns d’entre eux se sont associés au GREMM, un organisme à but non lucratif voué à la recherche scientifique sur les mammifères marins du Saint-Laurent et à l’éducation sur la conservation du milieu marin. Les visiteurs peuvent appuyer les efforts du GREMM en y adhérant, en visitant son musée à Tadoussac et en participant à des programmes comme « Adoptons une baleine » (4).

Même si les observateurs de baleines sont généralement satisfaits de leur visite au parc marin (5), certaines personnes s’inquiètent de plus en plus du fait que les services offerts ne répondent pas complètement à la demande et que l’expérience d’observation faunique en laisse quelques-uns sur leur faim. Selon des sondages menés auprès des visiteurs au cours des dernières années, le taux de satisfaction générale quant à la visite du site est élevé, mais plus faible en ce qui a trait à l’aspect éducatif de la visite; en effet, seulement 46% des visiteurs sont satisfaits de ce qu’ils ont appris. Ces données dénotent une faible intégration de l’éducation et de la sensibilisation à l’expérience actuelle. Le fait que l’observation faunique se fait généralement à partir de gros bateaux motorisés et de navires de croisière montre bien qu’elle est orientée vers le tourisme de masse. De plus, certains visiteurs ont l’impression que plusieurs entreprises «courent après» les baleines.

Le tourisme est surveillé de près dans le parc. Depuis la mise en vigueur d’une réglementation précise en 2002 (6), entre autres mesures, les exploitants doivent détenir un permis et se déplacer à une certaine distance des mammifères marins, tout en respectant les limites de vitesse. Étant donné que les bélugas sont une espèce menacée, ils doivent être totalement exclus des activités d’observation. Présentement, l’industrie du tourisme reçoit 59 permis d’observation (pour environ 16 entreprises). Bien que le parc marin soit vaste, la plupart des bateaux partent des quais de Baie-Sainte-Catherine et de Tadoussac, causant un trafic maritime intense de l’ordre de 80 000 excursions par année. Les incidences sur l’environnement sont nombreuses, dont le bruit, la circulation et les collisions avec les mammifères marins (7).

Que réserve l’avenir?

L’observation des baleines a atteint une certaine maturité au Québec comparativement aux autres destinations. Toutefois, elle semble viable sur la côte atlantique de l’Amérique du Nord présentement. Certaines des questions soulevées au sujet du Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent laissent supposer que la gestion opérationnelle du tourisme devrait être  révue, surtout dans un contexte où il est nécessaire de trouver un équilibre entre le tourisme et la conservation. L’industrie a tout intérêt à gérer l’observation faunique de façon plus responsable; l’ensemble du secteur pourrait se munir d’une trousse de sensibilisation et prendre des mesures volontaires, telles que la certification et l’adoption d’un code d’éthique pour des exploitations responsables.

De plus, l’ensemble de l’industrie touristique locale pourrait étudier comment mieux contribuer à la conservation du parc, puisqu’il s’agit d’une zone protégée et d’un site important pour l’industrie. Elle devrait revoir le type d’expériences offertes aux visiteurs et prendre les mesures nécessaires pour que les besoins de ce marché du voyage croissant, écoconscient et responsable soient satisfaits. Le parc et l’industrie gagneraient à ce que l’interprétation occupe une place privilégiée dans l’expérience offerte aux visiteurs. En plus de sensibiliser les gens à la conservation, ils pourraient leur proposer un ensemble d’activités écologiques, comme on en trouve dans la grande région du Saguenay, notamment le long de la Route des Baleines.

Sources

(1) O’Connor, S., R. Campbell, H. Cortez, et T. Knowles (2009), Whale Watching Worldwide: tourism numbers, expenditures and expanding economic benefits, a special report from the International Fund for Animal Welfare, Yarmouth MA, USA, prepared by Economists at Large.

(2) Parcs Canada (2005), Sondage auprès des visiteurs, Centre de service du Québec, Agence Parcs Canada.

(3) Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (2008), Compte rendu de la consultation publique sur la révision du plan directeur, Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, 43 p.

(4) Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) [http://www.gremm.org] (page consultée le 13 octobre 2009).

(5) Gosselin, D., et J. Priskin (2009), Présentation dans le cadre de l’atelier de travail collectif sur les activités en mer au Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, 9 et 10 septembre 2009, Tadoussac.

(6) Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent [http://www.parcmarin.qc.ca/1942_fr.html] (page consultée le 13 octobre 2009).

(7) Gareau, D., M. Pagé, R. Balej, D. Langlois, et J. Désaulniers  (2009), Activités en mer au parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, Document de réflexion 2009 aux fins de discussion, Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, Tadoussac. 30 p.